Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 28 mars 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à une nomination ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement du Projet d’Appui pour la Sécurité de l’Eau au Mali, signé à Bamako, le 07 février 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 92 millions 200 mille euros, soit 60 milliards 479 millions 235 mille 400 francs CFA. Le Projet, objet du présent financement, porte sur la construction de systèmes d’alimentation en eau dans les centres urbains et secondaires avec des forages, des stations de pompage, des réservoirs d’eau, des réseaux de distribution, des branchements sociaux et des bornes fontaines, l’achat d’équipements de détection et de gestion de fuites d’eau et du réseau de distribution pour accroître l’accès à un approvisionnement amélioré en eau potable et renforcer la conservation des sources d’eau dans les localités concernées. Il couvre les villes de Bamako, Bafoulabé/Mahina, San, Dioïla et Ouéléssebougou. La Paierie générale du Trésor a été créée par l’Ordonnance n°02-032/P-RM du 04 mars 2002 avec pour mission l’exécution des dépenses ordonnancées et sans ordonnancement préalable de l’ordonnateur principal, des ordonnateurs secondaires ministériels du budget national, l’exécution des recettes et des dépenses des comptes spéciaux, la centralisation et l’intégration des opérations des postes comptables des Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°02-130/P-RM du 15 mars 2002 et le Décret n°02-236/P-RM du 10 mai 2002. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la non prise en compte des innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de comptabilité publique. Par ailleurs, l’étude diagnostique réalisée par le Ministère de l’Economie et des Finances courant 2022 a recommandé la réorganisation de la Paierie générale du Trésor par la création des Paieries spécialisées du Trésor auxquelles une partie de ses missions sera confiée en vue d’une déconcentration progressive de la fonction comptable et de son désengorgement. Les projets de texte, adoptés, créent sous forme de services rattachés à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique des Paieries spécialisées du Trésor avec pour mission d’exécuter les dépenses, au titre du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes d’affectation spéciale d’une ou plusieurs Institutions et d’un ou plusieurs départements ministériels ou de tout autre démembrement de l’Etat qui lui sont confiées. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique des Paieries spécialisées du Trésor. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur général de l’Administration des Biens de l’Etat : Monsieur Ousmane Christian DIARRA, Administrateur civil/Membre du Corps préfectoral. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée mondiale de l’Eau, édition 2025. A l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre, le 22 mars de chaque année, la « Journée mondiale de l’Eau » à travers des actions d’information, de sensibilisation, de diffusion de documentaires, d’organisation de conférences et d’expositions en mettant l’accent sur l’importance de la gestion durable des ressources en eau. Au plan international, le thème de cette année était : « La préservation des glaciers ». Il s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale de la préservation des glaciers, proclamée par les Nations unies pour sensibiliser sur l’importance cruciale des glaciers dans la régulation du climat global et leur influence directe sur le cycle de l’Eau. Les thèmes nationaux retenus pour l’édition 2025, étaient : « Effets de la fonte des glaciers sur le cycle de l’eau au Mali » et « Problématique de la pollution des cours d’eau au Mali : causes, conséquences, mesures prises et perspectives ». La Journée mondiale de l’Eau a été l’occasion de rappeler que la préservation de nos ressources en eau est une responsabilité collective nécessitant des actions concertées pour une gestion durable et inclusive. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres : a. du démarrage de la seconde phase des opérations de collecte du Recensement général Agricole. Les opérations de collecte dans le cadre du Recensement général Agricole ont débuté dans la plupart des régions à partir du 15 juillet 2024 et se sont étendues sur quatre mois. Durant cette période, les agents ont procédé au dénombrement des exploitations et entreprises Agricoles, des effectifs du cheptel sédentaire, transhumant et nomade, des équipements et infrastructures Agricoles, des sites horticoles et des campements de pêche/d’aquaculture et leur géoréférencement. A la date du 04 février 2025, les principaux résultats portent sur un total de 28 866 sections d’énumération ou zones de dénombrement parmi lesquelles 21 218 soit 73,5% ont été touchées. En prélude de cette seconde phase, des rencontres régionales se sont tenues en vue de faire l’état d’exécution des activités du Recensement, d’échanger sur les difficultés rencontrées et de proposer des solutions pour la poursuite de la collecte. La seconde phase des opérations de collecte démarrera le 07 avril 2025. du processus de fusion-absorption de la Compagnie

