Salon des médias 2023 : Le digital au cœur des débats

Bamako, 09 juin (AMAP) La 2è édition du Salon des médias (Sam-Mali), qui regroupe plusieurs médias nationaux et de pays de la sous-région (Guinée, Niger, Burkina Faso, Sénégal), a ouvert ses portes, mercredi, au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako. Cette édition, qui sera marquée par des expositions, panels et émissions télévisées, se tiendra du 7 au 10 juin sous le thème : «La presse à l’ère du digital : défis et enjeux». Elle est organisée par une agence de communication, en partenariat avec les acteurs de la presse. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a apprécié l’initiative et a rappelé aux hommes de médias que « nous sommes en guerre de communication, cautionnée par la désinformation et le mal information. » À cet égard, il a prôné la pleine application de tous les acteurs, publics et privés, afin de véhiculer la bonne information. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Harouna Mamadou Toureh, a rappelé le rôle important des médias, surtout en cette période de campagne référendaire. Il a convié les acteurs de ces médias à véhiculer les messages du gouvernement au peuple malien et à combattre les perturbateurs qui donnent des informations dans le but de nuire. «La guerre informationnelle est plus dangereuse que la guerre par les balles», a conclu le ministre en charge de la Communication. Le SAM-Mali prévoit une innovation : «L’école du Salon» qui formera 30 jeunes étudiants et stagiaires en journalisme (radio, télé, web tv, presse écrite) sur les notions élémentaires du métier. Les meilleurs apprenants recevront des trophées, en hommage aux défunts confrères feu Issa Fakaba Sissoko de Studio Tamani et feue Togola Awa Semega, pionnière de la presse digitale. Il y a, également, des stands tenus par des organes de presse. Une vingtaine de stands, dont celui de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), exposent leurs savoir-faire. Le représentant de l’UNESCO, Dr Bazoumana Traoré, a fait remarquer qu’ « avec la révolution numérique, le paysage de l’information et le mode de production et de diffusion ont été bouleversés. Mettant ainsi en péril la fiabilité des médias professionnels et indépendants. Il a aussi souligné que l’Unesco a organisé, en février dernier à Paris, une conférence intitulée « Pour un internet de confiance» qui a constitué une étape importante en vue de l’élaboration des principes de régulation des plateformes numériques. Selon Dr Traoré, « l’enjeu fondamental est à la fois de protéger la liberté d’expression et de lutter contre la désinformation. » On notait également la présence du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et des patrons de la presse, à cette cérémonie d’ouverture KO/MD (AMAP)

Reprise du train : Une ambiance de fête à Kayes (Ouest)

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 09 juin (AMAP) Depuis hier (jeudi 8 juin 2023), une ambiance de fête règne à Kayes, dans l’Ouest du Mali (Ouest) où le train fait partie du quotidien de la population. Et assure le transport des centaines de personnes et des tonnes de marchandises par jour. L’euphorie des habitants de la Cité des Rails se justifie. ! Le train voyageur quittera Kayes, ce matin (Ndlr : vendredi) pour rallier Bamako, la capitale traduisant l’engagement des autorités de la Transition de répondre à un vœu cher aux populations riveraines. À l’entrée de la gare ferroviaire, des travailleurs sont en train de badigeonner le bâtiment principal afin de lui donner un nouveau look. Ce bâtiment construit en blocs de pierres est hérité de la colonisation française. Assis devant le magasin où les marchandises et d’autres bagages sont pesés, l’ancien cheminot convoyeur (1980-2018) Hamidou Dabo contemple avec satisfaction les mouvements autour de lui. « Nous devons entretenir ce train, même si on ne nous le dit pas. Le calvaire vécu par les cheminots et leurs familles est révélateur des conséquences de l’arrêt du trafic ferroviaire», dit-il. Dans le hall, notre équipe de reportage a rencontré des agents qui s’affairaient autour d’un wagon. «Nous sommes contents de cette relance qui intervient après 5 ans d’arrêt. Quand le train fonctionne, il y a moins de chômage ici. La sécurité alimentaire est également assurée, car le train contribue beaucoup à l’acheminement des vivres (céréales et autres denrées alimentaires) », s’exprime le cheminot Sadio Kanté. « Toutes les catégories socioprofessionnelles y trouvent leur compte. Je salue (les autorités) de la Transition qui ont accéléré le processus de relance du trafic ferroviaire» dit-il. Pour Rokia Coulibaly, vendeuse de nourriture, le train sera d’un apport pour les Kayésiens . L’élève Doucouré ne s’arrête pas de contempler la rame qui prend la direction de la capitale ce vendredi. Tenant un cahier dans ses bras, il émet le souhait d’emprunter ce moyen de transport. Dans la matinée du jeudi 8 juin, il avait été annoncé aux clients la vente des billets. Cette annonce a été suivie d’une grande manifestation de joie à la gare ferroviaire. BMS/MD (AMAP)

