Mopti : La gestion des ressources naturelles et les Changements Climatiques au centre d’une rencontre

Mopti, 3 décembre (AMAP) Un atelier de formation présidé par le conseiller aux affaires économiques et financières, Ousmane Diallo représentant le gouverneur de la région a lieu du 26 au 29 novembre 2024, dans les locaux de la direction régionale de l’hydraulique, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur régional de l’hydraulique de Mopti, Pierre Kassogué, du représentant du président du conseil régional, Mamadou Samassékou, celui du maire de la commune urbaine de Mopti, Amadou Diop et une équipe d’experts formateurs du PIDACC/BN Mali conduite par son responsable de suivi évaluation, M. Cheickna Diarra. Etaient également présents les élus et les usagers des ressources naturelles des communes de la zone d’interventions du PIDACC/BN que sont Djenné, Mopti, Ténenkou et Youwarou dans la région de Mopti. Il s’agissait de rrenforcer les capacités des agents de terrain des services techniques, des élus communaux, locaux et des usagers dans la mise en œuvre du Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Fleuve Niger (PIDACC/BN Mali), en matière d’adaptation aux changements climatiques. Porté par l’Unité Nationale de Coordination du PIDACC/BN composante Mali, l’atelier de formation des services techniques déconcentrés sur la Gestion des ressources naturelles, GIR, le Changement Climatique et Genre dans la préparation des projets, bénéficie de l’accompagnement du Green Climate Fund, CIF Climate Investment, Fem, Kfw et l’Union Européenne avec comme chef de file la Banque Africaine de Développement. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été marquée par l’intervention du représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, les mots de cadrage du chef de la mission PIDACC/BN et le discours du représentant du gouverneur. Le responsable de suivi évaluation PIDACC/BN Mali, M. Cheickna Diarra a rappelé que le fleuve Niger dont le bassin est partagé par 9 pays de l’Afrique de l’ouest (Benin, Burkina Faso, Cameroun, Cote d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et le Tchad, revêt une importance capitale pour les populations riveraines et les économies des pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger. Selon le technicien, malgré les efforts, l’aridification du climat et la diminution des débits observées depuis des années, associées localement à une pression foncière contribuent à la dégradation des ressources naturelles, l’aggravation de l’érosion hydrique et éolienne ainsi qu’à l’ensablement du fleuve Niger fragilisant du cout les conditions de vie des populations et la biodiversité du bassin. Pour inverser cette tendance, il faut des mesures d’atténuation et d’adaptation pour améliorer la résilience des populations et des écosystèmes par une gestion durable des ressources naturelles. M. Diarra a insisté sur l’opérationnalisation de l’intégration, la prise en charge du genre et du changement climatique dans les stratégies de développement des pays à partir des politiques régionales, nationales et locales qui constituent des défis majeurs du PIDACC/BN. Au regard de l’importance de la problématique du phénomène des changements climatiques, le représentant du gouverneur, Ousmane Diallo a dans son discours exhorté les participants à être assidu et contribuer activement pour enrichir la formation avec l’expérience locale. Il a rassuré les responsables du PIDACC/BN que le gouvernement du Mali, malgré les contingences du moment ne ménagera aucun effort pour une mise en œuvre efficace et efficiente de ce programme à tous les niveaux (régional et national) pour contribuer à la préservation des écosystèmes du bassin et à la réduction de la vulnérabilité des populations face aux effets néfastes des du changement climatique. A travers le PIDACC/BN Mali, Ousmane Diallo a remercié et félicité l’ensemble des partenaires pour leur appui. A l’issue des travaux, l’atelier de Mopti a formulé des recommandations fortes entre autres, le financement de la vulgarisation des actions innovantes et le suivi-évaluation dans l’exécution des programmes afin de s’assurer de la viabilité des actions mises en œuvre et la promotion de la rémunération du service d’appui conseil de proximité hors services techniques (jeunes diplômés et expertises locales).  DC/KM (AMAP)  

