Aliments, médicaments et dispositifs médicaux pour les pèlerins : L’Autorité saoudienne clarifie les conditions

Bamako, 28 mai (AMAP) L’Autorité saoudienne des aliments et des médicaments a précisé les contrôles et conditions imposés aux produits importés (médicaments, dispositifs médicaux et fournitures) pour l’usage des patients et qui sont à la charge des bureaux des affaires des pèlerins ou des agences gouvernementales officielles venant au Royaume d’Arabie saoudite, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI). « Les structures organisatrices du pèlerinage doivent s’engager à disposer de médicaments, de dispositifs médicaux et de fournitures via des aéroports agréés ( l’Aéroport international King Abdulaziz à Djeddah et l’Aéroport Prince Muhammad bin Abdulaziz à Médine) pendant la période allant du (15) Shawwal au (30) Dhu al-Qi`dah», indique l’Autorité. En dehors de cette période, aucune procédure de vérification ne sera acceptée, selon la même source. Les documents officiels et les données relatives aux médicaments, appareils et fournitures médicales doivent également être préalablement « soumis au ministère du Haj et de la Omra par lvoie électronique (demande de fournitures médicales) » au moins quinze jours avant l’arrivée des colis. L’une des conditions les plus importantes que tous les bureaux des affaires du Haj doivent respecter est le retour des quantités restantes de médicaments et de fournitures médicales après la mission au Royaume d’Arabie saoudite. Cela, « conformément à une déclaration en douane, en les conservant dans des locaux, après la fin de la saison du Haj.» La règlementation n’autorise pas « d’appareils de radiologie ou fournitures et d’appareils médicaux contenant des matières radioactives ou de médicaments et de produits pharmaceutiques contenant des substances sur les listes d’interdictions locales et internationales. » Elle permet, également, de rejeter tout produit dont elle estime la quantité supérieure aux besoins de la mission. Le bureau des affaires du Haj du pays des pèlerins « doit estimer la consommation annuelle sur la base de celle des années précédentes » et ne pas apporter de quantités excédant ses besoins. Il est, également, interdit aux bureaux du Haj de fournir des denrées alimentaires à des fins de subsistance. Ce sont plutôt les entrepreneurs en restauration qui sont chargés d’en fournir. Les médicaments, produits pharmaceutiques ou dispositifs et fournitures médicaux, sous la responsabilité des médecins accompagnant le Haj, par voies aérienne, maritime ou terrestre « doivent être réservés aux cas d’urgence et en quantités couvrant les besoins du personnel accompagnant le médecin pour leur usage personnel », pendant le voyage et le séjour. Il est interdit à un médecin de fournir des stupéfiants ou des drogues aux pèlerins pendant le séjour aux Lieux saints et des produits contenant des matières qui relèvent des listes d’interdictions locales et internationales. Les bureaux du Haj ne doivent pas, non plus, transporter les médicaments et les fournitures médicales qui doivent être sous la responsabilité du médecin accompagnant les pèlerins. Celui-ci doit rapporter les quantités restantes à son départ du Royaume. L’Autorité saoudienne des aliments et des médicaments exige des documents du médecin accompagnant la campagne afin d’approuver l’autorisation, y compris une lettre du ministère de la Santé du pays d’origine du médecin, indiquant qu’il est affecté à accompagner le haj, de fournir des soins d’urgence ou de faire des ordonnances médicales pour les besoins des patients. MD (AMAP)

Les douanes du Mali ont saisi près de 6 kg de cocaïne en partance pour Paris

Bamako, 26 mai (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako des Douanes maliennes a saisi, le 22 mai 2023, plusieurs paquets de cocaïne d’un poids total de 5,2 kilogrammes dont la valeur marchande est estimée à près de 300 millions de Fcfa, selon des sources douanières. « L’opération s’est déroulée, dans la nuit du mercredi au jeudi dernier, dans un quartier périphérique de la capitale malienne, où les deux valises noires attendaient leur expédition sur l’aéroport international président Modibo Keïta de Sénou », ont expliqué les mêmes sources. C’est alors que la patrouille douanière aux aguets a interpellé les présumés trafiquants et leurs complices qui ont essayé de s’échapper. Les présumés trafiquants ainsi que la marchandise prohibée ont été transportés dans les locaux de la BMI, à Faladiè, (quartier de Bamako) pour une fouille approfondie. « Nous avons trouvé, outre divers articles ordinaires, quatre paquets de cocaïne pure. Les analyses de laboratoire ont confirmé qu’il s’agit d’une drogue de premier choix », a expliqué l’inspecteur des douanes, Oumar Kassambara, précisant que le colis était destiné à la France. « Pour tromper la vigilance des agents, les délinquants ont fait passer la cocaïne pour des pièces de Basin emballées par une matière de couleur bleue pour brouiller le scanner », a-t-il révélé. Selon nos sources, l’efficacité des renseignements douaniers a servi ainsi la vigilance des services de contrôle. Le directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Amadou Konaté, a salué le « professionnalisme » des agents qui ont opéré cette importante saisie. Il a réitéré son instruction de « traquer les auteurs du commerce illicite jusque dans leurs derniers retranchements. » L’inspecteur général Konaté a, également, invité « les soldats de l’Economie » à maintenir la pression sur les réseaux mafieux qui contribuent au financement du terrorisme au Mali. AT/MD (AMAP)

