Le Festival international de la cuisine africaine de Bamako aura lieu du 2 au 5 octobre prochain au Palais de la Culture

Bamako, 25 sept (AMAP) La 3e édition du Festival international de la cuisine africaine de Bamako (FICAB), se tiendra, du 2 au 5 octobre 2025, a annoncé, jeudi, lors d’un point de presse, la promotrice et présidente du FICAB, Mme Traoré Oumou Traoré. Mme Oumou Traoré a expliqué que cette édition est placée sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sous le thème « le culinaire local, au cœur du développement transversal pour la sécurité alimentaire, la souveraineté nationale et la stabilité durable, dans les Etats de l’UEMOA et de la Sous-région sahélienne/Alliance des Etats du Sahel ». La présidente du FICAB a précisé que l’événement contribuera efficacement aux solutions des maux du secteur de l’alimentation quotidienne, sur les chantiers de transformation constructive du Mali Kura, pour une meilleure transmission durable, avec l’atteinte des objectifs du Mali, de l’AES et de l’UEMOA. Pour sa part, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, il a souligné que cette activité permet de valoriser notre Culture. Et a fait noter que l’événement cadre bien avec les priorités du gouvernement. ST/MD (AMAP)        

Kangaba : Concertation entre les Commissions foncières (COFO), les Organisations de la Société Civile et les acteurs de la justice

Kangaba, 25 sept (AMAP) Les membres des Commissions foncières (COFO), les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs de la justice de Kangaba, se sont réunis, jeudi, dans un cadre d’échanges et de concertation dans la salle de conférence du Cercle, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Organisée par le Consortium Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ONU Femmes et l’ONG Azhar, avec l’appui financier du Fonds de consolidation pour la paix, cette activité se situe dans le cadre du projet « Appui à la redynamisation de l’Observatoire national du foncier agricole et des Commissions foncières pour la stabilisation sociale et la consolidation de la paix au Mali ». A l’ouverture des travaux, le premier adjoint au préfet a placé la rencontre dans son contexte. En effet, au Mali, l’agriculture repose, en majorité, sur les petites exploitations agricoles familiales. La terre, espace partagé entre plusieurs systèmes d’activités (agriculture, pêche, élevage) se trouve au cœur de tous les enjeux de développement et de conflits dans les zones de mise en œuvre de ce projet. Selon les résultats de l’étude situationnelle des conflits menée par ONU Femmes en 2021, 42% sont liés aux ressources naturelles et affectent en moyenne plus de 50% des femmes et de jeunes. C’est face à ces difficultés que le Consortium FAO, ONU Femmes et l’ONG Azhar a organisé cette rencontre qui a permis d’animer un cadre d’échange et de concertation entre les membres des COFO, OSC et les acteurs de la justice, recueillir et analyser les difficultés rencontrées par les COFO dans l’homologation des procès-verbaux (PV) et mettre en place une dynamique de collaboration entre les COFO et les acteurs de la justice pour faciliter l’homologation des PV établis par les COFO. Ont participé aux travaux, les sous-préfets de Kangaba et de Naréna, les maires des Communes de Minidian et Naréna, les autorités traditionnelles (chefs de village, propriétaires terriens, les religieux) et les acteurs de la justice de Kangaba. SD/MD (AMAP)

Santé de la femme et de la fille à Kangaba : Atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs de la transformation des normes sociales

Kangaba, 25 sept (AMAP) Un atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs pour la transformation des normes sociales qui affectent la santé de la femme et de la fille, s’est tenu à Kangaba, jeudi 25 septembre 2025, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville Il s‘est agi, de façon générale, pour les participants, de renforcer la mobilisation communautaire autour de la promotion des droits des femmes et des filles et sur le nouveau Code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG) et des Pratiques traditionnelles néfastes (PTN). Cette rencontre, sous la présidence du 1er adjoint au maire de Minidian, Kamory Keita, a été organisée par l’Association malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT). Elle a permis d’informer les communautés sur le contenu du nouveau code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN à travers des sessions de plaidoyer, d’apporter une prise de conscience des communautés et de leur engagement en faveur de la promotion du nouveau code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN et d’amener les décideurs communautaires (administration, élus, leaders religieux, coutumiers etc.) à constituer un groupe communautaire pour la promotion du nouveau Code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN. La rencontre a rappelé les conséquences de la pratique de l’excision, du mariage des enfants et des autres VBG telles le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédophilie, l’esclavage et le trafic sexuel, le viol, le mariage forcé ou précoce. Le contenu du nouveau code pénal et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG et des PTN a été exposé par un spécialiste. A l’issue des travaux, les participants ont créé un Groupe VBG Kangaba. Ils ont recommandé d’élaborer des plans d’action de vulgarisation du nouveau code pénal, de partager les informations du Groupe VBG sur le groupe WhatsApp de la mairie de la Commune de Minidian et de renforcer, de façon continue, les capacités des membres du Groupe VBG Kangaba. SD/MD (AMAP)

