Salon des prospecteurs et entrepreneurs canadiens : Le Mali  est un « eldorado » pour les investisseurs miniers, dit le ministre en charge des Mines 

Bamako, 08 mar (AMAP) « Le Mali reste une destination sûre pour les investisseurs et les autorités mettent tout en œuvre pour la préservation des investissements », a déclaré le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, mardi, à Toronto, au Canada, selon une source officielle malienne. Le ministre en charge des Mines, en marge du 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), qui se tiennent depuis dimanche dans la ville canadienne, a présenté les potentialités du Mali devant un public composé essentiellement d’investisseurs et d’hommes d’affaires, rapporte le service de communication du département des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Dans son exposé, en présence de l’ambassadeur du Mali à Ottawa, Mme Fatouma Meité, indique la même source, le ministre Traoré a rappelé que « le Mali est une vieille nation démocratique où est née la première Charte des droits de l’Homme la plus connue qu’est la charte de Kourankanfouga. » Il a, aussi, évoqué la situation actuelle du pays « qui se caractérise par la volonté des autorités de mener des réformes indispensables au retour définitif de la stabilité et à l’amélioration des conditions de vie des populations. » Parlant des ressources minières, outre l’or, Lamine Seydou Traoré a relevé que le Mali regorge de plusieurs autres en grande quantité. Il s’agit du lithium, un minerai critique, très recherché aujourd’hui pour la confection des batteries pour l’énergie solaire. À cet effet, le ministre Traoré a annoncé que son pays « dispose de l’une des plus grandes mines de lithium en cours d’installation » dans la localité de Bougouni, dans le Sud du Mali et « dont la production va commencer très bientôt. » « La vision de nos autorités, qui ont engagé des réformes dans le secteur, est de faire en sorte que l’État, les populations et les entreprises profitent de l’exploitation minière », a dit le ministre malien. « Le code minier met un accent sur le contenu local afin de faire bénéficier davantage l’État et les populations des ressources minérales du pays »,a-t-il poursuivi. « Déjà, l’or contribue beaucoup à l’économie de notre pays avec plus de 25% d’apport au budget national, 75% des recettes d’exportation et 10% du PIB », a signalé le ministre des Mines, de l’Energie et l’Eau. En 2022, la production d’or a été de 72,2 tonnes dont 6 tonnes pour l’orpaillage artisanale. Cette tendance en augmentation devrait continuer en 2023, comme l’a témoigné la société B2GOLD dans sa présentation, au cours de l’événement. Selon le ministre Seydou Lamine Traoré, « le Mali est et reste une terre d’accueil pour les investisseurs. » Il a ajouté que toutes les réformes menées ou en cours dans le secteur minier « ont pour objectif ultime de concilier les intérêts des bénéficiaires que sont l’État, les populations et les entreprises. » Le ministre Traoré a, également, rappelé les efforts en cours et résultats obtenus dans le cadre de la sécurisation de l’ensemble du territoire. « Cela en mettant l’accent sur les zones minières qui restent non affectées par l’insécurité, contrairement à l’image que certains médias véhiculent. », a dit M. Traoré. SS/MD (AMAP)

DIRPA : Le directeur donne des précisions sur les différentes missions menées courant février

Le directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), le Colonel Souleymane Dembélé a animé lundi au siège de sa structure une conférence de presse dont l’objectif était d’édifier la presse nationale et internationale sur les différentes actions menées les forces armées de sécurité et de défense du Mali, a constaté l’AMAP. Il s’agissait selon le Colonel Dembélé « d’éclairer la population sur l’évolution de la situation sécuritaire de notre pays au cours du mois de février au cours duquel 84 missions offensives ont été menées ». Selon lui, il y a eu, courant février sans le cadre de la lutte contre le terrorisme « 23 opérations aéroportées,36 missions de reconnaissance offensives, 16 missions de frappes aériennes,06 missions de frappe de drone et 03 opérations de frappes d’artillerie. Le directeur du service de l’information des Armées a précisé que ces opérations ont été menées respectivement dans les régions de Mopti, Douentza, Bandiagara, Nara et Kita au sud et dans les cercles de Koro, Bankass, Ségou, Niono, Tenenkou ainsi que dans les secteurs de Sofara et de Djenné. Au cours de ces opérations, le bilan fourni par le Colonel fait état de « 153 terroristes neutralisés, 79 interpellés, 02 PKM saisies (74 PM, 02 LRAC, 20 fusils, 07 véhicules et 46 motos) récupérés, 15 bases terroristes et 15 EEI détruites ; 49 sacs de riz de 100 kg et 04 sacs de 50 kg de riz et plus de 100 têtes de bovins récupérés ensuite remis aux autorités compétentes ; 112 véhicules escortés. Lors de ces différentes missions, on déplore la mort de 7 FAMa et 24 blessés ». Grâce à l’intensification des opérations offensives, les GAT ont été désorganisés, a précisé le Colonel Dembélé. KM (AMAP)

