Production du premier bidon d’huile du Complexe agro-alimentaire de Kalassa (Siby)
Bamako, 25 mar (AMAP) Le Complexe agro-alimentaire de Kalassa, dans la Commune de Siby, a produit le week-end dernier son premier bidon d’huile d’arachide, un mois après l’inauguration de l’usine par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou SALL SECK, le jeudi 20 février 2025. Dans un communiqué, la Cellule de communication du ministère indique qu’«outre une Unité de transformation d’arachide en huile, ce complexe comprend également un parc animalier et une aire d’abattage. » Ces nouvelles infrastructures sont réalisées par la Fondation allemande Klaüs Tschira. « Cet engagement de nos amis allemands s’inscrit en parfaite cohérence de la vision de Son Excellence le général d’Armée, Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, qui a instruit le Gouvernement de toujours placer les besoins des populations au cœur des décisions », a rappelé Mme la Ministre, lors de l’inauguration du Complexe. Selon le Coordinateur national du Centre agro-alimentaire à Siby (CAAS), M. Salaha Baby, « le CAAS vise l’autosuffisance alimentaire et l’autonomisation des femmes. » Ce centre intervient dans le domaine de la formation et du secteur agroalimentaire. MD (AMAP)
Le gouverneur de Dioila aux côtés des fidèles musulmans pour Soungalo Solidarité
Dioila, 24 mar (AMAP) Plus d’une vingtaine de mosquées de la Région de Dioila ont bénéficié de dons de nourriture, de dattes, de nattes et d’une importante quantité de sucre dans le cadre de l’opération Soungalo Solidarité, initiée durant ce mois de Ramadan 2025. Cette action obéit aux directives des autorités du Mali visant à accompagner les fidèles musulmans tout au long du jeûne, pilier fondamental de l’islam. À chaque étape des distributions, la gouverneure de la Région de Dioila, Mariam Coulibaly, a transmis aux fidèles musulmans et des autres confessions religieuses les messages de paix, de réconciliation et de cohésion sociale du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Elle a également sollicité leur engagement en faveur de l’apaisement du climat social, conformément aux orientations du Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale, le général de division, Abdoulaye Maïga. Les responsables religieux, touchés par cette marque de considération, ont exprimé leur gratitude envers l’État malien, soulignant qu’il s’agit d’une première dans la région. « C’est une première dans la Région de Dioila que l’État assiste les musulmans durant tout le mois de Ramadan avec des vivres, des sacs de sucre, des dattes et des nattes », ont-ils affirmé. Les fidèles musulmans, à chaque étape de Soungalo Solidarité, ont réitéré leur soutien aux autorités de la Transition et assuré qu’ils placeront la stabilité du pays au cœur de leurs prières. Du côté des églises comme des mosquées, tous se sont engagés pour un Mali uni et souverain. DF/OS/MD
Vente promotionnelle de bovins pour la fete du Ramadan : Plus de 4 000 têtes sur le marché
Bamako, 25 mar (AMAP) L’objectif de la 17è édition de l’opération des ventes promotionnelles de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, est de mettre sur le marché près de 4 180 têtes dont 2 000 dans le District de Bamako, a appris lundi, l’AMAP, lors du lancement de l’opération, le même jour, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba sur le terrain Shaba de Lafiabougou en commune IV du District de Bamako Les animaux sont classés suivant trois fourchettes de prix qui varient de 200.000 Fcfa à 350 000 Fcfa pendant cette opération qu’organise, du 20 au 28 mars prochain, le département en charge de l’élevage dénommée « Opération Ramadan » se déroulera à Bamako et dans les capitales régionales. Pour cette édition, placée sous le thème « Accès inclusif à la viande bovine pour la fête de Ramadan », les animaux viennent des périmètres pastoraux et des zones pastorales des régions de Nioro (Nioro, Diéma), de Ségou (Niono, Sokolo, Diabaly) et de Nara. L’opération des ventes promotionnelles de bovins se présente comme un véritable levier de la solidarité intercommunautaire qui permet d’assurer l’approvisionnement des populations des grands centres de consommation en animaux de boucherie à des prix abordables, et d’améliorer les revenus des organisations d’éleveurs et d’agro-éleveurs. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, l’organisation des ventes promotionnelles d’animaux de boucherie traduit aussi l’engagement de notre gouvernement à fédérer les ressources et les synergies afin de promouvoir les filières de productions animales et de répondre aux besoins de consommation des populations en produits animaux. À ce titre, il a remercié les groupements et organisations d’éleveurs et d’agro éleveurs qui, encore cette année, ont sacrifié à la tradition en accompagnant le gouvernement dans cette opération malgré le contexte assez difficile. L’organisation des ventes promotionnelles des bovins, dénommée « Opération Ramadan », consiste à mettre les producteurs en relation directe avec les consommateurs avec des avantages comparatifs comme l’approvisionnement en animaux dans un rapport qualité/prix très avantageux. Et l’acquisition par les populations de bovins de bonne qualité bouchère et à un coût relativement conforme à leur pouvoir d’achat, la régulation du prix des animaux dans l’offre globale en bétail, la garantie des revenus des pasteurs et des agro-pasteurs et la sécurité des opérations de ventes. MS/MD (AMAP)
Célébration de mariage : Pendant le Ramadan, on se retient
Par Moussa DEMBELE Bamako, 25 mar (AMAP) « J’avais voulu célébrer mon mariage le 24 mars 2025, mais quand nous avons vérifié le calendrier, nous avons découvert que cette date coïncidait avec le mois de Ramadan. C’est pour cette raison que nous l’avons reporté au 2è dimanche du mois d’avril prochain, car ce n’est pas joli de célébrer un mariage pendant le mois de ramadan ». Cette argumentation avancée par ce futur marié, qui n’a pas souhaité décliner son identité, illustre bien la diminution du nombre de cérémonies de mariage pendant le mois de Ramadan. Même si aucune loi islamique encore non moins civile n’interdit la célébration de noces de deux personnes pendant ce mois béni, marqué par l’adoration et beaucoup de prières, selon des spécialistes. Cette pratique courante est presque devenue une tradition pour la population de la capitale malienne ainsi que d’autres localités du pays. « L’union de deux âmes est une très bonne chose. Sur plusieurs plans sociaux, le mariage est sollicité pour le développement d’une société. Sa célébration ne doit jamais poser un problème pendant le mois sacré de Ramadan », a dit Bani Touré, le représentant du patriarche de la grande famille Touré de Bamako nous a accueilli en sa demeure. « La célébration des mariages est modérée dans la ville pendant le mois de Ramadan et cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est une pratique qui existe depuis longtemps. C’est la société elle-même qui s’impose certaines choses, sinon la religion musulmane n’est pas contre », avance-t-il. Et de préciser que c’est ce qui explique l’affluence dans les mosquées pour célébrer les unions le 27e jour du Ramadan ». Pendant le mois du Ramadan, la Nuit du Destin est l’unique moment propice pour la célébration des mariages chez les musulmans. LOGIQUE – « Il y a une diminution drastique du nombre de célébrations de mariage au cours de cette période. Cela pourrait s’expliquer d’abord par le fait que notre pays a une population majoritairement musulmane. Donc, quand les musulmans ne célèbrent pas de mariages pendant cette période, la répercussion est vite sentie sur les statistiques », analyse Alassane Sanogo, journaliste qui s’intéresse à des questions sociales. Et de poursuivre : « A mon avis, aucun texte musulman n’interdit le mariage pendant la période de jeûne. Mais, comme dans notre société, mariage rime beaucoup avec consommation et évènements folkloriques, il est parfois difficile de mener tout cela faire pendant le Ramadan qui est une période d’abstinence. » « On s’abstient de manger pendant la journée, on s’abstient de tenir certains événements, surtout, folkloriques qui pourraient, éventuellement, porter préjudice aux mérites du jeûne », estime-t-il. Autre chose qui pourrait expliquer la diminution drastique du nombre de mariages pendant cette période, ce sont ces nombreuses célébrations pendant le mois de Chaabane (mois précédant celui le Ramadan). Il est connu de tous qu’au Mali, le mois de Chaabane est mis à profit par beaucoup de personnes pour célébrer leur union. Chacun y allant de son argumentation. Donc, généralement, tous les mariages qui devaient être logiquement programmés pour le Ramadan ont été, quelque part, anticipés. Une dernière explication, même si elle peut passer inaperçue, porte sur les mariages (même si parfois, ce sont uniquement des célébrations religieuses) sont programmés pour la soirée du 27eme jour de Ramadan, qui