Festival : Ségou’Art 2023 retrouve son format habituel

Bamako, 18 janv (AMAP) La 19è édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger, qui se déroulera du 31 janvier au 5 février 2023, à Ségou (Centre), sous le thème : «Patrimoine et créativité», sera marquée par le retour des concerts sur la berge du fleuve Niger, a annoncé son coordinateur, Ataher Maïga, samedi, au cours d’une conférence de presse au siège de la Fondation qui porte le nom de l’évènement. En outre, pour l’édition de cette année, placée sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’entrée sera payante pour les deux grands spectacles de vendredi et samedi avec les deux têtes d’affiche Abdoulaye Diabaté et Salif Keïta. Le colloque de Ségou, un espace international d’échanges autour des grands thèmes et enjeux de notre société, fera aussi son retour sous format ancien. Il accueillera des chercheurs, créateurs, professionnels de l’art et décideurs de pays 30 pays d’Afrique et du monde. L’innovation de cette année réside dans l’initiation d’une plateforme créative d’échanges et de partage d’expériences qui consiste à organiser des séries de conversations avec des personnes ressources et des tables rondes sur différentes thématiques. Pour l’édition 2023, les conversations et les tables rondes s’articuleront autour du thème : «Arts, culture et changements climatiques : enjeux et perspectives et la circulation des œuvres et la mobilité des artistes, quelles stratégies pour mettre en réseau les opérateurs d’Afrique de l’Ouest ?» Il y aura aussi le Korê Fab Lab, conçu comme un espace de promotion et de collaboration créative pour les jeunes entrepreneurs, porteurs de projets, qui sont dans le domaine de l’innovation technologique, le design, les industries culturelles et créatives… Il occupera une place importante dans les activités. LA CRÉATIVITÉ EN LUMIÈRE – La rencontre se veut aussi un espace de promotion de l’art contemporain africain. Cette année, plusieurs activités ont été programmées. Il s’agit, entre autres, de l’exposition «Bi Mali» (le Mali contemporain) avec des artistes émergents du pays, l’exposition internationale des artistes confirmés d’Afrique et d’ailleurs et d’autres en off, à travers la ville de Ségou et un atelier d’art plastique pour les enfants avec Souleymane Ouologuem. Au menu, il y aura aussi l’exposition des galeries d’art du Mali, le mur de marionnettes de Yaya Coulibaly et la foire internationale. L’équipe d’organisation a décidé d’initier à partir de cette édition, la Foire de l’art contemporain (FLAC) afin de mettre la lumière sur la créativité des artistes maliens et leur permettre de vendre leurs œuvres. En effet, la FLAC, selon les organisateurs est une occasion pour les créateurs de rencontrer des collectionneurs, amateurs et des articles locaux. Pour ce qui concerne l’exposition «Bi Mali», c’est un espace de visibilité et de promotion pour la génération montante des artistes visuels du Mali. «Cette exposition est exclusivement dédiée aux artistes maliens pour montrer leur savoir-faire», indique le communiqué de presse qui annonce l’évènement. Cette édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger sera l’occasion pour le « maaya bulon », le nom donné à une pièce spécifique de l’architecture malienne, un espace multifonctionnel qui est le siège du pouvoir familial, clanique ou villageois, de la tradition d’hospitalité, lieu de conservation d’objets protecteurs, des esprits. «Lieu des grandes décisions du pouvoir collectivement exercé en prenant à témoin les forces ancestrales et les divinités pour que la maisonnée, la communauté villageoise, continue de garder son unité, sa cohésion, mais surtout fonctionner et prospérer», développe le communiqué. Le présente « maaya bulon » est présenté comme un lieu où se pratique l’hospitalité (accueil, discussions, échanges avec l’hôte), une notion centrale dans la culture malienne. Ségou’Art, Festival sur le Niger, c’est aussi la caravane culturelle pour la paix, un projet Sahélo-transsaharien créatif et conscient soutenant la paix, la tolérance et la solidarité au Sahara et dans la Région du Sahel. YD/MD (AMAP)    

