Niakaléna : Les écoliers retrouvent leur pirogue scolaire

Boubacar MACALOU Bafoulabé, 16 nov (AMAP) Les élèves de Niakaléna, petit village à 1 km de Bafoulabé, son chef-lieu de Commune, dans la Région de Kayes (Ouest), avaient besoin d’aide pour acheter une nouvelle pirogue et faire la navette entre leur bourgade et la ville de Bafoulabé où ils étudient. Ils ont enfin pu faire réparer leur embarcation restée à quai, pendant 15 jours pour réparation. La pirogue a repris le trafic, le lundi 20 Octobre 2022 ! Ici vivent peulhs, sénoufos et bambaras pour une population de 70 habitants, tout confondu. A cause de sa situation démographique, cette localité ne remplit pas les conditions pour la création d’une école. Une situation qui la pénalise. Mais, le village espère et croit au miracle et la grâce de Dieu. « A cause de la petite taille de sa population, ce village ne peut pas avoir d’école. De ce fait, les parents sont obligés d’envoyer leurs enfants dans les différentes écoles de la ville de Bafoulabé. Ces enfants empruntent à longueur de journée la seule pirogue dont dispose le village, depuis 2010, pour se rendre dans leurs écoles respectives », dit Sakalé Dembélé, une écolière en 3ème Année de l’Ecole de Bafoulabé III. L’état de la seule pirogue dont dispose ce village pour la traversée du fleuve Bafing, n’est pas rassurant, même si elle vient d’être réparée à 50 000 Fcfa. D’après le fabricant Brouma Séréta, qui signale que la garantie de toute pirogue est de trois ans, cette embarcation, vieille de 12 ans, peut tomber en panne à tout moment. Depuis la rentrée de cette année scolaire, les élèves de la localité du Cercle de Bafoulabé effectuent à pied un parcours de trois kilomètres pour joindre leurs camarades du village de Babaroto voisin, Babaroto, afin qu’ils fassent ensemble la traversée du fleuve Bafing. « A cause de l’état dégradé de la pirogue, certains écoliers préfèrent marcher 3 km pour se joindre à leurs camarades à Babaroto afin de regagner la rive gauche », confirme l’écolière. La situation  n’est pas du tout facile pour les élèves de ces villages, parmi tant d’autres. Ces jeunes scolaires sont obligés de faire la corvée, matin et soir, afin de ne pas rater les cours. « Nous souffrons beaucoup actuellement. Nous faisons le parcours quatre fois par jour. Pour arriver à Babaroto, nous traversons une rivière. Une fois en classe, nous ne pouvons pas suivre les explications du maître, à cause de la fatigue. Nous souhaitons avoir une pirogue scolaire afin de traverser dans la quiétude », lâche-t-elle. En attendant de voir le bout du tunnel, les habitants de Niakaléna ont été obligés de prendre leur mal en patience. « La population ne pouvait pas trouver 300 000 Fcfa pour acheter une pirogue », s’était lamenté Moussa Sidibé, président de la jeunesse de Niakaléna. INQUIETUDE DISSIPEE – « Nous avons tenu plusieurs concertations avec les politiques et l’administration scolaire au sujet de l’acquisition d’une nouvelle pirogue. A présent, les démarches administratives n’ont pas abouti», avait déclaré le chef de village Niakaléna, Ousmane Diakité. La population de Niakaléna, consciente du danger qui guette les habitants et soucieuse de l’avenir de ses enfants, a tenu au village, le 26 septembre 2022, une assemblée sur cette épineuse question. Le chef de village et ses conseillers, Makan Sanogo, Seydou Diakité, ainsi que Moussa Sidibé de la jeunesse ont été envoyés en délégation à Bafoulabé, le 2 octobre dernier, auprès des autorités de la Commune dont fait partie Niakaléna pour plaider la cause des écolières et écoliers et trouver des fonds afin de réparer la vieille pirogue de 12 ans. Le maire Kandé Doucouré a reçu la délégation. Il leur avait proposé payer la moitié des frais de réparation et a demandé aux émissaires de [prendre en charge l’autre moitié de la somme. « Car, la mairie ne peut pas tout gérer, faute de moyens financiers », avait expliqué l’édile de Bafoulabé. D’après Makan Sanogo, cette proposition n’a pas été du goût des émissaires du village, Ceux-ci ont simplement remercié leur hôte pour sa bonne foi, avant de prendre congé de lui. Toujours en quête du bon samaritain, la délégation s’est rendue le 4 octobre 2022 au Centre d’animation pédagogique (CAP) pour rencontrer l’adjoint Fomba. Le directeur Oumar Sissoko, empêché, pour raisons de santé. Bien que le CAP n’a pas de budget pour les actions humanitaires, il a donné 25 000 F à la délégation, en guise de contribution. Après avoir obtenu la moitié des frais de réparation et n’ayant plus d’autres alternatives, les émissaires de Niakaléna ne pouvaient que revoir leur position, en allant voire à nouveau le maire de Bafoulabé pour lui signifier leur adhésion à sa proposition, en lui présentant les 25 000 F cfa comme leur propre quote-part. C’est ainsi que le maire leur a donné le complément. Et le lendemain, la pirogue a été envoyée à Mahinading chez Séréta. BM/MD (AMAP)  