Le Mali débourse près de dix milliards de Fcfa pour la reprise du trafic ferroviaire

Bamako, 09 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali a déboursé 9,874 milliards de Fcfa pour mettre en œuvre son plan d’urgence pour remettre les trains sur les rails et permettre, ainsi, au train voyageur de siffler à nouveau entre Kayes (Ouest) et Bamako, la capitale malienne. Le premier train a quitté ce matin (Ndlr : vendredi) la gare ferroviaire de la Cité des rails pour la capitale, marquant ainsi la relance du trafic ferroviaire commercial. Dans le programme de circulation établi, le départ de trains voyageurs de Bamako à Kayes se fera tous les lundis, jeudis et samedis. Et pour Kayes-Bamako, ce sera les mardis, vendredis et dimanches. Les autorités de la Transition ont prêté une oreille attentive aux doléances des populations, particulièrement les cheminots et habitants des localités traversées par les rails. En effet, le transport ferroviaire est vital pour ces localités et essentiel pour l’ensemble du Mali. L’arrêt du trafic et des activités qui y sont liées depuis mai 2018, a drastiquement réduit les revenus des usagers et riverains des rails. Le calvaire a disloqué des ménages, impacté la mobilité des populations et ébranlé les économies locales. «Cette reprise est un ouf de soulagement pour nous. Le moral est au beau fixe pour affronter les activités qui doivent commencer», a confié le secrétaire général du comité syndical chemins de fer de l’ Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Ibrahima Coulibaly. TRAVAUX – Dix-neuf gares, de Bamako à Kayes, les ateliers centraux de Korofina et le dépôt de Kayes ont été réhabilités. Des équipements mécaniques et outillages ont été acquis pour le traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes et la pose des traversées en bois sur les ouvrages d’art de Bamako à Diboli. S’y ajoutent le confortement des ponts (de Galougo, Mahina et Toukoto), l’acquisition de pièces de rechange pour la fiabilisation des locomotives ainsi que des voitures, fourgons et générateurs du transport voyageurs. En outre, il a fallu former 23 commis de gares, 15 aiguilleurs et 24 conducteurs chef de convoi. Une mission d’information a aussi fait le trajet Bamako-Kayes pour sensibiliser les populations riveraines des rails. C’est suite à toutes ces activités qu’il a été élaboré un Plan de transport quinquennal pour le trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises national et international. Son objectif est d’assurer le trafic de manière pérenne, efficace et efficiente entre Bamako et Diboli, de 2023 à 2027. Selon une note d’information, ce Plan vise à assurer trois rotations de trains voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes pour la première année d’exploitation, avec un taux de remplissage moyen de 60%. Et sept rotations de train de voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes à partir de la deuxième année d’exploitation, avec un taux de remplissage minimal de 70%. « La gestion du trafic ferroviaire par la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER-Mali Sa), nécessite l’accompagnement de l’Etat à travers une subvention d’exploitation, pour combler le déficit et un plan d’investissement pour assurer la pérennisation du trafic ferroviaire», a expliqué le directeur général de cette Société, Ibrahim Maïga, Selon lui, la subvention d’exploitation prévisionnelle sur la période de la convention d’exploitation est estimée à 1,43 milliard de Fcfa et le plan d’investissement est évalué à 6,026 milliards de Fcfa dont 4,7 milliards pour la première année et 1,2 milliard pour la deuxième année d’exploitation. «Le plan d’investissement porte essentiellement sur la réhabilitation des locomotives X1 et X2, l’aménagement de la gare marchandises de Diboli, la reconstruction des ponts ferroviaires permettant l’accès à la gare marchandises de Korofina, l’acquisition d’équipements pour les travaux de voie, l’acquisition de matériel informatique et de la logistique pour les services techniques» a-t-il détaillé. Et de rassurer que cette « somme couvrir les besoins pendant la période d’exploitation». OCCUPATIONS DES EMPRISES – La libération des servitudes des rails des occupations illicites des logements d’astreinte et de fonction occupés par les retraités et des déflatés, constitue aujourd’hui un goulot étranglement dans certaines zones. « On ne peut pas attendre la libération totale des emprises, pour la reprise du trafic ferroviaire. La sensibilisation est toujours en cours dans les zones occupées », nous a confié le patron de la SOPAFER-Mali. À cet égard, assure notre interlocuteur, « plusieurs actions ont été menées dont le recensement des occupations illicites du domaine ferroviaire dans le District de Bamako et à la gare ferroviaire de Dio. » Les occupations qui entravent la circulation ferroviaire dans la gare marchandises de Korofina ont, également, été recensées par la Société. Autre action menée : la prise de vue aérienne par drone de la servitude du domaine ferroviaire de Boulkassoumbougou à Samé, en passant par la gare marchandises de Korofina et la gare autonome de Bamako. Par ailleurs, le ministre en charge de l’Administration territoriale a adressé une lettre au gouverneur du District de Bamako pour disposition à prendre en vue de sanctionner les responsables des collectivités territoriales qui ont signé des contrats de bail emphytéotiques dans la gare de Korofina. Concernant le tronçon Bamako-Koulikoro, l’identification des occupations du domaine ferroviaire sera bientôt menée par la mission conjointe des Inspections des domaines et des affaires foncières, de l’équipement et des transports et de l’Intérieur. « Cela, précise Ibrahim Maïga, en rapport avec la SOPAFER-Mali SA. » Le Plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire concerne Bamako-Diboli. Toutefois, selon le directeur la Société de patrimoine ferroviaire du Mali, la réhabilitation du chemin de fer Koulikoro-Diboli demeure l’un des projets prioritaires du gouvernement. À cet effet, le ministre des Transports et des Infrastructures a signé avec la Société «STM» de la Russie un mémorandum d’entente qui porte sur la réhabilitation de ce tronçon en double écartement (métrique et standard) et l’acquisition de locomotives neuves pour voie standard. BBC/MD (AMAP)

