Campagne agricole 2022-2023 : La Région de Ségou attend une production céréalière de 1,2 million de tonnes
Ségou, 28 déc (AMAP) Les estimations provisoires de l’ensemble de la Région de Ségou, dans le Centre du Mali, font état de 1.297.653 tonnes de production céréalière sur une prévision de 1.361.454 tonnes soit 95,3% pour la campagne d’hivernage 2022-2023, selon des sources officielles. Le chef de bureau statistique suivi/évaluation et communication à la direction régionale de l’agriculture de Ségou, Lassana Camara, précise qu’à la date du 19 décembre, les évaluations provisoires font état d’une production brute de 250.295 tonnes de mil sur une prévision de 318.095 tonnes et 863.854 tonnes de riz sur une prévision de 946.378 tonnes. En ce qui concerne le fonio, les estimations provisoires tablent sur 4.728 tonnes sur une prévision de 2.362 tonnes. 90.737 tonnes de maïs ont été obtenues sur 70.256 tonnes prévues, contre 88.034 tonnes de sorgho sur une prévision de 24.363 tonnes. Six tonnes de blé ont été également récoltées. « Par ailleurs, a-t-il expliqué, la Région de Ségou n’a pas atteint l’objectif à cause de l’arrêt précoce des pluies au mois de juillet, la mauvaise répartition des pluies dans le temps. » «Ceux qui ont su profiter des premières pluies vont avoir une campagne satisfaisante contrairement à ceux qui n’ont pas su en profiter», a-t-il dit. À cette difficulté d’ordre climatique, se sont ajoutés la cherté des intrants agricoles minéraux, le manque de moyens pour l’encadrement, l’insécurité résiduelle, l’insuffisance d’agents d’encadrement. M. Camara a, aussi, déploré le manque de moyens de déplacement des chefs de secteur et agents, l’insuffisance numérique du personnel d’encadrement, la vétusté des bureaux des secteurs et l’insuffisance de formation continue du personnel. Malgré toutes ces difficultés, a noté Lassana Camara, la région s’attend à un excédent céréalier de 426.739 tonnes. Notre interlocuteur a également évoqué plusieurs tares auxquelles les autorités devraient apporter des réponses pour l’amélioration des performances agricoles au niveau de la Région de Ségou. Il a particulièrement insisté sur les conditions de travail des agents, confrontés à la non-disponibilité d’un support juridique permettant l’accès aux ristournes au niveau du budget, à l’absence de prime de risque liés à la manipulation des pesticides et des engrais, à l’insécurité des agents de contrôle phytosanitaires au niveau des postes de contrôle. Ainsi, il a préconisé de vulgariser, en particulier, l’usage des engrais organiques et les produits bio, doter le secteur d’agents d’encadrement et de moyens de déplacement, mettre les agents dans les conditions idéales pour le suivi de la compagne agricole. La Région de Ségou est une zone de production agricole par excellence. Elle abrite principalement l’Office riz, l’Office du Niger et plusieurs grandes zones de production céréalière s’étendant de l’inter-fleuve (Cercle de Macina) jusqu’au moyen-Bani (Cercle de Bla). Ces zones contribuent fortement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les principales cultures sont le mil, le sorgho, le fonio, le riz, le haricot, le maïs, le blé et l’arachide. Cette vaste zone riche de ses terres arables est également réputée très productive. ADS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 décembre 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 décembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication relative au Programme national de Sécurité de l’Aviation civile. En application des dispositions de la Convention de Chicago relative à l’aviation civile internationale et la Loi n°2011-014 du 19 mai 2011 portant Code de l’aviation civile, le Gouvernement a adopté le Programme national de Sécurité de l’aviation civile. Ce Programme, qui est un ensemble intégré de règlements et d’activités, vise à améliorer la sécurité dans le secteur. La mission d’évaluation de la mise en œuvre du Programme national de Sécurité de l’aviation civile réalisée par l’Organisation de l’Aviation civile internationale dans certains de ces Etats membres a relevé la non mise en œuvre effective dudit programme et d’autres insuffisances qu’il faut corriger. La révision du Programme national permettra au Mali : – de se conformer à la réglementation internationale et communautaire en matière de gestion de la sécurité de l’aviation civile ; – de prendre en charge les amendements de l’Annexe 19 à la convention de Chicago et du Document de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale 9859 ; – de ramener le Comité de coordination du Programme national de Sécurité à 1’échelon des directions pour le rendre plus opérationnel sur le terrain ; – d’élargir 1’équipe de mise en œuvre du Programme à d’autres administrations de règlementation. 2. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres : a. de la tenue de la deuxième session du Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée. La deuxième session du Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée se tiendra le 28 décembre 2023. Le Conseil supérieur de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée donne son avis sur toutes questions de principe intéressant les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. Il est saisi des projets de loi tendant à modifier le statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Il est également consulté sur les politiques de recrutement, de formation professionnelle, de perfectionnement et de déontologie pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Il se réunit une fois par an. La présente session du Conseil supérieur de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée examinera des projets de textes et donnera des orientations pour le bon fonctionnement du service public pénitentiaire et de l’éducation surveillée. b. de la participation du Mali à la vingt-deuxième session de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Une délégation du Mali a pris part à la vingt-deuxième session de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale tenue du 4 au 14 décembre 2023 au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York. Le Statut de Rome, instituant la Cour pénale internationale a été adopté pour contribuer à mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves, à savoir les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide et le crime d’agression. Notre pays a été remercié parmi les Etats parties qui coopèrent avec la Cour pénale Internationale notamment à travers les Fonds au profit des victimes et l’exécution des mandats d’arrêt. Lors du débat général, la délégation a mis en exergue les efforts du Mali dans la mise en œuvre du statut de Rome et précisé que notre pays dispose de ressources humaines compétentes et intègres. La délégation a tenu à rappeler que la Cour pénale Internationale doit constituer un rempart contre la criminalité et les atrocités humaines et non être une juridiction à connotation politique au service des Nations les plus développées voire les plus puissantes. La délégation a également rappelé que le monde attend de la Cour pénale Internationale, objectivité, juridicité et impartialité. Cette déclaration a été appréciée par plusieurs pays. La Présidente de l’Assemblée des Etats parties, en clôturant les travaux, a affirmé que la Cour n’est pas parfaite mais doit être une lueur internationale d’espoir sans sélectivité. c. des résultats des concours de recrutement d’auditeurs de justice, de greffiers en chef et de contrôleurs dans le cadre du concours professionnel d’avancement des catégories des agents de la surveillance. Dans le cadre du renforcement des capacités et la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé au titre de l’exercice budgétaire 2023, au recrutement: – de cent (100) auditeurs de justice sur cinq mille trois cent cinquante-trois (5353) candidats, répartis comme suit : 80 auditeurs de l’ordre judiciaire dont trois (03) docteurs en droit ; 20 auditeurs de l’ordre administratif ; – de120 greffiers en chef sur quatre mille cent trente-un (4131) candidats ; – de 20 contrôleurs des Services pénitentiaires et de l’Éducation surveillée sur cent quatre-vingt-douze (192) candidats. La transparence et l’objectivité qui ont entouré le processus s’inscrivent dans la droite ligne de la vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat qui prône la récompense du mérite dans le Mali Koura. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des ministres de l’état d’avancement des travaux de construction dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation au Mali. Les infrastructures à réaliser dans le cadre de l’exécution du Projet d’amélioration de la Qualité et des résultats de l’Education au Mali, financé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’Education comprennent : – la construction et l’équipement de 30 salles de classe en extension dans 10 lycées ; – la construction et l’équipement de 501 salles de classe au
Énergie électrique : Près de 180 milliards de Fcfa pour interconnecter le Mali et la Mauritanie
