48ème anniversaire de la disparition de Modibo Kéita: Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga dépose une gerbe de fleurs sur sa tombe

Bamako, le 16 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a respecté la tradition, ce vendredi matin, en déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du premier président de la République du Mali, Modibo Kéita, au cimetière d’Hamdallaye, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le chef du gouvernement, en présence de membres de son équipe, d’autorités administratives et politiques du District de Bamako et de représentants de la famille de l’illustre disparu, a indiqué qu’il s’agit de commémorer le 48ème anniversaire du décès du Père de l’indépendance, du Mali, « ancien instituteur très intègre, panafricaniste».. Feu, le président Modibo Kèita, est décédé en 1977. Après avoir souligné que c’est une cérémonie concernant la mort « d’un digne fils de notre Nation, » le Général de division Abdoulaye Maïga a présenté, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et de tout peuple malien, « les condoléances plus émues » à la famille du défunt. « C’est également une cérémonie d’espoir du Mali à l’heure de la refondation », a-t-il estimé. « Car, a soutenu le Premier ministre, le Mali est obligé de faire un examen retrospectif, en regardant très loin, le combat du Président et de ses compagnons, le combat du panafricanisme pour la dignité du Malien et de l’Homme africain ». Il a, ainsi, salué les grandes réalisations et actes concrets de feu Modibo Kéita et ses compagnons. « Et si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à leur engagement, leur abnégation», a-t-il reconnu, pour illustrer le dur et constant combat pour la souveraineté. Le Premier ministre a noté que le chef de l’Etat l’a bien compris et s’est régulièrement inspiré de l’œuvre de son prédécesseur, le président Modio Kéita. « Pour nous, également, c’est un exemple d’endurance et de résilience», a dit le chef du gouvernement avant de salué « la résilience du peuple malien qui a toujours soutenu les autorités de la Transition depuis le début. » Il a rappelé que « cette Transition n’a d’autres buts, d’objets que la satisfaction des intérêts vitaux du peuple malien». « Et, a-t-il ajouté, c’est un combat âpre, si nous regardons l’engagement du président Modibo Kéita pour le panafricanisme, son engagement pour la guerre de libération d’Algérie, on comprend aisément que les résultats escomptés à l’échelle du continent ne sont pas encore là. »  « C’est ce qui nous oblige, quelque part, à redoubler d’ardeur, d’effort afin que l’Afrique soit totalement indépendante, que notre souveraineté soit à la fois effective pour notre intérêt et celui des générations futures », a insisté le général de division Abdoulaye Maïga. OD/MD (AMAP)

