Manifestation du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) : Sans incidents à Dioila

Dioila, 11 août (AMAP) C’est sous la pluie qu’une cinquantaine de manifestants Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), s’est rassemblée sur la place de l’Indépendance de Dioila, pour réclamer le changement du mode de gestion du gouvernement et le départ du président de la République, a constaté l’AMAP. Ils ont dénoncé, par la voix de leur président et guide moral, Fousseyni Koné, ancien conseiller pédagogique à la retraite, « la mauvaise gestion, l’insécurité, la pauvreté et d’autres maux qui minent le Mali ». Le président du mouvement à Dioila, a dans son discours, martelé à plusieurs reprises le caractère non violent de la protestation. La manifestation a débuté, aux environ de 15 heures pour se  terminer à 15h40 mn sans incident. DF/MD (AMAP)

Cercle de Kadiolo : Point de la situation de l’hivernage et des cultures

Par Nabilaye Issa OUATTARA Kadiolo, 11 août (AMAP) La saison hivernale s’est installée, depuis le mois de mai, dans le cercle de Kadiolo qui se situe à l’extrémité Sud du Mali, dans la zone climatique soudanienne (climat tropical humide), a constaté l’AMAP. Cette année, la pluviométrie enregistrée de mai à nos jours (476 mm en 26 jours), est supérieure à la moyenne inter annuelle (341,2 mm). L’année dernière, à la même période, il est tombé 485 mm en 25 jours. Cette année, c’est donc une légère baisse pour la même période. Le Cercle de Kadiolo est une zone qui produit beaucoup de céréales, de tubercules. Quant au coton, la principale culture de spéculation de la zone, il a été largement impacté par la crise de la subvention de l’engrais. Lors de la campagne agricole passée (2019), le Cercle de Kadiolo a semé 23.600 ha de coton. Mais avec la crise, cette année il n’y a que 17.710 ha plantés, soit un manque de 5.890 ha. Dans plusieurs villages, les champs de coton sont à la fruitaison, les deuxièmes traitements insecticide sont terminés. La production de coton fibre attendue va largement diminuer, cette année, dans le Cercle de Kadiolo. L’engrais constitue aujourd’hui le problème majeur auquel les producteurs de Kadiolo sont confrontés en ce moment. Le système de distribution des engrais par voie électronique s’est introduit cette année. Au niveau du cercle de Kadiolo, le recensement a eu lieu en juillet passé. Pour le moment, il n’y a pas de mise en place. L’opération n’a pas débuté. Ce faisant, les producteurs ont été contraints de se rabattre sur les marchés locaux où le prix du sac varie actuellement de 15.000 à 16000 Fcfa . Suite à la contrebande, les marchés sont inondés d’engrais venant de pays voisins. L’achat d’engrais à un prix non subventionné empêchera de nombreux producteurs de bien enrichir les champs, notamment de maïs qui sont, aujourd’hui, à différents stades de croissance. Tandis que certains sont en phase d’épiaison, d’autres attendent encore le complexe. La chenille légionnaire est apparue dans certaines localités faisant courir des risques à la production céréalière. Malgré l’augmentation des surfaces emblavées en céréales, le cercle de Kadiolo ne sera pas à l’abri d’une pénurie alimentaire l’année prochaine. Les producteurs pourront être contraints de brader le peu de récoltes dont ils disposeront pour faire face à leurs besoins financiers. Le boycott du coton a poussé beaucoup à la culture des céréales. La crise cotonnière a poussé de nombreux paysans de Kadiolo à semer l’arachide et le Niébé qui ne demandent pas d’engrais mais ont un prix rémunérateur sur le marché (plus de 500 Fcfa le kilo). Malheureusement, les champs n’ont pas bénéficié de l’engrais nécessaire. De nombreux paysans sont en colère contre les autorités qui, “tous les ans, traînent les pieds pour mettre en place l’engrais subventionné au moment opportune”. L’engrais subventionné arrivera à un moment où le paysan n’est plus dans le besoin et les commerçants vont enlever tout le stock auprès d’agents de l’État.   “Voici la triste réalité qui blesse et doit interpeller la conscience de tous les décideurs. Pourquoi attendre août pour mettre en place de l’engrais ?”, s’interroge un paysan qui se dit écoeuré. Pour lui, en refusant de subventionner l’engrais, “l’État malien se verra contraint de subventionner les céréales, s’il veut éviter une pénurie alimentaire pour tout le pays”. NIO/MD (AMAP)    