Kita : Fin dimanche du 53ème pèlerinage national catholique

  Kita, 3 décembre (AMAP) Le 53ème pèlerinage national catholique à Kita  a pris fin dimanche sous le thème : «Jeune du Mali, ensemble pour le Mali kura », a constaté l’AMAP. Les travaux se sont déroulés en présence du ministère des Affaires religieuses du Culte et des coutumes, Dr Mahamadou Koné, en présence du Ministre de l’Agriculture, Daniel Simeon Kelema, du Gouverneur de la région, Daouda  Maiga, de plusieurs personnalités dont des membres du CNT et des milliers de pèlerins qui ont répondu présents à ce rendez-vous annuel chrétien catholique du Mali. Les fidèles chrétiens des six diocèses du Mali et d’ailleurs se sont retrouvés aux pieds de la colline sainte mariale pour la 53ème fois de l’histoire du pèlerinage pour des cérémonies religieuses qui tirent toutes leur sens dans l’église famille de Dieu et la société malienne. Une démarche de foi marquée par des prières, des méditations et des intercessions autour, cette année, du thème « Jeune du Mali, ensemble pour le Mali kura » C’est le Diocèse de Kayes qui a eu en charge l’organisation de cette manifestation religieuse annuelle cette année. Voilà pourquoi sa chorale était sur place depuis plus d’une semaine et en intense répétition des chants de la messe solennelle et de la chorégraphie sur le thème au sanctuaire comme sur la colline mariale. Le pèlerinage national catholique de Kita est un ensemble d’événement religieux de deux jours. Le diocèse a bâti les séances autour du thème de manière à mettre a nu la place de la jeunesse et de l’ensemble des maliens dans l’avènement du Mali Koura. La messe a été présidée par le premier responsable du Diocèse de Kayes monseigneur Jonas Dembélé. Il a invité la jeunesse à la reconversion, la droiture, à l’intégrité et à l’union sacrée autour de l’essentiel. Il a mis la jeunesse au cœur du changement très attendu pour un nouveau Mali. Dans son intervention, le ministre des Affaires Religieuses et du Culte des coutumes, Dr Mahamadou Koné a salué la parfaite symbiose entre les communautés musulmane et chrétienne de la société kitoise. Pour lui cette cohabitation historique marquée par des prières et des bénédictions communes, contribue au renforcement du tissu social et la promotion de la paix dans la région. « Main dans la main et dans un esprit de dialogue inter religieux, musulmans et chrétiens forgent une société kitoise qui est un modèle de vie qu’il faut souhaiter pour toutes les localités du Mali » dixit le Ministre. Il a invité tous, à reconnaitre les efforts des plus hautes autorités dans la reconstruction du Mali nouveau. Autorités qui selon lui, sont à équidistance des religions qui doivent œuvrer pour un Mali uni. Pour rappel, le pèlerinage national catholique de Kita est la plus grande célébration liturgique chaque année au Mali. C’est ainsi que chaque année, les chrétiens de la communauté catholique, les membres apostoliques, les évêques et les amis des autres confessions religieuses du Mali convergent  vers la ville, au mois de novembre pour témoigner leur dévotion à la Vierge Marie, Notre Dame du Mali. Des pèlerins viennent également d’Afrique et du reste du monde.  MF/KM (AMAP)

Organisation des futures élections : Le Premier ministre rassure l’AIGE

Bamako, 3 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Le général de division Abdoulaye Maïga a rassuré, mardi, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) de la volonté des autorités à organiser des élections au Mali. «Je voudrais rassurer l’opinion nationale et internationale que, dans cette mission (organisation des élections) qui nous a été confiée, nous allons faire l’effort d’aller vite et nous allons faire beaucoup attention à ne pas confondre vitesse et précipitation», a déclaré le chef du gouvernement. Le Chef du gouvernement, qui effectué, une visite de courtoisie et de travail au siège de l’AIGE, accompagné du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré, a souligné que la lettre de cadrage du chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, le 27 novembre, comporte huit axes dont le dernier porte sur « l’organisation d’élections apaisées, transparentes pour mettre fin à la transition. » Selon le général de division Abdoulaye Maïga, deux messages découlent de cet axe : l’attachement du chef de l’État au retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé et l’insistance sur les conditions d’organisation du scrutin, en invitant « à beaucoup plus de synergie dans notre démarche. » Le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé a annoncé que les équipes de l’AIGE ont entamé, lundi 2 décembre, des missions pour superviser les opérations de révision annuelle des listes électorales (Rale-2024), aux côtés de l’administration. Mais aussi pour assurer la formation de nos coordinations sur des actes que nous avons élaborés en vertu de la même loi. Il s’agit notamment des cadres de concertation avec l’administration, les partis politiques et la société civile. Selon Me Cissé, ces missions consisteront également à faire l’inventaire des moyens matériels et financiers mis à leur disposition par l’administration afin de se mettre dans une perspective de pouvoir répondre présents à l’appel au moment opportun. Il a fait le point sur la mise en place de l’ensemble des coordinations de l’AIGE à l’intérieur du pays et dans les ambassades et consulats. « Cet ensemble compte aujourd’hui 6 460 agents dont 5 523 hommes soit 80% du total de l’effectif et 937 femmes », a expliqué Me Moustapha Cissé. « Nous attendons de l’État et singulièrement du Premier ministre que vous-êtes, un accompagnement fraternel et de responsabilité et de devoir à accomplir pour nous qui sommes en train d’incarner les prérogatives de cette institution », a-déclaré le patron de l’AIGE, structure créée en janvier 2023. Pour sa part, le ministre délégué chargé des Réformes politiques, Mamani Nassiré, s’est dit rassuré par le dispositif institutionnel en place et, surtout, disposé « à mettre en musique les impulsions qui seront données par la hiérarchie administrative. » AT/MD (AMAP)    .  

Célébration de la Journée mondiale de l’enfance : Une comédie musicale organisée au CICB

Bamako, 3 décembre (AMAP) Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, la Cité des Enfants et l’UNICEF ont organisé mercredi 20 novembre 2024, une comédie musicale, animé par l’artiste talentueuse Fatoumata Diawara, au Centre internationale de Conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par l’ancienne ministre de la Promotion de l’Enfant, de la Famille et de l’Enfance, Dr Coulibaly Mariam Maïga en présence du ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assa Ba Diallo Touré, de l’ancien ministre de la Culure, Andogoly Guindo, de la représentante adjointe de l’UNICEF au Mali, Andrea Berther. Etaient également présents la directrice de la Cité des Enfants, Koumaré Amina Cissé, de son adjoint Famara Keïta, du président du parlement des Enfants, Imarrane Ag Mohamed et de plusieurs autres invités de marque ainsi que plus de deux miles d’enfants et de leurs encadreurs, venus de plusieurs établissements de la Capitale. L’initiative a été mise sur pied en partenariat avec l’Association « Tougouné » qui œuvre pour la promotion et la protection des droits de l’enfant en situation de Handicap, dirigée par l’artiste Fatoumata Diawara, ambassadrice de l’UNICEF. L’Artiste et certains d’autres ainsi que les enfants, y compris ceux atteints de Handicap, ont entonné un air musical dans une chorégraphie avec des sujets tels la stigmatisation, la vaccination, l’éducation, la nutrition, entre autres, ont été abordé dans une ambiance qui a fait vibré la salle. L’ancienne ministre de la Promotion de la Femme a rappelé que cette activité répond au principe premier de la CDE à savoir la non-discrimination. Pour sa part, la représentante adjointe de l’UNICEF a déclaré que chaque année, la journée met à l’honneur tous les enfants, indépendamment de leur origine, leurs croyances, leur parcours éducatif ou leur état de santé, voir leur situation de Handicap. Le président du Parlement et l’artiste ont exprimé leur joie de prendre part à une telle cérémonie. En rappel, la célébration de cette journée marque l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies de la déclaration des droits de l’enfant en 1959 et celle de la signature de la CDE, le 20 novembre 1989. KM (AMAP)

Forum des pays de la Confédération de l’AES et de la Guinée : Réflexion sur les pistes de régulation dans ces pays en transition

Bamako, 02 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) du Mali, organise du 2 au 3 décembre 2024, à Bamako, la 2ème édition, du forum quadripartite (Mali- Burkina Faso-Niger-Guinée) des instances de régulation des médias sous le thème : « La régulation en temps de crise ». Cette rencontre, après celle de mai 2023 à Conakry, vise à renforcer la collaboration entre les régulateurs des trois pays de l’AES et de la Guinée pour une régulation efficace des médias en période de transition « afin de contribuer à la stabilité et à la paix » dans ces différents pays. Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’ouverture des travaux, a précisé que la rencontre vise « à partager les expériences et les bonnes pratiques en matière de régulation des médias en période de Transition, d’identifier les défis communs et élaborer des stratégies conjointes pour y faire face et bien sûr, promouvoir la liberté de la presse tout en assurant les normes éthiques et déontologiques. » Alhamdou Ag Ilyene a rappelé que « les objectifs spécifiques que les participants examineront en profondeur sont en adéquation avec les défis auxquels la plupart de nos pays sont confrontés. » Ce sont le rétablissement de la paix et de la sécurité sur l’intégrité de nos territoires nationaux, le déroulement positif des Transitions devant conduire à des changements significatifs en matière de moralisation de la gouvernance politique et surtout d’amélioration de la situation économique et d’instauration d’une justice au bénéfice des populations. « A ces deux premiers défis, il convient d’ajouter la riposte à organiser face à la guerre informationnelle contre ces machines de dénigrement et de discrédit des choix souverains des États », a le ministre en charge de la Communication. Etaient présents, l’ambassadeur du Niger au Mali, Abdou Adamou, représentant l’Autorité de régulation de la communication au Niger, des présidents de la Haute autorité du Mali et de la Guinée Conakry, respectivement, Gaoussou Coulibaly et Boubacar Y. Diallo, du président du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso, Louis Modeste Ouédraogo, et le représentant de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication du Togo, pays invité spécial du forum, Babakar Badjibasa, rapporteur à la HAC de Togo. Les thématiques, pendant ces deux jours, seront développées par des experts de la communication et de l’information dont le doyen Gaouzou Drabo. SST/MD (AMAP)    

Coopération Mali-Russie : Le Chef de l’État reçoit le Vice-premier ministre russe

Bamako, 29 nov (AMAP) Le Président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta a reçu en audience jeudi soir, au palais de Koulouba, le Vice-premier ministre russe, Alexandre Novak, à la tête d’une importante délégation de représentants du gouvernement, du Parlement et du secteur privé de la Fédération de Russie. À sa sortie d’audience, le vice-Premier ministre russe a indiqué que sur instructions du Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, sa délégation est venue « approfondir la coopération dans les domaines énergétique, de défense, de transport, d’infrastructure et de l’agriculture avec le Mali. » Selon Alexandre Novak, les discussions ont, également, porté sur la planification de la coopération dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. « Ces pays sont riches en ressources humaines et naturelles », a souligné le M. Novak, mettant l’accès les perspectives pour la mise en œuvre des projets futurs avec ces pays amis. Pour sa part, le Premier ministre malien, le général de division, Abdoulaye Maïga, a indiqué que cette visite s’inscrit dans le cadre de l’engagement entre le président Goïta et son homologue russe. Revenant sur les liens d’amitié et de fraternité entre les deux pays, le général Maïga fait remarquer que récemment cette coopération a connu une nouvelle impulsion qui « nous a permis d’avoir des résultats tangibles notamment en matière de lutte contre le terrorisme et de défense et sécurité». Selon lui, cette visite est une nouvelle étape qui permet de renforcer les liens avec la Russie. « Elle permet, aussi, a-t-il poursuivi, de renforcer  les relations entre les pays de la Confédération AES avec la Fédération de Russie. » La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de la Défense et des Anciens, le Général de corps d’armée Sadio Camara, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et celui de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou Cette visite intervient après la 1ère Conférence ministérielle du forum de partenariat Russie-Afrique, tenue les 9 et 10 novembre à Sotchi, à laquelle la délégation malienne était conduite par le ministre chargé des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. SS/MD (AMAP)  

Koulikoro : Revue des messages de communication des thématiques du projet TLTN

Koulikoro : 28 Novembre (AMAP) Un atelier sur la revue des messages de communication des thématiques du Projet Transforming Lives Through Nutrition de Hellen Keller International s’est tenu du 26 au 28 novembre à Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la représentante du Centre National d’Information, d’Education et de Communication pour la Santé(CNIECS) Mme Haïdara Fatou Macalou, en présence du coordinateur du projet TLTN, Dr Ousmane Camara, du représentant du directeur général de l’agence malienne de presse et de publicité(AMAP), Kader Maïga, des superviseurs du projet au niveau des districts sanitaires concernés. Ont pris part à cette session de formation de trois jours les organes de presse, précisément les radios libres de Baraouéli, Bla (Région de Ségou), Fana, Banamba (Région de Koulikoro), Radio Rurale de Kayes, Bafoulabé (Région de Kayes) et AMAP des Régions de Koulikoro, Ségou et Kayes et du District de Bamako. L’objectif de cet atelier était de passer en revue et d’adapter les messages de sensibilisation sur la santé de la reproduction et la malnutrition pour une diffusion dans les radios locales des zones d’intervention du projet. La représentante du CNIECS Haïdara Fatou Macalou a reconnu qu’il ya beaucoup de messages sur la nutrition, sur les grossesses avant d’ajouter que la présente session vise des messages pouvant susciter un changement de comportement au sein de la communauté. Elle a rappelé que sa structure le CNIECS intervient pour prévenir les maladies. Le coordinateur du projet TLTN, Dr Ousmane Camara a, pour sa part,  présenté son projet qui, selon lui, vient en appui au gouvernement et vise le bien-être des mères et des enfants, en particulier, et de la population en général. Il a, par ailleurs affirmé que la malnutrition chez les femmes est un déterminant clé des issues défavorables de grossesses. Il estime que cela augmente non seulement le risque de morbidité et de mortalité maternelle mais aussi, le risque de donner naissance à des nourrissons de faible poids, soit en raison du fait qu’ils soient nés petits ou de leur naissance prématurée. Selon lui, en réponse à cette crise, le programme Transformer des vies par la nutrition a été crée pour aider les partenaires gouvernementaux à renforcer des systèmes locaux de santé et d’alimentation, à fournir des interventions nutritionnelles fondées sur des preuves et susceptibles de sauver des vies aux femmes enceintes et aux enfants pendant la période critique des 1000 jours (de la conception à l’âge de 2 ans). Après, la présentation sur le contexte et la généralité du projet, la mission, les objectifs, les domaines et les zones d’interventions du projet par le superviseur du projet TLTN  à Bla, Noumeiry Sidibé, les discussions ont porté  sur la malnutrition, les Suppléments en Micronutriment Multiple(MMS) ou Djigui et le choix des langues pour les messages, la vitamine A, le déparasitage, le rôle et la place de la presse dans la confection et la diffusion des messages, entre autres. Trois jours durant du 26 au 28 les participants répartis en deux groupes de travail se sont penchés sur quatre thématiques que sont les Suppléments des femmes enceintes avec les MMS-Djigui et Allaitement maternel précoce et exclusif ; les Suppléments en vitamine A ; Déparasitage des enfants de 12 à 59 mois et l’Alimentation de compléments chez les enfants de 6 à 59 mois. Ils ont passé en revue les messages existant, intégré les messages sur les MMS et la nutrition dans les messages déjà diffusés. Ils ont aussi ajouté des informations utiles aux messages. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations l’introduction d’autres langues locales en fonction des zones d’intervention du projet, la collaboration avec les Services déconcentrés du Développement Social, le partenariat avec les radios, l’Amap et la pérennisation des acquis du projet. AD/KM (AMAP)

Kangaba : Une mission pour le remplissage des fiches d’identification des organisations communautaires de base dans 5 communes

Kangaba, 28 novembre (AMAP) Dans le cadre du Projet d’Appui à la Prévention des Conflits et le Renforcement de la Résilience Économique des Communautés Transfrontalières de Guinée et du Mali, par Décision numéro 2024- 15/P-CK, le préfet du cercle de Kangaba a créé pour le cercle le Groupe de Travail sur la Sécurité Communautaire (GTSC) et un comité de pilotage est mis en place dans les communes frontières, a constaté l’AMAP. Cinq (05) communes du Cercle de Kangaba sont concernées à savoir les communes rurales de Balan-Bakama, Benkadi et Narena dans l’arrondissement de Narena et les communes rurales de Kaniogo et Nouga dans l’arrondissement central de Kangaba. Une mission du GTSC conduite par l’adjoint du préfet de Cercle, Drissa Konaré s’est rendue dans ces communes les 25 et 26 ou elle a travaillé avec les comités de pilotage et les autorités communales. L’objectif de la mission visait à orienter ces structures sur le remplissage des fiches d’identification des organisations communautaires de base. Les comités de pilotage effectueront par la suite des missions dans tous les villages frontaliers où ils échangeront avec les groupes socioprofessionnels en vue de recenser les difficultés d’ordre sécuritaire et les difficultés liées à la cohabitation entre les populations de part et d’autre de la frontière Mali-Guinée. Les rapports produits par les comités de pilotage feront l’objet d’une collecte et d’une synthèse par le GTSC de Kangaba, prévue pour le 04 janvier 2025. Il est à noter que le GTSC, financé par le Fonds d’Equipement des Nations Unies (FENU) a pour mission principale, d’assurer l’encadrement des membres du comité de pilotage et de suivi des communes dans la conduite du processus de diagnostic local de sécurité (DSL) et d’élaboration des plans communaux de sécurité. Il est composé de 07 membres à savoir le préfet président, les sous-préfets de l’arrondissement central de Kangaba et de l’arrondissement de Narena,le Commandant de la Brigade Territoriale de la Gendarmerie de Kangaba, le chef des chasseurs, la présidente de la CAFO et le président de la société civile.  SD/KM (AMAP)

