Diéma : Le Yogoro, un jeu de bouffon, exercé à partir du 10ème jour du mois de ramadan

Diéma, 04 mars (AMAP) A Diéma, s’il existe une tradition, loin de   tomber dans les oubliettes, il s’agit bien du Yogoro. Le Yogoro, comme son nom l’indique en  bamanankan, est un jeu bouffon,  qui consiste à porter des accoutrements confectionnés de façon artisanale avec des sacs en plastique, pour se rendre nuitamment , en petits groupes disparates, dans les maisons, à partir du dixième jour du mois de Ramadan, Durant cette période,  de nombreux  garçons,  âgés de 8  à 12 ans, s’adonnent à cette pratique ancestrale, qui constitue une véritable distraction pour les tout-petits. Pour les filles,  c’est le  Salala walé, il est différent du Yogoro, dont les rôles sont répartis comme suit :  un garçon est  chargé de tapoter  sur un vieux bidon ou une vieille boîte, à l’aide d’une ballonnettte, pour émettre des sons endiablés. Au même moment,  un autre entre en transe,  se jette brutalement sur le sol en se roulant sur les côtés,  puis, subitement,  se calme, faisant semblant d’être mort. Alors, s’en suit un chant entonné, pour supplier la bonne mère à faire un geste, seule condition pour ramener en vie le défunt imaginaire « Siaka sara, a tolila, a sou dona, doromé kélé ta wili, doromé fila  ta wili, doromé dourou ta wili,  doromé tan ta wili… ». Littéralement traduit « Siaka est mort. Il est pourri.  Il est enterré.  5 F ne le ramène pas à la vie, encore moins 10 F, 25 F, 50 F…>>. Concernant le Salala walé, il n’y a pas de changement notoire sur le plan vestimentaire, les filles portent généralement leurs habits ordinaires, sans aucun masque. Une fille tapote, de ses mains, une calebasse renversée dans une baignoire remplie d’eau, tandis que ses petites camarades chantent en cœur le Salala walé, une note d’espoir et d’imploration. Dans ces conditions, rares sont ceux qui refusent de servir les enfants qui viennent vers eux, car ayant toujours à l’idée que tout ce que l’on donne en aumône, sera récompensée dans l’au-delà. Aussi, en glissant des jetons dans les moignons des enfants,  Lakami Coulibaly,  leur demande, à chaque fois,  de faire des bénédictions pour le retour de son fils parti en catimini avec ses compagnons vers les côtes de la méditerranée. « Le monde subit de plein fouet des bouleversements.  Chacun se sent heureux chez soi », déclare le quinquagénaire . Adama Berthé, un allochtone, lui, craint surtout les bagarres, c’est pourquoi, depuis la nuit où son garçon est rentré avec des larmes aux yeux,  il  ne le laisse plus sortir pour, d’après lui, des futilités. C’est un plaisir pour Madame Tounko Diarra, vendeuse de galettes, de soumettre des enfants au récital consacré au Yogoro et au Salala walé, afin de  corriger  les imperfections. Interrogée sur la destination de leurs butins,  la petite Maïmouna, qui joue le rôle de trésorière au sein de son groupe, affirme que c’est pour préparer un festin.  OB/KM (AMAP)

Partenariat : Le nouveau directeur de l’information d’Africable Télévision en visite à l’AMAP

