4è Conférence internationale sur le financement du développement : Faire de la dette souveraine un facteur de développement

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ   Séville, 2 juil (AMAP) La problématique de la dette souveraine a été débattue, mercredi, par les décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement. Ils ont tous convenu de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de la dette en cas de crise. La dette souveraine des pays en développement préoccupe les bailleurs de fonds : bilatéraux comme multilatéraux. Cette problématique était au cœur de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4). La table ronde a lieu sur « mettre en place une architecture de dette souveraine axée sur le développement. » Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a participé à ce débat co-présidé par le Chef d’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. C’était en présence des patrons de la Banque mondiale et d’autres organisations œuvrant pour la prospérité de l’humanité. Les causes du surendettement sont multiples. Elles s’expliquent, selon le ministre Alousséni Sanou, par une diminution des ressources concessionnelles et l’application de conditionnalités non économiques souvent imposées pour l’accès au financement par certains partenaires, obligeant nos États à recourir à une dette commerciale plus chère, cherté souvent sans lien avec l’environnement économique régional. Aussi a-t-il dénoncé le non respect de l’engagement des pays développés d’affecter 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. S’y ajoute le poids du service de la dette qui réduit l’espace budgétaire des États et diminue leur capacité à faire face aux dépenses stratégiques comme la défense, les secteurs à forte croissance et le développement humain. ENDETTEMENT PRUDENT –  En dépit de ce contexte défavorable et des défis qui l’assaillent, le Mali fait des efforts énormes pour maintenir son endettement à un niveau acceptable. « Au Mali, l’encours de la dette représente 49,7% du PIB et le service de la dette vaut 33% des recettes fiscales. La part des partenaires bi et multilatéraux diminue de plus en plus et s’établit à 51,6% des dettes », s’est réjoui le patron de l’hôtel des Finances. Niveau qui est loin des 70% fixés par les normes communautaires. Malgré cet embelli, le gouvernement accroît les efforts en faveur d’une « gestion rigoureuse et transparente de la dette publique tout en s’inscrivant dans une vision à long terme Mali 2063 ». Cette vision, selon lui, s’appuie sur les principes de souveraineté, de bonne gouvernance et définit les réformes nécessaires au développement des ressources internes (digitalisation, relecture des différents codes). Sa mise en œuvre, a assuré le ministre Sanou, continue d’assurer au Mali un risque de surendettement modéré et une viabilité de sa dette comme le témoignent les rapports 2024 de la Banque mondiale et 2025 du Fonds monétaire international (FMI). Comme stratégie pour assurer une autonomie financière, le ministre Sanou a indiqué que l’État priorise le financement des secteurs stratégiques porteurs de croissance durable, impactant positivement les populations, les investissements dans la sécurité et dans la lutte contre les effets du changement climatique. Pour consolider ces acquis, Alousséni Sanou prône une réforme de l’architecture financière internationale en renforçant et en rendant flexible les mécanismes de financement pour les pays fragiles (zones de conflit). Il préconise une innovation dans les mécanismes permettant d’éviter une accumulation des arriérés de paiement. Invitant à prendre en compte les spécificités et les visions des pays à travers des mécanismes d’allocation adaptés et, au-delà des secteurs classiques, stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, il est important d’orienter l’endettement vers le financement des projets créateurs d’emplois et à forte valeur ajouté. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait, en introduction, rappelé que nos pays font face à un dilemme : rembourser leur dette ou investir dans le développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations . Cette torture peut être évitée en acceptant une réforme profonde de l’architecture financière internationale et de la dette. Cela nécessite beaucoup de transparence, une révision des critères des agences de notation qui constituent une entrave à l’accès des pays au financement, tout en augmentant le taux de remboursement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a plaidé pour la « création de clause de suspension du service de la dette en cas de crise ». Insistant sur l’importance de la collecte d’impôts en fixant des seuils minimums de collecte de mobilisation des ressources internes, il a demandé de mettre un terme aux paradis fiscaux qui facilitent l’évasion fiscale pendant que des milliards de personnes n’ont pas accès aux services sociaux de base. Pour un expert intervenant lors du panel, le financement du développement nécessite une vision globale. Pour ce faire, insiste le spécialiste, il importe de passer des flux spéculatifs à long terme qui déstabilisent les pays pauvres aux flux transparents et positifs à court terme. Il propose à cet effet de modifier la législation dans les pays emprunteurs afin d’empêcher les institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) à changer de comportement. L’accès à des prêts adaptés et à faible coût, est un levier indispensable pour un développement humain durable afin de prévenir les conflits. Sur la question la ministre chargée de l’Environnement participait au même moment à un événement spécial sur « financement de l’environnement dans les zones de conflits ». Interrogée, Mme Doumbia Mariam Tangara a insisté sur un engagement commun de nos États à faire face à ces changements globaux notamment les effets néfastes du changement climatique. CMT/MD AMAP)  

Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma 

Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)    

« L’Ombre d’un soir » : Une pièce de théâtre qui appelle à la citoyenneté

Bamako, 2 juil (AMAP) La pièce ‘L’Ombre d’un soir’, montée par l’Association Notre Culture (ANC), a offert, mardi soir, au public une œuvre sensible et engagée autour de la dignité, de l’honneur et de la citoyenneté dont la représentation s’est déroulée à Kuma Sô Théâtre, au Quartier du Fleuve, devant une foule de spectateurs, dans une cour bondée. Lors du spectacle, les comédiens ont incarné avec intensité l’histoire d’un amour impossible entre une noble et un griot, empêché par le poids des castes et des traditions. Une union rejetée par les parents, dans une société où le rang social continue de peser plus lourd que les élans du cœur. Écrite par Salimata Togora et mise en scène par Mohamed Diawara, la pièce interroge les traditions et les barrières sociales, tout en prônant des valeurs telles que la dignité, l’honneur, la droiture et le respect des fondements culturels. Plus qu’un simple exercice artistique, ‘L’Ombre d’un soir’ se veut une réflexion profonde sur les effets de certaines normes sur les liens matrimoniaux. Dans un décor minimaliste de bancs, chaises en bois, nattes tressées, le public a voyagé durant 1h30mn au cœur d’une société figée dans nos réalités sociales. « On peut être griot et avoir de la dignité, comme être noble et manquer d’honneur », explique le metteur en scène pour qui la citoyenneté n’est pas un statut mais un comportement. Un message largement compris par l’assistance, captivée de bout en bout. À la sortie, les témoignages émus fusaient. « J’ai vécu la même chose », confie un spectateur, encore bouleversé. « Les parents de ma première femme ont refusé qu’elle m’épouse parce que je suis griot », se remémore-t-il, avec amertume. Le titre ‘L’Ombre du soir’, ou ‘Chou dia’, en Bambara, renvoie, selon la dramaturge, à l’instant charnière de la pièce : une escapade amoureuse surprise au crépuscule, qui révèle au grand jour une relation interdite. Selon Salimata Togora, l’idée est née d’un appel à la création lancé par le ministère de la Culture, à l’occasion de l’année de la Culture, autour du thème des valeurs citoyennes. « À travers cette pièce, on veut questionner nos traditions et faire passer un message : la citoyenneté, ce n’est pas un statut, c’est un comportement », a-t-elle souligné. TC/MD (AMAP)

Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés

Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu  à des  machines,  voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes.  BM/KM (AMAP)

Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis

Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)  

Le CNT adopte le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants

Bamako, le 30 juin (AMAP) Le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre du Mali (ONAC) est passé, lundi, devant le Conseil national de Transition (CNT) qui l’a adopté à 119 voix, zéro contre et zéro abstention, a constaté l’AMAP. L’ONAC a pour mission d’assurer la gestion administrative des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre. Il est chargé de suivre « le traitement des dossiers de pension militaire, d’assurer le suivi des effectifs au niveau des différentes régions et du District de Bamako. » L’Office participe, aussi, à la préparation et à la mobilisation de la réserve. Selon le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’Armée Sadio Camara qui a défendu ce texte, « son vote va garantir une meilleure prise en charge des anciens combattants, les militaires victimes de guerre et leur famille ». Après analyse et examen approfondis du projet de loi, et eu égard au contexte d’évolution permanente de notre outil de défense, la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la Protection civile du CNT a recommandé, fortement, au gouvernement « l’application diligente et efficiente de cette loi et, surtout, de la faire suivre par un décret qui prendra en compte certaines définitions et clarifications » Il s’agit, notamment, de la notion « de victimes de guerre du Mali, en définissant de facto clairement son champ d’application et les spécificités y afférentes. » De son côté, la Commission des Lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République a émis un avis favorable quant à l’adoption du projet de loi portant création de l’ONAC. L’ordre du jour de cette séance portait, également, sur deux propositions élaborées par des membres du CNT. Elles concernent, précisément, la loi portant modification de l’ordonnance n°2019-011/P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de santé publique (INSP);  la loi portant Statut des commissaires de justice. OD/MD (AMAP)

