Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : L’ex directeur de cabinet de la Présidence, Mahamadou Camara, poursuit sa déposition devant la Cour

Bamako, 11 juin (AMAP) L’ex directeur de cabinet de la Présidence de la République, sous feu Ibrahim Boubacar Keita (IB), avec rang de ministre, Mahamadou Camara, a expliqué, ce mercredi matin, à la barre de la session spéciale de la Cour d’assises,  le rôle de M. Sidi Mohamed Kagnassi dans le cadre du contrat de fourniture d’équipements militaires entre l’Etat du Mali et la société Guo Star Sarl. Dans cette « affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », M. Camara est accusé de faux et usage de faux en écriture, en délivrant un mandat exclusif à l’homme d’affaires, Sidi Mohamed Kagnassi, A la sixième journée du procès, l’accusé a fait savoir, devant la Cour dont les audiences se tiennent à la Cour d’appel de Bamako, que le mandat qu’il a donné à M. Kagnassi, sur « instruction verbale » du président de la République d’alors, feu Ibrahim Boubacar Keita, « est régulier. » Selon M. Camara, Sidi Mohamed Kagnassi a été mandaté pour identifier des partenaires qui pourront fournir des équipements militaires dont les besoins ont été exprimés par les autorités d’alors. Il a ajouté que M. Kagnassi avait un rôle de facilitateur. Auparavant, au début de l’audience du jour, les avocats des deux témoins absents au procès, ont informé la Cour les raisons de l’absence de leur client. Il s’agit respectivement de l’ex Premier ministre, Oumar Tatam Ly, actuellement au Canada et l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré, lui aussi, actuellement en Île Maurice. L’audience du 5 mai avait commencé par la demande de la défense de faire comparaitre M. Ly et son ex-ministre délégué chargé du Budget, au moment des faits, Madani Touré. D’après l’avocat de la défense, le premier a été destinataire initial de la lettre d’intention du contrat d’achat de l’avion présidentiel alors que le second a été associé par ampliation. L’accusée a, aussi, soutenu que la comparution de ces deux personnalités est cruciale, car elle pourrait même « inverser les responsabilités ».  « Je sortirai frustrée de ce procès si je n’ai pas eu la chance de me confronter à ces deux personnalités », a déclaré me Bouaré Fily Sissoko. Dans son réquisitoire, le procureur général, Kokè Coulibaly, a expliqué avoir fait toutes les diligences pour faire comparaitre ces deux personnalités, « sans succès. » Il a qualifié cette demande de la défense de manœuvre « dilatoire », ajoutant que ces deux personnalités ont déjà été entendues dans le dossier. Après s’être retirés pour statuer sur la question, les membres de la Cour ont ordonné la poursuite du procès tout en assurant que les dispositions seront prises pour faire comparaitre ces personnalités citées dans le dossier. ST/MD

L’Hôpital du Mali rend hommage à la 29e mission médicale chinoise et accueille la 30e

Bamako, 11 juin (AMAP) La 29e équipe de la Mission médicale chinoise a été décorée, lundi à l’Hôpital du Mali, au cours d’une cérémonie de départ et l’accueil officiel de la 30e équipe, indique un communiqué publié, mercredi, par le ministère de la Santé et du Développement social. « L’amélioration de la santé des communautés est une préoccupation majeure pour l’État malien », a déclaré la médecin-colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social. La ministre a salué « la fidélité et le professionnalisme des employés maliens et chinois de l’hôpital », tout en soulignant les résultats impressionnants de l’équipe sortante : 27 426 consultations externes, 6 070 séances d’acupuncture et 580 explorations fibroscopiques réalisées entre avril 2022 et aujourd’hui. Elle a, également, mis en avant leur contribution au redémarrage de la radiothérapie, grâce à l’envoi d’un physicien senior et à la formation de plusieurs professionnels maliens en Chine. « Au nom du résident de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », elle a exprimé la gratitude du Mali envers le président chinois Xi Jinping et le peuple chinois pour leur soutien inconditionnel depuis le début de la coopération sanitaire en 1968. » Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, de soutien technique et de partage d’expériences entre les deux pays. Répartis selon leurs spécialités dans les services de l’Hôpital du Mali, les membres de la mission ont travaillé main dans la main avec les spécialistes locaux. La cérémonie a été ponctuée par la remise de diplômes honorifiques et de présents à la 29e équipe dirigée par le docteur Xu Xiaoping, en guise de reconnaissance nationale pour leur engagement. La 30e équipe médicale, dirigée par le docteur Sang Xudong, compte 23 membres – un de plus que la précédente – avec l’arrivée notable d’un physicien médical pour renforcer l’unité de radiothérapie. OS/MD (AMAP)