Salaire des aide-ménagères : Débat houleux entre employeurs et défenseurs de leurs droits

Par Mariam A. TRAORÉ Bamako, 26 mai (AMAP) La gestion des aide-ménagères, ces mains utiles et indispensables dans les foyers de Bamako et des capitales régionales, est, aujourd’hui, un casse-tête pour beaucoup d’employeurs. Ceux-ci craignent une déshumanisation de ce secteur et un risque d’exposer ces pauvres filles au danger du mercantilisme. L’apport de celles qu’on appelle, les «bonnes» à tout faire dans nos foyers, est inestimable. Ces jeunes filles, venues de différentes localités de l’intérieur du Mali, participent à la stabilité de nombreux foyers ici. Elles interviennent, du début à la fin de la chaîne, dans la réalisation des tâches ménagères de la maison. Plusieurs raisons les poussent à venir en villes. Si ce n’est pas pour assurer la survie de leur famille au village avec le fruit de leur trvail qu’elles économisent, c’est gagner de l’argent pour acheter le trousseau de mariage ou même découvrir le monde. C’est toujours un aspect de l’exode rural. Une fois à Bamako, la capitale malienne, elles sont entièrement à la charge de leurs employeurs. Beaucoup de ces jeunes filles innocentes sont victimes de maltraitance et d’abus. Des organisations de défense se sont impliquées dans leur protection et la promotion de leurs droits. Dans cette démarche, ces structures de placement des aide-ménagères ont apporté beaucoup d’amélioration aux conditions de vie des aide-ménagères notamment sur le plan salarial. D’année en année, leur salaire grimpe. En effet, leur rémunération diffère selon que l’on loue leur service par le canal d’une des nombreuses agences de placement de Bamako ou qu’on discute directement avec elles. Leur tuteur ou tutrice sert souvent d’intermédiaire. Mieux, la zone de résidence de la «bonne» influence le montant du salaire. Ainsi, le traitement diffère selon que l’employeur vive sur la Rive droite ou sur la Rive gauche du fleuve Djoliba (Niger) à Bamako. Les employeurs dans la première zone, considérée comme des nantis, paieraient mieux que les habitants de la seconde. Il n’y a pas de prix standard en la matière. Actuellement, les «bonnes» ont des salaires compris entre 12 500 Fcfa et 30 000 Fcfa voire plus, selon que l’employeur soit du secteur informel, pour la plupart le principal employeur, ou formel. Dans les quartiers huppés de Bamako, elles sont payées à la tâche. Mme Mariko Assanatou loue les services de deux aides ménagères. La première, 20 000 Fcfa, est une emme de 23 ans. Elle s’occupe de la restauration et de l’entretien de la maison. Âgée de moins de 16 ans, la petite, qui s’occupe des enfants et des petits travaux domestiques, se console avec 12 500 Fcfa. Leur intermédiaire verse les salaires aux employées, chaque fin de mois, dans l’agence de placement. La gestion salariale de ces filles-là fait débat dans notre pays. C’est un casse-tête pour les employeurs. De nombreuses bonnes réclament plus que le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) malien. Elles sont aidées et soutenues dans ce combat par les organisations de défense de leurs droits. QUESTION D’EPOQUE – Le débat se déroule sur les réseaux sociaux, dans les marchés et dans les lieux de regroupement des femmes. Chacun y va de son avis, commentaire et stratégie. Il est plus qu’urgent qu’il soit ouvert officiellement afin de trouver une solution. Mme Coulibaly Assan, s’étonne de ce qui se passe autour de la gestion salariale des bonnes. Elle rappelle qu’à leur époque, elle louait les services d’une femme mariée. «J’admets que les choses ont évolué. Avant, on bénéficiait des services d’une dame mariée avec souvent des enfants. Elle venait nous aider dans nos tâches quotidiennes. En retour, on leur donnait un repas. À la fin de chaque mois, la dame recevait entre 2 500 à 3 000 Fcfa», se souvient-elle. Notre vieille dame indique qu’autrefois, c’était plus par solidarité. Elle reconnaît que l’aspect humain a cédé la place, aujourd’hui, à toutes sortes de dérives dans la gestion des aides ménagères à Bamako. Face à la surenchère du salaire des «bonnes», Mme Bouaré Ina demande, aux uns et aux autres, de savoir raison garder. Elle soutient ceux qui veulent que les aide-ménagères soient payées au SMIC. Supposons qu’il en soit ainsi, dans ce schéma, les aide-ménagères ne doivent bénéficier que leur salaire. «Je me dis que si nous devons leur payer au-delà de 20 000 Fcfa, elles ne peuvent plus demander qu’on leur achète des médicaments quand elles tombent malades, des pommades et autres accessoires», dit-elle. Notre interlocutrice raconte qu’elle a deux bonnes payées chacune à 12 500 Fcfa par mois. Elle assure par mois leur coton et pommade hygiénique. Il lui revient de payer des tresses et de leur acheter des chaussures. «Mieux, elles ont toutes les deux un téléphone. Je leur achète, de temps en temps, des crédits pour communiquer avec leurs parents au village. Ce n’est pas tout. Elles sont habillées pendant les fêtes et tous les événements heureux qui se déroulent chez moi», explique-t-elle. Mme Bouaré se fait aussi un devoir de soutenir ces «filles  lorsqu’elles décident de rentrer au bercail. «Je peux leur payer 30 000 Fcfa, mais je serai plus exigente si elle venait à casser des trucs à la maison. Si elles doivent se prendre entièrement en charge, il ne leur restera pas grand-chose des 30.000 Fcfa», prévient notre interlocutrice. Mme Djourté Hélène nous raconte son cas. Elle louait les services d’une bonne à 12 500 Fcfa. Elle était satisfaite. «Elle était comme ma première fille. Les étrangers ne faisaient pas de différence entre elle et mes enfants. Par malheur, elle tomba gravement malade. Cela lui a valu une hospitalisation de plus de 20 jours», raconte notre interlocutrice. La jeune fille sera entièrement prise en charge par son employeur. Au moment de rentrer au bercail, la patronne lui donna l’entièreté de son salaire de trois ans avec bonus, des habits, des ustensiles de cuisine. «Ni la jeune fille, ni ses parents n’en revenaient pas. Que ceux ou celles qui s’agitent pour les droits des domestiques pensent à tous ces facteurs. On doit tout faire pour ne pas déshumaniser ce domaine au risque d’exposer

