Actualité : le gouvernement Indien approuve un programme de 8,8 milliards de dollars pour l’exploration offshore

Bamako, 2 août (AMAP) Le gouvernement indien a approuvé vendredi un programme national d’exploration offshore d’un montant de 840,84 milliards de roupies (8,8 milliards de dollars), destiné à renforcer la sécurité énergétique du pays et à accélérer l’exploration des ressources nationales en hydrocarbures. La décision a été prise lors d’une réunion du Cabinet présidée par le Premier ministre Narendra Modi. Baptisé « Samudra Manthan », le programme sera mis en œuvre jusqu’à l’exercice budgétaire 2030-2031. Selon un communiqué officiel, ce dispositif couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de l’exploration offshore. Il prévoit notamment l’acquisition, le traitement et l’interprétation à grande échelle de données sismiques de haute qualité, l’accélération des forages exploratoires en eaux profondes et ultra-profondes, ainsi que la création d’une zone intégrée dédiée à la fabrication et aux services dans les secteurs du pétrole et du gaz. Le gouvernement a qualifié cette initiative de « mesure historique visant à renforcer la sécurité énergétique de l’Inde et à accélérer l’exploration nationale ». Il a également indiqué que le programme constitue « une initiative nationale transformatrice qui permettra d’exploiter les ressources énergétiques offshore du pays, de renforcer la sécurité énergétique à long terme, d’approfondir les capacités technologiques et de créer une valeur durable pour l’économie et les générations futures ». Lors de la même réunion, le Cabinet a également approuvé un programme de développement de projets solaires photovoltaïques flottants associés à des systèmes de stockage d’énergie, doté d’une enveloppe totale de 530 millions de dollars. OS/KM(AMAP)

Semaine du numérique : Le PM appelle à bâtir un écosystème numérique souverain au Mali

 Bamako, 1er août (AMAP) Le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye Maïga, a appelé à la construction d’un écosystème numérique « performant, inclusif, innovant et sécurisé », capable d’accélérer le développement du pays tout en garantissant sa souveraineté technologique, à l’ouverture de la 4ᵉ édition de la Semaine du numérique. Organisée du 28 juillet au 1er août 2026 au Centre international de Conférences de Bamako, cette rencontre avait pour thème : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement a salué la participation des délégations du Burkina Faso et du Niger, estimant que leur présence illustre « la volonté commune de construire, au sein de la Confédération des États du Sahel, un espace numérique intégré, résilient et souverain ». Selon le Général Abdoulaye Maïga, le numérique représente désormais un enjeu stratégique pour les États. « Le numérique n’est plus un simple secteur d’activité. Il constitue désormais le socle de la souveraineté, de la compétitivité économique, de la modernisation de l’administration, de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de la finance, de la culture et de l’inclusion sociale », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a indiqué que le Mali ambitionne de développer un écosystème numérique capable de répondre aux défis actuels, en s’appuyant sur la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD) 2024-2033. Il a rappelé que l’Axe stratégique 3 de la SNEDD fait de la révolution numérique un objectif spécifique, soutenu par la Politique nationale de Développement de l’Économie numérique, dont l’actualisation pour la période 2026-2030 doit permettre de disposer d’un cadre de référence cohérent et harmonisé. La jeunesse au cœur de la transformation numérique Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de faire de la jeunesse malienne un acteur majeur de cette transformation. « Notre jeunesse ne doit plus être une simple consommatrice de technologies : elle a vocation à en devenir la créatrice, l’innovatrice et l’exportatrice », a-t-il affirmé. À cet effet, il a annoncé la poursuite des investissements dans la formation, les compétences numériques, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat technologique. Il a également cité plusieurs initiatives destinées à renforcer l’écosystème numérique national, notamment la convention avec l’association Kabakoo, dont la première cohorte doit permettre de former 15 000 jeunes Maliens aux métiers du numérique. Le lancement du Salon africain du Gaming et de l’E-Sport (SAGE 2026), ainsi que les activités du Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique, ont également été présentés comme des opportunités pour développer une économie numérique créative et valoriser les compétences nationales. Vers un espace numérique sahélien intégré Abordant la coopération régionale, le Premier ministre a souligné l’engagement du Mali à poursuivre, avec le Burkina Faso et le Niger, la construction d’un espace numérique sahélien intégré. Cet espace, a-t-il expliqué, devra être fondé sur « l’interconnexion des infrastructures, la mutualisation des compétences et la cybersécurité » afin de devenir « un pôle d’innovation, de recherche et de souveraineté numérique ». Il a estimé que les trois pays ont « la responsabilité historique de jeter les bases d’un Sahel plus compétitif et maître de son destin ». Des défis encore importants Le Général Abdoulaye Maïga a toutefois relevé plusieurs défis liés au financement durable de l’écosystème numérique, à la gouvernance de l’intelligence artificielle, à la cybersécurité des infrastructures critiques et à l’architecture institutionnelle du secteur. Il a assuré que le Gouvernement poursuit ses efforts pour moderniser l’action publique à travers le développement des infrastructures, le renforcement de la cybersécurité, le déploiement de l’identité numérique et la promotion des paiements électroniques. La transformation digitale, a-t-il souligné, « ne constitue pas uniquement un projet technologique : elle est avant tout un projet de société », nécessitant l’implication de l’État, des collectivités territoriales, du secteur privé, des universités, des innovateurs et de la diaspora. Contexte La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique s’est tenue autour des enjeux liés aux infrastructures numériques, à la gouvernance du secteur, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle et au développement des compétences. Les travaux ont abouti à plusieurs recommandations visant à renforcer l’écosystème numérique malien. À l’issue de la rencontre, le Premier ministre a instruit le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration de veiller à la mise en œuvre effective des recommandations issues des travaux. OS/KM(AMAP)