Banamba: célébration de la 16ème édition du mariage collectif

Banamba 14 mai (AMAP) La 16ème édition du mariage collectif a été célébrée à l’occasion du bicentenaire, le mercredi 14 mai 2025 à Banamba dans les centres principaux et secondaires (Ouléni et Bamarobougou) de la commune rurale, a constaté l’AMAP. Plus de 150 jeunes couples ont scellé leur union, grâce à l’organisation de la mairie et au soutien matériel et financier de partenaires tels que la nouvelle Parfumerie Gandour de Côte d’Ivoire et Universelle Beauté du Mali. Cet événement, présidé par le préfet de Cercle, Siaka Kanté, s’est tenu dans une ambiance festive au sein de la mairie. Cette édition, qui marque le 200ème anniversaire de cette tradition légendaire, coïncide également avec l’année 2025, proclamée année de la culture nationale. Toutes les sensibilités locales, les invités de marque, les forces de sécurité, les médias, les visiteurs étaient tous présents à ce grand rende-vous socio culturel à caractère festif et économique. Selon nos sources concordantes, le mariage collectif de Banamba est un évènement socioculturel qui a lieu chaque année suivant le croissant lunaire sur décision des sages de la ville. La Nouvelle Parfumerie Gandour CI, dans le cadre de sa politique sociale, sponsorise la mairie de la commune rurale de Banamba pour garantir le succès de cet événement culturel majeur, ancré dans une tradition historique séculaire. Cet événement, qui célèbre l’union de plusieurs couples, a lieu depuis 16 ans, comme l’indique M. VEH SIEHI JULIEN, Agent commercial de la Nouvelle Parfumerie Gandour. Depuis 59 ans, la Nouvelle Parfumerie Gandour élabore et fabrique des produits de qualité, ce qui lui a permis de devenir une référence dans le secteur et de se positionner comme le leader de la parfumerie et de la cosmétique en Afrique, selon les dires de M. VEH SIEHI JULIEN. L’entreprise met un point d’honneur à offrir à sa clientèle des produits performants, de qualité et adaptés à tous les âges, types de peau et pouvoir d’achat. Chaque jour, elle renforce ses liens avec les consommateurs. M. VEH SIEHI JULIEN souligne que, grâce à des années de recherche et à sa collaboration avec des cosmétologues, dermatologues, esthéticiennes et instituts de beauté à l’international, la structure a su développer des produits d’excellente qualité dans le domaine des soins capillaires, corporels, de l’hygiène et du bien-être, des soins pour bébés et de la parfumerie. La Nouvelle Parfumerie Gandour a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Ivoirien de la qualité et le prix d’excellence de la meilleure entreprise éco-citoyenne, en reconnaissance de son engagement à offrir le meilleur. Ces récompenses témoignent non seulement de sa politique de qualité, mais aussi de son respect strict des normes de qualité, depuis la sélection des matières premières jusqu’à la livraison des produits finis au consommateur. L’entreprise est certifiée ISO 9001 depuis 2007, grâce à sa rigueur, d’après M. VEH SIEHI JULIEN. Les produits de la Nouvelle Parfumerie Gandour sont fabriqués en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, et commercialisés à l’échelle mondiale. L’entreprise étend ses unités de production à travers le continent, notamment au Sénégal, au Maroc, au Togo et au Cameroun, en raison de son centre de production et de recherche en cosmétologie. Cette structure développe des formules uniques et novatrices, dont la performance repose sur un savoir-faire reconnu, l’utilisation de techniques de pointe et une maîtrise parfaite de l’esthétique de la peau et de l’hygiène buccodentaire, tout en reflétant la personnalité à travers les senteurs (parfums). Tout cela est réalisé grâce à sa quête constante de satisfaction de la clientèle. Les secrets de fabrication et le plaisir d’utilisation de ses produits témoignent de la qualité infaillible de la Nouvelle Parfumerie Gandour, plébiscitée par des générations de consommateurs, comme le souligne M. VEH SIEHI JULIEN. Dans cette optique, la Nouvelle Parfumerie Gandour présente la gamme Citro Clear, à base d’extrait de citron, reconnue pour son pouvoir régénérant et nourrissant, idéale pour clarifier et unifier le teint tout en offrant une belle originalité à la peau. Elle propose également le dentifrice White Up, à base de charbon actif et de menthe fraîche, qui garantit des dents parfaitement blanches et une meilleure protection bucco-dentaire. Enfin, la gamme comprend des pures essences de parfum sans alcool Touch, où une seule touche suffit pour obtenir un parfum intense, fort, frais et de longue durée, a-t-il ajouté. Au-delà de tout propos, la Nouvelle Parfumerie Gandour a été ravie de coiffer les nouvelles mariées et d’offrir aux couples les gammes Citro Clear. De plus, elle a permis aux jeunes couples de s’équiper en leur faisant gagner, par tirage au sort, des cadeaux tels que des motos Djakarta, des lits, des coiffeuses, des armoires, des salons complets, des réfrigérateurs, des humidificateurs, des ventilateurs, des tapis pour le salon, des lampadaires solaires, des mini-chaînes, des postes de télévision, des glacières, des bouteilles de gaz, des tables à manger, ainsi que des paniers surprises pour femmes. Au total, 91 lots étaient mis en jeu pour les 150 jeunes couples nouvellement mariés, parmi lesquels 91 ont été les heureux gagnants. Les lauréats des gros lots sont le lot n°15, une moto Djakarta, a été remporté par le couple Mamadou Keïta et Ramata Diarra, et a été remis par Jules Simpara de l’Universelle Beauté, le lot n°16, un salon complet comprenant des fauteuils et une table basse, a été récupéré par le couple Batoumani Simpara et Djénéba Simpara, avec la remise effectuée par le Maire Ousmane Baye Simpara. Pour le lot n°17, une chambre complète comprenant un lit, une armoire et une coiffeuse, a été remportée par le couple Youba Diarouma et Fatoumata Diarra, et remis par le Préfet Siaka Kanté. Les deux premiers couples à faire leur entrée dans la cour de la mairie ont chacun reçu un ventilateur rechargeable solaire. De plus, la 1ère Adjointe au Maire, Coumba Kouyaté, surnommée N’Deye, a également reçu un ventilateur rechargeable solaire en reconnaissance de son engagement dans la célébration des mariages au cours des différentes éditions. Dans cette même dynamique, nos autorités locales, les responsables des services techniques présents ainsi que les agents de sécurité

