Sommet pour la démocratie : Le président zambien exhorte l’Afrique à des réformes démocratiques
Moussa DIARRA Envoyé spécial Lusaka, 30 mar (AMAP) Le président zambien, Hakainde Hichilema, a appelé, jeudi, à Lusaka, les Africains à des réformes au profit de la démocratie, lors de son discours liminaire au Sommet pour la démocratie qui se tient, du 30 au 31 mars, dans son pays. « Nous exhortons tous les pays du continent africain à faire une introspection et à entreprendre les réformes institutionnelles, politiques et législatives nécessaires pour garantir des élections libres, justes et transparentes », a déclaré le chef de l’Etat zambien. Selon lui, en tant que continent, « nous sommes tous d’accord sur le fait que des élections libres, justes et transparentes sont la pierre angulaire de la gouvernance démocratique. » Cela garantit la crédibilité des élections et par la suite la légitimité de tout gouvernement. « Pour y parvenir, nous avons besoin d’institutions de gouvernance solides et résilientes. Nous avons besoin d’organismes de gestion électorale indépendants et crédibles. Nous avons besoin de magistrats indépendants et professionnels. Nous avons besoin de médias indépendants, libres et responsables », a-t-il dit. En plus d’avoir des institutions solides, les pays doivent veiller à disposer de cadres politiques et juridiques favorables « qui garantissent la prévisibilité de la tenue des élections ; fournissent un mécanisme de règlement des griefs et des plaintes et qui garantissent la liberté de réunion et la liberté d’association. » Hakainde Hichilema a estimé que les peuples africains ne méritent pas moins. « C’est ce que notre continent mérite. C’est ce que notre monde mérite : des élections libres, équitables et transparentes, fondement de la gouvernance démocratique. », a-t-il ajouté. Citant l’ex secrétaire général des Nations unies, le défunt Koffi Annan, le président Hichilema a poursuivi : « … les démocraties sans élections crédibles ne sont pas du tout des démocraties. nous devons nous rappeler que les élections sont un mécanisme d’arbitrage des rivalités politiques et de rotation pacifique et démocratique du leadership… des élections crédibles doivent répondre à trois critères essentiels : l’inclusivité, la transparence et la responsabilité. » Ce sommet pour la démocratie est présenté comme inspiré d’un désir collectif de bonne gouvernance. « Nous nous réunissons pour discuter de questions pertinentes liées à notre engagement à favoriser la démocratie dans nos nations respectives », a assuré l’hôte de la rencontre. Il est d’avis qu’il s’agit-là d’une occasion de présenter les progrès réalisés par rapport aux engagements pris lors du premier sommet ; partager les réussites et les meilleures pratiques ; une plateforme pour annoncer de nouveaux engagements et initiatives ; mettre en évidence les thèmes clés pour assurer la démocratie ; mobiliser l’action collective pour répondre aux défis actuels. « Le sommet pour la démocratie est important pour l’Afrique. Il contribue à notre ferme résolution de renforcer la gouvernance démocratique sur le continent. Une volonté d’abhorrer les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Une détermination pour la démocratie qui offre des dividendes tangibles à nos citoyens. » Selon l’orateur, « en tant que continent, nous sommes déterminés à promouvoir la gouvernance démocratique telle qu’énoncée dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. » « Nous sommes impatients de promouvoir et de renforcer la bonne gouvernance en institutionnalisant la transparence, la responsabilité et la démocratie participative », a-t-il assuré. Il soutient que c’est pour cette raison que le thème de ce sommet pour l’Afrique est « Des élections libres, justes et transparentes, comme fondement de la gouvernance démocratique ». « Ce thème reflète la nécessité d’un engagement envers les principes de la gouvernance démocratique. Des principes qui respectent le droit des citoyens de voter, le droit de participer à la gouvernance et le droit de demander des comptes à ceux qui ont la responsabilité de gouverner.» Le thème appelle, en outre, à un engagement en faveur de réformes législatives visant à renforcer les institutions de gouvernance responsables de la gestion des élections. Lors du premier sommet pour la démocratie, en décembre 2021, les chefs d’État participants ont pris des engagements « progressistes » pour rendre la démocratie plus réactive et résiliente. Leurs engagements