Forum International de la Diaspora : l’Union européenne soutient l’initiative malienne

Bamako, 11 juin (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a reçu, mardi, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Thomas Eckert, dans le cadre des préparatifs du Forum International de la Diaspora (FID), a appris l’AMAP sur la page Facebook du ministère. « Le Forum est une excellente initiative qui peut renforcer les liens entre la diaspora et les acteurs du développement au Mali », a déclaré Thomas Eckert, à l’issue de l’audience. Cette rencontre de haut niveau a permis d’aborder les défis migratoires mais, surtout, de mettre en lumière les ambitions du FID. Prévu dans les prochaines semaines, ce forum se veut un espace de dialogue, de réflexion et de partenariats pour mieux orienter les investissements de la diaspora malienne, estimés à près de 700 millions de francs CFA chaque année. Actuellement concentrés dans le secteur informel, ces fonds pourraient, selon le ministère de tutelle, être canalisés vers des projets structurés, porteurs et durables. Le FID réunira ainsi des représentants de la diaspora, des opérateurs économiques, des institutions financières, des ambassades, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le ministre Mossa Ag Attaher s’est félicité de l’engagement de l’UE et du soutien affirmé de ses partenaires pour une diaspora pleinement impliquée dans la dynamique de développement national. OS/MD (AMAP)

26ème édition de la Quinzaine de l’environnement : Les femmes ministres et parlementaires au Mali mettent en débat la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes 

Bamako 11 juin (AMAP) « La gestion des terres dégradées et la lutte pour l’autonomisation des femmes dans un contexte de terre dégradée, permet une meilleure gestion et restauration des sols, renforce la sécurité alimentaire et contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales », a déclaré, mercredi, à Bamako, la conseillère technique du ministère de l’environnement, Mme Aïssata Cissé. Mme Cissé, qui intervenait lors d’une conférence–débat sur le thème : « La gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes », organisé par le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires au Mali (REFAMP), a ajouté que « les femmes sont souvent les premières à identifier les problèmes en leur donnant un accès sécurisé à la propriété foncière et de ressources. » « Elles peuvent contribuer à la mise en œuvre des pratiques agricoles durables, l’autonomisation des femmes permet une diversification des sources de revenues notamment par la promotion de l’entrepreneuriat féminin », selon la conseillère technique au département chargé de l’Environnement. A sa suite la présidente du REFAMP, Mme Maïga  Sina Damba, avec à ses côtés la représentante du Conseil national de Transition (CNT), Mme Kadiatou Barry, a indiqué que « l’autonomisation des femmes peut permettre une adaptation plus efficace aux effets du changement climatique. » « Notre combat consiste à encourager l’adoption de pratique agricoles plus respectueuses de l’environnement et plus productives », a-t-elle ajouté. La gestion durable des terres est une approche, selon Mme Maiga, « vise à utiliser les ressources terrestres de manière à répondre aux besoins actuels tout en préservant leur potentiel pour les générations futures ». Le REFAMP est, également, engagé dans « l’équité et la justice sociale, l’autonomisation des femmes contribue à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes. Ces inégalités sont souvent au cœur des problèmes liés à la dégradation des terres et à la pauvreté. » « Nous pouvons affirmer que l’autonomisation des femmes est essentielle pour lutter contre la dégradation des terres, car elle favorisera la résilience des communautés rurales et contribuera au développement durable », a fait savoir, Mme Maïga. La présidente du REFAMP a souligné qu’il « est temps de prendre conscience de l’inefficacité des pratiques agricoles non durables, de l’exploitation excessive des terres, sources d’épuisement des sols. » Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la 26ème édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif d’ouvrir le débat autour de la thématique de la « la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes ». Il s’agit afin de renforcer l’information, la sensibilisation et l’éducation autour des deux thématiques retenues pour les deux journées de l’Environnement : la Journée mondiale de l’Environnement (le 5 juin) et la Journée internationale de la lutte contre la désertification (le 17 juin). MMD/MD (AMAP)

Mali : Lancement d’une formation de formateurs pour renforcer l’employabilité des jeunes