Rencontre des acteurs de la communication : Les incompréhensions dans la corporation dissipées

Bamako, 16 mai (AMAP) L’atelier d’échanges et de partage des acteurs de la communication s’est terminé, jeudi, à Banankoro, sur le sentiment que des incompréhensions qui pourraient exister dans la corporation se sont dissipées et aussi de s’inscrire dans une dynamique de régulation rigoureuse du secteur, a constaté l’AMAP sur place Le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré, qui de présidence la clôture a estimé que « les fruits ont tenu la promesse des fleurs parce que les objectifs visés par le département en charge de la Communication en organisant cet atelier d’échanges et de partage entre les acteurs de la communication ont été largement atteints » Si l’on s’en tient, ne serait-ce qu’à l’opportunité qu’ont eu les animateurs du secteur de « crever l’abcès ». Un autre motif de satisfaction reste » la qualité des présentations et le niveau élevé des débats, parfois passionnés, mais sans laisser transparaitre un quelconque signe d’énervement », a dit M. Touré. Les travaux ont été sanctionnés par une trentaine de recommandations, notamment : réguler le secteur de la presse et celui des médias/réseaux sociaux, organiser une rencontre exclusivement sur la liberté de presse pour les acteurs de la communication et accélérer la dépénalisation du délit de presse (un participant qui a le sens de la dérision explique qu’il faut sanctionner le journaliste au niveau du portefeuille et non l’envoyer en prison). Eduquer et former aux médias et au numérique dès le secondaire, exiger un traitement impartial de l’information, mettre en place un mécanisme de financement public durable pour les médias et organiser les états généraux de la presse figurent aussi parmi les recommandations. La rencontre de trois jours a permis de faire un check-up des difficultés de collaboration entre acteurs des médias conventionnels et ceux des réseaux sociaux et de s’inscrire ensemble dans une dynamique de complémentarité, notamment en définissant les rôles et responsabilités de chacun. De nombreuses préoccupations ont été débattues au cours de l’atelier et souvent suivies de propositions réalistes. Au troisième et dernier jour de l’atelier, le conseiller technique au département en charge de la Communication, Gamer Dicko, a fait une intéressante communication sur « Le rôle de l’État dans la réglementation et la régulation des médias». Il a fait un survol de quelques concepts, notamment la liberté de presse et celle d’opinion, tout en expliquant qu’aucune liberté ne se donne, mais s’acquiert plutôt à la suite de combat. Le journaliste-communicant s’est étendu sur les textes qui régissent la presse. Il a fait un long développement des contenus de ces lois et décrets, portant sur le régime et délit de presse, la répression de la cybercriminalité ou relative aux services privés de communication. Dans sa communication, chaque participant a eu son content d’informations et de précisions. Le secrétaire général a salué la qualité des échanges et la forte mobilisation qui a été marquée par des contributions riches et variées. Pour Alkaïdi Touré, la participation massive des acteurs de la communication explique leur « attachement au service d’une communication efficace et efficiente. » Alkaïdi Touré a. aussi, souligné, succinctement, l’attachement du ministre de la Communication et du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à l’amélioration des conditions d’exercice des acteurs des médias. BD/MD (AMAP)  