La Côte d’Ivoire annonce son retrait progressif de la MINUSMA

Bamako, 16 nov (AMAP) La Mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès des Nations unies a confirmé la décision de retrait progressif des personnels militaires et de police ivoiriens déployés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dans une lettre en date du 11 novembre. Selon la même source, « la relève de la compagnie de protection des soldats ivoiriens, basée à Mopti, ainsi que le déploiement des officiers d’état-major et des officiers de Police, prévus respectivement en octobre et novembre 2022, ne pourront plus être effectués ». « De même, la Côte d’Ivoire n’envisage pas de relever, en août 2023, les militaires et autres éléments, présents au sein de la Force de la MINUSMA », poursuit la lettre. La décision d’Abidjan intervient alors que 46 militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet dernier à l’aéroport international président Modibo Keïta de Bamako attendent d’être fixés sur leur sort auprès de la justice malienne. Initialement, 49 militaires avaient été interpelés alors qu’ils venaient d’entrer sur le territoire malien. Trois personnels féminins ont été libérés pour des « raisons humanitaires » suite à une médiation du président togolais, Faure Gnassingbé. SS/MD (AMAP)

Campagne agricole 2022/2023 : La CMDT revoit ses ambitions à la baisse

Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 16 nov (AMAP) La direction générale de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a revu ses ambitions à la baisse, en prévoyant une production cotonnière inferieure à celle annoncée au titre de la campagne agricole 2022/2023, a annoncé la compagnie étatique, dans une note consultée, samedi dernier, par l’AMAP. «La production de coton graine attendue sera en deçà des prévisions fixées au début de la campagne agricole et inférieure à la production de la campagne 2021/2022», précise la Holding CMDT dans sa note. Cette source précise que la baisse pourrait dépasser 20%, par rapport au niveau de production de 2021/2022. Cette contreperformance attendue est, selon le document de deux pages, due à l’abondance de pluies, aux inondations, au lessivage des sols, aux attaques des jassides. La conjonction de «ces facteurs défavorables» a entrainé l’abandon par les paysans d’une superficie totale de 158.090 ha sur un total 743.824 ha semés. En effet, analyse la CMDT, les hauteurs de pluies enregistrées jusqu’en fin septembre 2022 ont été excédentaires au niveau de plusieurs postes pluviométriques. De fortes pluies ont été enregistrées dans toutes les zones de production. Elles ont entrainé des inondations dans les parcelles situées au bord des cours d’eau et dans les bas-fonds. L’encadrement dit avoir, en la matière, dénombré en début du mois d’octobre 34.596 ha de coton inondés. Or «le cotonnier n’aime pas les fortes pluies et les fréquences élevées de pluies», expliquent les experts de la Compagnie. En conséquence, des cas de lessivage sont visibles dans plusieurs parcelles. « Les plants sur ces parcelles sont rabougris. La pourriture des capsules de base est constatée sur plusieurs parcelles de coton . » Les excès de pluies ont toujours été contreproductifs pour le rendement du coton, font remarquer les spécialistes. Ils illustrent leur analyse par les contreperformances de la campagne 1999/2000 au cours de laquelle la pluviométrie «très excédentaire» a occasionné des inondations. La production du coton graine est ainsi passée de 518.364 tonnes en 1998/1999 à 459.123 tonnes en 1999/2000, soit une baisse de 11%. Il en a été de même pour la «campagne 2018/2019 où la pluviométrie a été également très excédentaire, occasionnant des submersions. «La production du coton graine est ainsi passée de 728.606 tonnes en 2017/2018 à 656.531 tonnes en 2018/2019, soit une baisse de 10%», rappelle