Kangaba: Consultation publique du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL
Kangaba, 30 mai (AMAP) L’Etude d’Impacts Environnemental et Social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL a Diourka – nord, commune rurale de Nouga cercle de Kangaba, était au centre de la Consultation publique tenue jeudi, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro chef-lieu de la commune rurale de Nouga , a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du 2ème adjoint du préfet du cercle, Drissa Konaré en présence des représentants des légitimités traditionnelles et des forces vives des villages de Danga et Tombola. Dans le but de se conformer à la réglementation en vigueur, la Société JIN YUAN SARL a contracté un consultant indépendant, spécialiste en évacuation environnementale pour mener l’Etude d’Impacts Environnemental et Social de son projet. Le consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, contracté par la société a expliqué de fond en comble les objectifs de la société et les objectifs de l’Etude. Les objectifs de la société constituent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’Import et l’Export, et le BTP. Quant à l’Etude, son objectif général consiste à identifier et à évaluer les impacts environnementaux et socioéconomiques positifs et négatifs du projet d’exploitation de la petite mine d’or à Diourka-nord. Il s’agit spécifiquement, de prévenir la dégradation de l’environnement et la détérioration de la qualité du cadre de vie des populations suite aux activités de la petite mine d’or, d’intégrer les enjeux liés aux changements climatiques, de réduire et ou réparer les dommages causés à l’environnement par l’apparition des mesures d’atténuation, de compensation ou de correction des effets néfastes issus des activités de la petite mine d’or. Il s’agit également d’optimiser l’équilibre entre le développement économique, social, culturel et environnemental dans le processus de réalisation du projet, de faire participer les populations et organisation concernées aux différentes phases du développement du projet, de mettre à la disposition du département en charge la gestion de l’environnement (Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable) des informations pertinentes pour la prise de décision et d’élaborer un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale des activités de la petite mine d’or. Au terme de la rencontre, le représentant de l’exécutif local a invité les populations des deux villages à prôner l’entente et la solidarité pour tirer le meilleur profit de la petite mine d’or de Diourka-nord qui a une superficie de 25 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)
Le Mali mise la coopération public-privé pour stimuler l’économie et répondre aux besoins fondamentaux
Bamako, 29 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, ce jeudi, à la Primature, la sixième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé dont il a souligné l’importance pour répondre aux préoccupations des acteurs économiques et sociaux, a constaté l’AMAP. « Notre objectif est de nouer un partenariat fécond entre les secteurs public et privé pour une prise en charge effective des préoccupations de chaque partie prenante », a déclaré le Chef du gouvernement. Le Premier ministre a salué l’engagement des participants, notant que leur présence massive témoigne de « l’intérêt grandissant pour la nouvelle dynamique créée ». Cette rencontre, visant à consolider le partenariat pour le développement économique et social du Mali, a permis d’évaluer les avancées des plans d’action et d’aborder les défis structurels, notamment en matière d’investissement et d’infrastructures. Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées significatives : sept des quatorze mesures du plan d’action pour les besoins fondamentaux des populations sont exécutées, quatre sont en cours, et trois restent en attente. Par ailleurs, un plan de réformes structurelles de l’économie a été adopté, et les préoccupations du secteur privé sont prises en compte par les ministères concernés. PRIORITES AUX BESOINS ET A LA CROISSANCE ECONOMIQUE – Le général Maïga a appelé à maintenir cette dynamique pour atteindre les objectifs fixés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, notamment dans la satisfaction des besoins élémentaires et l’apaisement du climat social. « Je vous exhorte à un examen approfondi et à des débats ouverts, dans un esprit de fraternité et de respect mutuel », a-t-il insisté, soulignant l’importance d’une croissance économique durable et réductrice de pauvreté. Le Premier ministre a également réitéré l’appel aux acteurs du secteur privé pour garantir l’approvisionnement en denrées de première nécessité, en intrants agricoles de qualité, et pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Confédération des États de l’AES. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a mis en lumière les obstacles à l’investissement, notamment les coûts élevés de l’électricité et les insuffisances des infrastructures de base. « Le coût de l’électricité explose les charges d’exploitation des usines, qui fonctionnent souvent sur des groupes électrogènes », a-t-il expliqué. Il a illustré ses propos par l’exemple du secteur du ciment, où ramener le prix de la tonne en dessous de 90 000 Fcfa mettrait en péril les unités de production.