7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako : L’impact du numérique sur l’éducation des enfants

Le 23 décembre 2025, s’est tenue à Bamako la cérémonie officielle d’ouverture de la 7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA), sous le thème : « L’impact du numérique sur l’éducation des enfants ». Cet événement majeur visait à promouvoir les droits de l’enfant et à renforcer leur participation dans un contexte marqué par la transformation numérique. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali par la fanfare du Prytanée militaire, donnant ainsi un caractère officiel à l’événement. Àprès cette ouverture, les autorités et invités ont visité les stands. Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire de la Commune VI a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants et salué les organisateurs pour leur engagement constant en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. La cérémonie a été marquée par une prestation artistique de la troupe de la Cité des Enfants, qui a transmis, à travers le théâtre et la chorégraphie, un message fort sur les violences faites aux enfants, leurs conséquences et l’importance du respect des droits de l’enfant. Un sketch spécial, inspiré d’un homonyme au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a permis de porter la voix des enfants sur leurs besoins, notamment la réhabilitation de la Cité des Enfants et l’amélioration des espaces de jeux et de loisirs. Prenant la parole au nom du Parlement des Enfants, la vice-présidente a souligné l’importance du SEBA comme cadre d’expression et d’apprentissage. Elle a rappelé que de nombreux enfants maliens n’ont pas encore accès à une éducation numérique saine et sécurisée, faisant du salon une opportunité essentielle pour les sensibiliser, renforcer leurs compétences et leur permettre de tirer profit du numérique tout en se protégeant contre ses dangers, conformément à la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Le représentant de l’UNICEF a salué la participation des enfants venus de toutes les régions du Mali, qui ont profité de leurs vacances scolaires pour échanger, apprendre davantage sur le numérique, découvrir leurs droits et partager leurs riches expériences. Il a également remercié le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour ses actions en faveur des enfants, tout en réaffirmant l’engagement de l’UNICEF à soutenir, l’année suivante, toutes les filles et tous les garçons du Mali afin qu’ils grandissent dans la paix et jouissent pleinement de leurs droits. Après un intermède musical, l’hymne de l’AES a été exécuté. Le représentant de Madame la Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a ensuite prononcé son discours. Elle a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers, félicité les organisateurs et souligné que ce salon constitue une véritable opportunité pour les enfants de s’exprimer, créer, apprendre et se valoriser à travers des panels, ateliers de formation, activités culturelles et artistiques, veillées nocturnes, robotique, jeux éducatifs, ateliers digitaux, dessins et consultations bucco-dentaires. Il a officiellement déclaré ouverte la 7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA 2025). La seconde phase de la cérémonie a été marquée par le défilé des délégations participantes, représentant les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, San, ainsi que le District de Bamako. Plusieurs structures éducatives et sociales y ont également pris part, notamment des écoles communautaires et franco-arabes, des enfants déplacés, des clubs, associations, le service social des armées, les pionniers et le Prytanée militaire de Kati. La cérémonie a pris fin par une photo de famille, symbole de l’engagement collectif des acteurs institutionnels, partenaires et enfants en faveur d’une éducation numérique inclusive et protectrice. BK/KM (AMAP)

Tom Saintfiet : « Je suis fier de mes joueurs, nous méritions peut-être plus »