Concours pour la sélection des enfants journalistes du projet « Enfants et Médias »

L’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), dans le cadre du Projet « Enfants et Médias » au Mali, lancent un concours pour la sélection des enfants journalistes. Le concours aura lieu dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. Critères de participation Être âgés de 12 à 16 ans Être inscrits dans une école située à Bamako ou dans une des régions concernées par le projet Avoir de bonnes compétences rédactionnelles Parler et Écrire le français Parler au moins une langue nationale du Mali Raison de participation Faites entendre votre voix sur des sujets importants Développez votre créativité et votre talent Intégrer le réseau des enfants journalistes coordonné par l’AMAP avec l’appui de l’UNICEF Soumission de votre demande Postulez et soumettez votre récit via ce formulaire dûment rempli auquel sera joint le relevé de note de l’année scolaire 2023 – 2024 au plus tard le 29 mars 2025. Autre information Les académies d’enseignement seront mises à contribution pour la vérification des données. Les candidatures d’enfants handicapés sont vivement recommandées. Après dépouillement les candidats retenus seront contactés et une publication sera faite dans l’Essor, les autres supports de l’AMAP, les canaux digitaux de l’UNICEF et la diffusion faite par l’ORTM. L’AMAP et l’UNICEF comptent sur l’adhésion des parents, des enseignants et des académies pour une meilleure promotion des droits des enfants au Mali. Voici le lien du formulaire à remplir et à nous envoyer

Grand marché de Bamako : Six kiosques ravagés par un incendie

Bamako, 30 mar (AMAP) Un incendie, samedi soir, au grand marché de Bamako, dans la rue chinoise, en Commune III, a consumé six kiosques qui contenaient des chaussures et des accessoires de téléphones, a constaté l’AMAP sur place. Le pire a été évité grâce à l’intervention des éléments de la protection civile qui, en présence des éléments du commissariat du 1ère Arrondissement, ont agi très rapidement pour circonscrire le sinistre. Si la protection civile n’a pas pu déterminer l’origine exacte du sinistre, il ressort du témoignage du commissaire adjoint du 1er Arrondissement du District de Bamako, Boubacar Sissoko, qu’un groupe électrogène pourrait en être la cause. Il a assuré qu’il y a eu des dégâts matériels mais pas de perte en vie humaine, notamment des chaussures, des pochettes de portables et autres accessoires. SST/MD (AMAP)

Arrestation du Pr Broulaye M. Samaké : Le Conseil national de l’ordre des médecins du Mali préoccupé (Communiqué)

Bamako, 29 mar (AMAP) Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) du Mali a exprimé, dans un communiqué, samedi, sa profonde préoccupation à la suite de l’incarcération du Pr Broulaye Samaké, anesthésiste-réanimateur au CHU Gabriel Touré, placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) dans le cadre d’un litige foncier. « L’information est parvenue au CNOM alors que le Pr Samaké se trouvait déjà en détention. En réponse, une délégation a été dépêchée pour lui rendre visite et évaluer ses conditions de détention, en collaboration avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) » indique le communiqué. Le CNOM appelle l’ensemble de ses membres « à faire preuve de proactivité et apporte son soutien à toute initiative légale visant à obtenir la relaxe » de leur collègue.  Il invite par ailleurs ses membres à rester mobilisés et vigilants pour d’éventuelles actions futures dans le cadre légal. OS/MD (AMAP)

La Confédération des États du Sahel instaure une taxe de 0,5% sur les importations pour financer son intégration régionale