« Sans infrastructures de base et des réformes structurelles, il sera très compliqué d’attirer les investissements », a-t-il ajouté. Moassadeck Bally, président du Conseil national du patronat malien (CNPM), a abondé dans ce sens, pointant le manque d’énergie comme un frein majeur. « Certains investisseurs, comme Diamond Ciment Mali, passent au solaire, mais les fours à clinker ne peuvent pas fonctionner ainsi », a-t-il déclaré, exprimant ses doutes sur une baisse des prix du ciment face à ces contraintes. Le ministre Diallo a insisté sur la nécessité de réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, renforcer la base productive et favoriser les investissements. « Ces réformes, proposées par le secteur privé et intégrées dans une matrice, permettront de consolider l’économie pour une émergence du Mali dans les cinq à dix prochaines années », a-t-il affirmé. Il a également évoqué des mesures souveraines, comme l’interdiction d’exporter certaines matières premières agricoles (arachides, soja, sésame) pour garantir leur disponibilité aux industries locales. Le Premier ministre a conclu en saluant l’adoption unanime par le Conseil national de Transition du Plan d’action du gouvernement 2025-2026. OS/MD (AMAP)
Journée internationale des musées : Les jeunes s’imprègnent du rôle des musées
Bamako, 29 mai (AMAP) Le Conseil international des musées (ICOM-Mali) a organisé, jeudi, une conférence-débat à la Faculté d’histoire et de géographie sur le thème : « L’avenir des musées au sein des communautés en constante évolution» et dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des Musées (JIM). L’évènement est organisé par ICOM-Mali, en partenariat avec le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, la Faculté d’histoire et de géographie. Elle était animée par Dr Samuel Sidibé, président d’honneur de ICOM-Mali, ancien directeur général du Musée national du Mali et Modibo Bagayoko spécialiste en patrimoine et gestion du Projet de l’UNESCO. Le Conseiller technique au ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Dr Mamadou Cissé, représentant le ministre, qui a présidé la cérémonie officielle, a exprimé sa satisfaction pour le choix de la thématique qui cadre avec la vision du département, en cette Année de la culture, décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. « La JIM est une opportunité pour lancer un appel solennel aux institutions culturelles et numériques innovantes ou conduire des campagnes de proximité pour mettre en avant le rôle essentiel des musées dans un monde en pleine mutation », a dit M. Cissé. Il a ajouté que les musées sont des espaces de préservation et de valorisation des biens culturels matériels et immatériels. « Ils (lesmusées) participent activement à la création de communautés durables et inclusives. Le thème de cette année s’aligne sur les trois objectifs de développements durables (ODD) à savoir soutenir les économies locales, en créant des opportunités d’emploi et en proposant des programmes éducatifs qui autonomisent les communautés, encourager la créativité et en adoptant les avancées technologiques, le développement urbain durable en agissant comme des pôles culturels qui favorisent l’inclusion, la résilience et la préservation du patrimoine culturel. Les conférenciers ont tous soutenu le rôle des musées dans le développement de la communauté, leurs impacts dans la cohésion sociale, la lutte contre le chômage des jeunes et son rôle dans la protection de l’environnement. Il s’agissait pour les conférenciers d’attirer l’attention des jeunes sur l’importance des musées dans la promotion socio-économique et culturelle de la communauté. Dans sa communication, Samuel Sidibé a tout d’abord exprimé sa satisfaction de voir en face de lui des jeunes pour échanger sur le rôle des musées ausein de la communauté. Il a souhaité éclairer les jeunes sur le Conseil international des musées et ses attributs dans le développement du patrimoine culturel et les institutions muséologiques. C’est un forum des professionnels qui donnent leur avis sur les grandes préoccupations des musées. Depuis 1997, chaque année, le 18 mai, ICOM célèbre la JIM Et il urge de sensibiliser le public universitaire sur l’importance des musées en tant qu’espace d’échange culturel, d’enrichissement des cultures et développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples. Il a invité les jeunes à s’investir pour faire des musées une opportunité de s’épanouir et participer à la promotion de son environnement. Pour sa part, M. Bakayoko a mis l’accent sur le rôle des musées dans la formation et l’apprentissage des jeunes. Il a, aussi, parlé de l’importance des musées dans les mutations technologiques et sociales ainsi que leur contribution dans la cohésion sociale, en qualité de gardien du passé. Etaient présents le vice-doyen de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako, Dr El hadji Ousmane Boré, Baba Keita de l’UNESCO, spécialiste du patrimoine culturel, Plusieurs enseignants chercheurs et étudiants ainsi quedes professionnels du musée ont assisté à la conférence-débat. AS/MD (AMAP)
