Ambassade des Etas Unis au Mali : Le directeur adjoint principal du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche en visite de trois jours au Mali
Bamako, 09 juillet (AMAP) Le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme, Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Rudolph Atallah est en visite dans notre pays, a constaté l’AMAP. Le haut responsable a saisi l’occasion pour organiser une table ronde ce mercredi, à l’Ambassade des Etats Unis au Mali avec les médias. Au cours de la rencontre, il a déclaré que lors de son séjour, il rencontrera les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et de la Sécurité et de la Protection civile, Daoud Mahamoudoune. Ces rencontres seront l’occasion, selon Rudolph Atallah de partager avec ces responsables la vision de son pays pour le Mali et pour les pays de l’aAliance des États du Sahel (AES). Cet expert américain à la retraite, le Lieutenant-colonel Rudolph Atallah, spécialiste des zones étrangères (Afrique, Moyen-Orient, Europe) est d’une renommée nationale en stratégie antiterroriste et en géopolitique, qui supervise les opérations et politiques antiterroristes à travers l’Afrique, contribuant à définir la réponse des États-Unis face aux menaces. Cet expert « donne également des conseils à de hauts responsables sur les décisions critiques en matière de sécurité », a-t-on a pris dans un document remis à la presse. ST (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Le contentieux de l’Etat demande le paiement des préjudices causés à l’Etat par les accusés
Bamako, 9 juillet (AMAP) Le contentieux de l’Etat dans sa position de partie civile, représenté par Issa Maiga a demandé, mardi, au verdict de la Cour d’assises spéciales de Bamako, sur l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, la condamnation des accusés au paiement de certaines sommes, a constaté l’AMAP. Au titre de l’acquisition de l’avion présidentiel, Mme Bouaré Fily Sissoko, Moustapha Ben Barka ont été condamnés au paiement solidaire de 3. 320.189. 000F cfa pour le remboursent des frais payés aux intermédiaires. Au titre des équipements militaires, Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma, et Sidi Mohamed Kagnassy ont été condamnés au paiement solidaire de la somme de 15. 000.000.000F cfa pour le remboursement des prix d’achat des armes d’Etat non livrés. Egalement, Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma et Sidi Mohamed Kagnassy au paiement solidaire de la somme de 3. 071. 952. 400F cfa au titre des redevances et impôts dus à l’Etat du Mali sur le montant du protocole d’accord. Le Colonel -Major Nouhoum Dabitao et la société Guo star, représenté par Amadou Kouma au paiement de la somme de 2. 657 170. 000F cfa au titre du remboursement de la valeur des matériels non représentés. Et Soumaila Diaby au paiement de la somme de 500. 000. 000F cfa au titre de remboursement des paiements perçus. Les sieurs Amadou Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy et Nouhoum Kouma ont été condamnés au paiement solidaire de la somme de 8. 450. 120. 750F cfa à titre de remboursement des montants liés dans les codes de société à Abidjan en Côte d’ivoire. Nouhoum Kouma et Moustapha Diaby ont été condamnés, chacun au paiement de 500. 000.000F cfa pour les frais de transit. Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy ont été condamnés au paiement solidaire de 26. 000. 000. 000F cfa au remboursement de la condamnation de l’Etat par la société Guo Star. Enfin, il y a eu la condamnation solidaire des accusés de la somme de 10. 000. 000. 000F cfa au titre de dommages et intérêts causés à l’Etat. ST (AMAP)
Taekwondo : Cinquante entraîneurs et arbitres à l’école russe
