Région de Kayes : Le SIDA, toujours une urgence sanitaire
Kayes, 11 déc (AMAP) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Kayes, Amadou Dicko, a présidé le 4 décembre 2024 la commémoration de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA et le lancement des activités du Mois de lutte contre le SIDA. dans la partie Ouest du Mali. D’après M. Dicko, le thème de l’édition de cette année : « Suivons le chemin des droits rappelle que « le monde peut mettre fin à cette épidémie en tant que menace de santé publique, si les droits de l’homme bien protégés étaient mis au centre et le leadership confié aux communautés. « La possibilité de mettre fin au SIDA va s’acquérir en atteignant et en impliquant toutes les personnes vivant avec le VIH, celles exposées au risque d’infection ou affectées par le virus, notamment les personnes les plus exclues et marginalisées et envisager la définition d’une politique volontariste, relire certains textes et imposer le respect des droits et la promotion de l’inclusion des toutes les communautés », estime Amadou Dicko. Il s’agit pour le gouvernement, à travers le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le SIDA (HCNLS) et ses démembrements régionaux de minimiser les risques auxquels sont exposés 120 523 personnes vivant avec le VIH au niveau national, dont 31 247 à Kayes sur les 2 985 290 à dépister. « Cependant, nous sommes encore loin de ces objectifs au regard des statistiques effectuées avec une prise en charge de seulement 60% des personnes vivant avec le VIH par les ARV ou Anti Rétroviraux (niveau national) et 5 757 l’année dernière à Kayes », conclut le représentant du gouverneur. Pour le secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Soumana Traoré, cette maladie mortelle qui entrave le processus de développement, constitue toujours constitue une urgence sanitaire à l’échelle planétaire malgré les progrès remarquables enregistrés ces vingt dernières années dans la riposte mondiale. Grâce à ces progrès, on note la réduction des nouvelles infections de 60% par rapport à 1995 ; l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale de près de 400% par rapport à 2010 et la réduction des 69% des décès liés au SIDA par rapport au pic de l’année 2004. « Ces progrès ne doivent pas nous faire oublier qu’il n’existe pas jusqu’à présent de vaccin contre le VIH et qu’on ne guérit pas du SIDA », a rappelé M. Traoré Cette journée est une forte recommandation du Sommet mondial des ministres de la Santé tenu à Londres (Angleterre) sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), auquel participaient les représentants de 140 pays. BMS/MD (AMAP)
Bankass : 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2024
Bankass, 07 déc (AMAP) La campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles à Bankass a ete lancé, cette semaine, u service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, a constaté sur place l’AMAP. Cette campagne, dont le lancement été présidé par le préfet du Cercle de Bankass, le colonel Aly Sidibé, vise à renforcer la mobilisation sociale pour réduire les cas de violences faites aux femmes et aux filles au Mali. Le thème national retenu cette année est : « Rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles au Mali. » Les intervenants lors de la cérémonie de lancement : le chef de village, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la cheffe de Service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille et le préfet, ont tous souligné l’importance de cette campagne. La prestation d’un troupe théâtrale sur les Violences basées sur le genre a été le temps forts de cette cérémonie de lancement auquel étaient également présent, le 2e adjoint au préfet Amadou Bayoko, le maire de la Commune de Bankass, les représentants des services techniques de l’ État, les groupements des femmes, les jeunes. AKG/MD (AMAP)
Ségou : Le Gouverneur de région mort dans un accident de la circulation