Cinéma malien : Mamy, une bibliothèque qui brûle

Par Kabiné Bemba DIAKITÉ Bamako, 26 mai (ANAP) Mamadou Sidibé, du haut de ses 83 ans, s’est éteint lundi 24 avril 2023, entrant au panthéon érigé par Amadou Hampäté Bâ qui a valorisé la séniorité par cet adage exprimé devant l’UNESCO en 1960 : « En Afrique, un vieillard, qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » De 1964 à 1999, Mamy, comme l’appellent affectueusement les intimes, s’est donné à fond pour l’essor du cinéma malien, d’abord à l’Anim (Agence nationale d’information du Mali) puis au CNPC (Centre national de production cinématographique) qui devient CNCM (Centre national de la cinématographie du Mali). Formé au Maroc de 1964 à 1965 à la technique du cinéma, il effectua de nombreux stages à partir de 1970 en Yougoslavie (aujourd’hui la Serbie) qui a été d’un apport inestimable pour le Mali en matière de cinéma. En sa qualité de caméraman, il a effectué des reportages d’actualités filmées sur la vie politique, économique, sociale, culturelle et sportive dont les activités du président Modibo Kéita, puis celles de Moussa Traoré jusqu’à l’avènement de la télévision en 1983. Il faisait partie d’un noyau de jeunes recrutés et formés à la technique cinématographique en URSS, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie entre autres. La jeune république du Mali a senti la nécessité de se doter de moyens de communication en créant l’Anim chargée de gérer l’information avec Radio-Mali (qui s’appelait Radio-Soudan jusqu’au 22 septembre 1960), le journal l’Essor (créé en 1947) et la division cinématographique chargée des reportages filmés, des documentaires et, éventuellement des films de fiction comme en 1972 «5 jours d’une vie» de Souleymane Cissé et en 1976 «Le retour de Tiéman» de Djibril Kouyaté. Ces deux hommes étaient de la frange des réalisateurs aux côtés des cameramen qu’étaient entre autres, Mamadou Sidibé, Moussa Sidibé, Cheick Hamalla Kéita, Isaac Diallo, Moussa Camara et des techniciens de son et d’éclairage comme Moussa Diallo Albert, Mamadou Camara. Cette division de l’audiovisuel de l’Anim assurait le reportage, le montage (à Belgrade) des films de reportages qui étaient ensuite mis à la disposition des salles de cinéma qui les projetaient avant les séances de films de fiction. L’Anim se scinda en deux branches : l’Amap et la division cinéma qui prit le nom de CNPC en 1979 puis celui de CNCM en 2005. Mais, l’avènement le 22 septembre 1983 de la RTM, (Radiodiffusion Télévision du Mali, devenue ORTM) grâce à une subvention de 2,5 milliards de Fcfa du gouvernement libyen et son soutien technique, a réduit considérablement le champ des actualités filmées, ce qui poussa à la création du CNPC essentiellement orienté sur les films de fiction et documentaires. Mamadou Sidibé était une véritable bibliothèque du cinéma malien. Aux côtés de son alter ego, Moussa Sidibé, il a participé activement à toute cette évolution de la communication au Mali. Il a ainsi contribué à la formation des jeunes recrues pour donner un sang nouveau au cinéma malien. Ainsi, sont arrivés des réalisateurs comme Ibrahim Touré, Adama Drabo, Ladji Diakité, Sidi Sangaré, Léopold Togo, Youssouf Coulibaly, mais aussi des cameramen comme Boubacar Sidibé ( aujourd’hui brillamment reconverti en réalisateur avec beaucoup de films à son actif, surtout des séries TV et courts métrages), Abdrahamane Somé, Mohamed Lamine Touré…. Jusqu’à son départ à la retraite en 1999 ; Mamadou Sidibé était comme un conseiller technique pour les directeurs qui se sont succédé au service du cinéma malien, à savoir Modibo Diarra, Mamadou Kaba, Cheick Oumar Sissoko, Youssouf Coulibaly. Sa bonhommie faisait qu’’il s’entendait avec tout le monde et prodiguait des conseils qui éteignaient le feu des cœurs les plus impulsifs. En retour, il était ouvert aux critiques même les plus acerbes et arrivait toujours à ne pas céder à l’emportement. Mamy passait sa retraite dans son domicile à Kalabancoro lorsque la cruelle mort l’a fauché au terme d’une longue maladie au milieu des six enfants inconsolables qu’il laisse derrière lui, dont sa deuxième fille Mme Doumbia Mariam Sidibé, cadre commercial à l’Amap. Nous nous joignons à eux pour souhaiter que les bienfaits et les prières de soumission qu’il a consentis au Tout-puissant tout au long de sa vie bien remplie lui ouvrent les portes du paradis. KBD/MD (AMAP)                              

