San : la contre-saison maraîchère, une opportunité pour renforcer la sécurité alimentaire

San, 1er septembre (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture de San appelle les producteurs et productrices à se mobiliser pour réussir la contre-saison maraîchère, dans un contexte marqué par une faible pluviométrie et une baisse des réserves d’eau dans les sols. Dans un message adressé ce mardi aux acteurs du monde agricole, le directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo, présente la contre-saison comme une opportunité de renforcer les revenus des exploitants et de contribuer à la sécurité alimentaire. Il les invite à adopter de bonnes pratiques agricoles et à se rapprocher des projets et programmes pour bénéficier d’un accompagnement adapté. Face aux contraintes hydriques, la Direction recommande notamment le paillage, une irrigation raisonnée et une meilleure gestion de l’eau. Elle préconise également l’utilisation de variétés résistantes à la sécheresse et à la chaleur, l’amélioration de la fertilité des sols par le compost, le fumier et les engrais organiques, ainsi que la lutte contre les ravageurs et les maladies. L’organisation des producteurs en groupements et coopératives est également encouragée afin d’améliorer leurs capacités de production et leur accès aux marchés. La Direction régionale sollicite, par ailleurs, l’appui des projets et programmes de développement pour la fourniture de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires, ainsi que pour l’accès à l’eau et aux équipements d’irrigation, notamment les forages, motopompes et kits d’irrigation. Le renforcement des capacités techniques et organisationnelles, l’accès aux marchés et le suivi-conseil figurent aussi parmi les priorités identifiées pour faire de la contre-saison maraîchère un levier de production, de revenus et de sécurité alimentaire dans la région. NC/AMAP (AMAP)

Non-alignés : le Mali appelle à renforcer la souveraineté et la coopération Sud-Sud

Bamako, 1er septembre (AMAP)  Le Mali a appelé mardi, à Belgrade, à renforcer la souveraineté des États, la coopération Sud-Sud et le multilatéralisme, tout en sollicitant l’accompagnement des membres du Mouvement des Non-Alignés en faveur de la Confédération des États du Sahel (AES), selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. S’exprimant lors de la réunion commémorative de haut niveau marquant le 65e anniversaire de la première Conférence des pays non-alignés, le ministre a réaffirmé l’attachement du Mali aux principes fondateurs du Mouvement, notamment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la coopération internationale. « Aucun pays ne peut résoudre, à lui-seul, les différentes crises », a déclaré Abdoulaye Diop, appelant à revoir « de façon objective » les rapports Nord-Sud et à donner davantage de voix aux pays africains, asiatiques, latino-américains et des Caraïbes. Le chef de la diplomatie malienne a également dénoncé les sanctions et mesures coercitives unilatérales, ainsi que la politique des « deux poids deux mesures » et la politisation des droits de l’homme à des fins politiques et géopolitiques. Abdoulaye Diop a appelé le Mouvement des Non-Alignés à accorder une attention particulière à la situation sécuritaire au Sahel, qu’il a liée aux conséquences de l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011. Il a également évoqué ce qu’il présente comme une stratégie d’acteurs extérieurs visant à déstabiliser la région. Le ministre a présenté la Confédération des États du Sahel, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, comme une organisation créée notamment pour préserver la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de ses membres, lutter contre le terrorisme et les crimes organisés et rejeter les politiques de domination et d’hégémonie.   « Je voudrais remercier l’ensemble des Etats membres de notre Mouvement pour leur soutien multiforme et solliciter leur accompagnement à la Confédération AES », a-t-il déclaré, estimant que les objectifs de l’AES « cadrent parfaitement avec les valeurs du Mouvement des non-alignés ». La réunion s’est tenue à Belgrade, où la première Conférence des pays non-alignés avait officiellement établi le Mouvement le 1er septembre 1961, autour notamment du respect de l’égalité des Nations, de la souveraineté des États et du rejet du recours à la violence pour régler les différends internationaux. Le Mali, membre fondateur, a mis en avant le rôle de son premier président, Modibo Keïta, dans la création du Mouvement et réaffirmé son engagement en faveur de ses idéaux et principes. OS/KM(AMAP)

Koutiala : le Général Harouna Samaké prête serment et prend les rênes de la région

