Koulikoro : Soutien indéfectible de la CAFO aux autorités de la région à travers le gouverneur

Koulikoro : Soutien indéfectible de la CAFO aux autorités de la région à travers le gouverneur Koulikoro 14 février (AMAP) La coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de Koulikoro s’est mobilisée la semaine dernière, sous la conduite de sa secrétaire générale, Mme Traoré Koniba Diarra pour rencontrer le Gouverneur de la région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo. Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence du gouvernorat, la CAFO a présenté ses vœux aux Autorités de la Transition dirigée par le général d’armée, Assimi Goïta à travers le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Dans son message, la secrétaire générale de la CAFO, Traoré Koniba Diarra, a réaffirmé le soutien indéfectible de son organisation à la Transition pour les nombreux défis qu’elle est entrain de relever. Elle a encouragé les Autorités de la Transition et le Gouverneur à continuer dans cette dynamique car les résultats sont perceptibles au niveau de la région et dans l’ensemble de notre pays, avec la réalisation de points d’eau et d’infrastructures socio- sanitaires sans oublier les œuvres sociales du président de la Transition, profitables aux personnes vulnérables parmi lesquelles les femmes et aussi dans le développement socio-économique de la région de Koulikoro. Le Gouverneur Sanogo, après avoir remercié la CAFO, a souligné que ses efforts sont la résultante de celle des populations qui ont été de tous les combats pour soutenir cette Transition du début jusqu’à nos jours. Aussi le Gouverneur a rappelé que si quelqu’un te remercie pour une tâche qui n’est pas encore terminé, cela signifie qu’il faut doubler d’effort. De conclure qu’il restera engagé dans cette dynamique qui est celle des autorités de la transition, celle de la bonne gouvernance et aussi assurer le bien-être des populations. ALD/KM (AMAP)
Koulikoro : Sortie de 124 agents de l’administration pénitentiaire

Koulikoro, 16 février (AMAP) Les activités de la 4 ème édition de la semaine de la justice se sont prolongées à Koulikoro avec les sorties de 124 agents pénitentiaires dont 32 personnel féminins, a constaté l’AMAP. La cérémonie de sortie s’est déroulée au terrain annexe du stade de Souban, sous la présidence du ministre de la justice Mamoudou Kassogué en présence du Gouverneur de la région, du directeur de l’école nationale d’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, des autorités administratives et des responsables des collectivités, des chefs de services régionaux, des notabilités, des responsables des forces de défense et de sécurité et la société civile. Cette première promotion de l’école a été baptisée « promotion Lieutenant-colonel Tiemoko Keita, inspecteur principal des services pénitentiaires, abattu en mission commandée, dans la nuit du vendredi 10 décembre 2021 à Gao. « L’idée qui a sous tendu la création de l’école nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée se justifie, d’abord par le fait que le personnel du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée constitue un maillon essentiel de la chaîne pénale. Ce personnel intervient au niveau du volet judiciaire pour assurer l’effectivité de l’exécution des sanctions pénales et participe au maintien de la sécurité publique et à la réinsertion sociale des personnes détenues » a précisé le ministre Kassogué. ALD/KM (AMAP)
Ségou : Sucre disponible partout à des prix abordables

Ségou, 16 février (AMAP) Période sacrée et particulièrement importante dans le calendrier islamique, le Mois de Ramadan est caractérisé par une forte demande en produits de première nécessité notamment en sucre en raison de son utilisation dans la préparation de boissons et desserts de rupture du jeûne. Qu’en est-il de sa disponibilité et de son prix ? Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage a fait le tour de certaines boutiques de la Cité des Balanzans. Constat : le sucre est disponible partout à des prix globalement abordables. Dans sa boutique sise au quartier Médine Adama Diarra affiche sa sérénité. Son magasin est bien garni en sacs de sucre. Notre interlocuteur assure disposer de quantités suffisantes pour répondre à la demande de la clientèle. «Le marché est bien approvisionné et les clients peuvent acheter du sucre sans crainte», a indiqué Adama Diarra qui cède le kg de sucre à 500 Fcfa. Même constat chez Dramane Tangara commerçant au quartier Dar Salam. Il affirme que les clients viennent se ravitailler en sucre et en d’autres produits de première nécessité. «Les prix sont stables. Nous cedons actuellement le sac de 50kg de sucre à 22.500 Fcfa», nous a-t-il confié. Ousmane Yattara, un client rencontré dans une autre boutique d’alimentation exprime sa satisfaction quant aux prix actuels du sucre. Selon directeur par intérim de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Ségou, le prix du sucre local est de 500 Fcfa, tandis que le prix plafond est fixé à 600 Fcfa. S’agissant du sac de 50 kg, il est vendu entre 22.500 Fcfa et 23.000 Fcfa.Yacouba Yalcouyé rassure la population quant à la disponibilité du sucre durant le Mois de Ramadan. «La situation est un peu plus favorable cette année contrairement à l’année dernière. Non seulement le sucre est disponible, mais les prix sont beaucoup plus abordables», a t-il indiqué. Par ailleurs, le directeur par intérim de la DRCCC de Ségou a précisé que plus de 500 tonnes de sucre sont déjà disponibles sur le marché, avant d’ajouter qu’il n’y aura ni pénurie de sucre ni flambée des prix durant ce Mois de Ramadan. Pour ce faire, les équipes de la DRCCC de Ségou sont constamment déployées sur le terrain afin de veiller au respect des prix et vérifier l’état des stocks au niveau des différents points de vente. Au delà de cette surveillance permanente, elles effectuent des contrôles inopinés, a expliqué Yacouba Yalcouyé..Il invite les commerçants à se conformer aux dispositions réglementaires établies, tout en les appelant au sens de la responsabilité et du patriotisme. De passage à Ségou le jeudi 5 février dernier dans le cadre du lancement de la campagne de production sucrière 2025-2026 dans les complexes sucriers de Siribala et M’Bewani, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a certifié que «le marché sera suffisamment approvisionné avec une offre en adéquation avec les besoins des populations, contribuant ainsi à la stabilité et à la régulation des prix».Rappelons qu’au titre de la campagne en cours, la production est estimée à 120.000 tonnes de sucre, soit près du tiers des besoins du pays. MS/KM (AMAP)
Culture : Sikasso organise la 7ème édition du Festival International Nangnerki
Sikasso, 15 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 7ème édition du Festival présidée à Sikasso, par le représentant du ministre en charge de la Culture, Alamouta Danioko, sous le thème « l’intégration culturelle comme levier d’un monde souverain », a constaté l’AMAP. C’était en présence de la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du directeur du festival international nangnerki Kassim Bengaly et des invités du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et de plusieurs acteurs de la culture malienne, les autorités locales et régionales de Sikasso et un parterre de médias. Le « Nangnerki » est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. Cet évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation de la culture et en cohérence avec l’année de l’éducation et de la culture au Mali, la citoyenneté et le dialogue des savoirs. Le représentant du ministre de la culture Alamouta Dagnoko a donné des précisions sur le mot « nangnerki ». « Chaque lame du balafon a un nom et une fonction spécifique. La combinaison des sons produits par chaque lame de balafon crée une mélodie harmonieuse. Tout comme les lames du balafon, unis et inséparables, le festival nangnerki prône le message de la fraternité, de l’intégration, du vivre ensemble etc. », a-t-il révélé. En outre, le représentant du ministre a affirmé que notre riche culture doit rester notre meilleur espoir et rempart car c’est elle qui nous a permis de façonner notre identité, notre personnalité. Avant d’assurer de la disponibilité constante et entière du département en charge de la culture à soutenir et accompagner, comme il le fait depuis la toute première édition, le festival Nangnerki. De son côté, Mme le Gouverneur a rappelé que Sikasso est le carrefour de la civilisation, le creuset des traditions et le symbole de la résistance. S’agissant du festival Nangnerki, la cheffe de l’exécutif régionale a fait savoir que celui-ci est un espace de transmission, d’expressions et d’opportunité. A l’en croire, pendant sept jours, ce festival crée une grande place publique où se rencontrent tradition et modernité, sagesse des anciens et créativité de la jeunesse. Le thème, selon elle, nous rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières géographiques … elle repose avant tout sur la maîtrise de notre identité culturelle. Par ailleurs, la gouverneure a salué la participation des pays invités au festival. Toute chose qui, d’après elle, donne un sens concret à notre ambition d’intégration sous-régionale. Pour le directeur du Festival International Nangnerki, Sikasso est une terre de diversité culturelle, de brassage et de tradition vivante. Il a évoqué les avantages du Festival pour la région, le Mali et la sous-région. Se prononçant sur le thème, Kassim Bengaly a indiqué que le Festival Nangnerki réaffirme que la culture constitue un puissant levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. Kassim Bengaly a saisi l’occasion pour remercier la jeunesse de Sikasso pour son engagement et son appropriation du festival comme espace d’espoir et d’avenir. « Que la culture continue d’unir nos peuples et de renforcer la paix et la cohésion sociale », a-t-il conclu. Il faut signaler que cette 7ème édition du Festival Nangnerki prévoyait un programme riche et inclusif. Il s’agit, entre autres, des visites touristiques à travers la ville pour découvrir les richesses locales, la coupe Nangnerki (Football), des ateliers de formation en journalisme sur les thématiques comme (médias et patrimoine culturel, rôles et gouvernance ; la promotion de la paix et la cohésion transfrontalières). Le public a eu droit à la lutte traditionnelle, à la foire, aux concerts et aux conférences-débats. Le défilé de mode, le concours culinaire et le concours de danse au balafon faisaient également partis de l’agenda. MFD/KM (AMAP)
Bamako : Célébration du 47e anniversaire de la République islamique d’Iran

Bamako, 15 février (AMAP) La République islamique d’Iran a célébré vendredi, dans un Hôtel de la place à Bamako, son 47e anniversaire, a constaté l’AMAP. Outre l’Ambassadeur de la République Islamique d’Iran, Dr Mahmoud Khani Jooyabad, étaient présents le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, des représentants des institutions, des ambassades accréditées au Mali ainsi que de nombreux invités de marque, a constaté l’AMAP. Dans son allocution, le ministre Diop a souligné que, « se référant aux combats actuels du Mali pour sa liberté et sa dignité, notre pays partage pleinement l’aspiration légitime du peuple iranien à exercer son droit inaliénable à préserver sa souveraineté nationale et à tracer librement sa trajectoire de développement, sans ingérence extérieure ». Il a salué l’identité de vues entre les deux pays sur les grands enjeux internationaux, notamment le respect scrupuleux de l’intégrité territoriale des États, le rejet de l’instrumentalisation politicienne des droits de l’homme, la défense du principe sacré de non-ingérence dans les affaires intérieures et la promotion d’un ordre multilatéral véritablement démocratique, inclusif et multipolaire. Concernant la coopération bilatérale, les deux parties se sont réjouies du renforcement continu du partenariat et de la diversification des domaines prioritaires depuis la première session de la Commission mixte Mali-Iran, tenue à Bamako en août 2022. Pour sa part, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran, Dr Mahmoud Khani Jooyabad, a rappelé que « la Révolution islamique de 1979 fut l’expression de la volonté d’un peuple qui, s’appuyant sur sa foi, son identité historique et son désir d’indépendance, triompha d’une dictature dépendante et d’un régime privilégiant les intérêts étrangers au détriment de la volonté populaire ». Il a ajouté que cette révolution « ne fut pas simplement un changement de pouvoir politique, mais le point de départ de l’instauration de la souveraineté nationale, de la démocratie et de la restauration de la dignité et de l’indépendance du peuple iranien ». Depuis ses débuts, la République islamique d’Iran a poursuivi sa voie fondée sur l’indépendance, la liberté, la justice et le refus de toute domination, malgré les pressions et défis. Les relations bilatérales entre l’Iran et le Mali, établies en 1982, sont qualifiées d’excellentes et constructives. Enfin, le ministre Diop et l’ambassadeur iranien ont dénoncé les mesures coercitives unilatérales, les pressions diplomatiques et les sanctions économiques qui affectent principalement les populations civiles, soulignant leur inefficacité et leur caractère contre-productif. MMD/KM (AMAP)
Kolondièba : Dépistage gratuit du Diabète

