Tominian : Une foire agricole pour stimuler l’économie locale et renforcer la résilience des acteurs
Tominian, 3 juil (AMAP) Une foire aux semences et équipements agricoles, couplée à un atelier B2B, a eu lieu, les 28 et 29 juin 2025, à la Maison du peuple de Tominian (Centre), pour stimuler l’économie locale et renforcer la résilience des acteurs ruraux, a constaté l’AMAP. La rencontre, sous la présidence du sous-préfet de l’Arrondissement de Mafouné, Souleymane Diarra, est soutenue par le Programme agroalimentaire pour la résilience intégrée et le développement économique au Sahel (Pro-ARIDES), vise à renforcer les chaînes de valeur agricoles locales, tout en favorisant l’inclusion économique des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés. Organisée en collaboration avec la Plateforme multi-acteurs (PMA de Tominian), la rencontre a réuni des producteurs semenciers, fournisseurs d’intrants, ménages producteurs, structures de recherche, services techniques, Petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que des représentants des services financiers décentralisés (SFD). Ensemble, ils ont exploré de nouvelles opportunités d’affaires, de collaboration et de renforcement de capacités. Le maire de la Commune rurale de Tominian, Boba Abed Négo Dakouo, dans ses mots de bienvenue, a declaré : « Cette foire nous permet, non seulement de faire connaître nos produits mais, aussi, de nouer des partenariats concrets avec des acheteurs et des services techniques. » Selon le chef du Pro-ARIDES Aboubacar Koné, l’événement s’inscrit dans la dynamique d’un programme régional couvrant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, mis en œuvre par un consortium piloté par SNV, en partenariat avec CARE International, l’Université agricole de Wageningen et le KIT. Le programme est financé par le ministère du Commerce extérieur des Pays-Bas. Il vise à améliorer la résilience des populations rurales face aux multiples crises climatiques, économiques et sécuritaires. Selon lui, « notre Région et, particulièrement, le Cercle de Tominian, regorge de potentialités agricoles et agropastorales : maraîchage, élevage de petits ruminants, cueillette de fruits forestiers, transformation agroalimentaire, entre autres. » « Cependant, ces activités sont encore confrontées à de nombreux obstacles, notamment l’accès limité aux intrants de qualité, au financement, aux équipements adaptés et à l’information sur les marchés », a-t-il fait remarquer. La tenue de cette foire conjointement à l’atelier B2B « constitue une réponse concrète et innovante. Elle a permis, non seulement la promotion de produits et services agricoles locaux mais, aussi, le diagnostic collectif des contraintes majeures qui freinent le développement économique de la région », a-t-il indiqué Le président de la PMA de Tominian, Simon Koné, a félicité le Pro-ARIDES pour l’organisation de cette activité et d’avoir initié et outillé la PMA de Tominian. Il a invité le programme pour plus d’accompagnement en vue de de l’autonomie de la PMA. Le sous-préfet, a ouvert l’atelier et réitéré, « au-delà de cette activité, la pleine disponibilité du gouvernement du Mali en général et du Cercle de Tominian en particulier, à appuyer la réussite de ce programme pour un Sahel plus résilient. » ST/MD (AMAP)
Sikasso : Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel évalue ses réalisations dans la Région
Sikasso, 5 juil (AMAP) Une mission de presse du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) -Mali a effectué, du 29 juin au 3 juillet, une visite des réalisations du projet afin d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis. La mission a concerné plusieurs infrastructures et aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso dont le coût total de réalisation est estimé à plus de 589 166 000 Fcfa. A travers ces visites des réalisations dans ses zones d’intervention, le PRAPS 2–Mali, qui est sous la tutelle du ministère de l’Elevage et de la Pêche, voulait, aussi, organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait, également, de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape, la mission a sillonné les sites de réalisations, du marché à bétail des petits ruminants, en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage. Là, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées, à savoir les présidents des Comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », s’est réjoui le président du Comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché connait une affluence « car il est fréquenté par les clients venant de plusieurs pays voisins, à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. » Le 2ème adjoint au maire de la Commune rurale de Nièna, Mathieu Koné, a adressé ses remerciements au PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a été la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara, à Mamabougou (un village à 6km de Sikasso). Ici également, la présidente du Comité de gestion, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’Interprofession filière bétail-viande de Sikasso, Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme, Mamadou Tangara, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du projet. Dans sa dernière étape, la mission a mis le cap sur la Commune rurale de Kaboïla, précisément le village de Nayérebougou (à 26 km de Sikasso). Ici, aussi, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Egalement, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du Comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a dit merci au PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait de l’investissement. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la Région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré, qui a dirigé la mission. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a assuré que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la Région de Sikasso, trois parcs de vaccination à Sokoura, à Soroblé et à Nayérebougou, des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a, également, soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la Région de Sikasso. Il aidé à engager le financement de sept sous-projets à caractère innovant d’un montant total de 49 millions au profit des Sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a financé 180 Activités génératrices de revenu (AGR) au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de Fcfa. Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) ont été déployées, accompagnées de séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la Région. La mission comprenait aussi de l’assistant communication, Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso), Sékou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso, Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. MFD/MD (AMAP)
Tenenkou : Début de la campagne de distribution de l’azithromycine
Tenenkou, 04 juil (AMAP) La campagne de distribution de l’azithromycine, qui a démarré, ce vendredi, au Centre de santé de Référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), s’étalera du 04 juillet au lundi 07 juillet 2025 et touchera 47 653 enfantsde 1 mois à 59 mois, a constaté l’AMAP sur place. Ce sont 218 agents distributeurs, 42 superviseurs de proximité et 4 superviseurs de district qui ont été mobilisés pour la réussite de cette campagne. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne de distribution qui vise à améliorer et à renforcer la santé des enfants. Tout comme le 2ème adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la cérémonie, devant plusieurs officiels. Il a salué les efforts consentis par les agents de santé dans le district sanitaire de Tenenkou avant d’inviter les leaders communautaires « à se mobiliser et à intensifier la sensibilisation afin que le maximum d’enfants puisse en bénéficier. » Le capitaine Boubacar Sissoko a administré symboliquement la première dose d’azithromycie à un enfant de 24 mois, donnant ainsi le départ de la campagne. Étaient également présents à la cérémonie, le médecin chef du CSREF, le président de la Fédération Locale des Associations de Santé Communautaire (FELASCOM), les représentants des leaders communautaires, des ONG et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)
Kangaba : Journée de promotion de la Mutuelle de santé et l’accès universel aux soins
Kangaba, 04 juillet (AMAP) Les autorités, professionnels de santé, leaders traditionnels, société civile et presse locale se sont réunis le 2 juillet 2025 au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba pour une journée de sensibilisation sur la Mutuelle de santé du cercle, dans le cadre de la stratégie nationale d’extension de la couverture maladie universelle, a constaté l’AMAP sur place. « La réussite d’une mutuelle de santé dépend de l’adhésion massive de la population », ont affirmé les conférenciers de l’Agence malienne de la mutualité sociale (AMAMUS) et de l’Union technique de la mutualité (UTM). Organisée grâce au partenariat entre l’AMAMUS et le projet ARISE KENEYA YIRIWALI, cette initiative vise à présenter la Mutuelle de santé du cercle, expliquer son rôle dans le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) et promouvoir l’accès aux soins pour les populations rurales et du secteur informel. L’État malien soutient trois mécanismes pour garantir des soins de qualité à tous : l’Assurance maladie obligatoire (AMO) pour les travailleurs, le Régime d’assistance médicale (RAMED) pour les indigents et les mutuelles de santé pour le reste de la population. L’événement a mis en lumière la récente mise en place de la Mutuelle de santé du cercle de Kangaba, consolidée par son Assemblée générale constitutive. Les conférenciers ont insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation communautaire pour pérenniser cette initiative. Des témoignages d’adhérents à l’AMO et au RAMED ont renforcé l’appel à une adhésion massive, soulignant les bénéfices concrets de ces dispositifs. SD/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Lancement de la campagne SIAN couplée à l’Azithromycine pour protéger des milliers d’enfants
