Coopération culturelle Mali – Espagne : Le projet Vis-à-Vis ouvre une nouvelle ère pour la musique africaine

Bamako, 18 février (AMAP) Le Musée national du Mali a servi de cadre, mardi, à la conférence de presse consacrée au lancement de l’appel à candidature du projet « Vis-à-vis Mali Espagne », un programme dédié à l’internationalisation de la musique africaine, a constaté l’AMAP. La rencontre était animée par la chargée d’affaires de l’Ambassade du Royaume d’Espagne au Mali, Patricia Gomez, en présence de la représentante du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Fadimata walet Aghatam et des responsables culturels. ‎Présentant les grandes lignes du projet, Patricia Gomez Lanzaco a expliqué que « Vis-à-vis » vise à soutenir l’internationalisation de la musique africaine en ouvrant de nouvelles plateformes d’échanges entre artistes africains et agents culturels espagnols. ‎Le programme entend ainsi lever les obstacles non artistiques qui freinent souvent les musiciens à l’étape initiale de leur carrière internationale. À travers des rencontres professionnelles réunissant des promoteurs espagnols de grands festivals et des artistes africains à vocation internationale, les participants auront l’opportunité de présenter leurs créations, leurs idées et leurs aspirations à des programmateurs et producteurs. ‎Selon elle, ces échanges doivent aboutir à une meilleure présence de la musique africaine sur les scènes espagnoles, notamment grâce à des tournées organisées dans le cadre des festivals partenaires. L’objectif est également de contribuer à la structuration d’une véritable industrie culturelle entre l’Afrique et l’Espagne. ‎Selon la diplomate, le projet offre aux musiciens africains la possibilité d’accéder à de nouveaux marchés en dehors du continent, en facilitant leur participation aux festivals espagnols de manière directe et continue, sans passer par des intermédiaires. ‎L’initiative s’inscrit dans la dynamique de Casa Africa, qui œuvre à renforcer les relations entre l’Afrique et l’Espagne dans les domaines social et culturel. L’internationalisation de la musique africaine et l’accès à de nouveaux marchés constituent, selon les responsables, un levier stratégique pour le développement du secteur musical africain. ‎La diffusion internationale de la musique africaine contribue également à projeter une image positive du continent, associée à la créativité et à l’innovation. « Actuellement, la présence africaine en Espagne reste souvent limitée à des apparitions ponctuelles dans des festivals dits de “musiques du monde”, sans impact durable », a-t-elle souligné, avant d’insister sur la nécessité d’élaborer des stratégies garantissant une présence plus stable et diversifiée des artistes africains dans les programmations culturelles espagnoles ‎Prenant la parole, Fadimata Walet Aghatam a salué la qualité et la constance de la coopération culturelle entre le Mali et le Royaume d’Espagne. Elle a rappelé que cette collaboration s’est construite au fil des années à travers des projets structurants et un dialogue permanent entre institutions, fondé sur la conviction que la culture est un pilier du développement et un langage universel entre les peuples. ‎Elle a souligné que cette initiative résonne particulièrement avec l’Année 2026 décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, placée sous le signe de l’Éducation et de la Culture. ‎Pour elle, Vis-à-Vis est plus qu’une simple plateforme professionnelle. « C’est un pont vivant entre Bamako et les grandes scènes espagnoles, une opportunité concrète pour les artistes maliens de présenter leurs talents directement aux programmateurs et producteurs étrangers », a-t-elle affirmé. ‎Au-delà des auditions, des rencontres professionnelles et des concerts live prévus dans le cadre du programme, Fadimata Walet Aghatam a insisté sur la dimension symbolique du projet, « À travers Vis-à-Vis, ce n’est pas seulement des groupes qui voyagent, c’est une identité culturelle qui s’affirme ». Elle a rappelé que le Mali demeure une terre de musique où la tradition dialogue avec l’innovation, et où chaque génération réinvente l’héritage pour parler au monde contemporain. Avant de réaffirmer l’engagement du département de tutelle à accompagner institutionnellement le projet. Les précédentes éditions du programme ont permis à plusieurs artistes africains d’intégrer des festivals prestigieux, confirmant le caractère universel et influent de la musique africaine. Pour rappel, le projet dont l’inscription débute le 20 février 2026 sur leur plateforme, est ouvert aux artistes ou groupes résidant au Mali, aux projets musicaux de tous styles et genres à se produire du 23 au 25 avril prochain. GT/KM (AMAP)