Kolondièba, 14 février (AMAP) L’Association Santé Diabète en collaboration avec le Centre de Santé de Référence de Kolondièba a organisé samedi une journée de dépistage gratuit du Diabète et de l’hypertension Artérielle (HTA), a constaté l’AMAP. Cette activité annuelle a regroupé l’ensemble des membres de l’association santé Diabète, une équipe qualifiée du CSRef de Kolondièba et une foule nombreuse. L’objectif visé par la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, est d’identifier les diabétiques dans le cercle de Kolondièba. Les personnes âgées étaient majoritairement au rendez- vous . Une équipe du district sanitaire de Kolondièba a fait des consultations pour détecter les nouveaux cas de diabète et d’hypertension artérielle mais aussi le niveau de glycémie et de tension artérielle des anciens patients. Le président de l’association des diabétiques de Kolondièba, Abdoulaye Dembélé, s’est réjoui de cette initiative de la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, qui vient à nommé pour soulager la population. NMK/KM (AMAP)
Koulikoro : Les élus consulaires en conclave

Koulikoro 15 février (AMAP) La 5ème et dernière session de l’Assemblée des Élus Consulaires de la région de Koulikoro au compte de la Mandature 2021 – 2025 s’est déroulée jeudi au siège de l’institution , sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a constaté l’AMAP. Etaient présents le préfet de Cercle, le maire de la Commune urbaine, le président de la délégation régionale de la chambre de commerce, Kassim Simpara, le président du conseil régional ,les élus consulaires et plusieurs autres invités. L’objectif de cette rencontre, a précisé Kassim Simpara, est d’échanger autour d’objectifs communs de faire l’inventaire des activités menées en 2025 et d’évaluer la contribution dans le développement économique et social de la région de Koulikoro et dans la réussite des objectifs de la CCIM. M. Simpara a insisté sur la réalisation du nouveau marché moderne de Koulikoro qui est selon lui l’aboutissement phare d’un effort commun, car ce marché est désormais un acquis pour la région de Koulikoro pour servir de levier stratégique pour dynamiser les échanges locaux. Le président de la Ccim s’est réjoui de la qualité de sa collaboration avec les élus consulaires et leur engagement constant tout au long de cette mandature qui s’achève dans quelques jours. « J’encourage la CCIM à intensifier ses efforts pour accompagner les acteurs du secteur informel vers la formalité, car c’est une condition sine qua non pour l’accès au financement et la pérennisation des entreprises. L’acquisition du nouveau marché moderne de Koulikoro-Gare illustre parfaitement l’engagement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à moderniser nos infrastructures marchandes. Ce joyau doit être un levier stratégique pour dynamiser les échanges et améliorer les conditions de travail de nos commerçants » s’est réjoui le directeur de Cabinet du Gouverneur. Dans le cadre de la Confédération des États du Sahel ,il a invité les opérateurs économiques à saisir les opportunités d’intégration pour renforcer nos échanges avec les pays membres. Au cours de la journée les élus consulaires ont validé le rapport d’activités, élaboré une feuille pour le développement du secteur privé et fait des recommandations pour améliorer le climat des affaires locales. Enfin, le directeur de Cabinet du Gouverneur et le président de la chambre de commerce ont, à l’approche du scrutin consulaire du 22 février 2026 , invité les uns et les autres au sens de la responsabilité de chaque acteur économique de la région de Koulikoro afin que ces élections se déroulent dans la concorde. AD/KM (AMAP)
Kayes : Incinération des produits pharmaceutique périmés d’une valeur de 300 millions de FCFA

Kayes, 14 février (AMAP) La cérémonie d’incinération des produits pharmaceutiques périmés d’une valeur estimée à 300 millions de francs CFA s’est déoulée ce samedi à Kayes, sous la présidence du Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile du Gouverneur de la Région de Kayes, Adama Bamba, en présence du représentant de la direction régionale de la santé, Dr Abdramane Traoré et de plusieurs personnalités, a constaté l’AMAP. Les produits pharmaceutiques périmés sont composés d’oméprazole, de quinine sulfute et de proycin, entre autres. « Nous faisons cette destruction pour sauver des vies. Nous nous soucions beaucoup de la santé des populations, d’où l’importance de cette activité de destruction. En