4ème édition de la Semaine du numérique : Plusieurs recommandations pour renforcer la souveraineté numérique du Mali

Bamako, 1er août (AMAP) La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique a formulé une série de recommandations visant à renforcer les infrastructures numériques, améliorer la gouvernance du secteur et consolider la cybersécurité ainsi que la gouvernance de l’intelligence artificielle au Mali a constaté l’AMAP. Tenue du 28 juillet au 1er août 2026 au Centre international de Conférences de Bamako, cette rencontre avait pour thème central : « L’écosystème numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Les travaux ont porté sur trois axes majeurs : les infrastructures numériques et la connectivité, la gouvernance et le financement durable du numérique, ainsi que la cybersécurité, la confiance numérique et la gouvernance de l’intelligence artificielle. Au titre des infrastructures numériques et de la connectivité, les participants ont recommandé l’élaboration d’une stratégie nationale de déploiement de la fibre optique intégrant les niveaux terrestre, aérien et fluvial. Ils ont également préconisé la poursuite du déploiement d’une dorsale nationale en fibre optique redondante et sécurisée pour relier l’ensemble des régions. Les recommandations portent aussi sur la mise en place d’une stratégie nationale de sécurisation, de stockage, de transport et d’exploitation des données, accompagnée d’une loi relative à la gestion des données. Les participants ont proposé l’actualisation de la stratégie nationale d’accès universel, assortie d’une cartographie des zones blanches. Ils ont également recommandé l’élaboration d’une loi consacrant la Société malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA) comme opérateur national unique d’infrastructures de transport, de transmission, de stockage et de diffusion. Dans le domaine de la confiance numérique, les participants ont appelé au déploiement effectif de la PKI nationale et des premiers services publics fondés sur la signature électronique. Ils ont insisté sur la nécessité d’une stratégie de formation dans les métiers du numérique, notamment en cybersécurité, intelligence artificielle, data science et génie logiciel. « Mettre en place un programme national de sensibilisation et de formation à la confiance numérique, destiné aux administrations, entreprises, professionnels du droit, établissements financiers et citoyens, afin de favoriser l’appropriation de la signature électronique et de renforcer la confiance dans les services numériques », figure parmi les recommandations formulées. Gouvernance et financement du numérique Sur le volet de la gouvernance, de l’architecture institutionnelle et du financement durable du numérique, les participants ont recommandé la mise en place du Conseil national du Numérique afin d’éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux du numérique et de la transformation digitale. Ils ont également proposé l’instauration d’un cadre permanent de concertation entre les structures du numérique pour une meilleure organisation institutionnelle, ainsi que la création d’un fonds dédié au numérique destiné au financement des initiatives locales. Cybersécurité et intelligence artificielle Concernant la cybersécurité, la confiance numérique et la gouvernance de l’intelligence artificielle, les recommandations préconisent le renforcement des capacités des jeunes et des décideurs à travers des programmes de formation adaptés. Les participants ont également appelé à l’élaboration d’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle et à l’établissement d’un protocole d’accord entre les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) afin d’harmoniser les bonnes pratiques et la gestion de l’intelligence artificielle. Ils ont enfin recommandé l’élaboration et la mise en œuvre d’une loi sur les startups pour soutenir et financer les innovations. La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique s’inscrit dans les réflexions sur le développement de l’écosystème numérique malien et les conditions nécessaires à une transformation digitale. Les échanges ont réuni des acteurs autour des défis liés aux infrastructures, à l’organisation institutionnelle, au financement, à la sécurité numérique et aux nouvelles technologies. OS/KM (AMAP)

