Parfum : Un produit lucratif et bien convoité dans notre pays

Bamako, 9 mars (AMAP) Le parfum est un des produits les plus convoités dans notre pays. Son commerce est une activité́ devenue lucrative au fil des temps tant à Bamako qu’’ l’’intérieur du pays. Pour nombreux de nos compatriotes, il est impensable de se retrouver en public sans avoir auparavant mis son incontournable mélange de parfum. Pour cette catégorie de nos concitoyens, le parfum fait partie intégrante de l’hygiène corporelle quotidienne. Le parfum sur le marché malien vient du Maghreb, de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique en vrac ou emballé dans des pochettes de luxe, acheminé par avion ou par route en fonction de sa provenance. Aminata Koumaré fait partie de ce lot. Elle est une promotrice d’une boutique de luxe beauté à Hamdallaye, en Commune IV du district de Bamako. « J’ai des quantités de marques d’eau de toilette que je mélange pour ma douche du matin. Avec cela déjà̀, mon corps reste parfumé toute la journée. Mais, je ne me contente pas de ça. Après la douche, je me mets trois sortes différentes de parfum pour aller à mon lieu de travail, qui est ma boutique. Et une fois à ma boutique, à chaque deux heures, je mixe déodorant et parfums pour redonner de la fraicheur à mon odeur », explique-t-elle. Cette dame gaie, appartient aussi à cette frange de Maliens pour qui, se parfumer est un réflexe qui va au-delà̀ de l’élégance simple. « Vous savez, le parfum attire efficacement aussi la chance. Mes clients sont des gens qui aiment la propreté́ et le confort, et d’ailleurs, beaucoup d’entre eux me demandent de leur filer les noms de marque de mes parfums », dit-elle. Pour sa part, Seydou Coulibaly, agent immobilier, avoue être un véritable amoureux des eaux de parfums. « Sentir bon va de soi. Je préconise l’usage de parfum surtout chez les hommes, même si rares sont ceux d’entre nous qui l’utilisent. Personnellement, j’aime le parfum. Ça permet de dissiper la mauvaise odeur corporelle après une journée sous le soleil. Pour notre interlocuteur, « l’utilisation du parfum ne doit pas être un simple désir ou engouement mais une obligation car les personnes avec qui tu collabores, ne seront pas alors gênées par ta présence, car, personne ne supporte la mauvaise odeur. Oumou Keita, étudiante, une femme doit toujours avoir son petit pot de parfums dans son sac. « Il est un élément clé́ dans l’entretien corporel. Une femme doit toujours sentir bon, c’est très important. Le parfum est un facteur d’élégance », soutient-elle. Elle ajoute : « Je peux acheter un parfum à 25.000 FCFA sans regret, car il a une place immense dans mon cœur. J’aime surtout que les gens apprécient ma présence à travers mon odeur et surtout quand ils affirment que l’air a changé́ et qu’il règne une odeur agréable depuis mon arrivée », se plait- elle. Les parfums convoités dans la capitale malienne, qui fait que le circuit commercial s’y constitue une véritable manne, au bonheur de ces vendeurs et vendeuses. Assitan Kimbiry, une vendeuse de parfums depuis un bon temps. « J’ai commencé ce commerce il y a trois ans. Au début, je vendais seulement quelques parfums en petite quantité. Avec le temps, j’ai augmenté mon stock et j’ai pu fidéliser certains clients », précise-t-elle. Elle vend le parfum en vrac et propose à sa clientèle différentes senteurs destinées aussi bien aux hommes qu’aux femmes. « Je vends les parfums en vrac et des déodorants, proposés dans différentes fioles. Les prix varient principalement selon la taille de la fiole et la qualité de la fragrance. Les prix commencent à 2 500f cfa et peuvent aller jusqu’à 10 000f cfa ou plus, parfois même plus, selon la fiole choisie », indique Assitan Kimbiry. Pour elle, le commerce de parfums est rentable, surtout, lorsqu’on a des clients fidèles et son commerce reste une activité intéressante, dit-elle. « Les gens aiment les bonnes senteurs et ils reviennent quand la qualité est bonne », souligne-t-elle. Yacouba Doumbia est également vendeur de parfums. Pour lui, « le marché́ du parfum est lent, mais c’est une activité́ généralement lucrative », fait-il constater. Et de nous confier : Ses clients favoris sont des hommes. Compte tenu du rôle que joue les variétés des produits parfums, qui permettent de sentir bon, un endroit (chambre ou salon), un être humain, son commerce reste rentable pour qui veut l’exercer et qui peut nourrir son homme. ST/KM (AMAP)
