Mali : Fin des travaux de l’atelier technique de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale

Bamako, 7 mars (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la clôture de l’atelier technique de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur du Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma), Ibrahima Traoré et du chef de la cellule de communication et des relations publiques de la Primature, Alassane Ag Mohamed et de plusieurs experts de la communication ont également pris part à cet atelier de trois jours.  Les réflexions ont abouti à plusieurs recommandations qui permettront, selon le ministre Alhamdou Ag Ilyène, de jeter les bases d’une stratégie ambitieuse et cohérente pour redynamiser la communication gouvernementale. Au nombre de ces propositions, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication stratégique gouvernementale avec un plan d’actions, la création autour du Porte-parole du gouvernement et du ministre chargé de la Communication d’un mécanisme de coordination de la communication gouvernementale et de gestion de l’information en temps de crise. Les participants ont également proposé la réalisation de sondages et des enquêtes d’opinion comme moyens de mise en œuvre de la communication gouvernementale. S’y ajoutent la création des plateformes numériques pour le gouvernement et l’organisation en direction des leaders d’opinion une série de consultations publiques pour mieux expliquer les choix et réalisations du gouvernement, l’importance de la culture de la paix, la citoyenneté afin de susciter des adhésions. Ils ont proposé de donner un statut conséquent aux chargés de communication dans les départements ministériels et insuffler une nouvelle dynamique au Cigma dans le dispositif de la communication du gouvernement en opérationnalisant ses textes de création et d’organisation. « L’organisation de ces journées de renforcement témoigne de la ferme volonté du gouvernement d’associer pleinement les médias à la communication de l’État. Nous savons que les médias jouent un rôle de premier plan dans la vulgarisation de l’action gouvernementale. Nous comptons sur les médias de proximité, véritables relais pour atteindre les populations dans les zones les plus reculés du pays », a affirmé Alhamdou Ag Ilyène. Enfin, il a invité les acteurs de la communication gouvernementale à mettre fin aux « petites rivalités » entre eux la presse publique et privée, les influenceurs et les médias traditionnels. TD/KM (AMAP)

8 mars à Gao : Mme Nana Touré, de la création du centre de Formation « Adaoula » à la protection de l’environnement

Gao, 7 mars (AMAP) Mme Nana Touré, connue sous le nom de Nana Balla_koné , présidente de l’association «Adaoula», a lancé au mois de janvier 2012, dans la Cité des Askias, un centre de formation et d’apprentissage des femmes et des filles en tresse, en coupe couture, en transformation agro – alimentaire, la sensibilisation sur les violences basées sur le Genre, l’éducation à la citoyenneté, entre autres, a constaté l’AMAP. Selon elle, le savoir que l’on détient doit être transmis à d’autres générations afin qu’il ne soit pas méconnu par la future jeunesse. C’est ce qui a motivé la création dudit centre qui de sa création à nos jours a contribué à former des milliers de femmes et de jeunes filles et à les rendre autonomes. « De 2012 à nos jours, le centre « Adaoula » est à la sortie de sa 8ème promotion dans plusieurs disciplines socio professionnelles. A la sortie chaque promotion, le centre dote les méritants en kits mais avec les moyens limités du centre cela n’a pas pu continuer. Actuellement le centre accueille 133 pensionnaires et de 2015 à nos jours 1000 apprenants ont été formés en tresse, tricotage, savonnerie, coupe couture, en tatouage du henné et sont déversés sur le marché d’emploi. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être bureaucratique avec le centre de formation, certaines femmes se forment pour apprendre un métier et servir demain sa famille et son pays » a estimé Mme Nana Touré. Le Centre a également assuré également en 2012, après la crise, la prise en charge de nombreuses jeunes filles qui en ont été victimes. « Le centre a accueilli toutes les jeunes filles victimes de la crise pour leur prise en charge phycologique et leur insertion professionnelle. A leur arrivée au centre, elles étaient au nombre de 70 jeunes filles traumatisées venues des différentes localités de la région. Grâce au Comité International de la Croix Rouge (CICR) et à d’autres organismes locaux, le centre s’est occupé d’elles dans leur prise en charge en soins médicaux, phycologique et à leur insertion socio- professionnelle. Au fil du temps, avec l’accompagnement des femmes relais communautaire du centre, elles ont pu être intégrées au développement socio-économique. Parce que certaines d’entre elles avaient été formés en tresse traditionnelle, en coupe couture, à la transformation agroalimentaire et autres », a précisé Mme Touré. « Actuellement le centre prend en charge les frais de scolarité de certaines filles déscolarisées mais qui veulent continuer les études. Chaque mois de Ramadan le centre prépare des plats de coupure de jeûne pour les élèves de l’institut de formation de maitre de Gao venus du sud ». Par ailleurs, ce centre a recensement formés les femmes veuves des militaires du camp de la première région militaire de Gao tombés au camp d’honneur. Celles-ci ont été formées en coupe couture, le tricotage, la transformation agroalimentaire, le henné, le maquillage et les tresse Le centre participe aussi dans la préservation et la protection de l’evironnement de la ville de Gao en plantant des arbres dans les espaces publics et en balayant aussi certains endroits publics durant les grands événements » a déclaré la présidente du centre « Adaoula ». Il est à noter qu’à la biennale organisée à Sikasso, l’association « Adaoula » a été 2ème nationale en exposition des arts et cultures. Le centre a reçu une médaille par l’ancien président, feu Amadou Toumani Touré pour avoir occupé la 2ème place dans la sauvegarde de la culture ancestrale. Malgré tous les efforts déployés, ce centre modèle reste confronté, selon sa présidente, à l’acquisition de locaux appropriés pour accueillir les apprenants. AT/KM (AMAP)

