Coopération : Le Mali signe avec l’UNICEF une déclaration en faveur des enfants et de l’action climatique

Bamako, 02 avril (AMAP) Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, a présidé ce jeudi, à l’Espace Jardin du Mémorial Modibo Keïta à Bamako, la cérémonie officielle de signature de la déclaration en faveur des enfants, des jeunes et l’action climatique, avec l’UNICEF. C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que de celui de l a promotion de la femme, de la famille et de l’enfant, Mme Diarra Djénéba Sanogo. « La Déclaration que nous allons signer aujourd’hui dépasse le cadre d’un simple engagement formel. Elle constitue un instrument d’orientation stratégique, traduisant notre ambition commune de bâtir un Mali résilient, durable et inclusif. Elle nous engage collectivement à agir avec responsabilité, à renforcer nos efforts et à traduire nos engagements en actions concrètes, mesurables et durables au bénéfice de nos populations», a fait savoir Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre en charge de l’environnement. Selon Mme le ministre en charge de l’environnement, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique internationale portée par l’UNICEF, en collaboration avec YOUNGO et la coalition Initiative pour les droits environnementaux de l’enfant (CERI – Children’s Environmental Rights Initiative). « Elle symbolise l’engagement de notre pays en faveur de la protection de l’environnement et du renforcement de la résilience des générations présentes et futures face aux défis des changements climatiques», ajoute-t-elle. Déjà signée par plus de 75 pays depuis 2019, elle constitue un engagement intergouvernemental visant à renforcer la protection des droits des enfants face à la crise climatique. « Dans le contexte malien, son aboutissement a été le fruit d’un long processus engagé par les jeunes délégués de la Conférence locale des jeunes (LCOY), et à travers « The Impact », par la suite, ils ont jugé pertinent de porter un plaidoyer en faveur de l’adhésion du Mali à cette heureuse et salvatrice initiative», a expliqué le Mme Doumbia Mariam Tangara. « Cette signature marque un jalon important, le Mali rejoint une coalition grandissante de nations qui choisissent de placer les droits de l’enfant et participation des jeunes au cœur de l’action climatique», a déclaré Marie Noel Zagre, représentant résident par intérim de l’UNICEF au Mali. Il a précisé que « pour l’UNICEF, cette déclaration est bien plus qu’un texte. Elle incarne un engagement concret, protéger les droits de chaque enfant face aux impacts croissants du changement climatique et garantir qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte». Le représentant résident de l’UNICEF par l’intérim a rappelé qu’au Mali, la crise climatique n’est pas une notion abstraite.« Elle se vit au quotidien, sécheresses plus fréquentes, pluies irrégulières, inondations, hausse des températures. Ces chocs perturbent profondément l’éducation et exposent davantage les enfants aux risques. Ils fragilisent aussi les moyens de substance et accentuent la pression sur l’accès à l’eau potable», reconnaît-il. Face à cette réalité, une conviction s’impose. Les enfants et les jeunes ne sont pas seulement parmi les plus touchés. Ils sont aussi des acteurs essentiels des solutions. Cette déclaration est un pacte avec eux, pour accès à une eau sure , pour eau sûre, pour des communautés plus résilientes, entre autres. L’UNICEF réaffirme son engagement aux côtés du gouvernement du Mali et de l’ensemble des partenaires pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action réaliste, chiffré et mesurable, afin que cette déclaration se traduise par des changements concrets dans la vie des enfants et des jeunes. Quant à la coordinatrice du projet the impact, Sabou Doumbia , elle estime qu’à travers cette déclaration, nous affirmons une conviction essentielle . « Le droit des enfants à un environnement sain n’est pas une option. C’est un droit fondamental. C’est une obligation que nous devons honorer. La participation des jeunes ne doit pas être symbolique. Elle doit être réelle, structurée et influente. L’action climatique doit être inclusive, équitable et résolument tournée vers l’avenir», a-t-elle conclu. MMD/KM (AMAP)
