Koutiala : Maro Fofana élu Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie

Koutiala, 2 mars (AMAP) Le nouveau président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région de Koutiala est Maro Fofana, suite à l’élection consulaire qui avait retenu quatre candidats, a constaté l’AMAP. Les dix membres consulaires ont pour l’occasion voté et cinq ont donné leur voix à Maro Fofana, secondé par Mamadou Diarra dit Dioro et Seydou Bah La cérémonie était présidée par le directeur régional du commerce et de la concurrence de Koutiala, Cheik Oumar Traoré, en présence M. Ouattara huissier de justice. Le Président Fofana a, dans une interview, affirmé être disponible et tend la main à tous les commerçants de la région, afin de de défendre au mieux leurs intérêts communs. ID/KM (AMAP)
Lutte contre le Terrorisme : Le Gouverneur de Dioila décrète un couvre-feu de 30 jours dans sa région

Dioila, 1er mars (AMAP) Dans le souci de sécuriser les personnes et leurs biens et permettre aux Forces de Défense et de Sécurité de procéder à un véritable contrôle, que le Chef de l’Exécutif régional, Mme Mariame Coulibaly, a décrété un couvre-feu de 30 jours à partir de ce dimanche, a appris l4AMAP de source officielle. Cette mesure, précise le communiqué, s’applique à tous les usagers, de 00 heures à 05 heures du matin. Cette décision est soutenue et appréciée des populations, compte tenu de la situation sécuritaire de ces derniers temps, surtout après l’enlèvement du préfet de Dioila, Alidji B par des hommes armés non identifiés, le 14 février dernier. DF/KM (AMAP)
Région de Kayes : Reconduction du Couvre-feu pour un mois

Kayes, 1er mars (AMAP) Le couvre-feu a été reconduit dans la région de Kayes pour une période d’un mois à partir de ce dimanche, a appris l’AMAP, a appris l’AMAP de source officielle. « Est et demeure restreinte pendant cette période, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports à l’exception des véhicules et autres engins des services des Forces de défense et de Sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission », indique la décision N°000153 GRK-CAB prise par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional affirme de tout temps que l’heure est à la vigilance, tout en précisant que « Même s’il y a une amélioration de la situation sécurité marquée par une accalmie relative, car depuis quelques semaines, les populations dorment tranquillement, avec la baisse de l’intensité des attaques ont baissé d’intensité ». D’après certains usagers de la route internationale Bamako-Diéma-Kayes-Dakar, le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités fonctionne à merveille. Les Forces de défense et de sécurité effectuent régulièrement des patrouilles dans tous les cercles de la région. Les bus des compagnies de transport assurent la liaison entre Bamako et Kayes et Kayes-Sadiola-Kéniéba sans problème majeur. Pour faire face à cette guerre asymétrique, certains habitants de la région souhaitent un renforcement du dispositif sécuritaire et la construction des camps militaires dans les cercles, surtout dans les zones frontalières. BMS/KM (AMAP)
Nioro du Sahel : Mody Diawara, un maraicher exemplaire

Nioro, 28 février (AMAP) L’agriculture est le socle du développement. Des pays qui sont développés sont passés par là. Et le Mali, à travers plusieurs expériences à travers des experts plusieurs sommités dont Alfousseïni Berétodo qui s’est fait illustré par des merveilles dans son laboratoire ultra moderne à l’IPR de Katibougou, notamment des croisements de pomme de terre et de sorgho, à partir de la technologie avancée. Aujourd’hui, un nos expatrié, revenu au bercail fait aussi des merveilles. Il s’agit Mody Diawara que nous avons rencontré à Nioro. Un parcours atypique. Après une vingtaine d’années à l’exode en Afrique centrale et en Espagne, Mody Diawara vient de montrer à travers son expérience et son savoir faire que le sahel peut bel et bien nourrir les sahéliens. « J’ai quitté Nioro ma terre natale à l’âge de 18 ans. Je suis arrivé au Gabon où j’ai travaillé dure pendant