Kangaba : Une femme poignardée dans une attaque à l’arme blanche

Kangaba, 06 mar (AMAP) Deux terroristes présumés ont agressé au couteau des femmes qui revenaient de la pêche dont l’une a été poignardée, lors d’une attaque survenue, mercredi, à environ trois km de Kangaba (Ouest) à côté du poste de contrôle de Kénielé. Nantenin Traoré, qui portait son enfant au dos, n’a pas pu fuir à cause de son handicap. Elle fut alors poignardée dans le dos par un des assaillants. Lorsque le groupe de sept femmes a aperçu les deux assaillants en train de chanter des versets du coran, elles ont pris peur et ont cherché à fuir. Les policiers et gendarmes au poste de contrôle alertés ont arrêté les deux suspects. Au cours de leur arrestation, les présumés terroristes ont blessé le sergent-chef de police Idrissa Fofana. Les passagers d’un car de transport arrêté au poste de contrôle sont sortis spontanément pour lyncher les deux terroristes dont l’un a succombé à ses blessures et l’autre est entre les mains de la brigade de gendarmerie de Kangaba. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par le Commissaire de police et un élément de la Brigade de gendarmerie ont rendu une visite à la femme blessée chez elle à Deguela et au policier qui sont rentrés chez eux après les premiers soins reçus au Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Avant de repartir, le préfet a invité la population de Deguela « à la vigilance et à dénoncer toutes les personnes suspectes. » Il a félicité les forces de l’ordre pour leur professionnalisme. SD/MD (AMAP)

Mali : Financement de micro- entreprises pour des jeunes

Bamako, 6 mars (AMAP) La cérémonie de remise de financement aux jeunes bénéficiaires du programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ) de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports (CONFEJES), a été présidée ce jeudi, par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a appris l’AMAP de source proche de son département. Cet appui financier a été accordé à dix (10) jeunes, pour les accompagner dans la création et le développement de leurs microentreprises. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de la République du Mali à soutenir l’insertion économique des jeunes en leur offrant des opportunités concrètes d’auto-emploi et de contribution au développement du pays. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne a saisi l’occasion pour féliciter les bénéficiaires tout en les félicitant pour leur engagement et détermination. Avant de leur prodiguer des conseils pour la réussite de leurs projets Le chef du département en charge de la Jeunesse a enfin réaffirmé la volonté des autorités à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes comme un levier essentiel pour lutter contre le chômage et renforcer l’autonomisation de la jeunesse. Il est à noter que la Conférence des Ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES) est une institution intergouvernementale qui œuvre pour la promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs au sein de l’espace francophone, elle a été créée en décembre 1969. KM (AMAP)