Kati Sirakoro Niaré : Bientôt un centre d’intelligence artificielle et de robotique au Mali

Bamako, 08 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a posé, mercredi, la première pierre du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, près de Bamako, s’est dit convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique demeure un pas vers la souveraineté scientifique et industrielle. du Mali. Financé par le budget national pour un montant total de 3,3 milliards de Fcfa, ce centre d’intelligence artificielle et de robotique sera construit à sur une superficie de 50 hectares. Il comportera six blocs au total. Dans une interview accordée à la presse, le président de la Transition a, tout d’abord, rendu un hommage mérité aux génies maliens qui, depuis 2017, ont valablement représenté le Mali dans les compétitions internationales de robotique. «Ces génies sont l’une des raisons de la construction de ce centre», a souligné le colonel Assimi Goïta, ajoutant que notre pays se doit d’être présent au rendez-vous des bouleversements technologiques et de la révolution industrielle. «Également, nous prônons notre souveraineté retrouvée qui doit refléter dans tous les domaines y compris celui scientifique et industriel. Je suis convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique est un pas vers notre souveraineté scientifique et industrielle. Car, ces résultats probants vont impacter très positivement tous les domaines de développement tel que la santé, l’agriculture, l’environnement, la gestion des mines et l’énergie, surtout la défense et la sécurité», a relevé le président Goïta. FIERTÉ NATIONALE – Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita a annoncé que le CIAR va contribuer significativement à l’émergence d’un environnement et un écosystème de la formation et de la recherche dans ses domaines de prédilection. Il calque ses objectifs sur la vision présidentielle de doter le Mali de capacités autonomes et de solutions nouvelles dans la santé, la sécurité, la défense, l’industrie, l’environnement, les technologies. Véritable laboratoire, le Centre aura pour mission d’initier, de former, de chercher et d’inventer avant de mettre à la disposition du secteur productif, comme les industries, les résultats de la recherche. Selon Pr Amadou Kéita, la composition du CIAR lui permettra d’aller au-delà de la recherche pour donner des applications pratiques à l’intelligence artificielle et à la robotique. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique a déclaré que le CIAR, entièrement financé par le budget, sera une fierté nationale. Le colonel Assimi Goïta, dans son discours à la Nation du 22 septembre 2022, a annoncé la création d’un Pôle d’excellence technologique, donnant ainsi le départ de la première expérience d’un centre robotique au Mali. OD/MD (AMAP)    

