Nigeria : Les Bandits armés enlèvent plus de 150 personnes dans l’État de Zamfara

Bamako, 6 avril (AMAP) Les Forces de sécurité nigérianes sont à la poursuite d’hommes armés après l’enlèvement massif de résidents dans des villages de l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du pays, ont indiqué les autorités. L’attaque, survenue jeudi dans la zone de Bukkuyum, est décrite comme l’une des plus importantes récemment dans cette région en proie à l’insécurité. Selon un responsable local, les assaillants ont pris d’assaut les villages de Kurfa Danya et Kurfan Magaji, ouvrant le feu sur des véhicules et des habitations avant de ratisser les localités. Umar Abubakar Faru, président du conseil local, a déclaré à Reuters que « plus de 150 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont été enlevées » puis emmenés vers des zones forestières environnantes. La police de l’État de Zamfara a confirmé l’attaque, tout en précisant que le nombre exact de personnes enlevées restait en cours de vérification. Dans un communiqué, elle a indiqué qu’une équipe conjointe composée de policiers, de militaires et d’autres agences de sécurité, a été déployée et « poursuit activement les assaillants ». Certaines personnes ayant réussi à fuir ont été prises en charge dans des structures de santé, ont ajouté les autorités, soulignant que des opérations de secours sont en cours. L’attaque a contraint de nombreux habitants à abandonner leurs villages, désormais en grande partie désertés. OS/KM(AMAP)
Douanes : La Côte d’Ivoire suspend le visa pour les marchandises destinées au Mali et au Burkina Faso

Bamako, 5 avril (AMAP) – La Direction générale des Douanes ivoiriennes a annoncé mardi, la suppression de l’obligation de visa des représentations des douanes du Mali et du Burkina Faso sur les déclarations en détail des marchandises à destination de ces deux pays, a appris l’AMAP de source officielle. Selon une circulaire officielle publiée le 31 mars 2026, cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention TRIE et vise à renforcer la fluidité du commerce entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’interland. Elle intervient également pour s’adapter aux nouveaux dispositifs de sécurisation du transit, notamment le module informatique T1 entre la Côte d’Ivoire et le Mali, ainsi que le Système interconnecté de gestion des marchandises en transit (SIGMAT) avec le Burkina Faso. Selon l’administration douanière ivoirienne, ces outils permettent désormais une transmission continue, transparente et sécurisée des données relatives aux échanges commerciaux, rendant ainsi obsolète l’exigence de visa préalable. Désormais, les commissionnaires en douane agréés sont autorisés à déposer directement leurs déclarations en détail auprès des bureaux des douanes compétents pour les opérations d’exportation et de réexportation à destination du Mali et du Burkina Faso. Les autorités douanières précisent que cette décision vise à accélérer les procédures, réduire les délais de traitement et faciliter les échanges commerciaux dans la sous-région. KD/KM (AMAP)
17ème journée de la Ligue 1 Pro Orange : Match nul entre le Djoliba et le Stade Malien (0-0)

Bamako, 6 avril (AMAP) Le derby tant attendu entre le Djoliba AC et le Stade malien de Bamako s’est soldé dimanche, par un match nul (0-0), en clôture de la 17ème journée du championnat de Ligue 1 Pro Orange du Mali, a constaté l’AMAP. Disputée dans une ambiance électrique, la rencontre n’a pas permis aux deux formations de faire la différence, malgré plusieurs occasions de part et d’autre. Ce résultat maintient le suspens en tête du classement, les deux rivaux historiques, se quittant sans avantage au terme de ce choc très disputé. La 17ème journée aura ainsi tenu toutes ses promesses, avec ce derby qui, malgré l’absence de buts, a offert un spectacle engagé aux supporters. KD/KM (AMAP)
Droits de l’enfant au Mali : D’importants progrès réalisés avec l’engagement de nos autorités et des bonnes volontés