Handicap et refondation : Mme Konaté Zeïnabou Guissé, une brave femme exemplaire

Bamako, 9 mars (AMAP) En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, un frisson d’espoir et de détermination traverse le Mali. Cette année, le monde entier résonne autour du puissant appel : « Droits, Justice. Action pour Toutes les femmes et les filles ». Au Mali, ce cri retentit avec une force particulière dans le cœur des Maliennes en situation de handicap. Car l’égalité n’est pas une belle parole, si elle laisse sur le bord du chemin celles qui portent déjà le poids invisible de l’exclusion. Aujourd’hui, leurs voix, longtemps étouffées, s’élèvent, vibrantes, courageuses, irrésistibles. Au premier rang de ce combat se tient une femme d’exception. Il s’agit de Mme Konaté Zeinabou Guissé, présidente de l’Union Malienne des Associations et Comités de Femmes Handicapées (UMAFH) et membre du Conseil National de Transition (CNT). Elle n’est pas seulement une dirigeante, elle est un symbole vivant, une flamme qui refuse de s’éteindre. Vivant en situation de handicap, elle-même, elle porte en elle les luttes de milliers de sœurs maliennes et, avec une énergie déterminante, elle nous rappelle que la refondation du Mali ne sera complète que lorsque toutes ses filles y auront leur place, dignes, libres et reconnues. Ces dernières années, quelque chose de beau s’est éveillé au Mali. Le regard sur les personnes vivant avec handicap change, doucement mais sûrement. Grâce à l’engagement des organisations comme l’UMAFH et la Fédération Malienne des Associations de Personnes Handicapées (FEMAPH), les campagnes de sensibilisation portent leurs fruits. La société commence à voir au-delà du handicap, elle découvre des femmes, des mères, des entrepreneuses, des citoyennes pleines de talents et de rêves. L’État malien a marqué un tournant historique en adoptant une loi de protection des personnes handicapées. Cette loi n’est pas un simple texte, elle ouvre des portes concrètes notamment l’accès à l’emploi, la facilitation des mariages, ainsi que la meilleure intégration familiale. C’est une victoire arrachée par la persévérance, et Mme Konaté en a été une actrice majeure. Aux Assises nationales de la refondation, elle a porté haut les droits et les devoirs des personnes en situation de handicap. Au sein du CNT où plusieurs d’entre elles siègent enfin, elle travaille sans relâche à la commission du développement rural, scrutant chaque loi, faisant entendre sa voix forte et juste. L’UMAFH célèbre chaque 8 mars avec ferveur, en harmonie avec le thème national, souvent main dans la main avec la FEMAPH et d’autres partenaires. En 2026, le Ramadan décalant les festivités à avril, l’élan reste intact. L’organisation tisse aussi des liens fraternels avec le Burkina Faso et le Niger : la solidarité régionale devient une force vive. Avec une grande tendresse, Mme Konaté s’adresse aux familles : « Traitez vos enfants en situation de handicap comme les autres, en tenant compte simplement de leurs spécificités ». Elle salue les progrès de l’État car sa propre nomination au CNT en est la preuve éclatante, tout comme l’accès des personnes handicapées à des fonctions dans la fonction publique. Et quel parcours ! Entrepreneuse autodidacte au courage impressionnant, elle a construit son indépendance pierre par pierre : un cybercafé, l’élevage de volailles, la vente de viande séchée exportée jusqu’en Chine, l’agriculture (mangues, céréales), des forages pour l’eau en sachets, et aujourd’hui une boutique florissante à Bagadadji. Tout cela par son seul labeur, sans attendre de financements extérieurs. Une leçon de résilience qui touche au cœur. Son message aux femmes en situation de handicap est un véritable appel d’amour et de confiance : « Ayez foi en vous-mêmes ! Regroupez-vous dans des associations solides, bannissez les divisions, faites confiance à vos responsables ». Elle déplore les