la CMDT. Elle ajoute : «Le seul fait de la forte pluviosité entrainant les inondations, favorisant l’enherbement des parcelles et le lessivage peut occasionner une baisse de production de plus de 10% par rapport à une campagne normale.» PULLULATION DE JASSIDES– Des superficies d’environ 32.523 ha n’ont pas pu être entretenues. Il s’agit des parcelles très enherbées à cause de la fréquence élevée des pluies, celles endommagées par les animaux et quelques cas de reconversion en d’autres cultures. À ces phénomènes est venue se greffer la forte pullulation des jassides, depuis fin juillet 2022. L’espèce de jassides habituellement connue dans la sous-région est Jacobiella fascialis. Les produits insecticides disponibles permettent de la maîtriser. Mais la capture et l’analyse des individus de jassides de cette campagne dans les pays infestés a abouti à l’identification de deux espèces dominantes : Jacobiasca lybica et Amrasca biguttula. Ces deux espèces font leur apparition pour la première fois au Mali. C’est surtout l’espèce Amrasca biguttula qui était beaucoup plus dominante. Cette espèce se multiplie très rapidement et fait plus de dégâts que la Jacobiella fascialis. Les attaques sévères de l’Amrasca ont amené les producteurs à abandonner 90.971 ha. La mission conjointe traditionnelle CMDT-Institut d’économie rurale (IER) relative au suivi phytosanitaire des cultures du système coton s’est rendue sur le terrain pour faire le constat. Le PDG de la CMDT, Dr Nango Dembélé, et ses techniciens ont pris des mesures urgentes pour limiter les dégâts. Il a ainsi été demandé à l’encadrement et aux producteurs un changement immédiat de stratégie de protection phytosanitaire du cotonnier en réduisant l’intervalle de traitement de 14 à 07 jours et l’utilisation des produits indiqués contre les jassides. Le GIE C-SCPC/CMDT/OHVN a commandé et mis à disposition des quantités d’insecticides contre les jassides recommandés par le Programme coton de l’IER. Des campagnes de sensibilisation ont été diffusées dans ce sens sur les radios pour informer les producteurs des mesures à prendre pour maîtriser les jassides. Ce phénomène de pullulation de jassides est un problème sous régional. Les pays touchés sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo. Le Bénin, le Cameroun et le Tchad sont moins touchés. Ainsi, la production de coton de l’Afrique de l’Ouest et du Centre devrait sensiblement diminuer lors de la campagne 2022/2023 pour se situer à environ un million de tonnes de coton-graine, selon des chercheurs. D’après les estimations de plusieurs négociants, comparativement au niveau de production de 2021/2022, la baisse pourrait même dépasser 20%. SOUTIEN DES AUTORITES – Le mauvais signal avait commencé dès le début de la campagne agricole 2022/2023 qui a démarré dans un contexte difficile marqué par deux principales situations défavorables. La flambée des prix des intrants agricoles sur le marché mondial (suite de l’impact de la pandémie de Covid-19 et du conflit entre la Russie et l’Ukraine). L’embargo imposé au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de janvier à juillet 2022, privant le Mali de l’accès aux principaux ports d’approvisionnement du pays. Ce qui a entrainé une hausse des prix des engrais du système coton (coton, maïs, mil et sorgho). À titre d’exemple, le prix fournisseur du complexe coton est passé de 383.000 Fcfa en 2021/2022 à 620.000 Fcfa/tonne. Celui du complexe céréales est passé de 380.000 Fcfa/tonne à 615.000 Fcfa/tonne. Et celui de l’urée est passé de 370.000 Fcfa à 640.000 Fcfa/tonne. Il faut, aussi, noter l’insuffisance de cet engrais sur le marché mondial. Pour y faire face, le président de la Transition, lors de la 12ème session du Conseil supérieur de l’Agriculture en mars 2022, a pris des décisions qui ont encouragé les producteurs. Le prix