coïncide, selon plusieurs théories islamiques, avec la nuit du destin. « C’est un moment choisi aussi par beaucoup de couples du fait de sa symbolique. Selon plusieurs thèses islamiques, c’est durant cette nuit que les destins des êtres sont scellés par le Souverain. Vous voyez comment l’on pourrait être tenté de débuter sa vie à deux en cette grande nuit », dit notre interlocuteur. Quant à Abdramane Coulibaly, professeur de philosophie, il dit que le Ramadan est un mois sacré pour les musulmans. « Étant marqué par le jeûne au cours duquel les musulmans sont presque épuisés, tout ce qui est regroupement de personnes et qui n’est pas directement un acte d’adoration de Dieu et/ou une manifestation qui peut attendre, alors les musulmans préfèrent l’après Ramadan », dit-il. Ajoutant que le mariage est aussi « une manifestation sociale sanctionnée par le repas et le rafraîchissement collectifs ». Or, pendant le Ramadan, cette manière de manifester a des limites. En outre, ce qui est une lapalissade, la plupart de nos mariages respectent de moins en moins les principes islamiques. On sait bien, comment les uns les autres s’habillent, dansent, se rencontrent, bref des comportements parfois extravagants qui sapent les fondements de l’Islam. FREINER LES DEPENSES – Nematou Coulibaly, femme au foyer, rencontrée de passage à Yirimadio, dans la commune VI du District de Bamako, pense que pendant le mois de Ramadan, les dépenses se multiplient. « S’il faut en ajouter avec la célébration des mariages, la situation sera plus compliquée. Il faut faire face aux uniformes et autres aides financières, ce qui peut être à la base de la diminution des mariages », dit-elle. « Je pense que c’est pour alléger les dépenses que nous célébrons rarement des mariages pendant le mois de Ramadan », explique-t-elle. Ainsi, cette retenue pendant le Ramadan est une pratique instaurée par la société, pour des raisons diverses, notamment permettre aux familles concernées d’éviter des dépenses excessives et d’encourager les gens à se focaliser sur la religion, notamment l’adoration de Dieu. Durant toute l’année, le Coran autorise la célébration de l’union de deux personnes, avec leur consentement bien-sûr. En tout cas, c’est ce qui nous fait savoir, un islamologue. « Le mariage est célébré pendant le mois Ramadan, il n’y a aucun problème en cela. L’union des deux personnes pourrait même pourrait bénie. D’ailleurs, c’est pour cette raison que plusieurs croyants célèbrent leur mariage au 27e jour du Ramadan, dont la nuit est sacrée. Ce n’est pas interdit par le Coran, seulement c’est une pratique instaurée par les fidèles eux-mêmes », précise-t-il. Tout comme sur le plan religieux, aucun texte de loi ne va à l’encontre des célébrations de mariage pendant le mois de Ramadan. Il suffit aux deux personnes, qui souhaitent se marier, de remplir les formalités
Sécurité routière : L’ANASER invite les usagers à la courtoisie
Bamako, 25 mar (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) a célébré, lundi 24 mars 2025, la Journée nationale de la Courtoisie sur la route, à travers des activités de sensibilisation à certains carrefours et points stratégiques de la ville de Bamako. Les équipes de l’Anaser ont sensibilisé les chauffeurs et les motocyclistes à réserver la priorité aux piétons considérés comme des usagers vulnérables. C’est face à la recrudescence des mauvais comportements sur la route au Mali, que la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration de l’ANASER tenue le 23 février 2011, a recommandé d’organiser, le 24 mars de chaque année, une Journée nationale de la Courtoisie sur la route. Dans la plupart des pays, la Journée de la Courtoisie se déroule, généralement, du 16 au 24 mars chaque année. Beaucoup d’observateurs ont le sentiment que l’agressivité sur la route a augmenté et beaucoup d’usagers de la route affirment qu’ils sont parfois agacés par le comportement des autres. La Journée nationale de la courtoisie sur la route rassemble les partenaires soucieux d’améliorer le comportement des usagers de la route et d’instaurer une meilleure cohabitation entre eux. BBC/MD (AMAP)
Ramadan : Un mois béni à ne pas confondre avec le carême