ont réaffirmé la nécessité d’un renouveau démocratique et la nécessité de faire face aux menaces qui pèsent sur la démocratie. Parmi ces engagements, on peur citer : « lutter contre la désinformation, renforcer l’intégrité électorale, promouvoir les droits de l’homme, en particulier pour les femmes, les jeunes et les personnes handicapées, lutter contre les inégalités sur le continent, utiliser la technologie pour favoriser la démocratie et les droits de l’homme, renforcer l’institutionnalisation des déclarations de biens des responsables et utiliser les systèmes financiers pour lutter contre la corruption. « Nous notons, avec satisfaction, que la plupart de nos pays ont fait des progrès dans la concrétisation de ces engagements et nous encourageons la poursuite des progrès », s’est réjoui Hakainde Hichilema.Cependant, il a fait remarquer qu’il faudra « travailler dur pour nous améliorer dans les domaines nécessitant une plus grande attention. » « Nous avons l’occasion de profiter de ce Sommet pour apprendre les uns des autres », a-t-il espéré MD (AMAP)
Doïla : restitution du contenu de la nouvelle Constitution
Doïla, 30 mars (AMAP) Une journée de restitution du contenu de la nouvelle Constitution du Mali, initiée par le Gouverneur de région, Abdallah Faskoye a regroupé mercredi, les Sous-préfet du Banico, les élus locaux, les directeurs régionaux, les leaders religieux, les légitimités traditionnelles, les représentants des chefs de village, les mouvements de femmes, de jeunes et les représentants des forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Le maire de la commune rurale de kaladougou, Yacouba Dowele Marico, après avoir souhaité la bienvenue aux invités a, au nom de l’ensemble des collectivités, rassuré de leur accompagnement pour que le oui puisse, lors de ces consultations référendaires, remporter. Pour sa part, Gouverneur, a déclaré que cette rencontre est une suite logique de celle tenue le 20 mars 2023 entre le président de la République, les gouverneurs et les légitimités traditionnelles à Koulouba. Il ajoutera que cette nouvelle Constitution du Mali est la concrétisation d’une volonté populaire exprimée lors des assises nationales de la refondation, tenues à travers le pays fin décembre 2022. Le directeur de cabinet du gouverneur, Siriman Kanouté, emboîtant les pas du chef de l’exécutif régional a édifié l’assistance sur les innovations apportées à la nouvelle Constitution. Ils s’agissent notamment des articles notifiant la suppression de la Haute Cour de justice, du Haut conseil des collectivités. La de la cour des comptes, le maintien de la laïcité, la revalorisation des autorités coutumières, le renforcement des pouvoirs du président de la République qui peut mettre fin à la mission du premier ministre, sont entre autres innovations. A signaler que le mandat du président de la République et tout autre élu peut être écourté pour insuffisance de rendement. Les langues nationales sont également valorisées (langues officielles) et le français comme langue de travail. Après les différents exposés, les participants ont eu droit à des séries de questions qui portaient essentiellement la notion de laïcité, le mode d’élection des membres du CNA et l’article sur la fin du nomadisme politique. À ces interrogations, le chef de l’exécutif et la délégation qui lui a accompagné à Koulouba ont apporté des éclairages. Au terme de la journée, les jeunes, les femmes, les élus et représentants des mouvements associatifs se sont dits impatients de connaître la date du référendum pour l’apporter par le oui. DF/KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 29 mars 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; b. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015, sous l’égide de la Médiation internationale. L’Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. C’est dans ce cadre que la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation- Réinsertion et la Commission d’Intégration ont été créées respectivement par les Décrets n°2015-0894/P-RM et n°2015-0895/P-RM du 31 décembre 2015. Ainsi, les Commissions de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration ont enregistré 74618 ex-combattants dont 1744 intégrés au sein des Forces de Défense et de Sécurité et déployés sur le terrain au sein des Bataillons des Forces Armées Reconstituées. En outre, 1006 ex-combattants anciennement membres des Forces de Défense et de Sécurité et des corps paramilitaires ont été réintégrés. Des