Propos recueillis par Seïbou S. KAMISSOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc (AMAP) Au sortir du nul héroïque (1-1) face au Maroc, pays hôte, le sélectionneur des Aigles s’est confié à notre envoyé spécial à Rabat. Entre fierté tactique et amertume vis-à-vis de l’arbitrage, Tom Saintfiet analyse la performance de ses joueurs et se projette déjà sur la « finale » contre les Comores ​AMAP : Coach, quel est votre sentiment après ce match nul (1-1) face au Maroc dans un stade en ébullition ? ​Tom Saintfiet : Je suis très fier de la performance de mon équipe. Nous avions mis en place une stratégie spécifique pour contrer cette équipe marocaine qui est très forte. Sur l’ensemble du match, nous n’avons pas concédé énormément d’occasions, et eux non plus d’ailleurs. C’était un vrai combat tactique. Mes joueurs se sont battus, ils ont travaillé dur et ont montré un visage de combattants dans chaque compartiment du jeu. ​AMAP : Vous semblez pourtant avoir un regret concernant l’arbitrage, notamment sur les penalties… ​T.S : Effectivement. Je suis surpris par le penalty sifflé contre nous. Il y a une semaine, nous avons suivi une séance de formation de la Confédération africaine de football (CAF) où l’on nous a expliqué que, dans cette configuration précise, il n’y a pas faute. Pourtant, l’arbitre l’a donné. À la mi-temps, j’ai dit à mes joueurs de rester calmes, de continuer à presser et de contrôler le milieu de terrain. ​En seconde période, nous avons bien joué et nous avons logiquement égalisé. Mais ce qui me déçoit, c’est qu’à dix minutes de la fin, il y a une main flagrante dans la surface marocaine. C’est exactement la même situation que leur penalty, mais cette fois, ni l’arbitre ni la VAR n’ont bronché. C’est dommage, car avec ce penalty, nous aurions pu gagner ce match. ​AMAP : Est-ce qu’il a manqué quelque chose à votre équipe aujourd’hui pour l’emporter ? ​T.S : Mon équipe n’a manqué de rien. Les joueurs ont tout donné, ils ont été rapides dans les transitions et ont contrôlé le jeu par moments. Ce qui a manqué, c’est une décision juste de l’arbitre d’aller consulter la VAR. C’est frustrant parce que nous étions tout proches d’un exploit. Il nous a simplement manqué ce petit but supplémentaire pour repartir avec les trois points. ​AMAP : Vous avez également reçu beaucoup de cartons jaunes. Cela vous inquiète-t-il pour la suite ? ​T.S : C’est un autre point regrettable. Nous allons devoir faire le point sur les joueurs disponibles, entre les petits pépins physiques et les suspensions. Mais nous allons construire une équipe compétitive pour le dernier match. ​AMAP : Justement, vous affrontez les Comores ce lundi pour la qualification. Comment abordez-vous ce rendez-vous décisif ? ​T.S : Nous n’avons que deux points, donc la mission est simple : il faut gagner. Nous avons déjà affronté les Comores deux fois cette année en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, à Berkane, et nous avions gagné les deux matches 3-0. Cela nous donne de la confiance, mais attention : chaque match a sa vérité. Gagner ne sera pas évident. Nous devons jouer pour la victoire afin de valider notre ticket pour le deuxième tour. Le futur de notre compétition en dépend. LMD/MD (AMAP)  

​CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque

Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos)   Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. ​Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. ​Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. ​ Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. ​Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)

Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)

Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)

CAN 2025 : L’Égypte première nation qualifiée

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 26 (AMAP) La deuxième journée de la phase de poules a rendu son premier verdict. En s’imposant face à l’Afrique du Sud (1-0), l’Égypte est devenue la toute première nation à valider son ticket pour les huitièmes de finale. En effet, dans le choc au sommet du groupe B disputé à Agadir, l’Égypte a fait preuve d’un froid réalisme pour écarter l’Afrique du Sud. Malgré une possession de balle en faveur des Bafana Bafana en début de rencontre, les Pharaons ont frappé juste avant la pause. ​Victime d’une faute dans la surface de réparation, le capitaine Mohamed Salah a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’une panenka pleine de sang-froid à la 45è minute (1-0). Réduits à dix dès l’entame de la seconde période après l’expulsion de leur latéral Mohamed Hany (49è), les Égyptiens ont résisté héroïquement aux assauts sud-africains. Une ultime polémique a secoué le stade dans les arrêts de jeu, lorsque la VAR a refusé un penalty aux Bafana Bafana pour une main suspecte. ​Plus tôt dans la journée, au Grand stade de Marrakech, les deux autres membres du groupe B, l’Angola et le Zimbabwe, se sont neutralisés (1-1). ​Les Palancas Negras avaient pourtant pris le meilleur départ grâce à l’inévitable Gelson Dala, qui a ouvert le score dès la 24è minute sur une attaque rapide (1-0). Mais les Warriors du Zimbabwe n’ont jamais abdiqué. Dans les ultimes secondes de la première période, l’expérimenté Knowledge Musona a profité d’un moment de flottement dans la défense angolaise pour égaliser à la 45è+6 minute. Malgré une seconde période intense, le score n’a plus évolué, laissant les deux équipes avec un seul point au compteur. SSK/MD (AMAP)  

Conseil d’administration de l’ANASER : Mettre en cohérence les orientations de 2026 avec les stratégies nationales de sécurité routière