cinq ans dans un jardin de 20 ha avec neuf (9) autres ouvriers. Avec mon expérience en maraichage je me suis rendu en Espagne où ma réputation en jardinage m’a valu une place de chef d’équipe dans un potager qui emploi soixante-cinq (65) noirs appartenant à un Espagnole. Je suis resté pendant dix (10) ans avec un salaire mensuel dépassant 750.000F CFA par mois. Ce qui m’a permis de faire beaucoup de réalisations chez moi à Nioro, dans ma commune Koréra Koré et même à Bamako. Après quelques années de travail j’ai décidé de prendre ma retraite et de venir m’installer chez moi au Mali à Nioro du Sahel. « L’argent de ma retraite et mon économie m’ont permis de payer plusieurs machines agricoles, deux Caterpillar, des véhicules de vidange, des batteuses, des camions benne, des moulins et d’autres machines de grands travaux. J’ai amené et expérimenté des variétés de cultures espagnoles comme la pomme de terre, de la goyave, des jujubes greffés, des dattes, de la papaye, de l’aubergine, entre autres, qui ont très bien donné. C’est d’ailleurs ce qui me différencie des autres paysans. Mes champs, mon verger et mon périmètre maraicher font l’objet de visite depuis quelques années. Dieu merci, je travaille aujourd’hui avec plus de cent jeunes dont une trentaine dans mon jardin. Du mois de décembre au moment où je vous parle je gagne plus de 150.000FCFA par jour dans ce périmètre en plus de la consommation de la famille et des dons que je fais aux proches et amis » Aidé par son épouse, ses frères, ses fils et ses ouvriers notre quinquagénaire, toujours souriant, exploite 10 ha de sorgho, 5ha d’arachide et un périmètre maraicher de 4ha entièrement entouré de grillage. Monsieur Diawara emploie de gros morgons pour satisfaire la clientèle. Il dispose d’une dizaine de machines pour labourer, défricher, sarcler et biner la terre . Il possède également deux véhicules de livraison de produits. Les variétés de légumes cultivées dans son jardin sont des oignons, de la salade laitue, de la papaye, des aubergines, des tomates de la pomme de terre, des choux, de la betterave, du poivron et des piments. Après les travaux champêtres, le quinquagénaire et ses ouvriers passent une grande partie de leur temps dans le verger. Il utilise un système d’adduction d’eau alimenté par des panneaux solaires et un château d’eau de 6000m3/ heure. Les produits sont destinés à la vente au marché. Pour cela, une trentaine de femmes se rendent chaque matin au jardin pour payer les produits à des prix défiant toute concurrence. Elles les revendent, à d’autres femmes au marché de Nioro qui tirent elles aussi leur épingle du jeu. En ce mois de Ramadan, le marché de Nioro est bien approvisionné en produits de maraichage de toutes sortes. Plusieurs autres maraichers de la localité qui ont compris la fertilité et la rapidité de la terre du sahel font comme Monsieur Diawara. En termes de rendement, exploitants, acheteurs et revendeurs se frottent les mains. Cette opération permet à notre exploitant de gagner plus de 150.000f par jour soit plus de 1 3.000.000FCFA par saison uniquement dans le jardin . Cette activité pratiquée par Monsieur Mody Diawara et beaucoup d’autres exploitants agricoles se présente aujourd’hui comme un ouf de soulagement pour les populations. Auparavent, Les légumes consommées à Nioro avaient comme provenance, le nouveau marché de Médine de Bamako, le marché de Kati ou le marché de Yélékébougou. Les conditions de voyage (à cause de la distance) rendaient plusieurs produits inconsommables. Avec la famille Diawara, les populations de Nioro et environs ont compris que le sahel peut nourrir les sahéliens à condition qu’on s’y mette. A Nioro de nos jours, un fruit de papaye se vent à 1000f, 1250 et même à 1500 F. Le jardin de Diawara peut produire 60 fruits par jour, soit un montant moyen de 60.000F par jour dans la papaye. Cette activité lui apporte de l’argent, couvre la consommation des populations et réduit considérablement le taux de chômage chez les jeunes. Monsieur Diawara , travaille avec des agents de la Direction régionale de