Depuis plusieurs décennies, le Mali s’est inscrit dans une dynamique de protection et de promotion des droits de l’enfant, signant et ratifiant des conventions internationales et africaines qui consacrent pour tous les enfants, sans distinction, des droits civils, sociaux et économiques. Dès 1990, le pays ratifie la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par l’Organisation des Nations unies, et la même année, il adopte la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, qui tient compte des réalités africaines et impose la protection de l’enfant dans sa vie quotidienne, au sein des familles, des écoles et des communautés. Entre la ratification de ces instruments et aujourd’hui, le Mali a fait des progrès considérables, mais le chemin reste semé d’obstacles, et la mise en œuvre concrète des droits de l’enfant dépend avant tout de l’engagement de personnes et d’institutions capables de transformer des textes en actions tangibles et durables. C’est ce constat qui a guidé notre rédaction à consacrer ce dossier aux pionniers et aux acteurs contemporains de la promotion des droits de l’enfant au Mali, ceux et celles qui ont fait des efforts incommensurable, pour défendre les enfants, souvent sans les projecteurs des réseaux sociaux, et aux nouvelles générations de défenseurs formés et accompagnés par des programmes internationaux comme « Enfant et Médias » de l’UNICEF au Mali. Cet article se veut un hommage, un témoignage et une plongée dans l’univers de ceux qui font de la protection de l’enfance une réalité vivante. Amadou Toumani Touré : l’ami des enfants Amadou Toumani Touré, connu sous le nom d’ATT, a toujours perçu l’enfant comme un acteur et non comme un simple bénéficiaire de politique publique. Lorsqu’en 2002, il devient président de la République, il inscrit au cœur de son programme, la conviction que l’avenir d’un peuple se mesure à la place accordée à ses plus jeunes citoyens. Très vite, il impulse des initiatives concrètes pour donner à l’enfant une voix à travers le Parlement national des enfants dans les années 2000 en est l’exemple le plus emblématique. Cet espace institutionnel permet aux enfants issus de toutes les régions et de toutes conditions sociales de débattre, de proposer des solutions et de transmettre leurs préoccupations aux autorités publiques. C’est un cadre inédit au Mali où l’éducation civique devient pratique, et où l’enfant apprend que sa parole a un impact sur la société. Sous sa présidence, ATT s’engage également dans le domaine de la santé maternelle et infantile. L’inauguration en 2010 du Centre hospitalier Mère-Enfant « Le Luxembourg » à Bamako symbolise cette vision. Conçu pour offrir des soins spécialisés aux mères et aux enfants, ce centre réduit considérablement le besoin d’évacuations sanitaires à l’étranger et devient une référence nationale en pédiatrie et néonatalogie. Les couloirs de l’hôpital résonnent des pas d’enfants guéris et de familles reconnaissantes. Dans l’éducation, ATT favorise la construction d’écoles rurales et la mise en œuvre de campagnes vaccinales intensives, contribuant à l’augmentation des inscriptions scolaires et à la diminution des maladies infantiles. Ainsi, feu ATT ne se contente pas de présider un pays, il bâtit l’enfance du Mali en donnant aux enfants des institutions, des soins et une voix. Amina Cissé : faire de l’enfance un espace d’éveil Amina Cissé est une dirigeante malienne spécialisée dans la promotion des droits de l’enfant et l’épanouissement des jeunes. Elle a occupé le poste de Directrice Générale de la Cité des Enfants, pendant 18 ans, une institution publique située à Bamako et chargée de créer un cadre éducatif, culturel, récréatif et citoyen pour les enfants maliens. Sous sa direction, la Cité a consolidé son rôle comme lieu d’apprentissage, d’expression et de formation socio‑éducative, en organisant des programmes variés salon de de l’enfance, semaines de loisirs, journées thématiques sur l’éducation, la citoyenneté et l’inclusion sociale, projets de sensibilisation tels que la célébration de la Journée Mondiale de l’Enfance avec des partenaires nationaux et internationaux. Amina s’est particulièrement engagée à renforcer l’encadrement et la formation des enfants hors des réseaux sociaux et des médias : elle met en œuvre des activités sur le terrain qui permettent aux jeunes