Actualité : 125 morts dans des glissements de terrain en Éthiopie

Bamako, 16 mars 2026 (AMAP) Cent vingt cinq (125) personnes ont trouvé la mort dans un glissement de terrain, la semaine dernière en Ethiopie, a appris l’AMAP suite à une annonce faite par le gouvernement régional de l’Éthiopie du Sud. « Le bilan des victimes des glissements de terrain dans la zone Gamo s’élève désormais à 125 morts », a déclaré le gouvernement régional de l’Éthiopie du Sud dans un communiqué. Les autorités locales poursuivent les opérations de recherche des disparus, tandis que les pluies intenses continuent d’affecter plusieurs zones du sud du pays. OS/KM (AMAP)
Mali: Deux otages militaires sont parvenus à s’exfiltrer du Camp des réfugiés en Mauritanie

Bamako, 16 mars (AMAP) Un communiqué de l’Etat-major Général des Armées, datant de dimanche, indique que, dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, deux otages, détenus par des Groupes armés terroristes (GAT), ont reçu à s’exfiltrer d’un camp de réfugiés en Mauritanie avant de regagner le territoire national. Il s’agit du 1ère classe cavalier Mohamed Wangaraba du 633è escadron de reconnaissance; du 1ère classe ed El Maouloud Diallo, du 635è régiment blindé. « Cette évasion a été rendue possible grâce aux opérations menées par les FAMa le long de la ligne frontalière Mali-Mauritanie et dans la forêt de Wagadou», précise le communiqué qui précise que les deux militaires, après leur recueil à Goundam, ont été mis à la disposition de la prévôté, conformément aux procédures en vigueur. Faut-il retenir que ces deux militaires avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils étaient en permission. OD/KM (AMAP)
Congo : Denis Sassou N’guesso donné favori à la présidentielle

Bamako, 15 mars (AMAP) Les électeurs de la République du Congo ont voté ce dimanche, lors d’une élection présidentielle, rapporte Reuters. Le président sortant, qui brigue un nouveau mandat, faisait face à six candidats peu connus. Plus de 3,2 millions d’électeurs étaient inscrits. Après avoir voté dans la capitale, le président a déclaré aux journalistes : « Nous restons confiants que ce que j’ai entendu tout au long de la campagne se matérialisera aujourd’hui », exprimant l’espoir que l’enthousiasme observé durant la campagne se traduise dans les chiffres de participation. Âgé de plus de 80 ans, il dirige le pays producteur de pétrole avec le soutien du Parti congolais du travail (PCT). Les résultats provisoires sont attendus 72 heures après la fermeture des bureaux de vote, le dépouillement ayant débuté immédiatement après la fin du scrutin. OS/ KM (AMAP)
Dioila : Le préfet de Cercle, Alidji Bagna est parvenu à s’échapper des mains de ses ravisseurs

Dioila, 15 mars (AMAP) Le Préfet du Cercle de Doïla, Alidji Bagna, enlevé le 14 février dernier entre Fana et Dioila, est parvenu à échapperdes mains de ses ravisseurs jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. Le chef de l’exécutif local a été accueilli ce dimanche à son domicile à Bamako , par le Gouverneur de la région de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly. C’était en présence du préfet de Mèna, des Forces de Défense, des Légitimités Traditionnelles, des parents et de plusieurs autres personnalités. L’administrateur chevronné qui, depuis près de 4 ans, occupe la fonction de préfet à Dioila, se porte à merveille, même s’il n’a pas fait de déclaration publique. Il est à rappeler que M. Alidji Bagna a occupé plusieurs postes en tant que membre du corps préfectoral. Il a été premier Adjoint au préfet du Cercle de Mopti et préfet du Cercle de Kangaba. DF/KM (AMAP)
Actualité : Trump menace de nouvelles frappes sur l’île de Kharg et rejette un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre

Bamako, 15 mars (AMAP) Le président américain Donald Trump a menacé samedi de nouvelles frappes sur l’île de Kharg, hub principal des exportations pétrolières iraniennes, affirmant que les États-Unis avaient « totalement démoli » une grande partie de l’île et qu’ils pourraient « la frapper encore quelques fois juste pour le plaisir ». Dans un entretien accordé à NBC News, Trump a déclaré que Téhéran semblait prêt à négocier une fin des hostilités, mais a jugé que « les termes ne sont pas encore assez bons ». Il a également évoqué la possibilité que le Guide suprême Mojtaba Khamenei ait été tué, une hypothèse immédiatement démentie par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, qui a affirmé que Khamenei était « en pleine santé et gérait la situation ». Le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, entré dans sa troisième semaine depuis les attaques du 28 février, a causé plus de 2 000 morts, la majorité en Iran et au Liban. L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz – par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial – entraînant la plus importante perturbation de l’histoire des marchés pétroliers mondiaux, selon l’Agence internationale de l’énergie. Les prix du brut dépassent 100 dollars le baril et devraient encore grimper. Trump a rejeté les tentatives de médiation de certains alliés du Moyen-Orient et a appelé la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz. « Les pays du monde qui reçoivent du pétrole par le détroit d’Ormuz doivent s’occuper de ce passage, et nous aiderons – BEAUCOUP ! », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux samedi. OS/KM (AMAP)
Actualité : Les États-Unis et la Chine entament de nouvelles négociations commerciales à Paris