Bamako, 27 dec (AMAP) Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) a approuvé, jeudi dernier, à Abidjan, un financement de 302,9 millions de dollars américains (environ 180 milliards de Fcfa) pour interconnecter le Mali et la Mauritanie, dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». L’initiative contribue à la mise en œuvre du «Projet d’interconnexion électrique de 225 kV Mauritanie-Mali et de développement de centrales solaires associées» dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». Elle devrait permettre d’assurer la disponibilité permanente d’une électricité de qualité et à un coût abordable. Ce qui permettra de renforcer la résilience des populations des localités bénéficiaires, en promouvant le secteur privé, le commerce et la création d’opportunités d’emplois. Ce projet représente une opération d’investissement stratégique qui vise à favoriser l’essor de la production d’énergie solaire et à garantir un accès universel à l’électricité dans ces deux pays du Sahel. Il a pour objectif d’établir une interconnexion électrique haute tension sur 1.373 kilomètres, avec une capacité de transit de 600 mégawatts (MW) entre les deux pays, et de construire une centrale solaire de 50 MW à Kiffa, en Mauritanie, reliée à l’interconnexion. Ce sont 100.000 nouveaux ménages qui seront connectés au réseau électrique dans les localités traversées. En outre, le Projet permettra de créer des opportunités d’entreprenariat agricole et de services pour les jeunes et les femmes. «Au Mali, le projet interviendra dans la Région de Kayes et bénéficiera à 500.000, habitants dont 20.000 ménages répartis dans les 50 localités qui seront raccordées au réseau», selon le responsable du Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Adalbert Nshimyumuremyi. Opération prioritaire de l’Initiative Desert to Power, ce projet est inscrit dans la feuille de route régionale approuvée en 2021 par les pays bénéficiaires du programme. Il s’agit d’un premier tronçon de la dorsale trans-sahélienne devant relier la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’interconnexion permettra de développer de nouvelles centrales d’énergie renouvelable, dont la production sera plus intégrée aux réseaux interconnectés. Sa mise en exploitation facilitera l’accès à une électricité de qualité, à faible teneur en carbone et à un prix abordable. L’appui du guichet concessionnel du Groupe de la BAD comprend 269,6 millions de dollars pour la Mauritanie et 33,3 millions de dollars (environ 19 milliards de Fcfa) pour le Mali. Le reste du financement du projet, d’un coût d’environ 888 millions de dollars, sera fourni par d’autres partenaires et des fonds climatiques. «L’approbation de ce projet montre que l’Initiative Desert to Power se concrétise progressivement à travers les projets structurants qui permettront de développer des moyens de production d’énergie renouvelable dans les deux pays», a déclaré le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement, Daniel Schroth. Pour sa part, la responsable du Bureau pays de la Banque en Mauritanie et directrice générale adjointe de la Banque pour la région Afrique du Nord, Malinne Blomberg, a souligné que «la préparation de ce projet était un défi que les autorités maliennes et mauritaniennes et la BAD ont relevé ». « Son approbation consolide le soutien de la Banque au secteur de l’électricité en Mauritanie. Il aura un impact sur la promotion du secteur privé, la promotion du commerce et la création d’opportunités d’emplois . ID/MD (AMAP)
Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique logé de neuf à Djeddah
Jeddah, 26 dec (UNA-AMAP) Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a commencé à travailler à son nouveau siège situé au quartier Al Rayyan, dans le nord-est de la ville de Djeddah, annonce lundi l’Union des agences de presse de l’OCI. Cette nouvelle bâtisse offre, en effet, au Secrétariat général davantage de possibilités pour mener à bien le travail de l’Organisation. Elle contribue, ainsi, à soutenir son action et à renforcer ses activités. En cette occasion, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a adressé ses sincères remerciements au Royaume d’Arabie Saoudite, pays du siège et qui préside la 14ème Session de la Conférence islamique au Sommet, représenté par le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le roi Salman Bin Abdelaziz al-Saoud et son Prince hériter, Son Altesse royale, le Prince Mohammad Bin Salman Bin Abdelaziz al-Saoud. Hissein Brahim Taha a loué les autorités saoudiennes pour « tout le soutien matériel et moral que le Royaume ne cesse d’apporter à l’OCI, à ses organes et, partant, à l’action islamique commune, de manière à garantir la bonne marche de l’Organisation. » « Ce nouvel édifice, mis à la disposition du Secrétariat général de l’OCI par le Royaume d’Arabie Saoudite, permettra à l’Organisation de mieux s’acquitter de sa mission », a ajouté M. Hissein Brahim Taha. Dans la même veine, le Secrétaire général a remercié Son Altesse royale le Prince Fayçal Bin Farhan, Ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie Saoudite « pour les facilités et le soutien qu’il a accordés à l’Organisation afin qu’elle puisse remplir ses obligations. » Le Secrétaire général a déclaré que le Secrétariat s’est désormais, effectivement, installé dans le nouveau siège et y a organisé plusieurs réunions au cours des derniers jours, affirmant que « le bâtiment est entièrement prêt à accueillir les invités de l’Organisation et à abriter ses manifestations. » MD (AMAP)