Ségou, 1 décembre (AMAP) Le Chef de l’exécutif de la région de Ségou, le Contrôleur général de police Alassane Traoré est décédé dimanche dans un accident de la circulation à zambougou, localité située à une quarantaine de kilomètre de la ville de Ségou, sur l’axe de Bamako, a appris l’AMAP. De source officielle Le véhicule de l’officier supérieur, à son bord, en plus de lui, son épouse, son fils, son garde du corps et son chauffeur a eu une crevaison, entrainant un tonneau, qui lui couté la vie Les obsèques de l’Officier supérieur auront lieu ce mardi à Avant sa nomination comme Heures à L’Ecole Nationale de Police Pour rappel, le Chef de ’exécutif régional, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a occupéle poste de conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile depuis août 2019. Après son baccalauréat obtenu en 1985, Alassane Traoré suivra une formation de base au camp militaire de Ségou, avant d’intégrer la police nationale en 1988. En 1994, il intègre l’École nationale d’administration (ENA). Cinq ans après, il en ressort titulaire d’une maîtrise en droit public. De 2000 à 2001, il entame un cycle de formation de commissaire à l’École nationale de police. Sa soif de se perfectionner davantage, sa persévérance et le désir ardent de renforcer ses capacités de commissaire lui pousse à aller en France, où il effectuera un passage à l’Ecole supérieure de police de Saint-Cyr, au Mont d’Or entre 2004 et 2005. De retour au bercail, Alassane Traoré occupera plusieurs responsabilités notamment secrétaire général à la direction générale de police nationale et au Commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako. En 2015, il est nommé chef adjoint du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique (BECI) la même année. En 2017, il dépose ses valises à la police nationale comme directeur adjoint de la formation à la police nationale. Une fonction qu’il exercera durant 3 ans. De 2006 à 2016, Alassane Traoré a été observateur à la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), ensuite membre de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO). Il a à son actif deux médailles des Nations-unies reçues en Haïti et en République démocratique du Congo (RDC). Et avait une grande expérience dans les modules comme la police judiciaire, administrative et de proximité, ainsi que sur le processus électoral grâce à son statut de formateur dans les missions onusiennes. Né le 2 août 1960 à Bamako, le contrôleur général de police Alassane Traoré a succédé à l’inspecteur général des Eaux et forêts, feu Biramou Sissoko lui aussi décédé en juin 2020 des suites de maladie. Il laisse derrière lui une veuve et 7 enfants dont l’un s’en est lui aussi allé le même jour à la suite du même accident. ADS/MS/KM (AMAP)
Nombre des ministres : Pas plus de 30, (Projet de loi)
Bamako, 9 dec (AMAP) Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, jeudi dernier en fin d’après-midi, plusieurs projets de textes celui de la loi organique qui fixe 30, au maximum, le nombre des membres du gouvernement, a constaté l’AMAP. Le projet, voté par 129 voix pour, zéro contre et autant d’abstention, s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 75 de la Constitution du 22 juillet 2023 qui dispose : « Le gouvernement comprend le Premier ministre, Chef du gouvernement et les ministres. Une loi organique fixe le nombre des membres du gouvernement ». Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré qui a défendu ce projet de loi. Le projet de texte est présenté comme ayant pour objectif de prendre en compte ainsi « une demande sociale forte et récurrente des Maliens pour la réduction du train de vie de l’État et la rationalisation de ses ressources. » L’organe législatif de la Transition a aussi approuvé le projet de loi organique fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle. La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité des lois et garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. La Cour constitutionnelle contrôle la régularité de l’élection du Président de la République et des opérations du référendum dont elle examine les réclamations et proclame les résultats définitifs. Elle statue en cas de contestation de l’élection des députés et de celle ou la désignation des sénateurs. En matière de contrôle de constitutionnalité, parallèlement à celui par voie d’action, elle peut être saisie sur renvoi de la Cour suprême d’une exception d’inconstitutionnalité soulevée par un justiciable devant une juridiction. Conformément à la nouvelle Constitution, la Cour constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de