28è FESPACO : sept  films maliens sélectionnés

Bamako, 18 janv (AMAP) Sept œuvres cinématographiques du Mali ont été retenues parmi les 170 films sélectionnés sur 1.200 proposés et qui seront projetés, du 25 février au 4 mars, 2023, lors de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a annoncé, vendredi dernier, dans la capitale burkinabè, le comité d’organisation dirigé par Moussa Alex Sawadogo. Cette biennale du 7e art africain, d’un coût d’environ 2 milliards de Fcfa, se tiendra sous le thème : «Cinémas d’Afrique et culture de la paix». Dans la catégorie des courts métrages, «Les cavaliers de Tonka», un documentaire de 11 minutes du cinéaste Mohamed Dayfour Diawara, sera en lice. Pour les films d’animation,  4 productions : «Fadi, le village de transformer», une œuvre de Cheick Ouattara qui dure 8 minutes, «L’affront de Nèguèba Traoré (3mn), «En surface» de Fan Sissoko (4mn) et «Paya et Koulou», un film de 15 mn réalisé par Dramane Minta, représenteront le Mali. «Fanga ou le pouvoir» de Fousseyni Maïga (26mn X 3) sera en compétition dans la catégorie des séries. Enfin dans le panorama, Bouba Touré défendra les couleurs maliennes avec un documentaire de 120 mn intitulé : «Xaraasi Xanne, Les Voix croisées». Quelques 15 films vont concourir pour l’Etalon d’or de Yennenga. Le délégué général du Festival, Moussa Alex Sawadogo, a indiqué que les films sélectionnés sont répartis dans onze sélections. Le film d’ouverture est «Bravo, Burkina», une œuvre cinématographique du Burkinabè-Nigérian de la diaspora, Oyéjidé Walé. « Dans la catégorie des longs métrages, il y a 14 films qui ont plu au comité de sélection, parmi lesquels deux œuvres burkinabè », a relevé Moussa Alex Sawadogo. YD/MD (AMAP)