Biennale artistique et culturelle : La Commission nationale d’organisation à pied d’oeuvre

Bamako, 26 mai (AMAP) La Commission nationale d’organisation de la Biennale artistique et culturelle  du Mali travaille d’arrache-pied pour la réussite de cet important rendez-vous culturel dans notre pays qui enregistrera la participation des 19 régions et du District de Bamako. Après une interruption de plus de sept ans, les artistes maliens se retrouveront, bientôt, dans la Venise malienne, Mopti (Centre) pour montrer leur savoir-faire. Ce sera un grand moment de communion avec l’ensemble des créateurs des 19 régions et du District de Bamako. Cette édition enregistre une participation record avec l’arrivée de nouvelles régions. En effet, si le Mali a compté six régions administratives de 1960 à 1978, puis sept régions et un District à partir de 1979, elle en a neuf en 1991. Ainsi à l’issue du lancement, le tirage a donné un ordre de passage suivant devant le jury : Sikasso, Ménaka, Bandiagara, Koutiala, Nioro, Tombouctou, Koulikoro Dioïla, Kidal, Ségou Mopti, Bamako, Sans Gao, Nara, Kayes Douentza, Kital Bougouni et enfin Taoudénit. Pour ce faire, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a créé une Commission nationale d’organisation (CNO) qui est à pied d’œuvre depuis plus d’un mois. Une autre commission locale a été mise en place à Mopti sous l’égide du gouverneur de cette région qui accueillera l’évènement. Après les phases locales organisées par chacune des régions dans le but de sélectionner les meilleurs numéros ou créations artistiques et les artistes et instrumentistes. « Chacune d’entre elles a déjà constitué sa troupe et les répétitions battent leur plein », a dit le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko. La Biennale artistique et culturelle 2023 se tiendra sous le thème : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Les troupes doivent concourir dans les disciplines suivantes : Ensemble instrumental, solo de chant, pièce de théâtre, musique d’orchestre, danse traditionnelle, chœur et ballet à thème. Au menu de la Biennale artistique, cette année, il y aura, aussi, des innovations dans l’exposition d’objets d’art, des conférences-débats, des colloques et un symposium. L’audio visuel et multimédia, les jeux concours, les marionnettes et contes, l’exposition artisanale, la cuisine des communautés et les visites guidées sont, aussi, des nouveautés. L’objectif de ces innovations est de maximiser l’apport de ces nouvelles disciplines à la promotion et à l’enrichissement du patrimoine culturel. Une mission de la CNO s’est rendue, le week-end dernier, à Mopti, sous la conduite de son président et secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé. Cette délégation a rencontré la commission régionale, en présence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Kantara Diawara. La séance de travail a essentiellement porté sur comment réussir ensemble le challenge. À la suite de débats, la joie se lisait «sur presque tous les visages » et Le sentiment d’avoir compris l’orientation de Bamako était réel, a assuré le haut fonctionnaire de défense et président de la sous-commission défense et sécurité, le colonel Sibiri Konaté. Le lendemain samedi, sous un soleil de plomb, la délégation a visité les dix sites d’hébergement proposés par la commission régionale. Il s’agit de mettre les troupes dans les conditions idoines de compétition. Toutes les commodités requises, en termes d’approvisionnement en eau, d’alimentation en électricité et de ventilation des sites d’hébergement, ont été scrutées à la loupe. Les dix sites à retenir seront repartis, à parts égales, entre Mopti et Sévaré. Il ressort des explications des organisateurs qu’à l’issue du débriefing, il a été retenu que la CNO siégera pour le choix des sites, une proposition qui n’a fait l’objet d’aucune objection au niveau régional. YD/MD (AMAP)    

Gestion des marchandises en transit : Vers l’interconnexion des systèmes informatiques des douanes du Mali, du Burkina et du Niger

