Région de Gao (Nord) : Les services publics paralysés
Gao, 9 nov (AMAP) Les trois grandes centrales syndicales, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la Confédération démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) et la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), observent à Gao depuis, mardi, un arrêt de travail de 48 heures, a constaté l’AMAP sur place, Ce mouvement, pour protester contre les difficultés liées aux déplacements sur l’axe Gao-Sévaré (Centre), Gao-Ansongo (Nord), Gao-Bourem (Nord) à cause de l’insécurité, a ainsi paralysé les services administratifs de l’ensemble de la Région de Gao, excepté les services de santé et les commerces. Selon les responsables des trois centrales syndicales, cette réaction forte est la conséquence de l’insécurité grandissante dans la Région, notamment les derniers événements malheureux survenus sur le tronçon Gao-Ansongo ayant causé de nombreux morts et de blessés. Y compris le bétail emporté par les bandits ou les assaillants. Pour remédier à la situation, les trois centrales syndicales exigent la mise en place d’une riposte sécuritaire pour permettre aux paisibles citoyens de vaquer librement à leurs occupations. Elles dénoncent aussi le comportement de certains agents des forces de sécurité qui s’adonneraient à des intimidations et des rackets. Elles demandent tout autant la non-ingérence de certaines personnalités influentes dans les dossiers judiciaires, notamment ceux des délinquants mis aux arrêts. Les responsables des trois centrales syndicales réaffirment leur disponibilité au dialogue avec l’ensemble des parties prenantes au processus de développement de la région afin que des solutions idoines soient apportées dans les plus brefs délais. Comme à Gao, le mouvement est très suivi à Ansongo. «Le Cercle d’Ansongo souffre de l’insécurité, raison pour laquelle à l’appel des trois centrales syndicales, cet arrêt de travail de 48 heures est bien suivi par les services administratifs du cercle », a expliqué Seydou Cissé, membre de la société civile d’Ansongo. «Aujourd’hui, même durant la journée, des individus armés rentrent dans la ville pour enlever des personnes et leurs biens. Souvent, ils tuent sans aucune raison. Nous avons décidé de fermer les trois postes du cercle d’Ansongo. Ce qui fait qu’aucun véhicule ne rentre ni ne sort de la ville actuellement», a-t-il ajouté, Selon nos informations, les services administratifs dans les autres Cercles de la région observent le mouvement de grève. AT/MD (AMAP)
Mali : Carte nationale d’identité biométrique valide 5 ans et obligatoire à partir de 15 ans
Bamako, 9 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a pris, la semaine dernière, un le décret qui institue et réglemente la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée, conformément aux normes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon le décret n°2022-0639/ PT-RM du 03 novembre 2022, « tout citoyen malien, âgé de 5 ans au moins, peut se faire délivrer une Carte nationale d’identité biométrique sécuritée qui est exigible à partir de 15 ans avec une durée de validité de 5 ans. » La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée certifie l’identité de son titulaire. Elle est délivrée aux citoyens maliens sur le territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. Elle permet, également, à son titulaire de justifier de son identité dans les conditions définies par les textes en vigueur et de faciliter pour les services compétents l’exercice de leurs missions de recherche et de contrôle de l’identité des personnes. La première dotation est gratuite pour chaque citoyen. Toutefois, le renouvellement est payant. Un arrêté du ministre de la Sécurité et de la Protection civile fixe le coût de la carte. Selon le même document, le système de gestion et de production de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la Sécurité. C’est une carte conforme aux spécifications techniques fixées par la CEDEAO. « Elle comprend tous les éléments de sécurité fiduciaire, obligatoires et opérationnels, de la carte biométrique sécurisée. Les éléments de sécurité fiduciaire sont ceux figurant dans le guide pratique de la Carte d’identité biométrique sécurisée