Conseil d’administration de HHMT de Gao : La baisse du taux de mortalité maternelle, passé de 1,03% en 2024 à 0,60% en 2025

Gao, 18 février (AMAP) La 23ème session du Conseil d’administration de l’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré de Gao s’est tenu le mardi dernier  dans l’enceinte de la structure sous la présidence du président du conseil d administration, Amadou Sidi Touré et président de la délégation spéciale du conseil régional de Gao, a constaté l’AMAP. C’était en présence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région, Soumaïla Sangaré. Après la vérification du mandant, les administrateurs ont examiné et adopté le procès verbal de la 22ème session ordinaire du conseil d’administration du rapport d’activités de 2025, les états d’exécution du budget 2025, le plan opérationnel 2025 et l’état d’exécution des recommandations de la 22ème session ordinaire du Conseil d’administration. Concernant les recettes et les dépenses de l’année 2025, la Direction générale de l’hôpital de Gao a réalisé 1, 4 milliard de Fcfa pour une prévision de 1, 7 milliard de Fcfa.  Mais les défis à relever restent considérables à savoir l’attractivité des métiers, la gestion des flux et l’adaptation aux nouvelles réformes. Le directeur général par intérim de l’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré de Gao, Seydou Diakité a salué les membres du conseil d’administration et du personnel de l’hôpital, l’engagement et le rôle déterminant dans l’amélioration de la gouvernance et la qualité des soins. Le conseil d’administration s’est penché sur la validation du projet d’établissement qui ont permis la réalisation de plusieurs infrastructures en plus des réhabilitations avec l’appui du Comité international de la croix rouge. Il s’agit de la construction et l’équipement de deux blocs opératoires modernes, dotés d’installations solaires performantes pour le service de maintenance, l’acquisition de deux groupes électrogènes et de systèmes solaires de haute performance pour les morgues, les services d’urgence , de chirurgie et la pharmacie hospitalière, un appui en carburant en intrants d’hygiène , la reprise des activités de radiothérapie avec un appareil de haute résolution. Le président du conseil d’administration, Amadou Sidi Touré a félicité la Direction générale de HHMT de Gao et l’ensemble de son personnel pour leur engagement pour le bien-être des populations tout en remerciement le ministère de la santé et du développement social et le partenaire du Comité international de la croix rouge (CICR). Il a aussi  rappelé le rôle stratégique de l’hôpital dans la prise en charge des patients, des blessés de guerre et des urgences référées de Kidal,  Ménaka et d’une partie de la région de Tombouctou et des zones frontalières du Niger, du Burkina Faso et de l’Algérie. Il a également salué la baisse du taux de mortalité maternelle, passé de 1,03% en 2024 à 0,60% en 2025. Abdourhamane Touré Amap-Gao

