Crise énergétique à Tominian (Centre)
Tominian, 17 oct (AMAP) Une crise énergétique a plongé, depuis trois jours, le Cercle de Tominian dans le noir et la soif, laissant les populations de la ville sans courant ni eau courante et affectant gravement, ainsi, le quotidien des ménages, les structures sanitaires, les établissements scolaires tout comme l’activité économique. Le Comité local de crise, sous l’impulsion du préfet intérimaire, Kalifala Coulibaly, s’est réuni, dans la salle de réunion du Cercle, en vue de faire face à cette situation. Les échanges, en présence du 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, des représentants de services techniques, d’Organisations de la société civile, d’ONG locales, ainsi que de la jeunesse, ont permis de faire l’état des lieux précis. Il ressort que la pénurie de carburant a entraîné, de facto, l’arrêt du système de pompage d’eau dans plusieurs quartiers. Au terme des discussions, les participants ont convenu d’adresser un rapport circonstancié aux autorités de tutelle, tout en appelant à la mobilisation des ressortissants du Cercle de Tominian, afin de contribuer à une réponse rapide et solidaire à cette crise. « La situation est difficile mais, nous ne resterons pas les bras croisés. Nous devons compter sur nos propres forces, tout en interpellant nos partenaires techniques et financiers », a souligné Kalifala Coulibaly, préfet intérimaire. Une prochaine rencontre est prévue, dans les jours à venir, afin d’évaluer les progrès réalisés et ajuster les actions en fonction de l’évolution de la situation. En attendant, les populations appellent à une intervention rapide pour rétablir l’accès à ces services sociaux de base indispensables à la vie. ST/MD (AMAP)
Mois du consommer local : Pour promouvoir les produits du cru
Bamako, 16 oct (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a organisé, ce jeudi, dans ses locaux, un panel sur la thématique « De 2019 à nos jours : bilan, défis et perspectives » dont les échanges ont essentiellement porté sur la promotion, la consommation des produits locaux et la sensibilisation des acteurs concernés, a constaté l’AMAP. Ce panel, organisé dans le cadre de la célébration du Mois d’octobre, celui du consommer local, a été animé par le secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo, du directeur général du Commerce et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, et le représentant-résident de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Mis en place depuis 2019, selon les panélistes, l’objectif de ce mois consommer local, est de permettre aux producteurs et consommateurs d’intégrer l’initiative, au Mali, en particulier et dans l’espace l’UEMOA, en général eu de faire des sensibilisations et communications. « Si nous voulons maintenir les unités industrielles, il faut définir des critères sévères pour empêcher la délocalisation des multinationales. Consommer local, ce sont des produits non-transformés qui sont disponibles sur notre territoire national et des produits industriels qui bénéficient de la qualité de produit d’origine nationale selon des critères définies », a expliqué Mahamadou Sanogo. Dans l’espace de l’UEMOA, depuis son adoption en 2019, le consommer local est défini comme « l’ensemble des produits matériels ou immatériels, industrialisés. » « Il s’agit de consommer des produits faits à partir de l’espace UEMOA. Cette organisation a pour but de promouvoir nos propres produits, à la satisfaction de nos population », a rappelé son représentant au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Faisant le bilan, les panélistes ont estimé qu’il y a une amélioration tant au niveau national qu’au niveau de l’espace UEMOA. Ils ont cité, entre autres, des activités de sensibilisation et de communication sur le consommer local sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui a permis, également, aux acteurs de comprendre et d’adhérer au concept du consommer local. « Au début, beaucoup d’acteurs n’adhéraient pas à l’initiative mais, aujourd’hui, ils ont compris le système du consommer local. Il faut renforcer le système de production et de consommation Nous avons pu les impliquer dans l’organisation de toutes les activités du Mois du consommer local », s’est réjoui le secrétaire général de la CCIM Quant au représentant de l’UEMOA au Mali, il a dig que cette initiative a été mise en place pour l’ensemble des ressortissants de l’UEMOA « afin de faciliter la consommation des produits locaux entre populations de la zone. » « C’est un laboratoire d’idées qui a permis d’améliorer la perception avec l’ensemble des faitières pour qu’elles puissent donner des idées à l’UEMOA. Des propositions qui nous ont permis de connaître les besoins des consommateurs ainsi que des producteurs », a dit M. Vieira. Le directeur général du Commerce et de la Concurrence, Zédion Dembélé, a ajouté que « le consommer local est une priorité du gouvernement. » « C’est pour cette raison que les Assises nationales pour la refondation (ANR) ont pris en compte cette préoccupation de la population ». Des participants ont suggéré aux autorités d’investir davantage dans la construction d’usines, afin de concrétiser l’initiative du consommer local. MMD/MD (AMAP)
