Ténenkou : Echanges sur la gestion des inondations
Ténenkou, 3 juillet (AMAP) Une rencontre en vue de faire un plaidoyer auprès des principaux acteurs afin de prévenir les risques d’inondations dans le cercle de Tenenkou, s’est tenue mercredi, dans la salle de réunion du CSREF de Tenenkou, a constaté l’AMAP. Organisée par le service local du développement social et de l’économie solidaire, cette rencontre a été présidée par l’adjoint du préfet du cercle, le capitaine Boubacar Sissoko. Pour la représentante du service local du développement social, Aminata Asseydou , cette rencontre est un cadre idéal pour appeler les principaux acteurs à se mobiliser pour faire face aux inondations. Elle a tenu à saluer l’élan de solidarité qui s’est manifesté l’an dernier en faveur des sinistrés des inondations dans le cercle de Tenenkou. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé s’est félicité de l’organisation de cette rencontre de plaidoyer qui vient en soutien aux efforts de la collectivité qui, en prélude à l’hivernage, a déjà initié des actions notamment les travaux de renforcement de la digue de ceinture qui ont déjà commencé avec le soutien de l’ONG IRC. Au nom du Maire de la commune urbaine, il a remercié l’ensemble des partenaires qui ont accompagné le comité communal d’évacuation des eaux lors des inondations. L’adjoint du préfet du cercle, prenant la parole s’est également réjoui d’une telle initiative. Il a rappelé l’impérieuse nécessité de mobiliser tous les acteurs afin de prévenir tout risque d’inondations dans le cercle ou d’atténuer ses conséquences. Il a profité de la tribune pour remercier les principaux partenaires et les personnes de bonne volonté qui sont venues en soutien aux efforts des autorités administratives et du comité communal d’évacuation des eaux pour faire face aux inondations de la saison dernière. Il a aussi affirmé que cette session de plaidoyer sur la gestion des inondations s’inspire du plan de contingences multirisques et du plan d’organisation secours , un outil de coordination dans la gestion urgente des sinistres et catastrophes. Enfin, il a rappelé que l’administration continuera à œuvrer afin de trouver des solutions idoines en vue d’améliorer le cadre de vie des populations avant d’inviter les principaux partenaires à se mobiliser pour apporter une réponse efficace à cette question. Après les interventions des officiels, les agents du service local du développement social à travers une projection ont édifié les participants sur le phénomène du changement climatique qui est d’ordre naturel et anthropique, les conséquences des inondations, les actions menées pour soulager les sinistrés et les contributions octroyées par les différents partenaires et personnes de bonne volonté. Il faut aussi noter qu’un plan d’action a été élaboré afin de mieux faire face à ce phénomène. En retour, les autorités coutumières et traditionnelles se sont engagées à intensifier la sensibilisation auprès des communautés pour un changement de comportement. Les partenaires également se sont engagés à accompagner toutes initiatives visant à prévenir tout risque d’inondations dans le cercle de Tenenkou. En 2024, selon le service local du développement social et de l’économie solidaire, 4500 cas de victimes d’inondations avec 3 cas de pertes en vies humaines ont été recensés dans le cercle de Tenenkou sans oublier les nombreux dégâts matériels. AS/KM (AMAP)
Sikasso : Des kits alimentaires offerts à 150 personnes déplacées internes
Sikasso, 3 juillet (AMAP) Le Groupe de recherches d’actions et d’assistance pour le développement communautaire (GRAADECOM) en partenariat avec la fondation stromme a procédé, mercredi à son siège, à la remise de 150 kits alimentaires à 150 Personnes déplacées internes (PDI) du cercle de Sikasso, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du préfet du cercle de Sikasso Salif O. Maïga, en présence du directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé, du chef du service local du développement social et de l’économie solidaire Issa Bagayogo. Ont pris part à la rencontre, plusieurs PDI du cercle de Sikasso. Le don était composé de 150 sacs de 50kg de riz, 150 cartons de spaghettis, 150 bidons de 5litres d’huile et de 150 sacs de sel de 25kg. Le coût total du don s’élève à 7 500 000FCFA. « Les kits alimentaires que nous remettons aujourd’hui sont bien plus que des colis de vivres. Ils symbolisent une chaine de solidarité qui unit les donateurs, les autorités, les communautés locales et les ONG pour faire face à la souffrance et à l’exclusion », a déclaré le directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé. Il a ajouté qu’en tant qu’acteur humanitaire, il a le devoir morale d’agir, non seulement pour répondre aux besoins essentiels mais aussi pour redonner espoir aux PDI. En outre, Fousséni Dembélé a souligné que les enfants des PDI bénéficient également de programmes relatifs à l’éducation accélérée du GRAADECOM. Toute chose qui leur permettra d’éviter la mendicité. S’adressant aux bénéficiaires, il a affirmé ceci : « Vous n’êtes pas seuls. Votre résilience est une leçon de courage pour nous tous… ». Par ailleurs, il a saisi l’occasion pour saluer, d’une part la fondation stromme pour son appui technique et financier, et d’autre part, le rôle déterminant joué par les autorités locales et communales pour la coordination efficace de l’activité. Quant au porte-parole des bénéficiaire Belco Barry, il a remercié l’ONG GRAADECOM pour sa bonne volonté et son esprit de solidarité. Il a profité de l’occasion pour remercier l’ensemble des autorités régionales pour leur générosité. Selon le représentant du préfet du cercle Salif O. Maïga, ces kits alimentaires viennent renforcer le tissu social et témoigne de notre attachement aux valeurs de solidarité et de partage qui sont au cœur de notre culture. « J’appelle à la mobilisation générale, chacun, à son niveau, peut contribuer à l’effort de solidarité. Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction d’un avenir meilleur pour notre cercle », a-t-il lancé. Et de remercier les initiateurs, les partenaires ainsi que les bénévoles qui ont contribué à la réalisation de l’évènement. MFD/KM (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Faire de la dette souveraine un facteur de développement
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 2 juil (AMAP) La problématique de la dette souveraine a été débattue, mercredi, par les décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement. Ils ont tous convenu de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de la dette en cas de crise. La dette souveraine des pays en développement préoccupe les bailleurs de fonds : bilatéraux comme multilatéraux. Cette problématique était au cœur de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4). La table ronde a lieu sur « mettre en place une architecture de dette souveraine axée sur le développement. » Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a participé à ce débat co-présidé par le Chef d’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. C’était en présence des patrons de la Banque mondiale et d’autres organisations œuvrant pour la prospérité de l’humanité. Les causes du surendettement sont multiples. Elles s’expliquent, selon le ministre Alousséni Sanou, par une diminution des ressources concessionnelles et l’application de conditionnalités non économiques souvent imposées pour l’accès au financement par certains partenaires, obligeant nos États à recourir à une dette commerciale plus chère, cherté souvent sans lien avec l’environnement économique régional. Aussi a-t-il dénoncé le non respect de l’engagement des pays développés d’affecter 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. S’y ajoute le poids du service de la dette qui réduit l’espace budgétaire des États et diminue leur capacité à faire face aux dépenses stratégiques comme la défense, les secteurs à forte croissance et le développement humain. ENDETTEMENT PRUDENT – En dépit de ce contexte défavorable et des défis qui l’assaillent, le Mali fait des efforts énormes pour maintenir son endettement à un niveau acceptable. « Au Mali, l’encours de la dette représente 49,7% du PIB et le service de la dette vaut 33% des recettes fiscales. La part des partenaires bi et multilatéraux diminue de plus en plus et s’établit à 51,6% des dettes », s’est réjoui le patron de l’hôtel des Finances. Niveau qui est loin des 70% fixés par les normes communautaires. Malgré cet embelli, le gouvernement accroît les efforts en faveur d’une « gestion rigoureuse et transparente de la dette publique tout en s’inscrivant dans une vision à long terme Mali 2063 ». Cette vision, selon lui, s’appuie sur les principes de souveraineté, de bonne gouvernance et définit les réformes nécessaires au développement des ressources internes (digitalisation, relecture des différents codes). Sa mise en œuvre, a assuré le ministre Sanou, continue d’assurer au Mali un risque de surendettement modéré et une viabilité de sa dette comme le témoignent les rapports 2024 de la Banque mondiale et 2025 du Fonds monétaire international (FMI). Comme stratégie pour assurer une autonomie financière, le ministre Sanou a indiqué que l’État priorise le financement des secteurs stratégiques porteurs de croissance durable, impactant positivement les populations, les investissements dans la sécurité et dans la lutte contre les effets du changement climatique. Pour consolider ces acquis, Alousséni Sanou prône une réforme de l’architecture financière internationale en renforçant et en rendant flexible les mécanismes de financement pour les pays fragiles (zones de conflit). Il préconise une innovation dans les mécanismes permettant d’éviter une accumulation des arriérés de paiement. Invitant à prendre en compte les spécificités et les visions des pays à travers des mécanismes d’allocation adaptés et, au-delà des secteurs classiques, stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, il est important d’orienter l’endettement vers le financement des projets créateurs d’emplois et à forte valeur ajouté. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait, en introduction, rappelé que nos pays font face à un dilemme : rembourser leur dette ou investir dans le développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations . Cette torture peut être évitée en acceptant une réforme profonde de l’architecture financière internationale et de la dette. Cela nécessite beaucoup de transparence, une révision des critères des agences de notation qui constituent une entrave à l’accès des pays au financement, tout en augmentant le taux de remboursement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a plaidé pour la « création de clause de suspension du service de la dette en cas de crise ». Insistant sur l’importance de la collecte d’impôts en fixant des seuils minimums de collecte de mobilisation des ressources internes, il a demandé de mettre