Dissolution des partis politiques : Le monde agricole informé des motivations et perspectives

Bamako, 15 mai (AMAP) Les acteurs du monde rural se sont retrouvés jeudi après-midi au Mémorial Modibo Keïta pour échanger sur le décret n°2025-0339/PT-RM portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique au cour d’une rencontre coprésidée par les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. L’objectif était d’expliquer les raisons de cette décision, ses implications politiques et juridiques, ainsi que les perspectives pour le pays. Selon le ministre Youba Ba, cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes politiques issues des Assises nationales de la refondation (ANR) et du Dialogue inter-Maliens. Il a souligné qu’elle vise à assainir l’espace politique en réduisant le nombre de partis, en revalorisant le statut de l’opposition, et en interdisant le nomadisme politique. Le ministre a rappelé que cette décision découle des consultations nationales tenues jusqu’en avril 2025, ayant recommandé, entre autres, l’abrogation de la loi de 2005 sur les partis politiques et celle de 2015 sur l’opposition, la suppression du financement public des partis, et la révision de la Charte de la transition. Il a précisé que la dissolution n’est pas une abolition du multipartisme, mais une étape vers une nouvelle législation plus adaptée. Pour sa part, Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis et répondre aux attentes du peuple malien. Il a appelé les participants à relayer la bonne information afin de bâtir un Mali uni et prospère. MS/MD (AMAP)  

Mali: Le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal mis route

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a lancé jeudi, le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal (AREN) lors d’un atelier organisé par la société Particip GmbH, en partenariat avec le ministère chargé  de l’Education nationale. Le Programme AREN vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements formel et non formel dans au Mali. Il bénéficie du soutien financier et technique de la Coopération suisse. Sa mise en œuvre est assurée par Particip GmbH dans les Régions de Sikasso, Bougouni, Koutiala (Sud), Mopti, Bandiagara, Douentza (Centre), Tombouctou et Taoudénit (Nord). Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré que le Programme AREN « vise également à mettre en place un système fonctionnel de gestion des enseignants prenant en compte la situation de crise sécuritaire et sanitaire et garantissant une répartition équitable des enseignants selon les besoins des écoles. » Cette rencontre, en présence du directeur du Programme AREN, Johannes Edelmann, et du chef de la coopération suisse, Jean-Michel Limat, a permis de lancer le portail de l’enseignement normal qui correspond à une somme d’innovations techno-pédagogiques majeures. Les activités du Programme AREN porteront sur la formation initiale et continue des maîtres de l’enseignement fondamental et des animateurs de l’éducation non formelle, la gestion du personnel enseignant et la formation des formateurs. Amadou Sy Savané a assuré que ce programme est « en parfaite cohérence avec la vision des hautes autorités (de notre pays) et des engagements internationaux auxquels le Mali a souscrits.) MD/MD (AMAP)