Bamako, 26 déc (AMAP) La 30ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), destinée à assigner à l’Agence les orientations pour l’année 2026, en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité routière, s’est tenue, ce vendredi, sous présidence du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Cette session doit, aussi, délibérer sur les programmes d’équipement et d’investissement, suivre la mise en œuvre des recommandations du dernier Conseil d’administration, examiner les résultats techniques, financiers et administratifs de l’Agence, au titre de l’exercice arrêté au 30 novembre 2025. Il s’agit, finalement, de déterminer les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des activités programmées pour l’année qui s’annonce. A l’entame de ses propos, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a félicité les administrateurs, pour le « sens élevé de responsabilité qui sous-tend (leurs) participations aux travaux de l’organe délibérant de l’ANASER, investie d’une mission aussi noble que vitale. » Ajoutant que les atteintes à l’intégrité de la personne humaine, les dégradations du patrimoine routier et les dommages matériels causés par les accidents de la circulation « heurtent notre conscience collective. » « Pour nous, administrateurs de l’ANASER en particulier et donc acteurs de la sécurité routière, ces drames résonnent en une interpellation permanente et un appel pressant à l’action pour endiguer ce fléau », a expliqué Dembélé Madina Sissoko. Le ministre a indiqué, à titre illustratif, que l’année 2024 a enregistré sur les routes du Mali 7 673 accidents corporels, ayant occasionné 8 828 blessés et, malheureusement, 682 décès. « Les circonstances de ces accidents révèlent que l’excès de vitesse en demeure la principale cause. À l’excès de vitesse, s’ajoutent d’autres facteurs non moins préoccupants et notamment le non-respect de la priorité, la somnolence au volant, les mauvais dépassements et l’imprudence des piétons », a détaillé le ministre. Elle a ajouté que l’état d’exécution des activités au 30 novembre 2025 indique que sur 49 activités programmées, 32 ont été réalisées, soit un taux de 65,31%, tandis que 17 sont en cours d’exécution. Dix des activités réalisées ont dépassé leurs cibles initiales. Et le programme d’activités prévisionnel 2026 de l’ANASER s’articule autour de 50 activités dont la mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs assignés à l’Agence. BT/MD (AMAP)  

Projet du réseau des enfants journalistes : 17 jeunes filles et garçons en formation à l’AMAP