Rencontre de travail à Ouagadougou sur la coopération militaire Mali-Burkina Faso  

Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara,  à la tête d’une délégation, a rencontré son homologue burkinabé, le colonel-major Kassoum Coulibaly, vendredi, à Ouagadougou, pour une séance de travail sur la situation sécuritaire dans les deux pays, rapporte une source militaire. « Cette visite a permis aux deux parties d’échanger, en particulier sur la situation le long de la frontière commune et de passer en revue des sujets d’intérêt commun « , a précisé l’Armée malienne sur son site internet. Les ministres Camara et Coulibaly « se sont engagés à renforcer cette coopération pour le bonheur des populations respectives des deux pays, la paix et la sécurité dans la sous-région », poursuit la source militaire. Selon la même source, le ministre burkinabè de la Défense et des Anciens Combattants, a indiqué que cette réunion permettra de renforcer la coopération pour résoudre les défis communs. Le colonel-major Kassoum Coulibaly  a, ensuite, « insisté sur la nécessité de poursuivre cette coopération déjà excellente et de trouver des voies et moyens pour la renforcer. » Le ministre Sadio Camara a, de son côté, souligné que le président de la Transition,  le colonel Assimi Goïta, se félicite des points de vue communs avec son frère et homologue, le capitaine Ibrahim Traoré. « Cette coopération doit avoir pour objectif la victoire pour la sécurité, la stabilité, la prospérité et le développement de nos deux états avec leurs peuples respectifs », a indiqué le colonel Sadio Camara. La délégation malienne a été, ensuite, reçue en audience par le chef d’État burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, en présence de son premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambela, précise la même source. Les armées malienne et burkinabé entendent mutualiser les efforts dans la lutte contre le terrorisme, dans la dynamique enclenchée par les présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré, lors d’une récente visite du chef de l’Etat burkinabè à Bamako . MT/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 11 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 11 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation au profit de Monsieur Ayeka Séraphin OSSACRE et sept autres personnes. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Les demandeurs concernés remplissent tous, les conditions fixées par le Code des Personnes et de la Famille. Le projet de décret adopté accorde ainsi la nationalité malienne par voie de naturalisation aux personnes ci-après : Monsieur Ayeka Séraphin OSSACRE, de nationalité togolaise ; Madame Affi TOULASSI, de nationalité togolaise ; Monsieur Aboudou Rafiou AGBERE, de nationalité togolaise ; Madame Sahada APOUDJAC, de nationalité togolaise ; Monsieur Agbékogni KLOUSSE, de nationalité togolaise ; Monsieur Sodokpon KLOUVI, de nationalité togolaise ; Madame Adjovi ATSON, de nationalité togolaise ; Monsieur Kossi APEDO, de nationalité togolaise. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. L’essor des Technologies de l’Information et de la Communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il incite la production et améliore la qualité des prestations de service. Cependant, l’utilisation malveillante des réseaux sociaux peut entrainer des conséquences très graves. Ils sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre. Le rythme rapide de l’évolution de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. En effet, les cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité. Pour faire face à ce phénomène, le Gouvernement a décidé, à l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, d’opter pour la création d’un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Les projets de texte adoptés instituent, au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, le Pôle judiciaire national spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité qui aura une compétence nationale et exclusive pour les infractions dans ce domaine. Leur adoption permettra :  de déterminer les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité ; de préciser les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité ; d’apporter une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité. 1.’Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2020-020/PT-RM du 31 décembre 2020 portant création de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA ; un projet de décret portant rectificatif au Décret n°2020-0365/PT-RM du 31 décembre 2020 portant approbation du contrat de cession d’actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA et approbation des avenants. La Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA a été créée par l’Ordonnance n°2020- 020/PT-RM du 31 décembre 2020 dans le cadre de la mise en œuvre des conditions suspensives du contrat de cession d’actions signé entre le Gouvernement de la République du Mali et la société SADEX-SA et YATELA-SA. Le contrat de cession et le 1er avenant audit contrat ont été approuvés par le Décret n°2020-0365/PT- RM du 31 décembre 2020. L’application de l’ordonnance du 31 décembre 2020 a révélé des insuffisances portant essentiellement sur la prise en compte des modalités et des conséquences des transferts d’actions et de patrimoine entre les sociétés au regard de la spécificité des conditions de création de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA. Aussi, après l’approbation du contrat de cession, des avenants ont été signés pour proroger la date de réalisation et apporter des modifications à certaines clauses. Les projets de texte sont adoptés pour corriger ces insuffisances et approuver les avenants. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des statuts de la société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali. La société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a été créée par l’Ordonnance n°2022-016/PT-RM du 08 septembre 2022. Sa création s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une des recommandations des Assises nationales de la Refondation, notamment celle relative à : « faire des choix stratégiques pour augmenter les revenus miniers du Mali à travers la création d’une société nationale ». La société a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales, dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Elle est régie par les actes uniformes de l’OHADA relatifs au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique ainsi que par ses statuts et leurs annexes établis par acte notarié. 3 L’adoption du présent projet de décret permettra de doter la société d’une structure adéquate en définissant les règles juridiques qui la régissent et les rapports entre les parties prenantes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Représentant des Défenseurs des Droits de l’Homme à l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite

Le colonel Assimi Goïta officiellement invité par Vladimir Poutine au Sommet Russie-Afrique

Bamako, 11 nov (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta est officiellement invité à prendre part au prochain Sommet Russie-Afrique de  juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, en Russie, a indiqué le département malien en charge des Affaires étrangères sur les réseaux sociaux. « La lettre d’invitation officielle a été remise, jeudi, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au cours d’une audience qu’il a accordée à l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko », a indiqué le département. Selon la même source, l’ambassadeur russe était venu remettre officiellement au ministre Diop l’invitation du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à son homologue malien, le colonel Assimi Goïta. Le diplomate russe a, aussi, informé les autorités maliennes de la visite prochaine en Afrique, y compris au Mali, du ministre des Affaires étrangères de Russie, Serguei Lavrov. En outre, les deux personnalités ont échangé sur la nécessité de renforcer la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Russie ainsi que le soutien politique mutuel à l’échelle internationale, notamment au sein des Nations unies. Pour sa part, le chef de la diplomatie malienne s’est félicité de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, « marquée par le regain d’intérêt mutuel à travers des visites de haut niveau et le raffermissement des liens de partenariat stratégique dans plusieurs domaines. » Il a conclu en assurant que l’invitation du président Poutine parviendra à son destinataire. AT/MD (AMAP)