l’Agriculture et du service de lutte contre les oiseaux granivores et les maladies phytosanitaires qui lui servent d’appui- conseils. Monsieur Emmanuel Traoré est Chef de Division Conseil et Vulgarisation à la Direction Régionale de l’Agriculture de Nioro. Pour lui, Monsieur Mody Diawara a une réflexion extraordinaire. « Il n’a pas eu la chance d’étudier mais possède une pensée extraordinaire. Tout ce qu’il développe ou expérimente se fait avec des spécialistes. Il a vite compris que le travail de la terre ne se fait pas au hasard ; il mérite une technicité et des conseils ; C’est pour quoi mes camarades et moi visitent sa parcelle et son champ au moins deux fois par semaine ; C’est un entrepreneur hors pair ». Notons que pendant la compagne agricole 2024-2025, les champs de sorgho et de Mas de M. Diawara ont faitl’ objet de visite des agents du ministère de l’Agriculture dans le cadre de la mission de la campagne nationale. Il a récolté 120 tonnes de sorgho, 5 tonnes d’arachides et 20 tonnes de petit mil. Ainsi, les exploitations de la famille Diawara concrétisent
Koulikoro : Le chef Somono est décédé jeudi, à l’âge de 81 ans

Koulikoro, 27 février (AMAP) Le Chef Somono de Koulikoro, Babourama Fofana est décédé jeudi, à Koulikoro, à l’âge de 81 ans, dès suite d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Ses obsèques ont eu lieu ce vendredi à la Grande Mosquée de Koulikoro, en présence des autorités administratives, municipales, des représentants des Forces de Défense et de Sécurité, des Légitimités Traditionnelles, et de plusieurs de ses proches venus de Koulikoro et de plusieurs localités. Un hommage lui a été rendu pour son dévouement et son rôle déterminant dans la cohésion sociale, la paix et le vivre ensemble dans la Cité du Meguetan. KM (AMAP)
Koulikoro : Le Premier Ministre inaugure le vestibule des Légitimités Traditionnelles

Koulikoro, 26 février (AMAP) Le vestibule des Légitimités Traditionnelles a été inauguré ce jeudi à Koulikoro par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, du Gouverneur de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanaogo, du maire de Koulikoro, du président du Conseil régional Abdoulaye Diakité, des Légitimités Traditionnelles, une grande délégation de la Présidence et de la Primature. Etaient également présents des représentants des Forces de défense et de Sécurité, des responsables de service, des hommes de presse, des représentants des localités environnantes, des troupes artistiques et une foule enthousiaste. Le vestibule incarne traditionnellement un espace de responsabilité où se dénouent les conflits et se prennent les décisions engageant les communautés. Il représente également un lieu d’apprentissage informel pour les jeunes, axé sur le respect, la communication et le sens communautaire. Le vestibule se définit ainsi comme un espace de pouvoir et de décision, un lieu de médiation et de justice sociale, un vecteur de transmission des valeurs, un symbole d’hospitalité et de dignité, un pilier de l’ordre social traditionnel et une continuité du Mali Kura. Le Chef du Gouvernement, avant de couper le ruban symbolique et visité le vestibule, a d’abord transmis, au nom du Général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’État, ses félicitations aux Légitimités traditionnelles de la Région de Koulikoro pour l’inauguration du premier vestibule au Mali. Le PM a ensuite rappelé que les légitimités traditionnelles constituent au Mali un socle historique, moral et social de la Nation, dépositaires d’une sagesse pluriséculaire et incarnant l’autorité morale, la médiation sociale et la cohésion communautaire. Pour sa part, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a affirmé » qu’à travers cette dynamique, c’est toute une vision qui se déploie, celle d’un Mali réconcilié avec lui-même, adossé à ses traditions, uni dans sa diversité et engagé dans une refondation durable. Ces actions illustrent à suffisance la volonté du Président de la Transition d’accorder une place de choix aux Autorités et Légitimités traditionnelles dans le