Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 26 janv (AMAP) La phase de poule de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a pris fin mercredi dernier. Cette la phase de poule a été très compliquée pour les équipes. Excepté le Sénégal et le Maroc, dont le sélectionneur Walid Regragui a été suspendu 4 matches (2 avec sursis) par la Confédération africaine de football (CAF) pour son altercation avec le défenseur congolais Chancel Mbemba après le match contre le Congo, aucune tête de série lors du tirage au sort, n’a terminé première de sa poule. Le Sénégal, le champion d’Afrique en titre, est le seul à remporter ses trois matches de poule devant la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Lors de cette phase de poule, 89 buts ont été marqués en 36 matches, soit une moyenne de 2,4 buts par match alors qu’à la dernière CAN au Cameroun 68 buts ont été inscrits lors de la phase de poules soit 1,8 but par match. Non contente d’être premier du groupe A avec 7 points devant le Nigeria (7 points) et la Côte d’Ivoire (3 points), la Guinée équatoriale possède la meilleure attaque avec 9 buts devant le Sénégal (8 buts) et le Cap-Vert. La meilleure défense est tenue par le Mali, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal qui n’ont concédé qu’un seul but en trois matches. Les mauvaises défenses sont celles de Gambie, de Mozambique et de Guinée-Bissau qui ont encaissés chacun 7 buts. TROIS DERBYS OUEST-AFRICAINS-Le premier huitième de finale opposera l’Angola, premier du groupe D avec 7 points, et la Namibie, qui a terminé troisième du groupe E avec 4 points, le 27 janvier (17h), au stade de la Paix à Bouaké. Le Nigeria, deuxième du groupe A avec 7 points, retrouvera le Cameroun, 2è du groupe C (4 points), au stade Félix Houphouët-Boigny, le 27 janvier (20h), pour la plus belle affiche des 8e de finale. Super Eagles et Lions Indomptables se sont affrontés trois fois en finale de CAN, et le Cameroun l’a toujours emporté (1984, 1988 et 2000). La Guinée équatoriale qui confirme son excellente CAN au Cameroun en remportant le groupe A avec 7 points jouera contre la Guinée, 3è du groupe C avec 4 points, au stade Alassane Ouattara, le 28 janvier (17h). L’Égypte, 2è du groupe B avec 3 points, défiera la RD Congo, 2è du groupe F avec 3 points, au stade Laurent Pokou. S’en suivront trois derbys ouest-africains. Le Cap-Vert, premier du groupe B avec 7 points, jouera contre la Mauritanie, 3è du groupe D avec 3 points, le 29 janvier, au stade Felix Houphouët-Boigny (17h) alors qu’en deuxième heure, le Sénégal sera face au tête la Côte d’Ivoire, 3è du groupe A, au stade Charles-Konan Banny à Yamoussoukro (20h). Le Mali, premier du groupe E avec 5 points, sera face à son voisin le Burkina Faso, 2è du groupe D, avec 4 points, au stade Amadou Gon Coulibaly, le 30 janvier, à 17h. Les ressortissants maliens et burkinabé sont très nombreux à Korhogo qui est proche de deux pays. C’est dure que l’arène va refuser du monde à l’occasion de cette huitième de finale. Le vainqueur affrontera celui du match Sénégal-Côte d’Ivoire en quart de finale. Le dernier huitième de finale mettra aux prises le Maroc, premier du groupe F avec 7 points et l’Afrique du Sud, 2è du groupe E, le 30 janvier, au stade Laurent Pokou de San-Pedro à 20h. Les quarts de finale sont prévu les 2 et 3 février alors que les demi-finales seront disputées le 7 février, le match pour la 3è place, le 10 février et la grande finale, le 11 février au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)  

