Kolondièba : La crise du carburant s’annonce

Kolondièba, 1er nov (AMAP) La pénurie d’essence s’annonce à Kolondièba où, depuis vendredi soir, la population commence à s’inquiéter, a constaté l’AMAP. Ce samedi matin, les pompistes de la station SOTRAKA sont à pied d’oeuvre pour satisfaire les clients, pour le moment. L’ approvisionnement se poursuit normalement à la seule station SOTRAKA. NMK/MD (AMAP)

Bamba : Incendie sur le quai, pas de victimes humaines

Bamba, 31 vendredi (AMAP) Un incendie s’est déclaré, vendredi, dans la ville de Bamba (Nord) quand des fûts de carburant entreposées sur le quai ont pris feu dont l’origine n’est pas encore connue, a constaté l’AMAP. Selon les populations, si personne ne peut expliquer la cause du sinistre, tout le monde s’attendait à un incendie en ces lieux, au regard au nombre important de barils d’essence et gaz oil entassés sur le pont. Le site du sinistre est l’endroit où accostaient les bateaux mais présentement réservé aux pinasses. L’incendie a été maîtrisé car plusieurs fûts ont brûlé dans le fleuve et non sur terre. Des enquêtes sont en cours malgré l’absence de l’armée à Bamba où le réseau de téléphonie mobile a été saccagé depuis les attaques de la ville, le 7 septembre 2023. TT/MD (AMAP)      

Mali: L’ancien député de Koutiala, Abdou Agouzer Maïga, liberé par ses ravisseurs

Koutiala, 1er nov (AMAP) L’ancien député malien, Abdou Agouzer Maïga, enlevé le 23 avril 2023, par le groupe terroriste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM/Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), a été libéré, vendredi 31 octobre 2025, par ses ravisseurs. De sources proches de sa famille, il a regagné un de ses domiciles à Bamako. Abdou Maiga avait été enlevé, dans la mosquée où il prie régulièrement, par des hommes armés, il y a de cela deux ans L’opérateur économique et ancien député élu à Koutiala (Sud) sous les couleurs du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), parti de l’ancien Premier ministre Choguel Kokala Maiga, avait été kidnappé par un groupe d’hommes armés à bord d’un pick-up dans sa mosquée à Koutiala. ID/MD (AMAP)

Mali : Ouverture 24h/24 obligatoire des stations-service jusqu’à nouvel ordre (gouvernement)

Bamako, 31 oct (AMAP) Un arrêté interministériel, signé le 30 octobre 2025 par six ministères maliens, impose l’ouverture permanente, 24h/24, de toutes les stations-service et stations de distribution de produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, « jusqu’à nouvel ordre. » « Les établissements visés par le présent arrêté interministériel sont tenus d’être ouverts en permanence, 24 heures sur 24 heures, à compter de sa date de signature et jusqu’à nouvel ordre, pour assurer le ravitaillement des populations » indique le texte. Il vise « à assurer le ravitaillement des populations dans un contexte de forte demande. Les établissements doivent respecter les normes techniques et commerciales en vigueur. Ils sont tenus de communiquer, chaque semaine, aux services du Commerce la situation de leurs stocks, en précisant les quantités réceptionnées et vendues par catégorie de produit. « La vente de carburant en bidons ou autres récipients est formellement interdite, sauf pour alimenter groupes électrogènes et machines à usage professionnel ou domestique, sur présentation d’un justificatif », dit l’arrêté interministériel. Les forces de Sécurité et de Protection civile sont appelées à renforcer la sécurité des sites. L’exécution de l’arrêté est confiée aux directeurs généraux du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, de la Géologie et des Mines, de l’Office malien des produits pétroliers, ainsi qu’aux chefs des directions de la Police, de la Gendarmerie, de la Garde nationale et de la Protection civile. OS/MD (AMAP)

Riyad accueillera le 1er Forum international « BEYOND PROFIT » pour façonner l’avenir du secteur non lucratif