Validation du document de l’avant-projet de la Police de proximité : poursuite des rencontres avec les acteurs concernés

Bamako, 2 juillet (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité organise, du 1er au 2 juillet 2025 au gouvernorat du District de Bamako, une session de validation du document de l’avant-projet de cadre stratégique de la Police de proximité au Mali et son plan d’action 2025-2029, a constaté l’AMAP. L’atelier est organisé au profit des structures opérationnelles des forces de défense et de sécurité, les acteurs de l’administration territoriale et de la Décentralisation, et ceux du secteur de la justice. Il fait suite à une session tenue la semaine dernière à l’intention des organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers. La mise en œuvre de la Police de proximité consiste à restaurer la confiance ente la population et les institutions de défense, de sécurité et de justice. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le Général de division Abdoulaye Coulibaly, le concept Police de proximité est une démarche visant à rapprocher pacifiquement les institutions de sécurité des populations, dans le cadre de la gestion intégrée des questions de sécurité. « L’atelier de ce matin vise à examiner le document de l’avant-projet de cette stratégie, par vous, acteurs étatiques du secteur de la sécurité, après les orientations de la société civile et les partenaires techniques et financiers », a souligné le Général de division Abdoulaye Coulibaly. Il s’agira, a-t-il annoncé, de recueillir vos observations, recommandations et contributions. En effet, l’objectif recherché est de finaliser et valider un document inclusif et consensuel pour une mise en œuvre à l’échelle nationale. Le Gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, a soutenu que la validation du cadre stratégique de la Police de proximité et de son Plan d’actions 2025-2029 constituera une avancée significative dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions 2022-2024 de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité. Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Olivier Tshibola Mukuma, qui a participé à la cérémonie d’ouverture des travaux, s’est réjoui de la démarche adoptée. OD/KM (AMAP)

Mali : Finalisation de la Stratégie nationale de cyber sécurité

Bamako, 2 juillet (AMAP) Un atelier de finalisation du projet de document de la Stratégie nationale de cyber sécurité et de son plan d’action s’est déroulée du 1er au 3 juillet à Bamako pour renforcer le cadre de la sécurité numérique au Mali, a constaté l’AMAP. « L’événement d’aujourd’hui est d’une importance capitale pour la sécurisation des systèmes d’information », a déclaré Alkaidi Amar Touré, secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, lors de l’ouverture de l’atelier. Organisé par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information, de la communication et des postes (AMRTP), en partenariat avec le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, cet atelier vise à parfaire le projet de Stratégie nationale de cybersécurité, élaboré initialement en 2020 par un bureau de consultants chargé d’identifier les outils nécessaires pour instaurer la confiance numérique dans le cyberspace malien. Ce document, proche de son adoption par le gouvernement, ambitionne de renforcer la législation, les cadres nationaux, les compétences et les infrastructures pour créer un cyberspace sécurisé, résilient et favorable au développement. « Cet atelier s’inscrit dans une approche participative et inclusive pour finaliser le document et intégrer les observations formulées par divers départements ministériels, notamment ceux de l’Administration territoriale, de la Justice, de la Sécurité et de la Défense », a précisé M. Touré. L’événement cherche à établir un consensus, notamment sur l’ancrage institutionnel de l’agence chargée de la mise en œuvre de la stratégie. Mme Coulibaly Batogoma Aminata Sogoba, conseillère technique au ministère, a souligné l’importance du document : « Ce document servira de plan d’action pour sécuriser le cyberspace malien, essentiel pour instaurer la confiance dans les services numériques, notamment avec la digitalisation croissante des moyens de paiement et des services publics. » Elle a ajouté que la stratégie sera mise en œuvre par une agence nationale dédiée à la sécurité des systèmes d’information (ANSI), dont l’ancrage institutionnel sera défini par un comité interministériel après l’atelier. Cette stratégie s’aligne sur les priorités du gouvernement en matière de sécurisation du cyberspace, conformément à la politique de développement de l’économie numérique, et soutient la vision de Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, pour moderniser l’administration publique par la digitalisation. L’atelier, qui a pris fin ce mercredi, vise à produire un document finalisé, intégrant les contributions des parties prenantes, pour une soumission au Conseil des ministres, afin de garantir un cadre robuste pour la transformation numérique du Mali. OS/KM (AMAP)