Couverture des élections : Les journalistes dans le rôle de prévention et d’apaisement des tensions

Bamako, 08 juin (AMAP) Une quarantaine de journalistes prennent part, depuis mercredi, , à un atelier de formation en couverture des élections, stratégies de prévention et d’apaisement des tensions socio-politiques en période pré-électorale et électorale, a constaté l’AMAP. Durant trois jours, ces hommes de médias seront outillés sur les techniques de traitement et de vérification de l’information au de cette session organisée par l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA international) en partenariat avec la Haute autorité de la communication (HAC), le Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie (CMDID). Le droit à la liberté d’expression, à l’accès à l’information et l’égalité devant la loi sont, entre autres, les principes fondamentaux pour les élections crédibles et inclusives. Selon le représentant du CMDID, Boubacar S. Camara, cela suppose que les acteurs politiques, sociaux et électoraux peuvent discuter librement et exprimer sans pression leurs opinions sur les questions des processus électoraux et référendaire. Pour ce faire, a dit M. Camara, ces acteurs s’appuient largement sur les médias pour transmettre et recevoir des informations. Il a souligné que les médias, considérés comme le 4è pouvoir, « peuvent éclairer, apaiser et lutter contre les violences avant et pendant les élections ainsi que les consultations référendaires. » Il a rappelé que le Mali se prépare à une consultation référendaire le 18 juin prochain. À cette occasion, le pays « a besoin de journalistes professionnels chargés de couvrir un évènement très important mais un peu particulier car différent d’une élection en d’autres termes. » Le représentant de la HAC, Seydou Sissouma, a mis l’accent sur les modules enseignés. Pour M. Sissouma, au cours de la session, les journalistes connaitront à la fois les institutions et les autorités qui participent au processus électoral. Cela permet de savoir auprès de quelle institution aller chercher quel type d’information. « De plus, a-t-il dit, les experts qui encadreront les participants auront à leur parler des questions d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information. » L’information qui est toujours une donnée sensible, le devient encore davantage en période électorale. En outre, il est prévu des modules de fact-checking qui permettent la vérification des faits, avec des applications et des outils pour que dans le cycle qui va commencer, le journaliste soit capable d’aller vérifier des informations. « Cela, selon le représentant de la HAC, permet de ne pas manipuler le public avec des informations qui n’ont pas une assise véritable. » Par ailleurs, Seydou Sissouma a annoncé qu’il est prévu encore des formations à Bamako. Selon lui, il en faut davantage pour que le maximum de journalistes dans les rédactions puisse être en capacité de couvrir dans les meilleures dispositions possibles le cycle électoral qui commence avec le référendum. Il a insisté que ces genres de sessions doivent être dupliqués dans les régions, rappelant que le Mali compte une quarantaine de chaines de télévision, un demi millier de radios, plus de 200 journaux et plus d’une cinquantaine de sites d’information en ligne. Idea international est une institution intergouvernementale qui a comme seul mandat l’appui à la démocratie et aux élections et cette formation fait partie du projet de l’organisation au Mali. Selon son représentant, Nicholas Matatu, Idea international intervient au Mali dans le cadre de l’appui à la Transition et le retour à l’ordre constitutionnel normal. C’est pourquoi le référendum à venir représente un jalon très important dans ce processus de transition. «Nous espérerons que cette formation va vous permettre d’être outillés pour mieux couvrir les processus électoraux et évidemment le référendum», a souhaité M. Matatu. MK/MD (AMAP)