Bamako, 26 mai (AMAP) Trois pays ouest africains, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont signé, mercredi, à Bamako, une convention sur l’interconnexion des systèmes informatiques des douanes des trois pays, dans le cadre du projet Système interconnecté de gestions des marchandises en transit (SIGMAT) afin de mutualiser les efforts et surmonter les difficultés liées au transit. La cérémonie s’est tenue au ministère de l’Économie et des Finances, sous la présidence chef du département, Alousséni Sanou, en présence des directeurs généraux des douanes du Mali, Amadou Konaté, du Burkina Faso, Mathias Kadiogo, et leur homologue du Niger, Barkay Molimi La signature de convention avait été précédée d’une réunion des experts chargés de l’élaboration des instruments du SIGMAT et de mise en œuvre des interconnexions des systèmes informatiques des douanes des trois pays. Du 22 au 23 mai derniers, à la direction générale des douanes du Mali, les experts ont examiné les textes réglementaires encadrant la mise en œuvre de cet ambitieux projet. Les actions retenues par les experts ont ensuite été soumises à l’approbation des directeurs généraux des douanes. «Au cours de la réunion des directeurs généraux, les experts ont soumis à leur appréciation et validation, un protocole d’accord et une instruction relative à l’interconnexion des systèmes informatiques de l’administration des douanes des trois pays», a annoncé le directeur général des douanes du Mali. Selon Amadou Konaté, les directeurs se sont engagés à veiller au respect strict du chronogramme de déploiement du projet SIGMAT et à la mise en œuvre des recommandations. Il s’agit notamment du démarrage de la phase pilote de l’interconnexion le 10 juillet 2023, la tenue de la réunion d’évaluation le 10 octobre 2023 à Ouagadougou (Burkina Faso) et le port de la tenue douanière règlementaire lors des prochaines rencontres. Quant au directeur général des douanes du Niger, il a précisé que ce protocole est très important dans le cadre de la facilitation du commerce entre les trois Etats. «Il permet aux Etats de faire des arbitrages en ce qui concerne les marchandises et d’avoir une démarche concertée en matière de gestion de tous les flux du marchandise», a fait noter Barkay Molimi. Et d’ajouter que cela crée une grande traçabilité. Pour lui, grâce à cette interconnexion, les procédures seront facilitées et les pays auront des informations suffisantes sur les marchandises qui leur sont destinées. «La partie malienne a relevé la persistance des impositions et des restrictions observées sur les marchandises en transit par le Niger en destination du Mali et a demandé à la partie nigérienne d’intercéder auprès des autorités pour la levée de ces impositions, conformément aux dispositions communautaires en la matière», a-t-il souligné. Barkay Molimi a, également, dit avoir pris bonne note de la préoccupation exprimée par le Mali, avant de rassurer sur les dispositions prises pour la présence effective des douanes maliennes sur les frontières nigéro-maliennes. «La partie nigérienne va soumettre à la hiérarchie les avancées relevées en vue d’un retour rapide à la normale en levant les impositions et les restrictions observées sur les marchandises en transit en destination du Mali», s’est-il engagé. Clôturant la cérémonie, le ministre malien de l’Economie et des Finances a expliqué que cette signature est l’engagement d’échanges automatiques de données électroniques sur les marchandises en transit d’une frontière à l’autre. Il s’agira, donc, pour les douaniers « de mutualiser les efforts afin de surmonter les difficultés liées au transit et de satisfaire les besoins des opérateurs économiques et des usagers. «Le projet SIGMAT est le résultat d’un long processus qui a impliqué plusieurs parties prenantes sans oublier le soutien des partenaires techniques et financiers. Sa mise en œuvre nécessite une collaboration soutenue afin de réduire les risques de déperdition des marchandises et le contrôle des recettes importantes pour le trésor public», a rappelé Alousséni Sanou. Enfin, il a souligné que « cette étape symbolique est une opportunité à saisir pour améliorer la mobilisation et la sécurisation des recettes douanières, lutter efficacement contre la fraude et faciliter les échanges. » FMS/MD (AMAP)

Journée de l’Afrique célébrée au Mali : Sous le signe de l’intégration africaine

Bamako, 26 mai (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé, jeudi, la cérémonie de commémoration de la Journée de l’Afrique, sur la place de la Tour de l’Afrique, a déclaré que son département se bat pour réussir l’intégration africaine par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Il s’agit de « pouvoir mettre les économies du continent ensemble » et, pour le moment, de « créer des alliances économique, sociale, politique et celle en matière de sécurisation de notre continent, en commençant particulièrement par la lutte contre le terrorisme », a expliqué Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé la commémoration de la Journée de l’Afrique, célébrée le 25 mai, dans le continent et dans le reste du monde. Toutefois, a souligné le ministre Ag Ilyène, tout cela se fera dans le respect des trois principes fondamentaux qui guident l’action publique nationale. Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du respect du choix des partenariats stratégiques opérés par notre pays et la primauté des intérêts du peuple malien dans toute décision et tout engagement que le Mali prendra. Il a donné les assurances du gouvernement que «tout Africain au Mali est chez lui et comme tout Malien se sent bien partout en Afrique.» L’édition de cette année, qui s’est déroulée sous une pluie fine sur la place de la Tour de l’Afrique à Bamako, a noté également la présence d’anciens ministres, du Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane. Ainsi que de plusieurs communautés africaines vivant au Mali. La Journée de l’Afrique est celle de la commémoration annuelle de la fondation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, le 25 mai 1963, devenue Union africaine (UA) ,en 2002. La montée des couleurs, qui était initialement prévue dans le programme de la cérémonie, n’a pas pu être exécutée, en raison de la pluie. Les officiels ont, tout de même, effectué une marche au pied du monument à Faladié, en VI du District de Bamako. Au terme de la cérémonie, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a rappelé que l’OUA, qui est l’ancêtre de l’UA, a été créée à Addis-Abeba (Éthiopie), le 25 mai 1963, par les pères fondateurs. Après les luttes d’indépendance et d’émancipation des peuples africains, ces dirigeants charismatiques et visionnaires comme Modibo Keita du Mali, Sékou Ahmed Touré de la Guinée, Kwame Nkrumah du Ghana et Gamal Abdel Nasser de l’Égypte ont compris qu’il fallait s’unir pour faire face à l’adversité. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie et de victoire après 60 années de combat et de difficultés», a dit Alhamdou Ag Ilyène. D’après lui, « l’Afrique, qui n’a jamais fait de mal à aucun continent, mais qui a été dominée, colonisée, écrasée et exploitée, se lève et s’unit pour faire face à son avenir. » Pour le ministre Ag Ilyène, le panafricanisme est un idéal vers lequel «nous nous acheminons inexorablement». « Cela prendra le temps qu’il faudra. Mais, il y a toujours des «doyens» qui sont là et puis les plus jeunes, qui commencent à reprendre le flambeau de cette lutte », s’est réjoui le ministre en charge de l’Intégration africaine. La cérémonie a été agrémentée par des manifestations folkloriques organisées par les communautés africaines vivant au Mali. BD/MD (AMAP)     