Bamako, 31 oct (AMAP) Riyad, la capitale saoudienne, accueillera, du 3 au 5 décembre 2025, la toute première édition du Forum international Beyond profit qui réunira des dirigeants mondiaux d’organisations à but non lucratif, d’entreprises du secteur privé, de gouvernements, d’organismes de régulation, d’ONG et d’autres acteurs du changement venus du monde entier, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Organisé par le Centre national pour le secteur à but non lucratif (NCNP), l’événement est « conçu comme un catalyseur du dialogue et de l’innovation à l’échelle mondiale (…) mettra en exergue les dernières tendances, technologies et meilleures pratiques qui orientent le secteur non lucratif vers un avenir plus durable et porteur d’impact », indique un communiqué parvenu à l’AMAP. Les principales discussions porteront sur les stratégies de financement, le rôle de l’entrepreneuriat social et de l’innovation dans la création d’emplois, ainsi que sur des études de cas réussies favorisant le développement social et économique. Rassemblant plus de 80 intervenants et 1 500 participants venus du monde entier, le forum réunira des dirigeants d’organisations à but non lucratif, des agences de développement, des institutions internationales, des entrepreneurs sociaux, des chercheurs, des décideurs politiques, des responsables gouvernementaux, de jeunes innovateurs, des spécialistes des données, des institutions financières et des dirigeants en matière de responsabilité sociétale des entreprises, « tous unis par une vision commune d’autonomisation de l’écosystème non lucratif. » « À travers cette diversité de perspectives, le forum mettra l’accent sur les principales stratégies façonnant l’avenir du secteur et encouragera une collaboration intersectorielle renforcée. » Il soulignera, également, l’émergence de l’Arabie saoudite « comme un centre mondial de l’innovation, du renforcement des capacités et de la croissance durable dans le domaine non lucratif. » Le Beyond Profit Forum servira, tout aussi, de plateforme dynamique pour la formation de partenariats stratégiques, l’échange de connaissances et le renforcement de la coopération internationale, garantissant que « les progrès du secteur non lucratif se traduisent par un impact concret aux niveaux local, régional et mondial. » En accueillant « cet événement d’envergure, l’Arabie saoudite réaffirme son engagement envers l’innovation, la durabilité et la collaboration mondiale, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de leadership, de financement et de partenariat qui reflètent la transformation rapide du paysage mondial du secteur non lucratif », écrit le texte. MD (AMAP)

Pénurie de carburant à Bamako : 24 heures pour une goutte d’or noir

Par Anta CISSE Bamako, 31 oct (AMAP) Il est mardi 28 octobre à 10h15 quand je quitte la maison avec mon frère Makan, déterminés à trouver du carburant. La mission s’annonçait simple. Elle durera finalement près de vingt-quatre heures. Dans l’une des stations service de Baco djicoroni Golf, la file s’étend à perte de vue. Des voitures immobiles, des visages aux traits tirés et cette lente avancée, mètre par mètre, puis deux par deux, avant de s’arrêter à nouveau. Les plus impatients n’hésitent pas à se faufiler devant, provoquant parfois des tensions vite apaisées par un mot, un sourire ou un arrangement improvisé. Entre résignation et solidarité, chacun trouvait sa manière de patienter. Vers 13h, les « demi-dieux », comme on surnomme les gérants et les pompistes, annoncent la fin du service, Il n y’a plus de carburant. La station ferme. Soupirs, colère, découragement. Trois heures plus tard, les pompes rouvrent, mais pour peu de temps à 19h, nouveau rideau car les gens, fatigués de les voir remplir des centaines de bidons sous leurs yeux, ont commencé à riposter de peur que l’essence ne finisse avant leur tour. Il est clair que beaucoup passeront la nuit sur place. Ces bidons de 20l seront revendus à 80 000 ou 100 000 FCFA. La nuit tombe, et la station devient un petit village. Certains allument du charbon pour le thé, d’autres sortent du lait ou des biscuits. Quelques-uns dorment dans leur voiture, d’autres sous moustiquaire à même le sol, guettant le moindre mouvement à l’avant de la file. Les feux arrière des voitures deviennent des lueurs d’espoirs, ça avance, un peu, lentement, mais ça avance quand même. Comme on le dirait si bien, l’hospitalité malienne s’est manifestée : des tapis de prière et des bouilloires pour les ablutions sont partagés entre qui voulait prier. Les familles environnantes, elles, laissaient leurs portes ouvertes pour les besoins naturels, un geste simple mais profondément humain. C’est d’ailleurs là, entre deux klaxons et trois bâillements, que j’ai accueilli mon nouvel an et mon anniversaire du 29 octobre. Pas dans une salle de fête, mais dans une voiture, à la recherche d’essence. Vers minuit et demi, tout le monde a compris : impossible de rentrer sans essence au risque de repartir à zéro et passer par pertes et profits l’effort fourni jusque-là. Les liens se créent, la confiance s’installe. On se relaie, on garde la place des autres. Avec mon jeune frère, nous gérons deux véhicules, une pratique devenue courante face à la rareté du carburant. Il rentre vers 23h pour se reposer et revenir plus tard. Épuisée, je décide à mon tour de rentrer, confiant nos deux voitures à un voisin rencontré sur place, pour ne pas perdre place et notre chance d’avancer quand l’occasion se présenterait. À 6h, retour à la station service, prête pour le travail, habillée pour le bureau, essence ou pas, il faudra y aller. Le gérant avait promis une reprise à 6h. Ils le feront mais uniquement pour servir les porteurs d’uniformes qui ont rempli 40 bidons de 20 litres derrières leur pick-up et le gérant a aussi fait de même avec le même nombre devant nous autres curieux, hébétés et impuissants qui faisaient les va et vient à la pompe. Et ce n’est qu’à 8h44 que les pompes se remettent en marche après avoir attendu les forces de l’ordre pour remettre l’ordre, dégager ceux qui tenaient des bidons afin de faciliter la distribution (ceux-ci se sont regroupés devant la boutique « Bonjour » déterminés à avoir leurs bidons remplis. Cachés dans la boutique, ils venaient même réclamer aux pompistes qui leur demandait d’attendre au risque de voir la foule s’énerver à nouveau et de leur demander de quitter l’enceinte de la station. Enfin, le mercredi 29 octobre à 9h44, près de vingt-quatre heures d’attente, le précieux liquide coule dans les réservoirs. Mais impossible de faire le plein. La direction de la station rationne à 10 000 francs CFA par véhicule, pour « donner un peu plus à chacun ». Une règle frustrante, mais compréhensible dans le contexte. Ce jour-là, plus que du carburant, on aura trouvé un peu d’humanité. AC/MD (AMAP)  

