Kangaba : Les services techniques passent en revue les activités du troisième trimestre
Kangaba, 07 nov (AMAP) Le préfet Abou Dao a présidé vendredi 07 novembre 2025 dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba 9Ouest), une rencontre de revue des activités menées au 3e trimestre de l2025 avec les chefs de service technique. A l’ouverture de la rencontre, le préfet a salué la résilience des chefs de services techniques qui ne n’ont pas fait économie de leurs efforts « pour la bonne marche de leur structure malgré les maigres conditions de travail et, maintenant avec la pénurie de carburant. » Il a rappelé que le Décret No2015-0067/P-RM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative, stipule en son article 26 que le préfet « est investi d’une mission permanente d’inspection et de contrôle des services et organismes publics installés dans le ressort territorial du cercle, à l’exception des services judiciaires et des forces armées. Les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour présenter les activités menées au cours du troisième trimestre 2025. Ils ont, également, énuméré les difficultés rencontrées. Au nombre desquelles, l’insuffisance de personnel, le manque de moyens logistiques entre autres. Le médecin-chef est revenu sur le non-paiement des quotes-parts des communes pour la référence évacuation. La cheffe de service des Domaines, quant à elle, se plaint du non-paiement des taxes de la part des sociétés minières. Dans les divers, il a été question, surtout, de la crise du carburant qui affecte tout le monde. Le préfet a rappelé le contenu de la lettre No2025 – 00653/GRKK-CAB du 20 / 10 / 2025 de monsieur le gouverneur de la Région de Koulikoro dont l’objet est la régulation de la vente de carburant dans les bidons. Ainsi, le préfet a rendu public un communiqué qui informe les populations, les gérants des stations et les propriétaires de points de vente de carburant que seul le préfet est habilité à délivrer des autorisations exceptionnelles de vente de carburant dans les bidons au niveau des stations et les points de vente. Il a invité les participants au respect scrupuleux de ce communiqué. Il a, également, invité les responsables « à l’optimisme car l’Etat est en train de tout faire pour endiguer la crise le plus vite possible. » SD/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Pas de panne sèche ce week-end à Bamako
De nos reporters et correspondants Bamako, 07 nov (AMAP) Depuis de la crise d’hydrocarbures, imposée à notre pays, il faut admettre que Bamako n’a été autant ravitaillée en produits pétroliers que ce week-end. D’où la disponibilité du carburant dans de nombreuses stations-service où nous nous sommes rendus Sur quatorze points de vente de carburant dans certains quartiers des Communes III et IV, sept servent du carburant. Mieux, nous avons constaté moins d’attroupement dans certaines stations- service. Comme pour confirmer la disponibilité du liquide tant précieux, ce vendredi 07 novembre à Bamako. La joie se reflétait sur les visages, sur des motos, une centaine de jeunes garçons et filles se côtoient, à coup de plaisanteries et taquineries, ils tiennent le rang, se suivent en deux files sur la descente de la côte au quartier Samè, en Commune III du District de Bamako, sur la route de Kati. Ces files continuent jusqu’à la station-service au flanc de la colline, contigüe au bar appelé Peid de colline. Dans cette station Yara, un cordon de sécurité, bien établi et formé d’agents de police et de jeunes portant des gilets roses, les pompistes servent du gasoil depuis 11 heures du matin. Et le service de l’essence a commencé à 14 heures, à notre passage. DES FILES FLUIDES – « Aucun incident. Tout le monde est discipliné et suit notre dispositif de sécurité », dit le sergent de police Coulibaly, en maintien d’ordre avec d’autres collègues. Selon Issa Dembélé, président de la jeunesse du quartier de Samè, depuis le début de la crise du carburant, les membres sont déployés à cette station, chaque fois que le carburant disponible. Ces jeunes en gilets rose aident les policiers à maintenir l’ordre et faciliter en même temps la fluidité de la distribution. Et oui ! A croire que « Résilience est malienne. » Du moins, c’est ce que nous avons constaté lors de notre reportage. A la station- service SOMAYAF, au terrain de foot de la Commune III, où le ravitaillement est en cours, des populations ne sont pas stressées. « Nous