Préparatifs de la rentrée scolaires à Bamako : Difficile pour les parents d’élèves

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 25 sept (AMAP) À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles s’activent pour que leurs enfants retrouvent le chemin de l’école dans les meilleures conditions. Entre les listes de fournitures, les inscriptions scolaires, la rentrée est un véritable casse-tête pour acheter cartable, habits, manuels et transports : le coût de la rentrée reste élevé. Mamadou Dembélé, la cinquantaine révolue. Il a cinq enfants, tous inscrits dans des écoles privées. Cette année, la situation socio-économique du pays fait que ce père de famille a des difficultés à joindre les deux bouts. « Les dépenses sont énormes pour cette rentrée scolaire. Rien que pour les inscriptions, je dois payer plus d’un million de Fcfa. Il y a les fournitures scolaires et le transport, après la reprise. Chaque année, c’est le même scénario. Je pense que c’est un moment qui doit être préparé en termes de dépenses », estime-t-il. Même constat pour Mme Mariam Karo, qui reconnaît que la conjoncture économique est mondiale. « Ce n’est pas le Mali seulement qui traverse des moments difficiles. Je pense que c’est mondial. Mais, j’estime que la seule solution, c’est de se donner la main pour bâtir ensemble un Mali de paix et de cohésion », dit cette mère de foyer, rencontrée au marché Dabanani de Bamako. Elle a acheté certaines fournitures, notamment des cahiers et des livres. « Je viens d’acheter des cahiers et des livres pour les classes de 7è et 8ème année. Pour ce qui est des sacs et autres effets, cela peut attendre, car les moyens ne sont suffisants », affirme-t-elle. Contrairement à Mariam Karo, Salimata Traoré n’a rien acheté comme fournitures, pour le moment. Elle attend son époux qui doit envoyer de l’argent depuis l’étranger. Mais avant, la commerçante est venue se renseigner sur les prix auprès des vendeurs de sacs et de gourdes. « Le souhait de chaque parent est d’offrir tout le nécessaire aux apprenants pour le jour de la reprise des cours. Ce qui n’est pas commode cette année car les temps sont durs. « Les deux petites gourdes coûtent 7 000 Fcfa. Je vais y renoncer pour chercher le nécessaire », avance la femme au foyer, assise sur sa moto. Abdoulaye Maïga, enseignant n’est pas encore prêt financièrement pour l’achat des fournitures scolaires mais, il espère une amélioration de sa situation financière d’ici la fin du mois. « Je me renseigne sur le prix de certains matériels didactiques. Je dois trouver des encadreurs pour les cours à domicile. La rentrée scolaire coûte très chère aux parents. » Les écoles privées sont souvent les plus sollicitées pour l’éducation des enfants. Mais ce sont les moyens financiers qui font défaut. Chaque année, les frais d’inscription augmentent. Ce qui a poussé Kassim Coulibaly, ancien travailleur d’une ONG, d’inscrire ces enfants dans une école publique. « Cette année, je ne suis pas en mesure de faire face aux frais de scolarité de mes enfants. Ils sont au nombre de quatre, tous inscrit dans des écoles privées. Mais avec les difficultés financières, j’ai décidé de les inscrire dans une école publique. Même si cela pourrait affecter leur niveau d’études », a-t-il fait savoir, presque désespéré. Des marchands de fournitures scolaires se plaignent du manque d’affluence aux lieux de vente. Si certains pensent que les clients viendront à la dernière minute, d’autres constatent que les parents d’élèves manquent d’argent. Il est 10h34, en mois de septembre au marché Dabanani de Bamako. Les vendeurs de fournitures scolaires ne sont pas nombreux. Les quelques rares qui y sont, déplorent également le manque d’affluence. Bakary Dramé, jeune vendeur de cahiers et d’autres matériels didactiques, en est à sa première année, dans ce commerce. Mais, il risque d’abandonner car le marché n’est pas rentable. « Les clients se font rares. Ceux qui viennent, veulent juste prendre les prix de nos marchandises. La majorité se plaint du manque de d’agent », dit-il. Siaka Boïté vit la même situation. Il affirme qu’il n’y a pas de marché. « L’année dernière, à la même période, nous n’avions même pas de temps pour discuter avec un journaliste. Cette année, c’est le contraire. À une semaine de la rentrée scolaire, nous avons l’impression que les parents ne sont pas prêts. Aucune vente depuis ce matin », se plaint-il. En dépit de cette conjoncture économique, Kèlè Traoré, vendeur de fournitures scolaires à Sogoninko, en Commune VI du district de Bamako, reçoit des clients. Installé au bord de la route, il avoue que les clients sont fréquents chez lui. La preuve ? A 14 heure, son petit kiosque est débordé.  « Je peux dire que les clients viennent. Même si d’autres attendent la dernière minute. Comparativement aux années précédentes, le marché est bon », ajoute, M. Traoré âgé d’une vingtaine d’années. MMD/MD (AMAP)        