Kayes : Inauguration du site pilote du projet Brigade verte pour l’Emploi et l’Environnement à Diyalla

Kayes, 8 mars (AMAP) Le site pilote de ce projet a été inauguré lundi ; à Diyalla, commune rurale de Liberté Dembaya, par le Ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a constaté l’AMAP. C’était en présence des ministres de la Jeunesse, Sports et Construction Citoyenne, Mossa Ag Attaher et de la Promotion de la Femme, Enfant et Famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly ainsi que de nombreux invités. Après la coupure du ruban symbolique du site, les ministres, en compagnie du gouverneur, visité l’un des bassins d’irrigation du projet. « Cette note d’espoir m’offre l’occasion d’exhorter la population bénéficiaire à faire bon usage de l’infrastructure afin qu’elle réponde à la durabilité tant désirée, aux aspirations légitimes des populations et à l’attente de nos plus hautes autorités », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali. Pour le chef de l’exécutif régional, cette cérémonie ouvre surtout une nouvelle ère pour nos concitoyens frappés de plein fouet par les sécheresses récurrentes avec pour conséquences ultimes : l’insécurité alimentaire et la migration clandestine. Selon lui, ce projet, combine en lui seule, une réponse structurelle à toutes les problématiques majeures du sahel. Dans les prochaines semaines, le site de Nioro du sahel sera bientôt réceptionné. Les travaux d’aménagement de 23 autres sites dans les cercles de Kayes, Yélimané, Bafoulabé, Nioro et Diéma vont bientôt démarrer. Ce site pilote concerne la clôture du site d’une superficie de 88 ha ; l’aménagement de 05 ha de périmètre maraîcher ; la réalisation de 04 forages positifs équipés de pompes solaires ; la réalisation de 02 châteaux d’eau de 20 m3. On retient aussi la réalisation d’un local technique constitué d’un hangar de conditionnement, d’un magasin d’entreposage, d’un bureau, d’une latrine de deux cabines et d’un réseau d’irrigation (canaux + 08 bassins principaux et 08 secondaires). Le site s’autonomisera sur le long terme car, avec un coût de réalisation initial s’élevant à 189 120 500 FCFA, l’exploitation du site génèrera en moyenne 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique. 1 500 jeunes, constitués en coopératives, sont formés sur les techniques de production agroforestière, le fonctionnement des coopératives et sur la gestion administrative et comptable pour assurer le bon fonctionnement du site. Les jeunes membres des coopératives nouvellement créées ou redynamisées sur chaque site d’intervention sont considérés comme des employés permanents. Chaque coopérative sera dotée de moyens nécessaires à l’activité de production, de moyens de surveillance de la nature et de fonds de roulement pour sa prise en charge pendant la première campagne de production. A côté de la formation typiquement agricole, des formations sont prévues aussi en entrepreneuriat pour favoriser le développement des filières dont, entre autres, l’entretien des équipements fournis par le projet, le processus de conditionnement et de stockage de la production, le transport et l’écoulement des produits. Aussi, à travers l’approche « Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO), le projet prévoit la réalisation d’aménagement de terres avec une main d’œuvre de 3 000 jeunes, en raison de 20 hommes/jour par hectare (Ha) pour la préparation du terrain, les semis, l’entretien et la récolte. Les mêmes jeunes sont aussi employés à titre temporaire pour la plantation de la gomme arabique, les travaux d’aménagement des infrastructures sans compter les brigades de surveillance de la nature. En outre, les localités concernées, étant réputées être des zones à forte migration, le projet va s’ouvrir aux candidats au retour afin de minimiser l’exode rurale des jeunes. Les organisations de femmes sont spécifiquement formées en connaissances, attitudes et pratiques liées à la nutrition. Sur les 3 000 Ha de terres qui seront concernés dans les régions de Kayes et de Nioro du Sahel, il est prévu d’aménager 120 ha par site, dont 05 ha sont affectés aux activités de maraîchage dédiées exclusivement aux organisations des femmes. Ce projet multidimensionnel est le fruit de la coopération entre l’Italie, à travers l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), et le Mali. Il traduit la volonté des gouvernements malien et italien de relever des défis fondamentaux de nos régions à savoir : la régénération de nos forêts, la création d’emplois vertes pour les jeunes, le développement de nouvelles filières économiques basées sur la promotion de la gomme arabique mais aussi et surtout la mise à la disposition de l’eau potable aux femmes pour le développement du maraichage. En marge de cette cérémonie, la ministre Wadidié Founé Coulibaly a offert des kits de maraîchage aux femmes. De son côté, le ministre Mossa Ag Attaher a offert des vélos aux jeunes pour leur faciliter la surveillance de l’infrastructure. Rappelons que les travaux d’aménagement de ce site avaient démarré le 24 Mai 2022 dans la même localité. Cette initiative présidentielle permettra de générer 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique BMS/KM (AMAP)