Bamako, 26 déc (AMAP) Dix-sept journalistes en herbe participent à l’atelier de formation et de renforcement de capacités du Réseau des enfants journalistes, organisé par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et soutenu par l’UNICEF à travers la République d’Allemagne (BMZ) et le Canada, dans le cadre du « projet enfants et médias », qui s’est ouvert, ce vendredi 26 et se poursuivra jusqu’au 29 décembre, dans les locaux de l’AMAP. Le chef de Cabinet du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de l’atelier a, au nom du ministre Alhamdou Ag Ilyène, expliqué que cette initiative porte sur les techniques journalistiques, le montage vidéo et les effets du changement climatique. « Ces trois thématiques permettront d’outiller les jeunes générations face aux défis de notre époque », a précisé le chef de Cabinet. Il a salué la qualité remarquable du partenariat entre l’UNICEF et l’AMAP, depuis plusieurs années. Il a également salué et remercié l’organisme onusien pour son accompagnement constant auprès de l’AMAP. « Votre appui a été décisif dans l’organisation et la réussite des Journées de relance de l’AMAP, tenues les 27, 28 et 29 octobre passé », a rappelé Mohamed Ag Albachar. « Aujourd’hui, nous outillons les principaux concernés, à savoir les enfants eux-mêmes. Structurer et former un réseau d’enfants journalistes, afin qu’ils disposent d’outils, de repères éthiques et d’accompagnements nécessaires pour raconter leur réalité, éclairer les décisions et inspirer leurs communautés », a fait savoir le représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Abdoulaye Guèye. « En formant et en accompagnant un réseau d’enfants journalistes, nous faisons le choix de l’avenir : un avenir où les enfants participent, s’expriment et sont entendus », a ajouté M. Gueye « Ce réseau d’enfants journalistes est le reflet de la diversité du Mali : diversité géographique, sociale et culturelle, égalité entre filles et garçons, et inclusion. Cette pluralité est une force. Elle garantit que la réalité des enfants, avec ses réussites comme ses défis, sera racontée dans toute sa complexité et sa richesse », a déclaré Abdoulaye Guèye. M. Guèye a dit aux enfants journalistes : « vous êtes, désormais, les porte-paroles de vos camarades. Votre voix compte. Votre curiosité, votre sens de l’observation, votre empathie et votre exigence de vérité sont des atouts précieux. Soyez fiers de votre rôle, mais restez humbles ».  « Écoutez, vérifiez, respectez. Et souvenez-vous toujours que derrière chaque statistique, il y a une histoire, une vie, un enfant. », leur a-t-il conseillé, Aux encadreurs, il a souligné : « vous êtes les modèles et les garants de l’éthique. Ouvrez vos rédactions, partagez vos savoirs, accompagnez ces jeunes voix. Offrez-leur des espaces de pratique, des regards bienveillants, des exigences professionnelles et des conseils pour avancer. La qualité du réseau dépend de votre leadership et de votre disponibilité. » Abdoulaye Guèye a rappelé que depuis quelques années, « l’UNICEF œuvre, aux côtés du ministère de la Communication, pour renforcer les capacités des médias, afin de produire des contenus de qualité sur les droits de l’enfant, et favoriser la participation des enfants à la promotion de leurs droits. Il a félicité l’AMAP pour cette belle initiative et adresse ses remerciements au ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration « pour son leadership et sa vision éclairée. » « L’UNICEF et l’AMAP ont un long partenariat dans lequel nous nous donnons la main pour une mission noble, celle de nous occuper des enfants. Surtout, de les initier à ce beau métier du journalisme que nous avons appris et choisi et dont nous avons fait une vocation,», a fait savoir le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. Pour lui, les deux partenaires sont main dans la main pour initier les enfants dans cette vie où l’information est importante, « parce qu’elle est utilisée comme une arme. Et, du moment qu’elle est utilisée comme une arme, il faut préparer les gens à bien l’utiliser et à la contrer quand on l’utilise pour détruire. « C’est en cela que nous sommes très heureux de ce partenariat avec l’UNICEF, notamment avec le projet du réseau enfant journaliste », a souligné le directeur général de l’AMAP. Awa dite Mah Camara, journaliste à l’Office de radio et télévision (ORTM), ancienne enfant journaliste, a témoigné que l’initiative lui a « permis d’aller à la rencontre de ses camarades enfants et de comprendre comment leur monde fonctionnait. » Elle a conseillé aux jeunes apprenants de suivre cette formation pour s’en servir dans l’avenir. ST/MD (AMAP)    

CAN 2025 : Parole de supporters et d’experts avant le choc Maroc-Mali

Propos rassembles par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Casablanca, 26 déc (AMAP) À quelques heures du coup d’envoi du duel entre le Mali et le Maroc à Rabat, l’effervescence est à son comble dans les rues de Casablanca. Entre optimisme, prudence et analyse technique, voici les témoignages recueillis dans la ville de Casablanca. Demba Mamadou Traoré, supporter malien : « Si nous voulons gagner, il n’y a pas de secret : il faudra de l’engagement, de la détermination et un esprit de sacrifice jusqu’à la dernière seconde. La réussite des autres nations repose sur le travail, rien que le travail. Il faut se donner à fond sur le terrain. » Oumou Diarra, supportrice malienne : « Je pense que ce match est largement jouable. Ce vendredi sera le déclic pour les Aigles. Avec les retours d’Yves Bissouma, je suis convaincue que nous prendrons les trois points. » Abdoulaye Maïga, supporter malien : « C’est un défi à notre portée, mais la clé sera la défense. Il faudra une arrière-garde solide pour contenir les assauts des attaquants marocains. Bonne chance aux Aigles !» Yusuf Bel Amine, commerçant marocain : « En tant que Marocain, je pronostique une victoire de mon pays, mais je sens que ce ne sera pas facile du tout. Le Mali est un adversaire coriace.» Hasan Aghan, serveur marocain : « Pour moi, la victoire est marocaine, j’en suis certain ! Ce succès nous permettra de valider notre billet pour les huitièmes de finale sans encombre. Bonne chance aux Lions de l’Atlas». Amine Azhman, commerçante marocaine : « Ce sera un grand match avec beaucoup de spectacle. J’espère surtout que les deux équipes feront preuve de fair-play jusqu’au bout, car au final, c’est l’Afrique qui gagne. » Regard des experts Pierre-Hakim Ouggourni, journaliste à Ouest-France : « C’est incontestablement le choc de ce groupe A entre les deux meilleures sélections sur le papier. Après son nul contre la Zambie, le Mali est dans l’obligation de faire un résultat face au grand favori de la compétition. » Sory Ibrahim Coulibaly, journaliste à L’Indépendant : « Ce match est décisif. Sortant d’un nul frustrant, les Aigles ont un impératif de résultat : ils doivent arracher au moins un point pour rester en course. Face à une équipe marocaine solide qui joue devant son public et veut se qualifier dès ce soir, la tâche sera rude. Le Mali a des arguments pour surprendre, mais tout dépendra de la gestion tactique du staff technique. Ce sera un duel d’échecs. » DB/LMD.MD (AMAP)