et intégrés au spécimen adopté par la Cedeao », souligne le texte. La précieuse pièce d’identité est fabriqué à partir d’une matière plastique en polycarbonate comprenant tous les dispositifs de sécurité destinés à limiter les risques de falsification ou de contrefaçon. Le décret indique que la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée, document administratif national, peut assurer d’autres fonctions, en dehors de l’identification nationale. Le décret précise, aussi, que l’actuelle Carte nationale d’identité reste valide, au maximum une année, après la délivrance des premières Cartes nationales d’identité biométriques sécurisées. Ce délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité. Les anciennes Cartes nationales d’identité et consulaires et la carte du Numéro d’identification nationale (NINA) sont remises aux autorités compétentes lors de la délivrance de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée. « L’entrée en vigueur de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée met fin à la production et à la délivrance de la carte NINA, la carte d’identité nationale et la carte consulaire », signale le document. La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée remplace de plein droit la carte NINA, la carte d’identité nationale et la carte consulaire. SS/MD (AMAP)
Office du Niger : 800.000 tonnes de riz attendues
Par Mamadou SY Ségou, 8 nov (AMAP) La production attendue de riz paddy est 800.000 tonnes sur une prévision de 900.000 tonnes, au sortir de la campagne 2022-2023, avec une mise en valeur de plus de 115.000 ha, dans l’ensemble des zones de production de l’Office du Niger (Kolongo, Ké-Macina, Niono, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et M’Bewani). Le directeur de l’informatique, de la planification et des statistiques de l’Office du Niger, Bamoye Keita, qui l’a annoncé mercredi dernier, intervenait lors d’une visite de terrain du Président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, accompagné de ses proches collaborateurs, dans les zones de production de M’Bewani, N’Débougou, Niono et Kouroumari. Il en ressort que les activités agricoles ont été réalisées conformément au calendrier agricole. De Niono en passant par N’Débougou, Kouroumari et M’Bewani, la récolte et le battage du riz de la saison d’hivernage sont en cours. La mise en place de pépinières pour les spéculations maraîchères a débuté. L’insécurité caractérisée par la présence de quelques cellules dormantes de terroristes dans certaines zones de production et le retard accusé dans l’approvisionnement des exploitants en engrais subventionnés ont impacté la campagne agricole. La première étape de cette visite de terrain a concerné la zone de production de M’Bewani. Le PDG de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, et sa délégation ont successivement visité les parcelles de riz de Seydou Coulibaly et Issouf Diarra. Avant d’assister à la récolte et au battage du riz. Seydou Coulibaly cultive la variété Gambiaka sur une superficie de 2,27 ha. Le visage illuminé par un sourire, il savoure l’instant présent et se dit satisfait du climat qui a prévalu. «La pluie a été au rendez-vous cette année. Sur le plan sécuritaire, l’appui des forces armées et de sécurité nous a permis de travailler en toute sérénité. Je n’ai pas rencontré de difficultés majeures au cours de cette campagne», a expliqué M. Coulibaly. Après M’Bewani, la délégation a mis le cap sur Ringande, un village situé dans la zone de production de N’Débougou. Sur place, elle a visité le champ de riz de Djénéba Ouédraogo. Cette exploitante agricole cultive la variété Kogoni 91-1 sur une superficie de 2,1397 ha. Son riz est au stade de la récolte. Sa médaille de l’ordre du Mérite agricole en évidence, Djénéba Ouédraogo se réjouit du bon déroulement de la phase de récolte et espère obtenir 8 tonnes de riz à l’hectare. À quelques mètres du champ Djénéba Ouédraogo, plusieurs hommes et femmes s’activaient, sous un soleil ardent, autour de la machine de battage. Souleymane Zango, un autre exploitant agricole que nous avons rencontré espère récolter 50 sacs de riz paddy par hectare malgré le retard dans l’approvisionnement des exploitants en engrais. À en croire