Célébration du 8 mars: Sous le signe de l’innovation et la technologie pour l’égalité des sexes

Bamako, 08 mar (AMAP) Le monde célèbre ce mercredi 08 mars, la Journée internationale des femmes dont l’édition 2023 est placée sous le thème de « l’innovation et des technologies pour l’égalité des sexes : pour un monde digital inclusif. » Dans une déclaration, publiée ce mardi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, indique que « dans le secteur des technologies, les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes. Et dans le domaine de l’intelligence artificielle, la proportion s’élève à cinq contre une. » Pour lui, « la discrimination que subissent les femmes dans le domaine de la science et de la technologie est le résultat de siècles de patriarcat, d’inégalités et de stéréotypes néfastes. » Il a souligné que les femmes ne représentent que 3% des personnes récompensées par un prix Nobel dans les catégories scientifiques depuis 1901. Le thème de la Journée internationale des femmes 2023 permet de saluer et de célébrer les femmes et les filles qui défendent l’avancement de la technologie transformatrice et de l’éducation numérique. Cette célébration permet d’explorer l’impact de l’écart numérique entre les sexes sur l’élargissement des inégalités économiques et sociales, et permet de mettre également en lumière l’importance de protéger les droits des femmes et des filles dans les espaces numériques, de lutter contre la violence sexiste en ligne, facilitée par les TIC. L’intégration des femmes dans les domaines technologiques se traduit par des solutions plus créatives et offre un plus grand potentiel d’innovations qui réponde aux besoins des femmes et favorisent l’égalité des sexes. Leur manque d’inclusion, en revanche, s’accompagne de coûts énormes. Par ailleurs, les femmes en ligne, notamment les scientifiques et les journalistes, sont, souvent, la cible de discours haineux et d’agressions sexistes qui visent à les dénigrer et à les réduire au silence. « Nous devons également agir pour offrir aux femmes un environnement numérique sûr et mettre fin à l’impunité des auteurs d’agressions en ligne et des plateformes numériques qui leur permettent de perpétrer de tels actes », a dit Antonio Guterres. SS/MD (AMAP)