Début du mois de ramadan : Période de vache maigre pour les coiffeurs

Bamako, 6 mars (AMAP) Contrairement aux autres mois de l’année, les gérants de salon de coiffure pour Homme, dans la capitale malienne, broient du noir, en cette période de ramadan, à cause de la rareté des clients- Notre Reportage Le mois béni de ramadan, c’est aussi des avantages et des inconvenants suivant les métiers. Ceux qui exercent la profession de coiffeur pour homme sont ceux-là qui sont contraints à un repos forcé en attendant les dix ou cinq derniers jours du mois sacré.   Alors que ces professionnels étaient, auparavant, envahis par les clients de tout âge, souvent impatients. Malheureusement, constat-on, en ce début du mois de ramadan, bon nombre de coiffeurs avouent le manque de clients. L’affluence est morose, certains salons ne reçoivent aucune personne. Désert, aucun signe de vie, malgré les dispositifs habituels d’attirance et d’accueil en place, comme des sonorités, le salon de coiffure Gaba de Ousmane Guindo, situé au quartier Yirimadio en Commune VI du district de Bamako, est pauvre de monde, ce mercredi vers 14h. Aucun client ne pointe le bout du nez à cette heure de la journée. Ce qui fut une surprise pour nous. Après avoir toqué la porte à plusieurs reprises sans réponse du propriétaire, nous nous introduisons dans le salon. Nous le trouvions dans une sieste forcée suite à l’angoisse provoquée par la rareté de clients. Inconfortablement installé sur un canapé, Ousmane Guindo peine à se réveiller à nos premières tentatives. Il a fallu qu’on lui donne quelques tapes à l’épaule pour que le coiffeur se rend compte de notre présence. « Depuis le matin je n’ai eu aucun client. Alors qu’avant le mois de ramadan, cela trouvait que j’avais déjà gagné plus 5.000 f cfa à cette heure de la journée », déplore le coiffeur. Ce trentenaire, chef famille et père de trois ans ayant commencé ce métier depuis 2014, lie la morosité à la période religieuse où les jeunes s’intéressent peu à la coiffure. « On ne dépasse plus 2.000 F cfa comme recette par jour », regrette notre interlocuteur. Selon Ousmane Guindo, il n’y a que des personnes âgées qui viennent peu à peu dans le salon actuellement pour se faire coiffer.  « On est confronté à cette difficulté pendant cette période du début de ramadan qui est, surtout, une période de haute consommation sans oublier qu’on est aussi des chefs de famille, pour beaucoup d’entre nous. Moi, par exemple : je paye à 25.000F cfa mon bailleur à chaque 5 du mois », se lamente-t-il. Insistant qu’il continuera à exercer ce métier de coiffeur, car étant sa profession de cœur. De son côté, Bourama Dicko vit également la même situation. Ce recalé au niveau du diplôme d’étude fondamentale (DEF), âgé de 19 ans, se rend utile à la société et gagne son pain à travers le métier de coiffeur. Malgré qu’il ambitionne pour l’avenir d’être conducteur de véhicules. « En temps normal, le métier de coiffeur me rapporte 3000 à 3500F cfa. Mais, avec ce début du mois de ramadan, ce n’est pas du tout facile pour nous, car les clients sont devenus rare et je ne gagne pas dans la journée au-delà de 2000F cfa, déplore-t-il. Mamadou Bagayoko dit Diallo, coiffeur, étudiant et universitaire de 22 ans, domicilié à Sébénicoro, en Commune IV du district de Bamako. Il poursuit ses études post- lycée dans une faculté de la place, en classe de la première année, les jours où il n’a pas de cours, il passe travailler au niveau de sa petite entreprise qui lui permet de subvenir à ses besoins personnels et aussi de contribuer à aider ses parents pour la prise en charge de certaines dépenses familiales. Mamadou Bagayoko dit Diallo précise qu’avant le ramadan, il gagnait plus de 5000F cfa par jour et les samedi et dimanche plus de 10.000F cfa. « Mais, depuis le début du ramadan, je ne dépasse plus 3000F cfa ; les clients sont devenus très rares », souligne-il. Mais malgré la situation de rareté des clients, il reconnait ne pas se plaindre car il parvient à faire face à ses besoins et certaines charges familiales. Et, ajoute qu’à partir du 25ème jour du mois de ramadan qu’ils (les coiffeurs) commencent à revoir les clients, tout commence alors à aller bien. ST/KM (AMAP)

Mine de lithium de Bougouni Mining :  le Gouverneur visite les chantiers

Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala,  un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)

8 mars à Niafunké : Cap sur Inna Dicko, véritable femme leader et militante des droits des femmes

