Opportunités d’emploi : Une rencontre internationale pour aider les jeunes à créer leur futur

Bamako, 18 octobre (AMAP) Environ 120 participants nationaux, africains, américains et européens, prennent part, depuis jeudi, à Bamako, la première Conférence internationale sur les opportunités d’emploi pour les jeunes au Mali, destinée à chercher des solutions idoines aux défis auxquels la jeunesse malienne et d’ailleurs est confrontée. Il s’agira pour les participants de fournir une plate-forme permettant aux parties prenantes de dialoguer sur les opportunités d’emplois et de chercher des solutions idoines aux défis auxquels les jeunes du Mali et d’ailleurs sont confrontés. Ce cadre d’échange sera, alors, l’occasion pour les participants de partager leurs expériences sur l’offre d’emploi, les défis et les alternatives en matière de formation professionnelle et de l’accès des jeunes au capital. Aussi, un accent particulier sera-t-il mis sur l’entrepreneuriat des jeunes comme outil de stimulation du développement économique au Sahel. Pour ce faire, conférenciers, donateurs, hauts fonctionnaires et acteurs du secteur privé partageront leurs expériences, leurs expertises et leurs visions en vue d’un meilleur accès des jeunes à l’emploi. La rencontre de deux jours est organisée par le projet Emploi des jeunes crée des opportunités ici au Mali (EJOM). Financé par l’UE, à travers le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU), à hauteur de 13 milliards de Fcfa, ce programme est exécuté par un consortium d’organisations néerlandaises, l’Agence pour l’emploi des jeunes (APEJ) et la SNV. Ces assises dans la capitale malienne, dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, a coté de son collègue de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, ont enregistré, également, la présence du directeur national de la SNV, Harm Duilker, Mme Kudakwashe Dhliwayo de la SNV Zimbabwe, la délégation de l’Union européenne (UE) au Mali se donne comme objectif : d’« Impulser l’accès des jeunes au marché de l’emploi». ÉCHANGE D’EXPÉRIENCES – En la matière, les solutions ne manquent pas, les expériences, non plus. « Nous voulons que cette conférence internationale sur la jeunesse, qui vient de débuter, soit un événement annuel, qui puisse se tenir chaque année dans un pays », a souhaité Tom Derksen. Cinq points sont à considérer pour faciliter l’accès des jeunes à l’emploi, a estimé le directeur général de la SNV pour l’énergie et la jeunesse. Dans un premier temps, un gouvernement, qui œuvre pour la promotion, l’épanouissement et l’employabilité des jeunes, songe à la constitution d’un fonds de réserve. « La seconde alternative en la matière est de cibler les jeunes femmes, parce que les femmes ont plus de difficultés que les hommes à accéder au marché de l’emploi », a-t-il justifié. En troisième lieu, il a incité à trouver des approches pour orienter les jeunes vers les marchés du travail. A l’image, selon lui, de l’approche « Opportunity for youth employment (OYE) » de la SNV. Outre le problème d’accès aux finances (quatrième point), Tom Derksen a proposé de préparer un modèle de jeunes pour une nouvelle génération de leaders qui prendront en charge le futur du pays. Tout en invitant à un éveil de conscience, il a assuré du soutien de son organisation. « C’est à la jeunesse malienne de créer son futur, pas à nous. Nous pouvons l’équiper avec des formations et d’autres avis pour faciliter cela »,  a-t-il dit, interrogé à la fin de la visite des stands. Abondant dans le même sens, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a estimé que le thème retenu pour ce forum prouve que le défi de l’emploi reste toujours d’actualité. Me Jean Claude Sidibé a dit voir, par ailleurs, en ce projet un outil qui peut contribuer à la réalisation des ambitions de notre pays en matière d’emploi des jeunes. C’est pourquoi le chef du département a exhorté « les participants à un échange d’expériences sans complaisance sur l’entrepreneuriat dans toutes ses dimensions, afin d’aboutir à des recommandations fortes et pertinentes pour le plein emploi »,  a-t-il espéré. BBC/MD (AMAP)