insuffisances sont apparues dans l’application des textes de création et d’organisation des deux commissions qu’il convient de corriger. Les présents projets de décret ont été adoptés pour corriger ces insuffisances en apportant les innovations ci-après : – la prise en compte des représentants des Mouvements de l’Inclusivité au sein de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et de la Commission nationale d’Intégration ainsi que l’harmonisation des représentations des parties dans lesdites commissions ; – la création d’une Cellule administrative au niveau de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; – le changement d’appellation de la Commission d’Intégration en Commission nationale d’Intégration ; – la création d’une Cellule financière au sein de la Commission nationale d’Intégration ; – la création d’antennes régionales pour la Commission nationale d’Intégration. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du Ministre de l’Economie et des Finances, en collaboration avec le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a été informé de la remise, le 23 Mars 2023, du rapport de l’Audit des Mines d’or en activité à Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, soucieux de faire briller l’or pour le peuple malien. Le Premier Ministre, ainsi que d’autres membres du Gouvernement ont assisté à ladite remise. A titre de rappel, la conduite de l’Audit du secteur minier est une revendication constante, légitime du peuple malien, récemment réitérée avec force lors des Assises nationales de la Refondation. L’étude ainsi initiée vise à : – réaliser un diagnostic global des activités d’exploitation minière au Mali ; – fournir un plan d’action et accompagner le Ministère de l’Economie et des Finances et celui des Mines, de l’Energie et de l’Eau dans les futures négociations avec les compagnies. A l’issue de la restitution du rapport d’audit, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a instruit l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des recommandations issues de la mission d’audit, articulé autour d’actions phares, notamment : – la création de deux commissions dont une pour la négociation et/ou la renégociation des Conventions minières et l’autre pour le recouvrement ; – le recouvrement des montants éludés, suivant un plan élaboré ; – le rapatriement au Mali des produits issus de l’exportation de l’or ; – la modification de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier ; – l’accélération de la création des Fonds Miniers ; – l’adoption du code de l’environnement et du développement durable. Le plan d’action sera mis en œuvre suivant une démarche participative, incluant les sociétés minières elles-mêmes. En outre, il fera l’objet d’une supervision assurée par Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 29 mars 2023 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Des terroristes neutralisés par l’Armée burkinabè à la frontière avec le Mali
Bamako, 29 mar (AMAP) Des avions de l’Armée burkinabè ont frappé, mardi, le quartier général d’un groupe terroriste à Kain-Ouro, a la frontière du Mali, a annoncé l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Plusieurs terroristes parmi la trentaine présents sur les lieux, ont été tués et leurs moyens de combat et logistique détruits », précise l’AIB. L’Agence nationale, citant des sources sécuritaires, ajoute que les frappes et les opérations terrestres vont se poursuivre et « il n’y aura pas de répit pour ceux qui tiennent encore les armes contre les populations. » Depuis plusieurs jours, les Forces armées burkinabè, appuyées par les volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ont engagé des opérations aéroterrestres de grande envergure à travers le pays. Ces opérations ont déjà permis de neutraliser des dizaines de terroristes et de de détruire leurs équipements. Le dimanche 26 mars 2023, dans la zone de Oursi, l’Armée burkinabè a également neutralisé une quarantaine de chefs terroristes par des frappes. Ces victoires interviennent suite à l’acquisition récente de vecteurs aériens de pointe par les autorités burkinabè. SS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 29 mars 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015, sous l’égide de la Médiation internationale. L’Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de Désarmement, de Démobilisation, de Réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. C’est dans ce cadre que la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission d’Intégration ont été créées respectivement par les Décrets n°2015-0894/P-RM et n°2015-0895/P-RM du 31 décembre 2015. Ainsi, les Commissions de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration ont enregistré 74618 ex-combattants dont 1 744 intégrés au sein des Forces de Défense et de Sécurité et déployés sur le terrain au sein des Bataillons des Forces Armées Reconstituées. En outre, 1 006 ex-combattants anciennement membres des Forces de Défense et de Sécurité et des corps paramilitaires ont été réintégrés. Des insuffisances sont apparues dans l’application des textes de création et d’organisation des deux commissions qu’il convient de corriger. Les présents projets de décret ont été adoptés pour corriger ces insuffisances en apportant les innovations ci-après : la prise en compte des représentants des Mouvements de l’Inclusivité au sein de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et de la Commission nationale d’Intégration ainsi que l’harmonisation des représentations des parties dans lesdites commissions ; la création d’une Cellule administrative au niveau de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; le changement d’appellation de la Commission d’Intégration en Commission nationale d’Intégration ; la création d’une Cellule financière au sein de la Commission nationale d’Intégration ; – la création d’antennes régionales pour la Commission nationale d’Intégration. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du Ministre de l’Economie et des Finances, en collaboration avec le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des ministres a été informé de la remise, le 23 Mars 2023, du rapport de l’Audit des Mines d’or en activité à Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, soucieux de faire briller l’or pour le peuple malien. Le Premier Ministre, ainsi que d’autres membres du Gouvernement ont assisté à ladite remise. A titre de rappel, la conduite de l’Audit du secteur minier est une revendication constante, légitime du peuple malien, récemment réitérée avec force lors des Assises nationales de la Refondation. L’étude ainsi initiée vise à : – réaliser un diagnostic global des activités d’exploitation minière au Mali ; – fournir un plan d’action et accompagner le Ministère de l’Economie et des Finances et celui des Mines, de l’Energie et de l’Eau dans les futures négociations avec les compagnies. A l’issue de la restitution du rapport d’audit, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a instruit l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des recommandations issues de la mission d’audit, articulé autour d’actions phares, notamment : – la création de deux commissions dont une pour la négociation et/ou la renégociation des Conventions minières et l’autre pour le recouvrement ; – le recouvrement des montants éludés, suivant un plan élaboré ; – le rapatriement au Mali des produits issus de l’exportation de l’or ; – la modification de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier ; – l’accélération de la création des Fonds Miniers ; – l’adoption du Code de l’environnement et du développement durable. Le plan d’action sera mis en œuvre suivant une démarche participative, incluant les sociétés minières elles-mêmes. En outre, il fera l’objet d’une supervision assurée par Son Excellence le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
8 mars 2023 : Adèle Camara, une battante discrète et active
Mopti, 29 mars (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré le 8 mars, Journée internationale de la femme, a constaté l’AMAP. Outre qu’une simple célébration des droits des femmes, elle est aussi l’occasion de faire le bilan des acquis et de découvrir des histoires de femmes qui se battent au quotidien pour un développement inclusif humain et social durable. A l’occasion, nous avons découvert une femme battante à Mopti (Centre). Cette brave dame, Mme Adèle Camara, est capitaine de l’Armée et Sous-préfet de l’arrondissement de Soufouroulaye, dans le Cercle de Mopti. « La femme artisane de paix et de cohésion sociale, mère et épouse qui donne vie, une sœur et compagnon de l’homme n’a pas besoins de se faire prier pour être au cœur des actions de développement de la communauté. L’être est la plus belle chose du monde de par sa capacité de transformatrice de l’univers ». Telle est la conviction de la capitaine Adèle Camara, représentante de l’Etat dans l’arrondissement de Soufouroulaye, qui se bat au quotidien pour