Agro-industrie au Mali : Les goulots d’étranglement du secteur

Par Oumar SANKARE Bamako, 18 janv (AMAP) À Koulikoro, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, la capitale du Mali), non loin du gouvernorat, il y avait, jadis, de vastes mangueraies soigneusement entretenues par le vieux Moussa Diallo. Ramata Traoré, la cinquantaine révolue, assise avec ses trois sœurs autour d’un thé, dans leur concession familiale, se remémore : «Toute mon enfance, mes petits camarades et moi avons consommé ces mangues à volonté sans jamais nous soucier du prix d’une mangue.» Comme Ramata, plusieurs habitants de la zone en ont largement profité. C’est le cas de Modibo Diarra, enseignant à la retraite. Nous le rencontrons parmi son groupe de joueurs de belote. «Il fut un temps où nous nous permettions même de ramasser les mangues de ce verger pour les envoyer à nos parents à Bamako et dans d’autres localités. La mangue était tellement abondante à l’époque (et ça l’est toujours) que les bœufs au retour de pâturage se contentaient de les humer et continuer leur chemin», témoigne-t-il. Avec le recul, Modibo Diarra et ses camarades se rendent compte de toute cette richesse inexploitée dans leur région natale. «La mangue, à elle seule, peut être une industrie pourvoyeuse d’emplois pour toute la jeunesse de la Région de Koulikoro. C’est un crève-cœur de voir une richesse à portée de main, inexploitée jusqu’à présent», regrette Moussa Traoré, un autre joueur de belote. Et d’ajouter : «C’est la même triste réalité dans la Région de Mopti (Centre) où j’ai vu des femmes peules verser leur lait de vache invendu à leur retour du marché. Faute de moyen de transformation.» Si l’agro-industrie tarde à prendre son envol au Mali, quelques pionniers tentent de se frayer un chemin. Tako Sylla est la directrice de USTako Sarl, une entreprise qui opère dans la transformation agro-alimentaire, particulièrement la mangue séchée. Il est 14h quand nous la rencontrons dans ses locaux à Kati. L’ambiance y est calme, les machines sont à l’arrêt. Le chef de la production, Diarra, nous conduit dans le bureau de la directrice. Décoration sommaire, une table marron sur laquelle sont posés un ordinateur et une imprimante. Au mur, est affiché le graal : une licence certifiant la qualité de la production. FAIBLEMENT TRANSFORMÉ – Vêtue d’un bazin violet et coiffée d’un foulard de même teinte, Tako Sylla, ancienne de l’École nationale d’administration (ENA), explique : «La mangue malienne fraîche et transformée est très prisée à l’international. Ce n’est pas pour nous jeter des fleurs, nos clients des pays de l’Union européenne (UE), d’Afrique du Sud et du Moyen-Orient nous le font savoir.» Avec un si fort potentiel, «même pas 1% de la mangue malienne est transformé pour faire du jus, des séchés, de la confiture, des produits esthétiques…) Imaginez les retombées économiques pour tout le pays si on pouvait transformer 10 à 15% de notre production», regrette-t-elle. Pour commercialiser les mangues transformées, les producteurs sont toujours obligés de passer par des intermédiaires. «Nos produits transitent par des entreprises dans les pays voisins pour pouvoir être sur le marché international. Notre nom ne figure nulle part, ne parlons pas des retombées économiques qui nous échappent». Cette situation peut être résolue avec un centre de contrôle (sans lequel le Mali ne peut pas exporter les mangues séchées), qui n’est autre qu’une chambre froide pour stocker les produits transformés, les contrôler et faire des containers à partir du Mali. Sans quoi, les quantités de mangues séchées produites chez nous se retrouveront dans les statistiques d’autres pays. En plus, le secteur fait face à un problème de labellisation. Or, c’est le label qui permet de donner une identité aux produits. Seulement une dizaine d’entreprises dans le domaine de la mangue transformée répondent aux normes. À Sotuba, s’est installée l’unité industrielle Sahel Industrie. Bâtiment de couleur verte, le calme y règne : c’est la période morte. Nous rejoignons Touré Aminatou, la directrice générale, au premier étage. De la fenêtre du bureau, on peut contempler le lever du soleil qui illumine tout le bureau malgré le rideau. À gauche de la fenêtre, se trouve une étagère sur laquelle sont entreposées plusieurs gammes de thé et surtout un trophée. Sahel Industrie est l’une des rares entreprises de l’agro-industrie à assurer sa propre production avec plusieurs coopératives, la transformation, la commercialisation et la distribution à travers sa filiale Sahel Distribution. «Toutes les entreprises ici font face à un moment donné aux problèmes d’accès à la matière première. C’est pourquoi nous nous sommes mis à la production de notre matière première», explique la technicienne. « À titre d’exemple, il y a une période de l’année où les mangues, comme bien d’autres produits de l’agriculture, sont en abondance et pourrissent même au bord des routes ; tandis qu’il y a une période où elles disparaissent, entrainant une fluctuation des prix », souligne Touré Aminatou. En plus de l’accès difficile aux financements, le secteur agro-industriel fait face à un problème d’emballage de qualité notamment pour les jus, sirops et autres. «Les emballages made in Mali que l’on trouve sur le marché local sont plus chers que ceux importés, malheureusement. Il est impératif d’accorder des subventions à ce niveau pour permettre aux unités d’emballages de réduire leur prix de vente. Sans cela, nous sommes obligés d’importer pour contrôler nos prix», explique la patronne de Sahel Industrie. POINTS NOIRS – Mamadou Traoré est directeur général de Laham Industrie, une entreprise d’abattage de bovins et autres petits ruminants, et de commercialisation de la viande. Son unité industrielle est dans la Région de Kayes, à 610 km de Bamako. Vêtu d’un jean bleu délavé et d’une chemise bleu ciel, il nous reçoit à la direction de son industrie à l’ACI 2000, entre une série de réunions. Pour Mamadou Touré, le manque d’énergie constitue le plus grand obstacle pour les industriels. «Nous subissons le délestage comme tous les Maliens. Mais au niveau industriel, c’est pire, car il impacte toute la chaîne et rapidement les prix s’envolent malgré nous», soutient-il. Par ailleurs, notre interlocuteur déplore l’insuffisance d’infrastructures globales, notamment les routes. « Les zones

Production d’aliments bétail : Une usine d’une capacité de 60.000 tonnes par an à Ségou (Centre)