Mali Digital Awards 2025 : C’est parti pour la fête du numérique au cœur du développement
Bamako, 29 mai (AMAP) La 5ᵉ édition des Mali Digital Awards (MDA) a commencé, jeudi, sous le thème : « Transformation digitale et industrialisation inclusive : Le Pari de l’Afrique », après l’ouverture officielle par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a annoncé la Cellule de communication de la Primature. « Les Mali Digital Awards constituent un levier de développement économique, d’autonomisation des jeunes et d’insertion professionnelle dans un monde en perpétuel changement », a déclaré Ada Ouologueme, coordinatrice de l’événement. Elle a souligné que les MDA récompensent les Maliens dont l’engagement contribue à l’essor du numérique dans le pays. Pendant trois jours, des conférences, ateliers et débats exploreront des thématiques clés telles que le financement des entreprises numériques, l’intégration des jeunes femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la cybersécurité et le développement web. Dans son allocution, le Premier ministre a affirmé : « Le numérique est un levier de transformation, d’inclusion et de souveraineté pour notre pays. » Il a rappelé l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui, le 22 juin 2024, à Sikasso, a déclaré : « La digitalisation de l’Administration publique est un vecteur essentiel de développement et de modernisation des services publics. » Cette vision s’est concrétisée avec le lancement, le 19 juillet 2024, de la digitalisation des moyens de paiement de l’État. « Cette initiative envoie un signal fort à la jeunesse malienne, à notre diaspora et au monde : le Mali est debout, tourné vers l’avenir et prêt à jouer sa partition dans l’Afrique digitale », a ajouté le chef du gouvernement. Il a encouragé les initiateurs à transformer leurs idées en solutions concrètes. « Nous continuerons à investir dans l’infrastructure numérique, à soutenir les écosystèmes d’innovation, à renforcer les compétences digitales des jeunes et à simplifier l’environnement des affaires pour les start-up et entrepreneurs technologiques », a promis Abdoulaye Maiga. Le Premier ministre et le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration ont été distingués pour leur engagement en faveur du numérique au Mali. OS/MD (AMAP)
Mali : La fête de l’Aïd El Kebir sera célébrée le 6 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes)
Bamako, 29 mai (AMAP) La célébration de la fête de Tabaski aura lieu le vendredi 06 juin 2025 et non le samedi 07 juin, « sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé, ce jeudi, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes dans un communiiqué. Cette décision fait suite à la confirmation de l’observation du croissant lunaire dans le Cercle de Koro, Région de Bandiagara (Centre), le 27 mai 2025, bien que la Commission nationale d’Observation de la Lune n’ait relevé aucun sighting ailleurs. Le communiqué ajoute que « toutefois, il ressort des témoignages de certains fidèles musulmans du cercle de Koro, région de Bandiagara, que le croissant lunaire a été aperçue dans ladite localité » Au regard de la convergence de ces témoignages, le ministère chargé des Affaires religieuses, « après avis favorable de la Commission nationale d’observation de la lune, porte à la connaissance de la communauté musulmane du Mali que conformément à la Charia islamique, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba kalo a débuté au Mali, le mercredi 28 mai 2025. » « Par conséquent, la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ est fixée au vendredi 06 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national, au lieu du samedi 07 juin comme précédemment annoncé.» MMD/OS/MD (AMAP)
Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : La Commission de rédaction rencontre la presse
Bamako, 29 mai (AMAP) Le président de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, Ousmane Issoufi Maïga, a rencontré, ce jeudi 29 mai 2025 à la Maison de la presse, les médias, pour leur permettre de mieux informer les populations, a constaté l’AMAP. Ousmane Issoufi Maïga a, ainsi, fait le point d’étape des travaux de la commission « afin d’offrir une opportunité de dialogue, d’échange, de donner et de recevoir » Selon l’ancien Premier ministre, le projet sur lequel la commission travaille a pris de l’envergure. « Le texte a pris la forme que nous lui avons voulu. Nous prenons en compte tous les fruits des consultations effectuées », a-t-il fait remarquer. Il s’agit de faire comprendre que la finalité du travail est de proposer au Chef de l’État, et à travers lui le peuple malien, une nouvelle architecture de paix, de sécurité, de réconciliation, de cohésion sociale et de vivre ensemble. On rappelle que la mission de la commission de rédaction est d’élaborer le projet de texte de la Charte devant constituer un document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. D’ici le 30 juin prochain, selon son président, la Commission de rédaction bouclera une année de ce processus, certes complexe, mais exaltant quand il s’agit de concourir à mettre en place une nouvelle architecture de paix et de réconciliation nationale au Mali. La rencontre a enregistré la présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, et plusieurs membres de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation. SS/MD (AMAP)