Retrait de la carte biométrique : Le mouvement An Biko sensibilise
Le mouvement An Biko a lancé une campagne de sensibilisation sur le retrait des cartes biométriques. La vice présidente de l’organisation, Mme Touré Binta Niane a donné bon exemple, en retirant sa carte biométrique, il y a quelques semaines, à la mairie de la Commune VI du District de Bamako. C’était en présence du quatrième maire adjoint de ladite Commune chargé de l’état civil, Adama Doumbia. Celui-ci s’est réjoui parfaitement de cette initiative du mouvement An Biko, tendant à motiver les citoyens à aller retirer leurs cartes biométriques. « C’est une activité à cent pour cent citoyenne, qui rentre dans le cadre même du développement du pays. Que tous les citoyens sachent que c’est le moment de retirer leur carte », a indiqué Adama Doumbia. Qui a rappelé l’importance de posséder cette carte. Selon le conseiller municipal, il ne pas faut attendre que le retrait devienne difficile comme celui de la fiche individuelle. Il a cité en exemple les souffrances vécues par les candidats des concours dans l’obtention de leur fiche individuelle. « Certains ont passent toute une nuit dans les rues pour chercher le document », a témoigné Adama Doumbia. C’est le moment indiqué pour aller faire le retrait des cartes biométriques, a dit le quatrième adjoint du maire de la Commune VI, chargé de l’état civil. « L1 carte peut être utilisé dans beaucoup d’autres d’activités pas seulement politique, même de la vie quotidienne », a évoqué Adama Doumbia. Et d’indiquer que les cartes devraient être également pour la simple raison que sa confection a couté à notre pays une somme d’argent énorme. « C’est notre argent qui été utilisé, il ne faut pas qu’on pense que c’est une affaire de l’État, c’est notre affaire. Il faut aller retirer les cartes », a lancé l’édile de la Commune IV. « Le mouvement An Biko est un mouvement politique et citoyen. Ramasser les ordures est une action citoyenne, donner des kits scolaires au bon nombre d’enfants est une activité scolaire et venir retirer sa carte biométrique est une action citoyenne. Nous sommes là ce matin pour le retrait et la sensibilisation sur le retrait de la carte biométrique », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Elle a invité les populations à continuer à aller retirer leurs pièces d’identité biométrique parce que l’Etat a investi des coûts énormes pour nous en doter. Cette carte va servir à d’autres fin utiles administrativement, a-t-elle indiqué. Affirmant que tour le monde aura besoin de ce document dans l’avenir. « C’est pourquoi on a initié cette campagne pour que tous les Maliens puissent aller retirer leurs cartes biométriques », a-t-elle justifié. Pour retirer sa carte, l’agent de SBA ( solution biométrique pour l’afrique), Ibrahima Doucouré a expliqué qu’il faut d’abord composer le numéro 36223, afin de savoir le lieu de retrait de la carte. Après, a-t-il poursuivi, l’intéressé peut se rendre au lieu indiqué en possession d’une de ses pièces d’identité pour avoir sa carte, a dit Ibrahim Doucouré. Siné S. TRAORÉ
Mali : Communiqué du conseil des ministres du 13 décembre 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 décembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0243/PT-RM du 14 avril 2023 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015. Cet Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. Dans le cadre de l’opérationnalisation de ces mécanismes, la Commission nationale d’Intégration a été créée par Décret n°2023-0243/PT-RM du 14 avril 2023. Le projet de décret adopté vise à corriger les insuffisances décelées dans le fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement signé à Bamako, le 07 juin 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, pour le financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement concessionnel d’un montant de 138 millions 100 mille Euros, soit 90 milliards 587 millions 661 mille 700 francs CFA. Le Projet, objet du présent accord, vise à accroître l’adoption de pratiques de restauration des paysages et l’accès des populations aux opportunités de revenus. 