Éduction des enfants : Le programme pluriannuel de résilience phase 2 lancé

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministère l’Education nationale, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’Unicef) a officiellement lancé, jeudi, le Programme pluriannuel de résilience (PPR) phase2, en anglais Multi-Year Resilience Program (MYRP), en faveur de l’éducation en situation d’urgence au Mali. Ce programme vise à répondre, de manière intégrée, aux défis de l’éducation dans les zones touchées par les conflits, l’insécurité et les catastrophes naturelles. Il est financé pour environ 12 milliards de Fcfa par le Fonds des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence, dénommé Education cannot Wait (ECW). Le chargé de mission du département de l’Éducation, représentant le ministre, Banna Moussa Bakhaga, qui a présidé la cérémonie, a souligné que ce programme « intervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle affectant gravement l’accès à une éducation de qualité, sûre et inclusive pour des milliers d’enfants. » Banna Moussa Bakhaga a ajouté qu’« il repose sur trois piliers fondamentaux, notamment l’accès équitable et inclusif à une éducation de qualité pour tous les enfants et jeunes, surtout les déplacés et ceux vivant avec un handicap. » S’y ajoute l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage et le renforcement de la gouvernance et de la résilience du système éducatif. Selon lui, ce programme couvrira plus de 260 000 enfants et adolescents dans les régions les plus touchées, à savoir Mopti (Centre), Gao, Tombouctou, Ménaka et Kidal (Nord). Le représentant du ministre a fait noter que ce programme reflète un partenariat fort, basé sur la solidarité, la redevabilité mutuelle, et l’ambition commune de construire un avenir meilleur pour chaque enfant. Et d’ajouter : « il n’est pas seulement un appui à l’éducation en situation d’urgence, mais c’est un levier stratégique pour la paix, la stabilité et le développement durable. Il garantira à chaque enfant un environnement d’apprentissage sûr et protecteur. » Pour sa part, le représentant du Parlement des enfants a expliqué que l’inclusion scolaire est un mot qui peut sembler compliquer mais facile à comprendre. Pour Mama Sabé, chaque enfant, peu importe ses différences, doit avoir la chance d’apprendre et de jouer avec ses camarades et d’être pleinement accepté par eux. Il a déclaré que chaque enfant à quelque chose d’unique à offrir. « S’ils sont ensemble, ils peuvent apprendre des uns des autres et grandir ensemble. » Le représentant du parlement des enfants a affirmé que ce programme pluriannuel de résilience « est une belle opportunité pour aider à faire en sorte que toutes les écoles soient un endroit où chacun peut s’épanouir » « Grâce à ce programme nous pouvons mettre en place des activités adaptées, former les enseignants et sensibiliser tous les élèves à l’importance de l’inclusion », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que chaque enfant mérite de se sentir aimé, écouté, respecté « et l’inclusion scolaire est un pas important vers cela. » Le Représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a martelé que « cet engagement collectif marque la poursuite d’un programme et représente une promesse faite à chaque enfant de pouvoir apprendre, rêver et construire son avenir, même en temps de crise. » Pierre Ngom a ajouté que le MYRP phase 2 s’inscrit dans la vision du Programme décennal de développement et de l’éducation (Prodec 2), qui a pour objectif de garantir à 200 000 enfants, âgés de 3 à 18 ans, un accès équitable à une éducation de qualité d’ici 2027. Ngom a précisé que c’est dans ce cadre que l’Unicef se tiendra aux côtés de ses partenaires pour la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires. Il a, par ailleurs, insisté sur la formation des enseignants, la distribution de matériels éducatifs et de kits de dignité, la mobilisation communautaire pour la scolarisation des filles, le soutien financier aux ménages vulnérables, ainsi que le développement d’alternatives d’apprentissage, y compris la formation professionnelle pour les adolescents. « Et, aussi, prévenir l’abandon scolaire et assurer la continuité des apprentissages en contexte d’urgence », a-t-il dit. AS/MD (AMAP    

Mali : Lancement des travaux d’urgence pour le pont de Woyowoyanko et de prévention des inondations à Bamako