Consommation de Kaolin : Le risque de l’addiction

Par Awa K. SANOU                 Bamako 07 mar (AMAP) Le kaolin provient des roches sédimentaires. Cette argile blanche, communément appelé « bogoni» ou «kabala», est souvent consommée dans les pays africains, notamment au Mali, par les femmes enceintes ou non qui en développent une certaine addiction. Selon les médecins, «le kaolin modifie le trouble de transit intestinal» d’où des constipations récurrentes chez les consommatrices. On en trouve plusieurs types sur le marché. Du kaolin rouge au salé, en passant par le fumé. Est-ce que les femmes qui en consomment courent des risques, notamment en termes de pathologies ? Dr Mamadou Sadia Traore, gynécologue obstétricien au Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G explique que la consommation de cette argile blanche est en train de devenir un sujet d’intérêt public. La consommation du kaolin est une habitude chez les femmes enceintes. Mais le scientifique explique que sur le plan médical, il n’y aucune étude qui atteste d’un apport intéressant de cette argile à l’organisme humain, notamment pour les femmes enceintes. Pour lui, c’est simplement un réconfort psychologique pour celles en consomment. Il pense plutôt que cela produit un effet placebo chez les femmes enceintes qui veulent dissiper les petits symptômes de la grossesse, notamment pendant les premiers mois. Le praticien hospitalier souligne aussi qu’il faut faire beaucoup attention parce que la consommation abusive du kaolin peut entrainer souvent des maladies parasitaires intestinales. Le gynécologue, qui sait de quoi il parle, explique aussi que dans le cadre normal du programme de prise en charge de la grossesse au Mali, il y a un déparasitage systématique au cours du deuxième trimestre de la grossesse. Au-delà de la constipation qui peut être la première conséquence de la consommation de cette argile blanche, y a-t-il autres effets sur un plan médical ? Dr Mamadou Sadia Traore relève qu’il n’est pas encore établi que le kaolin peut avoir des conséquences sur le fœtus. «En tant que médecin, je ne peux confirmer des choses sans les preuves scientifiques». Et de rappeler que dans les situations de malaise ou autres préoccupations pendant la grossesse qu’il vaut mieux consulter un spécialiste (un médecin gynécologue). Il relève la nécessité pour les femmes de comprendre que la grossesse n’est pas pathologique. Certes, elle est souvent accompagnée de malaises mais ceux-ci ne sont pas forcement à traiter. Certains signes apparaissent aux premiers de la grossesse, puis disparaissent après. Cela dépend de chaque organisme et de la physiologie de la femme. LE KAOLIN EST TRES PRISE – Les vendeuses de cette argile se frottent les mains. «Achetez du kaolin, c’est de la bonne qualité». Certaines d’entre elles hèlent ainsi la clientèle au marché de N’golobougou. Au bord de la route, les vendeuses exposent leurs marchandises dans des assiettes sur des étals. A côté d’une vendeuse, se trouve un stock dans un sac de 50 kg. Assise sur sa chaise, Mme Awa Tangara accepte de se confier et explique évoluer dans ce créneau depuis plus de 10 ans. La bonne dame est grossiste au marché de Sabalibougou. Elle s’approvisionne à au marché de kolas, appelé «Worokourou». Pour la grossiste, le sac de 50 kg revient à 6 000 Fcfa et elle revend avec une grande marge bénéficiaire. « Souvent, elle passe du simple au triple », dit-elle honnêtement, avant de préciser qu’elle peut avoir un stock d’environ 3 à 4 sacs de 50 kg. Le produit peut être conservé pendant une année sans risque. « Les Ivoiriens ont une façon particulière de le brûler et de lui donner un goût atypique », indique succinctement la vendeuse de kaolin. « C’est un marché prospère », explique-t-elle. Selon elle, «c’est la kola des femmes». Elle tente aussi de donner d’autres motivations à la consommation du kaolin par les femmes enceintes. C’est une croyance selon laquelle cette argile apporte du fer. D’autres succombent simplement à un phénomène de mode. Notre interlocutrice reste convaincue que le kaolin n’est pas sans conséquence sur la santé. Elle rappelle qu’elle en était une grande consommatrice jusqu’au jour elle a eu un grand malaise après la consommation de cette argile. Elle a été conduite à l’hôpital où elle a dépensé, selon elle 35 000 Fcfa pour une prise en charge, en analyses et en médicaments. Depuis ce jour, elle a arrêté de manger du kaolin. Une femme, qui a requis l’anonymat, dit en consommer depuis le bas âge. Elle explique que c’est une tante qui lui transmis le «virus». Elle explique être stimulée par l’odeur de cette argile. Chaque fois que ma tante m’envoyait acheter du kaolin, j’en profitais pour goûter. C’est ainsi devenue une addiction chez moi. Le kaolin, c’est comme du thé qui est une boisson nationale. Une fois qu’on en devient accro, il n’est pas facile de s’en défaire. Notre interlocutrice pense même qu’après la consommation, il faut boire de l’eau chaude. Une vendeuse au Grand marché de Bamako soutient que le kaolin est important pour la femme enceinte. Ces dernières années, le produit est de plus en plus consommé par les enfants, adolescents, femmes enceintes voire des personnes âgées. Il permet, selon elle, de combler le manque de fer chez la femme enceinte. Cette affirmation ne se fonde sur aucun constat de spécialistes, encore moins sur une étude scientifique. Pour elle, il y a deux qualités très prisées. Le kaolin rouge dont l’unité est cédée entre 50 et 100 Fcfa et qui provient de la Côte d’Ivoire et le kaolin blanc qui vient de chez nous (ici au Mali). Il a un arrière goût amer et reste le plus consommé et est moins cher. Il est accessible pour toutes les bourses ou presque entre 5, 10 et 25 Fcfa le petit morceau. Une jeune fille que nous désignons sous les initiales de F.S a aussi développé une addiction au kaolin. Elle consomme depuis toute petite parce que ses sœurs l’utilisaient pour le gommage du visage. Elle nous apprend que le marché malien est approvisionné aussi par la Côte d’Ivoire. Elle, aussi, sans être catégorique, estime que cette argile peut avoir des effets secondaires ; notamment des maux de ventre et des règles