Envoyé spécial Namory KOUYATE Bamako, 17 janv (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a visité, le weekend dernier, le complexe agro-industriel «Printemps en Afrique de  l’Ouest S.A», situé dans la Zone industrielle de Ségou, pour encourager la création de richesses et de valeur ajoutée au Mali. Cette unité industrielle, qui a une capacité de production de 60.000 tonnes par an, met à la disposition du monde rural de l’aliment-bétail pour augmenter la production en lait et en viande. Actuellement, ses domaines de prédilection sont la production laitière, l’embouche bovine et le petit ruminant. En perspective, l’entreprise compte fabriquer de l’aliment-volaille. Fruit d’un partenariat sino-malien, cette usine est l’œuvre de Zhang Jian et de Cheikna Sylla. Le premier en est le directeur général et le second est un opérateur économique malien . C’est pourquoi, le premier responsable de l’usine s’est réjoui de la présence du Premier ministre dans ses installations. Dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, Zhang Jian a soutenu qu’il travaillera dans le sens du développement du Mali. Un objectif qui mérite, selon lui, l’appui du gouvernement de la Transition. Quant à Cheikna Sylla, il a dit toute sa fierté de recevoir Dr Choguel Kokalla Maïga. «Nous sommes en train de monter des projets pour le bonheur du monde agricole », a-t-il ajouté, avant de remercier les autorités pour cette marque de considération et d’encouragement. Après avoir fait le tour des installations, le chef du gouvernement a félicité les ministres du Développement rural, Modibo Keita, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et celui délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah. Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a remercié les promoteurs de cette usine et les autorités de la Région. «Lorsque j’ai appris qu’il y a des Maliens qui s’associent à des Chinois pour faire une entreprise locale avec les matières locales et produire pour les animaux locaux afin de bien nourrir la population, je ne pouvais rester indifférent», a indiqué le Premier ministre, Il a fait remarquer qu’en plus de la défense militaire, le peuple doit avoir aussi l’autonomie alimentaire. Insistant sur la souveraineté alimentaire, le chef du gouvernement a déclaré que cette initiative participe à l’atteinte des objectifs du gouvernement. Lors de cette visite, en marge de la célébration de la Journée de la souveraineté retrouvée, le chef du gouvernement était accompagné des autorités administratives et politiques de la ville. NK/MD (AMAP)