n’allons jamais céder à n’importe quelle crise. Nous supportons la crise énergétique, plutôt de l’électricité … et nous resterons à jamais dernière ces autorités de Transition…», nous lance gaillardement Moussa Traoré, de son véhicule dans une file de plus de 500 mètres jusqu’à la pompe. Ici, aussi pas de tohu-bohu. Tout le monde respecte le cordon de sécurité. En tout cas pas de bousculade dans la station. La station Total non loin du monument Hippopotame (Maliba), le service avait commencé à notre arrivée. Le rang n’est pas aussi long comme celui de la première station que nous avons visitée. Mais la joie se lit sur les visages car chacun est confiant de ne pas passer une nuit blanche pour se faire servir du carburant. PAS D’ATTROUPEMENT – Non loin, à l’ex- usine IMACI, deux stations-service, SOMAYAF et SHELL, fonctionnent normalement. Pas d’attroupement. « C’est une question de patience. C’est vrai que nous avons souffert mais, nous sommes contents aujourd’hui », se réjoui Bintou Sissoko, très proche de la pompe à la SOMAYAF. Non loin, Aichata Diakité est sereine. « Toute difficulté a une fin », lâche-t-elle, philosophe. Sur le même trajet, en direction du quartier de Lafiabougou, deux points de vente sont opérationnels. SHELL, non loin du monument Éléphant (Samaba), où il y a moins de personnes dans la file. Le service est en cours. C’est toujours la même consigne de sécurité qui est de mise. Pas de couac. Tous la respectent. Vers le monument Cabral, à Lafiabougou, la queue est un peu longue, avons-nous constaté Par contre, de Yara Oil (au tournant de Bacodjicoroni-Golf) à Total (Djicoroni), aucune station en service ni de file de voitures ! OUELESSEBOUGOU RETROUVE SON SOUFFLE – La distribution de carburant connaît une nette évolution ce vendredi dans la ville de Ouélessébougou, à 80 kilomètres au sud de Bamako. Sur la dizaine de stations-service que compte la localité, quatre dont la Station SOTRAKA, les Stations KDF 1 et KDF 2 et la Station Dièna sont actuellement en mesure de distribuer de l’essence et du gasoil. Cette évolution de la situation a considérablement réduit l’affluence des véhicules et les attroupements habituels dans les routes principales ces derniers jours, grâce aussi à la bonne collaboration entre le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Ouélessébougou et les forces de l’ordre. Cependant, la ville a retrouvé une mobilité notable ce vendredi, jour de grand marché. Malgré la disponibilité limitée du carburant, l’activité économique a repris permettant aux habitants de Djitoumou de vaquer à leurs occupations commerciales et sociales. Cette accalmie, bien que temporaire, est un soulagement pour une population qui espère une normalisation rapide de l’approvisionnement. Le contraste est frappant à Niono, dans le Centre du Mali : aucune station se ne dispose de carburant pour la vente. La crise du carburant, ici, aurait pu compromettre la campagne agricole (fauchage, transport, décorticage). Mais, avec l’ingéniosité des populations, un palliatif est trouvé. C’est l’huile de consommation désormais (les 05 litres et 20 litres) qui fait fonctionner les moteurs diesel. A Niafunke (Nord), où il n’y a pas pas de station service, juste des vendeurs ambulants, le prix du carburant n’a pas connu un grand changement. Le litre d’essence est à 1 200, 1 250 fcfa par endroit et le gasoil 800 à 900 fcfa, selon les lieux de vente. Jusque là, les vendeurs n’ont pas signalé de crise malgré la forte demande due à la période de la campagne agricole où le riz en épiaison réclame plus d’eau donc plus de pompage au niveau des périmètres rizicoles OD/AC/AC/MS/SM/MD (AMAP)
Salon monétique national du Mali : Pour des échanges sur les défis liés au paiement électronique
Le Salon monétique national du Mali (SamonaM) s’est ouvert ce vendredi au mémorial Modibo Keita destiné à offrir une plateforme d’échanges, d’apprentissage et de collaboration pour relever les défis liés à la sécurité, à l’innovation et à la confiance dans le paiement électronique. Sous le thème « la Sécurisation des paiements électroniques : enjeux et défis dans l’UEMOA » et présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, le SamonaM est organisé par l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers du Mali (APBEF) en partenariat avec le GIM UEMOA et le Comité monétique national du Mali. Selon le président du Comité monétique national du Mali, Papa Esaie Keita, « la monétique n’est