Mali-Russie : Alliance contre le terrorisme et pour le combat diplomatique

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Le Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, s’est entretenu, lundi, avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Vershineen, en marge des travaux de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA). Sergey Vershineen et Dr Choguel Kokalla Maïga ont procédé, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et d’autres membres de la délégation, à une analyse de l’évolution des relations entre le Mali et la Russie qui se sont densifiées, ces dernières années. Moscou et Bamako ont la même lecture des défis à relever. Elles s’épaulent sur les plans sécuritaire et diplomatique. Le vice-chef de la diplomatie russe s’est dit certain que cette relation se développera davantage dans tous les domaines. «Et pour cause, a-t-il soutenu, «nos intérêts coïncident et nous pouvons aller de l’avant sur les plans politique et économique ». Tel est également le souhait du chef du gouvernement malien qui a indique avoir rappelé à « nos amis russes » que les choix du Mali s’articulent autour de ces trois principes : le respect de la souveraineté, le respect des choix de partenaires stratégiques et la défense des intérêts du peuple malien. Dans toutes ses interventions à Doha, le Premier ministre Maiga a systématiquement répété ces principes, sur la base desquels le Mali définit ses relations au niveau bilatéral. « Il se trouve qu’aujourd’hui, s’est-il félicité, la Russie tire dans la même direction. » Ce pays est surtout sur la même longueur d’onde que le Mali sur les questions de souveraineté et de lutte contre le terrorisme, selon Dr Choguel Kokalla Maïga qui a rappelé que la Russie a été l’une des plus grandes victimes de ce fléau. Elle a en effet connu, il y a une décennie, des attaques terroristes d’envergure. « L’on comprend dès lors le sens de son engagement aux côtés du Mali’, selon le Premier ministre. Pour lui son pays, dans le cadre de cette coopération pragmatique, peut tirer profit de l’expérience russe. Mais, aussi et surtout, ce pays frère (la Russie), « en tant que puissance militaire, peut satisfaire une bonne partie de nos d’équipements militaires. » En outre, le chef du gouvernement a évoqué l’appui que les russes peuvent apporter au Mali dans le domaine de la sécurité alimentaire. Les deux États ont déjà conclu des accords importants sur le blé, les engrais, le pétrole… Ils entendent élargir l’éventail à d’autres produits. La volonté commune affichée lors de cette audience est de poursuivre les échanges afin de dissiper totalement les problèmes qu’il y a eu par le passé entre notre pays et l’ex-Union soviétique. Et ce, pour que «notre coopération soit éminemment profitable à nos deux pays», a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Sur le plan diplomatique, les parties sont convenues de coopérer davantage au niveau du système des Nations unies où certains proposent « des embargos contre le Mali et qui sont systématiquement bloqués par les Russes». Ces derniers sont aussi très « enchantés que nous soyons ensemble pour éviter la bataille diplomatique contre la Russie», a ajouté le Premier ministre, « convaincu que cette lutte commune contre le terrorisme et pour un rééquilibrage des relations internationales, sera forcément gagnante. » Cette audience s’est, également, voulue une rencontre préparatoire à la prochaine visite du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en Russie. ID/MD (AMAP)

Conférence des Pays les moins avancés à Doha : le Premier ministre délivre le message du Mali