querelles stériles et la course à l’argent facile, convaincue que des financements bien gérés auraient pu transformer bien des associations en véritables entreprises prospères. « Quand on dit ‘handicapée’, trop de gens ne voient que le handicap et oublient la personne. Pourtant, ce que les autres femmes accomplissent, nous aussi nous le pouvons ! », clame-t-elle avec force. Finie la mendicité imposée par le regard des autres, la sensibilisation libère, l’autonomie guérit. Le combat de l’AMALDEME Mais le combat est loin d’être gagné, surtout pour les femmes et filles vivant avec un déficit mental. À l’AMALDEM (Association Malienne de Lutte contre les Déficiences Mentales chez l’Enfant), Assitan Traoré, éducatrice spécialisée au grand cœur, se bat chaque jour pour leur dignité. Elle leur enseigne des formations dans la savonnerie, la teinture, la cuisine et les accompagne vers l’autonomie, rêve pour elles d’une vie sans dépendance constante. Certaines y parviennent magnifiquement, elles s’épanouissent, gagnent leur vie, se marient, fondent des familles. D’autres, hélas, subissent des drames terribles notamment des divorces motivés par l’appât du gain, violences basées sur le genre, abus sexuels qui les exposent à des maladies graves. Le cœur se serre devant tant de vulnérabilité. Assitan lance un appel vibrant et urgent aux autorités et à toutes les personnes de bonne volonté : « Aidez-nous à faire éclore ces femmes ! L’État fait déjà beaucoup, mais nous avons besoin d’un soutien renforcé pour que filles, femmes et enfants avec déficit mental puissent rayonner comme les autres». Elle supplie pour des mesures fermes contre ceux qui exploitent ou abusent de ces êtres fragiles, car dans leur cas, les violences de genre blessent encore plus profondément. À Sebenicoro, Kany Doumbia, 41 ans, vit avec un déficit mental survenu après une méningite dans l’enfance. Mariée deux fois, sans enfant, elle a enduré rejets et violences. Son premier mari la brutalisait chaque jour, l’insultait. Aujourd’hui, Kany travaille comme cuisinière à l’AMALDEME, gagne 15 000 FCFA par mois, un salaire modeste, mais un pas immense vers la liberté. Sa mère, Mme Doumbia Djènèba Doumbia, médecin anesthésiste à la retraite, raconte avec émotion ces mariages toxiques. Dans le premier, le conjoint a profité des aides (logement, meubles, frais quotidiens), puis a réclamé un taxi avant de disparaître. Le second a suivi le même scénario cruel : moto tricycle achetée, puis envol. « Ma fille est une battante, confie-t-elle, les larmes aux yeux. Elle se prépare seule,
NU : Nomination du Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes, Pr Abdoulaye Djimdé

Bamako, 9 mars (AMAP) Le Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes (PMRTC) de Bamako, le Professeur Abdoulaye Djimdé vient d’être nommé au Comité scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations Unies, a appris l’AMAP de source proche du département en charge de la recherche scientifique. Le Comité scientifique consultatif des Nations Unies est composé de quinze membres. Il a pour mission de conseiller le Secrétaire général sur les questions liées à la science, à son évolution et à ses implications pour les sociétés. Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lui a réitéré ses vives félicitations pour cette distinction qui honore la communauté scientifique nationale et le Mali tout entier. Le professeur Djimdé est le directeur du Centre de recherche et de formation sur les parasites et les microbes à Bamako, où il dirige les efforts régionaux visant à faire progresser la génomique du paludisme, la surveillance de la résistance aux médicaments et la surveillance des agents pathogènes en Afrique de l’Ouest. Il est reconnu pour avoir identifié l’un des premiers marqueurs moléculaires du Plasmodium falciparum résistant à la chloroquine, contribuant ainsi de manière significative à la politique mondiale de traitement du paludisme et au renforcement des capacités de recherche génomique en Afrique. Il est président du réseau Pathogens Genomic Diversity Network Africa (PDNA) et président fondateur de l’Association africaine pour la recherche et le contrôle de la résistance aux antimicrobiens (AAAMR), qui soutient la collaboration scientifique et la formation sur l’ensemble du continent. En 2025, il a été récipiendaire du cinquième prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique et Howard Hughes Medical institute International Scholar 2025. KD/KM (AMAP)