le bien-être de ses administrés. Née le 18 février 1974 à Bamako, après les études fondamentales et secondaire sanctionné par un diplôme de secrétariat de direction en 1992, Adèle Camara a intégré l’armée. Après la formation commune de base, elle commença sa riche carrière professionnelle par être secrétaire dactylo CDT/BA – 100 de l’armée de l’air. De par sa discipline et sa persévérance, elle gravi les échelons et occupe des postes entre autres, comptable matière direction de la sécurité militaire en 1996, chef comptable des moyens administratifs 2009et adjudant de compagnie des moyens administratifs de la Base aérienne 100 en 2016. Diplômée de l’Ecole d’application des Officiers (EAO Kati) à la suite de plusieurs autres dont le certificat interarmes (CIA Markala) en 2009, le brevet d’arme du 2ème degré (BA-2 Aviation Senou et le diplôme d’aguerissement niveau 1 CNEC (Camp para Samanko) en 2017, Adèle Camara touche à tout et sait s’adapter à toutes les situations. Ces qualités associées à ses multiples formations lui ont valu sa nomination au poste de chef du centre de direction des opérations en 2018. La même année, le 24 juillet par décret N° 2018-0586/PRM elle est nommée Sous-préfet de l’arrondissement de Soufouroulaye avec comme mission de représenter l’Etat dans sa plénitude, assurer l’appui conseil nécessaire aux collectivités, veiller à l’application des textes et règlements de la République et coordonner les activités des services techniques. Cette nomination s’inscrit aussi dans le cadre de l’accompagnement de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et la gestion des besoins humanitaires des déplacées internes. Dans un contexte sécuritaire difficile ou l’arrondissement de Soufouroulaye reste une zone stratégique servant de tampon entre les plaines inondées du Mourrary, sanctuaire des terroristes et le grand Séno des plateaux Dogon en proie aux conflits communautaires exacerbés par les narco-trafiquants et qui abrite des centaines de déplacées, Adèle Camara a toute sa place. Sa fibre patriotique, de générosité et sa facilité d’aller vers les gens sont de grands atouts pour elle pour l’atteinte de ses objectifs. Elle a su drainer plus d’une dizaine d’ONG évoluant aux côtés du Commissariat à la sécurité alimentaire et l’aide humanitaire.. Attachée à l’amélioration de l’environnement, elle fait de la réduction de la pauvreté en milieu féminin et la recherche de l’autonomisation des femmes son credo. Pour y parvenir, l’icône de la charité a su s’entourer des élus locaux, des femmes leaders de sa circonscription pour attirer la confiance des partenaires pour créer et soutenir les activités génératrices de revenus au profit des femmes, des filles et des personnes handicapées. Marié et mère de 2 enfants, la capitaine Adèle Camara, outre sa mission de représentante de l’éEat, est sur tous les fronts. Elle s’est dédiée aux populations démunies pour jouer sa partition sur le grand chantier de la refondation du Mali (Sécurité-Paix et Cohésion sociale). Humble et actif, la Sous-préfet ne cesse de multiplier les actions de solidarité et d’entraide en faveur des milliers d’enfants, de femmes et de jeunes des sites de déplacées. Elle fait partie des femmes qui font la fierté de notre armée debout sur les remparts. Elle aime la lecture, le cinéma et le Sport. DC/KM (AMAP)
CAN U23 : Les Aigles Espoirs du Mali qualifiés
Bamako, 28 mar (AMAP) Les Aigles Espoirs se sont qualifiés, mardi, pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 prévue, en juin prochain, au Maroc, en battant 3-0 le Sénégal, au stade du 26 Mars. Le Mali sera donc présent pour cette CAN U23 après cette rencontre au compte du match retour du troisième et dernier tour des éliminatoires. Battus 3-1 à l’aller, mercredi dernier, au Sénégal, les joueurs du sélectionneur, Alou Badra Diallo, ont réalisé un bel exploit devant leurs supporters pour se qualifier à la CAN de leur catégorie. Pourtant, le score était à 0-0 à la mi-temps et le Sénégal était qualifié. Les Aigles Espoirs ont accéléré en deuxième période. À la 60e minute, Hamidou Diallo a ouvert le score avant de passer le relais à Kamory Doumbia (67è). À 2-0, le Mali passe devant le Sénégal sur l’ensemble des deux matches. Pour mettre à l’abri, les Aigles U23 ont inscrit un troisième but grâce à Mamadou Sangaré. Le Mali disputera la CAN U23 comme en 2015 au Sénégal et 2019 en Égypte. DB/MD (AMAP)
Sommet pour la démocratie à Lusaka : Comment l’Afrique peut-elle améliorer ses partenariats ?