Portrait : Moussa Doumbia, l’homme qui veut révolutionner l’agriculture au Mali

Bamako, 08 juin (AMAP) Il voit grand en projetant de valoriser toutes les superficies cultivables du Mali à travers l’utilisation des drones agricoles dans le traitement phytosanitaire, l’inventaire du rendement des cultures mais aussi la cartographie des sols en vue d’un usage efficient des intrants agricoles Une bonne productivité agricole est le gage de la sécurité alimentaire. Le Mali est un pays sahélien aux 2/3 désertiques dont près de 80% de la population pratiquent l’agriculture comme activité économique principale. Dans les pays comme les États-Unis d’Amérique qui ont bâti leurs richesses et leur développement sur l’agriculture, la mise en valeur de grandes superficies agricoles était une nécessité. Pour ce faire, des moyens aériens étaient indispensables pour l’épandage, le traitement phytosanitaire et la cartographie des sols. D’où l’utilisation à l’époque de petits avions. Ceci engendrait des coûts souvent insupportables pour les usagers peu fortunés. Avec l’avènement des drones (petit appareil électrique volant piloté à partir du sol), les donnes ont changé. C’est ce qu’il faut aujourd’hui pour notre «Révolution verte», prône Moussa Doumbia. Ce natif de Bamako est un ingénieur diplômé des grandes Universités allemandes en énergies renouvelables et d’un master en Sciences de l’environnement avec plus de 17 ans d’expériences professionnelles consécutives en Allemagne et dans les pays en développement. Directeur général de l’entreprise Smart energising farming, Moussa Doumbia a passé plus de 10 ans à vivre et à travailler dans plus de huit 8 pays africains et dans un grand nombre de communautés rurales à travers le continent. Il a établi et géré des projets de la coopération et des sociétés privées en tant que conseiller technique et chef de projet au Mali, Togo, Madagascar, Niger, RDC Congo, Sénégal et au Burkina Faso. Moussa Doumbia est un expert des drones professionnels agricoles en tant que pilote en agriculture de précision. EXPERTISE – Avec cette expertise, il espère aider les décideurs politiques nationaux à répondre aux exigences du secteur privé sur le marché des drones agricoles. Son expérience à la tête de Smart Energising Farming a permis à la société d’avoir une compréhension détaillée des problématiques du développement rural, spécifiquement de l’énergie et de l´agriculture, affirme l’ingénieur. En tirant des leçons, il développe des méthodologies, des outils et des procédures avec des démonstrations sur le terrain. Visionnaire, Moussa Doumbia projette de promouvoir l’usage des drones dans le traitement phytosanitaire des cultures et la cartographie des sols, en boostant l’agriculture intensive, seule gage de la sécurité alimentaire. Pionnière dans le domaine des drones professionnels civils, la société Smart-Energising-Farming Sarl dispose d’expertise sans égale au Mali, dans la cartographie aérienne et relevées topographiques par drone, la formation des jeunes pilotes de drone agricole en agriculture de précision, le diagnostic phytosanitaire des champs agricole par drone, la pulvérisation. Et l’épandage aérien par drone qui aide à la résilience des forêts face aux changements climatiques. Installée au Mali depuis 2020, Smart-Energising-Farming enregistre plusieurs clients surtout parmi les particuliers qui disposent de grandes superficies cultivables. À cet effet, il ambitionne de contribuer à l’amélioration de la production agricole à travers la formation massive des jeunes dans l’utilisation des drones agricoles. Cela sous-entend l’accompagnement des pouvoirs publics par la création d’opportunités pour les jeunes, la multiplication des partenariats avec les structures aussi bien étatiques que privées et la vulgarisation de la technologie en milieu rural qui abrite plus de la moitié de la population malienne. CAD/MD (AMAP)  

La médiation internationale exhorte les parties à la relance urgente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (Communiqué)