Guerre USA- Iran : Flambée des prix du pétrole, chute des actions aériennes et explosion des billets d’avion

Bamako, 9 mars (AMAP) La guerre qui oppose les Etats unis et l’Iran ont entrainé ce lundi une flambée des prix du pétrole, la chute des actions aériennes et l’augmentation des billets d’avion, a appris l’AMAP de Reuters qui précisent que cette hausse brutale des prix du pétrole, alimentent les craintes d’un effondrement du trafic aérien et d’une immobilisation massive d’appareils. Le Brent a grimpé de plus de 15 % – jusqu’à +29 % en séance – à des niveaux inédits depuis 2022, sous l’effet de réductions d’approvisionnement et de craintes de perturbations maritimes prolongées. En Asie, Korean Air a perdu 8,6 %, Air New Zealand 7,8 % et Cathay Pacific 5 %. En Europe, Air France-KLM, IAG et Lufthansa ont cédé 4 à 6 %, tandis que les grandes compagnies américaines reculaient d’environ 4 % en pré-marché. A titre d’exemple, le prix d’avion d’un vol direct Séoul-Londres avec Korean Air, est passé ce lundi de 564 $ à 4 359 $ en une semaine, selon Google Flights. « La demande de voyages risque d’être fortement freinée car les coûts qui deviennent prohibitifs pour les loisirs et que les entreprises limitent les déplacements professionnels face à l’incertitude », a déclaré Lorraine Tan, directrice de la recherche – actions Asie chez Morningstar. Le carburant, deuxième poste de dépenses après les salaires (20-25 % des coûts), renchérit encore plus vite que le brut. « Si le brut monte de 20 %, le kérosène augmente plusieurs fois plus », a souligné Subhas Menon, directeur de l’Association des compagnies aériennes Asie-Pacifique. Depuis le 28 février, plus de 37 000 vols vers le Moyen-Orient ont été annulés (Cirium). Les compagnies réroutent, emportent plus de carburant ou ajoutent des escales. « Sans soulagement rapide, des milliers d’avions pourraient être cloués au sol et les transporteurs les plus fragiles pourraient cesser leurs opérations », avertissent les analystes de Deutsche Bank, rappelant les faillites de Delta et Northwest en 2005 après la flambée des prix post-Katrina. OS/KM(AMAP)
Santé : Dr Djénéba Koumba Dabitao, première femme maître de conférences agrégé en Biologie moléculaire

Bamako, 9 mars (AMAP) – Des talents féminins emblématiques se révèlent de plus en plus au Mali. Dans le domaine de la pharmacie, Dr Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta a inscrit son nom en lettre d’or dans la discipline «biologiemoléculaire» en tant que première femme maître de conférences agrégée du pays. Cette spécialité qui «a révolutionné la médecine moderne» est l’étude des molécules qui portent le message héréditaire tels que l’ADN. Celle-ci permet, par exemple, de faire le diagnostic de certains microbes dans le corps. Notre équipe de reportage a rencontré l’enseignante chercheure de la Faculté de pharmacie (Faph) le jeudi 5 mars au Centre universitaire de recherche clinique (en anglais UCRC). Là-bas, elle était chef de laboratoire avant d’être nommée, en janvier dernier, directrice du Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA). Sa passion pour l’enseignement date de l’adolescence. «C’estun rêve d’enfance de devenir enseignant comme ma défunte mère. J’ai également eu la chance de côtoyer, depuis le début de ma carrière professionnelle, des enseignants chercheurs de haut niveau dont le parcours m’a inspirée à embrasser ce domaine», révèle l’ancienne élève du groupe scolaire Bahaben Santara de Korofina nord en Commune I du District de Bamako. Cette passion la motive à aller à la conquête de l’agrégation organisée par le Centre africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). «Avant 2024, notre pays n’avait pas de maître de conférences agrégé en biologie moléculaire. Maintenant, le Mali est représenté dans cette discipline à travers le Dr Antoine Dara et ma