Forum national sur la Justice : Le secteur à la loupe

Bamako, 30 oct (AMAP) Les travaux du Forum sur la justice ont démarré ce jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sur le thème : « Pour une justice efficace, transparente et accessible au service du citoyen et de la Nation » et dont l’objectif est de permettre aux participants, durant deux jours, « d’échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la justice », selon les organisateurs. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a rappelé lors de la cérémonie d’ouverture que « la justice représente, aujourd’hui, l’une des aspirations les plus profondes et les plus légitimes du peuple malien. » « En effet, après des années marquées par l’instabilité, les crises sécuritaires, la corruption et l’impunité, les citoyens maliens ont exprimé de façon unanime lors des différentes consultations nationales, leur soif de vérité, d’équité, de justice et de respect de leurs droits fondamentaux », a dit le chef du gouvernement. « La tenue de ce Forum national sur la Justice marque une étape déterminante dans la refondation de l’Etat. Les recommandations, fruits de vos échanges, devront permettre de consolider les importants acquis et moderniser l’appareil judiciaire pour le hisser à la hauteur des enjeux et des défis contemporains », a déclaré Abdoulaye Maiga. A cet égard, le gouvernement veillera, selon le général Maïga, à ce que « les recommandations issues de ce Forum soient examinées avec le plus grand intérêt dans le but de les traduire en actions concrètes pour l’essor et le développement du secteur judiciaire de notre pays. » Il a conclu que ce Forum national de la justice est, assurément, un rendez-vous historique, en cette année déclarée « année de la Culture » pour questionner « nos réalités culturelles, sociales et sociétales dans l’optique d’en tirer des éléments pour renforcer et exprimer notre identité culturelle à travers les différents symboles pouvant caractériser la posture de la justice de notre pays ». Les objectifs principaux du forum, precédé des concertations régionales qui ont posé les bases de la discussion, sont de définir une vision commune du service public de la justice, faire la synergie les actions entre les différents acteurs judiciaires, rendre la justice plus efficace et transparente, intégrer les enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel (AES), renforcer la confiance des citoyens dans le système judiciaire. Les discussions portent sur les conditions de distribution de la justice, la gestion pénitentiaire et la protection des droits de l’Homme, le rôle de la justice dans la paix et la stabilité sociale, le lien entre justice et culture. « Le Forum national sur la justice se tient à un moment charnière marqué par le renouveau de la justice et la refondation de l’État », a affirmé le président de la Commission d’organisation, Aboubacar S, Diarrah. « C’est une époque où notre pays s’est engagé dans un vaste chantier de refondation de l’État où l’institution judiciaire cherche à restaurer et à renforcer la confiance entre elle et les citoyens », a ajouté, le secrétaire général du ministre en charge de la Justice. Il a ajouté que la justice « renait de ses cendres avec un nouveau visage qui se caractérise par des réformes législatives, structurelles, institutionnelles, de gouvernance, générationnelles, atypiques, inédites. » « Le forum national sur la justice, premier du genre financé exclusivement sur le budget  national, regroupera 200 participants, représentant des autorités administratives, le secteur privé, le monde universitaire, les forces vives de la nation et les acteurs judiciaires.», a fait savoir M. Diarra. ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires internationaux.  Lors de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre Abdoulaye Maïga, avait à ses côtés, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux. Mamoudou Kassogué, et le Président de la Cour suprême, Dr. Fatoma Théra. Étaient, également, présents les gouverneurs des 19 régions du Mali, des légitimités traditionnelles et d’autres invités de marque. Le Forum national sur la justice malienne est une grande concertation nationale organisée par le gouvernement malien pour débattre des problèmes fondamentaux de la justice et proposer des solutions pour une justice plus efficace et moderne. Il vise à restaurer la confiance des citoyens, à renforcer le rôle de la justice dans la paix sociale, et à améliorer la gestion pénitentiaire, le tout dans le cadre d’une transition politique en cours sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta. MMD/MD (AMAP)      