Nuit des Lompolo et Foire internationale du livre de Ouagadougou 2025 : la culture burkinabè au-delà des frontières
Bamako, 16 oct 2025 (AMAP) Le Dr Parfait Ilboudo, chargé d’appui technique à la Direction générale de la culture et des arts du Burkina Faso, a animé, jeudi, une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour présenter deux grands événements culturels burkinabè : la 5e édition de la Nuit des Lompolo dédiée aux arts dramatiques et la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Dans son intervention, le représentant de la délégation burkinabè a indiqué que ces manifestations, deux rendez-vous majeurs de la vie culturelle à Ouagadougou, « rythmeront la vie culturelle de la capitale burkinabè au cours du dernier trimestre de l’année. » Il a fait noter que l’édition 2025 se déroule dans un contexte national et régional marqué par des défis sécuritaires et sociaux importants. Toutefois, les organisateurs ont fait le choix de la résilience et de la détermination. « Nous croyons fermement que les arts dramatiques, porteurs de nos valeurs endogènes communes, sont de puissants vecteurs de sensibilisation, d’unification et d’espoir », a-t-il déclaré. Enfin, Parfait Ilboudou, a affirmé que cette vision est partagée par les autorités, qui ont décidé d’intégrer des volets renforçant la coopération culturelle régionale. L’édition 2025 innove ainsi en ouvrant la compétition aux pays frères de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Mali et le Niger. AC/MD (AMAP)
Tombouctou accueille avec ferveur le Premier ministre Abdoulaye Maiga
Tombouctou, 16 oct (AMAP) C’est dans une ferveur populaire que les populations de Tombouctou (Nord) et de Kabara ont accueilli le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, arrivé, ce jeudi matin, pour faire démarrer certains chantiers d’intérêt public ayant une importance capitale pour la ville et toute la région, a constaté l’AMAP sur place. Le président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou, Yéhia Tandina, a au nom des populations adressé des remerciements au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, au Premier ministre et les membres du gouvernement qui l’accompagnent « pour ces actions qui améliorons le quotidien de la Région. » Avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a exprimé ses remerciements aux populations pour cette grande mobilisation. Selon lui, les constructions, dans toutes les régions, s’inscrivent dans la vision du gouvernement de la Transition « conformément aux orientations et instructions du président de la Transition. » « Elles visent à revaloriser le rôle et le statut des autorités et légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, reconnaitre le rôle éminent des autorités et légitimités traditionnelle dans le maintien de la cohésion sociale et la médiation communautaires. » Dans ce cadre, le gouvernement a engagé des actions fortes. Il s’agit de la consécration des autorités et légitimités traditionnelles traduisant la volonté nationale de leur conférer une place institutionnelle « en tant que pilier de notre identité et gardien de nos mœurs. » Cette orientation a été consolidée par l’adoption de la loi N°2024-034 du 24 décembre 2024 relative aux différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelle, à leurs rôles ainsi qu’aux modalités de leurs interventions. « Cette loi marque une étape décisive dans la formalisation de leurs statuts et la reconnaissance de leurs contributions à la stabilité et la paix sociale »,. C’est après ces propos que le Premier ministre a procédé à la pose de la première du vestibule à Tombouctou. Il a, ensuite, visité le chantier de rénovation et d’extension de l’hôpital dont le coût des travaux s’élève à trois milliards six cent millions de francs CFA pour une durée d’exécution de 24 mois. L’équipement coûtera un milliard de francs CFA. Les travaux qui ont démarrés sont à 20% d’exécution. Du chantier de l’hôpital, la délégation s’est rendue à Kabara pour le lancement du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. Ce projet financé par le gouvernement malien et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) coûtera huit milliard de francs CFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Pour la représentante de la BOAD, ces équipements et installations doivent être utilisés de façon efficiente pour le bonheur des exploitants. Elle a, aussi insisté sur la formation et le suivi des exploitants. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au nom du Premier ministre, a remercié les différentes coopératives pour la grande mobilisation qui « prouve à suffisance l’adhésion des communautés au projet salvateur. » Ce projet multisectoriel cadre parfaitement avec les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) avec un accent particulier sur la création d’emplois, la transformation structurelle de l’économie, la croissance et la promotion de la femme. Selo le ministre, à travers ce projet, il s’agit de renforcer et mettre en place une plateforme d’innovation par rapport aux filières riz, ognons, charlotte, pomme de terre bâti sur une approche multi-acteurs pour répondre aux exigences du marché. Le 1er ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités. Il s’est, ensuite, rendu au camp Cheick Sidi Bekkaye de Tombouctou. Avant de rencontrer les forces vives de Tombouctou dans la salle de conférence de la Chambre régionale du commerce et d’industrie. MS/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, est arrivé à Tombouctou (Nord)
Bamako, 16 oct (AMAP) Le Premier ministre malien, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga est arrivé ce jeudi matin 16 octobre 2025 à Tombouctou, dans le Nord du pays, annonce le même jour le Centre d’information du gouvernement du Mali (CIGMA). A son arrivée dans la cité des 333 Saints, le chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives et communales. Il « procédera au lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital de Tombouctou, la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le lancement du Projet de mise valeur des plaines rizicoles de Tombouctou », indique la même source. Le général de Division Abdoulaye Maiga, accompagné par le ministre de l’Agriculture et celui de la Santé et du Développement social, « aura un cadre d’échanges avec les forces vives de Tombouctou sur la vie de la Nation et les préoccupations régionales. » MD (AMAP)
Bamako : Concertations sur la sécurisé des espaces publics
Bamako, 16 oct (AMAP) « Il est inquiétant de constater que l’atout potentiel énorme que constituent les espaces publics maliens est mal connu et souvent exploité sans prendre en compte les intérêts des populations urbaines, des collectivités territoriales et de l’Etat », s’est alarmé, jeudi, le ministre malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, M. Touré, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Journée de concertation sur la sécurisation des espaces publics dans le District de Bamako et certaines localités de la Région de Koulikoro, à la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a réitéré le constat longtemps établi que « nos villes sont confrontées à de nombreux défis en matière de développement urbain, parmi lesquels l’offre de services urbains efficaces aux citadins. » « Ces services sont offerts à travers des espaces qui leur sont destinés dans différentes opérations d’urbanisme publiques ou privées. Malheureusement, plusieurs espaces, notamment ceux destinés à l’amélioration du cadre de vie sont détournés de leur vocation au profit d’usages privés », a expliqué Imirane Abdoulaye Touré. « Pour la sécurisation des espaces publics, mon département a entrepris plusieurs initiatives dont, entre autres, la communication et la sensibilisation sur leurs utilités, la mobilisation sociale pour veiller sur eux et la mise en route du numéro téléphonique 80 00 11 78 au niveau de la PONAV », a-t-il fait savoir. Le ministre Touré, dont le département a organisé cette journée dans le cadre de la célébration du mois d’octobre urbain, édition 2025, a rappelé que le gouvernement a adopté, le 26 février 2014, la Politique nationale de la ville (PONAV), « permettant d’aborder un tournant décisif dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et d’assurer un développement durable des centres urbains. » « Nous avons réuni l’ensemble des acteurs qui sont impliqués dans la sécurisation du domaine public pour discuter et avoir une feuille de route commune », a précisé, pour sa part, le directeur national de la Cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CS-PONAV), N’Tji Abdrahamane Diawara. Selon lui, aujourd’hui, il s’agit de faire la revue de ce qui s’est passé et de ce que nous avons retenu comme leçon et introduire les