Gao : Fin du Projet relance de l’économie et appui aux collectivités II

Gao, 18 octobre (AMAP) Le Projet de relance de l’économie et appui aux collectivités (RELAC II) qui est arrivé à terme, le 28 septembre 2019, a réalisé 47 microprojets économiques dans les Régions de Gao (42) et Ménaka (05) pour un coût total de 827 328 627 Fcfa, a appris l’AMAP, lors de l’atelier de clôture du projet, tenu, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Gao En effet, ces microprojets sont dans les secteurs d’activités de l’agriculture (32), de l’élevage (08), de la pêche et de l’artisanat (03). « Outre les appuis matériels et les aménagements, les porteurs de microprojets ont bénéficié d’un accompagnement à travers les services techniques de l’Etat et l’ONG partenaire AGIDE », a précisé Le chef de bureau-RELAC à Gao, Abdoulaye Konota. L’objectif du RELAC II, qui a duré 36 mois, était de poursuivre la stabilisation des zones post crise, à travers la relance de l’économie locale et l’amélioration des services rendus par les collectivités. Le projet Relance de l’économie locale et appui aux collectivités dans le Nord du Mali (RELAC II), financé par le Fonds fiduciaire d’urgence (FFU) pour l’Afrique de l’Union européenne (UE) est mis en œuvre, depuis le 29 septembre 2016, par l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (Lux Dev) dans 30 communes des Régions de Gao, Tombouctou, Ménaka et Taoudénit. Le représentant du coordinateur du projet du RELAC II, le responsable administratif et financier du projet, Djibril N’diaye, a déclaré que le projet, qui a démarré en septembre 2016, a été exécuté dans les délais prévus. « Nous pouvons dire que sur un budget de 10 millions d’euros, nous avons exécuté à 98%, à la date du 30 septembre 2019. L’ensemble des fonds et les reliquats restants ne sont pas trop importants parce que, sur la période d’extension qui a été accordée, nous sommes sûrs d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés grâce à toutes les stratégies mises en place, avec le concours de tous les acteurs du bas niveau au plus haut niveau », a soutenu le responsable administratif et financier du projet RELAC. Le représentant du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, le point focal du projet RELAC, Moussa Bilane Maiga, a félicité l’ensemble de l’équipe du projet RELAC II parce que, selon lui, c’est l’un des projets qui, malgré la situation sécuritaire, a pu atteindre les objectifs qu’il s’est fixés. Le représentant du gouverneur de la Région de Gao, Alhader Amadou Bella Maiga, qui a présidé cette rencontre, a rappelé que c’est « à la suite de la crise multidimensionnelle et institutionnelle, sécuritaire et politique qu’a connue le Mali, en 2012, et qui s’est traduite par une destruction des infrastructures publiques, des productions agricoles et d’un déplacement massif des populations », que l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (Lux Dev) a pris l’initiative du projet RELAC dans ses phases  I et II financé par les FFU de l’UE L’UE est devenue, ainsi, l’un des premiers acteurs à soutenir le gouvernement du Mali dans ses efforts pour atténuer les impacts de la crise de 2012 sur la vie et les moyens d’existence des Collectivités. «Ce projet, démarré, en fin de septembre 2016, s’est fixé comme objectif de poursuivre la stabilisation des zones post crise à travers la relance de l’économie locale et l’amélioration des services rendus par les collectivités, en dépit des contraintes sécuritaires, a pu atteindre des résultats conséquents’, a déclaré M. Maiga. En effet dans la région de Gao, 42 microprojets productifs ont été financés et accompagné au profit des organisations des communautés de base et des infrastructures publiques  de base ont été réalisées et de besoin de formations des collectivités ont été comblés » a poursuivi le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de Gao. Alhader Amadou Bella Maiga a déclaré ouvert les travaux, avant d’inviter les participants à suivre les travaux sur le projet RELAC II « avec intérêt enfin de formuler  des recommandations et des suggestions pertinentes ». Le premier acte, avant l’ouverture des travaux a été une visite laiterie de l’Association « Naney » de Berrah (Commune de Sony Ali Ber),  le jardin maraîcher du Comité des jeunes d’Aljanabandja, ainsi que trois étangs, un moulin et une pinasse de l’Association « Wafakay Konda » du 8ème quartier de Gao, qui sont quelques réalisations du projet RELAC II à Gao et dans la Commune Sony Ali Ber. A cette rencontre étaient aussi présents la 3ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saïma Maiga, et de nombreux participants venus des communes rurales des Cercles d’Ansongo et Bourem. AT/MD (AMAP)

Dialogue national inclusif à Ténenkou : Les participants recommandent la suppression de certaines institutions

Ténenkou,  18 Octobre (AMAP) Les concertations locales sur le dialogue national inclusif au niveau du Cercle de ténenkou  ont pris fin mardi,  sous la présidence de l’adjoint du préfet,   Hamadoun Tamboura, a constaté l’AMAP. Cette  deuxième phase des concertations au niveau local a enregistré la participation d’une centaine de participants venus  de toutes les couches de la société des différentes communes du cercle. L’objectif de la rencontre était  d’établir un diagnostic rigoureux des problèmes auxquels notre pays est confronté depuis plusieurs années et d’analyser de manière participative et inclusive les causes et les conséquences en vue de proposer des solutions de sorties de crise. Le représentant du chef de l’exécutif  local  s’est réjoui de la mobilisation autour du dialogue avant de féliciter les participants pour leurs propositions pertinentes  pour la prise en compte des préoccupations des communautés. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, l’instauration d’un dialogue franc avec les groupes radicaux, la lutte contre la délinquance financière,  la réduction du nombre de partis politiques et de certaines institutions de la République jugées peu rentables (Haute cour de justice, Conseil économique social et culturel) et  la réduction du nombre des syndicats . Ils ont également recommandé la restauration de l’autorité de l’Etat et de l’ autorité traditionnelle, le désenclavement du pays par la construction d’infrastructures , la mise en valeur de notre culture , la création d’ emplois et l’ instauration d’ un service militaire obligatoire pour inculquer les valeurs de patriotisme aux jeunes. Pour rappel, les participants ont échangé sur les thèmes liés à l’insécurité,  la mauvaise gouvernance,  la corruption, des mauvaises décisions de justice,  la pléthore des partis politiques et des syndicats,  l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat et de l’autorité traditionnelle,  l’enclavement,  l’abandon des us et coutumes, le chômage des jeunes et l’incivisme.  AS/AC (AMAP)