personne», précise-t-elle avant de souligner que l’agrégation en biologie moléculaire est très stratégique. Sur le plan personnel, commente la chercheure senior, la préparation pour le concours d’agrégation leur a permis de revisiter les coins et les recoins de «notre discipline sous la supervision de nos maitres qui nous ont formés de façon rigoureuse sur la pédagogie universitaire». L’avantage, poursuit-elle, est que cette formation leur a permis de faciliter l’apprentissage des étudiants dans la pratique de la discipline. Sur le plan institutionnel, c’est très stratégique. Celle qui a fréquenté le Lycée Ba Aminata Diallo (Lbad) argumente que le Mali compte trois femmes agrégées au niveau de la Faph à commencer par son maître Pr Rokia Sanogo, professeur titulaire en pharmacognosie, Dr Dinkorma Ouologuem spécialiste en biologie cellulaire et elle-même. Cependant, le parcours de la quadragénaire a été parsemé de défis au Mali aussi bien qu’aux États-Unis d’Amérique (USA). «En 2003, dans mon programme de recherche, j’étais la seule femme parmi les hommes. Il a fallu se battre tous les jours pour montrer qu’on est à sa place et briser les stéréotypes», relève-t-elle avant de citer également les difficultés linguistiques qui ont marqué son insertion académique aux USA. Selon la pharmacienne, la patience intrinsèque l’a aidée à faire face à ces obstacles. PRIX NOBEL DE CHIMIE- Pendant son parcours, un événement lui aura marqué. «Le jour de ma soutenance aux USA en 2015, j’ai reçu les félicitations du Prix Nobel de Chimie 2003, Dr Peter Agre, médecin et biologistemoléculaire. c’est un moment inoubliable de voir une perle aussi rare venir célébrer avec une étudiante le parachèvement de plusieurs années de travail». Très discrète, la nouvelle directrice du LBMA est détentrice de plusieurs distinctions honorifiques dont les Prix de mobilité en santé globale, Foundation Bill and Melinda Gates, Symposium Keystone, USA décroché en 2024, Abdool Karim, Académie mondiale des sciences (TWAS), Unesco en 2021. Elle a été nominée en 2018 sur la liste des 300 femmes francophones leaders en santé mondiale. Membre de plusieurs sociétés savantes au Mali et aux USA, la native de Bamako a fait des publications dans des revues asiatiques, maliennes et américaines. « Mon parcours est un témoignage sur l’importance de l’investissement sur l’humain. Après le Mali, l’Amérique est le pays qui m’a donné le plus en matière de développement de capacités», explique-t-elle. L’universitaire souhaite créer une structure pour les meilleurs étudiants, avec une parité de représentation entre homme et femme, afin qu’ils développent des thématiques intéressantes pour le pays. Le Pr Djibril Mamadou Coulibaly, pharmacien-Biologiste, a collaboré pendant plusieurs années avec Mme Keïta Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta. Il témoigne qu’elle fait partie des premières femmes scientifiques dont la réputation a transcendé les frontières du Mali depuis plusieurs années. «Elle est parmi l’équipe qui a inauguré le LBMA qui était la structure de rêve de tous les jeunes pharmaciens aspirant à la recherche. L’enseignant -chercheur de Biochimie à la Faph souligne que «la chercheure senior» a publié des articles dans des revues de haut impact et le passage au Centre de recherche et de formation sur le VIH/Sida et la tuberculose(Serefo), faisant actuellement parti de l’UCRC (Centre Universitaire de Recherche Clinique), un des prestigieux centres de recherche dans notre pays prouvent à suffisance sa valeur scientifique admirable. Sa camarade de promotion Dr Aïssata Aboubakar Cissé, pharmacienne microbiologiste, affirme n’avoir pas été surprise de la réussite du Dr Dabitao à l’agrégation Cames. Elle argumente que c’est la concrétisation de plusieurs années de travail. Elle a su suivre le «chemin d’étudiante modèle et studieuse qu’elle s’était tracée». Son parcours incarne la patience et constitue une source d’inspiration pour les filles afin qu’elle embrasse des disciplines essentielles pour le bonheur de notre pays. MD/KM (AMAP)
Bandiagara : le PM préside les festivités de la Journée internationale des droits des femmes