Portrait : Ibrahim Souleymane Tounkara, un as de la restauration au Mali

En cette année décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, année de la culture et de l’éducation, l’Agence Nationale de Presse du Mali, a décidé de faire le portrait des célébrités qui ont fait rayonnr notre pays un peu partout dans le monde. Aujourd’hui notre regard est fixé sur un as de la restauration, Ibrahim Souleymane Tounkara, promoteur du Célèbre restaurant « le Bafing » au quartier du Fleuve. Il a révolutionné nos plats traditionnels tout en conservant la modernité. Né en 1960 à Gao, dans le nord-est du Mali, Ibrahim Souleymane Tounkara, ingénieux, d’un calme olympien et d’un sourire accueillant, appartient à cette génération d’hommes qui ont bâti leur destin à force de travail, de patience et de convictions. Très tôt, il grandit dans un environnement où la restauration, les salles de cinéma et les rencontres avec les touristes rythment le quotidien. Ce contact précoce avec le monde des hôtels et des restaurants forge en lui une sensibilité particulière pour l’accueil et la cuisine. En 1980, à seulement 20 ans, il rejoint Bamako avec l’espoir de poursuivre ses études. Mais la réalité le rattrape rapidement. Après un passage à l’usine Somapile, interrompu par un chômage technique, il décide de se tourner vers un domaine qu’il connaît déjà instinctivement : la restauration. Le 15 octobre 1983 marque un tournant décisif dans sa vie. Il fait ses premiers pas comme serveur à la pâtisserie « Phénicia », l’une des plus réputées de la capitale. Travailleur acharné, il gravit progressivement les échelons. De serveur à maître d’hôtel, il passe par plusieurs établissements emblématiques, dont le « Relax », « Les Arcades » ou encore des restaurants du quartier du Fleuve, où il côtoie notamment des professionnels italiens. Pendant près de dix ans, il perfectionne son savoir-faire, apprend la rigueur du métier et affine sa vision de la restauration. Mais Ibrahim Souleymane Tounkara ne se contente pas d’une carrière confortable. En 2001, contre l’avis de sa famille, il décide de démissionner pour créer son propre restaurant : « Le Bafing », dans le quartier du Fleuve. Les débuts sont modestes, presque rudimentaires : un espace de 4 mètres sur 6, sans eau ni électricité, avec un simple réfrigérateur rempli de glace. À la carte, quelques brochettes et un plat du jour improvisé. Mais déjà, la clientèle est au rendez-vous. Au fil des années, grâce à sa détermination et à sa créativité, « Le Bafing » se transforme en une adresse incontournable de Bamako, capable d’accueillir jusqu’à 70 couverts à midi et 30 le soir, avec une équipe d’une dizaine d’employés. Malgré ce succès, il reste fidèle à ses valeurs, n’hésitant jamais à « mettre la main à la pâte ». Au-delà de la réussite entrepreneuriale, Ibrahim Souleymane Tounkara se distingue surtout par son engagement pour la valorisation des produits locaux. À une époque où les habitudes alimentaires tendent vers l’importation et les produits industriels, il fait le choix audacieux de promouvoir « le Mali de la terre à la table ». Une philosophie qu’il découvre grâce à l’association Tanima 2000 et au mouvement international Slow Food. Sa participation en 2006 à la biennale mondiale Terra Madre à Turin, aux côtés de personnalités comme Aminata Dramane Traoré, marque une étape importante. Dès lors, il s’implique activement dans ce réseau mondial, participant régulièrement aux rencontres internationales et devenant président de Slow Food Mali. Son combat : préserver la biodiversité alimentaire, encourager la consommation locale et sensibiliser les jeunes générations. Il multiplie les initiatives, organise des ateliers du goût, travaille avec des producteurs, des transformateurs et des associations comme l’ASCOMA, pour promouvoir le riz local, les condiments traditionnels et les produits du terroir. Pour lui, la cuisine est bien plus qu’un métier : c’est un art, une identité et un levier de développement. « On n’invente pas les plats, on les crée », aime-t-il rappeler. À travers ses créations, comme le poulet à la mangue présenté à l’international, il démontre que la gastronomie malienne peut rayonner bien au-delà des frontières. Aujourd’hui, Ibrahim Souleymane Tounkara incarne une figure inspirante : celle d’un homme parti de rien, devenu un ambassadeur de la cuisine malienne, engagé pour une alimentation saine, locale et durable. Un parcours où passion, résilience et engagement se conjuguent pour servir une même cause : la valorisation du patrimoine culinaire du Mali. GT/KM (AMAP)