Sikasso : Immersion dans le monde burlesque de la confrérie des Korèdugaw

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 26 janv (AMAP) Les bouffons ou «Korèdugaw», en langue bamanakan répondent à d’autres noms dans d’autres localités du Mali, notamment  dans le Cercle de Sikasso (Sud) où les Senoufo leur collent les appellations «mpwugni» ou «mpwubi». Dans le Cercle de Kadiolo, les «Shènnabele» (Senoufo) les affublent du sobriquet de «mpuwi» et «mpuubii» tandis que les Minianka leur collent aussi le nom «xodubalaa». Le korèdugaw représente une personne qui a le sens du burlesque, du rire, voire de la dérision. C’est aussi un être qui s’exprime ou passe des messages par des grimaces, des codes de résignation et une forme de sagesse. Les spécialistes définissent le korèdugaya comme une confrérie initiatique du patrimoine culturel du Mali. L’origine de la confrérie date de la nuit des temps. On les rencontre dans les milieux bambara, malinké, senoufo, minianka et samogo. Tout comme les confréries des chasseurs, des prêtres, des divinités du monde bambara, chaque communauté à ses propres korèdugaw. Le korèdugaya tirerait son nom de «korè» (l’une des six divinités du monde bambara qui joue un rôle rituel et public) et de «duga» qui signifie vautour en français. En milieu senoufo, il officie comme maître de cérémonie, amuseur du public et interface entre les groupes d’âge. Grossomodo, le korèduga, c’est cet être humain qui a la particularité de s’habiller bizarrement. Il porte des haillons, des colliers, des pantalons dont l’un des pans est plus souvent long que l’autre. A Sikasso, ces personnages atypiques sont toujours présents dans les rencontres culturelles. Ils se caractérisent par leur gestuelle mais, aussi, leurs chants, danses, accoutrements, parures, langages verbaux et non-verbaux. Mais, surtout, cette façon ubuesque de faire des bénédictions, annonçant une chose à travers son contraire. C’est un code propre aux korèdugaw. Certains, sans prendre de gants, déclarent que les korèdugaw n’ont pas de pudeur (autrement sans scrupule). C’est une perception erronée de cette couche sociale. Parce ces manières, ils révèlent la beauté et la qualité du korèdugaya. Feu Tiémoko André Sanogo, qui a été rappelé à Dieu, en octobre 2021, était le président de l’Association des korèdugaw de la Région de Sikasso. Dans une publication intitulée : ‘’Les korèdugaw en milieu Senoufo’’, il évoquait l’initiation à la confrérie des korèdugaw ou « tuer quelqu’un à la confrérie », selon l’expression consacrée par la confrérie. D’autres confréries comme celles des chasseurs, géomanciens et sorciers ont une appellation à l’initiation. L’initiation se fait tous les 3 ou 7 ans, selon les aires culturelles. Les initiés suivent toujours un cursus de formation. Les étapes de la formation commencent de 0 à 7 ans jusqu’à 42 à 63 ans. Au-delà de 63 ans, le korèdugaw se résigne à limiter ses déplacements et apparitions publiques. Il se contente du peu qu’on lui donne et s’interdit de quémander. « C’est à 63 ans que le korèduga devient un (duga mansa) signifiant roi des vautours ou un (duga koro) vieux vautour », expliquait l’ancien chef de l’Association des korèdugaw. Et d’ajouter que c’est en cette période que le «duga koro» entre dans l’univers du mysticisme visionnaire. Par ailleurs, les interdits des korèdugaw, selon Tiémoko André Sanogo sont notamment ne jamais allumer le feu de la discorde, du malentendu ou de la guerre mais, surtout, être ouvert aux autres et recevoir le pêcheur comme le bienfaiteur avec la même courtoisie et ne jamais toucher ce qui ne lui appartient pas ou ne lui a pas été donné. Sur un tout autre registre, le défunt affirmait que leur confrérie est sollicitée par les couples stériles pour réaliser leur aspiration à la parenté. Le couple prête serment et, une fois, le vœu exaucé, juste après le baptême, l’enfant est amené à la confrérie. Cette dernière lui donnera un prénom korèdugaw comme «malokini» (plat de riz), «tobogo» (boue de to), «dèguè» (brouet ), «galama»  (louche), «gnama» (ordures), «duga» (vautour), «tchètèmalo» (l’homme qui  n’a pas froid aux yeux). En outre, les chants évoqués par les korèdugaw sont relatifs à l’éducation, la religion, la politique, etc. De son côté, le chercheur au Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, fait beaucoup d’investigations dans les villages senoufo, surtout sur le korèdugaya. Le Senoufo et l’originaire de Kadiolo dresse le tableau de la vie des korèdugaw du Folona (Kadiolo). Selon lui, les korèdugaw de Sikasso sont différents de ceux de Kadiolo. Le symbole du korèdugaya est représenté par la sculpture d’un oiseau appelé « calao ». Son bec fermé appelle les initiés à ne pas dévoiler ce qu’ils ont appris lors de l’initiation ; le long bec de la sculpture qui se traine sur le ventre signifie que le vrai korèdugaw se nourrit par lui-même (indépendance) ; ses ailles déployés l’encouragent à bondir sur le travail; la position droite de la sculpture appelle les bouffons à ne pas mentir, à ne pas toucher à la femme d’autrui et à ne pas voler. Qui n’apprécie pas ces valeurs ? MFD/MD (AMAP)   Encadré : Apparats de korèduga En général, les bouffons sont reconnus par leurs habillements qui sortent de l’ordinaire. On les rencontre, très souvent, avec des becs d’oiseaux sur les chapeaux, des haillons, des sacs, des colliers ou chapelets, des chevaux, des caméras, des masques, des éventails … à ce niveau, le chercheur du Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, précise que le bec de l’oiseau «calao» que les bouffons de Kadiolo portent sur leur chapeau signifie l’entente, le porte bonheur, la procréation… ; les haillons sont des habits tout terrain (on s’assoie par terre et on fait tout avec); les sacs contiennent des objets dont l’antidote contre les poisons ; les flûtes sont leurs instruments de musique. Ils égrainent les colliers pour apaiser les malentendus, les tensions ; leurs chevaux sont symboliques, c’est pourquoi, les cavaliers ne sont pas choisis par hasard; c’est grâce aux éventails que les korèdugaw se nourrissent. C’est en ventant les repas des gens que ces derniers leur offrent de la nourriture

Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés

Bamako, 26 janv (AMAP)  Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako. Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande. Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation. Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc. Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde. Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation. «Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo. La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière. MS/MD (AMAP)  

SNIPIL : Bassaro Haïdara de l’AMAP à la tête d’un bureau de 31 membres

Bamako, 26 janv (AMAP) Bassaro Haïdara de l’AMAP a été élu, jeudi, à la tête du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) et deson bureau consensuel de 31 membres. Le 14è congrès ordinaire du Syndicat, tenu à la Maison de la presse, sous le thème : « Syndicalisme et responsabilité », a aussi mis en place deux commissions de contrôle et de discipline de trois membres chacune. Le nouveau secrétaire général du SNIPIL, qui place son mandat « sous la responsabilité syndicale » indique que « le syndicalisme, c’est défendre les droits de l’entreprise. » Il explique être « prêt à travailler dans ce sens pour rehausser l’image du SNIPIL et du syndicalisme dans son ensemble. » Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de ces assises, a déclaré que le syndicalisme rime avec un esprit d’ouverture et d’écoute pour mieux appréhender les doléances. Mohamed Ag Albachar a espéré voir « ces assises s’inscrire dans cette dynamique pour faciliter le travail de son département. » Il s’est dit aussi persuadé que le thème inspirera davantage le SNIPIL à jouer pleinement son rôle dans le Mali Kura. Selon lui, le SNIPIL doit s’investir aussi pour freiner sur les réseaux sociaux l’expansion de nouvelles sans fondement. Les « fake news » pouvant « causer des désastres en temps de crise et de guerre. » Selon lui « Syndicalisme et responsabilité, appelle à revendiquer, mais tout en tenant compte des facteurs de stabilité, de cohésion sociale et de paix dans un contexte fragilisé comme le nôtre. » « C’est tout le sens qu’il faut donner à la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux» a dit Mohamed Ag Albachar. Et d’exhorter les congressistes au respect de l’éthique et de la déontologie pour le devenir du secteur, sans lesquels le journalisme, la communication et le métier de l’écriture n’auront  pas de sens. Le secrétaire général adjoint du SNIPIL, Modibo Ba, a expliqué que la tenue de ces assises répond à une volonté manifeste du SNIPIL et de tous les affiliés de l’UNTM de respecter les textes qui régissent les organisations syndicales, mais aussi de satisfaire une exigence de redevabilité face aux militants. « Le mandat qui s’achève aura été, sans nul doute, celui des crises multidimensionnelles dans notre pays, celle sanitaire liée à la Covid-19. Ces crises n’ont pas permis la réalisation de toutes les promesses issues du 13ème congrès, tenu en 2018 », a-t-il deploré. Il a aussi souligné les difficultés des services publics de communication. « Nous pouvons dire aujourd’hui que la presse publique agonise, le cinéma se meurt et l’industrie du livre se cherche », a dit Modibo Ba, avant d’énumérer des acquis. Le secrétaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly, a, pour sa part, déclaré que « dans la nécessité d’une adaptation de leur philosophie syndicale, en tant que Maliens, au rythme du renouveau syndical, mais aussi avec l’appui de l’Etat et des spécialistes nationaux et internationaux, l’UNTM a élaboré un Pacte de stabilité social et de croissance. » «Bien mené, ce pacte est un cadre de réglementation des libertés et peut faire gagner des acquis dans la paix. Il est loin d’être l’extinction des libertés syndicales comme le pensent certaines hautes responsabilités de la gouvernance, certains directeurs de service. Il ne peut non plus être un prétexte pour créer des syndicats satellites », a averti le secrétaire administratif de la plus grande centrale syndicale nationale. Auparavant, le chef de cabinet du département en charge de la Communication avait salué la mémoire du défunt secrétaire général, Abdramanane Infa Touré, qui était engagé sur le front social pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. « Un syndicaliste rompu à la tâche et ouvert au dialogue et à l’apaisement. » BBC/MD (AMAP)