innovations, notamment celles du nouveau Code domanial et du nouveau Code de la construction au Mali « afin d’améliorer nos outils en matière de sécurisation et de la gestion des plaintes sur les espaces publics. » Il a indiqué que les localités ont été choisies suivant les plaintes reçues sur le numéro vert : 80 00 71. « Sur le numéro vert, nous recevons beaucoup de plaintes. Et nous avons remarqué que des localités sont plus concernées dans la Région de Koulikoro, notamment Kati, Kalabancoro, Sangarébougou, Moribabougou. » « La nature a horreur du vide. Si ces espaces restent vacants, nous savons très bien que ces prédateurs ne vont pas les laisser. Donc, nous les sécurisons et nous les valorisons continuellement », a dit M. Diawara. ST/MD (AMAP)
Diplomatie : Le Vénézuela accuse les Etats-Unis d’agression (Ambassadeur)
Bamako, 16 oct (AMAP) La République bolivarienne du Venezuela, à travers son ambassade au Mali, a organisé ce jeudi, une conférence de presse, pour dénoncer l’attitude des Etats Unis, par rapport à la situation tendue qui existe entre les deux pays. Cette conférence, tenue dans les locaux de l’ambassade, a été animée par l’ambassadeur du Venezuela au Mali, Elio Francisco Colmenares Goyo, et avait pour but d’alerter « le peuple malien et la communauté internationale sur une série d’actions et opérations spéciales américaines qui menacent non seulement la paix et la sécurité de leur nation mais, aussi, celles de toute la région de l’Amérique latine et des caraïbes. » Selon l’ambassadeur, « depuis des années, le gouvernement américain mène une campagne de propagande et de désinformation contre (son pays) ». Il a indiqué que les Etats-Unis déploient des forces militaires à quelques kilomètres des côtes vénézuéliennes, accusant le Venezuela et son gouvernement « d’être responsables du trafic local de drogue. » Poursuivant ses explications, le diplomate vénézuélien a précisé que « cette escalade militaire se traduit par la mobilisation offensive de plus de 10 000 soldats, d’avions de combat, de destroyers lance-missiles, de troupes d’assaut, de moyens utilisés dans des opérations spéciales et même d’un sous-marin nucléaire. » A cet effet, le gouvernement bolivarien a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU « car cet organe dispose des moyens nécessaires pour empêcher une nouvelle escalade de la situation et la commission d’un crime international », a expliqué Elio Francisco Colmenares Goyo. Avant d’ajouter « il y n’a pas de conflit. Ce sont les Etats-Unis qui le fabriquent. » L’ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela rejette également « les déclarations belliqueuses et extravagantes du président des Etats-Unis, dans lesquelles il reconnait publiquement avoir autorisé des opérations visant à compromettre la paix et la stabilité du Venezuela. » « La communauté internationale doit comprendre que l’impunité pour ces actes aura des conséquences politiques dangereuses auxquelles il faut mettre un terme immédiatement », a-t-il dénoncé. Pour cela, son gouvernement a proposé trois actions concrètes au Conseil de sécurité des Nations Unies qui sont : « Déterminer l’existence d’une menace à la paix et à la sécurité internationales en raison de l’escalade militaire américaine actuelle dans les Caraïbes, adopter les mesures nécessaires pour prévenir une nouvelle escalade de la situation sur le terrain et, enfin, adopter une résolution par laquelle tous les membres, y compris les Etats-Unis, s’engagent à respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité de la République bolivarienne du Venezuela. » BT/MD (AMAP)
Bamako : Soixante tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits incinérées à Dio-Gare
Bamako, 16 oct (AMAP) Le directeur général adjoint de l’Office central des stupéfiants (OCS), le contrôleur général de police Bassirou Bamba, a procédé, jeudi 16 octobre 2025, à Dio-Gare (Cercle de Kati), à l’incinération d’environ soixante tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits, en présence du représentant de la Direction de la pharmacie et du médicament (DPM), Abdoulaye Guindo, a constaté l’AMAP. Ces produits, saisis lors d’opérations menées pendant dix jours, à Bamako et dans les antennes régionales, sont principalement composés de psychotropes, d’aphrodisiaques et d’autres substances interdites. « Leur destruction, selon la DPM, vise à préserver la santé publique et à éviter qu’ils ne réintègrent le marché. » Pour le contrôleur général Bamba, cette opération s’inscrit dans la mission de prévention, de contrôle et de répression de l’OCS et répond à un souci de transparence et de sensibilisation. L’OCS a mené, récemment, une opération conjointe à Bamako qui a permis la saisie de plusieurs kilogrammes de produits contrefaits. Cette série d’actions « illustre la détermination de l’OCS à assainir le circuit de distribution des médicaments et à protéger la population contre les dangers des produits illicites. » SS/MD (AMAP)