Bamako, 30 mar (AMAP) Le Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a adopté le 28 mars une mesure instaurant un Prélèvement confédéral (PC-AES) de 0,5% sur la valeur en douane des marchandises importées de pays tiers, selon une copie de la décision parvenue à l’AMAP. L’objectif principal « est de mobiliser des ressources durables pour financer les projets d’intégration régionale, le fonctionnement des institutions et les initiatives de solidarité entre États membres. » La décision du 28 mars 2025 du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) instituant ce prélèvement, indique que cette taxe, entrée en vigueur dès sa signature, s’applique aux importations hors AES, selon les règles du GATT. Cependant, elle exempte plusieurs catégories, notamment « les produits originaires de la Confédération, les aides humanitaires, les hydrocarbures tiers ou encore les effets personnels des voyageurs. » Les fonds collectés seront versés dans un compte spécial, géré sous la supervision des ministres des Finances et dédiés « en priorité à des projets structurants (infrastructures, sécurité, développement), à la Banque confédérale d’Investissement et aux dépenses opérationnelles », selon la décision du Collège des chefs d’État. Concrètement, « les douanes nationales assureront la liquidation et le recouvrement du prélèvement, avec un reversement mensuel sous 15 jours. Un audit annuel par un cabinet indépendant garantira la transparence de la gestion. » Cette décision est présentée comme pouvant renforce « l’autonomie financière de l’AES, marquant une étape décisive dans la coopération sahélienne, bien que les importateurs devront ajuster leurs coûts à cette nouvelle charge. » OS/MD (AMAP)  

Quatorze millions d’enfants menacés par des coupes dans les services de nutrition en 2025, alerte UNICEF

Bamako, 28 mar (AMAP) – L’UNICEF tire la sonnette d’alarme sur le risque qui plane  sur au moins 14 millions d’enfants de perdre, en 2025,  l’accès à des services nutritionnels vitaux en raison de coupes drastiques dans les financements mondiaux, indique un communiqué de l’institution parvenu à l’AMAP. Cette crise, « exacerbée par des conflits, des déplacements records, des épidémies et les impacts du changement climatique, menace de réduire à néant des décennies de progrès contre la malnutrition infantile », l’UNICEF. Selon les premières analyses publiées avant le Sommet « Nutrition for Growth » à Paris (27 et 28 mars 2025), ces réductions budgétaires pourraient priver plus de 2,4 millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. Près de 28 000 centres ambulatoires et 2 300 centres de stabilisation soutenus par l’UNICEF risquent de fermer ou de réduire leurs activités, aggravant une situation déjà critique dans 17 pays prioritaires. « Les avancées historiques, comme la baisse de 55 millions du nombre d’enfants en retard de croissance depuis 2000, sont en péril », déplore la Directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell. « Sans action urgente, des millions de vies sont en jeu. » Les femmes enceintes et allaitantes sont également touchées, leur nombre en malnutrition aiguë ayant bondi de 25 % depuis 2020, passant de 5,5 à 6,9 millions. Face à cette urgence, l’UNICEF appelle les donateurs et gouvernements à investir massivement dans les programmes de santé et de nutrition, notamment a travers le Fonds pour la nutrition de l’enfant, lancé en 2023 avec le Royaume-Uni, la Fondation Gates et d’autres partenaires. « Une bonne nutrition est essentielle à la survie et au développement des enfants, avec des retombées positives pour les sociétés entières », insiste Catherine Russell. Malgré ses efforts pour optimiser ses ressources, l’UNICEF souligne que seul un sursaut collectif peut protéger les plus vulnérables et préserver leur avenir. OS/MD (AMAP)

Sommet Nutrition pour la Croissance : l’OMS appelle à l’action contre la malnutrition,