Bamako, 6 mars (AMAP) Le nouveau directeur de l’information et chef d’antenne d’Africable Télévision, Robert Dissa a été reçu jeudi par le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Alassane Souleymane, en présence du directeur de l’Agence nationale de presse, Kader Maïga, a constaté l’AMAP. Pendant une vingtaine de minutes, Alassane Souleymane s’est entretenu avec son confrère Robert Dissa sur les perspectives de collaboration entre Africable Télévision, l’Agence et le Quotidien national L’Essor. Le nouveau directeur de l’information a placé cette visite sous le signe du respect institutionnel. «Je ne pouvais pas commencer cette mission sans rendre visite aux grands symboles de la presse et de l’information au Mali», a-t-il confié à l’issue de l’entretien. Pour lui, l’AMAP représente bien plus qu’une Agence de presse. C’est une des grandes mémoires de notre pays. Satisfait des échanges avec son collègue, l’hôte du jour a évoqué une relation ancienne empreinte de respect. «Nous nous sommes très bien compris et avons réalisé que nous pouvons vraiment travailler ensemble», a-t-il affirmé, annonçant des initiatives concrètes «très bientôt» au bénéfice du grand public. Au cœur de cette future coopération, figure la valorisation des dépêches produites quotidiennement par l’Amap. Robert Dissa a tenu à souligner le rôle essentiel mais parfois méconnu de l’Agence nationale. «Beaucoup de Maliens ne connaissent pas l’ampleur du travail de l’Amap, qui récolte chaque jour des informations venant du Mali profond et des grandes villes», a-t-il expliqué. Ces dépêches constituent, selon lui, des sources «sûres et très sûres», susceptibles d’enrichir l’offre éditoriale d’Africable. Une collaboration quotidienne autour des dépêches de l’Amap est d’ailleurs annoncée. Le directeur de l’information et de l’antenne d’Africable Télévision, Robert Dissa promet «beaucoup de changements positifs» : Nouveaux projets d’émissions, multiplication des contacts et partenariats avec les acteurs des médias pour renforcer sa présence et son influence. TC/KM (AMAP)

Administration : Signature d’un protocole sur la Facilitation de l’accès des femmes et des enfants aux documents administratifs

Bamako, 6 mars (AMAP) La cérémonie de   signature du protocole de collaboration interministériel relatif à la facilitation de l’accès des femmes et des enfants aux documents administratifs civil, a été présidée jeudi, par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djènèba Sanogo,  a constaté l’AMAP. Ce projet sera mis en œuvre à travers une synergie d’action entre les ministères de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ; de la   Justice et des Droits de l’Homme ;  de l’Administration territoriale, et de la Décentralisation ;   de la Santé ;   des Transports, et des Infrastructures ; et celui  des    Maliens établie à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Dans cette synergie d’action, chaque ministère va désigner des points focaux à Bamako et dans les différentes Région de notre pays. Il s’agit de  faciliter l’accès aux documents administratifs civils à au moins 80% des femmes et enfants vulnérables identifiés dans les trois prochaines années. Selon  le  ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djènèba Sanogo, l’absence de documents administratifs civils entrave la jouissance des droits fondamentaux de l’être humain, en particulier les femmes et les enfants. « Pour des milliers de femmes et d’enfants en milieu rural comme urbain, l’accès à ces documents essentiels ressemble encore à un parcours du combattant », a-t-elle affirmé. Ajoutant que l’éloignement des centres administratifs, la complexité des procédures et parfois le manque d’informations créent une barrière invisible entre l’administration et les administrés les plus vulnérables. « En apposant notre signature au bas de ce protocole de collaboration, nous ne signons pas simplement un  document administratif, mais plutôt un acte concret d’engagement collectif pour la promotion  de l’égalité des sexes, l’autonomisation de la femme, l’épanouissement de l’enfant et le bien-être familial », a conclu Mme le ministre. BT/KM (AMAP)

Actualité : Quinze (15 soldats) ont trouvé la mort dans une attaque armée près de Karimama, au Bénin