le directeur de zone de Kouroumari, Salif Ouédraogo, les dispositions prises par les forces armées et de sécurité ont permis d’atteindre un taux de mise en culture de 89%, contre 71% pour la campagne agricole 2021-2022. M. Ouédraogo a rappelé que l’année dernière, à la même période, les activités agricoles avaient été perturbées par des hommes armés non identifiés. «Cette année, avec à la présence de patrouilles de l’armée, les opérations de récolte et de battage se déroulent normalement», nous a-t-il confié. Et le directeur de zone de Kouroumari d’ajouter que les paysans sont satisfaits des résultats engrangés, y compris l’encadrement technique qui parvient désormais à surveiller et conseiller les producteurs. SECURITE – Dans la zone de production de Niono, où la délégation s’est rendue, plusieurs producteurs étaient en pleine récolte. C’est le cas de Souleymane Dembélé qui pratique la riziculture sur une superficie de 10,13 ha. «Cette année, la campagne agricole s’est bien déroulée et nous sommes actuellement en plein dans la récolte du riz», a dit Souleymane Dembélé. Toutefois, il a déploré le fait que certains exploitants agricoles n’ont pas pu cultiver cette année à cause de l’insécurité. Il a salué les efforts des FAMa et des autorités de la Transition en faveur du bien-être des acteurs du monde rural. Le directeur de l’appui au monde rural, Djimé Sidibé, lui, a estimé que la gestion de la production destinée à l’autoconsommation et à la commercialisation demeure un défi majeur après la phase de récolte et de battage du riz. Afin de pallier ce problème, M. Sidibé a revélé que l’encadrement a entamé la sensibilisation des paysans au niveau des villages et des exploitations familiales. En marge de cette visite, le PDG de l’Office du Niger s’est rendu sur le site devant abriter le Projet N’Débougou IV, financé par la Banque allemande de développement (KFW) pour un montant d’environ 30 milliards de Fcfa. Selon Tidiane Traoré, le directeur de l’aménagement et de la gestion du foncier de l’Office du Niger, ce Projet concerne non seulement la réhabilitation du casier de N’Débougou sur 4.200 hectares, mais aussi le renforcement de capacités des paysans et l’installation de mini-rizeries. Le lancement des avis d’appel d’offre pour l’ensemble des travaux est prévu pour décembre 2022, a annoncé le directeur de l’aménagement et de la gestion du foncier de l’Office du Niger. RESSOURCES HUMAINES – Après cette tournée dans les champs de riz, le Président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, a eu une séance de travail avec les agents et les directeurs des zones de production de Niono, N’Débougou, Kouroumari et M’Bewani. C’était dans la salle de réunion de la direction de zone de Niono. L’objectif de cette rencontre était de partager avec eux les réformes entreprises par l’Office et recueillir leurs préoccupations. Intervenant à l’issue de la rencontre, la directrice des Ressources humaines de l’Office du Niger, Mme Sylla Ramata Djiguiba, a rappelé que ces différentes réformes sont issues des recommandations des audits externes. Parmi ces réformes figurent le cadre organique, les plans de formation et de carrière. «Ces documents majeurs ont été adoptés lors de la dernière session du Conseil d’administration de l’Office du Niger», a déclaré Mme Sylla Ramata Djiguiba. Elle a ajouté que l’objectif global est la valorisation des ressources
Mali : La cantatrice Mah Kouyaté N°2 est décédée (Proches de la famille)
Bamako, 07 nov (AMAP) Mah Kouyaté N°2, griotte et chanteuse, malienne qui était l’une des musiciennes traditionnelles les plus suivies de la scène nationale, est décédée, lundi, à Bamako, a appris l’AMAP auprès de plusieurs proches de sa famille. Connue pour son timbre de voix particulièrement apprécié de ses fans, Mah Kouyaté N°2 est issue d’une grande famille de griots et de musiciens. L’artiste a fait ses débuts dans la musique dès son plus jeune âge, notamment lors des cérémonies sociales. Sa voix séduit ses nombreux fans, qui au-delà du Mali, apprécient ses chansons à travers le monde entier. Ce qui lui ouvre les portes d’une longue e belle carrière artistique. Mah Kouyaté a signé son premier opus « Diarabi » en 1996. Cet Album qui l’a relevée au Mali et au monde a été suivi en 2002 par « Sumu vol 1-2 », « CAN 2002 » et « Musolu » en 2002. Elle revient avec « Badenya Vol 1-2 », « Fimani Veste » , » Fimani Guitare » en 2003 et « Tariba », « Nan Koumandjan Vol 1-2 » en 2004. Elle signe « Sumu vol 1-2 » en 2005 et « Masselala » en 2006. MT/MD (AMAP)