Bamako, 15 mars (AMAP) Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ont entamé dimanche matin à Paris des pourparlers bilatéraux destinés à aplanir les différends persistants dans la trêve commerciale entre les deux premières économies mondiales a appris l’AMAP de source proche du dossier. Les discussions, qui se poursuivront lundi au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), portent principalement sur les ajustements des tarifs douaniers américains, les flux de terres rares et d’aimants produits en Chine vers les États-Unis, les contrôles américains sur les exportations de haute technologie et les achats chinois de produits agricoles américains. Le représentant américain au commerce Jamieson Greer, participant aux négociations, a déclaré vendredi sur la chaine de télé américaine CNBC : « Nous voulons nous assurer que nous continuons à obtenir les terres rares dont nous avons besoin pour notre base manufacturière, qu’ils continuent d’acheter les produits qu’ils devraient acheter chez nous, et que les dirigeants aient l’occasion de se rencontrer et de s’assurer que la relation évolue dans la direction que nous souhaitons. ». Sous cet accord, la Chine s’est engagée à acheter 12 millions de tonnes de soja américain pour l’année de commercialisation 2025 et 25 millions de tonnes pour 2026. Les responsables américains ont indiqué que Pékin respectait jusqu’ici ses engagements sur le soja, mais des pénuries persistent pour les entreprises américaines de l’aérospatiale et des semi-conducteurs, notamment en yttrium utilisé dans les revêtements résistants à la chaleur pour moteurs d’avion. L’agence officielle chinoise, Xinhua, a qualifié ces négociations d’« opportunité et d’épreuve », ajoutant que « les progrès dépendront largement de la partie américaine » et appelant Washington à adopter une approche « rationnelle et pragmatique ». OSKM (AMAP)
ONU : Le chef humanitaire appelle à la libre circulation des cargaisons humanitaires dans le détroit d’Ormuz

Bamako, 15 mars (AMAP) Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, a appelé samedi, lors d’un point de presse, les parties au conflit et tous ceux qui exercent une influence sur elles à garantir la libre et sûre circulation des cargaisons humanitaires à travers le détroit d’Ormuz, a appris l’AMAP de source proche des Nations Unies. « Les chaînes d’approvisionnement humanitaires sont fragiles. Lorsque les routes sont fermées et que les coûts explosent, l’aide que nous pouvons délivrer diminue – et ce sont d’abord les personnes qui en ont le plus besoin qui en pâtissent », a déclaré Tom Fletcher dans un communiqué. Il a ajouté : « Mon message aux parties au conflit et à tous ceux qui exercent une influence sur elles est simple : les cargaisons humanitaires doivent pouvoir passer en toute sécurité par le détroit d’Ormuz. » Depuis la fermeture effective du détroit d’Ormuz par l’Iran, le 1er mars, les prix du carburant ont fortement augmenté, entraînant une hausse des coûts d’expédition mondiaux. Les perturbations aériennes et maritimes ont également ralenti les déplacements du personnel humanitaire et des marchandises, exposant les fournitures essentielles à des retards pouvant atteindre six mois. Ces obstacles s’inscrivent dans l’escalade du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, qui a débuté le 28 février par des attaques contre l’Iran. Selon les chiffres communiqués, 1 300 personnes ont été tuées depuis le début des hostilités, y compris l’ancien Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei. L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des bases militaires américaines. Tom Fletcher a souligné que les conséquences de ce conflit dépassent largement le Moyen-Orient, affectant les marchés mondiaux, les routes maritimes et les prix alimentaires. « L’impact sur notre travail humanitaire salvateur sera immense. Des millions de personnes sont en danger », a-t-il averti. OS/KM (AMAP)
Diéma : Inauguration du nouveau Camp Militaire du 44e Régiment d’artillerie
Diéma, 15 mars (AMAP) Le nouveau Camp militaire du 44ème Régiment d’artillerie de l’Armée de Terre, situé à 7 km de la ville de Diéma, a été inauguré vendredi, par le Ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a constaté l’AMAP. Bâti sur 500 hectares, ce camp est la concrétisation d’une promesse tenue par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, chef de l’Etat, suite à un besoin exprimé par les populations de Diéma. Le Maire de la Commune rurale de Diéma Abdoulaye Sissako a , dans son discours, remercié le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour avoir répondu avec promptitude à une doléance formulée par les populations, en réalisant ce camp militaire. L’élu a invité les populations à renforcer la collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité pour l’atteinte des objectifs. Le Représentant du Gouverneur de la Région de Nioro sur les lieux, le Préfet Hamadou Yacouba Diallo a fait savoir que l’implantation d’un camp militaire dans le cercle de Diéma par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, chef de l’Etat, est un acte à saluer, car ce dispositif sécuritaire permettra d’améliorer les conditions de vie et de travail des militaires. Le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Général de Brigade Toumani Koné a remercié les autorités locales de Diéma pour leur soutien indéfectible et leur accompagnement ininterrompu, qui ont facilité l’implantation réussie de cette emprise invités à être intraitables face à l’ennemi, exemplaires face aux populations et loyaux envers la République. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara a , pour sa part, affirmé que ce camp est le couronnement d’un vœu exprimé par les populations du cercle de Diéma. Avant de préciser que le nouveau camp contribuera à sécuriser les axes stratégiques, à renforcer la présence de l’Etat dans cette zone et à soutenir les opérations visant à garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens. Aux populations de Diéma, il dira que l’Armée malienne est leur Armée, elle est au service du peuple et agit avec lui. Enfin, le ministre a procédé à la coupure symbolique du ruban pour rendre opérationnel le camp militaire. OB/KM (AMAP)
Musique : Bako Dagnon, mémoire vivante des traditions musicales du Mali