plus un simple outil technique, elle est, aujourd’hui, un levier stratégique pour l’inclusion financières, la transparence des transactions et la compétitive de notre économie. » Ajoutant qu’aujourd’hui, grâce aux réformes engagées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au soutien du GIM-UEMOA, « l’espace UEMOA est sur le point de réussir l’un des défis majeurs de la finance numérique : l’interopérabilité. » « L’interopérabilité, ce n’est pas seulement une question technique. C’est un enjeu économique, social et stratégique. Elle permet aux citoyens d’utiliser leur carte ou leur téléphone mobile, sur n’importe quel terminal ou guichet automatique, aux banques, aux fintechs et aux opérateurs de dialoguer sur une même infrastructure et aux acteurs économiques d’aller plus vite, plus loin ensemble », a-t-il expliqué. Pour le Directeur général du GIM-UEMOA, Minayegnan Coulibaly, le Mali présente aujourd’hui un profil prometteur et en construction. » Selon lui, « au 31 décembre 2024, le taux d’inclusion financière du Mali s’établit à 58% contre 71% en moyenne dans l’UEMOA. » « Sur plus de 10 millions de transactions par carte, 89% concernent encore le retrait d’espèces. Et sur 1,27 milliards de transactions Mobile money, près d’un tiers sont désormais des paiements, C’est un signe encourageant de transformation », a expliqué M. Coulibaly. Au Mali, on compte 537 Guichets automatiques de billet (GAB) et 611 Terminaux de paiement électronique (TPE) qui est l’appareil utilisé par les commerçants pour encaisser les paiements par carte bancaire, soit un taux d’accessibilité de 2,19 et 2,5 pour 100 000 habitants, au-delà des standards régionaux. Ces chiffres ne traduisent pas un retard mais une opportunité immense : celle de bâtir une économie numérique pus fluide, plus sûre et plus inclusive Quant à la présidente d’APBEF, Mme Sidibé Aissata Koné, « la digitalisation des services financiers est devenue une priorité pour les banques. » « Les cartes bancaires, les applications mobiles, les paiements en ligne, l’interopérabilité offrent des opportunités inédites pour l’inclusion financière et le confort financier des citoyens », a-telle ajouté Mais cette avancée s’accompagne d’un défi majeur : garantir la sécurité des transactions protéger les données et maintenir la confiance des usagers. « Notre ambition doit être claire : faire de l’espace UEMOA une zone de confiance numérique où chaque citoyen peut effectuer un paiement électronique avec sérénité transparence et simple. », a déclaré Mme Sidibé, « Il s’agit non seulement de sécuriser les flux financiers mais, aussi, de bâtir un environnement favorable à l’innovation, à l’intégration économique et à la compétitivité internationale de notre Région. Cette journée est donc une invitation à l’innovation au partage et à la collaboration », a-t-elle expliqué. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, « la transformation numérique du secteur financier n’est plus une option. Elle constitue, aujourd’hui, une nécessité économique et sociale. » « Dans un contexte international marqué par l’évolution rapide des technologies en matière de paiement, le Mali se doit de consolider son positionnement, en favorisant la digitalisation des services financiers, la sécurisation et la transparence des transactions, l’inclusion financière durable et l’efficacité des systèmes de paiement. » « A travers cette démarche, nous contribuons directement à l’amélioration du climat des affaires, au renforcement de la confiance des usagers et à la formation accrue de notre économie. Autant d’éléments essentiels au progrès national », a expliqué Alousseni Sanou. « Au demeurant, notre ambition est commune et claire pour faire que du Mali un acteur solide de l’écosystème monétique régional, performant, sécurisé et adapté aux besoins de nos populations et de nos entreprises. » « Le présent salon constitue une opportunité de participation de partage des meilleures pratiques et de renforcement de la collaboration publique-privé », a-t-il conclu. BT/MD (AMAP)
Ministère de l’Education nationale et l’APDP : Signature d’une convention de partenariat