conseillers. Le mandat des conseillers est de sept ans non renouvelables. Ces neuf membres sont désignés comme suit : deux par le Président de la République, un par le Président de l’Assemblée nationale, un par le Président du Sénat, deux par le Conseil supérieur de la magistrature, deux enseignants-chercheurs de droit public désignés par un collège constitué par les recteurs des universités publiques de droit, un par l’ordre des avocats S’agissant de sa compétence, en matière électorale, contrairement au cas de l’élection du Président de la République, la Cour ne proclame plus les résultats définitifs des élections parlementaires (députés et sénateurs). Elle ne statue que sur les contentieux électoraux dans la limite des circonscriptions électorales des requérants. Le projet de loi prend en charge ces innovations intervenues suite à la promulgation de la nouvelle Constitution. Ce texte qui était défendu par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué, a été adopté par 131 voix pour, zéro contre et autant d’abstention. EXCEPTION D’INCONSTITUTIONNALITÉ – Le CNT a, par ailleurs, approuvé le projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême. L’adoption de la nouvelle Constitution consacre la Cour des comptes et une « nouvelle Cour suprême » et permet de soulever l’exception d’inconstitutionnalité devant les juridictions. La Loi fondamentale supprime la Haute cour de justice dont les attributions sont désormais dévolues à la Cour suprême, à travers la poursuite et l’instruction des infractions commises par les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction. Ce texte, défendu également par le Garde des Sceaux, a été adopté à l’unanimité des membres du CNT présents. La Constitution du 22 juillet 2023 prévoit, en son article 36, une Cour des comptes comme institution de la République. Selon la Loi fondamentale, cette Cour est la juridiction supérieure des finances publiques et l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation. Elle assiste le gouvernement et le Parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et l’évaluation des politiques publiques. La Cour des comptes reçoit également les déclarations des biens des personnes assujetties à la déclaration des biens et vérifie les comptes des partis politiques. Ce texte a été également voté à l’unanimité des membres du CNT présents. L’organe législatif de la Transition a, enfin, approuvé le projet de loi organique déterminant les modalités d’application de l’article 153 de la Constitution relatif à l’exception d’inconstitutionnalité. L’adoption de ce texte permettra « à tout justiciable de soulever l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’occasion d’une instance et de se mettre, le cas échéant, à l’abri d’une norme inconstitutionnelle. » C’est le ministre chargé de la Justice qui a défendu aussi ce projet de loi. Il a été adopté par 128 voix pour, zéro contre et autant d’abstention. BD/MD (AMAP)
Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo nommé Premier ministre
Bamako, 7 dec (AMAP) Le Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a nommé ce samedi 07 décembre, Jean Emmanuel Ouédraogo, 44 ans, Premier ministre, apprend-on par un décret lu à la télévision nationale burkinabé (RTB) par le secrétaire du gouvernement burkinabè, Mathias Traoré. Précédemment ministre d’État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedrago remplace Appolinaire Kyelem remercié 24 heures plus tôt. Né le 26 décembre 1980 à Ouagadougou, Jean Emmanuel Ouédraogo est journaliste de formation. Avec une brillante carrière dans la presse le nouveau PM fut présentateur à la télévision nationale. Réputé humble et gros travailleur il dispose d’un court mais riche parcours politique depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration II (MPSR II) en septembre 2022. Jean Emmanuel Ouedrago aura la lourde tâche de former un gouvernement de mission dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe marqué par la lutte contre le terrorisme, la concrétisation et le renforcement de Confédération des États du Sahel (AES). KM/MD (AMAP)
Société : La part des femmes dans le «nansongo»
Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 6 dec (AMAP) Karim Keïta et son épouse Assetou Traoré sont unis par les liens sacrés du mariage depuis cinq ans. De loin, le couple semble vivre une vie faite d’eau douce et d’amour. Les disputes sont rares et la marmite bout tous les jours. De près pourtant la vie n’est pas un long fleuve tranquille comme l’explique Assetou Traoré parlant de la gestion de sa popote. «Nous sommes dans une famille de quinze personnes. Avant, mon mari me donnait 5.000 Fcfa comme prix de condiments, déjeuner et dîner compris. Il y a deux ans maintenant que Keita ne me donne que 3.500 Fcfa prétextant une diminution de la clientèle de son garage. Je me vois donc dans l’obligation de me plier en deux pour compléter le ‘’nansogo’’. C’est une situation embarrassante, surtout que je dois souvent faire recours à mes parents pour assurer un repas acceptable à ma famille », explique notre interlocutrice. Pour faire face à cette nouvelle donne, dame Traoré s’est vu obliger de contracter une dette auprès d’une caisse d’épargne. Ce qui lui a permis d’ouvrir un petit commerce de pagnes wax, de chaussures et pleins d’autres choses. Mais tous les bénéfices vont dans le prix de condiments, explique Mme Keita. Et lorsque les affaires ne marchent pas, elle peut compter sur la participation de sa belle-mère. Une vieille femme qui n’hésite pas à apporter de temps en temps des légumes et de l’huile. Zeneïbou Maïga, secrétaire de direction dans un service national, est quant à elle mariée depuis deux ans et vit dans la grande famille de son mari. Elle aussi soutient affronter le problème de l’insuffisance du prix des condiments et donc dans l’obligation de se débrouiller pour le compléter. «Mon mari me donne 2 500 Fcfa par jour. J’ajoute 1 000 à 1 500 Fcfa pour avoir 3 500 à 4 000 Fcfa. Ce qui me permet d’avoir un déjeuner copieux. Pour le dîner, personne n’intervient, je m’en occupe seule. Il m’arrive de dépenser 2.000 Fcfa voire plus», dit-elle. Zeneïbou Maïga va plus loin et soutient que les femmes qui vivent dans les grandes familles sont les plus fatiguées. Elle se justifie : «Dans la grande famille, il faut beaucoup plus de condiments pour que la nourriture soit acceptable». Zeneïbou Maïga et Assetou Traoré ne sont pas les seules à participer au prix de la popote. Comme elles, Aminata Dakouo est ménagère. Mariée depuis 2000, elle aussi participe à l’achat des condiments. «Depuis le début de mon mariage, mon mari a fixé le prix des condiments à 1.000 Fcfa par jour. Jusqu’au moment où je vous parle, il n’a pas augmenté d’un franc. Ces 1.000 Fcfa ne peuvent plus suffire. Surtout avec l’arrivée des enfants», se plaint-elle. Et de préciser : «Mon premier fils est par la grâce de Dieu commerçant. Il m’aide énormément, sinon ce serait un calvaire car sur le marché, tout est cher et tous les jours les commerçants augmentent les prix des produits alors que la famille continue de s’agrandir au fil des années.» ÉMANCIPATION DE LA FEMME – Assurer la popote est un devoir pour l’homme sous nos cieux. Mais aujourd’hui, certains chefs de famille en font le cadet de leurs soucis. Prenant à la lettre le concept de l’émancipation de la femme, ils se dérobent à leurs devoirs, arguant inconsciemment que la femme est aujourd’hui l’égale de l’homme et donc se doit de prendre part à toutes les dépenses. Soit ! Dans tous les cas, la femme africaine en général et la femme malienne en particulier ne se sont jamais dérobées à leurs obligations familiales. C’est le cas de cette autre dame qui a sollicité l’anonymat et qui nous raconte : «Je vis depuis une quinzaine d’années avec le père de nos trois enfants. Ma situation financière étant plus confortable que la sienne, c’est à moi de m’occuper des charges alimentaires du foyer. Lui se contente d’apporter un sac de maïs, un autre de riz et 10 litres d’huile dans le magasin et basta ! Le reste ne le regarde visiblement pas malgré mes plaintes.» Le comportement de cet homme ressemble à bien des égards à celui de nos frères de la campagne qui estiment que leur charge se limite à remplir le grainier. À la femme de s’arranger pour assurer le reste. Baba Doumbia, enseignant de profession, n’est pas d’accord avec les propos de nos interlocutrices. Il estime que les femmes ne complètent pas le prix des condiments, «au contraire, elles utilisent une partie de l’argent pour l’investir dans leurs tontines», accuse-t-il. Et de poursuivre : «Sur