processus de refondation de l’Etat, en reconnaissant leur contribution essentielle à la paix, à la cohésion sociale et au développement du Mali ». Le Maire de la Commune urbaine a remercié et félicité les Autorités de la Transition pour ce geste combien noble et leur engagement pour le développement du pays. « Cet édifice n’est pas une simple infrastructure. Il constitue l’expression concrète de notre attachement aux valeurs fondatrices de notre société : le respect de la parole donnée, la primauté du dialogue, la recherche du consensus et la consolidation de la cohésion sociale. Il incarne la reconnaissance du rôle irremplaçable des autorités traditionnelles dans la préservation de l’harmonie sociale, la médiation des conflits et l’enracinement des décisions publiques dans nos réalités culturelles » a-t-il soutenu. Enfin, il a réaffirmé l’engagement de la Commune à accompagner, soutenir et respecter les autorités traditionnelles dans l’accomplissement de leur rôle. Les troupes artistiques venus de la ville de Koulikoro et de plusieurs localités ont chanté avec des pas de danse variés, la grandeur de notre pays par des grands hommes qui ont marqué l’histoire de notre pays. Pour rappel, le président de la Transition avait posé la première pose du vestibule le 15 janvier 2025. A cette occasion le Chef de l’Etat a affirmé : « « Il s’agit de s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel les Légitimités parviennent à traiter et solutionner des différends pour amorcer une véritable refondation de l’État. Rien de durable ne peut se faire sans les villages, les fractions et les quartiers, sans leur consentement et leur accompagnement ». ALD/KM (AMAP)
Culture : Le Niôgo, un instrument de cohésion sociale chez les Minianka

Bamako, 26 février (AMAP) Le Niôgo est un ensemble d’instruments traditionnels de la communauté Minianka. Contrairement à certains instruments sacrés, il ne nécessite aucun sacrifice avant d’être joué. Il accompagne toutes les cérémonies du village : mariages, rassemblements de jeunes, fêtes et autres rencontres communautaires. Origine du Niôgo : Son histoire est profondément enracinée dans la mémoire collective. Le Niôgo a été créé pour rendre hommage à une femme digne, qui accompagna son mari dans sa dernière demeure. Cette femme, restée fidèle à son époux toute sa vie, fut considérée comme une reine. En langue minianka, on l’appelait « Niô », ce qui signifie la deuxième fille de sa mère. C’est en son honneur que le Niôgo est né. Transmission et pratique : Dans le village, aucune famille n’est exclusivement consacrée au Niôgo. Tout le monde peut l’apprendre et le jouer. Ngôlo Fasi Sogoba, joueur de Niôgo depuis plus de 40 ans, raconte : « J’ai appris à jouer le Niôgo auprès de mon père. À l’époque, on le jouait uniquement au village, pour créer de l’ambiance. Il n’y avait pas d’argent. Aujourd’hui, nous avons parcouru tout le pays». Le relai est assuré, car son fils maîtrise déjà l’instrument. L’équipe compte 11 musiciens, chacun avec un instrument différent : le N’bôlo, le Baara, le Djimé, le tam-tam, qui accompagnent le Niôgo. Ce sont les femmes qui chantent pour accompagner le Niôgo. Wassa Sogoba, chanteuse actuelle, explique : « Ce sont mes grands-frères qui ont sollicité mon mari pour que je devienne chanteuse de Niôgo ». Elle ajoute qu’il n’existe pas de chansons fixes : les paroles reflètent la situation actuelle de la localité. Le Niôgo est dédié aux femmes, et c’est pourquoi l’honneur de chanter leur revient. Un instrument de cohésion sociale. Le Niôgo n’exclut personne. Hommes, femmes, jeunes et anciens dansent ensemble, car il n’est pas sacré. Yacouba Zana Sogoba, joueur de Baara, au sein de l’équipe affirme : « Le Niôgo est un instrument de cohésion sociale dans la communauté Mamaala, car il rassemble tout le monde. Sa particularité est de réunir un grand nombre de personnes et de créer une ambiance joyeuse. La danse est accessible à tous, plus facile que celle du balafon, qui demande davantage d’efforts». Interrogés sur le rôle qu’occupe cet instrument de musique dans