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé dimanche à Bandiagara la cérémonie officielle de la 32ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes, en présence de membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que d’une forte mobilisation des populations, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée au stade omnisports Niaga Tembelydevant une foule nombreuse. Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djeneba Sanogo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 est : « Droits des Femmes et des Filles : Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». Selon elle, ce thème invite l’ensemble des acteurs à unir leurs efforts afin de garantir aux femmes et aux filles un environnement sûr et équitable, propice à leur plein épanouissement. Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a procédé à la remise symbolique des clés de deux tracteurs et de deux motoculteurs offerts par le Président de la Transition à la mairie de Bandiagara afin de soutenir les activités agricoles et contribuer à l’autonomisation économique des populations. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques et des animations culturelles mettant en valeur le patrimoine du pays dogon. La visite du Premier ministre s’est achevée par la visite des stands d’exposition animés par des organisations féminines présentant les initiatives économiques des femmes de la région. Au cours de sa visite, Chef du Gouvernement dans la région de Bandiagara, a rencontré les forces vives de la région, avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée de la femme au stade omnisports Niaga Tembely. Lors de la rencontre avec les forces vives, le gouverneur Colonel-major Olivier Diassana a qualifié cette visite de moment historique pour les populations de la région. Selon lui, la présence du Chef du Gouvernement constitue « un rêve devenu réalité » pour les habitants de Bandiagara, tout en rappelant les défis liés notamment à la sécurité, au développement et à l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a déclaré être profondément touché par l’accueil réservé à sa délégation. Il a transmis aux populations de la région les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, tout en assurant avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les représentants des forces vives. La visite a également été marquée par la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles de Bandiagara, un projet destiné à valoriser et renforcer le rôle des autorités coutumières dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. OG/OS(AMAP)
Iran : Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême

Bamako, 09 mars (AMAP) L’Assemblée des experts d’Iran a choisi Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide suprême du pays, succédant à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, décédé fin février dans un contexte de fortes tensions régionales, selon des informations rapportées dimanche par plusieurs médias internationaux, la télévision d’état Iranienne IRIB. La décision a été prise par l’Assemblée des experts, l’organe religieux composé de 88 membres chargé par la Constitution iranienne de nommer et de superviser le Guide suprême. Les responsables de cette instance ont indiqué qu’un consensus avait été atteint sur un successeur, dont l’annonce officielle devait intervenir après des consultations internes. Selon des médias iraniens et l’agence de presse de Türkiye Anadolu, le choix s’est porté sur Mojtaba Khamenei, un religieux de 56 ans et deuxième fils de l’ancien dirigeant. S’il est confirmé, ce transfert de pouvoir marquerait la première succession quasi dynastique depuis la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie du shah. Mojtaba Khamenei n’a jamais occupé de fonction élective majeure, mais il est considéré depuis plusieurs années comme une figure influente dans les cercles du pouvoir, notamment en raison de ses relations avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique et avec plusieurs responsables religieuxconservateurs. OS (AMAP)
Agence Mali-Météo : Annonce d’une hausse des températures sur l’ensemble du territoire national, à partir de ce lundi.