Bamako abrite les 17èmes assises de l’AGEPAR : la durabilité des infrastructures routières au cœur des débats

Bamako, 25 sept (AMAP) « La route est bien plus qu’une infrastructure physique. Elle est un vecteur essentiel de l’intégration, du désenclavement, de la croissance économique et du développement des États », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, mercredi à Bamako, à l’ouverture des 17èmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), constaté l’AMAP. Cette rencontre, organisée dix-neuf ans après les premières assises tenues dans la capitale malienne en 2006, coïncide avec le trentenaire de l’AGEPAR. Plus de 90 experts venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde participent à ces assises placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives ». Selon la ministre, malgré les défis sécuritaires, financiers et climatiques, le Mali « reste résolument engagé à moderniser son réseau routier, à améliorer son entretien et à promouvoir des infrastructures résilientes et adaptées aux exigences du développement durable ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes de financement pérennes et d’intégrer les dimensions climatiques et environnementales dans la conception des projets. Cheick Oumar Diallo, directeur général des Routes du Mali et président de l’AGEPAR, a pour sa part salué « l’engagement constant des États et des partenaires en faveur du développement d’infrastructures routières modernes, durables et intégrées au service de l’Afrique ». Il a rappelé que l’association, créée en 1995 à Yamoussoukro, s’inscrit dans une vocation panafricaniste et intégrationniste héritée des pères fondateurs de l’indépendance. Durant trois jours, les participants échangeront autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques afin de partager les bonnes pratiques, proposer des solutions innovantes et définir une feuille de route commune pour la durabilité des infrastructures routières africaines. Mme Sissoko a conclu en soulignant que ces assises constituent « une opportunité de renforcer la coopération sous-régionale et de consolider les partenariats techniques et financiers », tout en exprimant l’espoir de voir émerger des recommandations concrètes en faveur d’une Afrique « suffisamment connectée, compétitive et prospère ». OS/MD (AMAP)