Fousseyni Maïga, directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) : «Faire du cinéma un pilier du développement économique»
Propos recueillis par Amadou SOW Bamako, 07 nov (AMAP) Pour les cinéphiles, le glorieux passé du cinéma malien évoque en eux des souvenirs agréables. Ils souhaitent de tout cœur que le 7è art malien retrouve son lustre d’antan à travers des films, mais aussi des hommes et des femmes (ces cinéastes qui ont fait du Mali une grande nation de culture cinématographique). Malheureusement, depuis quelques années, le secteur connait des difficultés. Pour en savoir plus, nous avons échangé avec le nouveau directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), Fousseyni Maïga, qui a fait le check-up du cinéma malien. AMAP : Votre nomination à la tête du cinéma malien a été largement commentée sur les réseaux sociaux comme étant un coup de pouce pour le 7è art. Quelle appréciation en faites-vous ? Fousseyni Maïga : Permettez-moi tout d’abord d’adresser ma reconnaissance à toutes les personnes ayant commentées positivement ma nomination sur les réseaux sociaux. Je voudrai également exprimer toute ma gratitude aux plus hautes autorités du pays, à travers le ministre en charge de la Culture, Andogoly Guindo. J’ai été agréablement touché par la motion de soutien de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM) qui regroupe tous les corps de métier du cinéma et de l’audiovisuel. Malgré des défis structurels auxquels le cinéma fait face, depuis plusieurs années, nous avons apporté notre modeste contribution au rayonnement du secteur à travers des productions régulières, le développement d’un nouveau modèle économique et une nouvelle offre cinématographique plus volontariste. Au-delà de nos ambitions, nous avons mesuré les attentes de cette responsabilité. AMAP : Le cinéma malien peine, depuis 20 ans, à se hisser au sommet des grands événements cinématographiques comme le Fespaco. Quelle lecture faites-vous de cette situation ? FM : Les brillants résultats engrangés par le cinéma malien en son temps étaient le fruit d’une série d’initiatives volontaristes entreprises par les plus hautes autorités du pays et plaçant le cinéma au cœur de la dynamique de construction d’une identité culturelle forte. Cette volonté politique a permis la formation de nombreux cinéastes, et s’est traduite par la valorisation d’un marché avec l’ouverture de salles de cinéma dans presque toutes les agglomérations du pays. L’acquis le plus important à l’époque était le financement de la filière avec des guichets internationaux qui ont renforcé les moyens locaux mis à la disposition par l’État. Les résultats, naturellement, ont été à hauteur d’ambitions. Hélas, depuis quelques années, le Mali brille par son absence. Cette léthargie s’explique essentiellement par le manque de financement, mais aussi un déficit de structuration des différents corps de métier, le faible niveau des ressources humaines et bien entendu un manque de volonté politique. Malgré cette faiblesse, les films maliens sont bel et bien présentés au FESPACO. Ils concourent avec des films dont le budget est 40 fois plus élevé que celui des nôtres. Il faut l’admettre aussi, les œuvres proposées par nos cinéastes ne sont pas très compétitives et ne bénéficient toujours pas du lobbying ou de la promotion nécessaires pour maximiser leurs chances. AMAP : De votre prise de fonction à nos jours, quelles ont été les grandes actions menées par le CNCM pour le réveil du cinéma malien ? FM : Après trois mois d’activité, des résultats concrets ont été enregistrés sur tous les chantiers malgré la situation conjoncturelle du pays, marquée par le gel des crédits et les restrictions budgétaires. La première action a porté sur une série de consultations et de réflexions qui nous ont permis d’écouter les acteurs et professionnels de la filière cinéma, de recueillir leurs attentes et d’analyser avec eux les