Les autorités maliennes annoncent la fin de l’Accord d’Alger (Officiel)

Bamako, 26 janv (AMAP) Le gouvernement de la Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 avec des mouvements rebelles touarègues. Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, avance « des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. » Il s’agit « du changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes. » S’y ajoute l’incapacité de la médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file, « à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. » Le communiqué rappelle que le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a adressé une lettre en date du 24 février 2023, aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale. Sans oublier « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des autorités algériennes », mentionnés dans un communiqué de Bamako publié le 25 janvier 2024 par le gouvernement de la Transition. « Au regard de ces faits suffisamment graves précités, selon le ministre d’État, le gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. » Et par conséquent, la fin de l’Accord, avec effet immédiat. Le gouvernement assure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, « en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. » En outre, il « invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix », annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023. SS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du 24 janvier 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ; – la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ; – les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ; – l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts. Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement : Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet : Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Aminata NIAKATE, Juriste ; Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique : Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) : Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ; Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ; Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général : Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ; Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ; Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ; Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Chargé de mission : Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités. Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; – les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; – la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de lasouveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle

CAN 2023 : Les Aigles terminent leader de leur poule

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE San Pedro 24 janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont assuré la première place du groupe E avec un match nul contre les Brave Warriors de Namibie (0-0), au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire, au stade Laurent Pokou de San-Pedro. Le match nul arrange les deux équipes qui accèdent toutes aux huitièmes de finale. Au Coup de sifflet final de la rencontre, les protagonistes et leurs supporters n’ont pas tout de suite fêté parce qu’il fallait attendre la fin de l’autre match de la poule, disputé au stade Amadou Gon Coulibaly, entre l’Afrique du Sud et la Tunisie. Une victoire des Bafana Bafana relèguerait le Mali à la deuxième place du groupe alors qu’une victoire de la Tunisie éliminerait la Namibie. Il n’y aura pas de but au stade Amadou Gon Coulibaly. L’Afrique du Sud et la Tunisie se sont neutralisées (0-0). Le Mali termine ainsi à la tête du groupe E avec 5 points devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points). La Tunisie, la favorite de la poule au coup d’envoi de la compétition, est éliminée avec deux petites unités. Les Aigles ont effectué le tour du terrain pour remercier les supporters qui ont bien célébré la première place de leurs couleurs. Les Aigles réalisent l’essentiel en se hissant au deuxième tour comme lors deux précédentes éditions (2019 et 2021) avec en prime la première place du groupe. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires ont débuté la phase de groupes avec une victoire devant l’Afrique (2-0) avant de faire match nul contre la Tunisie (1-1) et un nouveau match nul contre la Namibie (0-0). Cette rencontre de la derrière journée de la phase initiale n’a pas été aussi facile. Le sélectionneur national a proposé sur le papier un 4-1-3-2 avec Aliou Dieng comme sentinelle et Yves Bissouma, comme meneur de jeu. Mais le joueur de Tottenham est très souvent resté à la récupération sur la même ligne que le joueur d’Al Ahly. Les Aigles ont souffert face à la détermination des Namibiens qui avaient besoin d’un match nul pour se qualifier pour la première fois en huitièmes de finale. Ils ont été toujours éliminés au premier tour lors de leurs précédentes participations (1998, 2008, 2019). Tout comme la Mauritanie, la Namibie se qualifie pour la première fois en huitième de finale. Le Mali a bien terminé la partie avec quelques