Brèves de nos régions

Kita : Première session de la Chambre criminelle et augmentation du prix du kilo d’arachide La toute première session de la chambre criminelle depuis la régionalisation de Kita a débuté le lundi 30 mars 2026. Les audiences se tiennent au tribunal de grande instance de Kita. Sept affaires sont inscrites au rôle de cette session. Les dossiers portent sur des cas d’assassinat, de tentative d’assassinat, de coups et blessures volontaires, de viol, de complicité de viol et d’homicide volontaire. Dans cette même localité, le prix du kilogramme de l’arachide a augmenté de plus de 100 francs. Il est aujourd’hui vendu entre 500 et 550 francs, alors que le kilogramme était cédé, l’année dernière à la même période, entre 425 et 450 francs. Selon des commerçants, cette hausse est la conséquence de l’exportation du produit vers des pays voisins. Kadiolo : Les puits sans eaux depuis plus d’une semaine Presque tous les puits de Kadiolo sont sans eau depuis plus d’une semaine. Certains habitants ont recours aux bornes-fontaines qui sont aussi insuffisantes dans les quartiers. Pour amoindrir la souffrance, des particuliers laissent leurs robinets à la disposition de la population toute la journée. Ce tarissement des puits s’expliquerait par la quantité insuffisante d’eau recueillie pendant l’hivernage. Mahina : Crise persistante de farine À Mahina, les boulangers font face à une crise persistante de farine depuis près d’un mois. En plus de la rareté du produit, le prix du sac est passé de 24 000 à 26 000 F CFA, soit une augmentation de 2 000 F. Une situation qui affecte leur activité et ralentit la production, selon un boulanger. Koutiala : Le litre d’essence vendu entre 1300 et 1500 FCFA Le litre d’essence est aujourd’hui vendu entre 1 300 et 1 500 francs en bouteille à Koutiala. Selon certains vendeurs, cette hausse est la conséquence de la crise mondiale, liée à la guerre entre l’Iran et les États-Unis. D’autres évoquent la rareté des produits pétroliers au niveau des sources d’approvisionnement du pays. Signalons que la capitale de l’or blanc a reçu 11 citernes de gasoil et d’essence la semaine dernière. » CMT/KM (AMAP)
Mali : Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation désigné porte-parole du gouvernement

Bamako, 1er avril (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a été désigné mardi porte-parole du gouvernement, a appris l’AMAP de source officielle. D’après le décret présidentiel, cette nomination intervient sur proposition du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, dans le cadre de l’organisation et du fonctionnement de l’équipe gouvernementale. Le texte précise que le nouveau porte-parole est chargé d’assurer la communication officielle du gouvernement, notamment en relayant les décisions prises en Conseil des ministres et en informant l’opinion publique sur l’action gouvernementale. Le décret, qui entre en vigueur dès sa signature, sera enregistré et publié au Journal officiel de la République du Mali. KD/KM (AMAP)
Kangaba: La mise en œuvre de l’approche Équipe « École sûre » au menu

Kangaba, 02 avril (AMAP) Après la cérémonie d’ouverture de l’atelier de revue et de partage des expériences des partenaires sur la mise en œuvre de l’approche Équipe « École sûre », le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao a présidé mercredi, dans la salle de conférence du cercle, les travaux de la rencontre d’échanges avec les partenaires de l’école sur la bonne organisation des examens de fin d’année 2026, a constaté l’AMAP. La rencontre a été animée par une mission de l’Académie d’Enseignement (AE) de Kati conduite par le chef de la Division Planification, Examens et Concours, Moumouni Traoré. Il était accompagné des chefs de section en charge de la planification, des examens et concours, des bourses et des orientations, du suivi-évaluation, et de l’enseignement secondaire général. Les participants, composés des représentants des Comités de Gestion Scolaire (CGS), des parents d’élèves, de la société civile, des syndicats