Moussa DIARRA Envoyé spécial Lusaka, 28 mar (AMAP) La problématique du partenariat de l’Afrique n’est pas une question uniquement d’argent, de dons, de promesses et d’engagements de soutien de ce qui semble, parfois, être une relation donateur-bénéficiaire, ont estimé des panélistes d’un atelier ouvert, lundi, à Lusaka, en Zambie. Cet évènement de deux jours, les 27 et 28 mars 2023, parallèlement au 2ème Sommet pour la démocratie, porte sur la direction que l’Afrique doit imprimer à ses partenariats, compte tenu de « la pression croissante pour avoir une voix africaine plus forte, coordonnée et unifiée. » Pour les intervenants au débat, des questions plus cruciales « sur l’établissement de l’agenda sont posées, de même que les éléments les plus importants concernant le multilatéralisme. » « Les obstacles au partenariat de l’Afrique avec le reste du monde (notamment l’Europe) sont à caractère économique. Ces relations ont été basées sur des rapports économiques asymétriques », a analysé Ibrahima Kane, conseiller chargé de l’Union africaine (UA) à Open society Africa. Pour lui, le cas de l’Afrique avec l’Europe est assez illustratif, parce « ce sont des relations beaucoup plus basées sur l’aide publique au développement que sur des relations commerciales et d’investissement ». « Si vous voulez changer cette dynamique, vous devez en changer les mécanismes parce que les moteurs de l’aide ne sont pas ceux du commerce encore moins de l’investissement », a-t-il estimé. Les appels récurrents amplifiés par les dirigeants africains, les universitaires, les militants, les économistes, les entrepreneurs, les politiciens et les citoyens ordinaires sont « pour une voix africaine plus audible. » En plus de cela, pour M. Kane, les rapports de partenariat sont des relations entre anciens colonisés et leurs maitres, « avec, toujours, un lien de domination qui s’exprimait plus par l’aide que par le commerce et l’investissement », situation que l’Europe « veut ainsi perpétuer. » « Les Africains veulent, maintenant » que ces rapports changent mais ils n’investissent pas beaucoup dans les éléments qui sont liés au changement des rapports avec les autres », a-t-il regretté. Des actions politiques collectives, coordonnées et opportunes sont importantes pour renforcer les partenariats de l’UA et consolider la position de l’Afrique sur la scène internationale. En fin de compte, l’UA et ses États membres sont dans une position unique et opportune pour élaborer des stratégies et des moyens de renforcer leurs partenariats et d’amplifier une voix africaine coordonnée. Les objectifs de ces discussions à Lusaka sont, entre autres, d’examiner les relations complexes (historiques, diplomatiques, économiques, politiques et de sécurité) que les États membres de l’UA entretiennent avec diverses puissances extérieures et acteurs mondiaux en vue d’identifier les défis et les opportunités pour aller de l’avant, examiner le rôle et la responsabilité des organes et institutions de l’UA dans la promotion de la voix mondiale de l’Afrique. Ces discussions ont, aussi, pour but de présenter des recherches fondées sur des preuves et développer des approches pour renforcer les partenariats de l’Afrique avec la Chine, l’UE, Israël, la Russie et les États-Unis, etc. Et, également, de faciliter le dialogue entre l’UA, les décideurs politiques et les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs non étatiques. C’est presqu’une nouveauté que des questions, comme le partenariat, « fraichement discutées à un sommet de l’UA soient partagées dans la foulée avec les OSC et, aussi, avec les Etats » Le silence des Etats, pour moi, est un silence embarrassant, parce que cela dénote qu’eux-mêmes se cherchent encore dans cette démarche-là, », souligne M. Kane Selon lui, « ce genre de discussions peut