occasions nettes en deuxième période, mais la tentative de l’attaquant Ibrahim Sissoko, à l’entrée de la surface namibienne s’envole dans le ciel de San-Pédro (65è min). Avant le dernier quart d’heure, Nene Dorgelès a centré dans la surface, mais Ibrahim Sissoko n’a pu reprendre le cuir (71è min) alors que le coup franc de l’arrière gauche, Amadou Danté, est repoussé en corner par le gardien Namibien (85è min). Leader du groupe E, le Mali affrontera le Burkina Faso, deuxième du groupe D, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. Ce sera un retour à la base pour les Aigles. LMD/MD (AMAP)     Namibie-Mali : 0-0 Arbitrage du Rwandais Samuel Uwikunda assisté des Ivoiriens Adou Désiré N’Goh et Nouho Ouattara Namibie : Loydt Kazapua, Hanamub Welwin Riaan Hanamub, Lubeni Pombili Haukongo (Vetunuavi Hambira, 90è min), Kennedy Amutenya, Ivan Kamberipa, Ngero Kaanjuka Katua, Aprocius Megameno Petrus, Muzeu Betuel Muzeu (Absalom Manjana Imbondi, 74è min), Prins Menelik Tjiueza (Marine Marcel Papama, 79è min), Deon Daniel Hotto, Peter Taanyanda Shalulile (cap) (Denzil Haoseb, 90è min). Sélectionneur : Collin Josephat Benjamin.   Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Moussa Diarra (Amadou Danté, 67è min), Aliou Dieng (Mohamed Camara, 67è min), Fousseni Diabaté (Adama Traoré, 81è min), Yves Bissouma, Nene Dorgelès, Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko, 52è min), Youssoufou Niakaté (Kamory Doumbia, 52è min).  Sélectionneur : Eric Sékou Chelle.   Pour ses 12 participations à une phase finale, le Mali a disputé 54 matches pour 19 victoires, 19 matches nuls et 16 défaites. Les Aigles ont marqué 65 buts et encaissé 65. 2. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur : Seydou Keita : 31 matches 8 buts : 1(2002) – 3(2010) – 1(2012) – 3 (2013). Frédéric Oumar Kanouté : 11 matches 7 buts : 4(2004) – 1(2008) – 2(2010). Cheick Fantamady Keïta : 5 matches 5 buts (1972). Cheick Tidiane Diabaté: 3 buts (2012). Ibrahima Koné : 3 buts (2021) Bakoroba Touré: 2 buts (1972). Bassala Touré : 2 buts (2002). Mamadou Bagayoko : 2 buts : 1 (2002) – 1(2010). Mahamadou Diarra « Djila » : 2 buts (2004). Mahamadou Samassa : 2 buts (2013) Les 29 autres buts ont été marqués par 29 joueurs différents. Bakary Traoré, Adama Traoré, Moussa Diakité, Moussa Traoré (1972), Fermand Coulibaly, Modibo Sidibé, Soumaïla Traoré, Amadou Paté Diallo (1994), Dramane Coulibaly « Scifo » (2002), Dramane Traoré « Rivaldo », Soumaïla Coulibaly, Mohamed Sissoko « Momo », Janvier Abouta (2004), Moustaph Yatabaré (2010), Garan Dembélé, Bakaye Traoré (2012), Sigamary Diarra, Cheick Fantamady Diarra (2013), Sambou Yatabaré, Bakary Sacko, Modibo Maïga (2015), Yves Bissouma (2017), Abdoulaye Diaby, Moussa Maréga, Adama Traoré «Malouda », Adama Traoré «Noss », Diadié Samassékou, Amadou Haïdara (2019), Massadio Haïdara (2021). Le Quadruplé 5 septembre 1975, tournoi amical à Abidjan: Mali-Nigeria (4-1) Cheick Salah Sacko Triplé au cours d’un match Le 3 février 1963 en amical à Haute Volta, Haute Volta- Mali : 4-0 (Abdoulaye Diawara “Blocus” Le 28 avril 1973, Mali-Serra Leone : 4-2 (Cheick Diallo) Le 12 février 1985 en Coupe Cabral en Gambie, Mali-Mauritanie : 3-0, Seydou Diarra “Platini” Le 22 juillet 2017 élim CHAN, Maroc 2018 : Mali-Gambie : 4-0 Ibrahima Koné le 7 octobre 2021, élim Coupe du monde Qatar 2022 à Agadir : Mali-Kenya : 5-0 Ibrahima Koné  

Communiqué du conseil des ministres du 24 janvier 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ;- et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ;- la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ;- les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ;- l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts.Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement :Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet :Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission :Madame Aminata NIAKATE, Juriste ;Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique :Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) :Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission :Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ;Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ;Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général :Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire :Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement :Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ;Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ;Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ;Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.- Chargé de mission :Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche :Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ;Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités.Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions.Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ;- les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ;- la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque Défense Diplomatie -Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable. Les Hautes Autorités du pays

L’harmattan : c’est bon pour le maraîchage !