Bamako, 7 novembre (AMAP) La cérémonie solennelle de la signature d’une Convention de partenariat entre le Ministère de l’Éducation nationale et l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (APDP) s’est déroulée, ce vendredi, dans la salle de conférence du département de l’Education, a constaté l’AMAP. « Cet acte, hautement symbolique et porteur de sens, consacre la volonté commune de nos deux institutions de promouvoir une culture de la protection des données personnelles dans le secteur éducatif malien », a affirmé le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané. « Le monde éducatif, à l’instar de tous les autres secteurs, est, de nos jours, traversé par une profonde transformation numérique. La gestion des élèves, des enseignants, des examens, des affectations ou encore des ressources pédagogiques s’effectue, de plus en plus, en s’appuyant sur des systèmes informatisés et interconnectés. Bien qu’elle soit porteuse d’efficacité et de transparence, cette mutation pose de nouveaux défis que sont la sécurité des données, la confidentialité des informations personnelles et le respect des droits individuels à l’ère du numérique », a expliqué le Patron de l’Education Ntionale. Selon lui, la collaboration entre le ministère de l’Éducation nationale et l’APDP permettra de garantir la performance des systèmes d’information éducatifs et leur conformité aux exigences éthiques et juridiques en matière de protection des données. À travers cette convention, le département de l’Education et l’APDP s’engagent à travailler ensemble pour renforcer la sensibilisation et la formation du personnel éducatif et administratif à la gestion responsable des données ; mettre en place des protocoles et procédures sécurisés dans la collecte, le traitement et la conservation des informations scolaires; garantir la conformité de nos bases de données et plateformes numériques aux normes nationales et internationales. Il s’agira également de protéger les élèves, les enseignants et les usagers du système éducatif qui doivent pouvoir évoluer dans un environnement numérique sûr et respectueux de leurs droits, a évoqué, le ministre de l’Education nationale. Pour sa part, le président de l’APDP, M. Mamoudou Samassekou a affirmé : « À l’ère du numérique, l’école n’est plus seulement le lieu où l’on apprend à lire, à écrire et à compter. Elle est devenue un espace où s’acquièrent aussi les réflexes numériques responsables, ceux qui permettront à nos enfants de se mouvoir avec confiance et sécurité dans un monde où chaque clic, chaque image, chaque donnée laisse une empreinte » « L’APDP est convaincue que la protection des données personnelles commence par l’éducation. C’est dès le plus jeune âge qu’il faut inculquer aux élèves l’importance de la préservation de la vie privée, du respect de soi et des autres dans les espaces numériques », a évoqué le premier chef de l’APDP. Selon lui, pour que cette éducation soit effective, il faut aussi outiller ceux qui ont la lourde responsabilité de suivre nos enfants ; a-t-il dit. « Les enseignants, les encadreurs, les responsables administratifs doivent être formés aux principes de la protection des données personnelles », a préconisé Mamoudou Samassekou. « Ils doivent être en mesure d’intégrer ces notions dans leurs pratiques quotidiennes et dans leurs approches pédagogiques. C’est tout le sens de cette convention : former des formateurs, accompagner le Ministère dans la mise en conformité de ses traitements de données, et surtout, œuvrer ensemble pour l’insertion de modules sur la protection des données personnelles dans les programmes éducatifs maliens », a-t-il précisé. À travers ce partenariat, nous semons les graines d’une citoyenneté numérique responsable, éclairée et respectueuse des libertés individuelles », a fait savoir le président de l’APDP. Avant d’ajouter qu’en unissant « nos efforts, nous préparons un avenir où le numérique sera un outil d’émancipation, et non de vulnérabilité. Un avenir où chaque Malien, dès l’école, saura que protéger ses données, c’est protéger sa dignité, son identité et sa liberté ». ST/KM (AMAP)
Salon international de l’entrepreneuriat – AES : La première édition prévue du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako (Ministre)