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 24 mai 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Reformes politiques et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant les modalités du vote par anticipation des membres des Forces de Défense et de Sécurité à l’occasion du référendum constitutionnel de 2023. La loi électorale dispose que le scrutin a lieu un dimanche. Toutefois, en cas de nécessité et hormis le cas de l’élection du Président de la République, le scrutin peut se tenir tout autre jour de la semaine. Elle prévoit aussi qu’en cas de nécessité, les membres des Forces de Défense et de Sécurité peuvent exercer leurs droits de vote par anticipation le dimanche précédent le scrutin général. Dans ce cas, le dépouillement des bulletins a lieu en même temps que celui du scrutin général et dans les mêmes conditions. Le Décret n°2023-0276/PT-RM du 05 mai 2023 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale, à l’occasion du référendum constitutionnel prévoit le déroulement du scrutin référendaire le dimanche 18 juin 2023 et le vote par anticipation des membres des Forces de Défense et de Sécurité le dimanche précédent, soit le 11 juin 2023. Le projet de décret est adopté en application des dispositions de la loi électorale. Il définit les modalités du vote par anticipation des membres des Forces de Défense et de Sécurité. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule des Travaux routiers d’Urgence. La Cellule des Travaux routiers d’Urgence est créée par la Loi n°03-029 du 21 juillet 2003, modifiée, avec pour mission : – l’exécution des travaux d’aménagement et d’entretien routiers nécessités par l’urgence ; – la réparation des dommages causés aux routes et aux ouvrages de franchissement par les intempéries et les calamités ; – l’exécution des travaux d’entretien routier dans toutes les zones géographiques où l’entretien du réseau routier n’est pas assuré par les entreprises privées. Le Décret n°2023-0006/PT-RM du 12 janvier 2023 a été adopté pour adapter l’organisation et le fonctionnement de la Cellule à l’évolution de l’environnement à travers, notamment la création de nouvelles antennes régionales. Le projet de décret adopté intègre cette nouvelle organisation dans le cadre organique et dote, pour les cinq (05) prochaines années, la Cellule en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Moscou : Colonel-major Seydou KAMISSOKO. – Consul Général à Douala : Madame Mariam SEYE, Journaliste. – Attaché de Défense de l’Ambassade du Mali à Ankara : Colonel Zakaria CAMARA. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur Général de l’Usine Malienne des Produits Pharmaceutiques : Colonel Kaya Issa CISSE. AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE DÉLÉGUÉ, AUPRÉS DU PREMIER MINISTRE, CHARGÉ DES RÉFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Chargé de mission : Monsieur Diakaria DIALLO, Linguiste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a pris acte d’une Communication relative aux modalités d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises par la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali. Le transport ferroviaire est vital pour les régions traversées par les rails et essentiel pour le Mali tout entier. Il joue un rôle important dans le cadre de la complémentarité des modes de transport. L’arrêt du trafic ferroviaire et des activités qui y sont liées, depuis mai 2018, a réduit les revenus des usagers et riverains des rails, atteint le moral des ménages, impacté la mobilité des populations et ébranlé l’économie tant dans les régions traversées qu’à l’échelle nationale. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, adopté le 02 octobre 2019, le Ministère des Transports et des Infrastructures a réalisé, à travers la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali, plusieurs activités parmi lesquelles on peut citer entre autres : – la réhabilitation de dix-neuf gares, de Bamako à Kayes ; – la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina et le dépôt de Kayes ; – l’acquisition des équipements mécaniques et outillages pour les travaux de voie ; – le traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes ; – la pose des traverses en bois sur les ouvrages d’art de Bamako à Diboli ; – le confortement des ponts de Galougo, Mahina et Toukoto ; – la réparation des locomotives CC2205 et CC2207 ; – la réparation des voitures, fourgons et générateurs de la rame voyageurs ; – l’acquisition des pièces de rechange pour la fiabilisation des locomotives CC2205 et CC2207 ; – la formation de 23 commis des gares, 15 aiguilleurs et 24 conducteurs chefs de convoi ; – l’essai blanc du train voyageurs sur la relation Bamako-Kayes-Bamako ; – l’information et la sensibilisation des autorités et populations riveraines des rails de Bamako et Kayes ; – l’élaboration d’un plan de transport quinquennal pour le trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises national et international. Après la réalisation de ces activités, la relance du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises est subordonnée à la définition du cadre de gestion du trafic. La présente communication vise à faire assurer par la Société de Patrimoine ferroviaire, à travers une convention sur la période 2023-2027, l’exploitation du service ferroviaire de voyageurs et de marchandises entre Bamako et Diboli, en conformité avec la réglementation