Rencontre des ministres de la Justice de l’AES à Bamako : Sur le chantier de l’harmonisation et de l’uniformisation des droits
Bamako, 29 mai (AMAP) La réunion des ministres en charge de la Justice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), a débuté, ce jeudi, à Bamako destinée à permettre aux trois ministres « d’engager la réflexion autour des solutions à l’échelle de la Confédération, en mettant l’accent sur un droit harmonisé », a constaté l’AMAP. « Cette réunion met l’accent sur un droit harmonisé voire unifié avec une institution judiciaire commune bénéficiant d’une coopération et d’une entraide judiciaire efficace », a déclaré le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, lors de la cérémonie d’ouverture. Et de poursuivre : « les réalités juridiques et judicaires de ceci, à l’échelle de notre espace commun, doivent être évaluées, analysées à la lumière de faits concrets pour les adapter au nouveau contexte et aux enjeux en faveur du développement social et économique auquel aspirent nos populations. » Le chef du gouvernement a précisé que « la réponse judiciaire pénale dans un cadre harmonisé ou unifié, tout en étant un prolongement de l’action militaire, contribuera à renforcer la visibilité des efforts déployés par nos États dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme. » « Notre Confédération est confrontée au terrorisme, au financement du terrorisme, au blanchiment de capitaux, à la prolifération des armes et d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Ces difficultés nous incitent à réfléchir sur la mise en commun de synergie d’actions et de moyens efficaces dans tous les secteurs qui concourent à la lutte contre ces fléaux », a estimé le Premier ministre. En décidant le 06 juillet 2024 de créer la Confédération des Etats du Sahel (AES), après la signature le 16 septembre 2023 de la Charte créant l’Alliance des États du Sahel (AES), « nos trois chefs d’État, ont traduit en acte concret les aspirations profondes de nos peuples qui partagent les mêmes réalités historiques, socio-culturelles, géographiques et qui font face aujourd’hui aux mêmes défis qu’est la double lutte contre le terrorisme et l’impérialisme », a rappelé le ministre de la Justice du Burkina Faso, Edissa Rodrique Bayala. Pour accompagner cette dynamique salvatrice, il a estimé que « le rapprochement voire l’uniformisation de nos systèmes juridiques et judiciaires hérités du colon est indispensable. Pour harmoniser, il faut poser le diagnostic, réfléchir sur les issues possibles afin de soumettre aux plus hautes autorités de la Confédération des pistes de solution », Il a ajouté : « La présente rencontre constitue, donc, un cadre idéal de réflexion afin que le droit soit au service de la marche radieuse du peuple de l’AES, la souveraineté, la dignité et la prospérité. » « L’expertise avérée de ceux qui sont chargés de concevoir les piliers sur lesquels l’édifice de la justice de notre espace confédéral sera bâti, selon le ministre de la Justice du Niger, Alio Daouda, ainsi que la pertinence des thématiques choisies, laissent croire, à juste titre, que notre entreprise sera un franc succès. » Notamment sur des thématiques sur « l’uniformisation du droit de la confédération de l’AES, les modalités de création d’une Cour commune de justice spécialisée, renforcement de la coopération judiciaire, l’harmonisation des textes régissant les professions libérales du secteur de la justice, l’harmonisation des concepts de statistiques, d’indicateurs judiciaires et pénitentiaires, le renforcement des capacités en ressources humaines », a-t-il conclu. Cette cérémonie d’ouverture a enregistré, également, la présence des membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique. MMD/MD (AMAP)
Des opérateurs économiques se forment sur le Centre d’expertise technique des Douanes
Bamako, 29 mai 2025 (AMAP) Des opérateurs économiques maliens ont participé, jeudi, à une journée de renforcement de capacités sur le Centre d’expertise technique (CET), à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a constaté AMAP. La journée a été organisée à l’initiative du CCIM, dont le président, Madiou Simpara, a présidé l’ouverture, pour permettre aux partenaires privilégiés de la douane que sont les opérateurs économiques, les déclarants, les commissionnaires en douanes, d’être outillés sur la mission du CET. Le représentant du directeur général des douane, le colonel-major Oumar Cissé, a adressé ses remerciements aux responsables du CCIM pour « cette initiative salutaire, qui témoigne de (leur) volonté constante de contribuer au développement de notre économie à travers un partenariat constructif avec l’administration des douanes. » Le colonel-major Cissé a précisé que l’institution du CET « s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de sécurisation de notre système douanier, en particulier à travers deux leviers essentiels à savoir : la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et le scanning systématique à leur arrivée sur le territoire national. » « Des reformes, récemment consacrées par un projet de décret adopté par le gouvernement, traduisent notre ambition commune de rendre plus fluide, plus transparente et plus efficace la chaine logistique nationale, tout en luttant fermement contre la fraude, la sous-évaluation et les pratiques illicites qui affectent nos recettes douanières », a dit le colonel Cissé. Avant de rappeler que le rôle des opérateurs économiques, dans ce processus, est fondamental. « Le CET est un nouveau service de la douane du Mali qui consiste à effectuer des opérations d’analyse de risques portant sur l’intention d’importation et sur tous les documents obligatoires annexes, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a expliqué le formateur Abdel Kader Bocar Maiga. «Le CET effectue, également, les opérations d’analyse de risque sur les documents commerciaux fiscaux, avant l’arrivée des marchandises et procède au scanning à l’arrivée sur le territoire, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a ajouté M. Maiga. ST/MD (AMAP)
Secteur minier : L’ITIE face aux réformes du secteur minier
Bamako, 29 mai (AMAP) L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)a tenu son 8ème comité de supervision sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga qui préside ce comité. Cette session avait pour objectif de passer en revue l’effectivité de la mise en œuvre des recommandations de 2024 et d’analyser, en vue d’orientations fortes, les perspectives qui s’offrent au Secrétariat permanent et au ministère des Mines, en 2025. Le président du comité, le chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, a déclaré que cette session du Comité de supervision, instance suprême de mise en œuvre du processus ITIE au Mali, se tient dans un contexte particulier. En effet, elle « intervient à un moment où plusieurs dynamiques majeures structurent le secteur extractif malien. » Il a d’abord souligné « la volonté du gouvernement d’assainir le secteur minier en luttant contre la corruption, notamment à travers la mise en place d’un cadastre minier performant et moderne. » Ensuite, Abdoulaye Maiga a évoqué les réformes institutionnelles en cours, qui visent à assurer une application adéquate du Code minier de 2023 ainsi que de la loi relative au Contenu local. Par ailleurs, il a rappelé que le Conseil d’administration de l’ITIE internationale a récemment confirmé la conformité du Mali à la norme ITIE, en lui attribuant un score de 67 points, à la suite d’une évaluation ciblée. C’est dans cette dynamique que le Conseil d’administration de l’ITIE a formulé des mesures correctives, dont la mise en œuvre permettra d’améliorer significativement ce score. Ces mesures portent, entre autres, sur l’amélioration de la divulgation des licences et contrats miniers, une gestion plus rigoureuse du cadastre minier l’intégration des données du secteur artisanal dans le périmètre ITIE. Mais également sur le renouvellement et l’inclusivité du collège de la société civile ainsi que l’élaboration d’un plan de travail pluriannuel fondé sur des priorités stratégiques. Toujours selon le Premier ministre, « c’est pour répondre à ces exigences que le gouvernement du Mali a déjà entrepris plusieurs actions concrètes. » Il s’agit, notamment, de la relecture des textes de création des organes de mise en œuvre de l’ITIE, de réformes structurelles du cadastre minier pour une gouvernance plus efficace et de l’engagement de la Société civile dans un processus de renouvellement de son collège au sein du Comité de pilotage. En plus, a dit le chef du gouvernement malien, « ces efforts se traduisent par des avancées notables, telles que la levée partielle de la suspension de la délivrance des titres miniers, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’action triennal du Comité de pilotage, ainsi que la production en cours du rapport ITIE 2024, incluant les données du secteur minier artisanal ». Ainsi, ces actions traduisent une forte volonté politique de répondre de manière concrète aux mesures correctives issues de la dernière validation. Enfin, pour Abdoulaye Maiga, au terme d’une année 2024 particulièrement dynamique, cette session du Comité de supervision constitue une occasion stratégique. Elle permettra, d’une part, de faire le point sur l’état d’exécution des recommandations issues de la septième session et, d’autre part, d’informer les membres des innovations proposées dans le cadre de la relecture des textes. Il sera également question de présenter les grandes lignes des rapports ITIE 2022-2023. « Cette session élève le débat à un niveau stratégique, en renforçant l’ancrage des principes de transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives du Mali » a-t-il conclu. AC/MD (AMAP)
Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025
Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche. Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)