Diéma : Les prix des denrées de première nécessité sont stables

Diéma, 18 février (AMAP) Malgré le contexte socio-économique et sécuritaire difficile, les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le sucre, l’huile, le lait en poudre, et la farine, demeurent stables, a constaté l’AMAP. Le constat en a été fait mardi, par l’adjoint du préfet Attayoub Ould Mohamed et sa délégation, qui ont visité plusieurs boutiques et magasins  à l’intérieur de la ville  et au niveau du Razel,  pour s’assurer de la stabilité des prix des denrées de première nécessité et de la disponibilité des stocks. Par la même occasion, de vérifier les prix des céréales et de la viande.  M. Attayoub Ould Mohamed en a fait appel à la mutualisation des efforts pour relever le défi. Le chef du service local du commerce, de la consommation et de la concurrence,  Mamby Kamissoko  a affirmé : « Le contrôle des prix des denrées de première nécessité est  un impératif pour notre structure,  surtout durant le mois de Ramadan. C’est une activité de routine, qui s’inscrit dans le cadre de nos missions prioritaires, et qui consiste à soulager les populations, en veillant constamment sur la stabilité des prix. C’est pour soutenir les actions des plus hautes Autorités du pays dont l’un des soucis majeurs est de rendre disponibles, et à des coûts accessibles les denrées de première nécessité durant le mois de Ramadan ». Le représentant de l’association des consommateurs,  Hatie Djigué,  dira que cette stabilité des prix, si elle est maintenue dans la durabilité, permettra de renforcer davantage l’entente et la cohésion sociale au sein des populations. Intervenant à son tour, le Vice-président de l’association des commerçants,  Mohamed Goundourou,  rassure que les commerçants feront de leur mieux, malgré cette crise persistante,  pour respecter les prix des denrées de première nécessité durant ce mois de Ramadan. Le représentant du maire de la commune rurale de Diéma, Sadio Tounkara,  a souhaité que ce contrôle de prix soit pérennisé pour diminuer la souffrance des populations,  et du coup éviter l’inflation. L’élu a réitéré le soutien inconditionnel du bureau communal pour l’atteinte des objectifs. L’adjoint du préfet, Attayoub Ould Mohamed, après s’être rassuré que les stocks disponibles sont capables de couvrir les besoins des populations durant le mois de Ramadan,  a invité les commerçants au respect strict des prix. S’adressant aux bouchers, il leur a demandé d’éviter la hausse du prix de la viande. Ainsi, les différents prix sont fixés comme suit :  50 kgs de riz vendus à 16 000 F CFA, 50 kgs de sucre à 21 000 F CFA, 20 litres d’huile à 16 500 F CFA,  2 500 F CFA pour le kg de lait et 16.000 pour 50 kgs de farine. S’agissant de la viande avec os, le prix est de  3 000 F CFA,  contre  3 500 F CFA pour la viande sans os. Pour les céréales, 100 kgs de mil coûtent 20 000 F CFA, 100 kgs de sorgho à 13 500 F CFA et 18.500 pour 50 kgs de maïs.  OK/KM (AMAP)

Kolondièba : Remise d’appareils sanitaires modernes

Kolondièba le 17 février 2026 (AMAP)  L’association Benka  Belgique en partenariat avec l’ONG GAE Sahel a remis   lundi , au médecin chef du district sanitaire de Kolondièba,  un appareil cardio tocographe, un appareil de numérisation formule sanguine et 20 matelas, a constaté l’AMAP. La cérémonie de cette remise était présidée par le sous-préfet central, Traoré Maïmouna Keïta, en présence de l’adjoint du maire de la commune de Kolondièba, Moussa Koné et du Sous-préfet de Kébila, Fofana Moussokoura Sanogo. Etaient également présents, le médecin chef Dr Lassana Cissoko, le coordonnateur de l’ONG GAE Sahel Drissa Koné, le personnel de santé, le chef service du développement social, la présidente de la CAFO et les représentants de la société civile et des notabilités . Le Sous-préfet central a saisi l’occasion pour apprécier ce geste qui va améliorer la prise en charge des patients. Avant d’inviter les autres ressortissants d’imiter l’ONG GAE Sahel (Groupement d’Action pour l’Enfance au Sahel) Selon le coordonnateur de l’ONG GAE Sahel, Drissa Koné, cette donation est la suite d’une doléance du médecin chef du district sanitaire de Kolondièba.  L’appareil cardio tocographe, l’appareil de numérisation formule sanguine et les 20 matelas ont coûté 4 900 000 f. L’ONG GAE Sahel a aussi fait un don de 655 000 FCFA, prix de 4 charrettes qui seront offertes à 4 jeunes veuves dans la commune de Kébila. Le médecin chef a bien apprécié ces appareils sanitaires modernes qui sont d’une grande importance dans l’amélioration de la prise en charge des malades surtout au niveau de la maternité, du laboratoire et de la chirurgie. Concernant la dotation des femmes en charrettes et équipements, L’ONG GAE Sahel est à sa 5 ème édition dans la commune de Kébila.  NK/KM (AMAP)

Kangaba : La mairie de la commune rurale de Minidian forme ses agents déclarants et Agents d’État civil

Kangaba, 18 février (AMAP) Un atelier de formation des Agents déclarants d’Etat civil et Agents d’Etat civil de la commune rurale de Minidian, organisé par la mairie de la localité, a débuté mardi à Kangaba, a constaté l’AMAP. Une vingtaine de participants venus des villages et quartiers de la commune rurale de Minidian, de la mairie et des personnes ressources jugées pertinentes par la mairie prennent part aux travaux Il s’agit de renforcer les capacités techniques et pratiques des agents déclarants d’Etat civil et des agents d’Etat civil afin d’améliorer la gestion, la fiabilité et la régularité des faits d’Etat civil dans la commune rurale de Minidian. Il s’agit également  de renforcer les connaissances des participants sur le cadre juridique et réglementaire de l’Etat civil, de clarifier les rôles et responsabilités des agents déclarants et des agents d’Etat civil, d’améliorer la qualité de l’enregistrement des naissances, mariages et décès, de renforcer les compétences en matière de tenue, conservation et sécurisation des registres d’Etat civil, et de promouvoir une meilleure collaboration entre les services d’Etat civil et les autorités locales. L’adjoint du maire, Kamory Kéïta, a précisé que l’Etat civil constitue un pilier fondamental de la gouvernance locale et de la protection des droits des citoyens. Il permet notamment l’enregistrement des faits d’Etat civil (naissances, mariages, décès) et garantie l’identité juridique des personnes. Il a, par ailleurs, souligné Toujours que des insuffisances ont été constatées dans la tenue des registres d’Etat civil, dans le respect des procédures légales et dans la transmission des informations entre les Agents déclarants et les Agents d’Etat civil. « Ces difficultés sont souvent liées à un manque de formation adéquate et à l’évolution des textes réglementaires » a-t-il noté. SD/KM (AMAP)

Sénégal : Lancement de la phase II du projet TARSPro

Bamako, 18 Février 2026 (AMAP) La phase 2 du projet « Technologies et innovations Agricoles pour l’accroissement de la Résilience des Systèmes de production et des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre » (TARSPro II) a été lancée mardi à Dakar, a appris l’AMAP de source proche de l’Organisation. « Au cours des quatre prochaines années, le projet TARSPro II interviendra dans cinq (Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, sur des filières stratégiques, notamment, les céréales, les légumineuses, les tubercules et les productions animales. L’objectif visé est d’accélérer la mise à l’échelle des technologies et innovations éprouvées afin de renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales. Il mobilise, aussi, des opérateurs privés, en synergie avec les producteurs, pour favoriser leur adoption,  structurer les chaines commerciales et créer des emplois,  notamment pour les jeunes et les femmes » a précisé le directeur du projet Dr Moumini Sawadogo. « Il s’agit également d’accroître significativement l’utilisation des technologies agricoles par les groupes cibles et améliorer durablement leurs revenus et leur résilience », a déclaré le Directeur exécutif  du Coraf. Il a rappelé que la première phase du TARSPro a posé des fondations solides. « Nous avons identifié, testé et démontré l’efficacité de technologies et d’innovations agricoles prometteuses. Des variétés de céréales résistantes au changement climatique, des légumineuses à haut rendement, des techniques d’intensification durable, autant d’outils qui ont prouvé leur potentiel pour transformer la vie de nos exploitations agricoles familiales. Le véritable défi celui que nous relevons, aujourd’hui, est de passer de la démonstration à l’utilisation massive. C’est précisément l’ambition de cette Phase 2 », a fait savoir M. Savadogo. « Le Coraf, fidèle à sa mission de coordination de la recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre, s’engage à assurer une gestion rigoureuse et transparente de ce programme. Nous travaillerons avec les Instituts Nationaux de Recherche Agricole, les Centres Nationaux de Spécialisations, les organisations de producteurs et le secteur privé pour garantir que chaque franc investi se traduise en impact concret sur le terrain », a précisé le premier responsable du Coraf, Dr Moumini Savadogo. Le représentant de la Coopération Suisse, Pascal Rouamba a, pour sa part, rappelé que le lancement de la phase 2 du TASPro s’est tenu dans une ambiance de travail jugée « riche et constructive, Porté par le Coraf avec l’appui de la Coopération Suisse. » ST/KM (AMAP)          