Mois de l’Amnistie en Afrique : Un appel au désarmement volontaire

Bamako, 25 sept (AMAP) Le démarrage du mois de l’amnistie en Afrique s’est tenue au Mémorial Modibo Keita, jeudi 25 septembre 2025 sous le thème « Collecte et dépôt volontaire des armes. Les volontaires sont amnistiés et garantis de toute poursuite judiciaire. » L’événement a été présidé par le représentant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le chef de cabinet, Seydou Mamadou Doumbia, aux côtés du secrétaire permanent de la Lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, le colonel Adama Diarra. Dans son allocution, le colonel Diarra a rappelé que « le Mali connaît encore les blessures profondes causées par les conflits, l’instabilité et les divisions internes. » Toutefois, il a insisté sur le fait que le Mali demeure porté par une force inébranlable : celle d’un peuple debout, résilient et profondément attaché à la paix et à l’unité. « Ainsi, a-t-il souligné, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de renouveler l’engagement envers les principes de justice transitionnelle, de dialogue national, de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, afin de reconstruire la société sur les bases solides de la confiance, de la vérité et de la cohésion sociale. « Pour sa part, le représentant du ministre, Seydou Mamadou Doumbia, a mis en avant l’importance de l’amnistie comme facteur de paix. Selon lui, sa plus-value réside dans l’apaisement des ressentiments et la réduction des tensions et violences. Il a également réaffirmé la disponibilité totale des forces de sécurité à accompagner tout processus sincère de désarmement et de réinsertion, dans le respect des droits humains et de la dignité des citoyens. AC/MD (AMAP)  

Réforme du secteur de la sécurité : Validation externe des documents d’avant-projet de la stratégie nationale

Bamako, 25 sept (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité organise, du 25 au 26 septembre, au gouvernorat du District de Bamako, un atelier de validation externe des documents d’avant-projet de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité révisée et son plan d’action 2025-2029, a constaté l’AMAP. Avec l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD, à travers le Projet d’appui à la stabilisation du Mali et le Renforcement de l’Etat de Droit (PROSMED), cette validation intervient, en prélude à celle par l’organe stratégique afin de doter le Mali d’une nouvelle Stratégie plus efficace et adaptée aux réalités sécuritaires du pays. La validation permettra de partager et s’approprier des avant-projets de documents de stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et de son Plan d’action 2025-2029 suivant les orientations stratégiques par les acteurs nationaux. Elle permettra, également, de formuler des recommandations et avis sur le document par les acteurs nationaux visant à relever les défis et à définir des mesures pour renforcer la durabilité et l’efficacité des réformes urgentes. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de Division, Abdoulaye Coulibaly, la finalité de cet exercice est l’élaboration et la validation d’un document de Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité avec l’ensemble des parties prenantes et répondant aux besoins de sécurité du peuple malien. « L’activité se situe dans la continuité de la première génération de la Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité et son plan 2022-2024 qui visait la mise en place des institutions du secteur de la sécurité efficaces, responsables et respectueuses des Droits de l’Homme et de l’État de droit pour la stabilité du pays », a-t-il rappelé. Le général de division Coulibaly a ainsi invité les acteurs de la sécurité de notre pays, représentants les institutions de gestion, de prestation, de contrôle et d’alerte du secteur de la sécurité de veiller à l’élaboration d’une politique de réforme du secteur de la sécurité adaptée et intégrée afin de léguer aux générations futures, un pays où la qualité de la vie au quotidien sera préservée. OD/MD (AMAP)

Communauté humanitaire : Présentation du rapport de réalisations des ONG internationales 2024