Bamako, 15 mai 2025 (AMAP) Le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a lancé des travaux d’urgence pour réhabiliter l’ouvrage de Woyowoyanko, sur la RN 5, en Commune IV de Bamako, et prévenir les inondations dans la capitale, après des dégâts causés par les pluies diluviennes de 2024. Ces initiatives s’inscrivent dans la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de transports et du Désenclavement (PNTITD). Le pont de Woyowoyanko, artère vitale reliant Bamako à Sébénicoro, a subi de graves dommages lors des inondations de 2024, qui ont provoqué 79 cas de sinistres dans la capitale et affecté 88 000 ménages à l’échelle nationale. « L’année dernière, ce pont est devenu totalement inaccessible, empêchant même les secours d’intervenir », a rappelé le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, lors d’une visite sur le site. Pour répondre à l’urgence, un pont métallique provisoire de 45 mètres, de type Mabey, sera construit, tandis qu’un nouvel ouvrage hydraulique et une voie bitumée de 6 km, conformes aux normes de l’UEMOA, sont prévus à terme. Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe nationale en août 2024 et activé la composante d’intervention d’urgence (CERC) du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale à hauteur de 43 milliards de Fcfa. Ce plan inclut la réhabilitation des infrastructures et le renforcement des capacités de la Protection civile. Par ailleurs, un budget de 2,66 milliards de Fcfa, cofinancé par l’État et la Banque mondiale, est dédié au curage de 131 073 mètres de collecteurs et 235 365 mètres de caniveaux en 2025, soit une hausse de 26,9 % et 3,91 % par rapport à 2024. À Sabalibougou Courani, des travaux de curage de siphons secondaires et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons ont débuté le 29 avril 2025, pour un coût de 150 millions de Fcfa, financé par le budget national. « Ces travaux réduiront considérablement le temps d’évacuation des eaux vers le fleuve Niger », a assuré Madina Sissoko, ministre des transports et des infrastructures. La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, a souligné l’importance de l’engagement citoyen. « Les inondations sont aggravées par l’obstruction des caniveaux par les déchets solides. J’exhorte les citoyens à éviter de jeter des ordures dans les ouvrages d’évacuation »,-a-t-elle dit. Un concours inter-quartiers de salubrité, lancé le 5 avril 2025, vise à sensibiliser les populations de Bamako et Kati. Le Premier ministre a, également, annoncé des mesures structurelles, comme la construction d’une unité de transformation des déchets pour pallier l’encombrement de la décharge de Noumoubougou. « Derrière les inondations, il y a un problème de recyclage. Transformer les déchets en gaz ou en électricité offrira une solution durable », a-t-il affirmé. Les études techniques, élaborées par un comité d’experts, ont été transmises à la Banque mondiale le 6 mai 2025. Un Plan de gestion environnemental et social (PGES) est en cours d’élaboration, tandis que le recrutement de l’entreprise et du bureau de contrôle des travaux est imminent. Cependant, les emprises du projet sont obstruées par une ligne haute tension, des propriétés privées et des déchets, un recensement des propriétés par le ministère de l’Urbanisme, est en cours. « Sous le leadership du président Assimi Goïta, nous voulons faire de la saison des pluies 2025 un moment de vitalité, pas une menace », a conclu Abdoulaye Maiga, tout en recitant des prières pour les victimes des inondations de 2024. Les autorités appellent à une mobilisation collective pour garantir la résilience de Bamako face aux défis climatiques. OS/MD (AMAP)

Confédération AES : Vers l’harmonisation des procédures douanières pour un commerce fluide et sécurisé

  Bamako, le 15 mai (AMAP) Les Directeurs généraux (DG) des douanes des trois pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont en conclave à Bamako, du 13 au 16 mai 2025, pour harmoniser les procédures douanières pour un commerce fluide et sécurisé dans l’espace, a constaté l’AMAP. La réunion des DG des douanes de l’espace AES a été précédée par les travaux des experts qui se sont planchés sur les conclusions et recommandations de la précédente rencontre des responsables de l’administration douanière tenues à Niamey, au Niger, en juillet 2024. Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette séance, la rencontre de Bamako permettra d’évaluer l’état d’exécution des recommandations formulées lors des premières rencontres. Il s’agit, également, entre autres, « de statuer sur les orientations des ministres de l’Économie et des Finances de la Confédération AES lors de leur rencontre au Mali sur l’harmonisation des textes juridiques en matière de libre circulation des personnes et des biens dans notre espace communautaire; d’analyser et diagnostiquer les conclusions des travaux des experts; surtout, d’examiner les avant-projets des textes dont le Code des douanes et les règles d’origines de la Confédération, l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers, le Tarif extérieur commun (TEC) et différentiel ». « Les Directeurs généraux des douanes, les Etats et les peuples de la Confédération des Etats du Sahel comptent sur leurs administrations douanières pour une nouvelle douane des peuple, pour leur développement à l’harmonisation des procédures…», a insisté le ministre Sanou. Le Directeur général des douanes du Burkina Faso, le colonel Adama Ilboudo, a expliqué que ce sont des réflexions stratégiques qu’ils mènent sur la base d’orientations données par les trois chefs d’Etat de la Confédération AES « pour nous permettre de bâtir une Confédération sur le plan juridique et technique. Mais, surtout, pour faciliter la circulation des marchandises, des biens et des personnes dans le volet douanier. « Parce que nos douanes ont ces compétences et toute intégration commence d’abord par une facilitation des échanges », a-t-il soutenu. Le Directeur général des douanes du Niger, le colonel Amadou Maman Djimrao, a abondé dans le même sens « d’une meilleure intégration au sein de la  Confédération à travers l’harmonisation des procédures douanières. » OD/MD (AMAP)