Communique du Conseil des ministres du mercredi 27 novembre 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 novembre 2024 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’ouverture de la session, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a présenté ses chaleureuses félicitations et ses vœux de réussite au Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA et aux membres du Gouvernement pour la confiance placée en eux en raison de leurs compétences. Le Président de la Transition a rappelé que la nomination des membres du Gouvernement intervient à un moment où notre pays a engagé des réformes majeures avant de préciser les orientations fondamentales de la mission de la nouvelle équipe gouvernementale. En se fondant sur les attentes légitimes du peuple exprimées au cours des Assises nationales de la Refondation et du Dialogue Inter-maliens, il a engagé le Gouvernement à consolider les acquis et à poursuivre les réformes entamées en accordant une attention particulière à un certain nombre de questions déterminantes pour la réussite de la Transition, à savoir : –  la défense et la sécurité ; –  les réformes politiques et institutionnelles ; –  la satisfaction des besoins fondamentaux de la population ; –  l’amélioration de la couverture sanitaire du pays ; –  l’amélioration du système éducatif ; –  l’apaisement du climat social ; –  le renforcement de notre diplomatie ; –  l’organisation d’élections transparentes et apaisées. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement à poursuivre et à intensifier les efforts déployés pour renforcer les Forces Armées et de Sécurité en termes d’équipements, de formation et d’amélioration des conditions de vie. Dans le domaine des réformes politiques et institutionnelles, le Président de la Transition a rappelé les réformes engagées qui ont abouti à l’adoption d’une nouvelle Constitution et de nombreux autres textes juridiques. Il a engagé le Gouvernement à maintenir cette dynamique et à poursuivre : –  la réforme de la justice pour lutter efficacement contre la corruption et les atteintes aux biens publics ; –  les réformes politiques et institutionnelles en vue de consolider la légitimité des Institutions de l’Etat. Pour la satisfaction des besoins fondamentaux de la population, le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement à renforcer les actions dans le domaine économique pour jeter les bases d’un Mali émergent à travers, notamment : –  la gestion rigoureuse des ressources publiques et le renforcement de contrôles ; –  le respect du Code de déontologie de l’agent public. Il les a exhortés à accorder une attention soutenue au secteur rural, au renforcement du tissu industriel, au développement des infrastructures énergétiques et de transport et aux technologies de l’information et de la communication. Concernant l’amélioration de la couverture sanitaire du pays, le Président de la Transition a invité le Gouvernement à œuvrer pour doter le pays d’un plateau technique plus moderne et développer un système de solidarité nationale pour faire de l’inclusion sociale une réalité. Dans le cadre de l’amélioration du système éducatif, le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement : –  à poursuivre les actions dans le sens de l’amélioration du système éducatif, de la gestion de la problématique de l’emploi, notamment celui des jeunes ; –  à renforcer les actions visant à inculquer nos valeurs sociétales aux jeunes et cultiver en eux le sentiment patriotique. Pour ce qui concerne l’apaisement du climat social, le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement et les partenaires sociaux à maintenir et renforcer le dialogue social et à veiller à la mise en œuvre du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance. En ce qui concerne la diplomatie, le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement à veiller : –  au renforcement et à la synergie d’action pour défendre nos positions sur la scène internationale ; –  au raffermissement des relations de coopération avec les partenaires respectueux de notre souveraineté ; –  à la protection des Maliens établis à l’extérieur ; –  à la mise en œuvre des initiatives tendant au renforcement de la Confédération des Etats du Sahel. S’agissant de l’organisation d’élections transparentes et apaisées, le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et apaisées qui devront mettre un terme à la Transition. Pour l’atteinte des résultats escomptés, le Président de la Transition a instruit le Premier ministre, Chef du Gouvernement d’élaborer un plan d’actions global assorti de plans d’actions sectoriels avec des objectifs clairs, des indicateurs et des chronogrammes de réalisation et d’assurer le suivi de sa mise en œuvre. Le Président de la Transition a aussi invité les membres du Gouvernement à la cohésion et à la solidarité dans l’exécution de l’action gouvernementale face aux nombreux défis à relever. Il a enfin assuré les membres du Gouvernement de son soutien constant dans l’accomplissement de leur mission et a salué la résilience et le sacrifice consenti par la population pour la réalisation des objectifs de la Transition. Le Premier ministre, en retour, a remercié le Président de la Transition, Chef de l’Etat pour la confiance placée en lui et en son équipe. Il a pris l’engagement d’inscrire l’action du Gouvernement dans le cadre de la réalisation des orientations fondamentales indiquées pour la satisfaction des besoins légitimes des Maliens et de l’ensemble des populations de la Confédération des Etats du Sahel.  