Bamako, le 06 nov (AMAP) La première édition du Salon international de l’entrepreneuriat – AES se tiendra du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako, a annoncé, ce jeudi, le ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, au cours d’une conférence de presse en son département, a constaté l’AMAP. « Pour cette première édition, quelque 5 000 participants sont attendus sur les quatre jours, à raison de plus de 1 500 personnes par jour », a indiqué la ministre. Les participants viendront du Mali, qui abrite l’événement et d’autres pays invités. « Nous aurons aussi la participation de plusieurs Partenaires techniques et financiers, d’organisations consulaires et professionnelles du secteur privé, de pays membres de l’AES, de chercheurs, d’universitaires et d’étudiants », a-t-elle ajouté. « La création de la Confédération de l’AES est intervenue dans un contexte de crises multiples, notamment sécuritaires, avec comme ambition de relever un certain nombre de défis en toute souveraineté et en comptant d’abord sur nos propres forces », a dit Mme le ministre qui avait à ses côtés le président de la Maison de la presse, Bandjougou Danté. « Les conséquences de ces crises affectent plusieurs secteurs dont celui de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat », a ajouté Mme la ministre en charge de l’Entrepreneuriat. Selon elle, « en organisant ce grand Salon de l’intégration axé sur le curseur de l’entrepreneuriat, le gouvernement du Mali, à travers le département de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, entend contribuer à l’atteinte de quatre objectifs majeurs qui touchent à tous les secteurs ». Il s’agit « de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’espace confédéral, offrir une plateforme régionale de valorisation de l’entrepreneuriat, notamment celui des jeunes et des femmes, mobiliser les partenaires techniques et les investissements privés autour de projets futurs, contribuer à la création d’emplois durables et de richesse. » Les participants échangeront sur le thème principal : « L’entrepreneuriat : facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération de l’AES », à travers plusieurs activités spécifiques. Il s’agit donc, selon elle, de conférences de haut niveau animées par des ministres du Burkina Faso, du Niger et du Mali, des experts du développement, de l’intégration et de l’entrepreneuriat, des panels sur l’entrepreneuriat, la problématique du financement, l’écosystème entrepreneurial dans les pays de l’AES, les obstacles au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que le partenariat public-privé. Le ministre en charge de l’Entrepreneuriat a ajouté qu’il y aura, également,« des expositions d’initiatives entrepreneuriales animées par des champions du secteur privé et des patrons d’entreprise des pays de l’AES et d’autres invités, notamment le Maroc, le Sénégal, le Togo ». Autres temps forts de ce Salon, a indiqué Oumou Sall Seck, ce sont « des ateliers thématiques qui permettront à chaque délégation invitée de partager ses expériences réussies en termes d’accompagnement à la création d’emplois, de grandes compétitions de plans d’affaires pour les jeunes et les femmes entrepreneures afin de découvrir les meilleures idées commerciales ». Il y aura « n programme de formation, spécialement dédié à la sensibilisation à l’entrepreneuriat, et des animations culturelles pour renforcer le brassage et l’intégration, surtout, dans le contexte de l’année de la Culture décrétée par les autorités du Mali, a précisé la cheffe du département en charge de l’Entrepreneuriat/ MMD/MD (AMAP)
Bafoulabé : Kamankolé appelle à la générosité pour agrandir sa vieille mosquée exiguë
Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 6 nov (AMAP) Les fidèles musulmans de Kamankolé, un quartier de Bafoulabé (Allahina), situé à 1 km, au sud de la ville, dans l’Ouest du Mali, en appellent au bon coeur de généreux bienfaiteurs pour agrandir leur petite vieille mosquée, de plus en plus exiguë et en très mauvais état de dégradation avancé. Le Comité de gestion de la mosquée à l’initiative de cet appel, face à l’augmentation de la fréquentation de l’édifice religieux, souhaite réaliser ce projet pour mieux accueillir les fidèles musulmans dans un édifice plus confortable, en terme d’espace . Faute de places, certains fidèles prient hors de la mosquée, d’autres restent chez eux. Toute chose qui les met mal à l’aise et créent chez eux une grande frustration. De plus en plus nombreux, les pratiquants se heurtent à un espace insuffisant pour les différentes prières et notamment lors des grandes fêtes religieuses musulmanes. La petite vieille mosquée de 51 ans est construite en semi dur. Ses murs peinent à contenir la ferveur des fidèles. Dans cette localité, vivent des Malinkés, Bamanans et Peulhs venus d’horizons divers pour le maraîchage afin de répondre aux besoins de la localité de