dix femmes, il peut avoir une seule qui complète le prix de condiments». C’est aussi l’avis de Madou Koné qui raconte à cet effet une anecdote qu’il dit avoir vécue. «Je donne 2.000 Fcfa par jour à mon épouse pour l’achat de condiments et à chaque repas je ne vois que deux petits morceaux de viande dans la sauce. Un jour je l’ai prise en flagrant délit. En effet, elle payait chaque jour une tontine journalière de 1.000 Fcfa. Les femmes passent leur temps à nous accuser alors que c’est de leur faute », confie-t-il en souriant. Devant ces accusations et contre accusations, nous avons voulu savoir ce qu’en pensent les observateurs de notre société. Nous nous sommes adressé au sociologue Modibo Touré. Pour lui, la « popote » représente le budget alimentaire d’une famille. Elle est une charge qui incombe aux deux conjoints. «L’homme a des charges reconnues auxquelles il ne peut pas se dérober comme le loyer, l’électricité, etc. » Mais, les réalités de la vie en Afrique font que la « popote » est aussi considérée et perçue comme un devoir que l’homme, en tant que premier responsable du foyer, doit accomplir. Cependant, si la femme peut l’aider, alors cette aide est toujours bienvenue. La vie devient de plus en plus difficile et nos femmes doivent-elles contribuer à l’achat des condiments ? Débat toujours ouvert et dont la fin n’est surement pas pour demain. DB/MD (AMAP)
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga fait le point avec la classe politique
Bamako, 6 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a rencontré, jeudi, la classe politique au Centre de formation des collectivités territoriales, dans le cadre de ses prises de contact, a constaté l’AMAP. La rencontre avait pour objectif de leur faire le point de la révision annuelle de la liste électorale, des réformes politiques et institutionnelles, d’échanger sur des questions diverses. Mais, aussi, de demander leur bénédiction et accompagnement. Au cours de cette rencontre qui a coïncidé avec la libération de 11 leaders politiques détenus, le Premier ministre a rappelé que lors du Conseil des ministres inaugural, le mercredi 27 novembre, après la formation du gouvernement, le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta lui a remis la lettre de cadrage comportant huit axes. Il s’agit de la défense et la sécurité, la poursuite des réformes notamment dans le secteur de la justice pour renforcer la lutte contre la corruption, la poursuite des réformes politiques et institutionnelles, la satisfaction des besoins élémentaires des populations grâce à une économie forte, l’amélioration de la couverture sanitaire, du système éducation et de l’emploi des jeunes. Il y a aussi, l’apaisement du climat social, le renforcement de notre diplomatie pour défendre les intérêts nationaux, le raffermissement des relations avec les partenaires respectueux de notre souveraineté, la protection des Maliens établis à l’extérieur, la mise en œuvre diligente de la feuille de route de la Confédération des États du Sahel ainsi que la création des conditions en vue d’élections transparentes et apaisées qui mettront un terme à la Transition. Pour le chef du gouvernement, la réalisation de ce dernier point requiert une consultation de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral. Il a assuré que les principes du cadre de concertation seront maintenus et respectés à savoir l’inclusivité, la co-construction et la transparence. « Dans notre mission, l’union sacrée est un prérequis. Nous comptons sur vous. La division et la haine ne profitent qu’à nos ennemis », a indiqué Abdoulaye Maïga. Il a rappelé que lundi dernier, il a rendu une visite à l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de donner les orientations du Chef de l’État sur les « conditions d’organisations des élections transparentes et apaisées et s’enquérir des conditions de travail de cette structure importante qui est chargée de l’organisation de l’ensemble des opérations référendaires et électorales. » Selon le chef du gouvernement, la particularité de la révision des listes électorales cette année est qu’elle se tient sur la base de la réorganisation territoriale et administrative intervenue en 2023. Autre mission assignée à la Transition est la conduite des réformes politiques et