Divagation des animaux : Le grand bazar à Bamako

Par Siné. S TRAORE Bamako, 17 janv (AMAP) Sur les grandes artères de la capitale malienne, Bamako, il n’est pas rare de se retrouver nez-à-nez avec des animaux  errants et qui sont, parfois, à l’origine d’accidents. Le phénomène semble franchir les âges. Malgré les efforts consentis, on peut aisément constater dans les rues et sur les grandes artères de la capitale, notamment sur le  Boulevard de l’indépendance, des bêtes allant dans tous les sens. Diadouba Kouyaté, chef d’antenne de la Direction urbaine du bon ordre et de la protection de l’environnement (DUBOPE) en Commune III du District de Bamako, s’indigne. Il explique qu’on retrouve aussi facilement les animaux en divagation sur l’avenue Kassé Keïta et la voie qui relie l’échangeur en face de l’ex-cinéma-Babemba au Groupement mobile de sécurité (GMS). Il en appelle à l’implication de tous pour circonscrire le fléau dans la capitale. Les spécialistes admettent qu’un animal est en divagation lorsqu’il se trouve hors de la propriété de son maître ou de celui qui en a la responsable ou lorsqu’il est hors de la surveillance, du contrôle ou de la direction de ceux-ci. Pourtant, il y a des dispositions pénales contre la divagation des animaux. Le paragraphe 9 du Code pénal malien en vigueur, notamment l’article 317 stipule : «quiconque aura lâché dans la nature ou dans une agglomération des animaux domestiques sans emprise effective, les prédisposant par ce seul fait à causer des dégâts à autrui ou à gêner la circulation sur les voies publiques, sera puni de onze jours à six mois d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 1.000.000 Fcfa». Son second alinéa ajiute que «lorsque les animaux errants auront causé des dégâts à autrui ou au domaine public, il sera fait application des peines prévues à l’article précédent». Les textes précisent, aussi, que le propriétaire d’un animal ou celui qui s’en sert pendant qu’il est à son usage, est le responsable du dommage que l’animal pourrait causer. Et quant aux maires, ils sont habilités à intervenir afin de mettre fin à la divagation des animaux au titre de leur pouvoir de police générale. Au-delà des textes et des récriminations de nos compatriotes qui n’apprécient guère la déambulation des animaux sur la voie publique, leurs maîtres semblent en n’avoir cure. Pour le maire de la Commune IV du District de Bamako, Adama Bérété, la divagation des animaux à Bamako est interdite par la loi. Il propose l’alternative de disposer de fourrières pour les animaux au niveau des collectivités. Ainsi, les municipalités peuvent opérer des saisies et garder les bêtes en lieu sûr. Pour le cas précis de sa circonscription, l’édile  confirme l’existence d’un site exigu qui ne peut pas contenir assez d’animaux. «Les animaux que nous saisissons sont  envoyés au niveau du tribunal qui, en dernier ressort, se prononce sur le sort à leur réserver. A titre d’exemple, « c’est le tribunal qui décide si ces animaux doivent être vendus aux enchères dans les cas où les propriétaires ne sont pas connus. Le cas échéant, ceux-ci paient des taxes municipales soit par tête, soit pour l’ensemble des animaux raflés », précise le maire Adama Bérété. Il cite l’exemple des ânes qu’utilisent les Groupements d’intérêt économique (GIE) pour le ramassage des ordures et qui errent sur les grandes artères de la ville. Ces bêtes peuvent être à l’origine d’accidents de la voie publique. C’est pourquoi, la mairie organise des rafles sporadiques de ces animaux. «On est obligé de conduire les ânes raflés au jardin zoologique. Des fois, on rafle des troupeaux de bœufs au niveau du Point Y à Sébénikoro, une route dont les deux ramifications conduisent respectivement à Siby et Kangaba. Nous gardons ces animaux pendant un délai. Si leurs propriétaires ne se présentent pas pour payer les amendes, les bêtes sont envoyées au niveau du tribunal», explique le maire de la Commune IV. RAFLES HEBDOMADAIRES – Adama Bérété explique que la municipalité manque de fourrière adéquate et de ressources logistiques pour mener à bien la lutte contre la divagation des animaux. «Il est interdit de traverser la ville à pied avec les animaux. Il faut plutôt les mettre dans des camions ou remorques pour les conduire à la fourrière. Le véhicule de transport ont nous disposons actuellement est petit et ne peut contenir au maximum que trois ânes», souligne-t-il. Et d’ajouter qu’il faut des véhicules appropriés et des agents pour rafler les animaux. « Malgré l’insuffisance des moyens, affirme-t-il, la mairie de la Commune IV a programmé des rafles hebdomadaires. » Quant à Diadouba Kouyaté de la mairie de la Commune III, il explique qu’au niveau de sa circonscription, des rafles sont faites au moins deux fois par semaine en compagnie d’une équipe de la mairie centrale du District de Bamako. Les agents sillonnent toute la commune et les saisies peuvent se chiffrer au moins à trois animaux raflés par sortie. «Un moment, on les acheminait vers le parc zoologique, mais cela est contraire à la loi. Faute de fourrière dans notre commune, on était obligé de les conduire à celle de la Commune I et commune IV. Souvent, on loue des véhicules pour les  transporter», dit-il. Avant de proposer que le gouvernement les accompagne à recruter des agents qui vont s’occuper uniquement de la divagation des animaux. En ce qui concerne la divagation des ânes, le chef d’antenne de la DUBOPE pointe du doigt certains éboueurs et GIE. Il les accuse d’être responsables de la situation. «Lorsqu’ils finissent d’utiliser les ânes, au lieu de les nourrir, ils les laissent divaguer librement à la recherche de nourritures. Quelques fois, on rencontre des moutons, mais ce n’est pas fréquent», laisse-t-il entendre. Et de signaler que sa commune rencontre beaucoup de difficultés liées à l’absence de moyens logistiques appropriés. Il indique qu’à la suite des saisies d’animaux, certains propriétaires viennent s’acquitter des taxes pour la libération de leurs bêtes. Par contre, d’autres viennent se confondre en excuse. Ceux-ci essaient d’obtenir qu’on relâche leurs animaux sans payer les amendes. Le chef d’antenne de la DUBOPE précise que la Commune III rafle une