Bafoulabé. « Cette initiative a été rendue possible grâce à l’ex-gouverneur de Kayes, feu Amara Danfaga, en 1974 », rappelle Sangaré Sissoko, le président du périmètre maraicher. Ses habitants ont donc été Installés dans le cadre de ce projet de maraîchage destiné à approvisionner le marché local et régional. Leur cri de cœur résonne comme celui d’une communauté qui exprime le souhait d’agrandir son lieu de culte. « C’est devenu impossible que tous les fidèles prient ensemble aux heures de prières dans la mosquée qui ne peut plus accueillir, décemment, la communauté grandissante », soupire Hamala Cissé, imam de la mosquée. Selon, Samba Goulou Sissoko, président du comité de gestion, « au-delà du manque de place, l’agrandissement site religieux est une nécessité pour le développement de la communauté. » « La mosquée, c’est plus qu’un lieu de prière.s C’est un lieu de partage, d’éducation pour les enfants et de soutien social », explique-t-il . « Avec l’infrastructure actuelle, nous ne pouvons pas développer ces activités comme nous le souhaiterions. Le manque d’espace limite, aussi, l’accueil des événements culturels et des rencontres intercommunautaires », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin du soutien de tous », implore, Soyé Dabo, membre du comité de gestion. Que ce soit en dons financiers ou en compétences, chaque geste compte et est le bienvenu. Ce projet, une occasion unique de participer à une œuvre de bienfaisance, comme l’a dit le prophète, SWT, apportera une récompense inestimable », a-t-il plaidé. La mosquée de Kamankolé est le cœur battant d’une communauté active et désireuse de se développer en harmonie. D’où l’urgence de son agrandissement qui n’est plus seulement une demande mais un cri de cœur pour préserver un lieu de foi, d’éducation et de lien social. BM/MD (AMAP)
Mali : Le Comité d’orientation pour la réforme du secteur de la sécurité valide trois documents stratégiques majeurs
Bamako, 06 nov (AMAP) Les travaux de la Session ordinaire 2025 du Comité d’orientation pour la réforme du secteur de la sécurité (CORSS) se sont achevés, ce jeudi, à Bamako avec la validation de trois documents phares qui vont structurer l’action des Forces de défense et de sécurité pour les cinq prochaines années. Présidée par le général de division Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile et président du CORSS, la rencontre a permis d’adopter à l’unanimité : le Cadre stratégique de la Police de proximité, le Rapport d’évaluation de la Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité (SNRSS) 2022-2024 et son Plan d’actions et la nouvelle SNRSS révisée 2025-2029 et son Plan d’actions quinquennal. « Nous pouvons affirmer sans nous tromper que les échanges ont permis d’apporter des amendements constructifs et des orientations claires », a déclaré le ministre Daoud Aly Mohammedine dans son discours de clôture. Il a salué la qualité du travail préparatoire du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité et la pertinence des contributions des membres du CORSS, composés de secrétaires généraux, de hauts responsables militaires, de représentants des institutions républicaines et de partenaires techniques et financiers. Le ministre a insisté sur l’importance d’une approche « coordonnée, intersectorielle et inclusive » et appelé chaque département à intégrer les priorités de la SNRSS 2025-2029 dans ses politiques et budgets. Il a réaffirmé les trois principes qui guident l’action publique malienne : respect de la souveraineté, respect des choix stratégiques et de partenariat, défense des intérêts du peuple malien. « La sécurité est un droit fondamental », a-t-il rappelé, soulignant que la réforme vise à renforcer la légitimité des forces de sécurité, la transparence, la protection des droits de l’homme et l’adaptation aux nouvelles menaces. Avant de déclarer la session close, le général Daoud Aly Mohammedine a transmis les remerciements du Chef suprême des Armées, du Premier ministre et du Gouvernement à tous les participants, particulièrement aux cadres du Commissariat à la RSS et aux membres du Cabinet pour l’organisation réussie de la rencontre. OS/MD (AMAP)
Agriculture : La Charte nationale des banques de gènes et de semences communautaires au Mali soumise à adoption