Bamako,  6 mars (AMAP)  Quinze soldats des Forces armées béninoises ont trouvé la morts et quatre autres blessés dans une attaque menée par des hommes armés mercredi dans le village de Kofonou, près de la commune de Karimama dans le nord du Bénin, selon l’armée. Cette information a été confirmée aujourd’hui par le porte-parole des Forces armées béninoises, le colonel James Johnson. D’après le bilan provisoire publié par l’armée, les quatre soldats blessés ont reçu des soins médicaux et leur vie n’est pas en danger. Après l’attaque, une colonne d’hommes armés aurait tenté de se retirer de la zone de combat. Ils ont été repérés et visés par des aéronefs des Forces armées béninoises, qui ont neutralisé quatre combattants au cours de l’opération. « L’intervention de nos aéronefs a permis de neutraliser quatre combattants », a déclaré le colonel James Johnson, ajoutant que des opérations militaires étaient en cours pour empêcher les assaillants de prendre la fuite et pour sécuriser la zone après l’assaut. Au moment où le bilan provisoire a été communiqué, les forces béninoises poursuivaient leurs opérations de contrôle dans la zone. Le nord du Bénin, en particulier les zones frontalières avec d’autres pays de la région, subit, depuis plusieurs années, une pression sécuritaire croissante en raison des incursions de groupes armés. Les autorités ont renforcé les déploiements militaires et les opérations de surveillance dans ces zones en réponse aux attaques visant les forces de sécurité et les communautés frontalières. OS/KM (AMAP)

Kangaba : la traversée par bac interrompue entre la rive droite et gauche du fleuve Niger

Kangaba, 06 mars (AMAP) L’unique bac qui assure la traversée des personnes et leurs biens , des véhicules légers et lourds  s’est abîmé dans le fleuve le dimanche 1er mars 2026, a constaté l’AMAP. Ce bac qui est conçu pour transporter 20 tonnes avait à son bord plus de 40 tonnes dont une mini citerne de 14 tonnes et une machine pelleteuses de plus de 30 tonnes. C’est sous ce poids que le bac s’est abîmé en plein milieu du trajet. Pour enlever les charges,  il a fallu faire recours à deux pelleteuses qui ont mis deux jours pour faire sortir les charges et le bac. Ces travaux se sont déroulés en présence du préfet du cercle de Kangaba,  Abou Dao. Ce dernier a invité les employés et le comité de gestion du bac à faire tout pour que la traversée redémarre aussitôt pour mettre fin à la souffrance des dizaines de passagers et des véhicules immobilisés depuis trois jours. Il faut signaler que la société minière Toubani Ressources se trouve sur la rive droite du fleuve Niger. Tout leur carburant, matériaux et machines sont acheminés par le bac. D’où la pression du préfet pour un redémarrage rapide de la traversée. Le comité de gestion s’apprête à punir les coupables afin que de tels incidents ne se reproduisent plus. Si les travailleurs du bac sont coupables, force est de reconnaître que ce bac ne convient plus pour la traversée au niveau de Samaya. Le préfet a affirmé avoir mentionné dans ses rapports que Samaya a besoin aujourd’hui d’un bac de 40 à 50 tonnes. SD/KM (AMAP)  

Education et Culture : Echanges entre le ministre de l’Education national, les syndicats et les promoteurs des établissements privés d’enseignement

Bamako, 5 mars (AMAP)  Le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané, a sollicité, jeudi, l’accompagnement et l’implication des acteurs et partenaires de l’école notamment les syndicats d’enseignement et les promoteurs des établissements privées d’enseignement pour la réussite de l’Année de l’Education et de la Culture (2026) décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le ministre Sy Savané a rencontré, d’entrée, les organisations syndicales. Il les a invitées «au respect des équilibres et à l’harmonie» dans les actions qui seront menées dans le cadre de l’Année de l’Education et de la Culture. «Tous les acteurs du secteur éducatif doivent unir leurs efforts afin de promouvoir le travail bien fait et contribuer ensemble à l’amélioration du système éducatif», a-t-il préconisé. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN), Zoumana Maiga, a salué la démarche et espéré que l’année 2026-2027 sera mise à profit pour trouver des solutions à leurs préoccupations. «Il s’agit d’un moment propice pour déposer nos cahiers de doléances et les examiner ensemble, afin que 2026 soit véritablement une année de l’éducation», a dit le syndicaliste. A l’endroit des promoteurs des établissements d’enseignement privé, Dr Amadou Sy Savané a rappelé que son département compte sur leur «partenariat solide» basé sur «le principe de la confiance et le principe de respect». «Donnons-nous la main et échangeons de ce qui va suivre pour que l’année soit une réussite», a-t-il dit. Promoteur d’école privée, Dr Modibo Kane, a assuré de leur soutien et accompagnement. «Nous ne pouvons qu’accompagner le gouvernement et les apprenants maliens, quelque soit les difficultés qui minent les écoles privées, le Mali est au dessus de tout. Aujourd’hui, nous sommes les soldats de l’éducation. Bravo pour cette année 2026-2027 comme Année de l’éducation et de la culture», a- t- conclu. ST/CMT (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 04 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 4 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2026. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Ethiopian Airlines/Top 10 SARL pour un montant de 2 milliards 270 millions 625 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution d’un mois. L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions.. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026. La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ». Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires. Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire. Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali. L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles. Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/PRM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local. Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations. En outre, ils : – définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ; – soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ;   – instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux

Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali : Madiou Simpara réélu Président

Bamako, 05 mars (AMAP)  Madiou Simpara a été réélu, ce jeudi 05 mars, au Parc des expositions, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali pour un mandat de 5 ans, à travers un processus de consensus. Son bureau a été validé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, lors de la cérémonie solennelle d’installation de l’assemblée à travers un vote consensuel, a constaté l’AMAP. Après sa réélection, le nouveau Président Madiou Simpara a exprimé toute sa gratitude à ses pairs : « Je remercie les autorités pour leur engagement en faveur du développement de notre pays. J’adresse également mes salutations et ma gratitude à tous les membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali pour la confiance qu’ils viennent de me renouveler », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Ce mandat n’est pas celui d’un individu, mais celui de l’ensemble des membres du bureau. Le pays nous a accordé sa confiance, et nous avons le devoir de l’honorer par notre travail. Je vous invite donc à unir nos efforts afin de relever ensemble les défis auxquels notre secteur est confronté. » Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, s’est dit comblé par le résultat obtenu à l’issue du processus électoral entamé le 19 novembre 2025 et qui atteint son épilogue aujourd’hui dans les meilleures conditions. « L’événement qui nous réunit présentement survient après l’élection des membres de l’Assemblée Consulaire le 22 février 2026, l’élection des présidents et la mise en place des bureaux dans les délégations régionales au niveau du district de Bamako », a précisé le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce. Selon lui, « toutes ces opérations ont été menées avec la plus grande sérénité, dans la paix, la concorde et l’entente. Pour une fois, dans l’histoire de notre pays, un bureau de la Chambre de Commerce est mis en place sans difficulté. Zéro incident, zéro réclamation ». Par ailleurs, le ministre a rappelé que « notre pays a adopté sa nouvelle vision Malikoura Niètasira 2063 et la stratégie nationale pour l’émergence et le développement du Lab 2024-2033. Cette vision implique tous les opérateurs économiques, qu’ils soient issus de la production, de la transformation industrielle ou artisanale, de la commercialisation ou de la prestation de services ». Le ministre Moussa Alassane Diallo a invité les nouveaux membres du bureau de la CCIM à « contribuer fortement à la sensibilisation, à l’orientation et à l’encadrement des acteurs de toutes les composantes du secteur privé afin qu’un accent particulier soit mis sur les investissements productifs dans les filières de production locale, dans l’orientation des projets industriels et le respect des normes et de la qualité de nos produits ». Les vice-présidents, proposés par section, ont été élus selon la préséance et conformément aux articles 42 et 49 du décret n°2014-0641/P-RM du 21 août 2014 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, comme suit : 1er vice-président : Saïdou Sylla 2e : Mamadou Tiéni Konaté 3e : Boubacar Tandia 4e : Djita Deme 5e : Ibrahim Diawara 6e : Oumar Niangadou 7e : Seydou Nantoume 8e : Mamadou Niangadou 9e : Arouna Kanté MMD/KM (AMAP)