Koro : Cinq militaires maliens blessés dans l’explosion d’une mine dans la commune de Dioungani

Koro, 11 août (AMAP) Cinq militaires maliens ont été blessés dimanche dans l’explosion d’une mine aux environs de Tonou, dans la commune rurale de Dioungani, cercle de Koro, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que le véhicule blindé transportant des militaires a sauté sur une mine qui l’a endommagé, blessant 5 de ses occupants vers 16 H aux environs de Tonou, dans la commune rurale de Dioungani, Cercle de Koro. Les blessés ont été transportés au Centre de Santé de référence de Koro pour des soins appropriés et l’engin endommagé transporté dans une position des Forces maliennes de Défense selon notre source qui ne précise pas un quelconque mouvement des assaillants dans la zone. OD/KM (AMAP)

Les Douanes saisissent à Bougouni des timbres fiscaux frauduleux d’une valeur de 200 millions de Fcfa

Bamako, 10 août (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) des douanes de ont découvert, mercredi dernier, à Bougouni (Sud) dans les soutes d’un bus de transport en commun, des paquets de timbres fiscaux, frauduleusement imprimés à l’étranger, d’une valeur de plus de 200 000 000 de Fcfa. Vers 19 heures, les agents des douanes en poste au PK7 de Bougouni ont reçu un car d’une compagnie de transport de la ligne Sikasso-Bamako. Le conducteur s’est présenté au poste pour les formalités de passage. Il a déclaré aux agents qu’il ne transporte à bord que des effets personnels et des passagers. Les agents des douanes ont douté de la déclaration du chauffeur. Ils ont, alors, décidé de fouiller les soutes à bagages ainsi que tous les endroits susceptibles de servir de cache aménagé du véhicule. Au bout de quelques minutes de fouille, un agent des douanes a découvert des colis bien emballés et soigneusement dissimulés au fond d’une soute. Le carton solidement scotché contenait des paquets de timbres fiscaux contrefaits. Après cette découverte, les agents des douanes ont constaté l’infraction en présence du chauffeur malgré les actes de provocation de certains témoins. Les agents des douanes qui n’ont pas répondu à ces agressions verbales sur instruction de la hiérarchie douanière se sont attelés à la sécurisation des produits saisis. Informé par le chef de la BMI, le directeur régional des Douanes a instruit de procéder au décompte des faux timbres fiscaux. Au total, il a été dénombré 83.200 unités de 2.500 Fcfa. Les enquêtes complémentaires sont en cours pour remonter le réseau mafieux à la base de ce trafic. Le directeur général des Douanes a félicité les agents pour leur vigilance et appelé les populations à une franche collaboration avec les services douaniers dans l’exercice de leur mission. AC/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : Une campagne agricole prometteuse à l’horizon