pistes de solution pour la relance du secteur. Cela a permis d’élaborer un plan d’action stratégique qui couvre la période 2022-2024 et une proposition de relecture et d’adoption d’une Politique nationale pour le cinéma. Cette réflexion a, aussi, permis de faire des recommandations qui sont, entre autres, la gouvernance, la formation, la professionnalisation, l’augmentation substantielle et qualitative des productions et le développement d’un marché intérieur du cinéma. En effet, l’approche managériale a été repensée et orientée vers une gestion inclusive. Un système de gestion intégré a été initié au CNCM afin de moraliser la gestion des ressources financières et d’augmenter substantiellement les recettes. Il faut également noter la relecture des contrats et une augmentation de 100% de la masse salariale du personnel contractuel. La FENACAM et l’ensemble des partenaires sociaux internes sont associés dans les prises de décisions et consultés pour les orientations stratégiques. Le processus de relance de la carte professionnelle, la structuration avec les organisations faitières et la relecture des textes ont été déclenchés. Les programmes de formation, production et diffusion ont été lancés. Pour la formation, «In pact cinéma» est un projet fédérateur qui forme 50 nouveaux talents dans tous les corps de métier du cinéma. Ces derniers seront formés sur une période de 6 mois, accompagnés dans la réalisation de leurs premiers ou seconds projets et coachés pour faciliter leur intégration dans les métiers du cinéma. Durant ce trimestre, ont été produits 4 films dont 2 longs métrages fiction et documentaire. Cette performance s’explique autant par la motivation du personnel. Le CNCM a, aussi, soutenu 10 projets de cinéma qui seront disponibles d’ici le 31 décembre prochain contre une moyenne de 2 à 3 projets par an. Pour le marché intérieur, nous avons acquis un financement pour les études de réhabilitation de 7 salles de cinéma dans les localités de Bamako, Kati, Ségou, Koulikoro, Markala, San et Mopti avant fin 2024. AMAP : Selon vous, quelles sont les difficultés qui plombent le 7è art au Mali ? FM : Depuis de nombreuses années, il n y a plus aucun dispositif de formation dans les métiers du cinéma. Les stages et opportunités ponctuels, ayant permis d’avoir des alternatifs de formation pour la génération intermédiaire de cinéastes maliens, se font de plus en plus rares. Le déficit de productions locales, faute de financement, l’absence de structuration et de compétitivité des sociétés de productions nationales, l’inexistence d’une
OMVS : Le nouveau Haut-commissaire recueille les orientations du président en exercice
Bamako, 07 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a reçu en audience au palais de Koulouba, vendredi dernier, le nouveau Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mohamed Ould Abdel Vetah, qui, après sa prise de fonction, a effectué le voyage au Mali pour recueillir les orientations du chef de l’Etat. A sa sortie d’audience, Mohamed Ould Abdel Vetah a souligné qu’il est à Bamako « pour recueillir ses (Assimi Goita) orientations en tant que président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OMVS, ajoutant que cette audience intervient au lendemain de la passation de service avec son prédécesseur, le Malien Hamed Diane Semega, à Dakar, et sa prise de fonction. « Je suis venu remercier le colonel Assimi Goïta et, à travers lui, ses pairs de la Guinée, du Sénégal et de la Mauritanie pour cette confiance et cette exaltante mission», a ajouté le Haut-commissaire rentrant, de nationalité mauritanienne, qui a réservé, ainsi, sa première sortie au Mali. Le colonel Assimi Goïta, en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, a donné au nouveau Haut-commissaire de l’OMVS des orientations et des directives pour lui permettre de mener à bien son mandat de quatre ans. Selon Mohamed Ould Abdel Vetah, son interlocuteur a été clair : « Il nous faut avancer dans les différents projets, mais surtout ceux ayant trait à la navigation. » Et de souligner qu’il lui a instruit d’en faire une priorité. Mohamed Ould Abdel Vetah dit sortir de cette audience « plein d’espoir » pour cette organisation sous-régionale, qui de son avis, « est