Mali : Ouverture de la 1ère édition de la Journée nationale des légitimités traditionnelles 

Bamako, 11 nov (AMAP) Le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a présid.é, ce vendredi, l’ouverture de la 1ère édition de la journée nationale des légitimités traditionnelles au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Cette 1ère édition dont le thème est : « Place et rôle des légitimités traditionnelles dans la réconciliation nationale, la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la refondation de l’État », a été organisée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a consacré le 11 novembre comme Journée nationale des légitimités traditionnelles par décret du 4 mars 2022.  Son objectif « est de contribuer à mieux exploiter le système de gouvernance des légitimités traditionnelles pour promouvoir la paix, la cohésion sociale et soutenir la refondation de l’État.» Il s’agit, aussi, « de mieux faire connaitre les légitimités traditionnelles, de valoriser leurs fonctions, de raffermir leur ancrage dans la vie politique, économique et sociale, de s’appuyer sur leur système de gouvernance pour soutenir la refondation ». Mais, également, « informer et sensibiliser les jeunes générations à s’inspirer des valeurs de société des légitimités traditionnelles pour l’éducation civique et la construction citoyenne ainsi que renforcer la synergie d’actions entre les pouvoirs administratifs et ces légitimités ». DD/MD (AMAP)

Un crédit de 20 milliards de Fcfa de la Banque mondiale contre l’insécurité alimentaire au Mali (Communiqué)

Bamako, 11 nov (AMAP) La Banque mondiale a approuvé un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 30 millions de dollars soit environ 20 milliards de Fcfa alloués au Mali pour améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones arides ciblées, a annoncé un communiqué de l’institution de financement du développement. «Ces ressources supplémentaires augmenteront le nombre de ménages bénéficiaires de transferts monétaires directs de plus de 40.000 à 193.000 ménages et contribueront à atténuer l’insécurité alimentaire dans laquelle ils se trouvent», a expliqué la Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara De Sousa. Ce financement additionnel, au titre du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (PDAZAM), s’inscrit dans les objectifs de la Banque mondiale « visant à renforcer la production et la résilience des systèmes alimentaires, faciliter les échanges commerciaux, développer des chaînes de valeur inclusives et soutenir les ménages vulnérables ainsi que les producteurs », précise le communiqué. Selon la même source le crédit couvrira « les coûts d’une réponse d’urgence à l’insécurité alimentaire ainsi que ceux occasionnés par les pressions inflationnistes, dues en partie à la crise ukrainienne et à l’insécurité. » Les activités du Projet « ciblent les pauvres et les personnes vulnérables y compris les femmes les jeunes, et les personnes déplacées à l’intérieur du pays », explique le document. La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali précise que « les femmes qui jouent un rôle dominant dans l’agriculture de subsistance et dans la vente d’aliments transformés sur les marchés ruraux et urbains, les ménages qu’elles dirigent ainsi que les agricultrices seront ciblés pour amplifier les bénéfices du projet. » Avec ce fonds additionnel, le PDAZAM pourra couvrir un plus grand nombre de bénéficiaires éligibles dans la zone d’intervention, notamment les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de Bamako), Ségou et Mopti (Centre), et ailleurs en cas de déclaration de crise alimentaire. selon la Bamque mondiale. Ce fonds additionnel arrive, quelques jours, après le lancement de la 27ème Conférence des parties sur le changement climatique (COP 27) à Sharm-el-Sheik en Egypte. L’IDA est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, cette institution accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. BBC/MD (AMAP)  