La canicule met à rude les appareils de climatisation ou de ventilation

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 24 mai (AMAP) En ces temps de hausse du mercure, les réparateurs de ces appareils électroménagers de Bamako, la capitale malienne, sont très sollicités. Et les rapports avec les clients sont, souvent, très tendus pour diverses raisons. Lassana Camara, technicien en climatisation, est à la tâche, dans son atelier, à Kalaban-coro. Il remet en place, avec dextérité, les pièces d’un humidificateur qu’il a dû démonter pour situer et corriger le problème l’empêchant de fonctionner correctement. Le propriétaire de l’appareil suit avec attention les gestes du technicien, espérant avoir rencontré, cette fois-ci, le bon. « Il y a une semaine, j’avais apporté ce même refroidisseur chez un soi-disant réparateur qui m’a fait dépenser pour rien. Enervé, j’ai tenu à son endroit des propos discourtois et on a failli en venir aux mains», raconte-t-il. Devant l’atelier de Camara, des dizaines d’autres humidificateurs attendent d’être réparés. Il doit, en plus, se déplacer fréquemment pour des réglages, dépannages ou maintenance de climatiseur aux domiciles de ses clients. Comme lui, de nombreux réparateurs d’appareils de climatisation sont débordés en cette période où la chaleur est maitresse des lieux à Bamako. Impossible, en effet, de rester entre quatre murs, sans avoir de quoi atténuer la forte température. Les ventilateurs, climatiseurs, humidificateurs et autres appareils du genre sont, ainsi, d’un grand secours. Sauf que leur usage réserve parfois des surprises désagréables. Et le stress thermique aidant, les échanges entre les techniciens spécialisés dans la réparation de ce matériel et leurs clients peuvent, facilement, tourner en propos véhéments. Les seconds pointent du doigt le manque de professionnalisme des premiers. «Beaucoup d’entre eux font du tâtonnement. Et ceux qui se débrouillent bien respectent rarement les délais», lance Amadou Traoré, instituteur. TATONNEMENT – Fadima Cissé s’est fait gruger, plusieurs fois, par des «techniciens incompétents». Récemment, cette habitante d’un quartier de la Rive droite de Bamako a sollicité, en l’espace de dix jours, deux réparateurs de système de climatisation. On lui avait particulièrement vanté les «qualités du premier». Mais à l’épreuve, échec ! «Il m’a dit que le problème était lié à la destruction de la carte et de l’interrupteur du climatiseur. Il a changé ces pièces, mais le même problème est réapparu une semaine après», confie notre interlocutrice qui était alors obligée de contacter un autre électricien. Celui-ci a lavé les filtres et mis du gaz pour un montant de 12 500 Fcfa. «Attendons de voir pendant combien de jours, la machine va tenir», soupire-t-elle. Selon Fadima Cissé, tous les réparateurs ne maitrisent pas leur métier. Ainsi, elle est obligée de recourir, à chaque dysfonctionnement de son appareil, à deux voire trois réparateurs pour trouver une solution. Et pour chaque réparation, surtout en cette période, il faut débourser une petite fortune. Awa Soumaoro, résidente de Sébénikoro, un quartier de la Commune IV dans l aciptal ;e malienne, utilise un humidificateur depuis trois ans. Elle est fréquemment chez les réparateurs pendant la canicule. Il y a deux semaines, elle a sollicité les services d’une entreprise spécialisée pour redonner à son humidificateur un rythme normal de fonctionnement. «Un technicien a changé certaines pièces. La réparation m’a coûté 7 500 Fcfa. Heureusement, l’appareil a marché», affirme-t-elle. Ce que la sexagénaire trouve surtout utile chez cette entreprise, c’est que le «client peut l’interpeller s’il n’est pas satisfait de la prestation». La compagnie prodigue, aussi, toujours des conseils utiles pour la bonne tenue des appareils. Hamidou Traoré, technicien en froid et climatisation, concède le déficit de réparateurs qualifiés. Mais se presse de charger les utilisateurs qui «disent souvent que les réparateurs ne connaissent rien alors que ce sont eux-mêmes qui ne savent pas manipuler leurs appareils». Ce diplômé de l’Institut supérieur de technique de gestion (ISTG) raconte : «Je viens de régler un climatiseur que j’avais réparé il y a une semaine. Le propriétaire était sur les nerfs quand il m’informait de ce qu’il croyait être une nouvelle panne. Or, que le problème était dû à la mauvaise manipulation de la commande par les enfants. Après mon intervention, j’ai véhémentement exprimé mon mécontentement». Hamidou Traoré a subi «injustement», pour la énième fois, le courroux d’un client. Sans compter la perte de temps que cette intervention à domicile lui a causée. «En cette période, le temps est précieux pour nous», dit-il, révélant qu’il répare quatre à cinq appareils, quotidiennement. En moyenne, il gagne 15 000 Fcfa le jour. Le technicien conseille au client d’acheter un humidificateur en fonction de la dimension de la pièce où il doit être installé et de ne surtout pas le laisser à la merci des enfants. Contrairement à Hamidou, Seydou Konaré a appris le métier sur le tas. Démontant un ventilateur dans son atelier à Bamako-Coura, il nous explique comment il est devenu réparateur : «Pendant les vacances, je partais dans des ateliers pour gagner de l’argent. J’ai fini par aimer ce travail passionnant. Cela fait quinze ans maintenant que j’évolue dans ce domaine.» Et d’affirmer qu’il n’a jamais eu de problème avec les clients, même durant les périodes de canicule où le volume du travail devient très important. « Nous pouvons réparer plus de quatre machines humidificateurs par jours. Le marché est vraiment rentable en ce moment», se réjoui-t-il. COUPURES D’ÉLECTRICITÉ – De son côté, Beydi Diallo, diplômé en électricité et en froid, évoque la rareté de pièces de recharge de bonne qualité sur le marché. Et, avec la crise économique qui n’épargne aucun pays, les prix des pièces de qualité (mèches, pompes, multimètres, filtres déshydrateur…) qu’on trouve au marché Dabanani ou dans les quincailleries ont connu une augmentation de 500 à 1 000 Fcfa. C’est pourquoi, les réparateurs utilisent, très souvent à la demande des clients, des pièces moins chères, donc peu résistantes. Beydi quitte rarement son atelier, situé à Bolibana où il répare des ventilateurs, des groupes électrogènes, des frigos, fours et repasseurs. «De mars à mai, je reçois plus de clients», dit-il, ajoutant que ceux-ci sont, généralement, satisfaits de ses prestations. «Mais dans tous les métiers, il peut avoir des erreurs. Les clients sont libres de rapporter