consommant ces produits, certains patients constatent subitement une dégradation de leur état de santé. D’autres ignorant leurs méfaits, peuvent faire face à des complications après leur usage », a déclaré le colonel Adama Bamba, Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile du Gouverneur de la Région de Kayes, après avoir mis le feu au tas de produits qui avaient été déversés sur une plaine, près de la colline. « Chaque année, la DRSK demande à toutes les hôpitaux, aux Centres de Santé de Référence, aux Centre de santé communautaire, aux cliniques, et aux pharmacies de retirer ces produits de leur stock car, leur usage ou leur consommation présente des dangers pour la société », a-t-il conclu. Selon le Dr. Abdramane Traoré de la DRSK, l’accent est mis sur la sensibilisation au niveau du Conseil régional des Pharmaciens. BMS/KM (AMAP)
Radio : un travail méticuleux au quotidien

Par Moussa M. DEMBÉLÉ La radio demeure l’un des médias les plus écoutés au Mali. Discrets, ses journalistes accomplissent chaque jour un travail exigeant pour livrer une information de qualité. Ce mardi 27 janvier 2026, vers 9 heures, nous franchissons le seuil de la Maison de la presse, à Médina Coura, en Commune II du district de Bamako. C’est ici qu’émet la radio « Studio Tamani ». Avant d’accéder aux bureaux, des vigiles contrôlent l’identité des visiteurs. Le bureau du rédacteur en chef est fermé. Dans le couloir, un employé assure qu’il ne tardera pas. À 9h15, la conférence de rédaction débute. La station compte 16 journalistes contractuels et 10 pigistes à Bamako, sans compter les correspondants régionaux. Ce matin-là, ils ne sont qu’une dizaine autour de la table. La séance est présidée par un journaliste, en l’absence du rédacteur en chef. Devant son ordinateur, il projette les sujets proposés sur un écran. La réunion, qui dure moins d’une heure, structure pourtant l’essentiel de la journée. L’équipe passe d’abord en revue l’édition précédente, dans un esprit de critique constructive. Puis les sujets du jour sont discutés et validés. L’actualité impose son rythme. Ce matin, l’ouverture de la 11e édition du Festival culturel Ogobagna domine l’agenda. Dédié à la promotion de la culture dogon et, plus largement, de la culture malienne, l’événement sera traité sous l’angle de son impact sur la cohésion sociale après dix années de célébration. Il fera la Une. D’autres sujets, proposés par les correspondants régionaux, sont retenus : le recensement à Koutiala, l’impact du froid sur le quotidien des habitants de Bandiagara et la formation de femmes à la fabrication du savon à Bafoulabé. À l’issue de la conférence, chacun s’attelle à sa tâche. Certains contactent des personnes ressources, d’autres partent en reportage. Mariam Coulibaly, journaliste à Studio Tamani depuis plus de dix ans, est chargée de réaliser un enrobé sur le Festival Ogobagna. Une responsabilité de taille : son sujet ouvrira le journal. Installée dans la salle des reporters, face à son ordinateur, celle qui rêvait autrefois d’une carrière à la télévision détaille son planning. « J’ai déjà appelé les correspondants dans le pays dogon pour recueillir les réactions des habitants sur l’impact du festival », explique Mariam Coulibaly. Elle prévoit ensuite de se rendre sur le terrain pour compléter ses informations. Un travail à la chaîne À 14 heures, tous les reporters sont de retour à la rédaction. Le métier repose sur un travail d’équipe, sans exclure l’initiative individuelle. Le montage s’enchaîne. Les éléments doivent être déposés avant 15 heures. La diffusion se fera en cinq langues : bambara, sonrhaï, français, peul et tamasheq. Chaque journaliste traduit son sujet. À 16h30, tout est prêt. Le rédacteur en chef, Sékou Gadjigo, détaille les choix éditoriaux. « Le travail du journaliste repose sur l’actualité. Pour ce numéro, nous avons choisi trois sujets majeurs : un enrobé sur le festival Ogobagna et son impact sur la cohésion sociale, un papier sur le blocus des localités, et une réaction des acteurs de l’éducation sur la grève des syndicats », précise-t-il, quelques minutes avant la diffusion. La journée est minutieusement orchestrée. La radio doit informer en temps réel, après vérification. Accessible à tous, elle accompagne le paysan dans son champ comme le fonctionnaire sur le chemin du travail. Média de proximité, elle attire de nombreux passionnés, ces « vedettes de l’ombre » reconnues à travers leur voix. « La radio annonce, la