Crèche dès les premiers mois : entre nécessité, apprentissage et inquiétudes maternelles

Bamako, 17 février (AMAP) À Bamako, comme dans plusieurs autres villes du Mali, de plus en plus de bébés âgés de trois mois à trois ans sont envoyés dans les crèches par leurs parents. Une réalité qui suscite débats, interrogations et parfois jugements. Pourtant, derrière cette décision souvent difficile, se cachent des mères confrontées aux contraintes du quotidien, entre obligations professionnelles, absence de soutien familial. Ainsi, à six heures du matin au quartier Golf, Mme Aïssata Touré est déjà sur pied. Dans ses bras, son bébé de six mois pleure doucement. La jeune maman enchaîne les gestes avec précision. Changer la couche, nettoyer le visage encore endormi, préparer le biberon, glisser quelques vêtements de rechange dans le sac, tout en supervisant le petit déjeuner de la famille. Dans moins d’une heure, elle devra déposer son enfant d’un an à la crèche avant de rejoindre son lieu de travail, situé à une trentaine de minutes de son domicile « Je n’ai pas le choix. Je vis seule avec mon enfant et mon mari. Ma mère est au village et je ne peux pas arrêter de travailler. La crèche est devenue ma seule solution », confie-t-elle. Dans le même esprit, Mariam Koné, maman de 3 enfants dont le plus petit à deux ans, vendeuse dans une pharmacie, résume le dilemme auquel font face de nombreuses femmes. « Quand tu n’as personne pour garder tes enfants, tu fais avec les moyens de bord. Soit tu travailles et tu confies ton bébé à une crèche, soit tu restes à la maison. » Par ailleurs, dès les premiers mois, le bébé découvre à la crèche un environnement stimulant. Il est exposé à des sons, des voix différentes, des couleurs et des jeux de puériculture conçus pour éveiller ses sens. Progressivement, il apprend à reconnaître d’autres visages que celui de sa mère. « Mon enfant est plus éveillée car elle a commencé la crèche à trois mois », raconte Mme Traoré Hadja Fatoumata Sanankoua, mère d’Amina, âgée de 22 mois. « À la crèche, elle écoute des chansons, observe les autres enfants. Quand je la récupère le soir, je sens qu’elle est plus attentive, elle chantonne même en anglais et en français. » Au-delà de l’éveil, la socialisation constitue également un atout. Le bébé s’habitue à la présence d’autres enfants, apprend à partager l’espace et à interagir, ce qui peut faciliter son adaptation future à l’école. Dans les crèches bien organisées, les nourrissons bénéficient de routines structurées : heures de repas, moments de repos, temps de jeux. Les éducatrices veillent à leur sécurité, stimulent leur motricité et respectent, autant que possible, le rythme de chaque enfant. « Ils apprennent même sans parler », explique une éducatrice. « Ils observent, ils écoutent, ils ressentent. Le cerveau se construit à ce moment-là. » Cependant, cette réalité n’est pas sans risques