la localité minianka, tous sont unanimes que le niôgo occupe une place cruciale dans la cohésion et le vive-ensemble. En tout cas, c’est ce qu’affirme Markatié Daou, journaliste, un défenseur de sa culture. « Une vive incompréhension avait éclaté dans mon village dans les années 1997 – 2001. Presque toutes les voies de médiation avaient été explorées sans succès. Appelée en médiatrice, la troupe de Niogo de Diaramana a pu éteindre le feu au terme de seulement une journée de prestation », se rappelle-t-il, avant d’ajouter que « le Niogo est un instrument unique en ce sens qu’il peut faire oublier les soucis et même les tensions intercommunautaires ». Et de poursuivre : « Pour preuve, quand on joue le Niogo même devant une concession, à la fin de la soirée il sera difficile pour la maisonnée de ladite maison de regagner aisément chez elle. Ce qui n’est pas fortuit. Je ne sais pas la raison profonde mais ça m’est arrivé plusieurs fois à mon jeune frère comme c’est arrivé à beaucoup d’autres adultes du moment. Pour la sauvegarde du Niôgo, M. Daou plaide. « Je ne souhaite pas que cet instrument perde sa valeur ou qu’il manque de joueurs un jour. Pour cela, je souhaite qu’il y ait un centre de formation où de jeunes amoureux vont reprendre le flambeau aux anciens qui ont fait connaître cet instrument ». Quant à Kadidiatou Goïta, minianka, diplômée de la Faculté des Sciences Administratives et Politique (FSAP) , estime également que le Niôgo est l’un des seuls instruments de musique qui affiche l’identité de toute la communauté. « J’aime cet instrument car il n’exclut aucune couche sociale. Quand on joue le Niôgo, pratiquement on ne peut pas se retenir. Tout le monde peut danser facilement cet instrument », explique-t-elle. MMD/KM (AMAP)
Patrimoine culturel national à Gao : Le site archéologique de Gao-Saneye annexé par les spéculateurs fonciers

Gao, 26 février (AMAP) Le site archéologique de Saneye fait partie du patrimoine national. Aujourd’hui, il est annexé par les spéculateurs fonciers. Il est situé à 8 km de la ville actuelle de Gao sur un ancien bras du fleuve Niger (Vallée morte de Tilemsi. Et fut décrit au IXème siècle par les chroniqueurs arabes comme un important centre commercial où convergèrent les routes commerciales venant de tous les horizons. « Certains chercheurs ou historiens évoquèrent les mouvements migratoires depuis l’Egypte antique vers l’Afrique occidentale liés à des facteurs comme les changements climatiques, les conflits ou la recherche des ressources. Des liens culturels et historiques entre l’Egypte et certaines régions d’Afrique de l’ouest sont étudiés », a retracé, le chercheur Mahamadou Moussa Maiga, professeur d’anglais. Selon lui, le mot Saneye (une habitation de sene ou les sages) ou Sinaï en arabe est un lieu emblématique pour les trois religions abrahamiques et que la tradition biblique évoquait ce fut le lieu où Moïse eût reçu la révélation divine. Et rappelle qu’à une époque de l’Egypte antique, il eût des mouvements migratoires de certains habitants de Sinaï vers l’Afrique occidentale et ramenèrent avec eux culture et civilisation. En croire aux dires du chercheur avec l’évolution des temps et dans l’espace, le mot Sinaï (lieu des maîtres du savoir) de l’Egypte antique a changé de prononciation et d’écriture pour donner « Saneye » qui ,ensuite durant plusieurs dynasties va donner le mot « Songhoy ». Pour lui, le premier Saneye fut Gounguya-Saneye qui veut dire en français (l’île) ensuite qui donnera après 1500 ans durant plusieurs dynasties, le nom de Koukia, Bintia (dans l’actuelle cercle d’Ansongo) et (2000 ans avant J-C) prendra le nom de Gao-Saneye. Cet endroit (Gao-Saneye), la référence fut une île qui servait de protection sécuritaire et pour d’autres c’est à cause de la croyance. Le chercheur Mahamadou Maiga a révélé que dans l’histoire de l’Egypte antique le peuple de « Saneye de Koukia » versa des impôts pour les pharaons en plus pour lutter contre Moïse, les pharaons demandèrent de l’aide en sorcellerie au peuple de « Saneye » ou « Sinaï » qui habitèrent à « Koukia » en 1400 avant J-C voir les écrits de Sekéné Mody Sissoko. Le chef de la Mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké souligne que Gao- Saneye est l’une des villes les plus anciennes de l’Afrique occidentale et fut fondée entre 670 et 690 par des pêcheurs Sorko originaires de Koukia (Ansongo). « Aujourd’hui, le site archéologique de Gao-Saneye est constitué de deux butes : un immense tell de 7m de hauteur correspondant à la cité médiévale et une vaste nécropole (appelée cimetière royale) avec plusieurs pierres tombales ou stèles souvent gravées d’inscriptions arabes. Le site de Gao-Saneye a été classé dans le patrimoine culturel national du Mali, le 29 avril 2016 . Actuellement, son état de conservation est dégradé par la présence d’un groupe armé occupant la partie supérieure de la grande bute avec des installations et des véhicules pick-up, engins à deux roues .Cette présence de groupe armé avec son cortège d’équipements contribuent à détruire les artefacts à la surface et la stratigraphie du site, empêchant la reconstitution de l’histoire de cette période très importante de l’empire Songhoy. Les alentours immédiats du site sont occupés jusque dans les limites de la zone tampon », a constaté le chef de la Mission culturelle de Gao. Au cours d’une visite d’une délégation des services techniques régionaux conduite par le chef de la mission culturelle de Gao, il a été constaté qu’à l’est et au sud sont réalisés des maisons en ciment et des cases traditionnelles en plus des activités d’élevage et de jardinage qui se développent en plus des morcellements illicites et non autorisés qui sont visiblement indiqués par des bornages vers les côtés sud et sud-est. Auxquels s’ajoutent un grand jardin avec une installation d’un château d’eau, une maison d’habitation, une école et une mosquée vers les côtés nord et nord -est du site archéologique de Gao-Saneye. « Le début de la dégradation du site archéologique de Gao-Saneye remonte vers les événements de 2012. A cette date, certains malfaiteurs ont pratiqué des activités de pillage sur le sur le site archéologique de Gao-Saneye » et au cours de cette activité illicite menée sur le site des objets précieux ont retrouvé et emporté par ces malfaiteurs, confie le président de l’association « Alanga », Abdoulaye Boncana Maiga. Récemment la même ladite association « Alanga » pour une visibilité des limites du site et de la zone tampon a implanté autour du site des bornes en béton de 12 m de hauteur. « Le site de Gao-Saneye possède déjà une carte avec un tampon de 200m élaborée par la Direction régionale de l’institut géographique du Mali de Gao. Dans le cadre de la protection juridique du site, la Mission culturelle a émis une demande de titre foncier à la Direction régionale des domaines de Gao en février 2026. Alors que la législation malienne prévoit que l’occupation d’une zone tampon est une violation de la Loi N°2022-032 du 28 juillet 2022 fixant le régime de protection et la promotion du patrimoine culturel national », a-t-il remarqué le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké. AT/KM (AMAP)
Koulikoro : Le PM inaugure, demain jeudi, le vestibule des légitimités traditionnelles

Koulikoro, 25 février (AMAP) La cérémonie d’inauguration du vestibule des légitimités Traditionnelles sera présidée demain jeudi par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a appris l’AMAP de source officielle. La Commission d’organisation présidée par le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, est à pied d’œuvre pour un accueil mémorable au Chef du Gouvernement. L’édifice est un bâtiment moderne doté d’une salle de réunion, de bureaux, de logements, et d’espaces fonctionnels tels qu’un parking et des espaces verts. C’est un espace dédié aux activités des légitimités traditionnelles, symbole de leur reconnaissance officielle et de leur rôle crucial dans le tissu social. Pour rappel, la première pierre du Vestibule des légitimités traditionnelles et coutumières à Koulikoro a été posée le mercredi 15 janvier 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, dans le cadre de la refondation de l’État et de la valorisation des autorités traditionnelles. KM (AMAP)