Niafunké, 6 mars (AMAP) Mme Hadjaratou Dicko, connue sous le nom de Inna Dicko, enseignante de son état, œuvre depuis plus de 10 ans pour l’unification, le rassemblement des femmes et le développement de Niafunké, sa Commune, ville natale du célèbre Chanteur Malien Ali Farka Touré, a appris l’AMAP de source locale. Cette femme dynamique multiplie également les rencontres, les émissions radiophoniques, les séances de sensibilisation pour la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le développement au niveau de la commune. Inna, comme l’appellent affectueusement les siens, finance avec les moyens dont elle dispose, la formation en savonnerie, en coupe – couture et la création des activités génératrices de revenus au profit des femmes déshéritées tant dans la ville de Niafunké que dans de nombreux villages de la commune. Toutes choses qui ont permis à de nombreuses femmes d’assurer leur autonomisation. Elle accompagne aujourd’hui le service de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille dans toutes ses luttes contre les VBG et autres injustices.    Sa capacité de négociatrice lui a permis, à l’étonnement de tous, de rassembler les 2 tendances des femmes leaders de Niafunké et de réussir le 15 février dernier, la plus grande mobilisation de soutien aux autorités de la Transition à la place de l’Indépendance. Ce jour elle a, dans un discours affirmé : «   les femmes de Niafunké doivent se donner les mains autours des jardins potagers, maraichages, rizières, associations pour un lendemain meilleur pour cette localité qui à laisser beaucoup de plumes á cause des divisions et querelles inutiles. Son engagement, sa détermination et sa disponibilité lui ont valu la confiance de ses sœurs prendre la tête de la CAFO, des groupements des femmes enseignantes, les artisanes de la paix, entre autres.  Inna est également marraine de plusieurs associations féminines dans le milieu scolaire et dans bien d’autres milieux. Sur le plan professionnel, Inna dispose d’une grande boutique de prêt á porter, où elle vend des bijoux, tissus, chaussures, parfum hommes et femmes tout style confondus pour jeunes et vieux. Connue pour sa gentillesse et sa largesse, elle apporte chaque année les pagnes du 8 mars qu’elle achète par dizaines de balles pour faciliter l’accès des autres femmes à ce symbole dans la célébration de leur fête. Agée Aujourd’hui de 40 ans, Inna incarne un modèle de femme leader qui contribue à apporter la réconciliation, la paix et le développement dans une communauté avec des idées novatrices.  SM/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 mars 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’entame de la session, Son Excellence le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a prié pour le repos de l’âme des disparus, présenté ses condoléances à leurs familles et formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés, suite aux drames survenus sur les sites d’orpaillage à Kokoyo, village de Danga, Cercle de Kangaba et à Bilalikoto, Cercle de Kenieba. Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de renforcer les mesures pour éviter les drames humains et environnementaux dans notre pays. Le président de la Transition, Chef de l’Etat a en outre instruit : l’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs directement impliqués dans la survenance desdits incidents : Préfet, Sous-préfets, responsables des Forces de Sécurité (Police, Gendarmerie, Garde), des services locaux des Eaux et Forêts, services d’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, services subrégionaux de la Géologie et des Mines ; la relecture de certains textes juridiques pour, entre autres, mettre fin à la transaction dans le domaine environnemental, faciliter la récupération des équipements impliqués dans l’orpaillage, et leur affectation au patrimoine de l’Etat ; la suspension des permis d’exploitation des mines artisanales octroyé à des personnes de nationalité étrangère ; le lancement de la procédure de dissolution du Conseil communal de Dabia. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention d’appui budgétaire comprenant un prêt, signé à Bamako, le 26 février 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds du Qatar pour le Développement. Par cette convention, le Fonds du Qatar pour le Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un appui budgétaire d’un montant de 50 millions de dollars américains, soit 31 milliards 447 millions 500 mille F CFA environ, composé d’un prêt de 45 millions de dollars américains, soit 28 milliards 302 millions 750 mille F CFA environ. Cet appui budgétaire permettra de soutenir les secteurs de l’aide humanitaire, du développement économique et de la santé, notamment la fourniture de denrées alimentaires, la réalisation de points d’eau, la réhabilitation et la construction d’infrastructures et le renforcement des moyens d’action de l’Administration et des Collectivités territoriales. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali pour tirer davantage profit de la rente minière. Ce nouveau Code a introduit dans le dispositif minier une convention d’établissement pour la phase de recherche et une autre pour la phase d’exploitation, réduit la période de stabilité du régime fiscal, institué la redevance de la surproduction et la taxation des superprofits, augmenté la participation de l’Etat dans le capital de la société d’exploitation minière et supprimé les exonérations douanières en phase d’exploitation. Il a également introduit la progressivité du taux de la taxe ad valorem et a permis la conclusion des protocoles d’accord entre le Gouvernement de la République du Mali et des sociétés minières. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie les article 240 et 425 en vue d’adapter le Code général des Impôts au nouveau Code minier. Cette modification apporte les innovations ci-après : l’élargissement du champ d’application de l’Impôt Spécial sur Certains Produits aux marbres, aux lingots d’or et aux autres produits miniers ; la réduction du taux minimal de l’Impôt Spécial sur Certains Produits pour les marbres, les lingots d’or et les autres produits miniers de 5% à 3% ; l’extension du droit de timbre sur les intentions d’exportations à tous les produits miniers. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté :   un projet de décret fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé. Le processus a abouti, après la mise en place du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire et du Régime d’Assistance Médicale, à l’adoption de la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle nécessite un système de conventionnement qui définit clairement les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé. Ainsi, le Décret n°10-577/P-RM du 26 octobre 2010 fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre les prestataires de santé et la Caisse nationale d’Assurance Maladie a été adopté pour la mise en œuvre du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire. L’application de ce décret a révélé des insuffisances dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle qu’il convient de corriger pour étendre, notamment la prise en charge à toutes les catégories de travailleurs. Le projet de décret, adopté, permettra d’organiser efficacement la prise en charge de tous les assurés et bénéficiaires du Régime d’Assurance Maladie Universelle. un projet de décret portant approbation des conventions types de délégation de gestion dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle prévoit la possibilité pour la Caisse nationale d’Assurance Maladie de déléguer, sous son contrôle, certaines missions à des organismes gestionnaires délégués et d’impliquer des sociétés commerciales dont l’expertise est avérée en matière de gestion du risque maladie. Le projet de décret, adopté, permettra de mettre en place un mécanisme pour assurer le partage,