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Les Pays les moins avancés (PMA) n’ont pas besoin d’assistance qui les maintiendrait dans une dépendance continue, a déclaré lundi, le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, à la tribune de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha (Qatar). Selon le chef du gouvernement, ces PMA, « n’ont besoin ni de la commisération des plus grands, ni d’aumône, encore moins d’assistance qui les maintiendraient dans une dépendance continue. » Ils (PMA) ont plutôt besoin « de partenariats robustes et, en particulier, de justice dans les règles du commerce international et dans la gouvernance économique mondiale. » Pour lui, « l’écrasante majorité des pays dits moins avancés stagnent pour différentes raisons, parmi lesquelles on peut citer les déséquilibres criards et l’iniquité du système économique mondial. Dans cette optique, le «nouveau Programme d’action doit bénéficier d’un soutien franc et d’un financement ambitieux à la hauteur des défis auxquels les PMA sont confrontés», a-t-il dit. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a ainsi souligné l’importance du Programme d’action de Doha pour le développement de nos pays, a livré le message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta qu’il a représenté dans la capitale qatarie pour porter la voix du Mali à cette importante rencontre visant à libérer tout le potentiel des pays les plus vulnérables et à les mettre sur la voie de la prospérité. D’où le thème «du potentiel à la prospérité». L’enjeu est de taille pour les 33 pays africains concernés dont le Mali qui connaît une crise multidimensionnelle depuis 2012. Certaines de ses difficultés pourraient trouver leurs réponses dans le Programme d’action de Doha qui sera validé au terme de cette rencontre. Le Mali participe donc à cette conférence avec l’espoir que ce Programme ne connaîtra pas le même sort que ses prédécesseurs. En effet, a fait ressortir Choguel Kokalla Maïga, «de 25 pays en 1971, le nombre de PMA a presque doublé pour atteindre 52 en 1991». Ce qui en dit long sur l’impact très limité des plans d’action successifs et sur la nécessité de s’engager résolument vers l’action. Dans son discours le Premier ministre a estimé impératif de changer de paradigme dans la lutte contre les changements climatiques, pour « investir davantage dans le capital humain et mettre en place des outils robustes de relance économique post-Covid-19. » Il a, aussi, encouragé les PMA et leurs partenaires à s’attaquer de front aux défis liés à la paix et à la sécurité qui menacent les fondements des Etats. Sous ce prisme, le Mali a affirmé que « la lutte contre le terrorisme et la restauration de la paix sont des défis pressants, qui doivent être au cœur de l’action collective. » Conscient de l’importance de relever ces défis, le Mali a entrepris d’importants efforts visant à enrayer le terrorisme et l’insécurité. Concomitamment, il conduit des réformes structurelles au plan politique, institutionnel et au niveau du cadre macroéconomique en vue de refonder l’Etat. «C’est dans cet esprit que notre pays a adopté plusieurs documents-cadre de croissance économique et de lutte contre la pauvreté», a souligné Choguel Kokalla Maïga. Le gouvernement est, également, pour organiser des élections crédibles et transparentes, suivant un chronogramme établi, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. PROGRAMME D’ACTION DE DOHA – À travers ces explications, Dr Choguel Kokalla Maïga a fait ainsi remarquer que « nos besoins nationaux et nos priorités sont en adéquation avec les axes majeurs du Programme d’action de Doha. » Ces priorités s’avèrent être « des chantiers ambitieux destinés à accélérer notre développement et dont la réalisation requiert un engagement plus fort au niveau national, régional et international. » «C’est pourquoi le Mali fonde beaucoup d’espoir sur la mise en œuvre du Programme d’action décennal de Doha», a insisté le chef du gouvernement. Il a, ensuite, exhorté, une fois de plus, à promouvoir une chaîne de solidarité et de justice internationale pour lever les obstacles et les entraves au développement des PMA. Le Premier ministre a appelé les uns et les autres à travailler ensemble à l’application rapide du Plan d’action de Doha, de manière à accélérer l’atteinte des ODD et améliorer substantiellement les conditions de vie de nos populations. « Car, en définitive, l’amélioration de ces conditions, particulièrement pour les couches les plus défavorisées, est essentielle pour réussir la lutte contre le terrorisme. Elle est aussi la condition sine qua-non pour la paix, la sécurité et la stabilité. », a-t-il dit Pour sa part, le Mali ne se ménagera pas afin que les engagements pris collectivement soient suivis d’effet. « Aussi, reste-t-il disposé à coopérer avec l’ensemble des partenaires pour aider à réaliser ensemble les objectifs convenus dans le nouveau Programme. » ID/MD (AMAP)

Le Mali participe au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (Ministère en charge des Mines)

Bamako, 06 mar (AMAP) Le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, à la tête d’une forte délégation malienne, prend part au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), ouvert, dimanche, à Toronto, au Canada, selon une source officielle, M. Traoré participe à cette rencontre ainsi qu’une dizaine de sociétés et entreprises maliennes « pour présenter les potentialités du Mali et attirer les investisseurs vers notre pays », indique la cellule de communication du ministère en charge des Mines. Lamine Seydou Traoré cité par la source, a rappelé « l’importance que notre pays accorde à cette rencontre qui permettra de promouvoir la destination Mali et rassurer les investisseurs, tout en expliquant les nouvelles orientations du secteur minier basées sur le développement du contenu local. » Il s’agît de faire en sorte que « le Mali et les communautés profitent de l’exploitation minière sans porter préjudice à l’investissement des entreprises conformément à l’esprit du Code minier. » Le PDAC, qui est « devenu international et surtout incontournable pour les décideurs et professionnels du secteur minier » réunit, cette année, « plus de 30.000 participants venant de 130 pays qui se retrouvent autour des questions portant sur le développement des opportunités commerciales et le développement communautaire dans le secteur minier», ajoute la même source. Cet évènement est le plus grand rendez-vous international des décideurs et professionnels de l’exploration minière. Au cours de la rencontre, annonce la même source, des distinctions seront décernées à des auteurs de l’industrie minière dans le monde pour leur apport au développement minier ou communautaire. SS/MD (AMAP)