Bamako, 08 juin (AMAP) La Médiation internationale, exhorte les parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali à s’accorder d’urgence sur les mesures de garanties nécessaires à son application, indique un communiqué publié mardi. Selon la même source, il s’agit de « la mise en œuvre de tous les piliers du texte qui constituent un ensemble indissociable. Y compris ceux relatifs au cadre institutionnel en plus des aspects liés à la défense et à la sécurité, ainsi qu’au développement socio-économique. » La Médiation se dit fortement engagée auprès des parties maliennes pour aider au parachèvement, dans les délais les plus rapides, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, conclu depuis huit ans. Dans son communiqué, elle rappelle que cet Accord « est la pierre angulaire du règlement durable des crises récurrentes qui ont affecté la partie septentrionale du Mali et un élément essentiel de l’entreprise en cours de refondation de l’État malien. » «En outre, l’exécution des engagements qui y sont contenus contribuera grandement à la sécurité et à la stabilité régionales», fait remarquer la Médiation. Tout en saluant les avancées enregistrées, elle signale que des aspects importants de l’Accord restent encore à traduire dans les faits. Y compris la matérialisation des dividendes de la paix au profit des populations vivant dans les zones affectées par le conflit. En outre, la Médiation internationale note « avec une profonde préoccupation les souffrances indicibles infligées » aux habitants des Régions de Gao (Nord) et de Ménaka (Nord -Est), confrontés à l’intensification des attaques terroristes et à la montée de la criminalité. Ainsi que les déplacements forcés importants de populations en direction d’autres régions, y compris celle de Kidal 9Nord). «Elle exprime sa pleine solidarité avec ces populations et celles du Centre du Mali, également aux prises avec le fléau du terrorisme et de la violence, ainsi qu’avec le peuple malien d’une façon générale», dit le communiqué de la Médiation qui appelant « à une mobilisation internationale accrue pour leur apporter l’aide humanitaire requise. » Selon la Médiation, cette situation met en exergue, s’il en était besoin, l’impératif de la relance urgente du processus de paix. Elle rappelle ses efforts en direction des parties, y compris les propositions qu’elle a soumises en avril dernier et exprime l’espoir que « ces actions soutenues permettront de créer les conditions de la relance des mécanismes de suivi de l’Accord de paix et le parachèvement de son application. » Dans ce contexte, la Médiation note les préoccupations exprimées par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme sur le projet de Constitution soumis à référendum le 18 juin, s’agissant de la prise en compte des dispositions de l’Accord dans le nouveau texte. Elle note, également, la position du gouvernement, notamment sur le fait qu’aucune disposition du projet de Constitution ne fait obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de paix et sa volonté exprimée d’honorer tous les engagements pris. La Médiation internationale dit relever la réaffirmation par les parties de leur attachement à l’Accord pour la paix et la réconciliation et à son rôle, sous la direction de l’Algérie en tant que chef de file. Elld réaffirme son engagement à assumer pleinement son rôle de garant politique de la mise en œuvre de l’Accord de paix, y compris les réformes institutionnelles prévues. Elle relève « avec satisfaction la volonté manifestée par les parties, de sortir, par le dialogue, le processus de paix de l’impasse actuelle et d’œuvrer ensemble pour parvenir à des solutions consensuelles permettant la relance de la mise en œuvre de l’Accord. » SS/MD (AMAP)

Le Mali et la Banque mondiale signent deux projets de plus de 131 milliards de F CFA