un outil formidable pour l’intégration sous régionale et africaine ». En réponse à une question de la presse, Il a déclaré que l’OMVS est une organisation qui est reconnue de par le monde depuis cinquante ans. « Mais, a-t-il dit, le monde aujourd’hui fait face à des changements profonds. » A ce propos, il a affirmé que des changements climatiques impactent notre ressource commune. « Si cette ressource est impactée », a fait remarquer le Haut-commissaire de l’organisation communautaire,« tous nos projets actuels, mais aussi future seront impactés. » « Le projet actuel, c’est la production d’électricité », a expliqué le Haut-commissaire, déplorant que quand il y a une menace sur la ressource en eau, les projets sont impactés. Et de dire que la navigation, qui « n’est possible que si l’on arrive à bien maîtriser notre ressource commune sera l’une des pierres angulaires de (sa) mission à la tête de l’OMVS. » Mohamed Ould Abdel Vetah a fait savoir que l’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que le Conseil des ministres et les partenaires feront de l’OMVS une organisation résiliente face au changement climatique. Le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. Etait present à l’audience. NK/MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre par intérim Abdoulaye Maïga arrivé en Égypte pour la COP27
Bamako, 6 nov (AMAP) Le Premier ministre malien par intérim le colonel Abdoulaye Maïga est arrivé, dimanche en début de soirée, en l’Égypte, où il participera, à la 27ème Conférence des Parties à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP27) à Sharm El Sheikh, du 06 au 09 novembre prochain, selon une source officielle. Le chef du gouvernement par intérim est accompagné par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, celui de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. À sa descente d’avion, la délégation malienne a été accueillie par les autorités égyptiennes, en présence de l’ambassadeur du Mali au Caire, le général Boubacar Diallo et d’autres personnalités. La participation du Mali à la COP27 permettra de mettre l’accent sur les défis liés aux changements climatiques et d’exposer les stratégies du gouvernement pour leur atténuation et pour renforcer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques. Cette rencontre de haut niveau devrait également « permettre de développer un cadre de partenariat stratégique visant la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des Programmes et Projets prioritaires de notre pays afin de faire face dans la lutte les changements climatiques ». AT/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien par intérim en Égypte pour la COP27
Bamako, 6 nov (AMAP) Le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a quitté Bamako, ce dimanche, pour l’Égypte, où il participera à la 27ème Conférence des Parties à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP27), à Sharm El Sheikh, du 06 au 09 novembre prochain, selon une source officielle. « La participation du Mali à la COP27 permettra de mettre l’accent sur ces défis et d’exposer les stratégies du gouvernement pour leur atténuation et pour renforcer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques », indique la même source. Le Mali, à l’instar des autres africains, est confronté à d’importants défis liés aux changements climatiques. Cette rencontre de haut niveau devrait également « permettre de développer un cadre de partenariat stratégique visant la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des Programmes et Projets prioritaires du Mali afin de faire face dans la lutte les changements climatiques ». AT/MD (AMAP)
Mali: Grand meeting anti-blasphème contre l’islam