Bamako, 29 mar (AMAP) Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé, vendredi, un appel urgent à l’action pour lutter contre la malnutrition, qui touche des millions de personnes quotidiennement. Intervenant lors de la clôture du Sommet Nutrition pour la Croissance (27 et 28 mars 2025 à Paris), il a fait relever que « personne dans cette salle ne s’est couché le ventre vide », contrairement à de millions d’individus « dont le seul horizon est de nourrir leur famille aujourd’hui. » La nutrition, « fondement de la santé » selon l’OMS, est en crise. La sous-nutrition contribue à près de la moitié des décès d’enfants de moins de 5 ans, tandis que l’obésité et les maladies non transmissibles, comme le diabète, affectent plus d’un milliard d’adultes. Chaque dollar investi dans la nutrition infantile rapporte 23 dollars (13,939 Fcfa), mais les coûts économiques de la malnutrition se chiffrent en trillions annuellement. Face aux coupes dans l’aide au développement, l’OMS propose trois axes : remobiliser, avec la prolongation des objectifs mondiaux de nutrition à 2030 ; réévaluer, pour optimiser les actions et refinancer, en saluant les 27 milliards de dollars promis au sommet tout en appelant à plus d’investissements nationaux. A l’ouverture du sommet, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a exprimé sa solidarité avec les victimes du séisme au Myanmar et en Thaïlande, promettant le soutien de l’OMS. Il a aussi appelé à soutenir l’Alliance du Vaccin (GAVI), dont la reconstitution des fonds est prévue en juin, soulignant son rôle crucial pour la survie des enfants. GAVI aide à vacciner plus de la moitié des enfants du monde contre les maladies infectieuses mortelles et invalidantes. OS/MD (AMAP)

Arrêt de travail au CHU Gabriel Touré pour exiger la libération du Pr Broulaye M. Samaké

Bamako, 28 mar  (AMAP)  Le comité du CHU Gabriel Touré du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) annonce un arrêt de travail du personnel de l’établissement à compter de vendredi 28 mars 2025, afin d’exiger la libération du Pr Broulaye M. Samaké, arrêté et incarcéré de manière jugée « irrégulière » par les travailleurs. Dans une lettre adressée au Directeur général du CHU Gabriel Touré, après une Assemblée générale tenue le même jour, le Secrétaire général du comité syndical, le Pr Loséni Bengaly, précise que cet arrêt de travail, qui « se prolongera jusqu’à la libération de l’agent, concernera les nouvelles admissions. » Toutefois, il assure que « des mesures seront prises pour garantir la continuité des prestations essentielles, notamment la prise en charge des patients déjà hospitalisés, conformément aux dispositions réglementaires. » Le syndicat souhaite une solution rapide pour la libération du Pr Samaké, réaffirmant sa « volonté de contribuer à un fonctionnement apaisé de l’hôpital, dans l’intérêt des travailleurs et des patients. » OS/MD (AMAP)

Le Maroc, qui préside le Conseil de paix et de sécurite (cps) de l’Union africaine engage des « consultations informelles » des pays en transition dont le Mali pour leur « réintégration » 

Bamako, 28 mar (AMAP) Le Royaume du Maroc a tenu des consultations informelles avec les six pays en transition politique sur le continent, dès l’entame de sa présidence du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine durant ce mois de mars, selon un article repris, vendredi, par la presse malienne. Cette réunion avec les membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES), que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, ainsi qu’avec le Gabon, la Guinée et le Soudan, tenue le 18 mars dernier, a pour objectif clair « d’encourager une dynamique d’échange constructive et œuvrer pour une réintégration de ces Etats au sein de l’organisation régionale. » Elle se veut « une étape essentielle pour relancer le dialogue entre les pays en transition politique et les institutions de l’UA et tente d’identifier des pistes de convergence pour renforcer la coopération interafricaine en faveur d’une paix et d’une stabilité durables. Cette initiative a été largement saluée par plusieurs pays concernés, notamment le Mali, le Burkina Faso, le Gabon et le Niger, qui ont souligné l’engagement constant du Maroc à promouvoir des solutions pacifiques et durables aux défis africains et exprimé leur reconnaissance pour cette « initiative marocaine », tournée vers la réconciliation africaine. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a également salué, dans une lettre adressée à son homologue marocain, Nasser Bourita, « la solidarité agissante du Royaume », qualifiant cette démarche de  » sérieuse et prometteuse « . Grâce à cette approche diplomatique fondée sur le dialogue et l’écoute, Rabat s’affirme, plus que jamais, comme un acteur clé du renforcement de l’unité africaine et de la consolidation de la paix sur le continent. En novembre 2023, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a, dans un geste de solidarité africaine, lancé « l’Initiative internationale » pour favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan atlantique et assister les pays enclavés de l’AES et le Tchad. OS/MD (AMAP)