Mali-Algérie : Une volonté commune d’oeuvrer pour la paix

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA   Alger, 17 janv (AMAP) L’Algérie a réaffirmé son engagement à accompagner le processus de paix au Mali et de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, à la faveur d’une visite de travail, à Alger, du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.    Porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et accompagné de son collègue de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, M. Diop,  a bouclé, lundi, une visite de travail de 48 heures dans la capitale algérienne. «Le président de la Transition nous a demandé de venir transmettre (au président Tebboune)  ses vœux personnels de santé et pour la prospérité de ce peuple frère et ami. Le message portait sur l’engagement du président Goïta auprès de son homologue algérien avec lequel il a maintenu des échanges réguliers », a confié à la presse le chef de la diplomatie malienne, à l’issue de l’audience que lui a accordée le président algérien. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, ensuite, indiqué que ces consultations s’inscrivent dans le cadre des échanges pour réitérer au chef d’État algérien, la volonté du colonel Assimi Goïta « d’œuvrer au renforcement des liens séculaires de bon voisinage, de fraternité, d’amitié et de solidarité entre nos deux pays liés par un destin commun. » Abdoulaye Diop a souligné que le chef de l’État malien a, également, chargé sa délégation de transmettre à son homologue algérien, « son engagement et celui du gouvernement et du peuple maliens pour la paix. » Mais, aussi, « pour continuer à œuvrer à unir les Maliens, les réconcilier et ramener l’entente entre eux afin de se consacrer aux tâches essentielles qui consistent à assurer le développement et la quiétude pour nos concitoyens. » « Pour le président Goïta, il n’y a pas une denrée plus essentielle pour le Mali et les Maliens que la paix comme pour la région», a-t-il souligné, ajoutant que la délégation était chargée de  partager sa vision pour la paix au Mali et l’ensemble des efforts et initiatives en cours, du coté du gouvernement pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Cet accord qui « demeure un outil essentiel de la paix et de la stabilité. «Le gouvernement demeure engagé à maintenir le dialogue avec nos frères des mouvements qui sont avec nous au sein des institutions de l’Etat et avec lesquels, nous travaillons au quotidien à pouvoir surmonter les quelques difficultés qui peuvent se présenter ici et là», a soutenu Abdoulaye Diop. REDOUBLER D’EFFORT – Dans ce contexte, a ajouté M. Diop, le chef de l’Etat a demandé à sa délégation de réitérer sa profonde gratitude et ses remerciements à son homologue et à l’Algérie pour le rôle qu’elle joue en tant que médiateur pour ce processus de paix. Mais aussi, lui demander de redoubler d’effort pour pouvoir amener toutes les parties à regarder dans la même direction. D’après Abdoulaye Diop, le président Tebboune, tout comme le président Goïta, sont conscients de tous les enjeux géopolitiques et de toutes les velléités qu’il y a autour de nos pays et de la paix. Selon lui, ils sont conscients, également, que tout le monde ne cherche pas à ce que la paix revienne au Mali et dans la région. Mais également que « nous devons continuer à travailler pour cultiver le consensus et l’entente entre les Maliens ». Le ministre Diop a estimé que l’entretien a été l’occasion de réaffirmer la volonté commune du Mali et de l’Algérie de resserrement des liens de coopération et d’amitié. «Nous apprécions tous les concours qui sont apportés au Mali dans ce cadre et nous avons réitéré notre volonté de continuer à activer tous nos mécanismes de coopération tant pour ramener la paix que pour apporter le développement dans nos pays», a-t-il déclaré. Selon lui, le président Tebboune a parlé avec beaucoup de franchise et de sincérité. «Nous sommes sortis très encouragés de cet entretien par ce que nous avons entendu mais aussi nous partons avec les conseils et les préoccupations que le président Tebboune nous a demandé de confier au président Goïta», a indiqué le chef de la diplomatie malienne. Il a dit que le président algérien a demandé de transmettre au colonel Assimi Goïta, des messages de fraternité, de solidarité, un réengagement de travailler ensemble plus que jamais pour «qu’aucun nuage ne puisse être au-dessus des relations amicales, fraternelles et séculaires qui doivent toujours exister entre le Mali et l’Algérie». DD/MD (AMAP)

Le ministre malien des Affaires étrangères à Alger, porteur d’un message au président Abdelmadjid Tebboune

Envoyé spécial Dieudonné DAMA Alger, 16 janv (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, arrivé dimanche. à Alger, a été reçu, lundi, par le chef de l’État algérien, Abdelmadjid Tébboune Le chef de la diplomatie malienne, accompagné par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, est porteur d’un message du président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, au president Abdelmadjid Tebboune. À sa descente d’avion, la délégation malienne a été accueillie par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane  Lamamra, et l’ambassadeur du Mali à Alger, Mahamane Amadou Maïga. Dans une courte déclaration la presse, Abdoulaye  Diop a indiqué être porteur d’un message du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta au président Tebboune. L’ambassadeur du Mali à Alger, Mahamane Amadou Maïga que nous avons approché, a salué une coopération dynamique et historique entre le  Mali et l’Algérie depuis l’indépendance. Selon lui, le peuple algérien a toujours été reconnaissant pour le Mali pour le rôle joué dans la lutte pour la libération de l’Algérie. Le diplomate a rappelé qu’à l’occasion de toutes les crises que le Mali a connues, de l’indépendance à nos jours, à savoir la rébellion de 1963-1964, celle de 1990-1992, de 2006 et de 2012, les Algériens ont toujours été aux côtés du Mali pour la médiation dans le cadre des différents accords qui ont été signés. Alger a toujours joué un rôle dans la mise en œuvre des accords. L’ambassadeur du Mali en Algérie a dit que la coopération entre les deux pays touche à tous les secteurs notamment la sécurité, la défense, le développement économique et social, etc. D’après l’ambassadeur, aujourd’hui, l’accent est mis sur la coopération en matière de défense et de sécurité compte tenu de la situation que le Mali traverse. Il a évoqué à ce propos l’équipement des forces de défense et de sécurité, la formation. Mais, aussi, la formation universitaire et professionnelle où le Mali vient en tête des pays bénéficiaires de bourses algériennes. De façon générale, l’ambassadeur Mahamane Amadou Maïga trouve que la coopération entre les deux pays est au beau fixe dans tous les domaines. La délégation malienne a eu une séance de travail avec la partie algérienne. Les échanges, elles ont porté sur la coopération entre les deux pays, le processus de mise en œuvre de l’accord, etc. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, était en visite au Mali le 10 janvier dernier. Une visite au cours de laquelle il a été reçu par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, à qui il a transmis « un message de fraternité et de considération » du président Tebboune. SD/MD (AMAP)