Bamako, 14 mars (AMAP) Née au Sud-Ouest du Mali, dans l’actuelle région de Kita dans les années 50, Bako Dagnon est devenue une mémoire vivante des traditions musicales du pays. La chanteuse a été remarquée pour la première fois lors de la Biennale de la Jeunesse de Bamako de 1972. Sa connaissance extraordinaire des cultures et traditions des 27 communautés ethnolinguistiques maliennes a poussé Ali Farka Toure à consulter régulièrement cette mémoire vivante. En 35 ans de carrière, Bako Dagnon a réalisé 5 albums diffusés localement. En novembre 2007, elle a sorti son 1er album international « Titati ». Elle a contribué au lancement de la Société d’exploitation des produits agricoles du Mali (SEPAMA) à Kita, une usine de grande envergure, avec le PDG d’alors Drissa Keïta, pour que les paysans s’adonnent à la culture de l’arachide. Un coup bien réussi. Car la grande usine a atteint un rayonnement sans précédent dans la sous région avec la production d’huile d’arachide de qualité. Bako Dagnon est un mystère, un livre qui illumine l’Empire Mandingue. Arrangé par François Bréant (croiséen 2005 au côté de Thione Seck sur son splendide Orientissime), son « Titati » définit l’héritage des anciens. La célèbre cantatrice a été rappelée à Dieu le 7 juillet 2015 à Bamako. Le Mali retient d’elle une grande personnalité qui a marqué l’histoire musicale de notre pays. Kader Maïga (AMAP)
Réseaux sociaux : la dépravation des mœurs à l’ère de la création de contenus