Par Oumou  SACKO Bamako, 24 janv (AMAP) L’harmattan (de novembre à janvier) fait l’affaire des maraîchers. C’est la période de la fertilité et de l’humidité des sols. Y compris celle de la vache grasse. Tôt le matin, sur un vaste terrain situé au bord de la route de l’Aéroport international président Modibo Keïta-Senou, à Kalaban coura, en Commune V du District de Bamako, de belles plantes de carotte, de betterave, de laitue et de papaye émerveillent les passants. Cette réalisation est le fruit du travail acharné de Zoumana Mariko. Le quinquagénaire exerce le maraîchage depuis neuf ans. En cette heure matinale, il tient un tuyau en plastique bleu au bout duquel est insérée une pome d’arrosage. Le dispositif arrose les plantes de carotte. Le maraîcher explique que ce métier est rentable et facile en période de fraîcheur que durant la chaleur. Le jardinier ajoute que le sol est plus fertile et bien humidifié en ce moment que pendant les autres saisons. Pendant l’harmattan, l’eau est disponible en quantité. «Par contre, en saison chaude tel n’est pas le cas. On enregistre beaucoup de pertes suite au dessèchement des cultures», affirme-t-il. Zoumana Mariko est satisfait de sa récolte. Mais, il se plaint des  dépenses lourdes du jardin qui pèsent sur ses bénéfices. « Je peux acheter 20 litres d’essence tous les trois jours pour mon groupe électrogène pair arroser mes cultures maraîchères » déplore-t-il. Non loin du périmètre maraîcher du quinquagénaire, Adiara Koné fait sa sieste sous un grand manguier. La maraichère, 10 ans d’expérience dans le domaine, a soufflé ses 56 bougies. La brave dame confie que la fraîcheur en cette période l’aide beaucoup dans l’humidification de ses plantes. Elle dit manquer de moyens nécessaires pour s’acheter un groupe électrogène qui pourra l’aider à puiser de l’eau pendant la période de chaleur. « À mon âge, puiser de l’eau à la main est très fatigant. En plus, il te faut trois séances d’arrosage par jour pour que les cultures obtiennent suffisamment d’humidité. Tandis qu’en ce moment, une seule fois par jour suffit aux plantes», fait savoir la quinquagénaire. BONNE CROISSANCE DES CULTURES – À Niamakoro,  en Commune VI du District de Bamako, sur les berges d’un petit marigot, Aminata Mallé et sa fille, toutes joyeuses, font du maraîchage. Selon la mère de 5 enfants, son activité lui permet d’aider son mari à faire face aux besoins de la famille. Elle fait ce travail avec amour et beaucoup de soin. Notre interlocutrice avoue qu’elle manque d’équipements nécessaires pour travailler sur son lopin qui contient trois puits. Et de regretter le prix élevé de l’engrais chimique. Une situation qui l’oblige à utiliser seulement l’engrais organique. Selon elle, les deux éléments ont chacun un rôle dans l’accroissement des cultures. « Pendant l’harmattan, on peut se limiter à l’engrais organique, parce que la terre est riche et très fertile. Pour la saison chaude, il nous faut de l’engrais chimique pour la bonne production des légumes. Et pour cela, nous devons débourser beaucoup d’argent pour l’achat. Donc, nous préférons la saison froide qui nous est bénéfique surtout avec la récolte de la laitue », laisse-t-elle entendre du haut de ses 4 ans d’expérience dans le jardinage. L’agronome et expert en environnement, Dr Mamadou Nagalé Sanogo, note que le maraîchage offre plusieurs avantages pendant l’harmattan. « Avec le climat favorable, explique-t-il, les cultures maraîchères ont une bonne croissance et les risques de maladies fongiques sont réduits. » Il assure que la fraîcheur  permet aux maraîchers de cultiver des légumes de manière plus saine. Le docteur en agronomie indique que durant cette saison, les maraîchers doivent pratiquer l’irrigation adaptée pour les plantes et s’assurer de les contrôler contre les ravageurs pour avoir de très bonnes cultures. Dr Sanogo leur conseille d’utiliser les semences de qualité adaptées à l’harmattan, qui peuvent résister à la sécheresse et germer dans des conditions moins favorables. Pour l’expert en environnement,  l’engrais équilibré en nutriments tels que l’azote, le phosphore et le potassium serait favorable en cette saison pour une croissance saine des plantes. Il cite également les composants à base de matières organiques et le phosphate de Tilemsi. Les ménagères jubilent en ce moment en raison de la diminution des prix des légumes comparé à d’autres saisons. Mme Coumba Traoré affirme qu’en cette période, avec un peu d’argent, elle arrive à obtenir assez de légumes pour sa cuisine. «Je ne complète pas le prix du condiment. Les légumes sont de bonne qualité et conservables sans recourir au réfrigérateur », dit-elle. Les vendeuses se frottent les mains surtout celles qui proposent des tomates. Le prix du grand panier de la tomate varie de 15 000 à 20 000 Fcfa pendant cette saison contre 25 000 à 30 000 Fcfa en période de chaleur. Kiatou Coulibaly, vendeuse de tomates, au Grand marché de Bamako, assure que ses clients sont satisfaits de la qualité et du prix de sa tomate. OS/MD (AMAP)  