Mali : « La situation actuelle ne donne pas les solutions satisfaisantes» (secrétaire général de l’ONU)

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 06 mar (AMAP) Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a reconnu, samedi, à Doha, au Qatar, que les solutions proposées jusque-là à la crise malienne ne « sont pas satisfaisantes». M. Guterres a eu, en marge de la 5ème Conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5, dans la capitale qatarie, des discussions avec le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et du représentant du Mali auprès de l’ONU, Issa Konfourou. Selon le chef du gouvernement malien, Antonio Guterres est « convaincu que la situation actuelle ne donne pas les solutions satisfaisantes ». « Les échanges ont été francs avec le secrétaire général des Nations unies qui a montré qu’il a une bonne connaissance de l’histoire et de la géographie du Mali. Et, surtout, des défis que le peuple malien a relevé dans le passé », a poursuivi Choguel Kokalla Maiga. « Ce qui conduit à une meilleure compréhension des tentatives de division du Mali et de soumission de l’Afrique », en déduit le Premier ministre malien. Le chef du gouvernement a dit avoir rappelé à son interlocuteur que la priorité des autorités maliennes est la sécurité, avant d’insister sur le fait que le Mali tient au respect strict des trois principes servant désormais de boussole à l’action publique. «Tout ce qui peut être fait avec nous doit obéir au triptyque indiqué par notre président de la Transition», a-t-il déclaré. Dans sa nouvelle posture, le Mali espère la compréhension de la communauté internationale, avec laquelle le dialogue doit être maintenu dans le cadre de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Il faut un dialogue approfondi avec les ministères concernés, notamment en charge de la Défense et les Affaires étrangères pour ne pas laisser l’impression qu’un ami, qui est invité, peut aller où il veut ou qu’on lui fait des restrictions», a commenté le chef du gouvernement. Il s’est dit convaincu qu’en discutant, l’on peut toujours converger vers des voies qui conviennent aux uns et aux autres. D’après Choguel Kokalla Maïga, la lutte contre le terrorisme doit se mener de façon efficace au niveau de chaque pays. Et pour cela, il faudra travailler à renforcer d’abord les Etats au plan bilatéral, de sorte que chacun d’entre eux puisse être suffisamment solide. «C’est bien d’avoir une force sous-régionale panafricaine, mais nous ne souhaitons pas attendre une aide qui vient de l’extérieure pouvant nous amener à assister à ce que nous avons vu dans certains pays où on a mis en place des organisations pendant des années, puis la communauté internationale a décidé, un jour, de tout arrêter. » « Et on a vu des citoyens de ces pays quitter leur nation en s’accrochant à des trains d’atterrissage des avions», a-t-il déclaré. Le Premier ministre s’est, aussi, entretenu avec le vice-premier ministre du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman Al- Thani. «Nos amis du Qatar sont dans de bonnes dispositions vis-à-vis du Mali », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga au sortir de l’audience. Il a expliqué à son hôte que le terrorisme reste le principal défi auquel le Mali est confronté. Et que ce mal est en train d’être « vaincu sur tous les plans par les Forces de défense et de sécurité». « Afin de maintenir cette dynamique, nous sommes preneur de tout ce qui peut renforcer cette lutte», a fait savoir Dr Choguel Kokalla Maïga qui a, aussi, évoqué la situation des réfugiés et des déplacés avec son hôte. Il a souligné que cette problématique préoccupe l’Etat malien au plus haut niveau. En mission d’un pays à 95% musulmans, le chef du gouvernement a évoqué l’approche du mois de ramadan. Sur le sujet, il s’est agit de voir avec le vice-premier ministre comment est-ce que les Qataris pourraient appuyer leurs frères en religion. Le chef du gouvernement a invité les autorités du Qatar à venir au Mali pour discuter et mieux cerner les priorités des Maliens. Ce qui permettra également d’identifier les cadres dans lesquels les deux pays peuvent travailler ensemble, dans le respect réciproque de leurs principes. D’ores et déjà, le chef du gouvernement a rappelé les trois principes de l’action publique au Mali qui, heureusement, «correspondent à la façon dont le Qatar aussi voient les choses », s’est-il réjoui. Recevant favorablement cette invitation, Mohammed bin Abdulrahman Al- Thani a instruit à la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères d’entrer en contact avec l’ambassadeur du Mali au Qatar pour entreprendre les arrangements nécessaires. ID/MD (AMAP)  