Bamako, 6 nov (AMAP) Les responsables du Projet « portefeuilles variétaux pour la résilience des communautés du Sahel (PV-RCS) ont organisé, jeudi, au Centre de recherche agronomique de Sotuba, l’atelier de validation de la Charte des banques de gènes et de semences communautaires au Mali afin d’harmoniser les pratiques de gestion et de valorisation des ressources phytogénétiques locales. La coordinatrice du projet, Dr Safiatou Sangaré, a expliqué que le PV-RCS vise à proposer des solutions durables d’amélioration des systèmes de culture et des systèmes semenciers « afin de contribuer à la sécurité alimentaire dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). » « Ces trois pays, fortement touchés par les effets néfastes des changements climatiques, voient leurs systèmes agricoles, pilier de leur économie, affectés par la variabilité climatique, la dégradation des terres et la perte de biodiversité », a-t-elle dit, Selon elle, « dans ces contextes, les systèmes semenciers formels ne prennent que marginalement en compte les variétés locales qui représentent, pourtant, plus de 80% des semences utilisées par les agriculteurs ». « Ces variétés locales recèlent une diversité génétique précieuse et une forte résilience face aux conditions agro-climatiques difficiles », a fait savoir Dr Safiatou Sangaré. « Le projet PV-RCS adopte une démarche participative et holistique fondée sur l’étude et la caractérisation de la diversité du germoplasme local, la collecte des écotypes des espèces cibles, la sélection variétale participative, la production et la conservation de semences communautaires. » « Mais, aussi, la valorisation des savoirs paysans y compris ceux des femmes dans la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques », a souligné la coordinatrice. Avant d’ajouter que l’un des résultats attendus du projet est la mise en place et la pérennisation des banques de gènes communautaires, « instruments clés pour la conservation in situ des ressources génétiques locales. » « Cet atelier marque une étape décisive dans notre engagement collectif pour la préservation durable des ressources génétiques, essentielles à la sécurité alimentaire et au développement agricole de notre Région », a expliqué Mme Traoré Fatoumata Coulibaly, conseiller technique chargée du genre au ministère de l’Agriculture. « Depuis plusieurs années, nos systèmes de production agricole sont confrontés à de profonds bouleversements dont la variabilité climatique, la dégradation des terres, et la perte progressive de biodiversité fragilisant la base même de notre sécurité alimentaire », a-t-elle alerté. Selon elle, « pour y remédier, les banques de gènes constituent la mémoire biologique de nos terroirs et offrent des solutions concrètes pour renforcer la résilience de nos systèmes agricoles ». Mme Traoré a invité les participants « à examiner attentivement le contenu de ce projet de Charte, à y apporter des appréciations et recommandations afin que le document final soit consensuel, opérationnel et durable. » ST/MD (AMAP)
Formation professionnelle : La nouvelle politique de l’emploi en cours de validation
Bamako, 06 nov (AMAP) L’atelier de validation du document de politique nationale de formation professionnelle et de son plan d’action 2026-2030 s’est ouvert, jeudi, à Bamako, sous la présidence du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée au Centre de perfectionnement et de reconversion de l’agence national pour l’emploi l’ANPE, en présence des Partenaires techniques et financiers (PTF) et de nombreux participants. Le représentant des PTF, Alassane Doua Konaté, a indiqué que cette activité est « une initiative très opportune au regard de l’évolution du contexte. » Car, selon lui, l‘ancienne politique a été élaborée en 2009 et « de cette année à ce jour le contexte a évolué, notamment du point de vue sécuritaire, technologique et au niveau des différents métiers. » De ce fait M. Konaté, a estimé que « c’est une opportunité d’aller vers une vision pertinente, moderne, surtout une vision inclusive de la formation professionnelle avec pour finalité la production d’une main d’œuvre suffisamment qualifiée qui puisse effectivement satisfaire la demande économique et la demande du secteur privé. » Pour finir, le représentant des PTF a réaffirmé leur « engagement et (leur) disponibilité à accompagner ce processus pour permettre d’aboutir un document de politique beaucoup plus pertinent. » Selon le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ce document, couvrant la période 2026-2030, « s’inscrit dans la vision du Mali de construire un système de formation