Portefeuille de la Banque mondiale au Mali : 200 milliards de fcfa décaissés en 2023

Bamako, 26 janv (AMAP) Le portefeuille des projets et programmes de la Banque mondiale au Mali a décaissé plus de 200 milliards, avec un taux de décaissement de 36,7%, a appris l’AMAP, mardi. A la clôture des travaux de la session politique de la revue conjointe de la performance du portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara de Souza, a indiqué que ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300 000 personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1 000 kilomètres de pistes rurales. «Ces ressources ont contribué à tripler l’utilisation des services de santé dans les zones couvertes», a révélé Mme de Souza. À cet égard, elle a félicité les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets et remercié les autorités maliennes pour leur soutien et l’excellent partenariat à l’origine de cette belle performance. Toutefois, elle a souligné que les débats lors de la session technique ont, également, fait ressortir le besoin d’une action soutenue de toutes les parties prenantes afin de réaliser les objectifs de développement des projets et assurer la durabilité des résultats enregistrés. En outre, elle a indiqué qu’il ressort de la mise en œuvre du plan d’actions issu de l’édition 2021 que 41,16% des actions convenues ont été totalement réalisées. Quant ministre malien  de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé, la session de clôture, il a, au nom des plus autorités, remercié la Banque mondiale pour avoir conduit l’exercice conjointement avec la partie malienne. M. Sanou a confié que les contraintes majeures identifiées et relevées lors des travaux de la session technique sont d’ordre institutionnel, sécuritaire et/ou opérationnel. Il a noté que les problèmes évoqués ont connu un début de résolution. Selon lui, la mise en œuvre effective des recommandations issues de cette revue « nous permettra de les résoudre définitivement et d’améliorer significativement la performance du portefeuille actif. » Le ministre Sanou s’est dit satisfait de la bonne performance réalisée dans la mise en œuvre des projets/programmes du portefeuille au titre de l’année fiscale précédente (juillet 2022 à juin 2023). Ce qui à mettre au crédit de toutes les parties prenantes, Malgré tout, a dit le ministre en charge des Finances, des facteurs d’ordre exogène ont suffisamment perturbé le niveau des décaissements au cours des six premiers mois de l’année considérée, notamment les sanctions financières et économiques imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). «Le Mali a, en effet, atteint un taux de décaissement exceptionnel de 36.9%  le  plaçant en tête de peloton, loin devant les autres pays de la zone Afrique de l’Ouest et du Centre voire de la zone Afrique», a-t-il révélé. Cette session politique fait suite à deux jours de travaux de la session technique, durant lesquels les participants ont examiné le portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali afin d’en améliorer la performance, dans le but d’obtenir de meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté.   Ils ont ainsi pris connaissance de l’état et de la performance du portefeuille, discuté des problèmes transversaux qui l’affectent, examiné les facteurs qui alourdissent les procédures de décaissement et esquissé des solutions possibles aux différents défis rencontrés. Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestation aux Unités de gestion des projets (UGP) les plus performantes pour l’exercice fiscal 2023. AG/MD (AMAP)