institutionnelles pour sortir le Mali des crises politiques et sécuritaires cycliques qu’il connait depuis plusieurs années. Le chef du gouvernement a indiqué que depuis 2012, la situation du Mali « est pire qu’une guerre. » « Car, selon lui, lorsqu’il y a une guerre dans un pays, l’ennemi est bien visible. Dans le cas du Mali, nous faisons face à un terrorisme qui est devenu complexe du fait de l’ajout du problème communautaire. » De nombreux leaders politiques présents, ont, au cours de leur intervention, ont félicité le Premier ministre pour sa nomination et salué son « sens de l’écoute et du dialogue. » Ils ont aussi salué la volonté de décrispation du climat politique avec la libération de 11 leaders qui étaient en détention. Et exhorté les autorités à poursuivre leurs efforts avec l’élargissement de tous ceux qui sont détenus pour leurs opinions et même pour les exilés politiques. Les intervenants ont, sur la question du chronogramme des élections, demandé au Premier ministre de faire en sorte que les consultations puissent se tenir en 2025. En réponse, le général de division Abdoulaye Maïga a soutenu que l’organisation des élections demeure une priorité fondamentale pour le Chef de l’État. Selon lui, la première condition est l’union sacrée. Il a insisté sur le fait qu’ils n’accepteront plus qu’il y ait une crise pré ou post-électorale. « Avec la situation sécuritaire, il faut prendre le temps de régler toutes ces conditions afin que le scrutin soit le plus transparent, apaisé et inclusif possible »,a-t-il dit. « Nous allons prendre toutes les dispositions pour aller vite mais nous n’allons jamais confondre vitesse et précipitation, car c’est la précipitation qui risquerait de nous conduire dans une éventuelle catastrophe », a insisté le général Abdoulaye Maïga. Il a promis que les partis politiques seront consultés tout au long du processus, en tenant compte de l’intérêt général du peuple malien. DD/MD (AMAP)
Mali : Liberté provisoire pour les 11 leaders politiques
Bamako, 6 décembre (AMAP) La liberté provisoire a été accordée jeudi au 11 leaders politiques arrêtés le 20 juin dernier au domicile de l’ancien ministre Moustaphe Dicko et mis sous mandat de dépôt le 25 juin 2024, par un juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune V pour « opposition à l’exercice de l’autorité légitime », a constaté l’AMAP. Cet élargissement de ces leaders a été rendu possible grâce à la médiation, de l’ancien premier ministre, président de la Commission de l’avant-projet de la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale, Ousmane Issoufi MAIGA. Pour rappel, les 11 leaders politiques qui avaient été arrêtés sont Moustaphe Dicko, ADEMA PASJ, Yaya Sangaré ADEMA PASJ, Mamadou Traoré, président du parti Union, Moulaye Haïdara du Pdes, Samba Coulibaly de Nema, Abdramane Korera de l’ASMA, Laya Guindo de l’ADRP, Adama Maïga du RPM, Mallé Camara du CNDR, Amadou Traoré de l’Alternative pour le Mali et de Mohamed Aly Bathily du M5 FRP Mali Kura. KM (AMAP)
Mali : Onze leaders politiques arrétés en juin en liberté provisoire
Bamako, 6 déc (AMAP) Onze leaders politiques maliens, arrêtés le 20 juin dernier au domicile de l’ancien ministre Moustaph Dicko, ont recouvré, hier jeudi, la liberté provisoire à la suite une médiation initiée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, en sa qualité de président de la Commission de rédaction de l’avant-projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ces leaders avaient été mis sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du tribunal de Grande instance de la Commune V, pour « opposition à l’exercice de l’autorité légitime », le 25 juin 2024 Il s’agit de Moustapha Dicko, Yaya Sangaré (Adema-PASJ), Mamadou Traoré (Président du parti Union), Moulaye Haïdara (Pdes), Samba Coulibaly (parti Nema), Abdramane Korera (Asma), Laya Guido (ADRP), Adama Maïga (RPM), Male Camara (CNDR), Amadou Traoré (Alternative pour le Mali) et Mohamed Aly Bathily (M5-RFP Mali kura). La décision de la justice a surtout été motivée par la mesure de suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique par le gouvernement. Cette décision avait été prise le 10 avril dernier. Joint par nos soins, l’un des avocats qui a requis l’anonymat, a affirmé qu’il y a plus un côté politique que juridique. La