CHAN 2022 : Le Mali reste en course, en réalisant le nul 3-3 contre l’Angola

Envoyé spécial Ladji M. DIABY  Oran, 16 janv (AMAP) Le Mali, Vice-champion en titre, attendu pour ses débuts au Championnat d’Afrique des nations (CHAN), Algérie 2022, n’a pas réussi son entrée en lice en faisant match nul, lundi, contre l’Angola (3-3). Les joueurs de Nouhoum Diané reviennent de loin, après avoir été menés deux fois et de revenir au score. Le sélectionneur Diané a raté son onze de départ. Les titularisations de Yoro Mamadou Diaby en défense centrale et Ismaël Bamba en arrière gauche ont été une grosse surprise. Certes, Yoro Mamadou Diaby s’est ressaisi après mais Ismaël Bamba n’est jamais entré dans le match. Ensuite, plusieurs cadres n’ont pas joué à leur meilleur niveau et les remplacements apportés à l’équipe en deuxième période ont fait du bien. Le début de match a été difficile pour les Aigles locaux. Les Angolais ont tenté d’emblée de porter le danger dans le camp malien, sur le côté gauche où Ismaël Bamba semblait en difficulté face à l’arrière droit Eddie Marcos Melo Afonso et l’ailier Deivi Miguel Vieira. Logiquement, l’Angola ouvre le score avant le quart d’heure. Après un une-deux avec l’ailier droit Deivi Miguel Vieira, Eddie Marcos Melo Afonso centre dans la surface des Aigles locaux et Laurindo Dilson Maria Aurelio se jette pour tromper Germain Berthé (11è min). Dans un complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran, presque vide où il n’y avait  que quelques dizaines de supporters maliens, une poignée de supporters angolais, la sélection nationale malienne est méconnaissable dans le jeu. Mais elle parvient revenir au score grâce à Hamidou Sinayoko suite à un corner cafouillé de Djibril S. Coulibaly (1-1, 23è min). Les supporteurs des Aigles locaux laissent éclater leur joie, mais elle est de courte durée. Deux minutes plus tard, l’Angola reprend l’avantage par l’intermédiaire de son avant-centre Laurindo Dilson Maria Aurelio «Depu» qui marque de la tête, à la réception d’un centre d’un partenaire dont le tir a traversé le gardien Germain Berthé (2-1, 26è min). Sans avoir le contrôler du match, les Aigles locaux restent en vie. Juste avant la pause, ils avaient la possibilité de revenir au score, mais la tête de Sada Diallo passe à côté (45è min). En deuxième période, Germain Berthé garde l’équipe dans le match en repoussant le coup franc de Jaredi Lopes Teixeira (50è min) avant que le sélectionneur Nouhoum Diané ne décide afin d’effectuer des remplacements qui étaient très attendus. Quatre joueurs intègrent l’équipe : l’arrière gauche Ousmane Diallo (61è min), le milieu de terrain Ibourahima Sidibé l’ailier Cheickna Diakité et l’avant-centre Moussa Koné sont entrés en lieu et place d’Ismaël Bamba, Fady Sidiki Coulibaly, Djibril S. Coulibaly et Hamidou Sinayoko. La sélection nationale change de visage mais contre le cours du jeu, les Angolais inscrivent un troisième but par Deivi Miguel Vieira (71è min). Menés 3-1, les carottes semblent cuites pour les Mali. Mais c’était sans compter avec la détermination des Mlaiens. Le défenseur central, Yoro Mamadou Diaby réduit le score sur une tête rageuse à la réception d’un corner d’Ousmane Coulibaly (78è min) qui, quelques minutes plus tard, égalise pour le Mali (82è min). Les Aigles locaux poussent pour s’imposer mais ils ne sont pas parvenus à marquer ce quatrième but. Les deux équipes gardent leur chance de qualification pour les quarts de finale. L’Angola affrontera la Mauritanie le 20 janvier tandis que les Aigles locaux seront face aux Mourabitounes locaux le 24 janvier lors de la dernière journée de la phase de poules. LMD/MD (AMAP)   Lundi 16 janvier au stade complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran Mali-Angola : 3-3 Buts de Hamidou Sinayoko (23è min), Yoro Mamadou Diaby (78è min), Ousmane Coulibaly (82è min) pour le Mali ; Laurindo Dilson Maria Aurelio (11è min, 26è min), Deivi Miguel Vieira (71è min) Arbitrage du Marocain Karim Sabry, assisté de l’Ivoirien Adou Desiré N’Goh et du Rwandais Dieudonné Mutuyimana Commissaire : Boussairi Boujlel (Tunisie)   Mali : Germain Berthé (cap), Ismaël Bamba (Ousmane Diallo, 61è min), Yoro Mamadou Diaby, Emile Koné, Souleymane Coulibaly, Fady Sidiki Coulibaly (Ibourahima Sidibé, 61è min), Moussa Coulibaly, Sada Diallo (Ousmane Coulibaly, 71è min), Makan Samabali, Djibril S. Coulibaly (Cheickna Diakité, 61è min) Hamidou Sinayoko (Moussa Koné, 61è min). Sélectionneur : Nouhoum Diané.   Angola : Hugo Miguel Barreto, Corte Real Carneiro Augusto De Jesus, Joaquim Marcos Cunga Balanga, Manuel Ngalula Sallo Cunha, Eddie Marcos Melo Afonso, Pedro Pessoa Miguel, Alberto Adao Campos Miguel, Herenilson Caifalo Do Carmo, Jaredi Lopes Teixeira (Joao Miguel Diogo, 66è min), Laurindo Dilson Maria Aurelio, Deivi Miguel Vieira. Sélectionneur : Pedro Gonçalves.