SN : Le fondateur de DOREMI Mali, Adama Dembélé veut révolutionner l’industrie musicale grâce au numérique

Bamako, 1er août (AMAP) Ingénieur agronome de formation et développeur par passion, Adama Dembélé est le fondateur de DOREMI Mali, une plateforme numérique 100 % malienne dédiée à la promotion de la musique et des contenus audiovisuels. À travers cette start-up, le jeune entrepreneur ambitionne de lutter contre le piratage et de permettre aux artistes maliens de mieux valoriser leurs œuvres. La plateforme propose aux utilisateurs d’écouter de la musique, de regarder des clips et de suivre l’actualité des concerts. Elle offre également aux artistes un espace leur permettant de publier leurs créations, de suivre leurs performances et de générer des revenus grâce aux écoutes. « Ce n’est pas seulement un rêve ou une idée. L’application existe déjà. Je l’ai développée de A à Z », explique Adama Dembélé, qui présente DOREMI Mali comme une solution adaptée aux réalités du marché musical malien. Selon lui, le principal problème auquel répond la start-up  est celui du piratage. « Au Mali, beaucoup d’artistes voient leurs musiques circuler sans pouvoir réellement en tirer des revenus. Notre objectif est de protéger notre patrimoine culturel et de permettre aux artistes de gagner de l’argent grâce à leurs créations », souligne-t-il. La plateforme repose sur un modèle économique combinant des accès gratuits avec publicité et des abonnements premium. Les artistes peuvent également y vendre leurs morceaux, leurs tickets de concert ou encore proposer d’autres contenus comme des films et des séries. Un parcours entre agriculture et technologie Le parcours d’Adama Dembélé illustre la possibilité de se reconvertir grâce au numérique. Ingénieur agronome, il découvre progressivement le développement informatique en autodidacte avant de renforcer ses compétences grâce à des formations proposées par Orange Digital Center Mali. « Moi-même, je suis ingénieur agronome de formation, mais grâce au numérique, j’ai appris à développer des applications mobiles et web », raconte-t-il. Sa passion pour la technologie remonte à son enfance. Curieux de comprendre le fonctionnement des appareils électroniques, il commence à apprendre la programmation à travers des ressources disponibles en ligne, notamment des tutoriels. Cette curiosité le conduit ensuite à développer ses premières solutions numériques. Le numérique, un levier d’opportunités pour les jeunes Pour le fondateur de DOREMI Mali, l’écosystème numérique malien connaît une évolution importante. « Avant, nous n’avions pas forcément les compétences pour créer de belles interfaces ou développer des applications modernes. Aujourd’hui, les jeunes arrivent à créer des solutions innovantes », estime-t-il. Il considère le numérique comme un secteur capable de générer de nombreux emplois pour la jeunesse malienne. Il cite son propre parcours professionnel, marqué par une expérience au sein d’une entreprise où il a participé au développement d’une application de connexion à distance. Adama Dembélé voit également un fort potentiel dans l’intelligence artificielle. Il affirme avoir travaillé avec une jeune développeuse sur une solution de détection des maladies oculaires grâce à cette technologie. Le défi du financement et de la visibilité Malgré l’existence de la plateforme, le jeune entrepreneur reconnaît que DOREMI Mali fait face à plusieurs défis, notamment l’accès au financement et le manque de visibilité. « L’application est prête, mais nous avons besoin de moyens pour faire du marketing digital et mieux faire connaître la solution », indique-t-il. La participation à des événements comme la Semaine du numérique au Mali représente, selon lui, une opportunité de rencontrer des partenaires et de présenter son innovation. Une ambition tournée vers l’agriculture Au-delà de la musique, Adama Dembélé nourrit une ambition plus large : développer des solutions numériques utiles au développement du Mali, particulièrement dans le domaine agricole. Avec un autre projet en préparation, il souhaite proposer une plateforme permettant aux agriculteurs d’accéder à des machines agricoles à distance et de bénéficier de conseils d’experts. « Mon objectif est de créer des solutions innovantes qui peuvent aider mon pays. Je sais que cela prendra du temps, mais je ne vais pas abandonner », affirme-t-il. À travers DOREMI Mali, Adama Dembélé entend démontrer que les jeunes entrepreneurs maliens peuvent concevoir localement des solutions numériques capables de répondre aux défis du pays. OS/KM (AMAP)