L’Armée malienne repousse une attaque terroriste à Markala

Bamako, 11 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, dans la nuit du 9 au 10 novembre, un assaillant et récupéré du matériel au cours d’une attaque terroriste visant le poste de contrôle de l’entrée sud de la ville de Markala (Ségou), dans le Centre du Mali, a annoncé, jeudi, l’Armée sur sa page twitter. Le même jour, le commandant du secteur 5 de l’Opération Maliko, le colonel Youssouf Oumar Cissé et le commandant de la Région de Gendarmerie de Ségou, accompagnés de certains collaborateurs, se sont rendus au poste qui était visé. Selon la même source, le colonel Cissé a félicité et encouragé, au nom de la hiérarchie militaire, « les vaillants soldats stationnés » au pont rouge, véritable verrou à l’entrée de la ville. « Il a transmis aux FAMa du poste la fierté du commandement. Il leur a demandé de rester constamment en veille afin d’éviter toute surprise », selon le communiqué. Les autorités administratives locales, communales ont assuré le colonel Youssouf Oumar Cissé de leur soutien et accompagnement dans la lutte anti-terroriste que mènent les FAMa. La délégation du colonel Cissé s’est rendue, également, au COFEAT abritant la formation du Certificat interarmes, note le Communiqué, aux Ateliers militaires centraux, à la Brigade territoriale de Gendarmerie. Puis, elle a franchi le pont du barrage de Markala afin de vérifier le dispositif sécuritaire. SS/MD (AMAP)

Mali : Les experts se penchent sur la dépolitisation de l’administration publique

Bamako, 11 nov (AMAP) L’atelier de validation et de partage de la Stratégie nationale de dépolitisation de l’administration publique et de son plan d’actions, qui servira de référentiel pour le gouvernement en vue d’améliorer la performance, l’efficacité et l’efficience des structures publiques, a démarré, jeudi. au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. «Dans le cadre de la mise en œuvre des actions refondatrices dans les différents segments de notre État qui a soif d’une gouvernance vertueuse et légitime au sein des structures administratives dans le respect de l’orthodoxie prescrite, le département de la Refondation a mis en place un processus d’élaboration d’une stratégie nationale de dépolitisation de l’administration publique», a expliqué le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, qui a présidé l’ouverture des travaux. Cette rencontre de deux jours qui réunit, entre autres, les gouverneurs de plusieurs régions, les représentants de la société civile, permettra un examen minutieux du document. La dépolitisation de l’administration, déjà inscrite dans le Plan d’actions du gouvernement de Transition (2021-2022), a été débattue au cours des Assises nationales de la refondation (ANR) en décembre 2021. Ces assises lui ont réservé au moins quatre recommandations. « A travers un échantillonnage des régions et du District de Bamako, les consultants ont rencontré, notamment, les représentants des services de l’administration, de la société civile, du secteur privé et la classe politique, a souligné le ministre Maïga. Ces rencontres ont permis de faire des observations et propositions pertinentes ayant contribué à la production du document soumis à la validation par cet atelier, a fait savoir le patron du département de la Refondation de l’État. CRISE DE CONFIANCE – Pour le ministre en charge de la Refondation de l’État, le phénomène de politisation de l’administration a pris des proportions inquiétantes ces dernières années. Cela, « avec son corollaire de crise de confiance entre les acteurs de la gestion de l’administration et les usagers des services publics ». « La vision proposée (par l’équipe de consultants) est une administration neutre, professionnelle, moderne, performante, assurant un égal traitement à tous les usagers et inscrite dans la recherche continue et pérenne de l’amélioration de la qualité des services et de l’innovation», a expliqué Ibrahim Ikassa Maïga. Toutefois, le ministre Maïga a dit que « le défi à relever demeure important et seule une volonté politique inébranlable permettrait d’inverser la tendance pour une administration professionnelle, performante, responsable, redevable aux citoyens, au service de l’usager et non du militant. » « Les activités inscrites dans le plan d’actions doivent être réalisées, suivant une approche participative et inclusive afin de marquer l’esprit des populations par l’engagement responsable des autorités à créer un environnement propice à la satisfaction de leurs besoins fondamentaux », a précisé Ibrahim Ikassa Maïga MK/MD (AMAP)