aider à montrer qu’il y a d’autres idées, parce que toute cette discussion sur le partenariat a été faite en vase clos. » « On n’a impliqué aucune organisation de la société civile. Cela a été discuté entre les Etats. Ils sont allés prendre des experts qui leur fait des études et ils les ont discutées à Addis-Abeba. », se dséole-t-il L’idée, a Lusaka, « c’est d’ouvrir et de mettre cette stratégie-là à la portée de tout le monde mais, aussi, que les gens puissent la discuter, la critiquer pour qu’on puisse avancer. » Une sorte de planche de salut que l’on tend… quand on sait que même des membres du Parlement panafricain disent n’avoir pas entendu parler de ette stratégie de partenariat La société civile tente, « un tant soit peu, de montrer aux Etats qu’il y a une autre manière de faire lorsqu’il s’agit de question aussi importantes que la stratégie du partenariat. » Cela a été la même chose s’agissant de l’Agenda 2063. « C’était entre les Etats. Même si nous trouvons que c’est un document important, il faut qu’on l’intériorise, qu’on s’en approprie, que ces éléments puissent, aussi, être pris en charge par les OSC », plaide M. Kane « Vous savez, si on ne travaille pas à l’unisson pour mettre en oeuvre cet agenda, il ne pourra jamais se réaliser concrètement. Nous sommes, ici, dans une situation où on a toujours mis la charrue avant les bœufs », lâche-t-il. Les deux entités organisatrices de cette session sont Open Society–Africa et l’Institut d’études de sécurité.Open society Africa est une entité régionale de Open Society Foundations et vise à approfondir la démocratie centrée sur les personnes, la gouvernance responsable et le développement inclusif en Afrique par le biais de subventions stratégiques, d’un pouvoir de mobilisation, d’investissements dans la production de connaissances africaines et d’un plaidoyer centré sur les personnes, sur la promotion de sociétés ouvertes, la gouvernance responsable, les droits de l’homme, le développement durable et les transitions climatiques justes en Afrique.L’Institut d’études de sécurité (ISS) s’associe pour développer des connaissances et des compétences qui assurent l’avenir de l’Afrique. Son objectif est de renforcer la sécurité humaine comme moyen de parvenir à une paix et à une prospérité durables. Grâce à ses réseaux et à son influence, l’ISS fournit une analyse opportune et crédible, une formation pratique et une assistance technique aux gouvernements et à la société civile. Cela favorise de meilleures politiques et pratiques, car les hauts fonctionnaires peuvent prendre des décisions éclairées sur la manière de relever les défis de la sécurité humaine en Afrique. MD (AMAP
Burkina Faso : Une quarantaine de chefs terroristes tués en pleine réunion
Bamako, 28 mar (AMAP) L’Armée burkinabè a neutralisé, dimanche, une quarantaine de terroristes dans des frappes dans la zone de Oursi (Oudalan, Nord),, a annoncé l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Les premières frappes ont tué une quarantaine d’entre eux », précise l’AIB, soulignant que la traque se poursuit contre les survivants. Selon la même source, l’Armée a surpris une cinquantaine de chefs terroristes, en réunion dans la zone de Oursi. L’Armée burkinabè a acquis, récemment, des vecteurs aériens de pointe et a engagé sur plusieurs fronts des opérations aéroterrestres de grande envergure. SS/MD (AMAP)
Deuil : L’ancien gardien de but des Aigles, Ousmane Farota est décédé samedi à l’âge de 59 ans