Le 12e Concours international de photo-journalisme Andreï Stenine lancé à Moscou (Novosti)

Bamako, 26 déc (AMAP) Les candidatures pour la 12ème édition du Concours international de photojournalisme Stenine destiné aux jeunes photojournalistes sont ouvertes à Moscou, rapporte l’Agence RIA Novosti Ce concours, dédié à la mémoire du photojournaliste du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué à l’été 2014 près de Donetsk, est traditionnellement lancé le jour de son anniversaire, le 22 décembre. Selon Dmitri Kisseliov, Directeur général du groupe Rossiya Segodnya, cité par Novosti, « pour la 12e fois, le concours Stenine s’apprête à ouvrir la période de dépôt des candidatures. C’est toujours un moment joyeux et excitant. Cette année particulièrement, car nous avons préparé une surprise pour nos participants, qui va certainement les ravir. » « Nous sommes heureux d’annoncer la nouvelle catégorie de cette année : l’Énergie de la vie. Elle est ouverte aux photojournalistes âgés de 34 ans », a-t-il dit ajoutant que « la mission reste inchangée : « découvrir de nouveaux talents et lancer la carrière de jeunes photographes ». « Dans le même temps, il sera très intéressant de voir les travaux de professionnels confirmés, qui fixent les repères pour la jeune génération. Nous attendons les projets des maîtres et des auteurs débutants, car c’est de leur ensemble que se compose le tableau varié, brillant et contrasté du photojournalisme contemporain. C’est pour nous une grande fierté d’en faire partie », a encore dit M. Kisseliov CATEGORIES ET CONDITIONS DE PARTICIPATION : Le concours photo se déroule dans six catégories : Actualité principale, Sport, Ma planète, Portrait. Héros de notre époque, Vue d’en haut et la nouvelle catégorie L’Énergie de la vie. Pour l’Actualité principale, Sport, Ma planète et Portrait. Héros de notre époque, il y a deux prix : photo unique et série. Seules les photographies uniques pourront participer aux catégories Sport et Vue d’en haut. La nouvelle catégorie Énergie de la vie est ouverte aux photographes âgés de 34 ans et plus, tandis que les cinq autres catégories acceptent les travaux d’auteurs âgés de 18 à 33 ans. Les photographes professionnels peuvent soumettre leur candidature sur le site du concours en russe http://stenincontest.ru et en anglais https://stenincontest.com jusqu’au 28 février 2026 inclus. Le prix du concours de 2026 s’élèvera à 125 000 roubles pour la première place, 100 000 roubles pour la deuxième place et 75 000 roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le lauréat du Grand Prix du concours recevra 700 000 roubles. La cérémonie de remise des prix du 12e Concours international de photojournalisme Stenine se tiendra traditionnellement à Moscou entre septembre et novembre 2026. JURY ET LAUREATS DES ANNEES PRECEDENTES – Au fil des ans, le jury a compté parmi ses membres des photographes reconnus : Vladimir Viatkine (Russie), Gabriele Cecconi (Italie), Sefa Karacan (Turquie), Juan Canete (Argentine) et d’autres. Parmi les lauréats du concours figurent des photographes de notoriété mondiale : Elena Anossova (Russie) avec une série sur les femmes en prison, Danilo Garcia Di Meo (Italie) avec l’histoire d’une jeune fille paralysée « Leticia: histoire d’une vie invisible », Alejandro Martinez Velez (Espagne) avec un reportage sur les migrants à Belgrade. En 2025, le Grand Prix a été décerné à Ekaterina Iakel (Russie) pour sa série de photos « Le caractère russe : course d’obstacles » sur des vétérans de guerre, blessés et mutilés, qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie civile. Le concours de cette nouvelle année perpétue la tradition des tournées d’expositions des œuvres des lauréats dans des villes russes et étrangères. Les expositions des gagnants du concours, au cours de ses 12 années d’existence, ont été vues par des publics en Chine, en Afrique du Sud, au Mexique, en Argentine, en Uruguay, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Turquie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Pologne, en Égypte et dans d’autres pays. A PROPOS DU CONCOURS – Le Concours international de photojournalisme Andreï Stenine, organisé par le groupe médiatique Rossiya Segodnya sous les auspices de la Commission russe pour l’Unesco, a pour objectif de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les enjeux du photojournalisme contemporain. Les partenaires médiatiques généraux du concours sont: Compagnie de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) et la plateforme en ligne Smotrim, toutes deux de Russie. Les partenaires médiatiques internationaux du concours sont : le groupe médiatique Independent Media (Afrique du Sud), l’Agence de presse ANA (Afrique du Sud), Shanghai United Media Group (SUMG) (Chine), le site The Paper (Chine), le groupe médiatique Dar Al Sharq (Qatar), le site Brasil247 (Brésil), l’agence de presse Press Trust of India (Inde), l’agence de presse Iina (Irak), l’Agence de presse Mehr (Iran), l’Agence de presse NAN (Nigeria), l’Agence de presse Xinhua (Chine). A titre de partenaires sectoriels, le concours est soutenu par: l’Union des journalistes de Russie (Russie), le site d’information YOung JOurnalists (Russie) et le site Photo-study.ru (Russie). MD (AMAP)