3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique des Stades de Kayes, de Sikasso, de Ségou, de Mopti et du 26 mars de Bamako. Dans le cadre de la promotion du sport, les autorités ont développé des infrastructures sportives dans les régions de Kayes, de Sikasso, de Ségou, de Mopti ainsi que dans le District de Bamako. Ces infrastructures sportives de « catégorie A » ont pour missions : – d’assurer la pratique des activités physiques et sportives dans un cadre adéquat ; – d’organiser, en collaboration avec les fédérations sportives reconnues, toutes les manifestations relevant de leur compétence ; – d’organiser les loisirs sportifs et culturels. Le cadre organique de ces stades est fixé par le Décret n°02-431/P-RM du 9 septembre 2002, qui après plusieurs années de mise en œuvre a révélé des insuffisances. L’adoption du présent projet de décret vise à corriger ces insuffisances et à doter, pour les cinq prochaines années, lesdits stades en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de la 27ème Session de l’Espace d’Interpellation Démocratique : Les travaux de la 27ème session de l’Espace d’interpellation démocratique se sont tenus le 10 décembre 2023 au Centre International de Conférences de Bamako. Pour cette Session, le secrétariat permanent a reçu 599 dossiers d’interpellation dont 22 de nos compatriotes établis à l’extérieur. Sur ces 599 dossiers d’interpellation, 38 ont été retenus pour la lecture, 404 pour suite à donner et 153 non retenus. Il faut souligner que 4 dossiers d’interpellation ont été satisfaits au cours des travaux de dépouillement. A l’instar des années précédentes, les dossiers reçus pour cette édition portent entre autres sur : – les litiges domaniaux et fonciers ; – les demandes de paiement de droits ; – les difficultés liées à la bonne distribution et à l’exécution des décisions de justice ; – les demandes de régularisation de situations administratives. Le Médiateur de la République et les membres du Jury d’Honneur ont salué l’engagement des membres du Gouvernement pour les diligences observées qui améliorent les relations entre l’Administration et les usagers des services publics. b. de la tenue de la cérémonie de lancement de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption : L’adoption du document de Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et son plan d’action (2023-2027) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation et du plan d’Action du Gouvernement de Transition en vue d’instaurer une lutte efficace contre la corruption et l’impunité sous toutes leurs formes. Le processus d’élaboration dudit document de Stratégie a été conduit suivant une approche participative et inclusive. La cérémonie officielle de lancement de ladite Stratégie est prévue pour le jeudi 14 décembre 2023. 2. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la visite d’amitié et de travail de la délégation qu’il a conduite à Beijing, République Populaire de Chine. Une délégation malienne de haut niveau a effectué une visite de travail et d’amitié en République Populaire de Chine du 05 au 11 décembre 2023. Au cours de la visite, les parties malienne et chinoise se sont félicitées de la parfaite convergence de vues entre les Autorités des deux pays sur de nombreux sujets internationaux et régionaux, notamment ceux relatifs aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Elles ont déploré la politisation et l’instrumentalisation de
2ème édition de l’hivernage tour du mouvement politique et citoyen « An-Biko » : LA COMMUNE V REMPORTE LE TROPHEE
Le résultat de la 2ème édition de l’hivernage tour du mouvement politique et Citoyen « An-Biko » est tombé le samedi 11 novembre dernier. C’est la Commune V qui a remporté le trophée de la Commune la plus propre du District de Bamako, devant les Commune I et VI. Elle a empoché une enveloppe d’un million de Fcfa, contre la moitié pour la Commune I et 300. 000F cfa pour la Commune VI. Les trois autres Communes de la Capitale ont reçu chacune 200. 