Bamako abrite la 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne
Bamako, 16 oct (AMAP) La 3e édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne (JOAAI) s’est ouverte, jeudi, à Bamako, autour du thème : « Audit interne, levier de performance et de durabilité des organisations publiques et privées. », a constaté l’AMAP. Cette rencontre d’envergure régionale vise à promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires publiques et privées. Organisée par l’Association des contrôleurs, inspecteurs et auditeurs du Mali (ACIAM/IIA Mali), en partenariat avec l’Union des instituts d’audit interne de l’Afrique de l’Ouest (UIAI-AO), elle réunit des experts, des responsables d’organisations publiques et privées, des institutions financières et des délégations venues d’une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. Dans son discours d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Mme Kadiatou Konaté, a rappelé que l’audit interne occupe une place essentielle dans la performance des institutions. « À travers ces journées, nous voulons renforcer la transparence, l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique et privée », a-t-elle déclaré. Elle a, également, souligné la contribution de l’ACIAM à la modernisation de la profession, notamment à travers « la mise en œuvre de nouvelles normes internationales de l’audit interne, introduisant des dimensions comme la cybersécurité, la durabilité et l’éthique numérique. » Le président de l’UIAI-AO, Octave Goh-Bi, a salué l’engagement du Mali et de l’ACIAM dans la promotion de l’audit interne. « Avec peu de moyens, une équipe motivée peut réaliser des exploits », a-t-il lancé. Il a rappelé que l’Union, créée en 2022, regroupe dix pays francophones et a « pour mission d’appuyer les États dans la mise en place de systèmes de contrôle efficaces. » Il a également annoncé la création, lors des travaux, de quatre groupes professionnels chargés d’élaborer des recommandations techniques pour renforcer la pratique de l’audit dans les administrations, les institutions financières et les projets de développement. Représentant le Chef de l’État, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a exprimé la reconnaissance du gouvernement malien pour le choix de Bamako. Il a réaffirmé l’engagement du président de la Transition « à faire de la bonne gouvernance et de la gestion transparente des ressources publiques une priorité. » Selon lui, « l’audit interne n’est plus un simple mécanisme de contrôle, mais un véritable partenaire stratégique du management et un vecteur de performance durable. » Les travaux, qui se poursuivront jusqu’au 17 octobre, déboucheront sur des recommandations destinées à renforcer la gouvernance, la transparence et la durabilité des organisations publiques et privées de la sous-région. OS/MD (AMAP)
À Sougoubougou : Au rythme des travaux champêtres collectifs
Par Moussa M. DEMBELE Envoyé spécial Bamako, 15 oct (AMAP) Le trajet Bamako-Zantiguila prend plus d’une heure. Les bus, assurant la liaison entre la capitale et Ségou (Centre) ou d’autres localités dans cette partie centrale et septentrionale du Mali, ne respectent pas toujours le code de la route. Dépassements dans les virages, notamment au niveau de la forêt classée de Zantiguila, vitesse extrême… sont fréquents, Ce jeudi 21 août, ce n’est pas une odyssée matinale mais, un court voyage. En cette saison d’hivernage, la nature est splendide. La chaleur moins accablante. Le soleil plus doux quand notre équipe de reportage s’est rendue à Sougoubougou, un hameau situé du village de Korokoro, Commune de Zan Coulibaly, Cercle de Fana. Les fortes pluies enregistrées début août ont rendu les pistes difficilement praticables. À moins de 200 mètres, nous rencontrons un groupe de jeunes cultivateurs dans un champ de sorgho. Cette année, les céréales se portent bien. Le seul champ de coton visible dans les environs progresse lentement. Ils sont au total 19 gaillards engagés et motivés. L’ambiance est conviviale, empreinte de joie et d’esprit d’équipe. Depuis 6 heures du matin, ils travaillent dans le champ de Balla Coulibaly. Âgés de 16 à 29 ans, les jeunes sont dirigés par Moussa Coulibaly, le plus âgé. Ce travail collectif, transmis de génération en génération, vise à s’entraider pendant l’hivernage. La prestation coûte 10 000 Fcfa par jour. La recette des travaux est destinée à financer