Bamako, 24 mars (AMAP) Malheureusement la confusion est très souvent entretenue par nombre de nos compatriotes. Les profanes, eux s’emmêlent les pinceaux sur le carême qui renvoie à la religion chrétienne, notamment au catholicisme et le Ramadan : « kareem » ou « ramadan mubarak », en langue arabe qui concerne les fidèles musulmans. Le premier est défini dans la littérature comme « une période de dévotion à Dieu associée à une alternance de jours de jeûne complet et de jours d’abstinence (jours maigres) d’une durée de 40 jours que le catholicisme a institué au IVè siècle en référence aux 40 jours de jeûne de Jésus Christ dans le désert ». Il ressort des explications d’érudits que le Ramadan est un mois béni, où les musulmans observent le jeûne (une privation d’eau et de nourriture pendant la journée), le quatrième pilier de l’islam après la profession de foi, la prière, la zakat (le pèlerinage est le cinquième pilier). Dans la tradition chrétienne, le carême désigne les 40 jours de préparation à la fête de Pâques. Il s’inspire du temps passé par le Christ dans le dessert pour se préparer à sa mission. Mme Koné Marie Samaké, gestionnaire du Centre Djoliba, est chrétienne pratiquante. Elle reconnaît que le carême est propre aux chrétiens, notamment les catholiques et qu’il n’y a pas lieu d’entretenir une quelconque confusion avec le Ramadan. Selon elle, le carême signifie 40 jours et autant de nuits de jeûne que les chrétiens observent. Elle rappelle aussi la différence avec le Ramadan, où le temps de jeûne est de 29 jours et glisse exceptionnellement sur 30 jours, dit elle. Le mois de ramadan est le 9è mois de l’année musulmane. Il a été décrété, selon les théologiens, par le Clément et Miséricordieux, Omniscient et Omnipotent Allah et maitre du jugement dernier, deux ans après l’Hégire, pour étendre sa grâce sur les fidèles et absoudre leurs péchés. C’est donc un mois bénis qui consacre le jeûne pour les musulmans, a fait savoir Mouhamed Dia, second imam dans une mosquée au niveau du centre commercial à Bamako a conforté l’hypothèse. A en croire les érudits, c’est pendant le Ramadan en l’an 601 que le Prophète Mohamed (SPL) a vu l’ange Gabriel qui lui a annoncé le choix porté sa personne par Allah, le Clément et Miséricordieux pour être son messager avant de lui révéler le Livre saint (le Coran). Cet épisode s’appelle « Laylât al Qadr » ou la Nuit du destin. Donc, le Ramadan est un mois béni dans le calendrier musulman. L’imam Dia conforte l’hypothèse. Pour lui, c’est même une question de bon sens que de désigner le moi de Ramadan comme un mois béni parce que voué à la recherche du pardon divin pour les fidèles. Il nous a paru important d’apporter certaines explications sur les deux notions pour éviter aux fidèles de les confondre mais surtout d’éviter d’employer le terme carême à la place du mois béni. Siné S. TRAORE
Gao : la pénurie du carburant persiste
Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 mar (AMAP) Dans la Cité des Askia, Gao, dans le Nord du Mali, le baril de 200 litres d’essence, en provenance de l’Algérie coûte à 280 000 voire 300 000 Fcfa dans les garages des arabes et le litre est vendu entre 1 600 et 2000 Fcfa dans les bouteilles chez les petits revendeurs. Il est de notoriété publique que la Région de Gao est approvisionnée en carburant par les deux pays voisins (l’Algérie et le Niger). Et le commerce de ce liquide précieux en provenance de l’Algérie et du Niger reste toujours dans l’informel. Malgré son importation illégale par les commerçants, son prix reste toujours inaccessible pour les clients alors que courant 2015 et 2016, il a été vendu à 400 Fcfa le litre dans toutes les stations d’essence à Gao. Chaque année, à l’approche de mois béni de Ramadan, le prix des denrées alimentaires, en particulier le carburant, prend l’ascenseur sur le marché de Gao. Cette situation est devenue une habitude chez les commerçants de Gao. Naturellement, le carburant semble être le produit dont la hausse du prix tire automatiquement vers le haut celui de tous les autres sur le marché. Le correspondant de l’AMAP, a pu noter qu’actuellement, dans la ville de Gao, la station d’essence de la société Néma et frère (SONEF) est la seule qui vend le litre d’essence à la pompe à 850 Fcfa. Son responsable de Gao, Ibrahim Moussa, a déclaré que la société dispose à la pompe d’un ancien stock de carburant qu’elle continue à vendre à 850 Fcfa le litre. Selon lui, la quantité disponible ne pourra pas tenir longtemps parce que la demande est forte. « Malgré la crise de l’essence dans la ville, notre société continuera à céder le litre de l’essence à 850 Fcfa aux populations de Gao », a-t-il promis. Pour lui, si les autorités veulent que le prix du carburant à la pompe reste stable, ils doivent interdire la sortie de