Aigles locaux : Mamadou Doumbia ne disputera pas le CHAN 2022

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 16 janv (AMAP) Le sélectionneur de l’équipe nationale du Mali, Nouhoum Diané, ne dispose désormais que de 25 joueurs pour disputer la 7è édition d Championnat d’Afrique des nations (CHAN), Algérie 2022. Alors que le Mali entre en lice, ce lundi, contre l’Angola (16h), au Complexe olympique d’Oran, les Aigles locaux viennent de perdre le défenseur Mamadou Doumbia. Il n’est plus un joueur local. Il vient de signer un contrat de deux ans et demi avec les Young Africans de Tanzanie. Dans une courte vidéo publiée sur la page facebook du club tanzanien, le joueur envoie un message aux supporters du club : «Je suis l’international malien, Mamadou Doumbia. Je suis content de rejoint l’équipe Young Africans, on se voit bientôt». Dans ce club, il retrouvera Djigui Diarra, son ancien coéquipier du Stade malien et de la sélection nationale locale, finaliste du CHAN, Cameroun 2020. LMD/MD (AMAP)

L’armée malienne neutralise 15 terroristes sur l’axe Kwala-Mourdiah (Nara, Ouest)

Bamako, 15 janv (AMAP) Une attaque terroriste contre les Forces armées maliennes (FAMa) en mission de sécurisation de la route Kwala-Mourdiah, dans l’Ouest du Mali, s’est soldée par  cinq assaillants abattus et deux véhicules détruits, a annoncé, dimanche soir, un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). Selon le bilan provisoire des combats, l’on déplore, côté ami, cinq morts (quatre militaires et un civil), trois blessés et 02 véhicules endommagés. Cet accrochage meurtrier est survenu le même jour aux environs de 09h sur l’axe Gomitra-Kwala, dans le Cercle de Nara (Région de Koulikoro), précise la DIRPA. Selon la même source, « des unités terrestres et l’aviation ont été vite engagées dans la zone pour des ratissages et des interventions aériennes », qui ont causé d’importantes pertes dans le rang des terroristes. AT/MD (AMAP)