d’acquérir des connaissances pratiques, de développer leurs talents et de renforcer leur sens de citoyenneté à travers des ateliers, compétitions, loisirs structurés et sensibilisation communautaire. Elle a également supervisé la tenue régulière des sessions du Conseil d’administration de la structure, garantissant un suivi institutionnel des activités et des orientations éducatives de la Cité des Enfants. Au‑delà des programmes institutionnels, son leadership se manifeste dans l’accompagnement direct des enfants : formation, créativité, expression, éducation morale et civique, contribuant ainsi à former plusieurs générations d’enfants engagés et conscients de leurs droits et responsabilités dans la société malienne. Touré Lobbo Traoré : une vie tournée vers la solidarité L’ex-Première Dame, incarne la continuité de cette politique humaine. Sage-femme de formation, elle exerce pendant plus de vingt ans à la maternité du Camp I à Bamako, accompagnant des milliers de naissances et comprenant au plus près les enjeux de la protection de l’enfant. En 2002, à la tête de la Fondation pour l’Enfance au Mali, elle transforme cette institution en un moteur d’actions sociales et humanitaires. Sur le terrain, elle conduit des campagnes de distribution de kits scolaires, de sensibilisation à la nutrition infantile, à l’accès à l’eau potable et à la prévention des infections infantiles. Sa fondation soutient les centres de santé communautaires, facilite l’accès aux soins pour les enfants défavorisés et intervient dans les localités isolées. Sous sa conduite, la fondation devient un acteur incontournable dans la promotion des droits de l’enfant, permettant de mesurer l’impact de l’action humanitaire par des indicateurs concrets de santé, d’éducation et de bien-être. Lobbo Traoré reste pour beaucoup l’incarnation d’une solidarité concrète, palpable et continue. Mariam Dramé Diallo : pionnière dans la promotion des droits de l’enfant au Mali Mariam est une activiste malienne engagée dans la promotion des droits de l’enfant et des femmes. Dès son adolescence, elle s’illustre par son engagement citoyen, notamment en initié le Parlement des enfants du Mali, une structure instaurée en 1996 (décret n°96‑172/PM‑RM du 13 juin 1996) visant à
Sport ; Tenue, samedi, de l’Assemblée générale ordinaire du CNOSM, au titre de l’année 2025

Bamako, 5 avril (AMAP) L’assemblée Générale ordinaire du Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) s’est déroulée, samedi 4 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son président, Habib Sissoko, a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du Comité exécutif, des délégués des fédérations affiliées ainsi que plusieurs invités et de la presse sportive nationale. Le président du CNOS a, au cours de l’AG, exposé une vision ambitieuse axée sur la consolidation d’un mouvement olympique malien « fort et durable ». Avant de mettre l’accent sur la promotion des valeurs de l’olympisme, le renforcement de la cohésion entre les acteurs du sport national, ainsi que sur la préservation de l’autonomie du mouvement olympique. Habib Sissoko a saisi l’occasion pour rappeler l’engagement du Mali dans le développement de l’olympisme sur la scène internationale. Son organisation, selon lui, entend élargir sa base en intégrant de nouveaux membres et en mettant en œuvre des projets structurants. Parmi ceux-ci figure notamment la construction d’un nouveau siège, destiné à renforcer les capacités institutionnelles de l’organisation. A l’issue des travaux, les participants ont adopté les rapports d’activités et financier de l’exercice 2025, validant ainsi les orientations prises par l’instance. Par ailleurs, les discussions ont porté sur plusieurs sujets d’actualité, notamment les modifications envisagées de la loi n°2021-7 relative aux activités physiques et sportives. La nécessité d’une meilleure implication des athlètes dans la gestion des différends interpersonnels, dans un souci de préservation de l’image et de l’unité du sport malien, a également été abordé par les participants. KM (AMAP)
Pâques : Le Pape Léon XVI, dans son message, exhorte les dirigeants mondiaux à déposer les armes et à choisir la paix