Bamako, 24 sept (AMAP) Le Forum des ONG internationales du Mali (FONGIM) a présenté, mercredi, à Bamako, son deuxième rapport de réalisation des ONG internationales membres pour 2024 qui met en lumière les efforts des ONG internationales pour répondre aux défis multidimensionnels au Mali pour la période considérée. Ce rapport compile les données et les résultats de 82 ONG sur les 110 membres du FONGIM. « Il n’est pas un simple document », selon le président du FONGIM, Mamadou Diop. « Il est le reflet d’un engagement collectif, le témoignage concret de l’impact des ONG internationales qui œuvrent sans relâche, chaque jour au service des populations maliennes », a-t-il dit. L’année 2024 a été jalonnée de défis multiples et complexes. L’insécurité persistante dans le Nord et le Centre du Mali a considérablement restreint l’accès humanitaire, tandis que la baisse du financement et des contraintes logistiques et administratives ont accentué les difficultés. « Malgré ces contraintes, les ONG se sont mobilisées, sans relâche, pour répondre aux urgences et accompagner les dynamiques locales de développement », a expliqué le président. Le rapport illustre les réalisations des ONG dans plusieurs domaines tels que la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, l’éducation, la santé, la nutrition et la protection. Au sujet des différentes réalisations, le président du FONGIM a indiqué : « Nous avons pu mobiliser 277 milliards de Fcfa dont 11 milliards de Fcfa versés en impôts et taxes à l’État malien. Nos organisations ont employé 6 347 personnes dont 94 % de personnel national, témoignant de notre engagement pour l’emploi local et le renforcement des capacités. »  Il a ajouté que les ONG internationales ont touché directement près de 5 millions de bénéficiaires. Derrière ces chiffres, il y a des vies transformées. Plus de 100 points d’eau et 1 631 latrines ont été construites ou réhabilitées, améliorant l’accès à l’eau potable et à l’hygiène. Plus de 1 589 écoles ont été appuyées pour garantir la continuité et la qualité de l’apprentissage. À cela s’ajoute la construction de 2 388 abris d’urgence, dont 988 bâtiments permanents. Selon Mamadou Diop, 5 666 ménages ont été soutenus par des kits essentiels, 288 centres de formation construits et réhabilités et plus de 143 575 enfants malnutris ont été pris en charge. Il a, également, mentionné qu’en 2024, plus de 160 projets ont été mis en œuvre, avec une collaboration étroite avec 170 organisations nationales et 70 services techniques de l’État. « Au-delà de ces résultats, ce rapport témoigne de notre volonté de bâtir une relation de confiance durable entre les acteurs humanitaires, les autorités maliennes et les communautés. » « Il traduit, aussi, l’engagement des ONG à travailler en harmonie avec les priorités nationales, à renforcer la coordination entre les membres et à promouvoir une meilleure mutualisation des ressources », a-t-il indiqué Quant au représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Pamanta, il a indiqué que la présentation de ce rapport « constitue un témoignage précieux des réalisations et met en lumière l’impact de la collaboration fructueuse entre les organisations nationales et internationales, ainsi qu’avec les services techniques de l’État. » « Cette présentation est également une invitation à poursuivre et à renforcer le dialogue entre les autorités maliennes et les organisations internationales », a-t-il indiqué. « Avec des ressources limitées mais une détermination sans faille, ces organisations ont poursuivi leur objectif premier : celui de sauver des vies et renforcer la résilience des communautés vulnérables. Leur rôle est essentiel dans le développement, dans la promotion des droits de l’homme et dans l’amélioration des conditions de vie des populations. » Étaient présents à l’atelier, les représentants des organisations nationales et internationales, l’ambassadeur de Palestine, Hassan Al Balawi, l’ambassadeur de la Türkiye, Efe Ceylan, les représentants du corps diplomatique, les représentants des agences des Nations Unies et des directeurs nationaux généraux de services centraux. FK/MD (AMAP)  

Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel : 1er Forum sur le développement de l’Agriculture à Bamako  