Koutiala, 1er septembre (AMAP) Le Général de brigade Harouna Samaké a prêté serment mardi devant le Tribunal de grande instance de Koutiala, marquant officiellement son entrée en fonction comme gouverneur de la région, a constaté l’AMAP. La cérémonie, présidée par le président du Tribunal, Hamidou Tamega, s’est déroulée en présence des autorités administratives, judiciaires et politiques, des forces armées et de sécurité ainsi que des légitimités traditionnelles. Conformément aux dispositions légales, le nouveau gouverneur s’est engagé à exercer la mission qui lui a été confiée par les autorités «avec loyauté, intégrité, dignité, impartialité et dévouement», dans le strict respect des lois de la République du Mali. Né le 13 septembre 1969 à Bamako, Harouna Samaké est un artilleur de formation. Fort de 31 années de service dans les Forces armées maliennes, il a occupé plusieurs postes de commandement et de responsabilité, notamment commandant de batterie adjoint à Kidal, commandant de batterie à Kayes, instructeur permanent à l’EMIA, chef du Bureau études et programmation à l’état-major de l’Armée de terre et chef de la Division opérations de l’Armée de terre. Il a également été Chef d’état-major de l’Armée de terre avant d’être nommé ambassadeur du Mali en Russie. Au cours de sa carrière, il a suivi plusieurs formations aux Etats-Unis, en Russie et au Canada. Marié et père de cinq enfants, le Général Samaké parle le bambara, le français, l’anglais et le russe. Amateur de football, de lecture et de musique, il entame désormais sa mission à la tête de la région de Koutiala. DD/CMT (AMAP)

Santé/Paludisme : le Mali au cœur d’un consortium international pour développer un traitement antipaludique à dose unique

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le réseau WANECAM3, consortium de recherche réunissant onze partenaires issus de six pays africains et de quatre pays européens, annonce ce mardi le lancement de son troisième programme de recherche consacré au développement d’une nouvelle génération de traitements antipaludiques, avec la participation de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Ce programme ambitieux, cofinancé par l’Union européenne dans le cadre de Global Health EDCTP3, le laboratoire Novartis et Medicines for Malaria Venture (MMV), vise à évaluer de nouveaux composés antipaludiques sans dérivés d’artémisinine dans le cadre d’essais cliniques de phase 2 et de phase 3. L’objectif central est de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué, permettant de simplifier le traitement, d’améliorer l’observance thérapeutique et de lutter contre la résistance croissante aux médicaments antipaludiques en Afrique. Le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique malien de WANECAM3, souligne l’urgence de la démarche : la menace croissante de la résistance aux antipaludiques exige une action immédiate pour protéger les acquis engrangés dans la lutte contre la maladie. Si les résultats des essais cliniques sont concluants, ces nouveaux traitements pourraient transformer la prise en charge de millions de patients à travers le continent africain. KD/CMT (AMAP)

Santé/WANECAM3 : la résistance aux antipaludiques, menace majeure qui justifie une nouvelle génération de médicaments

Bamako, 1er septembre (AMAP)– La résistance croissante aux médicaments antipaludiques constitue une menace majeure pour les efforts de contrôle et d’élimination du paludisme en Afrique, justifiant le lancement ce mardi du programme WANECAM3 dédié au développement de nouvelles options thérapeutiques, a annoncé le consortium dans un communiqué. Les traitements antipaludiques actuellement recommandés nécessitent plusieurs prises pour guérir l’infection. Dans les contextes où l’accès aux soins de santé reste limité, cette contrainte réduit l’observance thérapeutique, compromet l’efficacité pour les patients et accélère le développement des résistances. WANECAM3 entend y répondre en évaluant plusieurs candidats médicaments prometteurs sans dérivés d’artémisinine, susceptibles de guérir le paludisme non compliqué en une seule dose. Le consortium rassemble des équipes de recherche africaines au Burkina Faso, au Gabon, au Kenya, au Mali et en Ouganda. Il renforcera également les capacités et le leadership africain dans la recherche clinique, avec la participation de partenaires éthiopiens à des activités spécifiques de renforcement des compétences. KD/CMT (AMAP)

Santé/Mali : le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique du consortium antipaludique WANECAM3

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le Professeur Abdoulaye Djimdé, chercheur malien de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, a été désigné mardi responsable scientifique du consortium international WANECAM3, programme de recherche dédié au développement de traitements antipaludiques de nouvelle génération lancé ce 1er septembre 2026, a appris l’AMAP des sources proches du consortium. S’exprimant à l’occasion du lancement, le Professeur Djimdé a souligné que WANECAM3 offre une occasion unique de développer la prochaine génération de médicaments antipaludiques, avec l’ambition de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué. Il a insisté sur l’urgence d’agir face à la menace de la résistance aux antipaludiques, qui risque de compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes en Afrique. L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako fait partie des onze partenaires du consortium, aux côtés d’institutions de recherche du Burkina Faso, du Gabon, du Kenya, de l’Ouganda et de plusieurs universités et laboratoires européens dont Novartis et Medicines for Malaria Venture. KD/CMT (AMAP)

Mali : MALI-METEO alerte sur des orages, des pluies et des vents forts dans plusieurs zones