Bamako, 9 juillet (AMAP) Un séminaire international, organisé par la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT) en collaboration avec l’Union russe de taekwondo s’est déroulé du 7 au 8 juillet au Palais des sports Salamatou Maïga, sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Karim Fomba a constaté l’AMAP. Ce stage de renforcement des capacités qui a regroupé 50 entraîneurs et arbitres et un Master class international était dirigé par deux experts russes, Vadim Alexandrovich Ivanov, Dr en sciences pédagogiques, chef d’entraîneur des équipes nationales russes de taekwondo et Alexy Viktorovich Vishnyakov, Dr en sciences pédagogiques, entraîneur des équipes nationales russes de taekwondo. Six modules ont été passés au peigne fin par les stagiaires. Il s’agit de l’organisation et la planification du processus de formation de pratiquants de taekwondo hautement qualifiés, la théorie et la pratique de l’entraînement physique du taekwondo, les moyens et méthodes d’entraînement physique aux différentes étapes de l’entraînement, l’entraînement et l’amélioration des actions techniques et tactiques d’athlètes hautement qualifiés, les approches modernes de l’analyse de l’activité compétitive dans le taekwondo et les formations aux actions techniques et tactiques basées sur l’analyse des activités compétitives. Pour le Master class international qui était destiné à 50 athlètes seniors et juniors, il a été dirigé par deux champions olympiques russes, à savoir Maxim Khramtsov et Michaïl Artamorov. « Il y a un mémorandum qui a été signé entre l’Union africaine de taekwondo et l’Union russe de taekwondo en 2023. Mais avant, le Mali avait déjà signé son mémorandum en 2022 avec l’Union russe de taekwondo. Le premier grand événement qui est la préparation des coaches pour qu’ils soient en mesure de préparer les athlètes de haut niveau a commencé au Mali », a indiqué le porte-parole des formateurs, Vadim Alexandrovich Ivanov. Le ministre Fomba a, pour sa part, déclaré « Le taekwondo malien est sur la bonne voie. La fédération se bat pour que nos athlètes aient le niveau international. Aujourd’hui, le sport est une vitrine du Mali. Je vous remercie pour ce que vous êtes en train de faire, pour le développement et la promotion du taekwondo au Mali ». BT/KM (AMAP)
Contrats plan Etats-Régions ou District : Des résultats à mi-parcours encourageants
Bamako, le 9 juillet (AMAP) Le comité de suivi des Contrats plan Etats-Régions ou District (CPER/D) s’est réuni, ce mercredi 9 juillet, à la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT), pour examiner le catalogue des contrats-plans réalisé par le ministère de l´Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la DGCT, et formuler des recommandations, a constaté l’AMAP. Cette réunion, deuxième du genre, s’inscrit dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage des investissements structurants sous l’égide des collectivités territoriales de région et du partage d’expérience entre elles. Le CPER/D est un contrat à travers lequel la région et les collectivités territoriales associées ainsi que l´Etat s’engagent, sur une période donnée, à mettre en œuvre un programme de développement négocié. « L’initiative de ce contrat appartient à la région qui détermine le contenu, en concertation avec les autres collectivités territoriales, parties prenantes et en conformité avec les priorités nationales et sectorielles », a déclaré le Directeur général des collectivités territoriales, et président du comité, Abdrhamane Cissé. « Cette expérience que l´Etat entend renforcer a permis la signature de CPER avec neuf régions portant sur la réalisation de 18 projets structurants pour un coût prévisionnel de 29, 07 milliards Fcfa », a indiqué M. Cissé. Selon lui, la contribution financière de l´Etat dans le financement des CPER/D s’élève à 18, 56 milliards Fcfa, soit 63,85 %. « Toute chose qui traduit l’engagement des autorités en faveur de la Décentralisation », a-t-il souligné. « Au cours de l’exécution de la première génération de contrats plans Etats-Régions ou District, les Conseils régionaux ont réalisé des progrès importants en matière de maîtrise d’ouvrage des investissements structurants », s’est félicité le directeur général des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)
Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes
Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés. Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines, de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots. Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)
Mopti : 1ère édition de la Foire agricole des semences paysannes