Kangaba, 04 juil (AMAP) La Semaine d’intensification des activités de nutrition (SIAN), couplée à l’administration d’Azithromycine, a débuté le 3 juillet 2025 dans les 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba (ouest), visant à protéger des milliers d’enfants contre la cécité nocturne et les infections., a constaté l’AMAP. « La campagne SIAN, organisée chaque année par le ministère de la Santé, administre de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois pour lutter contre la cécité nocturne », a déclaré le Dr Moussa Sougané, médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Cette année, l’initiative inclut l’Azithromycine, un antibiotique efficace contre les infections, ciblant 35 927 enfants âgés de 1 à 59 mois. La campagne, qui s’étend du 3 au 6 juillet, concerne 3 266 enfants de 6 à 11 mois et 29 395 enfants de 12 à 59 mois pour la vitamine A. À la veille du lancement, le comité de pilotage s’est réuni pour sensibiliser la population à l’importance de cette campagne. Selon le Dr Sougané, bien que la vitamine A soit intégrée au Programme Élargi de Vaccination (PEV), ces campagnes de masse permettent d’atteindre tous les enfants concernés. Cette initiative, alignée avec les efforts des autres districts sanitaires de la région de Koulikoro, vise à renforcer la santé infantile à travers une approche préventive et curative. SD/OS/MD (AMAP)
Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel : 2e session du comité national de validation des sous projets
Bamako, 04 juin (AMAP) Le Comité national de validation du Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel (PCRSS-Mali) a validé, ce vendredi matin, quelque 92 sous-projets issus de l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC) dans les Régions de Bandiagara, Douentza (Centre) et Tombouctou (Nord). « Nous avons parcouru 92 sous projets repartis entre les secteurs de l’éducation, de l’hydraulique et du domaine agricole. Les régions principalement concernées sont : Bandiagara, Douentza et Tombouctou », a précisé le Coordinateur du PCRSS Mali, Adama Ibrahima Berthé. Il a souligné qu’à l’issue de cette deuxième session, « l’ensemble des sous projets ont été validés, ainsi on pourra passer à la phase suivante du processus, qui est de confier aux communautés elles-mêmes, le processus de recrutements des entreprises pour la mise en œuvre de ces projets qui viennent d’être validés », a-t-il évoqué. Il a précisé que le financement de chacun des projets tourne au tour de plus de 900 millions. « Ces projets amélioreront les systèmes d’hydrauliques villageois, des salles de classe au niveau des différentes localités et des périmètres maraîchers ainsi que des aménagements agricoles », a expliqué M. Berthé. Il a rappelé que ces projets durent cinq ans (2021-2026), financés par la Banque mondiale à hauteur de 54 milliards de francs cfa. Avant d’exprimer sa satisfaction pour la tenue de l’activité, soutenue par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, impliqué de manière totale dans la mise en œuvre du processus et qui est le porteur de ces projets à travers le PCRSS. Les travaux étaient présidés par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps Ismaël Wagué. ST/MD (AMAP)
Ségou : Le couvre-feu prorogé de 30 jours, reconductible
Ségou, 4 juil (AMAP) Le couvre-feu, instauré sur l’ensemble de la Région de Ségou (Centre) le 4 juin 2025, a été prorogé pour une durée de trente jours, reconductible et en vigueur du vendredi 4 juillet au samedi 2 août 2025, chaque nuit de 22h00 à 6h00 du matin, selon une source officielle. La décision signée le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a été transmise, ce vendredi après-midi au bureau régional de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Le document précise que « la liberté de circulation des personnes ainsi que de tous les véhicules est strictement restreinte durant les heures concernées. » « Toutefois, les véhicules des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette interdiction », fait remarquer le texte. La mise en œuvre de cette décision incombe au commandant de la Zone de Défense n°2, au commandant de la Région n°5 de la Gendarmerie nationale, au commandant de la 4e Région de la Garde nationale, ainsi qu’aux directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile. « Chacun est chargé, dans le cadre de ses prérogatives, d’en assurer l’application effective. » Pour rappel, le couvre-feu a été instauré dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. Cette mesure vise à permettre aux forces armées de manœuvrer librement, de mener des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et des biens. ADS/MD (AMAP)
Procès « affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : Réquisitoire du ministère public
Bamako, 03 juin (AMAP) Le ministère public, Koké Coulibaly, a demandé, jeudi, à la Cour d’assises de Bamako, de maintenir tous les accusés, dans les liens de l’accusation, dans « l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » et de les condamner à des peines maximales et exemplaires, « à l’exception de Mahamadou Camara, contre qui il a requis l’extinction des poursuites. A la 19ème journée d’audience de la session spéciale de la Cour d’assises, le substitut du parquet général qui assure le rôle du ministère public dans ce procès, avait, auparavant, fait le rappel historique de l’affaire en jugement. Il a, selon lui, montré « la place et le rôle de tout un chacun dans la société. » Avant de rentrer « dans la démonstration technique des faits et le rappel du niveau d’implication de chacun des accusés. » La défense va commencer sa plaidoirie, lundi 07 juillet 2025, « si nécessaire » poursuivre le mardi. La cour rendra sa décision mercredi 09 juillet 2025. ST/MD (AMAP)