Bamako, 5 nov (AMAP) Une foule de fidèles musulmans a envahi le boulevard de l’indépendance, vendredi après-midi, à Bamako, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) pour dénoncer l’offense faite à l’islam, la mauvaise compréhension de la laïcité et de la liberté d’expression, a constaté l’AMAP. On pouvait lire, entre autres, sur les banderoles : « On ne touche pas à notre religion », « Touche pas à mon coran » et « Plus jamais ça au Mali ». Le ton de cette manifestation a été donné par la lecture du Saint Coran que beaucoup brandissaient. Ensuite, dans une déclaration lue par le secrétaire général du HCIM, Mahamadou Diamouténè, l’instance dirigeante des associations musulmanes maliennes a condamné « avec la dernière énergie, les actes et propos blasphématoires, blessant dans leur foi tant de fidèles musulmans à travers le monde et qui constituent des menaces pour la paix et la stabilité sociale.» Ils ont, entre autres, apprécié « les condamnation de ces actes par les plus hautes autorités de la Transition et la promptitude avec laquelle les pouvoirs judiciaires ont engagé des poursuites » contre l’auteur et ses complices présumés. Pour une stabilisation sociale réussie, les organisateurs ont demandé « aux pouvoirs publics de mettre rapidement un terme aux activités jugées blasphématoires contre la religion et, généralement, menées au nom d’une compréhension erronée de la liberté d’expression et de la laicité. » Avant d’appeler les médias à ne pas être les vecteurs de transmission de la haine contre l’lslam, religion de paix et de tolérance. Ils ont, par ailleurs, appelé les musulmans à la retenue, au respect de l’autorité religieuse dans la gestion d’une telle situation, conformément à l’enseignement de l’lslam. Pour l’imam Mahamoud Dicko, « c’est un constat d’échec pour nous les musulmans ». « Je ne suis pas fier », a-t-il lancé. Pour le religieux, il faut aller au-delà de toutes les considérations, avant d’appeler les fidèles à l’union sacrée et à la paix en laissant de côté les différends. « Ils veulent nous pousser à la faute pour créer le désordre mais nous n’accepterons pas », a dit le président d’honneur du HCIM. Pour sa part, le président du HCIM, Ousmane Chérif Madani Haidara, a déploré la mise à l’écart du Haut conseil dans les instances dirigeantes du Mali, notamment lors de la proposition des membres additifs du Conseil national de la Transition (CNT). Il a appelé les fidèles « à la retenue, au calme et à œuvrer à l’union, à la paix. » En présence de plusieurs autres leaders religieux et de fidèles musulmans, le rassemblement a pris fin par des prières et des bénédictions pour la paix et la stabilité sociale au Mali. TC/MD (AMAP)
Port du casque au Mali : La sensibilisation d’abord
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 4 nov (AMAP) Le Code de la route du Mali, qui date de 1999, impose à chaque conducteur et passager de moto le port d’un casque de protection. Cependant, peu de conducteurs d’engins à deux ou trois roues respectent cette réglementation « dont l’application effective est prévue à partir du 1er janvier 2023, conformément à la vision des autorités de la Transition », annonce le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Ousmane Maïga. Pour justifier la décision de rendre obligatoire le port du casque, M. Maïga évoque les statistiques sur les accidents de la circulation routière. Il révèle, à cet effet, que 70% des accidents de la circulation impliquent directement les engins à deux et trois roues. Aussi, au niveau des grands hôpitaux plus de 50% des cas d’urgence, sont des victimes d’accidents de la route et près de 80% sont des passagers ou conducteurs de moto. D’où l’urgence de prendre le problème de circulation de moto à bras le corps. « Quand on regarde un peu les légions enregistrées au niveau des hôpitaux, 75% ce sont des traumatismes crâniens, en tout cas des lésions qui concernent la tête », déplore notre interlocuteur. Selon cet expert des questions de la sécurité routière, la seule possibilité de protéger un usager contre les traumatismes crâniens en cas d’accident de circulation, c’est le casque de protection. SENSIBILISATION DE PROXIMITE – « Le gouvernement a décidé, en Conseil des ministres, qu’avant l’application effective de la réglementation, une vaste campagne de sensibilisation soit menée :, explique Ousmane Maïga. Objectif : permettre au maximum d’usagers de pouvoir se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation. « On fait cette campagne depuis mars 2022, qui devrait normalement finir en août, mais à l’évaluation, nous nous sommes rendu compte que peu de conducteurs et passagers portent le casque. C’est pourquoi il a été décidé lors du Conseil des ministres du 24 août dernier de poursuivre la