télévision montre et la presse écrite démontre », résume Tiona Mathieu Koné, professeur à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication de Bamako (ESJSC). Imirana Maïga entre dans le métier par vocation en 2003. « Mon aventure a commencé à la Radio Annia de Gao. Je suis arrivé sans formation, sans connaissance de l’éthique ni de la déontologie, mais avec une passion profonde. À mes débuts, je me suis totalement investi dans l’animation musicale », raconte-t-il. Malgré deux échecs au baccalauréat, le natif de Gao persévère et obtient finalement le diplôme en série Sciences exactes à Koulikoro, avant d’entamer des études supérieures à Bamako. « Mais l’amour de la radio ne m’a jamais quitté. En 2008, j’ai rejoint la Radio La Voix du Citoyen où je suis resté jusqu’en juillet 2013 », poursuit-il. Rokia Doumbia, journaliste à la Radio Klédu, confie avoir d’abord envisagé une carrière à la télévision. « Ici, ce n’est pas le visuel qui compte, mais plutôt la voix. C’est un média qui m’a séduite », explique-t-elle. Selon une récente enquête menée par l’Union des journalistes reporters du Mali, la radio occupe une position prépondérante face à la télévision et à la presse écrite. Son atout principal : l’instantanéité. MMD/OS (AMAP)
Kayes : Lancement du Projet de la Sécurisation de l’espace scolaire ou « Kalanyoro lakanali »

Kayes, 13 février (AMAP) Le lancement du « Projet de sécurisation de l’espace scolaire et de lutte contre la vente et la consommation de la drogue et des stupéfiants dans les écoles de l’Académie d’Enseignement de Kayes (Kalanyoro lakanali en langue Bamanan) » a été présidé jeudi à Kayes par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a constaté l’AMAP . Ce vaste chantier est initié par l’Académie d’Enseignement de Kayes, en partenariat avec la Direction Régionale de la Police. Son but est de provoquer une véritable levée de boucliers contre la vente et la consommation de la drogue et des stupéfiants, contre l’exploitation et le harcèlement sexuel et la violence basée sur le genre Il s’agit également d’accentuer la sensibilisation pour renforcer la prévention et garantir un environnement scolaire sécurisé, propice à l’excellence et au vivre ensemble. Dans le cadre de la réalisation de ce chantier, la direction régionale de la Police a proposé un plan d’actions de sécurisation. L’Académie d’enseignement a élaboré des modules sur les différentes thématiques et établi un chronogramme d’activités qui seront mises en œuvre avec les partenaires. Ces thématiques seront partagés avec les associations et groupements d’association qui interviennent dans les établissements pour une harmonisation des contenus. « En lançant ce projet, nous affirmons clairement notre volonté de faire de chaque établissement scolaire de la circonscription de l’Académie d’Enseignement de Kayes et au-delà de toute la Région de Kayes un espace protégé, un lieu de confiance et un symbole d’espoir », a expliqué le Général de brigade Moussa Soumaré. Pour le chef de l’exécutif régional, cette initiative cadre parfaitement avec la vision du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, qui a décrété l’année scolaire 2026-2027 comme année de l’éducation. Une manière de montrer que l’école est le sanctuaire du savoir, le creuset de la citoyenneté et le fondement du développement. S’agissant des forces de sécurité, le Général de Brigade Moussa Soumaré estime que celles-ci doivent jouer en milieu éducatif un rôle compris dans une approche équilibrée. Il s’agit, selon lui, d’une présence rassurante, d’une écoute attentive, du respect des droits de l’enfant et de la collaboration constructive avec l’administration scolaire. En campant le décor, le Directeur de l’Académie D’Enseignement de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta a déploré l’insécurité dans l’espace qui compromet gravement la mission éducative, engendre la peur et le stress et le décrochage chez les élèves, affaiblit la motivation et l’efficacité des enseignants, et perturbe le fonctionnement normal des établissements. « A long terme, elle fragilise le système éducatif, alimente la violence sociale et menace le développement et la cohésion nationale. Assurer la sécurité de l’école, c’est protéger l’avenir de la nation », a-t-il prévenu. « Des patrouilles seront effectuées par la Police Nationale dont la motivation est de voir nos écoles sécurisées », a déclaré le Directeur Régional de la Police, Tapa Oury Diallo. BMS/KM (AMAP)