Opérations de l’Armée malienne : Plus de 160 terroristes neutralisés (Etat-major)

Bamako, 22 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé du 8 avril au 20 mai 2023, 167 terroristes et interpellé 32 autres, dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kélétigui, a annoncé l’état-major général des Armées dans un communiqué. Selon la hiérarchie militaire, les FAMa ont, aussi, détruit plusieurs équipements et matériels au cours de différentes interventions sur l’ensemble du territoire qui ont prioritairement porté « sur la surveillance et la consolidation des renseignements sur la localisation des groupuscules terroristes très mobiles, leurs réseaux et leurs complices tant dans les zones urbaines que dans les forêts. » Il faut, également, noter la prompte réaction des FAMa contre des groupes terroristes sur la route de Kita-Diéma, Mourdiah-Nara (Ouest), les engins explosifs improvisés (EEI), l’attaque contre les cibles molles dans la Région de Sikasso (Sud), Nara et Ségou (Centre). Sur le théâtre Est de l’opération, l’Armée signale que les priorités ont porté sur la consolidation de la reprise de l’initiative tant sur le plan aérien que terrestre. «Les vols de surveillance, réassurance des populations et de contrôle du territoire dans la Région de Kidal, Gao et Ménaka (Nord) de même que les reconnaissances offensives terrestres majoritairement dans la Région de Ménaka et Gao ainsi des escortes et des actions civilo militaires de distribution de vivres ont été menées avec succès», indique le communiqué. Sur le théâtre Centre de l’opération Maliko, selon la même source, l’action majeure a été « la réaction professionnelle des FAMa pendant l’attaque déjouée contre l’aéroport de Sévaré, la destruction de multiples plots logistiques par des frappes aériennes, des reconnaissances offensives, des opérations aéroportées et de saisies d’importantes logistiques terroristes et l’appui aux populations. » L’Armée déplore, de son côté, 9 morts au combat et quelques matériels de guerre endommagés. Par contre, les terroristes ont enregistré de lourdes pertes : «Destruction de 13 plots logistiques terroristes, 167 terroristes neutralisés, 32 terroristes interpellés, 9 véhicules et 148 motos détruits et d’autres récupérés», précise le communiqué.   Les FAMa ont détruit ou récupéré, aussi, d’importantes quantités de matériels de fabrication d’EEI et de munitions de toutes calibres récupérés, 27 EEI détruits. Ainsi que 850 motos, 05 camions, 01 porte char, 05 chargeurs et d’importantes quantités de vivres et de couvertures saisies, 09 terroristes repentis et 15 en attente d’être recueillis. L’état-major général des Armées « salue le soutien, l’engagement, la collaboration et le courage des populations auprès des FAMa » et assure que les FAMa continueront la recherche et la destruction des terroristes dans le respect strict du Droit humanitaire et Droit international humanitaire. SS/MD (AMAP)