Clôture du projet SHEP : d’une logique de cultiver pour consommer à celle de produire pour vendre
Bamako, 3 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Siméon Daniel Kelema a expliqué, jeudi, à Bamako, que l’objectif principal du Projet SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment Project), qui se veut innovant, était « d’encourager les producteurs à passer d’une logique de cultiver pour consommer à celle de cultiver pour vendre. » Le ministre Kelema a présidé, ce jeudi, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), la clôture du Projet SHEP, lancé le 29 août 2022 sur cette approche qui « vise à améliorer la productivité, la rentabilité et la commercialisation, tout en intégrant les réalités du marché dans les pratiques agricoles. » Le projet visait à promouvoir une agriculture orientée vers le marché, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) « Cet atelier de clôture offre l’opportunité de partager les impacts positifs du projet SHEP sur les exploitants agricoles et les communautés locales dans les régions ciblées », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a précisé que cet événement constitue une occasion pour les parties prenantes de mettre en lumière les effets du projet en termes de revenus générés, de changement dans les pratiques agricoles, d’autonomie accrue des exploitants agricoles, ainsi que de réduction de l’exode rural. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a affirmé que ce projet, financé par le Japon à hauteur de 421 889 475 Fcfa, visait à contribuer à l’amélioration des revenus des petits producteurs, à travers la promotion de l’agriculture orientée vers le marché, notamment par la diffusion de l’approche SHEP. Il a rappelé que cette approche, développée au Kenya en 2006, a été introduite dans 26 pays, dont le Mali et a permis de transformer le modèle agricole. « Le nombre total de bénéficiaires du projet s’élève à environ 3 000 personnes », a-t-il souligné. « Avec le projet SHEP, nous avons compris que l’agriculture ne se fait plus au hasard. Nous devons chercher des clients avant de produire. Leur formation nous a permis d’adapter notre production aux besoins réels du terrain », a déclaré Mme Cissé Awa Konté, bénéficiaire du projet. Pour rappel, les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud) ont bénéficié de cette première phase du projet SHEP. Les bénéficiaires ont exprimé leur souhait de voir une seconde phase mise en œuvre, afin d’élargir l’impact du projet à un plus grand nombre de producteurs à travers le Mali. MMD/MD (AMAP)
Le CNT adopte le projet de loi, donnant un mandat de 5 ans, renouvelables, au présidant de la Transition
Bamako, le 3 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 03 juin 2025, à l’unanimité par 131 votants, le projet de loi révisant la Charte de la Transition et donnant un mandat de 5 ans, renouvelables au présidant de la Transition, a constaté l’AMAP. Selon la Charte de la Transition révisée, le président de la Transition remplit « les fonctions de Chef de l´Etat pour une durée de 5 ans, renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de cette Charte. » Toutefois, cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée sont réunies. La Charte prévoit, également, que le président de la Transition est éligible « à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. » Cette disposition est, aussi, valable pour les membres du gouvernement et du CNT. La Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. Le texte signale que jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions prévues par la Constitution, les organes de la Transition continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. Cette révision permet d’adapter le dispositif de la Transition aux mutations politiques, institutionnelles et sécuritaires intervenues dans le pays et d’instaurer une limite temporelle claire du processus transitoire, souligne le rapport de la Commission loi saisie pour l’étude au fond. « Il s’agit également de donner satisfaction aux attentes légitimes du peuple », soutient la Commission des Lois de l’organe législatif de la Transition. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, qui a porté ce projet, a déclaré que son adoption permet d’engager une nouvelle orientation politique afin de parvenir à la pacification du pays avant toute chose. Les travaux étaient dirigés par le Président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Le Conseil des ministres du Mali a adopté, le 11 juin 2025, ce projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, « conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur. » « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. OD/MD (AMAP)