CAN 2025 : Maroc-Mali, le choc sous haute tension

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Rabat, 26 déc (AMAP) Le complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat s’apprête à vibrer, ce vendredi, lors d’un match capital, pour le compte de la 2ème journée du groupe A, entre le Mali et le Maroc qui se retrouvent pour un duel. Le contexte de cette rencontre est clair entre un pays hôte, qui veut valider son ticket pour les huitièmes de finale et des Aigles, qui sont dos au mur. Le ciel de Rabat promet d’être électrique. Le Maroc arrive en confiance après avoir disposé des Comores (2-0). Pour le Mali, en revanche, le nul concédé face à la Zambie (1-1), à Casablanca, laisse un goût amer. Aujourd’hui, les Aigles n’ont plus de calculs à faire. Face à l’ogre marocain, ils sont en mission « survie. » ​L’histoire, elle, pèse lourdement sur les épaules maliennes. Les deux nations se retrouvent en phase finale pour la première fois depuis la douloureuse demi-finale de 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas avaient surclassé les Aigles (4-0). Sur 21 confrontations historiques, le bilan penche en faveur du Maroc avec 10 victoires contre 6 pour le Mali. En matches officiels, les statistiques sont tout aussi rudes : 6 revers pour seulement 2 succès des Aigles. Mais les records sont faits pour être brisés, et les Aigles comptent bien inverser la tendance. ​Dans le camp malien, la détermination est palpable. Les joueurs sont conscients du défi immense qui les attend face à une équipe soutenue par tout un peuple. « C’est une finale avant la lettre. Nous ne visons que les trois points. Nous savons que ce ne sera pas facile avec la ferveur marocaine contre nous, mais nous ferons tout pour gagner », assène l’arrière droit des Aigles Woyo Coulibaly. Pour le gardien Djigui Diarra. Ce match « est la clé de notre survie dans cette CAN. Il faut gagner, c’est tout ». De son côté, Aliou Dieng affiche son optimisme. « On connaît cette équipe, elle a de la qualité. Nous avons du pain sur la planche. Nous demandons les bénédictions du peuple malien », déclare le milieu de terrain. ​Pour le sélectionneur national. Tom Saintfiet, l’enjeu sera de museler le milieu créatif marocain tout en exploitant la vitesse de ses attaquants. Avec le retour annoncé des cadres, notamment Yves Bissouma, le Mali espère retrouver cette solidité qui lui a manqué en fin de match face à la Zambie. De son côté, Walid Regragui sait qu’une victoire, ce soir, lui offrirait un billet serein pour les huitièmes de finale. Au complexe Prince Moulay Abdellah, entre la pression du public et l’obligation de résultat, les Aigles devront déployer leurs ailes plus haut que jamais pour ne pas voir leurs ambitions africaines s’assombrir. L’autre match du groupe mettra aux prises la Zambie et les Comores (17h30) au complexe Mohammed V à Casablanca. LMD/MD (AMAP)