Mopti, 7 juil (AMAP) Les rideaux sont tombés, dimanche, sur 1ère édition la Foire agricole des semences paysannes dans la région de Mopti, tenue du 4 au 6 juillet au centre Jean Bosco de Sevaré, a constaté l’AMAP. Cette foire initiée par l’antenne de l’Institut de Recherche des Alternatives en Développement (IRPAD-Afrique) de Mopti, en partenariat avec OXFAM -Mali et la Direction régionale de l’agriculture est bien perçu par les producteurs et leur encadrement en ce début d’hivernage. S’inscrivant dans le cadre de l’appui au Programme de transition agro écologique paysanne par les organisations de la Société civile en Afrique de l’Ouest, cette foire se veut un tremplin pour les semences locales afin d’assurer la sauvegarde et la promotion des semences paysannes et booster la transition agroécologique. Trois jours durant, les producteurs semenciers venus des Régions de Koutiala (Sud), Ségou, San, Bandiagara et Mopti (Centre), les paysans, l’encadrement ont procédé à des échanges de semences, conclu des transactions commerciales sur des semences et divers produits locaux. Elle a, aussi, permis des échanges d’expériences sur plusieurs centres d’intérêts afférents à l’agroécologie paysanne et de partager des connaissances à travers six thématiques sur les fertilisants organiques et les bio pesticides, les effets de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la protection et la gestion de l’environnement, le système participatif de garantie et assurance qualité. Les marchés territoriaux dans l’évolution de la transition agroécologique au Mali : défis, enjeux et perspectives, la présentation de la plateforme agroécologique paysanne du Mali, organe technique d’orientation, les membres, le fonctionnement et la visite des champs écoles de Somadougou et de Ouornion, dans le cercle de Mopti, ont aussi été des thèmes forts de la rencontre. A l’ouverture de la Foire, présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, le directeur de programme d’IRPAD-Afrique-Mopti, Abdramane Goita, a expliqué que « l’agriculture reste tributaire des conditions climatiques capricieuses dans un contexte de changements climatiques. » Selon lui « ce phénomène ajouté à l’utilisation abusive des produits chimiques et de nouvelles variétés de semences OGM (Organisme génétiquement modifiés) reproductibles exacerbent l’insécurité alimentaire et, même, semencière favorisant la prolifération des semences de toutes natures dans notre zone. » « La Région de Mopti est une zone à forte vocation agro-sylvo-pastorale où les périodes fastes alternent avec les périodes de pénurie, au rythme d’une bonne campagne sur deux », a souligné le représentant du gouverneur. Selon, M. Diallo, « la question de l’agroécologie et celle de la semence paysanne nous interpelle tous (autorités administratives, politiques et traditionnelles, société civile) à nous impliquer davantage pour cette cause noble. » Il a exhorté, chacun à s’investir pleinement afin de satisfaire nos besoins en semences paysannes. Une vingtaine de stands ont été mis en place pour donner une plus grande visibilité aux semences paysannes. La présidente de la Société coopérative des maraîchers (AMAKENE) de Bandiagara, Ramatou Guindo, a qualifié la foire de « salutaire. » Elle a été, selon Mme Guindo. « une opportunité pour les productrices et les producteurs semenciers d’écouler leurs marchandises et de nouer des contacts d’affaires avec des investisseurs potentiels. » DC/MD (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : La Cour d’Assises condamne ferme, par contumace et acquitte des accusés
Bamako, 08 juillet (AMAP) La Cour d’Assises a condamné, mardi, à Bamako, l’ancien ministre de l’Economie, Mme Bouaré Fily Sissoko, à 10 ans de prison et une amende 500 000 Fcfa pour faux et usage de faux ainsi que l’ancien directeur du Commissariat des Armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, à 7 ans de prison et 300 000 Fcfa d’amende, pour les memes chefs, dans son verdict de « l’Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a constaté l’AMAP. Quant à l’ancien directeur du cabinet du Président, Mahamadou Camara, et le général Moustapha Drabo, ex-directeur du matériel et des hydrocarbures de l’Armée, ils ont été « purement et simplement acquittés. » Les accusés Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma et Moustapha Ben Barka, tous absents au procès, ont écopé de la perpétuité par contumace. L’Etat malien, par