Tominian/Fangasso : Pour renforcer les capacités des humanitaires locaux dans des situations d’urgence

Tominian, 28 mar (AMAP) Le Projet de renforcement des acteurs humanitaires locaux, en tant que répondants de première ligne dans les Cercles de Tominian et de Fangasso, dans la Région de San, d’un coût de 775 669 153 Fcfa, pour une durée de 18 mois, soit d’octobre 2024 à juin 2026, a été lancé le 18 mars 2025, lors d’un atelier, dans la salle de réunion de la mairie de la Commune rurale de Tominian. Les résultats attendus de cet atelier qui est mis en œuvre par les ONG Adventist Developement Relief Agency (ADRA Mali) et Association de formation et d’appui au développement (AFAD) sont : autorités administratives, locales, coutumières, les services techniques et les acteurs locaux sont informés sur le projet ; les interventions prévues et les approches de mise en œuvre dans le cadre du projet sont partagées avec les parties prenantes pour une meilleure appropriation et accompagnement ; les autorités administratives, locales, coutumières, les services techniques et les acteurs locaux sont mobilisés pour la mise en œuvre effective du projet. Le directeur national d’ADRA Mali, Kouassi Dido Fabrice, au nom des deux ONG, a dit que le projet financé par le Ministère allemand des Affaires étrangères, German Federal Foreign Office (GFFO), vient en soutien au projet Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) Humanitaire, Développement, Paix (Nexus) Adventis Developement Relief Agency Burkina Faso et le Mali (BFA) financé par le BMZ, en cours d’exécution dans les Cercles de Tominian et Fangasso. Selon lui, il vise à renforcer le pouvoir d’action des femmes, des filles, des garçons et des personnes ayant des besoins spécifiques vivant dans les zones de crise du Burkina Faso, du Mali et du Mozambique. Ainsi, ils pourront « participer activement à la prise de décisions concernant des mesures d’alerte précoce inclusives et équitables grâce à des interventions ciblées dans les domaines de la réduction des risques de catastrophe (RRC), de la sécurité alimentaire et de l’eau, l’assainissement, et l’hygiène (WASH) ». Dans son discours, le préfet du Cercle de Mandiakuy, Kalifala Coulibaly, intérimaire au préfet du Cercle de Tominian, qui a présidé le lancement du projet, dira que « les Cercles de Tominian et Fangasso font face à des défis multiples qui mettent à l’épreuve la résilience des populations. » « Et face à ces enjeux, il est impératif de renforcer la capacité des acteurs locaux qui sont les premiers à intervenir en situation d’urgence. C’est dans cet esprit que ce projet a été conçu pour outiller nos organisations locales, renforcer leurs capacités d’intervention et leur permettre d’agir efficacement en première ligne aux côtés des décideurs », a-t-il indiqué. Avant de déclarer le projet lancé, le préfet Coulibaly a remercié tous ceux qui ont contribué à la conception de ce projet, notamment les partenaires « ADRA Allemagne, ADRA Mali et l’ONG AFAD. Par la même occasion, il a tenu à remercier le Ministère allemand des Affaires étrangères (German Federal Foriegn Office (GFFO). Ont pris part à cette cérémonie : le représentant du préfet du Cercle de Fangasso, le commissaire de police Dramane Sery, les sous-préfets des arrondissements de Koula, Timissa, Fangasso, Tominian, les maires des Communes rurales de Tominian, Fangasso, Koula, Lanfiala, Timissa, les représentants des services techniques comme le service local de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, du Développement social et de l’Economie solidaire, le Plan et les Statistiques et le Centre de santé de référence (CSRéf). Tout comme le 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, du maire de la Commune rurale de Koula, Rémy Coulibaly, président de l’Association des Municipalités du cercle de Tominian, du Directeur exécutif de l’ONG Association de formation et d’appui au développement (AFAD), Ahmed Sékou Diallo. Les représentants de plusieurs autres organisations communautaires de bases (OCB) étaient également présents, à savoir des personnes âgées, des personnes vivants avec un handicap, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et le Conseil communal de la jeunesse de Tominian. ST/MD (AMAP)