ni inconvénients. Le premier, et sans doute le plus redouté par les parents, reste la santé. Les bébés et les petits enfants ont un système immunitaire encore fragile. En collectivité, ils sont davantage exposés aux maladies contagieuses telles que les rhumes, les infections respiratoires ou les diarrhées. « Mon bébé tombe souvent malade avec souvent des traces de griffures », confie Aïssata, inquiète. « Une semaine à la crèche, une deux jours à la maison. Parfois, je me demande si je me demande si j’ai fait le bon choix. À cela s’ajoute la question du sommeil. En crèche, le nourrisson est régulièrement réveillé par le bruit, les pleurs ou les activités, ce qui peut perturber son repos, pourtant essentiel à son développement. Face à ces contraintes, les routines matinales deviennent des épreuves quotidiennes. « Le matin, quand je le dépose, il pleure et mon cœur se serre », raconte Mariam Touré maman d’un garçon de 15 mois. « Mais je me dis que je le fais pour son avenir. Je préfère cela à le laisser dans la grande famille sans attention, car tous les enfants sont laissés à eux même sans aucune éducation. » Cette situation est également vécue avec une certaine tristesse par de nombreuses grand-mères, autrefois piliers de la garde des enfants au sein de la famille élargie. Aujourd’hui, l’éloignement géographique et les nouvelles formes de vie urbaine les tiennent souvent à l’écart de ce rôle traditionnel. « Je suis une grand-mère de sept petits enfants et j’aimerais beaucoup garder mes petits-enfants », confie Mme S., la soixantaine. « Mais les jeunes vivent loin de la famille. Je ne les vois que les week-ends. Si nous habitions à côté, je les aurais gardés avec plaisir. Je passe la journée seule à la maison, je n’ai personne à qui parler. » Promotrice du jardin d’enfants Demba Gnuma de Kalanban Coura ACI, Mme Awa Dagnogo.  fait partie de cette nouvelle génération de professionnelles de la petite enfance qui accueillent, avec précaution, des bébés âgés de zéro à trois mois. « De plus en plus de parents n’ont pas de relais familial. Les crèches deviennent une nécessité, même pour les tout-petits », explique-t-elle. Consciente de la vulnérabilité des nouveaux nés, elle insiste sur le respect strict des règles : espaces séparés, hygiène rigoureuse, personnel formé, respect du rythme du bébé. Selon elle, l’accueil précoce peut présenter des bénéfices, à condition qu’il soit bien encadré. « Même très jeunes, les bébés s’habituent à une routine structurée. Cela ne remplace pas l’affection familiale, mais cela peut la compléter lorsque les parents sont contraints de travailler. » La clé reste, selon elle, la confiance et la transparence avec les parents. « Accueillir un nouveau-né, c’est une responsabilité immense. C’est presque comme prolonger la maison à l’extérieur. » AC/KM (AMAP)

Mopti : Organisation de la 2ème Édition de la « Nuit du Citoyen»