Conférence des Pays les moins avancés (PMA) : le Mali plaide pour bénéficier du Programme d’action de Doha

Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 06 mar (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a représenté le Mali, à la 5ème Conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5), samedi, à Doha, la capitale du Qatar, où il a plaidé pour que son pays puisse bénéficier du Programme d’action de Doha. « Le Mali espère, à l’instar des autres PMA, tirer profit du Programme d’action de Doha qui contient des mesures destinées à lever les obstacles au commerce international et à la compétitivité, y compris l’épineuse question des infrastructures énergétiques et de transport. En effet, le pays est sans littoral. Il est par, conséquent, préoccupé par l’inflation, la volatilité des marchés financiers et la perturbation des chaînes d’approvisionnement et de transport. Face à ces obstacles que plusieurs PMA ont en commun, le chef du gouvernement a estimé «important» de promouvoir une chaîne de solidarité et de justice internationale. Pour lui, le Programme d’action de Doha est une réponse cohérente à cette demande forte. « Il nous revient à présent de travailler ensemble à son application diligente et efficace pour les dix prochaines années, en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations », a déclaré Choguel Kokalla Maïga. Il a réitéré la disponibilité de son gouvernement à coopérer avec l’ensemble des partenaires pour aider à réaliser ensemble les objectifs convenus dans ce nouveau Programme « dans le respect des principes définis par le président Assimi Goïta. » En prélude à l’ouverture officielle de cette 5ème Conférence des Nations unies sur les PMA, les chefs d’État et de gouvernement se sont réunis en Sommet au Centre national des congrès de Doha au Qatar, sous la houlette du président malawite, Lazarus McCarty Chakwera. Un évènement majeur qui a permis aux chefs de délégation, dont le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, d’indiquer les voies susceptibles de conduire rapidement aux résultats attendus du Programme d’action de Doha 2022-2031. Ce Programme intervient à la suite de celui dit d’Istanbul 2011-2020, comme une nouvelle génération d’engagements renouvelés et renforcés entre les PMA et leurs partenaires au développement. Le Mali, reconnu comme l’un des PMA les plus vulnérables à cause de la crise multidimensionnelle qu’il traverse, ne peut que s’inscrire dans les dynamiques tendant à améliorer sa situation. À preuve, concernant le Programme d’action d’Istanbul, le Mali a adopté, en décembre 2011, le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) 2012-2017. Par la suite, il a instauré un cadre unique de référence de mise en œuvre des politiques et stratégies de développement, appelé Cadre stratégique de relance économique et de développement durable (CREDD) 2019-2023. Dr Choguel Kokalla Maïga a évoqué ces acquis pour expliquer l’intérêt qu’accorde son pays à ces programmes. L’opérationnalisation du CREDD a, cependant, butté sur des obstacles liés essentiellement à la situation sécuritaire. Toute chose qui conforte le Premier ministre dans sa conviction  que «le développement d’un pays reste tributaire de sa stabilité». « Raison pour laquelle, a-t-il justifié, le rétablissement de la paix a été érigé au rang des priorités des autorités maliennes. » Et ce choix se concrétise par le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité. «Ces efforts ont permis de rétablir progressivement l’autorité de l’Etat, d’assurer le retour, étape par étape des services de l’Etat, des services sociaux de base et de protéger nos populations et leurs biens », a dit M. Maïga. CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS – Concomitamment, le gouvernement du Mali mène des réformes politiques et institutionnelles, en vue de la refondation de l’Etat, selon Dr Choguel Kokalla Maïga qui a saisi l’occasion pour, également, faire le point du processus de la Transition malienne. En plus, il œuvre, «conformément aux engagements pris avec les organisations régionales et sous-régionales, à la tenue réussie des élections, suivant le chronogramme convenu en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel », a assuré le Premier ministre, ajoutant que la réalisation de ces chantiers requiert, aussi, l’accompagnement des partenaires régionaux et internationaux du Mali. Avant le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs intervenants ont mis en exergue l’inadéquation des réponses proposées par les pays riches aux besoins des PMA. Selon le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le système en place profite largement aux riches. M. Guterres a alors demandé une aide de quelque 500 milliards de dollars par an pour les pays les plus pauvres de la planète, « coincés dans des cercles vicieux » qui empêchent la réforme de leurs économies. Le président du Malawi, Lazarus Chakwera, qui préside le sommet des PMA, a dénoncé les promesses non tenues des partenaires, estimant que l’aide « n’est pas une faveur ou un acte de charité mais une responsabilité morale». ID/MD (AMAP)