sensibilisation jusqu’à la fin de l’année et de commencer l’application effective à compter du 1er janvier 2023 », précise le directeur général de l’ANASER. Dans cette démarche, ce sont des sensibilisations de proximité qui ont été effectuées. « Chaque fois qu’on veut appliquer une mesure, les gens disent qu’ils ne sont pas au courant. Donc nous avons des campagnes de sensibilisation sur le port du casque dans les lieux de culte, à travers le ministre des Cultes, dans les écoles et les marchés », confie M. Maiga. « A cette sensibilisation, s’ajoute la communication digitale en cours et qui continuera jusqu’à décembre pour avoir l’adhésion de la population », indique-t-il. 120.000 CASQUES – « Après avoir exploré le marché pour l’approvisionnement en casque, l’ANASER a fait des échantillonnages et a pu répertorier 51.000 casques à Bamako et près de 70.000 dans toutes les régions réunies », révèle Ousmane Maïga. Au total : 120.000 casques sont disponibles sur le marché, alors que le nombre des motos est estimé à peu près à 2 millions. Ce nombre de casques est insuffisant. « Il n’y a pas une moto qui arrive au Mali dans les caisses sans que chaque moto soit munie de deux casques. Donc s’il y a deux millions de motos, c’est qu’il y a 4 millions de casques. Mais le fait que la réglementation n’était pas appliquée, certains commerçants ont réexporté les casques vers le Burkina Faso ou d’autres pays où les casques sont beaucoup utilisés », croit savoir le directeur de la sécurité routière. Pour lui, c’est la règle du marché, à cet égard, c’est la demande qui doit conduire les commerçants à importer des casques. « Il y a de gros vendeurs qui peuvent satisfaire ce besoin », dit-il. À Bamako et dans cinq régions, le prix du casque moyen varie de 5.000 à 20.000 Fcfa, pour les motos les plus utilisées. « Nous sommes en train de faire des sondages pour voir le taux du port du casque, pour voir si, malgré toutes les démarches que nous sommes en train de faire, les gens continuent à porter les casques. Avant même le deadline de l’application effective, en décembre prochain, nous nous proposons de faire des contrôles routiers », annonce le directeur général. En attendant l’application effective de la réglementation, les motocyclistes qui ne portent pas de casque n’auront pas accès à certaines infrastructures, comme les ponts et certains artères à Sikasso ou l’artère principale à Ségou. « Nous allons commencer par les moyens de dissuasion en même temps continuer à sensibiliser. Hier (Ndlr, mercredi) pour faire la promotion de casques, la ministre des Infrastructures et des Transports a fait un don symbolique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile et cela se poursuivra avec d’autres départements ministériels », révèle Ousmane Maïga. L’objectif étant de rehausser le taux du port du casque de protection. Il ressort des explications du directeur général, qu’à partir du mois de janvier prochain, la réglementation s’appliquera dans toute sa rigueur et des amendes imposées en cas d’infraction. A cet égard, l’accès au service public sans casque sera interdit. Cette mesure est en vigueur déjà au ministère des Transports et des Infrastructures. Mieux, une charte de la sécurité routière est en cours d’élaboration, que l’ANASER fera signer par les entreprises, pour qu’elles fassent autant. « Chaque fois qu’un usager ne porte pas son casque, il payera 3 000 Fcfa et la moto sera immobilisée jusqu’au paiement de l’infraction. Pour récupérer sa moto, l’usager va devoir chercher la preuve qu’il possède un casque », prévient notre interlocuteur. Selon le directeur général, courant 2023, l’ANASER, effectuera une évaluation afin de savoir s’il y a lieu d’augmenter l’amende au prix du casque. Parlant des normes de qualité, il assure que tous les casques sur le marché sont normalisés et sa structure travaille actuellement avec l’Agence malienne de normalisation et de promotion de la qualité (AMANORM) pour établir une norme malienne. Ce processus en cours, porte sur la norme nationale qui servira de base pour les commerçants dans les intentions d’exportation. Il sera aussi demandé aux fournisseurs d’exiger des firmes qui fabriquent les casques de tenir compte de la norme malienne pour