Sikasso : Le PRAPS 2 évalue ses réalisations dans la région

Sikasso, 2 juillet (AMAP) Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) – Mali, sous la tutelle du ministère de l’élevage et de la pêche du Mali, a effectué, du 29 juin au 2 juillet, une mission de communication dans la région de Sikasso, a constaté l’AMAP. L’objectif de la mission est d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis, La mission était dirigée par l’experte en communication du PRAPS 2-Mali, Mme Touré Maïmounatou Touré, accompagnée de son assistant Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso)Sekou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. La mission a concerné plusieurs sites d’infrastructures et d’aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso, pour un coût de réalisation des travaux est estimé à plus de 589 166 000F CFA. A travers cette mission, le PRAPS 2 –Mali voulait, entre autres, effectuer des visites sur les sites de réalisation de ses zones d’intervention et organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait aussi de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape du périple, la mission a sillonné ses sites de réalisations. Du marché à bétail des petits ruminants en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage, la mission a, minutieusement, visité les coins et les recoins de ses réalisations. Là-bas, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées à savoir les présidents des comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage de Nièna ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », a révélé le président du comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché est affluent car il est fréquenté par les clients provenant de plusieurs pays voisins à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. Le 2ème adjoint au maire de la commune rurale de Nièna Mathieu Koné a pour sa part, remercié le PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a concerné la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara à Mamabougou (un village situé à 6km de la ville de Sikasso). Ici également, la présidente du comité de gestion de l’étal de boucherie Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’interprofession filière bétail-viande de Sikasso Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme (Mamadou Tangara) ne tarissaient pas d’éloge à l’endroit du projet. A la dernière étape, la mission a mis le cap sur la commune rurale de Kaboïla précisément le village de Nayérebougou (situé à 26 km de Sikasso). Là-bas, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Là également, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a remercié le PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait du joyau. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a ajouté que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Il faut noter que le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la région de Sikasso, la construction de trois parcs de vaccination dont un à Sokoura, un à Soroblé et un autre à Nayérebougou, la construction des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a également soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la région, a engagé le financement de sept sous projets à caractère innovants d’un montant total de 49 millions au profit des sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a aussi financé 180 activités génératrices de revenus au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de FCFA.   Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ont été organisées, avec des séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la région. MFD/KM (AMAP)                                                                                                                                                                                                                                                  

Kayes : Un Couvre-feu de 30 jours « reconductible » instauré sur toute l’étendue de la région

Kayes, 2 juillet (AMAP) Le calme est revenu dans la Cité des rails après les attaques perpétrées dans certaines localités des Régions de Kayes et de Nioro par des individus armés non identifiés, a appris l’AMAP de source officielle. La même source précise qu’un couvre-feu de 30 jours a été instauré sur toute l’étendue du territoire de la région par le chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Moussa Soumaré, suite à ces attaques terroristes qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. L’article 1 de cette décision N°000524/GRK-CAB signée du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Amadou Dicko est libellé ainsi : « Est institué sur toute l’étendue du territoire de la Région de Kayes, un couvre-feu de trente (30) jours, reconductible, allant du mardi 1er juillet au mercredi 30 juillet 2025 de 21 heures 00 à 06 heures 00 ». Selon l’article 2 de ce document, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports à l’exception des véhicules et autres engins des services des Forces de Défense et de Sécurité et les Ambulances munies d’ordre de mission, demeure restreinte pendant cette période. Enfin, l’article 3 stipule que le Commandant de la Zone de Défense N°4, le Commandant de Région de la Gendarmerie, le Commandant de Région de la Garde Nationale, les Directeurs Régionaux de la Police Nationale et de la Protection Civile, sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution de la présente décision. BMS/KM (AMAP)