un terme aux paradis fiscaux qui facilitent l’évasion fiscale pendant que des milliards de personnes n’ont pas accès aux services sociaux de base. Pour un expert intervenant lors du panel, le financement du développement nécessite une vision globale. Pour ce faire, insiste le spécialiste, il importe de passer des flux spéculatifs à long terme qui déstabilisent les pays pauvres aux flux transparents et positifs à court terme. Il propose à cet effet de modifier la législation dans les pays emprunteurs afin d’empêcher les institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) à changer de comportement. L’accès à des prêts adaptés et à faible coût, est un levier indispensable pour un développement humain durable afin de prévenir les conflits. Sur la question la ministre chargée de l’Environnement participait au même moment à un événement spécial sur « financement de l’environnement dans les zones de conflits ». Interrogée, Mme Doumbia Mariam Tangara a insisté sur un engagement commun de nos États à faire face à ces changements globaux notamment les effets néfastes du changement climatique. CMT/MD AMAP)
Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma
Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)
« L’Ombre d’un soir » : Une pièce de théâtre qui appelle à la citoyenneté
Bamako, 2 juil (AMAP) La pièce ‘L’Ombre d’un soir’, montée par l’Association Notre Culture (ANC), a offert, mardi soir, au public une œuvre sensible et engagée autour de la dignité, de l’honneur et de la citoyenneté dont la représentation s’est déroulée à Kuma Sô Théâtre, au Quartier du Fleuve, devant une foule de spectateurs, dans une cour bondée. Lors du spectacle, les comédiens ont incarné avec intensité l’histoire d’un amour impossible entre une noble et un griot, empêché par le poids des castes et des traditions. Une union rejetée par les parents, dans une société où le rang social continue de peser plus lourd que les élans du cœur. Écrite par Salimata Togora et mise en scène par Mohamed Diawara, la pièce interroge les traditions et les barrières sociales, tout en prônant des valeurs telles que la dignité, l’honneur, la droiture et le respect des fondements culturels. Plus qu’un simple exercice artistique, ‘L’Ombre d’un soir’ se veut une réflexion profonde sur les effets de certaines normes sur les liens matrimoniaux. Dans un décor minimaliste de bancs, chaises en bois, nattes tressées, le public a voyagé durant 1h30mn au cœur d’une société figée dans nos réalités sociales. « On peut être griot et avoir de la dignité, comme être noble et manquer d’honneur », explique le metteur en scène pour qui la citoyenneté n’est pas un statut mais un comportement. Un message largement compris par l’assistance, captivée de bout en bout. À la sortie, les témoignages émus fusaient. « J’ai vécu la même chose », confie un spectateur, encore bouleversé. « Les parents de ma première femme ont refusé qu’elle m’épouse parce que je suis griot », se remémore-t-il, avec amertume. Le titre ‘L’Ombre du soir’, ou ‘Chou dia’, en Bambara, renvoie, selon la dramaturge, à l’instant charnière de la pièce : une escapade amoureuse surprise au crépuscule, qui révèle au grand jour une relation interdite. Selon Salimata Togora, l’idée est née d’un appel à la création lancé par le ministère de la Culture, à l’occasion de l’année de la Culture, autour du thème des valeurs citoyennes. « À travers cette pièce, on veut questionner nos traditions et faire passer un message : la citoyenneté, ce n’est pas un statut, c’est un comportement », a-t-elle souligné. TC/MD (AMAP)
Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés
Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu à des machines, voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes. BM/KM (AMAP)
Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis
Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)
Le CNT adopte le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants
Bamako, le 30 juin (AMAP) Le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre du Mali (ONAC) est passé, lundi, devant le Conseil national de Transition (CNT) qui l’a adopté à 119 voix, zéro contre et zéro abstention, a constaté l’AMAP. L’ONAC a pour mission d’assurer la gestion administrative des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre. Il est chargé de suivre « le traitement des dossiers de pension militaire, d’assurer le suivi des effectifs au niveau des différentes régions et du District de Bamako. » L’Office participe, aussi, à la préparation et à la mobilisation de la réserve. Selon le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’Armée Sadio Camara qui a défendu ce texte, « son vote va garantir une meilleure prise en charge des anciens combattants, les militaires victimes de guerre et leur famille ». Après analyse et examen approfondis du projet de loi, et eu égard au contexte d’évolution permanente de notre outil de défense, la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la Protection civile du CNT a recommandé, fortement, au gouvernement « l’application diligente et efficiente de cette loi et, surtout, de la faire suivre par un décret qui prendra en compte certaines définitions et clarifications » Il s’agit, notamment, de la notion « de victimes de guerre du Mali, en définissant de facto clairement son champ d’application et les spécificités y afférentes. » De son côté, la Commission des Lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République a émis un avis favorable quant à l’adoption du projet de loi portant création de l’ONAC. L’ordre du jour de cette séance portait, également, sur deux propositions élaborées par des membres du CNT. Elles concernent, précisément, la loi portant modification de l’ordonnance n°2019-011/P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de santé publique (INSP); la loi portant Statut des commissaires de justice. OD/MD (AMAP)