d’enseignants, et des représentants des forces de défense et de sécurité ont pris part à la rencontre. Un seul point était à l’ordre du jour à savoir la bonne organisation et gestion des examens de fin d’année 2026. Le chef de mission a d’abord présenté l’AE de Kati qui couvre 05 cercles dont Kangaba, 39 communes dont les 08 du cercle de Kangaba, 06 Centres d’Animation Pédagogique (CAP) dont celui de Kangaba. En matière d’examen, dans l’AE de Kati il y a 226 centres d’examen pour le DEF dont 36 pour le CAP de Kangaba. Pour le Baccalauréat il y a 73 centres d’examen dont 02 pour Kangaba ; Quant aux Centres professionnels, il y a 12 centres pour le BT dont 01 pour Kangaba, et 09 centres pour le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) dont 01 pour Kangaba. Après cette présentation, les chefs de section ont pris la parole pour donner d’amples informations. Ces informations ont porté sur les candidats libres et les candidats réguliers, sur la liste des candidats, les centres d’examen, les différentes étapes de l’organisation des examens, l’âge des candidats. D’autres informations non moins importantes à savoir la surveillance, les cas de fraude, le gonflement des notes ont été distillées. En un mot, l’objectif ultime est de faire des examens propres sans fraude. Les exposés ont été suivis de questions réponses qui ont porté sur la surveillance des examens, la correction, le niveau bas et l’absentéisme des enseignants , les élèves à plusieurs écoles et le suivi de proximité. Enfin le préfet de cercle a invité les participants à faire la restitution des leur retour dans les communes. SD/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 1er avril 2026:

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à l’institution du stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Notre pays est tributaire des importations de produits pétroliers pour la satisfaction des besoins des ménages et le fonctionnement normal des secteurs de la production d’Electricité, des Transports, des Télécommunications, des Mines, des Industries, de la Sécurité et de la Défense. Ainsi, en 2024, les importations de produits pétroliers se sont chiffrées à 2 millions 665 mille 106 m3 contre 2 millions 621 mille 513 m3 en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les importations ont été de 15 mille 838 tonnes et 13 mille 847 tonnes durant la même période, soit une hausse de 14,38%. Cette dépendance a amené le Gouvernement, lors des crises successives survenues dans la Sousrégion et dans le monde, à intervenir à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix internationaux sur les prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales sous forme de subventions. Pour remédier à cette situation, protéger l’économie nationale contre les conséquences des hausses conjoncturelles des prix et les perturbations logistiques, assurer la continuité des activités et des services vitaux et renforcer la sécurité énergétique nationale, le Gouvernement a décidé de revoir le système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, d’augmenter les capacités de stockage et de constituer un stock national de sécurité couvrant 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. Les projets de texte, adoptés, instituent le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux et précisent les modalités de sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant lutte contre la traite des personnes ; b. un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. La traite des personnes et le trafic illicite de migrants constituent des infractions criminelles qui touchent plus de 50 millions de personnes dans le monde. Pour faire face à ces fléaux, les Nations unies ont adopté le 15 novembre 2000 la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et ses Protocoles additionnels qui ont été ratifiés par notre pays. Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris, le Gouvernement a mis en place le Comité national de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées par le Décret n°2011-036/PM-RM du 03 février 2011 et a adopté la Loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de toutes les exigences de la convention et de ses protocoles additionnels ainsi qu’à l’absence de mécanismes nationaux de coordination et de coopération internationale. Les projets de loi, adoptés, corrigent ces insuffisances et renforcent l’arsenal juridique pour mieux combattre la traite des personnes, notamment, celle des femmes et des enfants et le trafic illicite de migrants. 3. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. La Loi n°2017-012 du 1er juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique a été adoptée pour garantir aux créateurs des œuvres de l’esprit, dans l’exploitation de leurs créations, la jouissance du droit d’auteur et des droits voisins. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non exhaustivité de certaines de ses dispositions, à la non prise en compte des évolutions intervenues dans l’ordonnancement juridique régional et international ainsi qu’à l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans la production littéraire et artistique. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances et consacre la transposition dans la législation nationale, des engagements communautaires souscrits par notre pays en vue de stimuler la création littéraire et artistique et de développer les industries créatives. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseillers techniques : Monsieur Mohamed Amara KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mossa ASSIBIT, Ingénieur statisticien. – Chargé de mission : Monsieur Amadou DIAKITE, Spécialiste en Evaluation de Programmes. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Conseiller technique : Madame Korotoumou SANTARA, Inspecteur des Services économiques. – Directeur national des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Amara NIMAGA, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur agronome. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, a informé le Conseil des Ministres : a. de l’élection de Madame TRAORE Oumou KEITA, au poste de Président de la 47ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes. Au terme des travaux de la 46ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes, ses membres ont élu à l’unanimité Madame TRAORE Oumou KEITA, Cheffe de Visite du Bureau Principal des Douanes de l’Aéroport International Président Modibo KEITA-SENOU et Experte en Droit de Propriété intellectuelle de l’Organisation Mondiale des Douanes, au Poste de Président des travaux de
Kayes : Trois (3) morts, un blessé et d’importants dégâts matériels dans un incendie

Kayes, 1er avril (AMAP) Trois (3) personnes ont trouvé la mort, un blessé et d’importants dégâts matériels dans un incendie survenu, ce mercredi, aux environs de 8H00, sur la berge du Fleuve Niger, sur le site communément appelé « site des Bozos » dans la ville de Kayes, a constaté l’AMAP. Parmi les victimes se trouvent une fille, un garçon et une femme enceinte. Également, des constructions en banco, des valises, des ustensiles de cuisine, des petits ruminants sont , entre autres, ont été transformés en cendre par cet incendie. L’incendie dont les causes ne sont pas déterminées pour l’instant, s’est vite propagé jusqu’aux abords du centre commercial, avant d’être circonscris, par les agents de la protection civile en service dans la ville de Kayes. Dans un communiqué, le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré, a manifesté sa vive émotion et sa profonde consternation. Le Chef de l’exécutif régional a, en cette douloureuse circonstance, au nom des autorités ainsi qu’en son nom propre, adressé ses condoléances les plus attristées à la famille endeuillée et l’a assurée de toute sa sympathie, en ces moments de grande épreuve. Et de formuler des vœux sincères de prompt rétablissement à la personne blessée tout en exprimant son soutien à l’ensemble des personnes affectées par ce sinistre. Par ailleurs, le Gouverneur de région, a salué la mobilisation des services de secours, des forces de défense et de sécurité, des autorités locales et de toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la gestion de cet incident. Pour ce faire, il a rassuré les populations que toutes les dispositions nécessaires sont en cours afin d’évaluer l’ampleur des dégâts. Avant de les inviter à la solidarité, au calme et à la vigilance. Les enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’incendie. OD/CMT (AMAP)
Ouélessébougou : Riposte des autorités, après la morsure d’un chien enragé ayant causé un décès