Décrue des cours d’eau : Un constat amer

Par N’Famoro KEITA        Bamako, 15 mai (AMAP) L’an dernier, les eaux du fleuve Niger avaient débordé pour remplir les rues et les maisons de certains quartiers de Bamako et ses environs. Mais ces derniers mois, la réalité était tout autre. La tendance pourrait s’inverser avec l’hivernage qui arrive Actuellement, le niveau des cours d’eau connaît une baisse substantielle sur toute l’étendue du territoire. Face à cette situation hydrologique, le déstockage des retenues des barrages de Sélingué-amont et de Manantali-amont se poursuit. Ces informations sont données par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) à travers ses bulletins hebdomadaires. La même source informe que les hauteurs d’eau observées en mi-avril sont supérieures à celles de l’année dernière. En général, le tarissement vertigineux des cours d’eau durant ces dernières années est préoccupant et alertant. Famadi, habitant de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, affirme que l’assèchement du fleuve Niger dépasse son entendement. À l’en croire, cela fait deux décennies que les riverains n’ont pas constaté une telle baisse du niveau d’eau du fleuve qui traverse la capitale de long en large. Sitan, mère de 4 enfants, renchérit qu’elle est venue dans ce quartier en 2000 après son mariage, elle n’a jamais vu le fleuve Niger tarir de la sorte. Plusieurs personnes corroborent le constat de nos deux interlocuteurs. Naturellement, la décrue des cours d’eau n’est pas un constat étonnant pendant la saison sèche. Mais quand elle s’accélère, elle peut engendrer des défis environnementaux et alimentaires. Selon les spécialistes du climat, ce phénomène est induit par le changement climatique. Le météorologue Bakari Mangané, chargé des prévisions et alertes météorologiques à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), nous édifie sur le phénomène. Selon le spécialiste, il y a des périodes où l’écoulement est très rapide, surtout en temps de forte chaleur, où le coefficient d’infiltration est très élevé. Il ajoute que le coefficient de l’évapotranspiration provoqué par des grands vents se manifeste à la surface des cours d’eau. Le phénomène est aussi dû à l’augmentation globale mondiale de la température, ce qui favorise l’accélération de ces deux coefficients. Il y a également des pratiques néfastes qui affectent les cours d’eau, tel que le dragage. Cette activité aurifère est en train de mettre les points d’eau en péril et la faune aquatique en danger. Pour remédier à ce problème très sérieux, Bakari Mangané pense qu’il faut communiquer et sensibiliser les populations. « Les gens doivent prendre conscience de la protection de notre environnement, veiller à la bonne santé des cours d’eau, construire des mini-barrages pour capter l’eau», soutient-il. MISE EN VALEUR DES COURS D’EAU – Lors de la mission de supervision du plan de campagne agricole 2025 du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans la Région de Bougouni, les éleveurs et les pêcheurs ont beaucoup sollicité la mise en valeur des cours d’eau, en créant des points de stockages du liquide précieux à travers le pays. Selon leur explication, ceci permettra d’éviter la perte de ce potentiel généré par l’hivernage et qui s’étiole considérablement pendant la saison sèche. La stagnation des cours d’eau favorise l’agriculture, surtout les cultures maraîchères. Mais cette année, assure le directeur national adjoint de l’agriculture, les nappes souterraines ont été bien alimentées en eau suite à la bonne pluviométrie de l’hivernage passé. De ce fait, la décrue n’a pas eu d’effet négatif sur la culture de contre saison (céréales et légumes), explique Ousmane Camara. Et d’ajouter que l’abondance des eaux souterraines renforce les possibilités d’irrigation pour répondre aux besoins des cultures. Donc, la campagne de contre saison s’est déroulée dans des conditions favorables, avec une bonne disponibilité en eau qui a permis de mettre en place les cultures. Selon le bulletin de suivi des activités de contre saison à la date du 15 avril de la DNA, les céréales ont été cultivées sur 36.960 hectares, soit 64,92% des objectifs, les cultures maraîchères ont occupé 104.098 hectares, soit 107,31% des objectifs. Ce qui explique le fait que la décrue dans les zones de culture de contre saison n’a pas affecté la campagne. NK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 mai 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE Secrétaire général adjoint du Gouvernement : Monsieur Yamoussa DIARRA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Beijing (République populaire de Chine) : Monsieur Bakary DIAKITE, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Directeur général de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali : Monsieur Ibrahim Ahamadou TOURE, Economiste. Directeur général du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises Industrielles : Monsieur Secou TRAORE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HÔTELIÈRE ET DU TOURISME Chef de Cabinet : Monsieur Nohan SOW, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur privé. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique, le Gouvernement a institué, par le Décret n°05-074/P-RM du 1er mars 2005, un Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur Privé en vue de l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Aux termes de l’article 2 dudit décret, le Cadre de Concertation est composé du Conseil de Coordination du Développement du Secteur Privé et du Modérateur de la Concertation Etat/Secteur Privé avec pour mission de développer le dialogue permanent et d’instaurer un cadre de partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. L’application du décret instituant le Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur privé a révélé de nombreuses insuffisances qui ont entravé la bonne exécution de sa mission. Aussi, le Conseil Supérieur du Secteur Privé, créé par la Loi n°2011-088 du 30 décembre 2011 portant loi d’Orientation du Secteur privé, à travers son Secrétariat technique permanent, prend en charge l’essentiel des attributions du Modérateur de la Concertation Etat/Secteur privé. Cette loi met ainsi un terme aux fonctions du Modérateur et de toutes autres structures qui lui sont rattachées. En tenant compte du contexte économique, il est opportun de procéder à l’abrogation du Décret n°05-074/P-RM du 1er mars 2005 portant institution d’un Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur privé. Cette abrogation permettra d’adapter les structures de Concertation Etat/Secteur privé aux réalités économiques et institutionnelles en vue de l’amélioration de la compétitivité des entreprises nationales. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres :                                     . de la réalisation de la 3ème édition de l’émission « Malikura Taasira ». Face à une guerre informationnelle livrée par certains Etats et médias à notre pays pour ses choix de souveraineté en matière de défense et de sécurité, de partenaires stratégiques, de politiques de refondation de l’Etat ainsi que pour ses options économiques, le Gouvernement a initié l’émission «Malikura Taasira», 3ème édition. L’objectif de cette émission est d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur l’action gouvernementale dans tous les domaines de la vie publique, durant les 6 derniers mois. `. de la Présentation du projet de Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026 au Conseil National de Transition. La présentation, au Conseil National de Transition, du projet de Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, pour examen et adoption, constitue la phase ultime de son approbation. A cette occasion, les membres du Gouvernement, le Secrétaire Général du Gouvernement, le Commissaire à la Sécurité alimentaire, le Vérificateur Général et les Directeurs des Services centraux et rattachés, ainsi que les Présidents des Autorités Administratives Indépendantes relevant de la Primature sont invités à accompagner le Premier ministre, Chef du Gouvernement à cet évènement majeur. La présentation du projet de Plan d’Action aura lieu le 16 mai 2025 et les débats sur le document sont programmés pour le 19 mai 2025. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune rurale de Dabia, Région de Kayes. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi « Le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ». Le Conseil communal de la Commune rurale de Dabia, Région de Kayes se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment, l’absentéisme chronique des membres du bureau communal et leur l’implication dans la survenance de l’éboulement d’une mine d’exploitation artisanale, les défaillances constatées dans le suivi des plans d’occupation du sol, l’occupation illégale du domaine public immobilier de l’Etat et la rupture dans la fourniture des services sociaux de base aux populations. Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal. A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, le Conseil communal de la Commune rurale de Dabia est dissous conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres :