Des kits professionnels remis à 15 migrants de retour dans la région de Kayes

Kayes, 6 fév (AMAP) – Les autorités maliennes ont remis jeudi des kits d’insertion professionnelle à 15 jeunes migrants de retour dans la région de Kayes, dans le cadre d’une initiative visant à favoriser leur réintégration socio-économique. La cérémonie de remise, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’est tenue au Centre d’Accueil et d’Orientation des Migrants de Kayes. Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, était présente, aux côtés de représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les bénéficiaires, 14 commerçants et 1 tailleur, ont reçu des équipements pour démarrer une activité. S’adressant aux récipiendaires, le gouverneur Soumaré a souligné l’importance de cette assistance. Il a déclaré : « Votre assistance est capitale car, elle nous aide à prendre en charge les migrants de retour. » Il les a invités à bien entretenir et fructifier ces kits afin de « conforter l’Etat et ses partenaires dans leurs initiatives salutaires ». Un forage pour un village frontalier accueillant Lors de la même visite, les autorités ont officiellement remis les clés d’un nouveau forage au village de Khabou, situé près de la frontière avec la Mauritanie. Ce village est reconnu pour son rôle dans l’accueil des migrants expulsés. Selon la délégation, ce projet répond à une promesse du ministre Mossa Ag Attaher, visant à améliorer l’accès à l’eau pour les populations locales et les migrants hébergés. Cette mission gouvernementale s’inscrit dans le cadre des activités d’accueil et d’assistance aux migrants de retour. Un jeune bénéficiaire, Mamadou Konaté, 25 ans, de retour d’Algérie, a exprimé l’espoir que ces équipements lui permettraient de « mener une vie descente ». La tournée de la délégation doit se poursuivre vendredi par le lancement d’une nouvelle cohorte de formation. BMS/OS(AMAP)
Les forces armées maliennes annoncent la neutralisation de dizaines de combattants près de Nioro du Sahel

Nioro du Sahel, 5 fév (AMAP) – Les Forces Armées Maliennes (FAMA) ont annoncé avoir « totalement anéanti » un groupe de combattants présumés terroristes lors d’un accrochage dans la nuit du 4 au 5 février dans la zone ouest de Nioro du Sahel, faisant état de « plusieurs dizaines » d’adversaires neutralisés. Selon un communiqué militaire, une patrouille mixte, agissant sur renseignement et conduite par le commandant d’armes de Nioro, le lieutenant-colonel Siaka Koumaré, est tombée sur le groupe « lourdement armé ». Les affrontements ont duré environ trois heures. Le bilan avancé fait également état de la récupération d’une dizaine de motos, ainsi que de la saisie d’armes et de munitions. Le lieutenant-colonel Siaka Koumaré a salué l’opération et réaffirmé la détermination des forces armées. Il a déclaré : « Les FAMA sont déterminés à continuer cette offensive jusqu’à la destruction totale du terrorisme dans la localité. » Le commandant a également souligné que le moral des troupes était « très bon », évoquant l’acquisition de « nouveaux engins et de nouveaux matériels de guerre ». Il a rendu hommage aux autorités militaires et aux soldats tombés au combat. Le lieutenant-colonel Koumaré a appelé à la vigilance et invité les populations « à avoir confiance à leur armée » dans le communiqué. Cette opération intervient dans le cadre des missions de sécurisation menées par les FAMA dans la région. MD/OS(AMAP)
La préfecture de Kati dissout une association pour « propos outrageants »

Bamako, 5 fév 2025 (AMAP) –Les autorités de la préfecture de Kati ont dissous l’association Alliance droits et devoirs (ADD), retirant son récépissé et mettant fin à son existence légale au motif que son président a tenu des « propos outrageants et dépourvus de la réalité ». La décision administrative N° 2026-005/P-CKTI, datée du 4 février 2025, vise directement les déclarations du président de l’ADD, Yacouba Kané. Sans préciser la teneur des propos, les autorités les jugent contraires à l’objet statutaire de l’association, les estimant dirigés « contre des Services publics et des Entreprises privées ». Le document officiel acte que le récépissé initial « est retiré dans toutes ses dispositions pour activités non conformes à ses statuts ». Dissolution et cessation immédiate Face à cette mesure, l’ancien bureau de l’association a immédiatement informé ses militants de la cessation de toutes ses activités et annoncé la suppression de ses instances de direction et de ses canaux de communication par « respect de l’autorité de l’Etat ». Dans un dernier message publié sur les réseaux sociaux, Yacouba Kané a rappelé la mission de l’organisation, déclarant : « L’ADD se donne pour mission d’utiliser la communication pour le changement social et comportemental, la dénonciation responsable des pratiques malsaines et la sensibilisation sur les droits et devoirs. » L’ADD, dont le siège était situé à Kalaban-coro dans la commune rurale du même nom, n’a désormais plus d’existence légale. KD/OS(AMAP)
Une semaine culturelle mianka se tient à Yorosso malgré le contexte sécuritaire

Yorosso, 5 fév 2026 (AMAP) – La quatrième édition de la Semaine nationale du Mamaala, célébrant la culture mianka, se tient actuellement à Yorosso sous le thème « Célébrons notre culture qui est un facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable ». Cet événement, organisé par le mouvement Ensemble pour le Mamaala (EPMA), rassemble pendant quatre jours la communauté Mamaala dans la région de Koutiala. Il se déroule dans un contexte sécuritaire national difficile, rendant notable sa tenue à Yorosso, localité située à plus de 500 kilomètres de la capitale Bamako. Le préfet de Yorosso, Djinè Moussa Diakité, a officiellement lancé les activités jeudi, en présence des responsables de l’EPMA et des autorités locales. Il a salué la mobilisation des forces de sécurité pour permettre cet événement. « La tenue de cette activité à Yorosso me donne tout l’honneur de remercier l’État malien et de montrer à la diaspora qu’il y a la sécurité dans mon cercle », a déclaré le préfet. Plusieurs centaines de participants, issus des 68 communes et 11 cercles ainsi que de la diaspora nationale, sont attendus. Pour le journaliste local Pierre Zonou, le choix de Yorosso est un signal fort. « Il serait inimaginable de penser à la tenue d’une telle activité, mais nous félicitons l’EPMA pour l’organisation de cette 4ᵉ édition à Yorosso », a-t-il estimé, ajoutant qu’aucun incident n’avait été enregistré depuis le début des festivités. Le programme inclut des prestations artistiques, des conférences-débats, des consultations médicales et des dons de médicaments. La communauté « Gana » est l’invitée d’honneur de cette édition. MMD/OS(AMAP)
L’USSGB annule et réorganise le test d’entrée à l’IUG pour 2025-2026

Bamako, 4 fév (AMAP) – L’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) annule les résultats du test d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) pour l’année universitaire 2025-2026 et organisera un nouveau test le dimanche 15 février 2026. Cette décision fait suite à l’annulation des résultats du premier test, dont les motifs ne sont pas précisés dans le communiqué. L’accès à l’IUG pour cette année académique est donc conditionné à la tenue de cette nouvelle épreuve. Le nouveau test se tiendra sur le campus universitaire de Badalabougou. Seuls les candidats initialement autorisés à se présenter par la Décision n°2025-00511/USSGB-R-SG du 31 octobre 2025 seront habilités à y participer. L’appel des candidats est fixé à 07 heures 30 minutes. Les autorités de l’université appellent les concernés à un strict respect des consignes. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour le bon déroulement du test », a indiqué l’administration de l’USSGB. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter le Secrétariat de l’IUG au 76 45 31 09. AC/OS(AMAP)
Le Mali vise 1 450 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026

Bamako, 6 février 2026 – Le Mali prévoit de lever 1 450 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics en 2026, selon le calendrier officiel d’émission présenté mardi par le ministre de l’Économie et des Finances. L’objectif pour l’année prochaine est réparti en quatre tranches trimestrielles : 340 milliards FCFA au T1, 400 milliards au T2, 430 milliards au T3 et 280 milliards au T4. Cette announce intervient alors que l’État a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 via 34 émissions sur le marché, selon les chiffres officiels communiqués lors du lancement. Le marché régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a connu une forte activité l’an dernier, avec un volume total d’émissions de 11 858 milliards de FCFA, en progression de 46%. Le directeur national du Trésor, Siaka Samaké, a indiqué que cette stratégie d’emprunt s’inscrivait dans le cadre d’une gestion prudente de la dette. « L’État du Mali a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 à travers 34 émissions, tout en maintenant un encours de dette projeté à 43 % du PIB à fin 2026, en deçà de la norme communautaire de 70 % », a-t-il précisé. Le ministre Alousséni Sanou a rappelé que l’agence de notation Bloomfield avait maintenu la notation financière du Mali à A3 (court terme) et BBB (long terme), avec perspectives stables. Rôle clé des banques et perspectives régionales La présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), Aïssata Koné Sidibé, a souligné la contribution majeure du secteur bancaire national, qui a souscrit 58% (686 milliards FCFA) des titres émis par l’État en 2025. Elle a réaffirmé l’engagement des banques pour la stratégie 2026. Oulimata N’Diaye Diassé, directrice d’UMOA-Titres, a estimé les perspectives de financement pour le Mali en 2026 à 1 180 milliards de FCFA, un chiffre inférieur à l’objectif affiché par les autorités maliennes. Le ministre Sanou a lancé un appel pour « une participation accrue » des investisseurs afin d’atteindre l’objectif de 1 450 milliards. À l’issue de la cérémonie, les trois meilleurs investisseurs sur la dette souveraine malienne en 2025 ont été récompensés. La Banque de Développement du Mali (BDM-SA) est arrivée en tête, devant la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). AC/OS(AMAP)
Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)
Mali et UE : Première session du Comité de pilotage de la cellule technique de coopération

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le Mali a tenu la première réunion du comité chargé de superviser sa nouvelle structure nationale de gestion des programmes européens, affirmant vouloir renforcer son leadership dans la coopération avec l’Union européenne. Le Comité de pilotage du projet de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE) s’est réuni pour la première fois mercredi au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diop. Cette session intervient dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement malien pour adapter son architecture opérationnelle au nouvel instrument financier européen « NDICI » (voisinage, développement et coopération internationale), mis en place en 2022. En réponse à ce nouveau cadre, le Mali a créé la CTC-UE en septembre 2024, financée sur son budget national. L’objectif déclaré est de permettre une « appropriation nationale » des mécanismes de gestion des programmes européens, une orientation présentée comme découlant de la politique de reprise en main de la souveraineté nationale impulsée par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta. PILOTAGE ET ARBITRAGE NATIONAUX Selon le communiqué, la mission centrale de la CTC-UE est de « contribuer à la poursuite des projets et programmes en cours et à maximiser l’efficience, l’efficacité, l’impact et la visibilité » de l’aide européenne. Le ministre Diop a précisé que cette cellule vise à consolider les capacités de son ministère pour assurer un pilotage et un arbitrage nationaux à toutes les étapes du cycle des projets financés par l’UE. Abdoulaye Diop a lié cette mesure à la posture diplomatique actuelle du Mali. « Cette mesure, en soi, prouve à suffisance l’engagement du Mali à maintenir, voire renforcer sa coopération avec les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes constitutionnels de l’action publique, énoncés par le Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. La tenue de cette première session du Comité de pilotage marque ainsi une étape opérationnelle dans la mise en œuvre de la nouvelle approche malienne visant à affirmer un contrôle étatique renforcé sur les projets de coopération avec Bruxelles. OD/OS(AMAP)
Mali : Lancement du plan humanitaire 2026

Bamako, 05 fév (AMAP) « En 2026, le Plan de réponse Humanitaire vise à assister 3,8 millions de personnes et requiert une enveloppe financière de 577,9 millions de dollars », a annoncé la Coordinatrice résidente des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, lors du lancement officiel du plan humanitaire 2026 au Mali, jeudi à Bamako, a constaté l’AMAP. « En 2025, malgré un contexte difficile, un accès humanitaire de plus en plus contraint et un financement insuffisant, l’action collective des partenaires a en effet permis d’apporter une assistance vitale à 1,8 million de personnes au Mali » a dit Coordinatrice résidente des Nations unies. « Toutefois, les défis restent immenses. Aujourd’hui encore, plus de 415 000 personnes sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, alors que les crises sécuritaires, climatiques et sanitaires continuent d’affecter des millions de personnes », a poursuivi, Hanaa Singer-Hamdy. « Pour cette année, comme par le passé, notre priorité reste claire : sauver des vies, garantir l’accès aux services essentiels, préserver la dignité des populations et renforcer progressivement leur résilience », a-t-elle assuré. « Mais au-delà de l’urgence, notre ambition commune devrait être d’accompagner progressivement le Mali vers des solutions durables, en renforçant les passerelles entre l’aide humanitaire, le relèvement et le développement », a ajouté la responsable onusienne. « L’objectif n’est pas de maintenir une assistance permanente, mais bien d’aider les communautés à retrouver leur autonomie et de développer des perspectives d’avenir », a insisté e la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali. Lucien Simba, chef de bureau par intérim du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a ajouté : « Face à la baisse des financements et à l’augmentation des besoins, un recentrage géographique et stratégique a été opéré : 97 cercles sur les 159 que compte le pays, représentant la vaste majorité des personnes ciblées, seront considérés. » « Comparé à 2025, le montant requis, le nombre de personnes dans le besoin et le nombre de personnes ciblées ont connu des baisses de plus de 20 %. Ces baisses résultent d’un recentrage méthodologique et ne signifient nullement une amélioration de la situation humanitaire au Mali. En 2025, le Mali a été financé à 21 % sur une enveloppe de 771 millions USD, le plus faible taux de financement de ces dix dernières années », a souligné le chef de bureau par intérim de OCHA. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement durable, Assa Badiallo Touré, a félicité la bonne collaboration entre son département, les acteurs humanitaires et les agences du système des Nations unies. ST/MD (AMAP)
Atelier sur la régulation de la presse et des réseaux sociaux

Bamako, 5 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a organisé, ce jeudi, à Bamako, une journée d’échanges entre le pôle national de lutte contre la cybercriminalité et les organisations professionnelles des médias sur la régulation de la presse et les réseaux, a constaté sur place l’AMAP. La rencontre a pour but de partager des expériences et pratiques pour renforcer la collaboration, la dissémination des textes législatifs et réglementaires ainsi que la formation continue. Cette journée d’échanges entre les différents acteurs de l’espace médiatique, fait suite aux rencontres bilatérales entre, d’une part, la HAC et l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et, d’autre part, entre la HAC et le procureur du pôle de lutte contre la cybercriminalité. Elle a été initiée pour trouver une solution à l’arrêt momentané de la délivrance de la carte de presse. Selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, l’enjeu de cette journée va au-delà des partages d’idées. Elle vise « aussi à trouver ensemble des solutions aux problèmes et difficultés ponctuels que rencontrent les médias. » Il a ajouté que « l’espace médiatique, les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ne peuvent être des zones de non-droit. M. Coulibaly, soutient, cependant, que leur régulation est une nécessité pour lutter contre la désinformation, les discours de haine et de violence ainsi que les manipulations. Il a indiqué que les professionnels des médias doivent prôner un journalisme responsable et éthique, qui ne confond pas l’investigation avec la déstabilisation. « Aussi bien le régulateur que la justice s’appuient essentiellement sur les lois et règlement pour assurer un fonctionnement correct des medias » a expliqué Gaoussou Coulibaly. Le procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a, de son côté salué la tenue de cet atelier, qu’il juge nécessaire et opportun. Selon lui la HAC, les organes de presse et le pôle de cybercriminalité « poursuivent les mêmes objectifs et ont la même ambition. » Ajoutant qu’au cœur des discussions figurent la problématique de la régulation de la presse et des médias sociaux, « une responsabilité qui concerne directement l’ensemble des acteurs. Toute société démocratique repose sur des règles, selon le magistrat qui a insisté sur « la nécessité d’exercer les libertés d’expression et d’opinion dans le respect du cadre légal, en tenant compte des limites à ne pas franchir. » Le président de l’Union des radios et télévisions-libres du Mali (URTEL), Mamadou Bocoum, qui a participé al rencontre, a indiqué que cette journée d’échange vise à mettre la lumière sur un certain nombre de questions essentielles, notamment les textes régissant la presse et ceux sur lesquels s’appuie le procureur. Selon lui, il ne s’agit pas d’un conflit de lois, mais plutôt d’une application sélective des textes, « Il y a une façon de faire comme si l’on oubliait la loi spéciale qui régit la presse, notamment la loi 046 relative au régime de la presse et aux délits de presse », a-t-il affirmé. A travers cette rencontre selon Mamadou Bocoum les acteurs attendent une clarification des compétences du procureur, leurs limites, ainsi que les dispositions prévues par la loi 046 en ce qui concerne les medias. BT/MD (AMAP)