Bamako, 27 mars (AMAP) L’ancien gardien de but international et l’un des héros de la CAN 94 en Tunisie, s’est éteint le samedi 25 mars à l’âge de 59 ans des suites d’une longue maladie. «Rien ne sera plus comme avant». Cette phrase de l’ancien gardien de but des Aigles, Ousmane Farota reste encore vivace dans les mémoires de tous ceux qui ont vibré avec la sélection nationale lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Tunis 94. Lors de cette grande messe du football continental, les Aigles, version Mamadou Keïta «Capi», avaient écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football malien, en atteignant le dernier carré de la CAN. Trois matches avaient suffi aux Aigles pour émerveiller la planète foot du continent et marquer le grand retour du Mali dans l’élite. D’entrée de jeu, les hommes de feu Capi se sont offerts la peau de l’hôte de la CAN, la Tunisie, battue 2-0 en ouverture du tournoi. Quelques jours plus tard, l’équipe validera son ticket pour les quarts de finale, en faisant match nul 1-1 contre la RD Congo (à l’époque les poules de la CAN étaient composées de trois équipes, ndlr). En quarts de finale, alors que la plupart des observateurs prédisaient la fin de l’aventure pour le Mali face à l’Égypte, les Aigles créèrent la sensation, en s’imposant 1-0. Personne n’attendait la sélection nationale à pareille fête, surtout que les Aigles avaient fait 22 longues années sans réussir à se qualifier à la phase finale de la CAN. En demi-finale, les hommes de feu Capi chutèrent lourdement 4-0 face à la Zambie, avant de terminer quatrièmes du tournoi. Loin d’être déçus, à fortiori abattus par l’élimination en demi-finale et la défaite dans la petite finale, les Maliens réserveront un accueil triomphal à l’équipe à son retour au bercail. Des milliers de supporters se sont retrouvés au stade Modibo Keïta pour célébrer la sélection nationale et manifester leur fierté de voir le Mali faire son grand retour dans l’élite africaine. Ousmane Farota faisait partie de cette campagne, Tunis 1994 et a été l’un des grands héros du beau parcours des Aigles. À l’arrivée de l’équipe au stade Modibo Keïta, c’est lui qui, en tant que capitaine et porte-parole des joueurs, s’est adressé au public à travers la phrase reprise plus haut. Ousmane Farota avait réalisé une prestation de haute volée à la CAN et le nom du dernier rempart des Aigles était sur toutes les lèvres pendant presque toute la CAN. Quand il prit donc la parole, tout le stade se leva spontanément pour applaudir et scander le nom des Aigles. Sur le plan international, la CAN 94 a indiscutablement marqué une étape importante dans la carrière de celui que l’on appelait familièrement Farota. Mais bien avant cette compétition, le gardien de but s’était déjà fait une réputation, notamment avec le Stade malien dont il gardait la cage pendant de longues années et avec lequel, il a remporté plusieurs trophées. Auparavant, l’emblématique gardien de but avait porté les couleurs d’Askia football club du Quartier Mali, de l’AS Commune V et du Réal de Bamako. Après le Stade malien, il s’est exilé en Égypte où il évoluera avec Ismaily SC. Plus qu’un gardien de but, Ousmane Farota était un meneur d’hommes, un joueur qui incarnait à la fois la sagesse et la combativité et qui était une source d’inspiration et de motivation pour ses coéquipiers. En dehors du terrain aussi, Farota était apprécié de tous ceux qui ont eu l’occasion de le rencontrer à la banque où il travaillait, peuvent en témoigner. Ousmane Farota était malade depuis plusieurs années et luttait contre la maladie qui le rongeait. Le samedi 25 mars, l’ancien gardien du Réal, du Stade malien et des Aigles s’en est allé à l’âge de 59 ans. Hier dans l’après-midi, la terre s’est définitivement refermée sur Ousmane Farota au cimetière de Sabalibougou où l’ancien international a été accompagné par une foule nombreuse composée de parents, d’amis, de dirigeants sportifs et d’anciens coéquipiers. Celui qui restera comme l’un des grands gardiens de l’histoire du football malien, laisse derrière lui une veuve et trois enfants. Dors en paix capitaine ! Soulemane Bobo Tounkara