Bamako, 8 mars (AMAP) – L’Agence Mali-Météo a annoncé ce dimanche dans la hausse des températures sur toute l’étendue du territoire nationale à partir de ce lundi, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié par la structure. Ainsi, il sera enregistré des températures entre 34°c à 45°c au cours de la période du lundi 9 au dimanche 15 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Par conséquent, Mali-Météo conseil de bien s’hydrater aux heures autorisées, choisir les bons aliments, limiter l’exposition au soleil, rafraichir le corps au besoin et veiller sur les personnes vulnérables. OS/KM (AMAP)
Le ministre chinois des Affaires étrangères : la guerre en Iran « n’aurait jamais dû avoir lieu »

Bamako, 8 mars (AMAP) — Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré dimanche que la guerre au Moyen-Orient « n’aurait jamais dû avoir lieu », en référence aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran. S’exprimant en marge des « deux sessions », il a jugé que les tentatives de changement de régime « ne trouveraient aucun soutien populaire » et a averti : « Un poing fort ne signifie pas une raison forte. Le monde ne peut pas revenir à la loi de la jungle. » rapporte le média britannique The Guardian. Wang a évité de critiquer directement Donald Trump, préférant souligner le « respect mutuel » dans les relations sino-américaines. Il a qualifié les récents entretiens Trump-Xi de « encourageants » et présenté 2026 comme une « grande année » pour les deux pays, appelant à la « sincérité et à la bonne foi ». Il a ajouté que « glisser vers le conflit pourrait entraîner la chute du monde entier » et que « ni l’un ni l’autre ne peut remodeler l’autre ». Ces propos interviennent alors que les États-Unis et Israël mènent des frappes contre l’Iran depuis fin février 2026, risquant une escalade régionale et des perturbations énergétiques mondiales. La Chine, partenaire important de Téhéran, n’a pas reporté la visite de Trump à Pékin prévue du 31 mars au 2 avril. Sur Taïwan, Wang a réaffirmé que la réunification « est un processus historique qui ne peut être arrêté » et que « ceux qui s’y opposent périront ». Il a également critiqué le Japon, accusant la Première ministre Sanae Takaichi de vouloir « vider de sa substance » la constitution pacifiste japonaise en évoquant une possible intervention en cas de crise taïwanaise. Le conflit en Iran a débuté le 28 février 2026 avec des frappes conjointes américano-israéliennes. La Chine appelle à l’arrêt des hostilités et soutient la souveraineté iranienne, tout en maintenant le dialogue avec Washington dans un contexte de trêve commerciale fragile. OS (AMAP)
Mali : Le Premier Ministre est arrivé ce dimanche à Bandiagara pour le lancement des activités du 8 Mars

Bandiagara, Mali, 8 mars (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, est arrivé ce dimanche à Bandiagara où il va lancer les activités commémoratives du 8 mars et procédera également à la pose de la première pierre du vestibule des Légitimités traditionnelles, a constaté l’AMAP. Arrivé dans la matinée dans la Cité de Nangabanou Timbely, le Chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives régionales ainsi que par les forces vives de la localité. Avant de rejoindre Bandiagara, le Général Maiga a effectué une halte à Mopti pour une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles de cette région. Au nom du Chef de l’État, le Premier ministre doit procéder à la pose de la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, un édifice dont la construction vise à renforcer la place des coutumes dans le paysage institutionnel local. Après cet acte, il échangera avec les forces vives de la région avant de présider officiellement la cérémonie de lancement des activités marquant la Journée du 8 mars. « Le Premier ministre, au nom du Chef de l’Etat, va poser la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, échanger avec les forces vives de la région avant de présider la cérémonie de lancement des activités commémoratives de la journée internationale des droits de la femme », indique le communiqué de la primature. Ce déplacement dans le centre du Mali s’inscrit dans la dynamique de la politique nationale de consolidation de la paix et de promotion du rôle des femmes, alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires dans cette région. OS/KM(AMAP)