Ouélessébougou, 1er avril (AMAP) Une rencontre urgente s’est tenue mardi, dans le bureau du préfet de Cercle, Moussa A. Sagara, sur son initiative en réponse à la morsure d’un chien enragé qui a causé la perte d’une vie humaine dans le quartier de N’tentoubougou. L’objectif de la rencontre était de mettre en place un mécanisme de prévention contre la propagation de la rage, une maladie mortelle mais évitable, a constaté l’AMAP. La réunion a regroupé outre le Préfet de Cercle, le maire de Ouélessébougou, le Commandant de Brigade, le Commissaire de Police Adjoint, la chefferie, le Chef secteur vétérinaire, le médecin Chef du Csref, la représentante de la CAFO et le représentant de la jeunesse communale. A l’issue de la rencontre, les participants ont formulé, entre autres recommandations, l’intensification de la sensibilisation des populations sur les conséquences des morsures de chiens enragés, l’initiation d’une campagne d’éradication des chiens incriminés et l’approfondissement des enquêtes et investigations dans les zones touchées. Le Chef de l’exécutif local a appelé à la collaboration de tous pour éviter « une autre crise sanitaire ». Il a salué l’engagement de tous les acteurs pour la campagne antirabique effectuée au mois d’août dernier, au cours de laquelle plus de 400 doses ont été acquises avec l’appui de l’Association nationale des docteurs vétérinaires du Mali. Avant de solliciter un appui technique et financier auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ) à travers sa représentante de Ouélessébougou. Le chef secteur vétérinaire de Ouélessébougou, Almadane Touré , a expliqué que le chien obsédé a quitté le village de Kolessebougou ,passant par Farala, commune de Sanankoro Djitoumou avant d’être adopté par son défunt propriétaire, un jeune homme âgé de 35 ans, commerçant de son état. Enfin, Il a souligné avoir déjà mené une inspection dans la famille attristée et remonté l’information à la Direction régionale. AC/KM (AMAP)
Bamako : Le ministre des Transports dénonce une hausse injustifiée des tarifs interurbains

Bamako, 1er avril (AMAP) Le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a déclaré ce mercredi, avoir constaté une augmentation des tarifs de transport interurbain par certaines compagnies, non proportionnelle à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, intervenue le 28 mars 2026, a appris l’AMAP de source officielle. Le responsable en charge du département des Transports, a saisi l’occasion pour rappeler que toute modification des tarifs de transport doit s’inscrire dans le cadre d’un mécanisme de concertation prédéfini, regroupant les représentants de l’administration publique et les organisations socio-professionnelles du secteur du transport routier. Par conséquent, Mme le ministre invite les acteurs concernés à se conformer aux conclusions de la réunion élargie du Conseil national des transports publics de passagers, tenue ce 1er avril 2026. MMD/CMT (AMAP)
Gao : Augmentation du prix de la viande dans la Cité des Askias

Gao, 1er avril (AMAP) Le prix de la viande de bœuf a connu une augmentation à la veille du mois de ramadan, allant de 3000 Fcfa à 3750 Fcfa avec os et 5000 Fcfa sans os, a constaté l’AMAP. Actuellement, certains bouchers ont même cessé de vendre la viande rouge à cause du manque de bétail sur le marché de Wabaaria. Malgré la situation de non approvisionnement du marché principal des régions du nord, de la capitale des trois caïmans voire les pays voisins le Niger, l’Algérie et la Mauritanie en bétail, certains bouchers continuent d’abattre les bœufs pour vendre le kilogramme aux populations à un prix qui n’est pas raisonnable pour certains chefs de famille. Oumar est un boucher qui a son étalage sur la voie principale du 5ème quartier « Djoulaboubou ». Selon lui, cette année, le bétail coûte cher sur le marché de Wabaaria et en particulier les bœufs et les moutons. Il a soutenu que pour ne pas perdre sa clientèle, il s’associe avec un autre boucher pour acheter une maigre vache à 350 000fcfa dont il cède le kilogramme à 3750 Fcfa. Un autre boucher affectueusement appelé Gaucher et qui est installé au marché de Sosso-Koïra dira qu’il achète des bœufs à 650 000 Fcfa voire 700 000fcfa, donc il ne pourra pas avoir un bénéfice avec