Bandiagara : Remise officielle des premières plaques et cartes grises des engins à deux et trois roues

Bandiagara, 1er août (AMAP) Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur, Issiaka Cissé, a présidé, le 29 juillet 2026, la cérémonie de remise officielle des premières plaques et cartes grises dans le cadre de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues, a constaté l’AMAP. Cet événement s’est déroulé à la direction régionale des transports de Bandiagara, en présence des autorités administratives et des représentants des Forces de défense et de sécurité. Lancée le 15 juin 2026, selon l’instruction interministérielle n°2026-0001/MTI-MEF-MATD-MSPC- SG du 12 juin relative à l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, des motocyclettes et des vélomoteurs ainsi qu’aux formalités y afférentes , cette initiative représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle incarne un engagement collectif en faveur de la sécurité routière, de la traçabilité des engins et de la modernisation des services publics. Le Directeur Régional des Transports de Bandiagara, Issa Sidibé, a fait le bilan des activités menées depuis le début de l’opération. En un mois et 14 jours, la direction régionale a traité 88 dossiers d’immatriculation. Parmi ceux – ci, 88 Procès-Verbaux de Réception ont été établis, 88 ont été transmis à la douane, et 75 Certificats de Mise à la Consommation CMC ont été validés par la Direction régionale des douanes de Mopti. Au total, 58 engins ont été immatriculés, tandis que 7 plaques rouges (2 mototaxis et 5 tricycles) n’ont pas encore été immatriculées. Le Directeur Régional des Transports a attribué ce succès à l’effort collectif des équipes qui ont su simplifier et sécuriser les procédures, garantissant ainsi un service de qualité, rapide et fiable pour la population. Il a également salué le travail remarquable de tous les agents de l’administration, à différents niveaux, ainsi que des services techniques, qui ont œuvré sans relâche pour la production de ces documents essentiels. Dans son intervention, M. Issiaka Cissé a encouragé les usagers à faire preuve de citoyenneté en immatriculant leurs engins. « Cette immatriculation est une étape cruciale qui contribue à renforcer la sécurité sur nos routes. Chaque usager a un rôle à jouer dans la préservation de la sécurité routière », a-t-il affirmé. Il a invité tous les conducteurs à respecter le code de la route, soulignant que la sécurité routière est l’affaire de tous. En conclusion, M.  Cissé, au nom du Gouverneur, a exprimé sa gratitude envers tous les acteurs impliqués dans ce processus et a appelé à une mobilisation continue pour assurer le succès de cette opération indispensable à la sécurité des usagers et à la modernisation des services publics dans la région de Bandiagara. OG/KM (AMAP)

Société : San célèbre la Journée panafricaine des Femmes

 San, 1er août (AMAP) La salle de spectacle de la Maison des Jeunes a servi de cadre à la célébration de la Journée panafricaine des femmes dans la région de San. Placée sous le thème : « L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la Vision 2063 du Mali », cette journée a été présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de San, Seydou Bagayoko. La cérémonie a enregistré la présence du préfet du cercle de San, Souleymane Tembély, de la 2 ème adjointe au maire de la commune urbaine de San, Mme Fatoumata Diarra, du directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Yéli Togola, ainsi que de nombreuses autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, de représentants d’organisations féminines et d’autres invités. À travers cette célébration, les organisateurs ont mis en lumière le rôle déterminant des femmes dans le développement durable et ont insisté sur l’importance de garantir à toutes un accès équitable à l’eau potable et à des services d’assainissement de qualité, conformément aux objectifs de la Vision 2063 du Mali. NC/KM (AMAP)

Ouéléssébougou : Herbicides, avantages et inconvénients sur l’environnement et la vie humaine