Bamako, 1er septembre (AMAP)  Des orages accompagnés de pluies et de vents forts sont en cours mardi dans le nord des régions de Kita et de Koulikoro et devraient s’étendre au cours de la matinée vers le sud de ces deux régions, ainsi que vers la région de Kayes et le district de Bamako, selon une alerte de MALI-METEO. L’Agence nationale de la météorologie prévoit également « des quantités importantes de pluies » par endroits. Face à ces conditions météorologiques, MALI-METEO appelle les populations concernées à la prudence et à la vigilance. Cette alerte intervient alors que le bulletin météorologique du 1er septembre prévoit des orages isolés accompagnés de pluies en fin de journée ou durant la nuit dans l’ensemble du pays. OS/KM(AMAP)

Mali : Abdoulaye Diop représente le Mali à la réunion commémorative du Mouvement des Non-Alignés à Belgrade

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, séjourne à Belgrade, en Serbie, où il représente le Président de la Transition, Chef de l’État, à la réunion commémorative du 65e anniversaire de la première Conférence des pays non-alignés, selon un communiqué du ministère malien des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie malienne doit porter la voix du Mali mardi 1er septembre lors du débat général de cette rencontre, issue de la Conférence de Belgrade de 1961 et inscrite dans la continuité de la Conférence de Bandung de 1955. Le Mouvement des Non-Alignés avait rassemblé des pays souhaitant s’affranchir de la logique bipolaire de la guerre froide entre l’Est et l’Ouest et défendre la souveraineté des pays du Sud. Le Mali, membre fondateur du Mouvement, participe à cette commémoration en référence au rôle historique du Président Modibo Keïta dans la construction de cette organisation transrégionale. En marge de la rencontre, Abdoulaye Diop a eu lundi des entretiens avec le ministre serbe des Affaires étrangères, Marko Duric, et le ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic. Les échanges ont principalement porté sur le renforcement des relations entre le Mali et la Serbie. OS/KM(AMAP)

AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger formalisent la coopération autour de la jeunesse

Bamako, 31 août (AMAP) Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont signé, le 29 août 2026 à Ouagadougou, un Mémorandum d’entente instituant un cadre de coopération autour du Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat des États du Sahel, selon les termes du document. Le mémorandum a été signé par les ministres chargés de la Jeunesse des trois pays : Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara pour le Burkina Faso, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour le Mali et Sidi Mohamed Almahmoud pour le Niger. L’accord vise à renforcer la coopération dans les domaines de la jeunesse, de la citoyenneté, du volontariat, de l’entrepreneuriat, du sport et des loisirs, ainsi que des activités socio-éducatives et socioculturelles. Le Forum est présenté comme « un cadre de dialogue, d’éducation et d’engagement communautaire de la jeunesse » au sein de l’espace confédéral. Il devra se tenir chaque année, à tour de rôle, dans les trois pays membres. Le texte prévoit également la création d’un Comité confédéral d’organisation composé de représentants des ministères chargés de la jeunesse et du volontariat des États membres. Cet organe sera chargé notamment de superviser les activités du Forum, de définir ses orientations stratégiques et d’en assurer le suivi. À travers cet accord, les trois pays entendent faire de la jeunesse et du volontariat des leviers de citoyenneté, d’employabilité, d’insertion socioéconomique et d’intégration confédérale. Conclu pour une durée indéterminée, le mémorandum prévoit des dispositions relatives à sa dénonciation. OS/KM(AMAP)

Kangaba : Fin des sessions des comités communaux de suivi du fonds minier de développement local

Kangaba, 31 août (AMAP) Les comités communaux des 08 communes du cercle de Kangaba ont respectivement sélectionné et validé les projets d’investissement structurant, a constaté l’AMAP. C’était au cours des premières sessions des comités communaux de suivi du fonds minier de développement local tenues du 17 au 28 août 2026 dans la salle de conférence du cercle, sous la présidence du préfet, Abou Dao qui préside des comités communaux de suivi. L’organisation de ces sessions se situe dans le cadre du Décret No2025-0179/PT-RM du 11 mars 2025, fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du fonds minier de développement local. Elle vise à sélectionner les projets d’investissement structurants soumis au financement du fonds minier de développement local. Au total, le cercle de Kangaba doit recevoir 97 270 147 FCFA. Les projets sélectionnés et validés par les comités communaux sont des projets d’éducation, d’hydraulique et d’infrastructure. Il s’agit plus précisément de projets de réhabilitation des salles de classe, d’achat d’équipements scolaires, de réalisation de forages, et de réhabilitation de pistes rurales. A l’issue des travaux, les participants ont formulé deux recommandations à savoir le décaissement rapide des fonds et le choix d’entreprises professionnelles pour l’exécution des marchés. SD/KM (AMAP)