Bamako, 11 juin 2025 (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présidé, le 10 juin 2025, au Centre de formation professionnelle de Sénou, l’ouverture d’une session de formation de 40 formateurs dans le cadre du Programme régional de formation professionnelle (PROFOR), annonce un communiqué du département en charge de l’Emploi. « Cette formation s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer les conditions de vie des Maliens à travers une meilleure employabilité », a déclaré la ministre citée par la même source. Organisée du 10 au 12 juin 2025 sous le thème « Renforcement des capacités didactiques et pédagogiques », cette session vise à doter 40 formateurs, issus de centres publics, privés et d’établissements techniques, de compétences en conception de séquences pédagogiques. Ce programme s’appuie sur un partenariat avec la Haute école fédérale de la formation professionnelle (HEFP) de Lausanne, en Suisse, représentée par Sophie Murat. Cette dernière a salué la formation préalable de sept formateurs maliens à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, qui encadrent désormais cette session. La ministre a rappelé les objectifs du Plan d’action du gouvernement 2025-2026, visant à former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs et à placer 1 700 autres déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage. « Ces initiatives ambitionnent de renforcer la compétitivité des entreprises et de réduire le chômage », a dit Mme la ministre. Elle a exhorté les formateurs « à faire preuve de rigueur et les participants à s’impliquer activement. » Le président du Conseil d’administration du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) et le représentant de la mairie de la Commune VI, Modibo Coulibaly, étaient présents à la cérémonie qui s’est conclue par la remise de certificats aux sept formateurs maliens formés à Grand-Bassam. OS/MD (AMAP)

Mali : Le Premier ministre préside une réunion clé sur la digitalisation de l’Administration (Communiqué)

Bamako, 11 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mardi, à la Primature, une réunion du Comité de pilotage de la digitalisation de l’Administration, marquée par la présentation d’un logiciel de gestion de l’état-civil et du Projet de système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), a appris l’AMAP de source officielle. « Ces initiatives traduisent la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour une administration moderne et efficace », a déclaré le Premier ministre cité par un communiqué de la Primature. Le logiciel de gestion de l’état-civil, développé par l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil, en collaboration avec le Centre de traitement des données de l’état-civil (CTDEC), vise à faciliter l’identification, la production et l’authentification des actes de naissance, de mariage et de décès à travers une application destinée aux structures de santé et à l’état-civil. Cette initiative, présentée lors de la réunion, s’inscrit dans la mission de sécurisation électronique des données administratives. La seconde présentation a porté sur le SIGRH, un projet visant à optimiser la gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales. Les discussions ont abordé l’état d’avancement de l’interconnexion au serveur du SIGRH, l’installation de la fibre optique et du réseau local dans les services concernés. Le Premier ministre a salué la qualité des travaux réalisés par les experts, annonçant une prochaine présentation au Chef de l’État. Ces avancées, soutenues par le président de la Transition, sont présentées comme illustrant l’engagement du gouvernement à moderniser l’Administration malienne pour une meilleure efficacité et transparence. OS/MD (AMAP)

Tabaski : Après la fête, la gueule-de-bois et la galère

Par Moussa M. Dembélé Bamako, 11 juin (AMAP) Les lendemains de fête laissent un arrière-goût amer dans… le portefeuille que le compte en banque, pour ne pas dire un état de gueule-de-bois financier !!! La fête de Tabaski, l’un des événements religieux les plus budgétivores pour les chefs de famille, en particulier, n’échappe pas à la règle du réveil douloureux et du retour à la réalité du quotidien. Comme des lendemains qui déchantent un peu ou beaucoup, après les victuailles de la célébration, beaucoup ont de la peine à joindre les deux bouts, surtout si la fête arrive au début du mois, comme ce fut le cas, le 6 juin 2025. Si certains s’endettent pour passer la fête, d’autres se contentent simplement du peu qu’ils ont. Après la fête, les arguments sont diversement partagés. Rencontré ce lundi 9 juin 2025, aux environs de 14 heures, à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako, Lamine Doucouré est vendeur ambulant d’accessoires de téléphone. Articles sur le bras, la fatigue sur le visage, il n’a rien vendu depuis le matin. Selon, lui, les clients n’ont plus d’argent, car ils viennent de faire de grosses dépenses lors de la fête de Tabaski. « Pas de temps à perdre maintenant. Nous venons de dépenser tout qu’on avait à l’occasion de la fête. C’est pour cette raison que, depuis le lendemain de la fête, j’ai repris mon activité », confie-t-il. Avant d’ajouter que la fête a été célébrée dans un moment difficile. « Les gens n’avaient pas d’argent mais malgré tout, ils se sont efforcés pour faire face aux dépenses », explique-t-il. DES INQUIETUDES – Lassina Diarra, vendeur de friperies à Magnambougou, en Commune VI du district de Bamako, abonde dans le même sens que notre précédent interlocuteur. « Après la fête, c’est la galère. Pour nous retrouver financièrement, il nous faut plus d’un mois. Le commerce est une chaîne. Les clients doivent avoir de l’argent pour acheter. Quand ils sont dans des difficultés financières, nous les commerçants, nous le ressentirons automatiquement », dit-il. « J’ai fait trop de dépenses cette année lors de la fête. Je suis parti au village avec mon épouse. À cela s’ajoute d’autres dépenses imprévues. La vie à Bamako coûte déjà chère, s’il faut ajouter d’autres problèmes financiers, ce sera compliqué », s’inquiète Ibrahim Diallo, commerçant au Grand marché de Bamako. Ceux qui s’endettent pour fêter, sont souvent dans l’impasse. Ils ont du mal à payer les dettes contractées. Un fonctionnaire, qui a requis sous l’anonymat, nous explique les difficultés financières auxquelles il fait face après la fête. « Le seul espoir de revenu régulier pour un fonctionnaire, c’est son salaire. Pendant les fêtes, cet argent ne suffit pas pour les dépenses. C’est pour cette raison, qu’on s’endette. Cette année, j’ai pris une dette que je dois rembourser pendant de trois mois. Ce qui va impacter sur d’autres projets en cours », dit avec une pointe de regret dans la voix. Certains pensent que célébrer une fête ne nécessite pas d’aller au-delà de ses moyens mais plutôt faire en fonction de ses capacités financières. En tout cas, c’est ce qu’avance Siaka Diamoutènè, enseignant de collectivité. « C’est l’une des fêtes de Tabaski les plus difficiles de l’histoire. L’insécurité grandissante plus la pauvreté, auxquelles s’ajoute la cherté de la vie. J’ai fêté avec mes maigres moyens en évitant de m’endetter. Car la fête passe, mais les dettes restent », a -t-il conclu. MMD/MD (AMAP)