Validation du document de l’avant-projet de la Police de proximité : poursuite des rencontres avec les acteurs concernés
Bamako, 2 juillet (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité organise, du 1er au 2 juillet 2025 au gouvernorat du District de Bamako, une session de validation du document de l’avant-projet de cadre stratégique de la Police de proximité au Mali et son plan d’action 2025-2029, a constaté l’AMAP. L’atelier est organisé au profit des structures opérationnelles des forces de défense et de sécurité, les acteurs de l’administration territoriale et de la Décentralisation, et ceux du secteur de la justice. Il fait suite à une session tenue la semaine dernière à l’intention des organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers. La mise en œuvre de la Police de proximité consiste à restaurer la confiance ente la population et les institutions de défense, de sécurité et de justice. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le Général de division Abdoulaye Coulibaly, le concept Police de proximité est une démarche visant à rapprocher pacifiquement les institutions de sécurité des populations, dans le cadre de la gestion intégrée des questions de sécurité. « L’atelier de ce matin vise à examiner le document de l’avant-projet de cette stratégie, par vous, acteurs étatiques du secteur de la sécurité, après les orientations de la société civile et les partenaires techniques et financiers », a souligné le Général de division Abdoulaye Coulibaly. Il s’agira, a-t-il annoncé, de recueillir vos observations, recommandations et contributions. En effet, l’objectif recherché est de finaliser et valider un document inclusif et consensuel pour une mise en œuvre à l’échelle nationale. Le Gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, a soutenu que la validation du cadre stratégique de la Police de proximité et de son Plan d’actions 2025-2029 constituera une avancée significative dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions 2022-2024 de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité. Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Olivier Tshibola Mukuma, qui a participé à la cérémonie d’ouverture des travaux, s’est réjoui de la démarche adoptée. OD/KM (AMAP)
Mali : Finalisation de la Stratégie nationale de cyber sécurité
Bamako, 2 juillet (AMAP) Un atelier de finalisation du projet de document de la Stratégie nationale de cyber sécurité et de son plan d’action s’est déroulée du 1er au 3 juillet à Bamako pour renforcer le cadre de la sécurité numérique au Mali, a constaté l’AMAP. « L’événement d’aujourd’hui est d’une importance capitale pour la sécurisation des systèmes d’information », a déclaré Alkaidi Amar Touré, secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, lors de l’ouverture de l’atelier. Organisé par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information, de la communication et des postes (AMRTP), en partenariat avec le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, cet atelier vise à parfaire le projet de Stratégie nationale de cybersécurité, élaboré initialement en 2020 par un bureau de consultants chargé d’identifier les outils nécessaires pour instaurer la confiance numérique dans le cyberspace malien. Ce document, proche de son adoption par le gouvernement, ambitionne de renforcer la législation, les cadres nationaux, les compétences et les infrastructures pour créer un cyberspace sécurisé, résilient et favorable au développement. « Cet atelier s’inscrit dans une approche participative et inclusive pour finaliser le document et intégrer les observations formulées par divers départements ministériels, notamment ceux de l’Administration territoriale, de la Justice, de la Sécurité et de la Défense », a précisé M. Touré. L’événement cherche à établir un consensus, notamment sur l’ancrage institutionnel de l’agence chargée de la mise en œuvre de la stratégie. Mme Coulibaly Batogoma Aminata Sogoba, conseillère technique au ministère, a souligné l’importance du document : « Ce document servira de plan d’action pour sécuriser le cyberspace malien, essentiel pour instaurer la confiance dans les services numériques, notamment avec la digitalisation croissante des moyens de paiement et des services publics. » Elle a ajouté que la stratégie sera mise en œuvre par une agence nationale dédiée à la sécurité des systèmes d’information (ANSI), dont l’ancrage institutionnel sera défini par un comité interministériel après l’atelier. Cette stratégie s’aligne sur les priorités du gouvernement en matière de sécurisation du cyberspace, conformément à la politique de développement de l’économie numérique, et soutient la vision de Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, pour moderniser l’administration publique par la digitalisation. L’atelier, qui a pris fin ce mercredi, vise à produire un document finalisé, intégrant les contributions des parties prenantes, pour une soumission au Conseil des ministres, afin de garantir un cadre robuste pour la transformation numérique du Mali. OS/KM (AMAP)