professionnelle inclusif, performant et innovant au service de la productivité et de la compétitivité des secteurs productifs. » « Il vise également, a ajouté Mme le ministre, à faire de la formation professionnelle un levier d’équité sociale, d’inclusion et de développement durable. » Poursuivant, ses explications, elle a précisé que, sur le plan politico- institutionnel, cette politique « cadre parfaitement avec les documents de référence du Mali et la Stratégie nationale de l’émergence et du développement durable (SNEDD) 2024-2033. » Ainsi, « sa mise en œuvre, si elle est conduite avec rigueur et constance, augure de belles perspectives pour le développement du sous-secteur de la formation professionnelle à l’horizon 2030. » Elle comporte des avantages multiples, entre autres, « l’élargissement de l’accès a la formation, le développement d’infrastructures adaptées, une meilleure adéquation formation-emploi, le renforcement des capacités des acteurs », a-t-elle expliqué. BT/MD (AMAP
Crise des hydrocarbures : Le Premier ministre salue l’engagement des chauffeurs routiers
Bamako, le 6 nov (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, en rencontrant, ce jeudi 6 novembre à la Primature, les quatre centrales syndicales des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, sur la crise du carburant, a déclaré que « les chauffeurs font plus que leur travail », a appris l’AMAP. Le Premier ministre Maïga, en compagnie de quatre ministres dont ceux en charge de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a salué et encouragé les chauffeurs et conducteurs routiers pour le travail abattu en cette période de crise du carburant. « Aucun chauffeur n’a choisi ce métier de conduire les camions sous les balles, dans des zones à risque où sévissent les terroristes…», a dit le Premier ministre, appréciant le patriotisme des conducteurs routiers dans la grande salle de conférences de la Primature pleine de chauffeurs dont certains blessés lors de l’attaque de leur véhicule par des terroristes. Après une brève genèse de la crise que le Mali traverse, depuis plus de 10 ans, le général de division Abdoulaye Maïga a appelé ses compatriotes « à se donner la main pour relever le défi, surtout que la lutte contre le terrorisme n’est pas chose aisée. » Il a également dénoncé, ce qu’il a qualifié d « intoxication médiatique » ou du moins, de « lynchage médiatique » orchestré contre le Mali depuis le déclenchement de cette crise des hydrocarbures que le pays traverse. Tout en réaffirmant sa reconnaissance « aux braves chauffeurs et conducteurs routiers », le Premier ministre les a appelés « à respecter les consignes sécuritaires lors de l’escorte des convois. » Selon lui, les Forces armées maliennes (FAMa) ne ménageront pas leurs efforts « pour mieux sécuriser les chauffeurs et conducteurs routiers dans les missions de ravitaillement. » Le Chef du gouvernement a adressé ses voeux de « prompt rétablissement aux blessés et (ses) condoléances à ceux qui ont perdu la vie. » Le secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR-Mali) a transmis le message de ses syndiqués : « Les chauffeurs disent que le Mali, c’est eux. Et eux sont le Mali », a déclaré Moussa Bagayako pour assurer de l’engagement des conducteurs à acheminer le carburant en cette période de crise. Pour sa part, le secrétaire général du Groupement des Syndicats des conducteurs routiers du Mali a soutenu qu’aucune difficulté n’est insurmontable. « Nous, les conducteurs routiers du Mali sont fiers d’être reçus par le Premier ministre…C’est une marque de reconnaissance qui nous va droit au cœur », s’est réjoui Dramane Koné. Le responsable du Syndicat des chauffeurs affilié à la Confédération des travailleurs du Mali (CDTM), Marafa Touré, a abordé dans ce sens, tout en appréciant les remerciements et l’appel du Chef du gouvernement. Quant à Souleymane Diallo, le secrétaire général du Syndicat affilié à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), il a appelé « à la retenue (ses) collègues qui se manifestent de façon négative sur les réseaux. » Enfin, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a promis à ses hôtes de « réagir dans une semaine, à travers les ministres des départements concernés », aux quelques revendications exprimes par les syndicalistes, lors de la rencontre. Parmi ces revendications, l’immatriculation des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). OD/MD (AMAP)