Marché des véhicules d’occasion : le blues des revendeurs

Bamako, 27 nov (AMAP) Le marché des véhicules d’occasion importés, souvent surnommés «France-au-revoir», connaît une période difficile. Autrefois florissant, il est maintenant presque paralysé. Boubacar Diarra est le président de l’Association des revendeurs de véhicules d’occasion (ARVO). Il nous informe que ses voitures proviennent de divers pays européens, tels que la Belgique, la Suisse, la Norvège et l’Allemagne. Il s’approvisionne parfois aux États-Unis, au Canada et en Corée du Sud. «Je fais un effort pour importer les véhicules d’occasion malgré la morosité du marché», confie celui qui a plus de vingt ans d’expérience dans le métier. Le prix des voitures d’occasion importées semble, en effet ,être influencé par plusieurs facteurs, au-delà de leur provenance. Comme l’indique le président de l’ARVO, les coûts liés à la marque, à l’état du véhicule, ainsi qu’aux frais de transport et de dédouanement, contribuent à rendre ces voitures relativement chères. Par exemple, explique Boubacar Diarra, une berline Toyota, après prise en compte des frais d’importation, peut dépasser 3 millions de Fcfa, tandis que les grosses cylindrées peuvent coûter entre 5 et 100 millions de Fcfa. Cette réalité économique est un obstacle pour des acheteurs comme Sylamakan Sissoko, qui, malgré ses efforts pour économiser à travers des tontines, trouve toujours difficile d’acquérir une voiture importée. En conséquence, il envisage d’acheter une «Dôboli», une voiture déjà utilisée à Bamako, qui est souvent choisie pour sa plus grande accessibilité financière. CHUTE DES VENTES – Par contre, le marché des SUV connaît une popularité croissante, souvent en raison de leur robustesse et de leur polyvalence. Des caractéristiques essentielles pour affronter les routes et les terrains variés. Les marques japonaises comme Toyota et les marques allemandes telles que Mercedes se distinguent particulièrement dans ce secteur, selon les spécialistes en la matière. Toyota est réputée pour sa durabilité et sa fiabilité, tandis que Mercedes est souvent associée à l’élégance et à la performance. Au Mali, ces deux marques dominent le marché non seulement à cause de ces qualités, mais aussi parce que les mécaniciens locaux ont acquis une expertise significative dans la réparation et l’entretien de ces véhicules. Cette maîtrise technique facilite l’entretien, rendant ces véhicules encore plus attrayants pour les consommateurs locaux. Madou Doumbia, revendeur de véhicules d’occasion à Garantiguibougou, un quartier animé de Bamako, a su se forger une réputation solide dans ce business au cours des dix dernières années. «En commençant modestement avec l’importation de cinq véhicules, j’ai progressivement élargi mon activité grâce à ma persévérance et à ma capacité d’adaptation aux exigences fluctuantes du marché», explique Doumbia. Malgré cette réussite, Madou fait face aujourd’hui à un marché morose, marquant la chute dramatique des ventes due à la prolifération des points de vente et à la diminution de la liquidité financière. Pourtant, avec optimisme et détermination, il reste convaincu que cette période de difficultés économiques n’est que temporaire et que des jours plus prospères sont à venir. Le discours d’Habib Doukara, PDG du groupe Bamako Dôboli, reflète une dualité entre optimisme et préoccupations face aux défis économiques a ctuels. Malgré l’augmentation significative des frais mensuels de déclaration pour les parcs, passant de 10.000 à 20.000 Fcfa en moins de deux ans, Doukara reste résolument engagé dans son travail.

Son parcours académique solide, avec un Master en gestion de projets et une Maîtrise en droit privé, renforce sa détermination à persévérer malgré les obstacles. Il souligne l’importance du secteur pour les jeunes entrepreneurs et appelle les autorités à non seulement réglementer, mais aussi soutenir ce domaine, qui offre des opportunités précieuses pour de nombreuses personnes. «Mon appel à l’action vise à créer un environnement propice à la croissance économique et à l’emploi», soutient Habib. PROFESSIONNALISER LE SECTEUR – Le président de  l’ARVO trouve l’importance de regrouper les revendeurs de véhicules d’occasion au sein d’une même association pour faciliter leurs activités et améliorer leur visibilité. «J’ai demandé aux autorités de fournir un espace dédié qui puisse accueillir tous les revendeurs, ce qui simplifierait les démarches tant pour les vendeurs que pour les acheteurs», affirme Boubacar. Selon lui, un tel espace centralisé permettrait également à l’État de mieux organiser et suivre les activités commerciales. Il a également salué le service des impôts pour sa compréhension et ses concessions envers les membres de l’association concernant le paiement des redevances, souvent réglées en retard. Cette initiative montre une volonté de structurer et de professionnaliser le secteur de la vente de véhicules d’occasion, tout en créant un environnement plus favorable pour toutes les parties prenantes. La transition vers la vente en ligne est devenue une stratégie essentielle pour les revendeurs confrontés à une baisse des ventes. Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, cette approche s’aligne parfaitement avec les tendances actuelles. En effet, de nombreux sites web et pages sur les réseaux sociaux émergent régulièrement, offrant des produits comme des «Bamako Dôboli» ou des «France-au-revoir» à des conditions et des prix attractifs. Ces plateformes permettent aux revendeurs d’atteindre un public plus large et diversifié, tout en offrant aux consommateurs la commodité de faire leurs achats depuis chez eux. Cette adaptation au numérique reflète non seulement une réponse aux défis économiques actuels, mais aussi une évolution naturelle vers des méthodes de consommation plus modernes et connectées. AKC/MD (AMAP)