l’ancien prix de vente au kilogramme et qu’il n’est plus possible pour lui de vendre les tas de viande de 500 Fcfa à sa clientèle. La secrétaire générale du gouvernorat de la région de Gao, Mme Diallo Fatoumata Maiga dira qu’elle a été au marché comme d’habitude pour acheter les tas de viande à 500 F cfa mais avec à sa grande surprise même avec 3000 Fcfa, elle ne pourra pas avoir le kilogramme de viande de bœuf. Pour le moment, ce qui est mieux pour les chefs de familles c’est d’acheter du poisson même si souvent les vendeuses profitent de la situation pour augmenter le prix de poisson aussi. Babahamad est un éleveur très connu dans la région de Gao. Pour lui, la cause principale de la cherté du bœuf sur le marché de Gao a été la mauvaise pluviométrie de cette année. Selon lui, le manque de pâturages est un facteur qui conduit les éleveurs vers l’achat de l’animal-bétail pour sauver leurs animaux avant l’approche des premières pluies. « Actuellement, tous les bœufs sur le marché sont des bœufs de l’embouche que les propriétaires vendent sur le marché, soit pour des revendeurs ou pour les bouchers mais souvent leur prix d’achat est cher en raison de leur poids et leur graisse »,a-t-il évoqué. Le chargé de communication de l’association de consommateur de la région, Kader Touré dira que depuis la veille du mois de Ramadan, le réseau a constaté que le prix de kilogramme de viande de bœuf avec os se vendait à 3750 F cfa et sans os à 4500 Fcfa ou 5000 Fcfa sur le marché de la commune urbaine de Gao. Pour lui, à cause du contexte sécuritaire, le mouvement des animaux vers les villes est compliqué et cela impacte l’approvisionnement de la ville en bétail. « Du coût, les animaux deviennent rares sur le marché et le peu d’animaux qui arrivent sur le marché est très convoité par la clientèle et plus la demande forte plus son prix monte en plus des « coxeurs ». Le 2ème adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, Yacouba Maiga se souvient qu’aujourd’hui le bœuf qui se vend à 500 000 Fcfa sur le même marché de Wabaaria, hier était cédé à 125 000 Fcfa . Interrogé sur la question de l’augmentation du prix de Kg de la viande, le 2ème adjoint au maire répond que si le prix à la base est cher automatiquement le prix d’achat s’augmente. Pour lui, avec la liberté des prix aucun contrôle ne peut se faire sur le prix des denrées dans notre pays sinon selon lui ne vaut l’application de la réglementation des prix. Par ailleurs, il a aussi constaté que dans notre pays dès qu’on ajoute sur l’indice salarial, la denrée alimentaire augmentent des prix. Quant au président des bouchers de la région de Gao, Sidi Yaya Abdoulaye Touré qui reconnaît aussi que depuis le début du mois béni de Ramadan, certains de ses camarades bouchers ont augmenté sur le prix de la viande au kg sans lui consulter. En croire à ses dires, il a souhaité que ses collègues doivent attendre après la fête pour la hausse du prix de la viande des bœufs au kilogramme mais que cela n’empêche le prix du kilogramme de la viande de vache ou de bœuf à déjà prix l’ascenseur. Pour le président des bouchers de la région de Gao, deux facteurs sont la cause de la hausse du prix de la viande rouge au kilogramme, le premier il y a manque d’animaux sur le marché et le deuxième le marché de Gabaria est très débordé par les acheteurs de l’Algérie, de la Mauritanie, les acheteurs de la capitale ainsi que ceux de Gossi. Selon lui, dans le temps, c’est la zone de Gossi même qui ravitaillait le marché de Gao. A ce deux facteurs s’ajoute la cessation de l’approvisionnement du marché de la région par le Niger qui, selon lui, les autorités nigériennes ont interdit la vente du bétail hors du pays. « Avant cette situation, la ville de la commune urbaine de Gao était ravitaillée par la viande de 60 têtes de bœufs par jour mais aujourd’hui, c’est seulement la chair de 17 têtes de bœufs qui est étalée à travers la ville. Hier le bœuf que le boucher avait l’habitude d’acheter à 125 000fca, aujourd’hui, ce même bœuf coûte 350 000fcfa. Avec ce prix d’achat il est difficile de tirer bénéfice à l’ancien prix au kilogramme. Actuellement, il n’y a même pas des bœufs sur le marché et si on en trouve il faut débourser 650 000 à 700 000 Ffca avec ce prix aucun boucher ne peut pas avoir un bénéfice en vendant le