l’essence de la ville de Gao. Dans les jours à venir, si la mesure d’interdiction de sortie du liquide précieux n’est pas appliquée, la pénurie d’essence sera pire et le litre d’essence à la pompe pourra atteindre 3 000 Fcfa. Selon le responsable de la station d’essence de la SONEF, si le baril d’essence de 200 litres se vend à Gao à 350 000 Fcfa, la même quantité est revendue à une trentaine de kilomètres de la ville à 500 000 Fcfa. Abdoul Wahab, rencontré à la station d’essence de la SONEF, tenant les guidons de son engin à deux roues, comme beaucoup d’autres clients en file indienne, sous un soleil ardent, est à la recherche du carburant. Il dit être venu acheter de l’essence ici parce que c’est moins cher par rapport à d’autres points de vente où le litre d’essence est cédé à 1 500 voire 2 000 Fcfa. PENURIE ET INSECURITE – Abass Maiga dit Saramaya est un revendeur-détaillant de carburant, en face de l’Assemblée régionale de Gao. Il affirme avoir acheté le baril de 200 litres d’essence à 280 000 Fcfa pour vendre au détail dans les bouteilles, à raison de 1 500 Fcfa. « Souvent, le baril ne vaut pas 200 litres », se plaint-il. Il explique la pénurie de carburant par l’insécurité. « Parce que, souvent, les terroristes interceptent les chauffeurs de camions-citernes, les tuent et brûlent les leur véhicule. » Le revendeur détaillant estime que la seule solution pour l’approvisionnement de la ville de Gao en carburant, est de libérer l’axe Gao-Sévaré et Gao-Niger. Le directeur régional de la Société des télécommunications du Mali à Gao, Issa Dembélé, pense que la flambée du prix du carburant est due aux conditions (insécurité) de ravitaillement de la région. Aguissa Touré, un agent du gouvernorat de Gao soutient que, chaque année, à la veille du mois de Ramadan, le prix du carburant à la pompe, comme au dépôt, augmente sur le marché de Gao. Le président du Conseil communal de Gao, Aguissa Cissé, rappelle que chaque année à la même période, le prix du carburant prend l’ascenseur. « C’est pourquoi, nous avons décidé de trouver, à l’amiable, un point d’accord avec les vendeurs de carburant », a-t-il dit. Selon le président des jeunes dans la commune, il s’agit de vendre le litre d’essence à la pompe à 1000 Fcfa quelques soient les difficultés. « Cette année, le même phénomène s’est répété mais la hausse du prix du carburant a été signalé depuis l’Algérie. C’est pourquoi le baril de 200 litres d’essence coûte à Gao 340 000 Fcfa », a révélé M. Cissé. « Nous continuons à négocier avec les commerçants arabes qui approvisionnent la ville en carburant et les revendeurs pour que le prix du litre ne dépasse pas 1 500 Fcfa », a dit le président du Conseil communal de Gao. Le président de la société civile de Gao, Soumaïla Soumaré, explique que les commerçants doivent respecter les règles du négoce. Pour lui, « c’est inadmissible que le prix du carburant monte, à chaque approche du mois de carême alors que le prix d’achat a beaucoup diminué, suite à l’arrêt des activités de certaines organisations non gouvernementales dans la région », Et d’annoncer : « Avec l’ensemble des forces vives de la région, des dispositions sont en cours pour rabaisser le prix du carburant. ». Le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Mansa Coulibaly, a dit que toute la chaine de ravitaillement et de vente du carburant sur les deux axes Niger-Gao et Algérie-Gao est dans l’informel. Selon lui, tous ceux qui vendent du carburant dans les barils, au niveau des dépôts (garage) et dans les bouteilles « sont appelés dans notre jargon des délinquants. » La vente du carburant dans les bouteilles est illégale, soutient M. Coulibaly qui précise que le carburant doit être vendu à la pompe (la station d’essence) et cette vente, elle-même, obéit à des normes. « En effet, la flambée de prix du carburant est dû au fait que le pays voisin, le Niger, qui ravitaille la région de Gao,
Sunkalo Solidarité 2025 : Un moment de partage et de proximité avec la population de Sotuba