000F cfa. Pour rappel, le lancement de l’édition de cette année a eu lieu le 04 juin dernier, en Commune VI du district de Bamako. Avec comme objectif de rendre propre les six Communes du District et d’éviter que la pluie ne cause pas des dégâts humains et matériels pendant les trois mois de l’hivernage, en curant des niveaux et des collecteurs qui traversent la ville de Bamako. Durant ces trois mois, des opérations de nettoyage, curage des caniveaux et des collecteurs et de ramassage d’ordures ont ainsi été organisées dans toutes les Communes, sous la supervision d’une commission de suivi et évaluation, mise en place par le mouvement politique et citoyen « An-Biko ». La cérémonie de clôture de cette 2ème opération s’est déroulée à Korofina, en Commune I du District de Bamako, le 11 nombre dernier. C’était présidé par la vice-présidente, Mme Touré Binta Niane qui avait à ses côtés des membres du Conseil National de Transition, des élus communaux et le Secrétaire Général du mouvement politique et citoyen « An-Biko » Mahan Sidibé et des représentants des autorités coutumières et religieuses de la Commune I. L’initiative du mouvement An-Biko est une action citoyenne qui ne peut que favoriser la culture de changement de comportement au sein de la population. Ce projet de l’hivernage tour a permis de mobiliser les populations autour d’une action citoyenne, de mettre en compétition les sous-comités de base dans le domaine de l’assainissement, rendre propre les différents quartiers des Communes du District et incarner la culture citoyenne aux militants et sympathisants du Mouvement « An-Biko ». Siné S. TRAORÉ
Communiqué du conseil des ministres du 15 nomvembre 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 novembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2015-0216/P-RM du 02 avril 20l5 instituant l’audit de sécurité routière. La sécurité routière constitue un enjeu majeur tant par le nombre des victimes tuées, blessées ou handicapées à vie que par les coûts économiques entrainés par les accidents dans les pays en voie de développement. Malgré les efforts fournis pour améliorer la sécurité routière, les accidents de la route continuent d’affecter toutes les couches sociales. Les risques liés à l’usage de la route sont également multipliés par d’autres facteurs comme l’incivisme des usagers de la route, l’insuffisance d’infrastructures routières et l’introduction de nouveaux types de véhicules dans la circulation routière, notamment les tricycles et les quadricycles. Pour faire face à cette situation, le Conseil des Ministres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine a institué l’audit de sécurité routière à travers la Directive n°13/2009/CM/UEMOA du 25 septembre 2009, transposée dans notre droit positif par le Décret n°2015-0216/P-RM du 02 avril 20l5. L’audit de sécurité routière est une analyse approfondie formelle d’une infrastructure routière existante ou en projet, de services de transport existants ou en projet ou de toute autre disposition existante ou en projet pouvant avoir une incidence sur la sécurité des usagers de la route. I1 consiste en une démarche préventive de détection et de correction des défauts des infrastructures routières d’aménagement du territoire et d’urbanisme en vue de prendre en compte les préoccupations de sécurité routière. L’audit de sécurité routière vise à s’assurer que la sécurité des usagers de la route a été prise en compte dans les différentes étapes de la conception et de la réalisation des infrastructures de transport et de tout autre projet ou programme pouvant avoir une incidence sur la sécurité des usagers sur 1a route. A l’application, des insuffisances ont été relevées dans la mise en œuvre du décret du 02 avril 20l5, concernant les conditions de délivrance et de retrait de l’agrément d’auditeur en sécurité routière. Le projet de décret adopté vise à corriger ces insuffisances. Il précise les conditions de délivrance et de retrait de l’agrément et renvoie à un arrêté ministériel la liste des pièces constitutives de la demande d’agrément, l’acte qui l’octroi et la procédure de son retrait. 2. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Journée nationale des Exportations du Mali. Les exportations constituent un puissant levier de croissance économique et de création de richesse. C’est pour cette raison que le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Développement des Exportations et son Plan d’actions 2022-2025. Cette stratégie vise à coordonner les actions des acteurs impliqués, impulser l’élan nécessaire aux exportations maliennes, surmonter les contraintes et saisir les opportunités à l’échelle de la région, du continent et à l’international, en vue de réduire le déficit de la balance commerciale par une augmentation des recettes d’exportations. La « Nuit de l’exportateur du Mali » organisée dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie a suscité l’engouement et l’adhésion des exportateurs. Aussi, pour créer un cadre d’échanges d’expériences et d’opportunité entre les entreprises et permettre l’établissement de partenariats orientés vers la conquête des marchés extérieurs, le Gouvernement, sur instruction du Président de la Transition, Chef de l’Etat a décidé de pérenniser cette initiative à travers l’institution d’une journée dédiée aux exportations. Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre. Il institue la Journée nationale des Exportations du Mali qui sera célébrée le 07 décembre de chaque année. Cette Journée servira de cadre de dialogue entre l’Etat et les entreprises tournées vers l’exportation pour débattre des difficultés rencontrées, les propositions de solutions et les perspectives. Elle permettra aussi d’entreprendre des actions correctives dans le cadre du réajustement du Plan d’actions de la Stratégie Nationale de Développement des Exportations. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres du processus d’élaboration de la Stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA. L’élaboration de la stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA, participe de la volonté du Gouvernement de trouver une alternative à l’impact de ce retrait sur les populations des zones concernées. La stratégie se veut un outil national pertinent, efficace et efficient, afin d’atténuer à tous les niveaux, l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA. Le document de stratégie, assorti d’un Plan d’actions triennal est conçu autour de quatre (04) axes qui sont : – les mesures urgentes ; – le développement des compétences ; – la promotion de l’emploi et l’esprit entrepreneurial ; – l’appui aux entreprises et la fourniture des services sociaux de bases. La stratégie prévoit comme mécanisme de suivi, un comité de suivi-évaluation qui sera créé par arrêté du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment : a. par une diminution du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente. b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Mali : Le Vérificateur général remet son Rapport de 2022 au président de la Transition
La cérémonie de remise du rapport annuel de 2022 du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby au président de la Transition, s’est déroulée vendredi dernier au Palais de Koulouba, en présence des chefs d’Institutions de la République dont le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président du Conseil national de Transition (CNT), Malik Diaw, a constaté l’AMAP. Le document de plus de 200 pages, synthèse des 36 missions effectuées par le Bureau du vérificateur général (BVG) en 2022, révèle une récurrence des pratiques peu orthodoxes dans la gestion des services de l’administration centrale, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, des projets et des politiques publiques. Les domaines concernés sont la santé, le transport, la décentralisation, l’énergie et l’eau, le développement rural, l’environnement, les mines et les technologies de l’information et de la communication. Les 36 missions effectuées se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques. Elles ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l’image des entités auditées. Spécifiquement, les vérifications financières et de conformité ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles. Selon le Vérificateur général, les irrégularités financières constatées ont déjà fait l’objet de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires. Au total, le Bureau a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Cinq de ces dossiers ont été déférés au parquet général de cette Cour, alors que 5 autres sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies. Et les 11 dossiers restant ont été déjà examinés par les Chambres de la Cour. Le Bureau a dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du District de Bamako (17 dossiers), de Kayes (2 dossiers) et de Mopti (3 dossiers), chargés du Pôle économique et financier. Sur les 17 dossiers dénoncés au tribunal de la Commune III, 8 se trouvent au niveau de la Brigade économique et financière. Les 9 autres sont en cours de traitement. À Kayes et à Mopti, les dossiers sont également en cours de traitement. En outre, compte tenu de leur caractère fiscal ou douanier, 3 dossiers ont été transmis à la direction générale des impôts pour redressement et recouvrement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation et un dossier à la direction générale des douanes pour recouvrement de droits. À en croire Samba Alhamdou Baby, la création et l’opérationnalisation en 2023 du Pôle national économique et financier apporte une célérité notoire dans le traitement de ces dénonciations. S’agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont porté sur les recommandations de vérifications réalisées en 2018, 2019 et 2020. Ces missions totalisent 130 recommandations sur lesquelles 30 sont non applicables. Le suivi des 100 