Bamako, 13 mars (AMAP) Les réseaux sociaux ont profondément bouleversé la manière de communiquer, de s’informer et même de se divertir de la jeunesse Malienne. Mais derrière la créativité et la liberté d’expression qu’ils promettent, une autre réalité s’impose progressivement : celle d’une quête effrénée de visibilité où les limites morales semblent parfois oubliées. Aujourd’hui au Mali, à l’ère de la création de contenu, certains internautes n’hésitent plus à publier des vidéos ou des messages provocants pour capter l’attention sur la toile. Selon le psychologue Daouda Guindo, les contenus diffusés sur les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant dans la construction de la perception du bien et du mal chez les jeunes. Les influenceurs, devenus des modèles pour une grande partie de la jeunesse, influencent directement leurs attitudes et comportements. Ainsi, la responsabilité des créateurs de contenus est engagée, car des messages mal orientés peuvent avoir des effets négatifs durables. Pour le psychologue, au Mali, les décisions judiciaires prises contre certains artistes à la suite de leurs publications illustrent cette problématique et traduisent la volonté des autorités de préserver la morale publique. En effet, dira-t-il l’usage des réseaux sociaux soulève également une responsabilité collective. Les parents doivent encadrer et orienter leurs enfants vers un usage responsable, tandis que les autorités sont appelées à renforcer les mécanismes de régulation. Les jeunes eux-mêmes doivent développer un esprit critique face aux contenus qu’ils consomment, estime Daouda Guindo. Et au psychologue de poursuivre, l’exposition répétée à des contenus immoraux favorise la banalisation de comportements inappropriés et peut affaiblir les valeurs sociales et culturelles transmises par la famille et l’école. Les réseaux sociaux peuvent aussi être exploités par des réseaux criminels pour manipuler des jeunes vulnérables. Malgré tout, Daouda Guindo estime que les réseaux sociaux demeurent des outils incontournables de communication, nécessitant un encadrement responsable et une éducation numérique adaptée. Pour l’imam Cheick Ahmed Tidiane Diallo, président de la jeunesse du groupement des leaders spirituels musulmans du Mali (J-GLSM)l Les réseaux sociaux ont pris, ces dernières années, une place centrale dans la vie des sociétés, y compris au Mali. On y observe cependant la diffusion croissante de contenus contraires aux valeurs morales et culturelles, tels que des vidéos indécentes, la diffamation, la propagation de rumeurs et la recherche de la célébrité au détriment de l’éthique. Cette situation selon le président de la J-GLSM a contribué à la déformation du concept de modèle moral auprès des jeunes, à l’affaiblissement de la pudeur, à la perte de temps et à la négligence des pratiques religieuses et des activités utiles, constituant ainsi une réelle menace pour l’identité religieuse et culturelle de la société. Toujours selon le prêcheur, l’islam insiste fortement sur la préservation des bonnes mœurs et la maîtrise du comportement. Allah le Très-Haut dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards » (Coran, 24:30), et il dit également :« Il ne prononce aucune parole sans qu’un observateur vigilant ne soit prêt à l’enregistrer » (Coran, 50:18). Le Prophète( PSL) a aussi averti contre les dangers de la parole et du comportement en déclarant : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou qu’il se taise » (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) affirme l’imam Cheick Tidiane Diallo. Pour sa part Abdoulaye Konaté, promoteur de l’agence de marketing digital Konatech, les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans la vie quotidienne des jeunes et dans la dynamique de la communication moderne. L’expert en réseaux livre une analyse nuancée de leurs impacts sur les mœurs. Selon lui, les réseaux sociaux ne sont ni totalement bénéfiques ni entièrement néfastes. Ce sont avant tout des outils, explique-t-il, estimant que leur influence dépend essentiellement de l’usage qu’en font les utilisateurs. Toutefois, il reconnaît l’existence de dérives, notamment la normalisation de certains comportements et la diffusion de contenus peu compatibles avec les valeurs éducatives. Abdoulaye Konaté souligne également la mise en avant excessive de la richesse et du luxe sur certaines plateformes, un phénomène qui peut perturber les repères des jeunes. Certains contenus ne sont pas favorables à l’éducation des jeunes affirme-t-il, évoquant les publications provocatrices ou choquantes largement relayées en ligne. Malgré ces risques, le promoteur de Konatech met en avant les opportunités offertes par le numérique. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à de nombreux jeunes de développer des activités génératrices de revenus, de promouvoir leurs projets et de sensibiliser sur des causes sociales. Grâce au digital, il est désormais possible de travailler, de gagner de l’argent et de transmettre des messages utiles, souligne-t-il. Concernant l’attrait des contenus choquants ou provocateurs, Abdoulaye Konaté explique ce phénomène par la place centrale de l’émotion dans le comportement humain. La surprise, la colère et la curiosité suscitent davantage de réactions Une information conflictuelle ou spectaculaire attire immédiatement l’attention et devient virale observe-t-il. Enfin, il précise que les algorithmes des réseaux sociaux ne favorisent pas directement ce type de contenu, mais mettent en avant ce qui génère le plus d’interactions dont l’ objectif étant de capter les publications qui suscitent de fortes réactions émotionnelles. Ainsi, pour Abdoulaye Konaté, les réseaux sociaux constituent à la fois une opportunité économique et un défi éducatif. Leur influence sur les comportements dépend largement de la responsabilité des utilisateurs de la qualité des contenus diffusés. Pour connaitre les dispositions règlementaires qui encadrent les comportements des usagers sur les réseaux sociaux, nous avons tenté de joindre les experts en droit numériques au niveau de l’APDP (Autorité de Protection des Données à Caractères Personnelles). Cependant nos efforts pour joindre cette organisation n’ont pas porté fruit. Toutefois, selon des témoignages, la responsabilité des , des institutions éducatives et des leaders religieux est primordiale pour sensibiliser les jeunes à une utilisation responsable des réseaux sociaux. Ces derniers d’encourager les contenus éducatifs et constructifs, de renforcer les valeurs de pudeur, et de conscience dans l’espace numérique. Les réseaux sociaux ne sont pas mauvais mais de leur avis, le véritable danger réside dans leur mauvaise utilisation. MLD/KM (AMAP)