Mopti, 17 février (AMAP) La 2ème édition de la « Nuit du Citoyen » s’est déroulée le vendredi 13 février 2026 à Mopti, sous la présidence du Gouverneur de Région, le Général de Brigade Daouda Dembélé, a constaté l’AMAP. L’initiative est du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la promotion de la citoyenneté, en collaboration avec le Gouvernorat de la Région de Mopti. L’objectif de cette activité est de valoriser et promouvoir la citoyenneté sous toutes ses formes chez les jeunes, en mettant en exergue des individus qui se sont distingués par leur engagement civique, entrepreneurial et leur contribution significative à l’amélioration du cadre de vie de leur communauté. Pour cette deuxième édition, douze (12) jeunes, femmes et hommes, ont été récompensés, avec trois lauréats dans chacune des quatre catégories. Le trophée d’excellence en engagement citoyen a été attribué à M. Mahamadou Meithe, influenceur, vidéaste, humanitaire ; Dr Hassane Haïdara, médecin, jeune leader JCI et Hamane N’diaye, jeune leader (association des jeunes volontaires pour la solidarité). Les récipiendaires du trophée de la femme citoyenne engagée sont Mariam Zorom, jeune femme leader (vice-présidente de l’association pour le développement communautaire et la citoyenneté active) ; Moussokoro Cissé, Fanfare Municipale de Mopti et Fatoumata Cissé, relais communautaire au CSCOM de Taïkiri. Ils sont aussi trois personnes à recevoir le trophée de l’entrepreneur citoyen. Il s’agit de : Ousmane Mahamane Maïga, entrepreneur dans l’embouche bovine (président CRJ – MOPTI) ; Lassine Diarra, promoteur de l’agence de communication et d’événementiel « Diarra Communication Event » et Hawa Koïta, transformatrice en agroalimentaire. Les lauréats du trophée de la redevabilité financière citoyenne sont  Mahamoudou Kouma,1 promoteur de « Media Africa Mali » ; Ouléymatou Diallo, citoyenne ; Fatoumata Kemeta, citoyenne. Le chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Daouda Dembélé a félicité les jeunes récipiendaires pour le mérite et les a exhortés à redoubler d’efforts pour rester des modèles pour les autres jeunes dans le noble combat de lutte contre le chômage en milieu jeune. La remise des distinctions a mis fin à la cérémonie qui s’est déroulée dans la cour du gouvernorat en présence de plusieurs personnalités de la région.  DC/KM (AMAP)

Gestion des espaces transfrontaliers : Un projet ambitieux pour une paix durable

Kayes, 17 février (AMAP) Le Mali et la Mauritanie et le Sénégal ambitionnent de forger le socle d’une paix durable et d’une prospérité partagée grâce à l’appui du Système des Nations-Unies. C’est pourquoi, ces trois pays ont, en partenariat avec le Fond des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les Migrations), procédé, le 19 Janvier 2026 à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, au lancement d’un projet transfrontalier dénommé « Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix dans les espaces frontaliers de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ». De ce fait, la cité des rails a abrité lundi la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement dudit projet sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Moussa Soumaré, en présence du président du Conseil Régional de Kayes, Bandiougou Diawara. Ce projet est financé par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à environ 4 milliards de FCFA pour les trois pays, dont 1,382 milliards de FCFA pour le Mali. Il cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau dans les régions de Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El-Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal). Il bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, y compris des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant tout au long de ces trois pays. Les acteurs de ce projet prévoient des actions comme la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques. Cette initiative vise à faire de la gestion de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays. « Ces régions sont confrontées à des défis structurels comme le changement climatique, la raréfaction des ressources hydriques et les tensions liées à l’orpaillage artisanal qui peuvent compromettre la stabilité et la cohésion sociale », a déclaré le Général de Brigade Moussa Soumaré. Qui a attiré l’attention des participants sur le fait que les femmes, les jeunes et les populations mobiles (éleveurs transhumants, déplacés internes) soient particulièrement vulnérables, souvent exclus des mêmes cadres décisionnels alors qu’ils sont directement concernés par la gestion des ressources et par la paix sociale. « Il s’agit, avant tout, d’un engagement pour la dignité humaine, de sécuriser l’accès à l’eau potable, d’améliorer la santé, de promouvoir une résilience durable et inclusive et de renforcer la cohésion sociale entre nos nations », a-t-il souligné Pour sa part, le représentant du Secrétariat Fonds des nations-Unies pour la consolidation de la paix, Kissima Sylla, a affirmé que ce projet contribuera à l’atteinte des objectifs de la Stratégie Nationale pour l’Emergence et le développement Durable) (SNEDD 2024-2033) et des Objectifs de Développement Durable (ODD). « Nous sommes réunis aujourd’hui à Kayes afin d’assurer l’appropriation locale. Cette étape traduit notre volonté commune de transformer les orientations stratégiques en priorités opérationnelles adaptées aux réalités du terrain, en appui aux autorités administratives, techniques et économiques de la région », a expliqué le Chef par intérim du Bureau de zone de l’UNICEF à Kayes, Isack Dolo. Le représentant de l’OIM, Tiécoro Samson Koné, s’est, pour ce qui le concerne, réjoui de ces échanges qui permettront, selon lui, de relever de nouveaux défis qui fragilisent davantage des communautés déjà marquées par la pauvreté, le chômage des jeunes et la migration irrégulière. BMS/KM (AMAP)