Bamako, 5 avril (AMAP) Le Pape Léon XVI a appelé, ce dimanche, les dirigeants mondiaux à mettre fin aux conflits qui ravagent le monde et à abandonner tout projet de pouvoir, de conquête ou de domination, dans son message de Pâques « Urbi et Orbi » prononcé à la place Saint-Pierre du Vatican, a appris l’AMAP de source proche du pontificat. Le souverain pontife, premier pape originaire des États-Unis, a déploré que les populations « s’habituent à la violence, s’y résignent et deviennent indifférentes ». S’adressant directement à ceux qui détiennent des armes ou le pouvoir de déclencher des guerres, il a lancé : « Que ceux qui ont des armes les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! » Dans un message inhabituellement bref et direct, le Pape n’a mentionné aucun conflit spécifique. Il a souligné que l’histoire de Pâques, marquée par la résurrection du Christ, trois jours après sa crucifixion sans résistance, démontre que Jésus était « entièrement non-violent ». « En ce jour de fête, abandonnons tout désir de conflit, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur d’accorder sa paix à un monde ravagé par les guerres », a-t-il exhorté. OS/KM (AMAP)
Portrait : Massa Makan Diabaté, l’une des figures majeures de l’histoire et de la littérature africaine

Bamako, 5 avril (AMAP) Massa Makan Diabaté est l’une des figures majeures de l’histoire et de la littérature africaine. Grand défenseur de la tradition orale, il appartient à la grande famille des griots, ces gardiens de la mémoire collective dans la société mandingue. Écrivain, historien, dramaturge et chercheur, il a consacré sa vie à préserver et transmettre les richesses culturelles africaines. Son œuvre constitue aujourd’hui une référence solide entre la tradition orale et la littérature contemporaine malienne et africaine. Issu d’une famille de griots, l’écrivain grandit dans un environnement profondément marqué par la parole, la musique et l’histoire. A 7ans déjà, il commence sa formation traditionnelle auprès de son oncle, le célèbre griot Kélé Monson Diabaté. Cette formation lui a permis d’apprendre les grandes épopées mandingues, les généalogies et les récits historiques transmis de génération en génération. Cette éducation orale joue un rôle fondamental dans sa vocation d’écrivain, car elle lui donne très tôt le sens de la mémoire, de la narration et de la culture. Elle est la base de son engagement pour la valorisation des traditions africaines. Etudes du Célèbre homme de culture Après cette formation traditionnelle, le jeune griot poursuit des études en Guinée, puis en France. À Paris, il étudie l’histoire, la sociologie et les sciences politiques. Cette double formation, à la fois traditionnelle et moderne, influence profondément sa vision du monde et sa vie professionnelle. Elle lui permet de comprendre l’importance de sauvegarder les traditions africaines tout en les inscrivant dans une perspective moderne. Il devient ainsi un intellectuel capable de dialoguer avec plusieurs cultures sans perdre de vue ses racines. Vie professionnelle du jeune griot Sur le plan professionnel, la figure emblématique de la culture malienne occupe plusieurs fonctions importantes au sein des organisations internationales comme l’UNESCO et l’UNICEF. Ces expériences lui offrent l’occasion de participer à des projets culturels et éducatifs destinés à promouvoir les cultures africaines et à encourager la recherche sur la tradition orale. Dès son retour au Mali, Il s’engage également dans la vie culturelle nationale et participe activement à la promotion du patrimoine historique et littéraire du pays. Toutefois, c’est surtout par son œuvre littéraire qu’il acquiert une reconnaissance internationale. Œuvres célèbres de l’écrivain Parmi ses œuvres les plus célèbres figure la trilogie de Kouta, composée du Lieutenant de Kouta, du Coiffeur de Kouta et du Boucher de Kouta. À travers ces romans, il décrit avec humour et réalisme la vie quotidienne dans une société africaine confrontée aux changements sociaux et politiques. Il y présente des personnages attachants, des situations inspirées de la réalité et des conflits entre tradition et modernité. Cette