Bamako, 23 mar (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a co-présidé, samedi 22 mars 2025, avec son collègue des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, la rupture collective de jeûne avec la population de Sotuba, sur le terrain de Dougoukoroni. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de « l’opération Sunkalo Solidarité », lancée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. En présence des autorités administratives, communales et coutumières, cet événement s’est déroulé dans un esprit de fraternité et de convivialité. « Ce fut un moment de grande solidarité, illustrant l’importance de la proximité avec nos concitoyens », a déclaré le ministre Ag Attaher. Le partage du repas a offert une occasion d’échanges directs avec la population, réaffirmant l’engagement du gouvernement à rester à l’écoute des Maliens et à œuvrer pour leur bien-être. En cette occasion, les deux ministres ont lancé « un vibrant appel à l’union et à la prière pour le Mali », soulignant la nécessité d’une cohésion nationale face aux défis actuels. « Que cette période de jeûne nous rappelle les valeurs de solidarité, de partage et d’unité nationale », a conclu Mossa Ag Attaher. OS/MD (AMAP)
Le ministre Abdoul Kassim Fomba rencontre en ligne la jeunesse de la diaspora malienne
Bamako, 23 mar 2025 (AMAP) Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, invite les jeunes de la diaspora malienne à un échange en ligne, mardi 25 mars 2025, à 21h00 GMT, annonce la page Facebook de son département. Cette rencontre virtuelle se tiendra via la plateforme Google Meet, accessible à l’adresse suivante : https://meet.google.com/stf-usun-tbk. est ouverte « aux étudiants, entrepreneurs, travailleurs ou citoyens engagés », précise un communiqué publié sur la page officielle du ministère « Cet événement vise à offrir une opportunité unique aux jeunes maliens vivant à l’étranger. Ils pourront dialoguer directement avec le ministre, partager leurs préoccupations et aspirations, et découvrir les initiatives du gouvernement en faveur de la jeunesse, tant au Mali que dans la diaspora », ajoute la même source. L’échange se veut également « un espace participatif pour recueillir les idées et contributions des participants sur les perspectives d’avenir. » OS/MD (AMAP)
Koulikoro : Lancement d’un atelier pour renforcer la résilience communautaire face aux aléas climatiques
Koulikoro, 22 mar (AMAP) Les travaux de lancement des activités sur l’engagement communautaire, organisés par la Plateforme nationale pour la réduction des risques de catastrophes au Mali (PNRRC), sous l’égide de la Direction générale de la protection civile (DGPC), se sont achevés, ce week-end, à Koulikoro, a constaté l’AMAP sur place. Présidé par le gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, cet atelier financé par le Programme alimentaire mondiale (PAM), l’Organisation Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a réuni une cinquantaine d’agents de services techniques, des collectivités, de la société civile, des partenaires et de la Croix-Rouge. L’objectif principal est de renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques, notamment les sécheresses et les inondations, en préservant les moyens de subsistance agricoles et la sécurité alimentaire des populations vulnérables. Il s’agissait, également, « de réduire les besoins humanitaires en liant l’analyse des risques à des Actions anticipatoires (AA), une nouvelle approche visant à prévenir ou atténuer les impacts des chocs climatiques avant leur survenue », comme l’a souligné le gouverneur Sanogo. Au cours de cet atelier de trois jours, les participants ont identifié les zones les plus vulnérables de la région, évalué les systèmes d’alerte précoce existants et défini des actions prioritaires adaptées. Les échanges en plénière, les travaux de groupe et les partages d’expériences ont permis de cartographier les risques et de renforcer la collaboration entre les parties prenantes. Les chiffres présentés témoignent de l’urgence. Selon le directeur du Centre national des opérations d’urgence de la protection civile, le médecin-colonel Kolado Maïga, plus de 465 226 personnes ont été sinistrées par les inondations de 2024. La représentante des partenaires techniques et financiers, Mme Dembélé Awa Siby, a ajouté que plus de 300 000 hectares de terres cultivées ont été détruits, tandis que 7,1 millions de Maliens – soit un sur trois – nécessitent aide et protection. Dans la Région de Koulikoro, spécifiquement, le gouverneur a rapporté 69 cas d’inondation, 1 222 effondrements, 12 961 sinistrés, 14 décès et 3 blessés en 2024. « Les actions anticipatoires constituent une réponse proactive pour gérer les risques de catastrophes », a rappelé le colonel Sanogo, insistant sur l’importance d’impliquer les communautés dans leur mise en œuvre. Cet atelier marque ainsi une étape clé dans la préparation de la région face aux défis climatiques croissants. AM/AD/OS/MD (AMAP)