Journée mondiale des femmes à San : La mairie organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux

San, 6 mars (AMAP) La mairie de San, à l’instar des autres régions du Mali célèbre le 8 mars, la journée Mondiale de la femme, sous le thème « Femme et Culture », a appris l’AMAP de source municipale. L’annonce a été faite par Le Maire de la Commune Urbaine de San, Mme Félicité Diarra au cours d’un entretien avec notre équipe, dans les locaux de sa municipalité, le 20 février dernier. La première responsable de la Mairie rassure que les préparatifs vont bon train avec une Commission mise sur place à cet effet pour réussir l’évènement. « La Mairie de San en collaboration avec Hevetas, le service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et d’autres partenaires locaux, organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux, à la Maison des Jeunes de San » a déclaré Mme Félicité Diarra. Mme le Maire a également précisé que cette exposition va regrouper toutes les femmes de San et celles des localités environnantes, pour exposer leur savoir-faire et de se faire connaître. Cette exposition sera précédé d’une conférence de presse sur le thème retenu à savoir « Femme et Culture », surtout que cette année a été dédiée par le président de la Transition, Assimi Goïta, à la Culture. A la question votre mot sur la journée Internationale de la Femme, le Maire de la Commune urbaine de San s’est exprimé ainsi « Que les femmes travaillent, seul le travail paye. Il faut que la femme travaille pour s’épanouir, pour préparer l’avenir de ses enfants et aider son mari. « Il faut aussi inciter l’Etat à accompagner davantage les femmes. Beaucoup de femmes dans le monde rural ont besoin d’un accompagnement. Elles font beaucoup d’activités non visibles et non accompagnées. Les autorités doivent encourager le savoir-faire des femmes, surtout dans les zones rurales. Au cours de notre entretien, nous avons fait avec Mme le Maire, un tour d’horizon, sur les réalisations dans sa Commune, ainsi que les difficultés, les défis et les perspectives. Actions menées par les autorités communales Sur les actions menées ces derniers temps, Mme le Maire a évoqué l’élimination de plusieurs dépôts anarchiques dans la ville de San, plusieurs activités de protection de l’environnement à travers des campagnes de reboisement et le curage de caniveaux. « Sur la question de l’environnement, une équipe de 15 personnes avec deux bennes nouvellement acquises par la Commune, est dédiée exclusivement à l’assainissement de la ville », a soutenu Mme Félicité DIARRA. La mairie a, par ailleurs, mené plusieurs actions qui contribuent à la modernisation de la nouvelle région, qui est la 17ème. Il s’agit de la rénovation de la mairie sur fonds propres pour un montant de 35 millions, l’acquisition d’un véhicule Hilux, également sur fonds propres pour 35 millions, la réalisation d’un monument du fondateur de la ville, Bakorè Traoré et la matérialisation de l’historique (mare sacrée, bois sacré et puits sacré) pour 11 millions de nos francs et la réalisation de points d’eau dans la ville de San et dix autres villages avec des partenaires comme APCM, PROADIDES, PDI. BS et Caritas. D’autres actions non moins importantes et dont les importants, ont été réalisés pour le bien être des communautés. Parmi celles-ci, il est à retenir, la construction et l’équipement et l’électrification d’un Centre de Santé Communautaire à Paridara, un hameau entouré de plusieurs villages ; la construction de six (6) salles de classe à Paridara et à Gélékoro et la réalisation et le dallage de 