Ouélessébougou, 1er  août (AMAP) L’utilisation des herbicides est devenue indispensable pour la majorité des paysans et controversée pour d’autres. Les herbicides occupent une place importante dans l’agriculture de nos jours au Mali. Cependant, si ces produits chimiques apportent une grande contribution dans la production agricole, force est de reconnaître qu’ils représentent des inconvénients non seulement sur l’environnement mais aussi sur la santé humaine. Moussa Samaké, membre de la Chambre d’agriculture de Ouélessébougou s’est exprimé sur le sujet . Il a classé ces produits agricoles en deux catégories principales : les herbicides ou désherbants, des produits utilisés pour combattre la croissance les herbes indésirables qui envahissent les cultures et les espaces et les insecticides servant à détruire les insectes nuisibles. Selon M. Samaké, l’utilisation des herbicides représente plusieurs avantages pour le domaine agricole. Elle permet d’augmenter la production, de réduire le travail manuel, de renforcer la sécurité alimentaire et d’accroître les superficies à cultiver. Il a expliqué que des agriculteurs, qui ne pouvaient exploiter que 1 ou 2 hectares auparavant, sont aujourd’hui capables de cultiver 4 à 5 hectares, grâce à l’utilisation des herbicides. Ainsi, l’augmentation des sols cultivés contribue à une meilleure productivité agricole. En revanche l’agriculteur de profession a évoqué les conséquences néfastes de l’usage abusif des herbicides sur l’environnement et la santé humaine. Il a expliqué que leur utilisation excessive entraîne la dégradation des terres, la diminution progressive de la fertilité des sols et la destruction de nombreux organismes naturels essentiels pour les sols. Concernant la santé, il a souligné que le mauvais usage des herbicides peut provoquer des maladies neurologiques, des malaises respiratoires et des maladies de la peau. Il a ainsi recommandé aux utilisateurs de porter des kits de protection pour couvrir tout le corps avant tout usage de ces produits dans les champs. Par ailleurs, il a dénoncé les mauvaises conditions de commercialisation des herbicides, souvent vendus dans les mêmes endroits que les produits alimentaires. Selon lui, ces produits doivent être commercialisés dans les lieux sécurisés. Enfin, il a lancé un appel aux autorités afin de renforcer la lutte contre la vente de produits contrefaits, qui constituent un danger encore plus grand pour les producteurs, les consommateurs et l’environnement. AC/KM (AMAP)

Kolondièba : une campagne contre la mobilité des enfants lancée

Kolondièba, 31 juillet (AMAP)– Le Service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a organisé, jeudi 30 juillet à Kolondièba, une journée de sensibilisation sur la mobilité des enfants, couplée à une remise de matériels destinés au comité local d’accueil des enfants en situation difficile. La cérémonie était présidée par le premier adjoint au maire, Moussa S. Koné, en présence du directeur régional de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bougouni, Simon Sagara, du chef du service local, Tahirou Koné, de la présidente de la CAFO, Korotoumou Sidibé Koné, ainsi que de représentants des services sociaux et de santé, des autorités coutumières, des confessions religieuses, des organisations de jeunesse, des radios de proximité et de plusieurs partenaires. À cette occasion, Moussa S. Koné a salué l’engagement de la Direction régionale, de l’UNICEF et des partenaires en faveur de la protection des enfants, réaffirmant le soutien de la mairie aux initiatives destinées à améliorer leur prise en charge. Selon Simon Sagara, cette mission vise à sensibiliser les leaders communautaires sur les risques liés à la mobilité des enfants, particulièrement dans le contexte sécuritaire actuel. Financé par l’UNICEF, le programme couvre les cercles de Kolondièba, Kadiana et Yanfolila. Les échanges ont porté sur les principales causes de la mobilité des enfants, notamment la précarité des ménages, les divorces, l’absence d’un parent et les mauvaises fréquentations, ainsi que sur les conséquences de ce phénomène. Les participants ont formulé plusieurs recommandations pour renforcer la prévention et la protection des enfants. En marge de la rencontre, cinq jeunes filles ont bénéficié d’un appui pour développer des activités génératrices de revenus (AGR). Le comité local d’accueil est chargé d’identifier les enfants en situation difficile, d’alerter les autorités compétentes, de les orienter vers des familles d’accueil et de faciliter leur réunification avec leurs parents lorsque cela est possible. À l’issue de la cérémonie, le directeur régional a remis au comité un lot de matériels de sonorisation ainsi que 50 chaises afin de renforcer ses actions de sensibilisation auprès des communautés. NMK/CMT (AMAP)