recommandations entièrement applicables a donné ces résultats : «56 entièrement mises en œuvre, 13 partiellement mises en œuvre et 31 non mises en œuvre », a détaillé le vérificateur. Ce rapport étale la complexité des défis à révéler. « Il s’agit, par conséquent, de les examiner avec rigueur, de corriger les lacunes relevées et emprunter les chemins vertueux de la bonne gestion de nos ressources », a expliqué le chef de l’État, convaincu que les résultats de ces missions du BVG contribueront à renforcer les réformes engagées pour la refondation de l’État. Le Colonel Assimi Goïta a donc invité le gouvernement à veiller à la mise en œuvre des recommandations faites, « catalyseurs de certains des changements à induire dans notre administration ». Et d’assurer qu’une attention particulière sera accordée à l’application des sanctions disciplinaires. La qualité du travail abattu par le Bureau du vérificateur général a été bien appréciée par le chef de l’État, qui estime que la « gestion saine des ressources publiques est prioritaire pour une nation qui veut construire son avenir ». ID/KM (AMAP)
Kangaba : Début de la campagne de vaccination contre la poliomyélite
Kangaba, 6 novembre (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté, le vendredi 03 novembre 2023, dans le district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Pour réussir cette campagne de riposte, le Centre de Santé de Référence (CSRéf) de Kangaba en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF a d’abord procédé à la formation non seulement des Directeurs Technique de Centre mais aussi des vaccinateurs et des moniteurs de flacons. Le lancement de la campagne s’est déroulé dans l’enceinte du CSCOM central de Kangaba en présence des chefs de famille proche du CSCOM, des responsables administratifs et politiques et ceux des associations et organisations de la société civile sous la présidence du préfet de Cercle, Abou Dao. Sur place le médecin chef du CSRéf a placé la campagne dans son contexte. Selon Dr Moussa Sougané, le Mali, après une période d’accalmie en 2021, suite à une flambée de variant du poliovirus avec 56 cas détectés en 2020, est replongé dans une autre flambée depuis septembre 2022. Le pays a notifié jusqu’à ce jour 11 cas de variant du poliovirus circulant de type 2, tous humains dont 2 cas de 2022. Parmi les 11 cas confirmés, 9 sont localisés dans le bloc Nord tous couverts par les deux passages (juin et août 2023) et 2 dans le bloc Sud (district sanitaire de Kangaba et Ségou). Voilà ce qui explique toujours selon Dr Sougané, l’organisation par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, de cette campagne nationale de riposte contre le variant du poliovirus circulant de type 2 en tenant compte de l’accessibilité sécuritaire des aires de santé dans notre pays. Le médecin chef a également énuméré les objectifs de la riposte. L’objectif général vise à renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de cinq (05) ans, contre le variant du poliovirus de type 2, en administrant le Vaccin Polio Oral de type 2 à tous les enfants de cette tranche d’âge et stopper ainsi sa circulation. Spécifiquement il s’agit de vacciner 100% des enfants de moins de 5 ans, d’assurer l’information effective des parents sur la poliomyélite et sur les campagnes de riposte avant le passage des vaccinateurs, de rechercher activement et notifier tout cas de paralysie flasque aiguë en communauté, d’assurer une gestion efficace des vaccins en ramenant 100% des flacons de nVPO2 à la fin de la campagne, de détruire 100% des déchets produits pendant les Journées Nationales de Vaccination (JNV) au plus tard dans les 14 jours, après chaque passage et prendre en charge 100% des cas de manifestations indésirables post vaccinales (MAPI) constatées lors des JNV et ce jusqu’à 6 semaines après chaque passage. Pour atteindre ces objectifs dans le district sanitaire de Kangaba à savoir vacciner 42 080 enfants de 0 à 59 mois, 137 équipes de vaccinateurs, 26 superviseurs de proximité, 06 superviseurs du district, 01 superviseur de la région utiliseront la stratégie porte à porte durant quatre jours. Les consultants de l’OMS et le l’UNICEF sont également sur le terrain avec 71 mobilisateurs de proximité et 24 superviseurs et moniteurs de flacons pour réussir la campagne. A cela s’ajoute 02 radios de proximité pour donner la vraie information sur la campagne. Satisfait de l’organisation de cette campagne, le préfet de Cercle a invité les femmes et les chefs de ménages à se mobiliser pour la réussite de cette activité dans le Cercle de Kangaba. Il faut signaler que le district sanitaire de Kangaba compte 23 CSCOM. SD/KM (AMAP)