Rencontre d’information et de sensibilisation sur la crise des hydrocarbure à Mopti (Centre)

Mopti, 30 oct (AMAP) Les autorités régionales de Mopti (Centre) ont organisé, jeudi, rencontres d’information et de sensibilisation des populations sur la crise des hydrocarbures, dans la salle de conférence du gouvernorat. Les échanges ont mobilisé les forces vives de la région, les opérateurs économiques, les transporteurs, les légitimités traditionnelles, les femmes, les jeunes et les syndicats au centre. Le directeur de cabinet du gouverneur. Mamadou Seydou Diarra, qui a présidé la rencontre, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des victimes de la crise, a indiqué que la réunion vise à donner la bonne information sur la situation générale, les dispositions en cours pour le ravitaillement correct du pays tout entier sans exclusive afin de renforcer la résilience des populations. Elle ambitionne, aussi d’inviter, « les participants à user de leur leadership pour prêcher la bonne information pour une compréhension ppour que les communautés ne tombent dans le piège des détracteurs de notre pays » a-t-il ajouté. Il a livré le message des autorités nationale qui reconnaissent les difficultés des populations et saluent leur résilience dont elles ont démontré. Selon M. Diarra, « cette situation imposée à notre pays par les ennemis de la paix et leurs sponsors n’a d’autres objectifs que de créer la haine entre les populations et entre les citoyens et les dirigeants. » A sa suite, différents représentant de groupes organisés ont, successivement, salué « les efforts en cours et l’initiative des autorités d’informer les populations sur la situation du pays. » Ils ont unanimement réaffirmé leur « soutien indéfectible à la Transition » et se sont engagés « à faire une large diffusion du message reçu. » Les opérateurs pétroliers ont rassuré les autorités régionales de leur « soutien total » et de leur « engagement à respecter les mesures édictées pour atténuer les souffrances des populations. » Les participants ont formulé des prières et des bénédictions pour le Mali. DC/MD (AMAP)

San :  Rencontre de sensibilisation sur la gestion de la crise d’hydrocarbures

San, 30 oct (AMAP) Une rencontre de sensibilisation sur la gestion de la crise d’hydrocarbures dans la Région de San (Centre), s‘est tenue dans la région, ce jeudi, dans la salle de réunion de la préfecture, pour encourager les populations de la Région de San à devenir plus résilientes, plus solidaires face à la pénurie d’hydrocarbures. La rencontre, sous la présidence du directeur de Cabinet du gouverneur, Massa Sangaré, vise aussi à inciter les habitants de la Région de San à adopter des comportements plus économes. Pour M. Sangaré, la crise d’hydrocarbures à laquelle notre pays est confronté, aujourd’hui, « met à rude épreuve l’économie nationale et la cohésion sociale ». En dépit de cette situation, il a rappelé que dans une crise, quelle que soit sa nature, « une leçon est retenue, une opportunité de prendre conscience s’offre. » « Nous devons donc la saisir, a-t-il poursuivi, pour enfin bâtir un avenir meilleur pour nos enfants et pour les générations futures. » « Notre pays a déjà connu des heures sombres. À chaque fois, c’est par la résilience, le courage et la solidarité de notre peuple que nous avons su nous relever », a-t-il ajouté, avant d’ajouter qu’ « aujourd’hui encore, ces valeurs doivent nous guider. » Le représentant du chef de l’exécutif régional a indiqué que « si la résilience voudrait dire le refus de la fatalité, elle nous recommande de puiser en nous la force d’avancer malgré les obstacles qui jalonnent le chemin de la rédemption. » « Nous devons alors faire preuve de patience et de détermination », a-t-il lancé A cet effet, les autorités nationales « sont en train de mettre tout en œuvre pour soulager l’ensemble des populations maliennes afin que cette crise passagère soit un triste souvenir », a dit Massa Sangaré appelant à « l’engagement des uns et des autres. » Au nom des autorités du Mali, l’administrateur civil a invité les populations de la Région à la solidarité, « car ce n’est qu’ensemble que nous pourrions surmonter tous les défis y compris la présente crise. » « Ainsi, l’Histoire retiendra non pas la gravité de la crise que nous subissons aujourd’hui, mais la grandeur du peuple qui l’a traversée avec dignité, honneur et courage. Ce peuple-là, n’est autre que le vaillant peuple du Mali. Ensemble, nous vaincrons toute sorte d’adversité », a lancé l’administrateur civil membre du corps préfectoral. Et de rappeler : « Nous avons, tous, l’impérieux devoir de soutenir notre État dans toutes ses initiatives, surtout en cette période de crise d’hydrocarbures » pour ne pas que les différents secteurs socio-économiques s’en trouvent affectés. La rencontre de San s’est tenue en langue nationale bamanan, conformément à la volonté des autorités. La session a enregistré la participation des autorités administratives et politiques, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État et assimilés, des forces de défense et de sécurité, des légitimités traditionnelles et religieuses et des représentants de la société civile. NC/MD (AMAP)

Mali : Plaidoyer pour la valorisation et le développement du lait local

Bamako, 30 oct (AMAP) Les membres du réseau Mali Missiw nono ont organisé, jeudi, à Bamako, un déjeuner-débat et plaidoyer avec les ministères chargés de l’Agriculture, de l’Elevage et du Commerce en faveur de la valorisation et le développement du lait local équitable et la création de la marque de commercialisation dénommé « Fairema », a constaté AMAP sur place. Les participants ont recommandé, entre autres, de mettre en application le plan d’action de la stratégie par une partie du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA), de respecter les conventions de gestion des terroirs avec l’accompagnement des services techniques et les autres acteurs et actrices, d’assurer la disponibilité du lait en toute période de l’année avec un prix compétitif pour les producteurs, de renforcer la complémentarité entre les ministères chargés de l’Elevage, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce autour de la production et de la valorisation du lait local et équitable, selon le président du réseau Mali missiw nono, Amidou Berthé. Il a rappelé que l’objectif visé, à travers cette rencontre est, de plaider auprès des autorités, notamment les ministères de l’Elevage et de la Pêche, de l’Industrie et du Commerce ainsi que le Conseil national de Transition (CNT) pour leur appui à la création de la marque de commercialisation du lait local et équitable « Fairema ». Selon M. Berthé, « le secteur de l’élevage est l’un des piliers de l’économie malienne derrière l’or et le coton ». « II joue un rôle déterminant dans la production de richesses et la lutte contre la pauvreté », a-t-il affirmé. « La production laitière en est une filière importante avec plus d’un million de tonnes de litre de lait cru local par an alors que les importations de lait en poudre représentent 80 à 90% du marché des consommations de lait au Mali », a dit Amidou Berthé. « Le potentiel laitier national est évalué à plus de 2,55 millions de tonnes de lait, dont 1,12 millions tonnes sont jugées exploitables (Rapport DNPIA 2024) », a indiqué M. Berthé. Pour lui, l’heure est venue d’accorder une attention particulière à la filière lait local et équitable fortement impactée par une concurrence déloyale des poudres de lait ou de substituts de lait aux huiles végétales qui coûtent à l’Etat près de 30 milliards de francs CFA par an. « Ces poudres créent un obstacle réel au développement des filières locales grâce à des importations importantes et croissantes », a dit le président du réseau du Maali Missiw nono. Il a ajouté que la valorisation de la filière lait local permettra de créer de milliers d’emplois et impliquera davantage les femmes et les jeunes dans l’industrie laitière locale et nationale à travers tous les maillons : production, collecte, transformation, commercialisation et consommation et contribuera à la souveraineté alimentaire et à l’équilibre social au Mali. ST/MD (AMAP)