les festivités du 22 septembre qui marquent aussi la fin des travaux champêtres. C’est ainsi que les ressortissants de Sougoubougou commémorent l’indépendance. La solidarité pour une célébration grandiose du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali ! En début d’hivernage, la liste des travaux est établie, afin de tirer au sort les bénéficiaires qui recevront le groupe dans leur exploitation, l’une après l’autre. Cette année, ce sont 14 familles, qui figurent sur la liste. Ce jeudi marque la septième intervention pour une recette (à mi-chemin) de 70 000 Fcfa. C’est le propriétaire du champ, qui offre les deux repas de la journée (petit-déjeuner et déjeuner des travailleurs). Vêtu d’un pantalon coupé au genou et d’un t-shirt marron, Moussa Coulibaly, chef du groupe, âgé de 29 ans, explique les règles du jeu. « Depuis 6 heures, nous sommes ici. Celui qui ne respecte pas cet horaire est sanctionné. Il doit offrir des bonbons au groupe », dit-il, la daba sur l’épaule, avant d’ordonner à son équipe d’aller prendre le petit-déjeuner. M. Coulibaly ajoute qu’ils ont hérité ce travail de leurs aînés. « Aujourd’hui, c’est notre tour de respecter la tradition. Nous travaillons pour 10 000 Fcfa par jour, pour les ressortissants du village. Ceux qui sont d’ailleurs, qui nous sollicitent, doivent payer entre 40 000 et 50 000 Fcfa par jour », affirme-t-il. Le village compte deux groupes de jeunes : ceux de 16 à 30 ans, et ceux de moins de 16 ans. La nuit du 22 septembre, chaque clan célèbre à sa manière. Trois jours de festivités et de partage. Tongasse Coulibaly, membre du groupe, âgé de plus de 20 ans, explique que l’initiative vise à s’entraider pendant l’hivernage mais, aussi, à renforcer la cohésion et la paix entre les jeunes dans le village. Il précise que derrière cette idée, il y a la célébration de l’indépendance du Mali, « une date inoubliable pour tout Malien. » N’tchi Coulibaly, 25 ans, souligne l’importance de leurs interventions pendant l’hivernage. « À chaque passage chez quelqu’un, nous finissons par cultiver ses champs. Le paiement est symbolique. Ce qui compte, c’est le travail », précise-t-il. Après les travaux collectifs, c’est tout le village qui est mobilisé pour célébrer le 22 septembre. « Et le jour de la fête, c’est la joie totale dans tout le village. Dans l’avenir, nous espérons qu’une ONG pourra nous soutenir dans d’autres projets », dit-il, insistant sur l’union de leur groupe. Au départ, c’était des activités collectives organisées entre les membres du petit groupe de maisons. Une compétition entre les jeunes, était organisée dans le but de prouver leur bravoure dans les champs. Chaque génération formait un groupe. L’objectif était de développer le village et unir ses ressortissants. « Nous avons toujours voulu organiser des fêtes à la fin de nos travaux champêtres. Avant, ce n’était pas le 22 septembre mais, plutôt, la fête de nos instruments de musique traditionnels. Tout le monde se retrouvait à la place du village pour célébrer la fin de l’hivernage », a rappelé, Djamako Coulibaly, chef du hameau de Sougoubougou, âgé plus de 80 ans. Aux premiers jours de l’indépendance, le 22 septembre était célébré dans les chefs-lieux. C’était une grande rencontre culturelle pour commémorer cette date historique. Chaque village montrait son savoir-faire. « Nous fêtions le 22 septembre à Fana. C’était sur l’invitation du commandant. Chaque village apportait ses instruments de musique. Des concours de danse, de course de vélos, des matchs de football étaient organisés. C’est un rendez-vous exceptionnel entre tous les habitants du cercle », se souvient Djamako Coulibaly. Au fil du temps, la célébration a pris une autre forme. Plus de rencontre au chef-lieu d’arrondissement. Chaque localité célèbre en sa manière. Si d’autres font des cotisations, la population de Sougoubougou a opté pour des travaux champêtres collectifs. « Ce sont les jeunes qui ont eu l’idée de mettre en place cette activité collective. À la fin des travaux, c’est la fête du 22 septembre. Et je trouve que l’initiative est bonne parce qu’elle permet de renforcer les liens sociaux », se réjouit Zan Coulibaly, 60 ans révolus. Aujourd’hui, beaucoup estiment que l’idée mérite un soutien pour sa pérennisation. Demba Coulibaly, âgé de 46 ans, constate qu’avec son époque, il y a une différence, non seulement au niveau du travail mais, aussi, dans la célébration d’hier et aujourd’hui. « L’idée de cohésion demeure toujours, sinon des jeunes d’aujourd’hui fournissent peu d’efforts dans les champs. Même pour la célébration, ils n’impliquent pas assez les personnes âgées comme nous le faisions », conclut-t-il. MMD/MD (AMAP)