trilogie constitue un témoignage précieux sur les transformations du Mali au cours du XXᵉ siècle et sur les défis auxquels les sociétés africaines sont confrontées face à la modernisation. Epopées mandingues Outre ses romans, Massa Makan Diabaté s’intéresse également aux grandes épopées mandingues, notamment à celle de Soundjata Keïta, fondateur de l’empire du Mali. En adaptant ces récits historiques et légendaires, il contribue à faire connaître au monde entier l’importance de la civilisation mandingue et la richesse de son patrimoine culturel. Prix et distinctions Massa Makan Diabaté reçoit plusieurs distinctions, dont le Grand Prix littéraire d’Afrique noire en 1971 pour son œuvre Janjon et le Grand Prix international de la Fondation Léopold Sédar Senghor en 1987 pour l’ensemble de ses œuvres. Au niveau national plusieurs infrastructures portent son nom parmi lesquels on peut citer le lycée Massa Makan Diabaté de Bamako et la salle de théâtre Massa Makan Diabaté de Kayes. Aujourd’hui encore, l’héritage de Massa Makan Diabaté demeure vivant au Mali et dans toute l’Afrique francophone. Ses œuvres continuent d’être étudiées dans les écoles et les universités, et elles inspirent de nombreux jeunes écrivains. Il reste une référence incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à la tradition orale, à la littérature africaine et à la culture mandingue. En définitive, Massa Makan Diabaté apparaît comme une figure emblématique de la littérature malienne et un défenseur passionné de la mémoire africaine. Par son travail, il a réussi à préserver des traditions anciennes tout en leur donnant une expression moderne et accessible. Son œuvre témoigne de l’importance de la culture dans la construction de l’identité d’un peuple. Pour rappel, Massa Makan Diabaté est né le 12 juin 1938 à Kita, au Mali, et décédé le 27 janvier 1988 à Bamako. MLHD/KM (AMAP)
Kangaba: Le projet de construction de l’hôpital du district au centre d’une rencontre

Kangaba, 5 avril (AMAP) Une mission de la Cellule d’Exécution des Programmes de Renforcement des Infrastructures Sanitaires (CEPRIS) du ministère des Affaires Sociales et la mission de suivi-contrôle étaient le jeudi 02 avril 2026, à Kangaba où elles ont animé la première réunion mensuelle du projet de construction de l’hôpital de district. C’était sous la présidence du Préfet de Cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Cette mission intervient après la remise du site et le démarrage effectif des travaux de construction de l’hôpital du district de Kangaba sanctionnés par un procès-verbal, Les points essentiels à l’ordre du jour de cette réunion, intervenue après la visite du chantier, étaient, l’approvisionnement du chantier, le personnel et le matériel du chantier ainsi que l’état d’avancement des travaux. Le chef de la mission de suivi-contrôle, Boubacar Sogoré a montré tous les blocs (pédiatrie, opératoire, urgences et réanimation, maternité, service de médecine consultation, entrée) aux visiteurs dont le préfet et les services techniques concernés. Le premier constat est que, l’implantation des bâtiments est réalisée pour la plupart à 100%. A cela il faut ajouter que les quantités de stock (ciment, gravier, sable, fers), sont suffisantes pour l’évolution des travaux de construction des bâtiments. A l’issue de la rencontre, une seule recommandation a été formulée à savoir l’accélération du rythme des travaux pour respecter les délais impartis. Il est à noter que cet hôpital du district est un don du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, au cercle de Kangaba. SD/KM (AMAP)
Actualité : Le Ghana lance une politique de visa gratuit pour les Africains avec contrôles électroniques renforcés