même source ajoute que l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga s’est rendu, samedi dernier à Kéniéroba, pour rencontrer les détenus. « Lors de l’entretien, a-t-elle révélé, le médiateur avait promis de faciliter leur libération. » C’est ainsi que la demande de liberté a été déposée le lundi 2 décembre. Et le juge a transmis ce document, le mardi suivant pour être sur la table du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune V. C’était le mercredi 4 décembre dernier. L’avocat se réjouit de la «liberté provisoire» accordée aux 11 leaders politiques. Le 12 novembre dernier, les juges de la Cour d’appel, à travers la chambre d’accusation, ont demandé de faire retourner le dossier pour prendre en compte les observations du procureur de la République. Avant leur regroupement à Kénioraba, les 11 leaders politiques étaient répartis entre les maisons d’arrêt de Bamako, de Koulikoro et de Doïla. NK/MD (AMAP)
Education: Transfert du CAP de Bla à l’Académie de Ségou
Bla, 5 décembre (AMAP) La salle de formation du centre d’animation pédagogique de Bla a abrité la cérémonie de transfert du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla et les établissements secondaires, professionnels et techniques du cercle de Bla à l’Académie de Ségou, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée à Bla, entre le Directeur de l’Académie d’Enseignement de San et celui de Ségou le mardi 3 décembre 2024, sous la présidence du préfet de cercle, Mme Fanta Samaké, en présence du 2ème adjoint au maire de Bla, Bréhima Sanogo, chargé d’éducation. Etaient également présents le coordinateur des directeurs d’écoles, les responsables des différents syndicats de l’éducation, le coordinateur des présidents des comités de gestion scolaire, les conseillers pédagogiques du CAP, le proviseur du lycée public, le directeur de l’Institut de Formation professionnel IFP de Bla. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire de Bla, le Directeur de l’Académie de San a remercié l’ensemble du personnel enseignant du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bla pour la bonne collaboration pendant des années. Le Directeur de l’Académie, Ibrahim Zaka Touré, a expliqué pourquoi ce changement d’académie. C’est dans le cadre de l’opérationnalisation des nouvelles régions défini par le nouveau découpage administratif. Le cercle de Bla étant rattaché à la région de Ségou et San étant devenue une région, forcément tous les services du cercle de Bla doivent être transférés à sa région qui est Ségou. Le DAE de Ségou, Itous Ag Ahamed Iknan a, pour sa part, remercié son homologue de San pour la qualité du service rendu au CAP de Bla. Il a expliqué un peu sa méthode de travail aux enseignants du CAP de Bla. Il s’est dit fier de recevoir tous les établissements du cercle de Bla dans son académie tout en précisant aussi que toutes les académies sont les mêmes car c’est toujours le Mali. Ce transfert du CAP de Bla à l’Académie d’enseignement de Ségou marque un changement administratif important. Désormais le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla fait officiellement partie de l’Académie d’Enseignement de Ségou. Cette transition vise à améliorer la gestion et le suivi des activités pédagogiques dans la région, tout en renforçant la coordination entre les différentes structures éducatives. Ce transfert pourrait également apporter une meilleure harmonisation des politiques éducatives et une proximité accrue des services administratifs pour les établissements scolaires relevant du cercle de Bla. Pour clôturer, le préfet du cercle de Bla a félicité l’ensemble des acteurs de l’éducation pour leur engagement sans faille. Il a invité tout le personnel enseignant, syndicat, CGS a œuvré davantage pour l’avenir de l’école malienne en général et celui des enfants en particulier. La cérémonie a pris fin dans le bureau du préfet où le procès-verbal de transfert a été validé par la signature du préfet du cercle de Bla. Pour rappel, le cercle de Bla compte 187 écoles fondamentales I (premier cycle), et 51 écoles fondamentales II (second cycle), reparties comme suite : 87 publiques, 13 écoles privées, 32 écoles communautaires et 55 médersa ; quant au second cycle, 37 écoles publiques, 6 écoles privées et 8 médersa. MO/KM (AMAP)