la voix de son contentieux, a réclamé réparation du préjudice subi. Les jurés ont prononcé ce verdict, dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako, à l’issue de la première session (septembre-octobre 2024) et deuxième session (mai-juillet 2025), de la Cour d’Assises spéciale de Bamako. Le substitut du Parquet général, Koké Coulibaly, qui occupait le banc du ministère public, a apprécié le verdict de la Cour, en affirmant se reconnaitre « totalement » dans cette décision. Pour sa part, l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, a souligné que sa cliente « est une victime dans cette histoire et se posera, certainement, des questions sur l’utilité d’être exemplaire dans ce pays. » ST/MD (AMAP)
Préparatifs de la Biennale : Diéma à pied d’oeuvre
Diéma, 08 juil (AMAP) Une réunion préparatoire de la Biennale artistique et culturelle 2025 s’est tenue ce mardi 8 juillet 2025 à la préfecture de Diéma, sous la présidence du préfet Hamadou Yacouba Diallo,a constaté l’AMAP sur place Le préfet Diallo a remercié les participants pour leur présence, malgré les conditions climatiques parfois rudes en cette période d’hivernage. Il a indiqué l’importance qu’accorde le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la culture qui en a fait « un levier incontournable dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale. » Ainsi que ses efforts « pour la revalorisation de nos cultures et traditions pour une meilleure sauvegarde de nos identités culturelles, d’où la volonté du chef suprême des armées de renouer avec la biennale artistique et culturelle. » Le chef de l’exécutif local n’a pas été avare en mots pour exhorter les acteurs, « chacun en ce qui le concerne, à jouer pleinement sa partition pour gagner le pari. » Il a invité les acteurs à mettre les bouchées doubles afin que le Cercle de Diéma soit apprécié de tous lors de la Semaine régionale à Nioro. Compte tenu du temps relativement court, il a demandé aux maires de préparer leurs troupes dès leur retour dans leurs communes respectives pour leur permettre de valablement compétir à la Semaine locale, qui se déroulera à Diéma, du 25 au 31 juillet 2025. Aussi, toutes les stratégies seront développées pour faciliter le séjour des troupes qui feront le déplacement. Le chef du service de la jeunesse et des sports, Oumar Niafo, a évoqué les aspects techniques des préparatifs. Il a énuméré les cinq disciplines retenues, à savoir : la pièce de théâtre, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la musique d’orchestre. Pour la bonne organisation de cet événement, il a été convenu de mettre en place une grande commission mixte qui comportera à son sein, des sous-commissions chargées des aspects organisationnels. Le programme détaillé des activités devrait parvenir au gouvernorat de Nioro dans un délai requis. Comme principale doléance, les élus ont sollicité le renforcement de la sécurité pour permettre à leurs troupes de faire des séances de répétition en toute quiétude. Tous les contours des préparatifs ayant été minutieusement examinés, des éclaircissements ont été apportés aux questions subsidiaires. Par rapport à la prise en charge des troupes durant leur séjour, et autres dépenses obligatoires, un budget sera élaboré et soumis aux différents maires pour financement. Au terme des débats, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a adressé ses remerciements aux participants pour leurs contributions aux échanges avant de demander « humblement (aux maires) de ne pas traîner les pieds. » Le préfet avait également à ses côtés le 2e adjoint Attayoub Ould Mohamed, le sous-préfet de Dioumara, les maires des cinq communes que compte désormais le Cercle de Diéma (Diéma, Madiga Sacko, Dianguirdé, Dioumara, Gomitradougou) et plusieurs autres responsables impliqués. OB/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Tenenkou prépare la phase locale