Fédération malienne de Taekwondo : La présidente Aminata Makou Traoré prend fonction

Bamako, 5 mars (AMAP) La présidente élue de la Fédération malienne de Taekwondo, Mme Sy Aminata Makou Traoré a officiellement pris fonction ce jeudi, après la passation de service, a appris l’AMAP, à travers un communiqué rendu public par l’intéressé. « Suite à la cérémonie officielle de passation de service à la tête de la Fédération malienne de Taekwondo, je tiens à adresser mes sincères remerciements à Monsieur le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi qu’à l’ensemble de ses services techniques pour leur accompagnement constant», a posté la nouvelle présidente. Elle a promis de s’investir afin de relever les défis auxquels cette discipline est confrontée. «Nous mesurons pleinement la responsabilité qui est désormais la nôtre et nous nous engageons, avec la nouvelle équipe, à œuvrer avec détermination pour le développement et le rayonnement du taekwondo au Mali», a annoncé Aminata Makou Traoré qui a remercié le bureau sortant pour le travail accompli. Son installation met fin à une crise qui risquait de priver les taekwondoïstes maliens de plusieurs compétitions nationales et internationale. Le lundi 2 mars dernier, la présidente avait dénoncé le «refus du bureau sortant» de faire la passation de services et de transmettre le Procès-verbal de l’Assemblée générale élective «sous prétexte qu’il attend la passation». «À ce jour, la passation de service entre le bureau sortant et le nouveau bureau fédéral n’a toujours pas eu lieu. Cela fait maintenant plus d’un mois que nous sommes à l’attente. Nous sommes convoqués, puis renvoyés. On nous demande de venir, puis de revenir. Cette situation nous fait perdre un temps extrêmement précieux, alors que les urgences s’accumulent», avait écrit Mme Sy. CMT/KM(AMAP)

Economie : MSC impose une surcharge « guerre » sur les expéditions vers l’Afrique et les îles de l’océan Indien

Bamako, 5 mars (AMAP) La compagnie maritime MSC a annoncé ce jeudi l’instauration d’une surcharge dite « de guerre » sur les cargaisons à destination de plusieurs pays africains et des îles de l’océan Indien, en raison des perturbations du trafic maritime dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, a appris de Reuter. La mesure, entrée en vigueur immédiatement jeudi, concerne les expéditions en provenance du sous-continent indien vers l’Afrique de l’Est, la Somalie, le Mozambique et les îles de l’océan Indien, ainsi que celles en provenance des pays du Golfe vers l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Sud, le Mozambique et les mêmes îles de l’océan Indien. Pour les cargaisons en provenance du sous-continent indien, MSC applique une surcharge de 500 dollars , (282 000 à 283 000 FCFA) par conteneur équivalent vingt pieds (EVP/TEU) pour les conteneurs secs et de 1 000 dollars soit 565 000 FCFA par EVP pour les conteneurs réfrigérés. « Les surcharges, effectives dès jeudi, s’appliquent aux cargaisons en provenance du sous-continent indien à destination de l’Afrique de l’Est, de la Somalie, du Mozambique et des îles de l’océan Indien, ainsi qu’aux cargaisons en provenance des nations du Golfe vers l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Sud, le Mozambique et les îles de l’océan Indien », a précisé la compagnie dans son annonce. Sur les itinéraires depuis les pays du Golfe vers les destinations africaines concernées, les tarifs annoncés sont de 2 000 dollars soit 1 130 000 FCFA pour un conteneur de 20 pieds, 3 000 dollars soit 1 695 000 FCFA pour un conteneur de 40 pieds et 4 000 dollars soit 2 260 000 FCFA pour un conteneur réfrigéré. Cette décision fait suite à la dégradation persistante de la sécurité maritime dans les détroits stratégiques d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, qui constituent des points de passage essentiels pour le commerce entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique. OS/KM (AMAP)