Bamako, 08 juin (AMAP) Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ont signé mercredi, à Bamako, des accords de financement relatifs à deux projets pour un montant total de 200,9 millions d’euros soit environ 131,781 milliards de Fcfa. La cérémonie de signature du Projet de restauration des terres dégradées au Mali et du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), s’est déroulée à l’hôtel des Finances, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le premier accord de financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali porte sur un montant de 144,300 millions d’euros, soit plus de 94 milliards de Fcfa. Approuvé le 25 mai dernier par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, ce Projet permettra le renforcement des capacités dans la promotion des pratiques de restauration des terres dégradées sous l’influence du changement climatique et le renforcement des opportunités d’accès aux marchés. Il couvrira 87 communes des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou et Mopti (Centre) et atteindra plus de 2 millions de bénéficiaires. Le second accord concerne le financement du PHASAOC, pour un montant de 56,600 millions d’euros, soit un peu plus de 37 milliards de Fcfa. Ce projet à vocation régionale couvre les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il vise à améliorer, dans ces pays, l’indice de performance statistique, la comparabilité des statistiques de base et la modernisation des structures en charge des statistiques. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ces deux projets vont enrichir le portefeuille de son institution au Mali déjà en pleine expansion. Selon Mme Da Sousa, le Projet de restauration des terres déradées « améliorera la vie des populations avec des opportunités d’emplois et un renforcement des capacités dans les domaines de gestion des ressources naturelles. » «L’approche du projet, a-t-elle indiqué, est basée sur le nexus entre la dégradation des ressources naturelles, les impacts du changement climatique et les conflits sociaux tout en cherchant à restaurer le capital social, naturel et culturel. » Il renforcera les capacités nationales pour la mise en œuvre de la Contributions déterminées au niveau national (CDN) et d’une stratégie de prévention des conflits dans sa zone d’intervention. Selon la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, « la disponibilité, en temps opportun, de statistiques fiables est un défi majeur pour la plupart des pays africains. » En ce sens, Clara Da Sousa a affirmé que le nouveau projet statistique pour le Mali permettra de consolider les acquis du Projet d’amélioration du système statistique national du Mali (PASSNM), en s’inscrivant dans une dynamique régionale où la coordination entre les instituts nationaux de la statistique rendra possible la production de données harmonisées. La réalisation d’enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages, le recensement agricole, les enquêtes agricoles, les réformes institutionnelles, le renforcement du capital humain et l’accès aux données sont, entre autres, les actions attendues du projet. «Notre ambition est non seulement d’atteindre les objectifs de cet ambitieux Projet et, peut-être, surtout, de contribuer à façonner des politiques de développement plus intégrées qui puissent répondre aux nouveaux défis stratégiques auxquels le Mali est confronté», a-t-elle confié, avant de réitérer l’engagement de sa structure à accompagner notre pays dans ce processus. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que le projet permettra d’améliorer les systèmes statistiques au bénéfice des politiques publiques. Il s’est réjoui de l’amélioration des relations de coopération entre le gouvernement du Mali et le Groupe de la Banque mondiale, « à travers la diversité et l’importance des financements récents. Par ailleurs, le ministre en charge des Finances a engagé les unités de gestion à assurer une bonne exécution des projets pour atteindre les résultats escomptés. AG/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 juin 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, Chargé des Reformes politiques et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance complétant l’Ordonnance n°2023-018/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale. L’Ordonnance n°2023-018/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale a été adoptée pour déroger aux dispositions de certains articles de la loi électorale. Ces dérogations qui s’appliquent exclusivement à l’organisation du référendum constitutionnel de 2023 autorisent : l’utilisation de la carte d’électeur biométrique à la place de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée ; l’utilisation, en cas de non disponibilité de la carte d’électeur biométrique du passeport, de la carte NINA, de la carte nationale d’identité, de la carte consulaire, du permis de conduire, du livret militaire, du livret de pension civile ou militaire ; la mise à jour du fichier électoral sur la base de la révision annuelle des listes électorales arrêtée au 31 décembre 2022. Après l’adoption de l’ordonnance dérogatoire, il est apparu nécessaire d’accorder le bénéfice du vote par procuration aux personnes qui souhaitent accomplir leur pèlerinage en lieux saints. Le vote par procuration, régi par l’article 116 de la loi électorale, n’autorise pas pour l’instant cette éventualité, d’où la nécessité de déroger aux dispositions de cet article en complément des articles concernés. Le projet d’ordonnance est adopté dans ce cadre. Il autorise les personnes effectuant leur pèlerinage en lieux saints à exercer le droit de vote par procuration à l’occasion du scrutin référendaire. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Ecole nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education surveillée. Le personnel du Cadre de la Surveillance des Services Pénitentiaires et de l’Education Surveillée constitue un maillon essentiel de la chaine de justice. Il intervient au niveau du volet judiciaire pour assurer l’effectivité de l’exécution des sanctions pénales et participe au maintien de la sécurité publique et à la réinsertion sociale des détenus. Ces missions exigent une formation initiale et continue de l’ensemble du personnel dans un centre spécialisé. C’est dans ce cadre qu’il a été prévu dans le statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée, la création de l’Ecole nationale de Surveillants de prison. C’est en application de ces dispositions que le Gouvernement s’est engagé dans la construction de cette école à Kéniéroba. Les projets de texte adoptés créent l’Ecole nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée pour assurer la formation et le développement des activités de recherche à travers des thématiques variées, entre autres : les Règles Minima Nelson Mandela, les Règles de Bangkok, la prise en charge psychologique des détenus, les droits des détenus, la sécurité pénitentiaire et le management des prisons. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Djeddah, le 08 février 2023 et à Bamako, le 16 janvier 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement relatif au Programme Régional de Cartographie de la Fertilité des Sols de l’Afrique de l’Ouest-République du Mali. Par cet Accord, la Banque Islamique de Développement met à la disposition du Mali un montant n’excédant pas : 560 mille Dinars islamiques, soit 444 millions 892 mille 500 francs CFA environ sur les ressources ordinaires de la BID ; 750 mille Dollars américains, soit 444 millions 892 mille 500 francs CFA environ sur les ressources du Fonds de Solidarité islamique de Développement. Le Programme, objet du présent financement, vise à élaborer des recommandations équilibrées en matière d’engrais et de gestion intégrée de la fertilité des sols, ciblées sur des cultures spécifiques dans des conditions pédologiques et agro-climatiques spécifiques, qui augmenteront durablement les rendements et la qualité nutritionnelle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DE LA PRIMATURE Représentant du Conseil national de Transition à la Haute Autorité de la Communication : Madame Korotimi Niénéma COULIBALY, Journaliste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chef d’Etat-major Adjoint de la Garde nationale du Mali : Colonel Mory SANOGO AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Conseillers à la Section Judiciaire de la Cour Suprême : Monsieur Ladji SARA, Magistrat ; Monsieur Ibrahima TOUNKARA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Bagnamé SIMPARA, Conseiller des Affaires Etrangères. Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Seydou CISSE, Conseiller des Affaires Etrangères. Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Rome : Monsieur Gaoussou BATHILY, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle sur la période 2024-2026. Le projet de loi de finances de l’année est élaboré par référence à un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans selon les dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de finances. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle est adopté en Conseil des Ministres et soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement, au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l’année. Le débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’approche participative de la préparation du budget d’Etat. Il permet au Gouvernement