Tenenkou, 08 juil (AMAP) Une rencontre d’échanges sur l’organisation de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est tenue, ce mardi, dans la salle Weltaré de la préfecture du Cercle de Tenenkou, a constaté l’AMAP sur place. L’ordre du jour portait sur l’état d’avancement des préparatifs de la phase locale de la biennale et la mobilisation pour la réussite de ce grand événement. Elle a été présidée par le 2è adjoint au préfet, sous-préfet de l’arrondissement central, représentant le préfet du cercle Tenenkou. Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif local s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui est l’occasion d’échanger sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle à Tenenkou. Il a rappelé que l’organisation de cette Biennale artistique et culturelle, en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition est motivée par plusieurs raisons. Il a aussi rappelé que l’objectif recherché est de faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Il a, aussi, indiqué que cette Biennale artistique et culturelle peut contribuer à la sauvegarde de l’identité culturelle nationale, à promouvoir la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali et de contribuer au rayonnement de la culture malienne entre autres. Il a également invité les principaux acteurs à accélérer la cadence afin de relever le défi de l’organisation. Enfin, il a sollicité la mobilisation des forces vives locales afin de relever le défi de l’organisation. Pour le représentant du service local de la jeunesse, Adama Traoré, les préparatifs vont bon train dans les différents quartiers. Il a assuré que toutes les personnes ressources seront mises à contribution pour la réussite de cet évènement phare de l’année culturelle 2025. Au cours des échanges, les participants ont été imprégnés de l’état des préparatifs de la phase locale dans les différents quartiers qui devront compétir, du 21 au 28 juillet 2025, en solo, danse traditionnelle et théâtre. Les leaders communautaires se sont engagés à jouer pleinement leur partition pour que Tenenkou gagne le pari de l’organisation. Les représentants des commerçants, transporteurs et des éleveurs ont également promis d’apporter leur pierre à l’édifice. A la fin de la rencontre, le deuxième adjoint au préfet s’est félicité de la qualité des échanges, avant d’inviter les principaux acteurs « à maintenir la dynamique afin que cette phase locale de la biennale soit non seulement un moment de succès mais, aussi, un moment de cohésion, de fraternité, de vivre- ensemble et faire ensemble dans le cercle de Tenenkou. » Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la mairie représentant le maire, le chef du détachement militaire, le représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, le représentant du chef de peloton, le représentant du service local de la jeunesse et les représentants des autorités coutumières et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)
Gestion des finances publiques : les acteurs s’ approprient les nouveaux textes
Bamako, 8 juillet (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a présidé, ce mardi, au département, la session de partage et d’appropriation des principaux textes portant sur la création, l’organisation et le fonctionnement des services et établissements publics, ainsi que sur les finances et la comptabilité publique, a constaté l’AMAP. Durant deux jours de formation, les participants auront l’opportunité d’approfondir leurs connaissances des principes fondamentaux régissant la création, l’organisation et le contrôle des services publics, ainsi que des textes relatifs à la gestion des finances publiques. « Cette session de formation vise justement à favoriser une meilleure compréhension, une appropriation effective et une application rigoureuse des textes en vigueur », a souligné Mme Oumou Sall Seck. Dans un contexte où l’efficacité de l’action publique repose de plus en plus sur la maîtrise des normes juridiques et administratives, « iI devient impératif que tous les acteurs concernés soient non seulement informés mais, aussi, pleinement imprégnés des textes qui encadrent leurs missions », a insisté la ministre. Enfin, la ministre chargée de l’Entrepreneuriat a ajouté que cette session « se veut un cadre d’échanges, de mise à niveau mais, aussi, de partage d’expériences autour des enjeux liés aux principes fondamentaux de création, d’organisation et de contrôle des services publics, de la gouvernance institutionnelle et de la gestion administrative et financière des Etablissements publics à caractère administratif (EPA) ». MMD/MD (AMAP)