Symposium national de l’ONG Join For Water dans le cadre du 26e édition de la Quinzaine de l’environnement  

Bamako, 10 juin (AMAP) L’ONG Join For Water « Protos » a organisé, mardi, à Bamako, un symposium national, en partenariat avec l’ambassade de Belgique, sur le thème : « La sécurité de l’eau et la résilience climatique : restaurer les écosystèmes, lutter contre la pollution pour un accès durable à l’eau », a constaté l’AMAP. Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif de « créer un cadre national déchange et de sensibilisation sur les enjeux de la sécurité de l’eau. » Dans son allocution, le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement, Moussa Diarra, a précisé que « ce symposium se veut être un espace de réflexion collective, de dialogue inclusif et de partage d’expériences entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la Société civile, les communautés locales et les chercheurs. » « Dans un contexte de changement climatique, l’eau devient plus rare, plus vulnérable inégalement répartie entre les territoires. À cela, s’ajoute une pollution alarmante, en particulier la pollution plastique, qui contamine les cours d’eau, dégrade les écosystèmes aquatiques et compromet les usages agricoles et domestiques de l’eau », a ajouté M. Diarra qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Le secrétaire général du département de l’Environnement, a, ensuite, souligné que face à « cette situation d’urgence, il est impératif d’agir pour restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la gouvernance de l’eau, protéger les bassins versants, lutter contre les pollutions émergentes et construire une résilience socio-économique durable. » Par ailleurs, Moussa Diarra a rappelé que, depuis 2022, le programme « Protéger et consommer l’eau pour une meilleure résilience autour de Bamako » a permis la restauration de plus de 85 hectares de forêts et de terres agricoles, la formation de près de 1 000 agriculteurs pour une pratique agricole durable et à la gestion des infrastructures hydrauliques, ainsi que la sensibilisation de plus de 6 000 élèves en éducation environnementale. Pour sa part, coordinatrice-pays de Join For Water, Mme Bintou Traoré, a indiqué que ce forum est un cadre initié par l’ONG « et ses partenaires pour mettre en relief les problématiques liées à la sécurité de l’eau. » Elle a indiqué que la journée sera marquée par des présentations d’experts sur les enjeux de la pollution, l’accès à l’eau et le changement climatique, des partages d’expériences locales et des témoignages. Mais également, un panel traitera de la problématique de l’accès liée à l’eau. Mme Traoré a aussi rappelé que « Join For Water est une ONG internationale belge, expérimentée dans la gestion de l’eau, dont la vision est de garantir le droit à l’eau pour aujourd’hui et pour les générations futures. » « Pour cela, nous développons des solutions innovantes et durables sur la protection et l’utilisation équitable des ressources en eau », a fait savoir Bintou Traoré. Enfin, elle a expliqué que le programme 2022-2026 de Join For Water est mis en oeuvre dans trois communes du Cercle de Kati, structuré autour de quatre résultats intersectoriels, qui contribuent à l’atteinte de huit objectifs de développement durable. De son côté, l’ambassadeur de Belgique au Mali, Patrick Deboeck, a souligné que son pays, ses partenaires de développement et l’humanité sont fiers de leur partenariat de longue date avec le Mali pour relever les défis liés à l’eau, à l’environnement et au climat. Il a ajouté : « le programme repose sur les besoins des communautés maliennes, afin de renforcer leurs capacités de résilience et d’adaptation aux effets du changement climatique. » MMD/MD (AMAP)