Investir dans l’eau pour la paix : Un projet transfrontalier pour renforcer la résilience et la cohésion sociale entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal

Kayes, le 16 février 2026 – Les gouvernements de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal, en partenariat avec le système des Nations Unies, ont lancé à Nouakchott le 19 janvier 2026, un projet transfrontalier ambitieux intitulé « Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix dans les espaces frontaliers de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ». Cette initiative vise à faire de la gestion durable de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays. À Kayes, une étape clé du processus d’appropriation locale du projet a été franchie aujourd’hui. Faisant suite au lancement officiel tenu à Nouakchott le 19 janvier 2026, les autorités administratives, techniques et coutumières de la région de Kayes, aux côtés de l’UNICEF, de l’OIM et du Fonds pour la consolidation de la paix, se sont réunies pour engager une dynamique locale autour du « Projet d’investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix ». Cette rencontre marque un moment important d’ancrage territorial, visant à adapter les orientations globales du projet aux réalités spécifiques des zones frontalières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Elle offre également une plateforme essentielle pour recueillir les perspectives des acteurs locaux, renforcer la coopération transfrontalière et consolider les initiatives de résilience climatique et de cohésion sociale déjà engagées dans la région. Financée par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 7 millions de dollars américains, pour les trois pays, soit environ 4 milliards de FCFA – dont 2,5 millions USD pour le Mali. Cette initiative sera mise en œuvre sur une période de 24 mois, sous le leadership du Gouvernement du Mali, conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans les trois pays. Le projet cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau, dans les régions suivantes : Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), ainsi que Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal). Le projet bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, entres autres des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant dans les zones frontalières des trois pays. Les interventions prévues, au cours de la mise en œuvre du projet, incluent la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques. « Le projet que nous lançons aujourd’hui revêt une importance stratégique majeure pour le Mali. En effet, la gestion durable et concertée des ressources en eau dans un contexte de changement climatique n’est plus une option, c’est une nécessité impérieuse, » a déclaré le Représentant du Gouvernement du Mali, Moussa Bilane, lors de la cérémonie de lancement interpays à Nouakchott. Dans un contexte marqué par la pression démographique et l’intensification des aléas climatiques, les zones frontalières du Sahel sont confrontées à des risques accrus de conflits entre communautés sédentaires et mobiles. En mobilisant l’eau comme point d’entrée stratégique, le projet vise à renforcer la coexistence pacifique, à promouvoir des cadres de dialogue inclusifs et à favoriser une gouvernance partagée des ressources naturelles, avec une attention particulière portée à la participation des femmes, des enfants et des jeunes. Fruit d’un large processus de consultation approfondi et participatif mené dans les trois pays. Sa mise en œuvre débutera par des consultations communautaires ciblées afin d’affiner les priorités locales, en étroite synergie avec les autorités nationales et locales, les organisations communautaires et les acteurs régionaux, notamment l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), afin de garantir la durabilité des résultats et la cohérence avec les cadres régionaux existants. Source: UNICEF