Koulikoro : Cérémonie de lancement officiel de la journée panafricaine des femmes

 Koulikoro 31 juillet (AMAP) La cérémonie du lancement officiel de la Célébration de la journée panafricaine des femmes, a été présidée hier, à Koulikoro, par le ministre d’État, ministre de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, le Général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a constaté l’AMAP. C’était en présence ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et la Famille, Diarra Djènèbou Sanogo, de huit autres de ses collègues, des membres du Conseil National de Transition, du Gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, ainsi que des gouverneurs des régions de Sikasso et de Tombouctou. La cérémonie a enregistré également la présence des représentants des autorités, administratives, coutumières, religieuses, des collectivités territoriales, des faîtières et organisations féminines de la région, des jeunes, des représentants de la fédération des communautés africaines, des organisations nationales et internationales de la société civile, des agences des nations unies au Mali, des participants venus de tous les cercles de la région de Koulikoro et d’ailleurs. Le thème choisi cette année par l’Union africaine s’intitule « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs, pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » et que celui retenu par l’OPF est « Action des femmes pour un assainissement sûr, des communautés en paix et de meilleures conditions de vie » et au plan national le Mali a retenu « l’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la vision 2063 du Mali ». Selon le maire, Aliou Moussa Tamboura, le thème retenu cette année met en lumière les défis qui restent à relever, malgré les efforts consentis par les plus hautes autorités de la transition pour améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Pour sa part, Mme la ministre Diarra Djenebou Sanogo, a saisi l’occasion pour affirmer que le thème s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui considère l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement comme une priorité essentielle pour la santé, la dignité et l’autonomisation des femmes et des filles. Des kits d’assainissement et plusieurs tonnes de riz ont été remis aux femmes par Mme la ministre qui a annoncé que d’autres actions sont en cours. Enfin, le représentant du président de la transition a pour sa part, rappelé les efforts entrepris par le Général d’Armée, Assimi Goïta en faveur de la promotion et de l’autonomisation des femmes. ALD/KM (AMAP)

Sahara : Le Président Trump réitère au Roi Mohammed VI le soutien des Etats Unis à la proposition marocaine d’autonomie

Rabat, 1er août (FAAPA) Le Roi Mohammed VI a reçu un message du Président américain Donald J. Trump, à l’occasion du 27e anniversaire de la Fête du Trône, indique samedi un communiqué du Cabinet royal. Dans ce Message, le Président américain transmet ses félicitations au Souverain et au peuple marocain, soulignant que «cette année, nous célébrons 250 ans d’histoire américaine et d’amitié durable avec le Maroc – un lien forgé dans la confiance et le respect mutuel». S’agissant de la question du Sahara, le Président américain a confirmé au Souverain que « les États-Unis sont clairs : nous reconnaissons la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et nous soutenons la proposition marocaine d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste comme la seule base pour une solution juste et durable ». « Toute autre voie prolonge le statu quo et elle est inacceptable… Ce différend doit prendre fin maintenant et les États-Unis continueront à impulser des progrès en vue de cet objectif », poursuit le message. De même, le Président Trump affirme que le «Leadership Sage de Votre Majesté est un pilier de stabilité. L’engagement constant du Maroc pour œuvrer en faveur de la paix, lutter contre l’extrémisme et protéger la sécurité des Américains et des Marocains, y compris à travers son rôle crucial dans les Accords d’Abraham, reflètent un partenariat précieux pour les États-Unis. A cette fin, nous travaillerons également ensemble pour assurer la sécurité de la région du Sahel ». Concernant le partenariat économique bilatéral, le message du Président américain indique: « Votre Vision pour la croissance ouvre des perspectives de prospérité pour nos deux peuples et économies ». A cet égard, le Président Trump porte à l’attention du Roi : « J’ai chargé mes équipes d’œuvrer en faveur du développement économique et social avec le Maroc, y compris dans le territoire du sahara occidental ». «La technologie et l’innovation américaines fiables continueront de servir comme partenaires (du Maroc) pour les 250 années à venir, dans tous les secteurs stratégiques, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle, les minerais critiques et la défense». «Ensemble nous construirons une nouvelle ère. Celle qui donne la priorité aux intérêts de nos deux peuples», conclut le message. (FAAPA)