Chambre de commerce et d’industrie du Mali : Le nouveau président prend officiellement fonction

Bamako, 07 juin (AMAP) Le nouveau président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a officiellement pris fonction, mercredi, lors d’une cérémonie dans les locaux de la Chambre consulaire, sous la supervision du contrôleur des services publics, Aliou Sissoko. En présence du secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo et de la quasi-totalité des membres du nouveau bureau mis en place le 21 mai dernier pour achever la mandature 2021-2025, la cérémonie a commencé par la remise des documents de passation de service au nouveau président de la CCIM par le contrôleur des services publics, Aliou Sissoko, Ce dernier a expliqué que la supervision de la passation du service ressort de leurs missions régaliennes visant à assurer la bonne gouvernance et la continuité du service public au niveau de tous les établissements publics. «On fait la passation en suivant un canevas issu d’une instruction du Premier ministre en la matière», a-t-il précisé. Et d’ajouter qu’il est présent à cette cérémonie pour s’assurer que ce canevas a été respecté afin d’éviter des problèmes à la personne qui prend fonction. Selon M. Sissoko, ce canevas porte sur la présence de quatre points dans le procès verbal de passation. «Il s’agit d’un aperçu du service de l’entité, la situation du personnel, la situation financière de la structure et les dossiers en instance», a-t-il énuméré. Le secrétaire général de la CCIM a, au nom du personnel, félicité le nouveau président et son bureau et rassuré de la disponibilité du personnel. «De notre côté, nous n’allons pas faillir. Vous pouvez compter sur nous tout comme nous comptons énormément sur vous», a déclaré Mahamadou Sanogo. Et d’indiquer que le personnel mène une mission publique dont l’objectif est d’améliorer la qualité du service en évitant la corruption et la lourdeur. «Nous sommes là pour coordonner les missions que vous avez décidées et qui sont dans votre programme d’activités conformément aux procédures publiques», a dit Mahamadou Sanogo à l’endroit du nouveau président. «Je m’efforcerai d’être à la hauteur de la mission qui m’a été confiée. Nous avons commencé les activités prioritaires de notre mandat qui consistent à mener des réflexions pour l’industrialisation du pays», a expliqué Mandiou Simpara, avant de préciser que le Forum de Ségou était inscrit dans ce cadre. AG/MD (AMAP)