Mali : Présentation du logiciel de gestion de l’état civil et du projet de système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH)

Bamako, 11 juin (AMAP) Le logiciel de gestion de l’état-civil et le projet de système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) des fonctions publiques de l’état et des collectivités territoriales ont été présentés mardi au Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye Maiga, a constaté l’AMAP. Ces deux logiciels présentés lors d’une réunion par le comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, s’inscrivent dans le cadre de la digitalisation de l’administration prônée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le logiciel de gestion de l’état civil et le système de gestion intégré des ressources humaines SIGRH procurent de nombreux avantages à en croire les experts. Près de cinq mois après sa création, l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil développe en relation avec le centre de traitement des données de l’état civil (CTDEC), une application destinée aux structures de santé et à l’état-civil. Cette action s’inscrit dans le cadre de sa mission d’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état-civil à savoir naissances, mariages et décès. La deuxième présentation du jour a concerné le projet de système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’Etat et des collectivités territoriales SIGRH. Les échanges ont porté sur l’état d’exécution des travaux d’interconnexion au serveur du SIGRH, l’état d’exécution des travaux d’installation de la fibre optique et du réseau local au niveau des services gestionnaires des ressources humaines. Le chef du Gouvernement a, pour sa part, félicité les experts pour la qualité des différentes applications avant leur présentation au président de la Transition  les tous prochains jours. KM (AMAP)  

Curage des collecteurs et caniveaux à Bamako : La ministre chargée de l’Environnement inspecte les sites de Dianéguéla et Missabougou

Bamako, 10 juin (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, s’est rendue, lundi, sur les sites de Dianéguéla et Missabougou, en cours de curage, pour s’assurer de l’évolution des travaux. « Nous sommes venus voir si les entreprises respectent leurs engagements. Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire », a déclaré la ministre chargée de l’Environnement. Mme Tangara Mariam Doumbia a indiqué que les entreprises ont promis de boucler les travaux avant le délai requis. Elle a mis en garde les populations contre les branchements anarchiques dans les collecteurs. Et a insisté que ces ouvrages ne sont pas faits pour recevoir des ordures, encore moins les branchements d’eaux usées. Elle a annoncé que des convocations sont en cours de distribution aux contrevenants, avec une phase de sensibilisation préalable à toute répression. La ministre était accompagnée par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), Niarga Oulé Dembélé, et des responsables des entreprises prestataires. La visite s’inscrit dans le cadre des activités de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement. Lancés le 15 mai dernier, les travaux de curage des collecteurs et caniveaux vont durer deux mois et demi. À ce jour, le chantier de Dianéguéla affiche un taux d’exécution de 22 %. Celui de Missabougou est plus avancé, atteignant 80 %. En 2024, la ville de Bamako a enregistré 79 cas d’inondations selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), soit un niveau inédit lié à des précipitations exceptionnelles et à l’obstruction des caniveaux par les déchets. Face à cette situation alarmante, le gouvernement a mobilisé plus de 2,6 milliards de Fcfa pour le programme de curage 2025 dans le District de Bamako. L’objectif est d’améliorer l’évacuation des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et protéger les populations. Le programme de curage 2025 bénéficie du soutien financier du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale et le Budget spécial d’investissement (BSI). Il prévoit, 131.073 ml de collecteurs à curer pour un coût de 1,24 milliard Fcfa contre 90.865 ml l’année dernière. S’y ajoute le curage de 235.365 ml de caniveaux contre 210.306 ml en 2024, pour un coût de 1,12 milliard Fcfa et celui de 29.317 ml de caniveaux supplémentaires sur financement BSI pour 300 millions Fcfa. Au total, cela représente une hausse de 26,9 % de la longueur des collecteurs curés et de 3,91 % pour les caniveaux, comparé à 2024. Les déchets extraits seront acheminés vers la décharge finale de Noumoubougou, sous la supervision des bureaux de contrôle. Au-delà du District de Bamako, les opérations de curage concerneront également d’autres localités comme Bla, elle aussi touchée par des inondations en 2024. MS/MD (AMAP)