Bamako, 18 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture malien, Daniel Siméon Kéléma, a ouvert, aujourd’hui, jeudi 18 septembre 2025, la session des experts du 1er Forum sur le développement de l’Agriculture dans la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui se déroule du 18 au 20. Selon le ministre Kéléma, qui avait à ses côtés son collègue en charge de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, et son homologue nigérien en charge du Développement du secteur de l’Agriculture, le colonel Mahaman El hadj Ousmane, « au cours de ces deux jours de rencontre des experts, il sera question de définir une vision partagée du développement agricole dans l’espace confédéral, d’élaborer et mettre en œuvre une Politique agricole commune de la Confédération AES. » Les experts devront aussi « concevoir et réaliser des aménagements hydro-agricoles intégrés et durables, promouvoir des filières stratégiques agricoles, pastorales, halieutiques et aquacoles afin de garantir des revenus décents, entre autres. Il a précisé que ce forum est centré autour de trois thématiques majeures : harmonisation des politiques agricoles, pour bâtir une vision commune et cohérente; les investissements communs et intégrateurs, notamment dans les aménagements hydro-agricoles et la transformation des produits agricoles et, enfin,  la recherche agricole, la formation et la sécurisation foncière, « leviers indispensables pour moderniser nos systèmes de production agricole afin de donner confiance aux producteurs et aux investisseurs dans le secteur agricole, a évoqué le ministre de l’Agriculture. » « À travers ces trois thématiques, il s’agira de poser les bases d’une souveraineté alimentaire réelle, qui ne soit pas seulement un idéal mai, une réalité tangible pour chaque famille, chaque communauté et chaque Etat de notre Confédération », a-t-il fait savoir. Daniel Siméon Kéléma a expliqué que l’Agriculture se présente comme « le socle incontournable de notre intégration économique, de notre stabilité sociale et de notre souveraineté nationale et confédérale. » Selon lui, avec une superficie de plus de 2,8 millions de km2, une population de plus de 75 millions d’habitants et un Produit intérieur brut (PIB) de 130 milliards de dollars en 2023, « notre espace recèle d’énormes potentialités. » « Mais, a-t-il ajouté, il est également confronté à des défis multiples, notamment, la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, la vulnérabilité aux crises climatiques, sécuritaires et alimentaires, la faiblesse de nos infrastructures de production et de transformation de produits agricoles. » « Ces facteurs, qui jouent négativement sur notre système de production et continuent de fragiliser nos communautés rurales, ont pour conséquences les déficits de production, la faible mécanisation, l’insuffisance des financements, voire une vulnérabilité des enfants et des femmes, à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a indiqué le ministre malien de l’Agriculture. Pour relever ces défis, il a dit que ce forum permettra d’entamer des réflexions appropriées sur les préoccupations stratégiques communes aux trois Etats de l’Alliance en vue d’accélérer le développement de son Agriculture. Une réunion des ministres en charge du Développement agricole, de l’Elevage et de la Pêche de l’espace AES, mettra fin à la rencontre de ce premier forum, prévu pour le samedi prochain. ST/MD (AMAP)  

Célébration du 22 septembre au Mali : Débats sur les idéaux de Modibo Keita, père de l’indépendance

Bamako, 18 sept (AMAP) La direction du Mémorial Modibo Keita a organisé, jeudi, une table ronde, à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance du Mali, pour permettre « de connaître les idéaux de Modibo Keita, père de l’indépendance et construire l’avenir », a constaté l’AMAP. Les experts ont animé des panels sur le thème : « Idéaux du père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita, dans la construction de l’Unité africaine : quels enjeux pour la consolidation de l’AES ? » « Modibo avait fait de la création artistique malienne, de l’identité nationale, une source de légitimité. De l’indépendance du Mali jusqu’à aujourd’hui, la première grande politique culturelle et artistique, c’était avec Modibo Keita. L’art et la culture étaient au sommet dans les années 1960 », a rappelé le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. Il a affirmé que « le président de la Transition a eu cette même vision, en décrétant 2025, année de la Culture. En nous demandant de travailler dans une dynamique de souveraineté retrouvée, de renaissance culturelle et de revenir à nos valeurs. » « Donc, je pense que les idéaux de Modibo Keita nous serviront toujours pour bâtir le Mali Kura. », a dit M. Daffé « C’est le lieu, aujourd’hui, de rendre hommage aux pères de l’indépendance, ceux ou celles qui ont lutté pour qu’on soit, à leur tête le président Modibo Keita. Celui qui a incarné, par sa vision, une Afrique majeure, respectée et unie.  C’est notre héritage que nous devons transmettre à des générations futures. Modibo a été sur tous les fronts pour défendre les intérêts de l’Afrique », a déclaré Mamou Daffé. « Soixante ans après, lorsque les circonstances historiques se sont présentées, le Mali revient encore pour mettre en place la Confédération des Etats du Sahel dirigée par l’actuel président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a poursvui le ministre. « C’est pour vous dire que l’histoire est une continuité.  Nous sommes à la veille d’une nouvelle indépendance, avec la création de l’AES », a-t-il estimé. Quant à son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Bouréma Kansaye, il a dit que les idéaux de Modibo Keita doivent faire l’objet des échanges pour éclairer la jeune génération. « En ces temps où certains ont tendance à supprimer l’histoire, il est appréciable de constater que le débat revient encore sur les idéaux de Modibo Keita. Et de lier cette histoire à notre présent afin de réfléchir ensemble sur comment construire le futur », a-t-il ajouté. Les panélistes ont développé, dans leur intervention, les pensées du Président Modibo Keita, avant d’inviter la jeune génération à s’inspire pour construire un Mali souverain et prospère. MMD/MD (AMAP)