Koulikoro : Lancement des activités de « Sounkalo solidarité », édition 2026
Koulikoro, 25 février (AMAP) Le Gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo a procédé mardi, au lancement des activités de « Sounkalo solidarité » par une rupture collective de jeûne à la grande Mosquée de Koulikoroba. Le thème retenu est : « Solidarité agissante des plus hautes autorités aux musulmans et chrétiens ». Pour cette activité, quatre (4) Mosquées sont retenues dans lesquelles ces ruptures collectives auront lieu durant ce mois béni. Selon le Chef de l’exécutif régional, l’objectif de cette rupture collective est de raffermir les liens entre les religieux pendant le carême et le ramadan qui coïncident. Au-delà du raffermissement des liens, cela permet de renforcer nos capacités de croyances en Allah le Tout Puissant et aussi à se pardonner pour aller de l’avant et à réfléchir sur la paix entre Maliens ainsi que les ressortissants des pays de l’AES, trois pays qui constituent aujourd’hui un seul peuple. « Les plus hautes autorités du pays ont pris cette initiative afin que le Mali puisse être un pays de paix et de solidarité. À Koulikoro, nous avons pris les dispositions nécessaires pour que tous les religieux, musulmans et chrétiens se retrouvent pour procéder à la rupture dans la communion » t-il soutenu. Le Gouverneur Sanogo a demandé aux religieux, aux koulikorois et aux ressortissants des pays de l’Alliance des Etats du Sahel(AES )de formuler des vœux et de faire des bénédictions, afin que la paix et le développement puissent être une réalité pour tous. Il a insisté de faire spécifiquement des prières pour le Mali et des bénédictions pour le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta pour qu’il puisse continuer à gouverner en bonne santé, qu’il puisse toujours gouverner comme il le fait avec un esprit religieux, patriotique et d’ouverture, toujours aux attentif aux problèmes des Maliens. Pour le colonel Lamine Kapory Sanogo « Toujours dans le cadre de Sounkalo solidarité, la région de Koulikoro a reçu suffisamment de dons de vivres de la part du président de la transition et aussi de certains partenaires. Ces dons ont été rationnellement distribués aux religieux et à beaucoup d’autres qui sont dans le besoin » a-t-il expliqué. Avant de faire savoir que toutes ces activités font partie de celles de Sounkalo solidarité. « Au-delà de ces kits alimentaires, le président a assez fait pour nous, il a réalisé beaucoup d’autres choses à Koulikoro, nous avons reçu des matériels médicaux, des ambulances, des forages, beaucoup de motos pour les personnes vivant avec handicap et inauguré récemment des kits solaires offert par lui aux artisans de la région parmi tant d’autres » a t-il conclu . Pour sa part, Salif Konaté de l’église protestante a affirmé : « nous sommes ravi de voir la communauté chrétienne parmi les musulmans pour la rupture du jeûne, cela témoigne de la solidarité parfaite des composantes religieuses de Koulikoro pour le vivre ensemble, la considération mutuelle. Elle est l’illustration parfaite de la solidarité pour laquelle le président de la République œuvre pour le bon développement de notre pays ». Enfin, il a remercié le Gouverneur pour son implication personnelle avant d’avouer sa parfaite satisfaction de voir cette cérémonie de rupture de jeûne pendant laquelle tout le monde est invité. Le premier vice-président du bureau régional du haut conseil islamique Mali, l’Imam Ousmane Konta, a expliqué le sens du jeûne et l’impact du geste de bonne volonté du Général d’Armée d’Armée Assimi Goïta pour soulager les musulmans pendant ces moments d’adoration. « Toutes les éditions de cette rupture de jeûne initiée par le président de la Transition ont rassemblé chrétiens et musulmans. Le président fait ce que la religion musulmane recommande. Rien que pour que cela, il a le soutien et les bénédictions de tous les musulmans du Mali, a-t-il conclu. ALD/KM (AMAP)