Bamako, 5 avril (AMAP) Le Ghana s’apprête à supprimer les frais de visa pour tous les ressortissants africains à compter du 25 mai 2026, tout en maintenant des contrôles migratoires stricts grâce à un système e-Visa interconnecté à des bases de données internationales de sécurité, a appris l’AMAP de source officielle. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a détaillé vendredi les modalités de cette nouvelle politique annoncée par le président John Dramani Mahama. Il a insisté sur le fait que la gratuité des visas ne signifiera pas une entrée automatique sur le territoire ghanéen. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le chef de la diplomatie ghanéenne a précisé que « les Africains ne paieront pas les frais de visa », tout en soulignant que cette gratuité « ne signifie pas une entrée automatique » sur le territoire ghanéen. Selon le ministre, tous les voyageurs africains devront soumettre une demande via la future plateforme e-Visa, dont le lancement est prévu le mois prochain. Cette plateforme sera interconnectée au système API-PNR du Ghana ainsi qu’à plusieurs bases de données internationales relatives à la criminalité, permettant des vérifications approfondies des antécédents des demandeurs. « Les personnes ayant un casier judiciaire ou jugées insatisfaisantes ne seront pas admises au Ghana », a averti M. Ablakwa, rappelant que la suppression des frais de visa ne saurait être assimilée à une absence de contrôle migratoire. Le ministre a indiqué que d’importants investissements ont été réalisés par les ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Transports pour mettre en place une architecture technologique « robuste et avancée ». Le Ghana est désormais prêt à lancer simultanément la plateforme e-Visa pour tous les voyageurs internationaux et la gratuité des visas pour les Africains le 25 mai 2026, jour de la Journée de l’Afrique. OS/KM (AMAP)
École de maintien de la paix : Sortie de la promotion Ousmane Issoufi Maïga

Bamako, 5 avril (AMAP) La cérémonie de remise de diplômes à la cohorte du Master en maintien de la paix et exécutive Master en reconstruction de l’État post-conflit, a été présidée jeudi, à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB), par le ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion sociale, le général de corps d’armée Ismael Wagué, a constaté l’AMAP. C’était en présence de son collègue en charge des Affaires étrangères Abdoulaye Diop et du directeur de l’EMP-ABB, le Colonel Souleymane Sangaré. Cette promotion qui porte le nom de l’Ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi Maiga, compte 22 hommes et 8 femmes, venus du Benin, du Burkina Faso de la Slovaquie et du Mali et des secteurs public, privé et de la société civile. Le Major de la Promotion est Zougmore Yonne du Burkina Faso. Les récipiendaires ont validé 46 unités d’enseignement au cours d’un programme de deux ans mis en place à l’École de maintien de la paix dans le contexte de post-conflits pour promouvoir la stabilité, la paix et le développement du monde. Le ministre en charge de la Réconciliation a saisi l’occasion, pour remercier les auditeurs sur le choix du parrain, et salué la qualité de l’encadrement des professeurs. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a affirmé que cette formation est faite dans notre pays et est ancrée dans nos réalités. «Donc vous avez ce contexte du sahel, de l’Afrique et du Mali. Ceci constitue certainement un avantage qu’il n’aurait certainement pas aujourd’hui dans les universités prestigieuses à travers le monde», a souligné Abdoulaye Diop. Selon le Directeur de l’EMP, cette cérémonie consacre l’aboutissement d’un parcours exigeant, fait de rigueur intellectuelle, d’engagement personnel et de réflexion collective autour des défis contemporains que sont la paix, la sécurité et la reconstruction des États après les conflits. Le parrain de la promotion a indiqué que des menaces pèsent quotidiennement sur la paix à travers le monde et particulièrement dans nos pays du Sahel. « J’apprécie, à sa juste valeur, cette marque de considération et de confiance que je ressens avec une extrême fierté », a déclaré Ousmane Issoufi Maïga. Qui dira que la guerre et toutes les formes de conflits violents et contrarient toute perspective de croissance et de développement. Selon le major de la promotion, dans un contexte mondial marqué par des défis sécuritaires, institutionnels et économiques, cette formation les engage pleinement. « Elle nous positionne comme des profils capables de contribuer à la réflexion stratégique et à l’action publique », a fait savoir Zougmore Yonne. BT/KM (AMAP)