400 m de caniveaux à SAntoro, au Marché de San, à Lafiabougou et à Sienso, en partenariat avec l’Etat et d’autres partenaires. Mme le Maire a également évoqué comme réalisation, la direction de cinq (5) directions avec des magasins pour des écoles de la Commune, avec le Programme déplacement des Ressources de l’Etat aux collectivités et de riposte au covid 19, pour un coût de 30 millions de nos francs., la clôture du Groupe scolaire Santoro – Extension avec un point d’eau et une maison pour gardien avec la Banque Mondiale, la coopération Suisse, le Pays Bas et Lux Développement. Enfin la responsable de la municipalité a mis l’accent sur l’aménagement par la Mairie du Parc à Bétail, de la construction du Bureau moderne Agent voirie sur fonds propres pour 17 millions de FCFA, l’aménagement de 2000 ha des plaines avec le PIDS et le Moyen Bani, la formation aux nouvelles techniques agricoles et l’accompagnement des femmes en semences améliorées. Difficultés rencontrées par la Mairie Malgré les ces actions de grande envergure menées dans une nouvelles région, la mairie reste confronter à entre autres difficultés, la mobilisation des ressources propres en cette période d’insécurité, la réduction, ces dernières années, des ressources à elle allouée par l’ANICT, le faible accompagnement des partenaires, les inondations récentes qui ont ravagé plus de 5000 ha de parcelles ainsi que des maisons, des routes et d’autres voies d’accès, le faible plateau technique et des ressources humaines au niveau du CSCOM et le vaste mouvement des personnes déplacées. Besoins immédiats Mme le Maire qui a salué les autorités pour l’ouverture du Camp militaire de San et l’aménagement de la Route Nationale 6 (RN6), a cependant mis l’accent sur des besoins immédiats dans sa commune à savoir, le renforcement du stock de sécurité pour les sinistrés et les femmes veuves, la clôture de la Brigade Territoriale, l’aménagement du poste de sécurité de Sienso, la réouverture du poste de péage de Sienso et la sécurisation de l’inter fleuve. Perspectives La première responsable de la Commune reste convaincue que la municipalité avec l’appui des autorités et singulièrement du Gouverneur de région et tous les services rattachés et déconcentrés ainsi que des opérateurs et des populations, ne ménagera aucun effort pour un véritable développement de la région de San qui a déjà amorcé son processus d’évolution. Kader MAIGA (AMAP)

Football : L’AG extraordinaire de la FEMAFOOT aura lieu le 17 mars prochain

Bamako, 5 mars (AMAP) L’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football (Femafoot) aura lieu le 17 mars prochain à son siège, sis à l’ACI 2000, a appris l’AMAP. L’information a été donnée par le secrétaire général de la Femafoot, Sidi Békaye Magassa à travers une correspondance en date du 3 mars et adressée aux secrétaires généraux des clubs et des ligues. Le secrétaire général de l’instance dirigeante du football national note que l’assemblée générale est convoquée pour adopter le budget 2025 et réviser certains textes de la fédération. Les délégués viendront des 9 Ligues régionales (3 délégués par ligue), des 14 clubs de première division, des 9 clubs champions de 2è division (2 délégués par club) et des 3 groupements sportifs (1 délégué par groupement). Il est à rappeler que les assises étaient initialement prévues le 28 février, mais ont été suspendues « pour permettre à la commission de relecture d’intégrer les observations des experts de la Fédération internationale de football (FIFA) au projet de révision et de proposer un projet final».  BK/KM (AMAP)