Par Moussa DIAKITE Nioro, 10 août (AMAP) La campagne agricole 2019-2020 se présente sous de très bons hospices a Nioro dui Sahel (Ouest, contrairement aux dix dernières années. Chose rare au Sahel, les pluies ont commencé à tomber depuis mi-juin et continuent à être toujours au rendez vous. Elles se sont aussi bien reparties dans le temps. Les paysans, à l’exception de ceux qui ont longtemps hésité, se sont vite rendus dans les champs pour les semis. Dans le Cercle, on cultive du sorgho, du petit mil, de l’arachide, du niébé et du mais par endroit. Dans les Communes de l’Est (Trougoumbé, Diarrah, Yéréré, Gogui, Diabigué, Baniré et Koréra), le sorgho est à l’état de montaison, l’arachide et le haricot (niébé) à l’état de fleuraison dans l’ensemble. Concernant les Communes du nord (Nioro, Tougouné et Gogui), les cultures ont accusé un léger retard mais se trouvent dans un état plus satisfaisant que l’année derrière, à la même période. A Youri, Gavinané et Diaye Coura, situées à l’Ouest du Cercle, le constat est le même. Les cultures sont dans un état satisfaisant nettement supérieur aux dernières années, à la même période. L’état des cultures est très satisfaisant dans les Communes du Sud (Simby et Sandaré) considérées comme les grandes zones de culture du Cercle de Nioro. Dans ces deux communes dénommées greniers du Cercle de Nioro, il pleut abondamment et les populations pratiquent à 90% l’agriculture. On y cultive du sorgho, du petit mil, du haricot, du mais, de l’arachide, de la pastèque, de la pomme de terre et, surtout, des cultures potagères comme l’oignon dont les grandes productrices sont les femmes. Ce dernier fait de Sandaré une zone stratégique qui ravitaille le Cercle de Nioro et toute la Région de Kayes, pendant un bon moment de l’année. Cette année, en ce début du mois d’août, dans le Cercle de Nioro, on peut dire que l’état des cultures est très satisfaisant dans l’ensemble, assurent les techniciens. Les pluies sont au rendez vous. La campagne agricole s’annonce prometteuse. L’état des pâturages est aussi bon. Il y a des herbes et des flaques d’eau partout. Les animaux donnent l’impression d’être dans un paradis. Pour le spécialiste Moussa Dembélé, chef de service de l’Agriculture, il n’y a, pour le moment, aucune menace d’insectes nuisibles sur les plantes. Selon lui, si les pluies continuent jusqu’en fin août et si les oiseaux granivores ne rendent pas la campagne difficile, le Cercle de Nioro battrait son record de production, cette année, et les récoltes pourront tripler « car, dit-il, le sol sahélien est très riche et rapide ». MD/MD (AMAP)

Douentza : Début normal de la campagne agricole 2020

Par Awoi DICKO Douentza, 10 août (AMAP) Contrairement à la campagne agricole 2019, celle de 2020 dans le Cercle de Douentza a débuté au mois de juillet pendant lequel, le Cercle a enregistré ses premières pluies. Les paysans avertis n’ont pas attendu le début des pluies pour commencer les semis. Depuis fin mai et début juin, certains ont déjà commencé les semis à sec. Par ailleurs, d’autres paysans ont attendu la tombée des pluies pour commencer les semis. Sur l’ensemble du Cercle de Douentza, les semis sont faits. Les champs ont bien poussé à cause de la bonne répartition des pluies, bien qu’elles ne soient pas très régulières dans le temps et l’espace. Les sols restent très humides. On s’attend, pour le moment, à un bon début d’hivernage dans le cercle de Douentza. « Les ré-semis sont d’actualité », nous confie le gérant de la Coopérative des producteurs de la semence de mil Tabi, Hamidou Boureïma. Le mil de Tabi, une variété précoce qui a un cycle de deux mois dont la teneur en fer est élevée et adaptée au conditions et au changement climatique. Selon lui, « chaque jour, il reçoit des paysans qui achètent la variété pour les semis et ré-semis ». La majorité des paysans sont dans le premier labour mais dans certaines zones qui pratiquent les semis à sec, les paysans ont déjà commencé le deuxième labour. Sur l’ensemble du Cercle, toutes les spéculations semées ont quasiment bien poussé et ne souffrent pas de manque de pluie. Ce qui maintient les plants en forme et en bonne santé. Les pluies ont suffisamment arrosé les champs, alimenté les cours d’eaux (mares et rivières), les producteurs du riz pluvial sont à pied d’œuvre, les champs de riz sont au stade de tallage et montaison. Les producteurs du riz à Douentza font face, cette année, à un niveau élevé d’eau dans les champs et au défi du désherbage. C’est pourquoi, la plupart d’entre eux font recourt aux herbicides pour désherber les champs. Dans le Cercle de Douentza, les spéculations semées par les paysans sont, entre autres, le petit mil pour la majorité, le riz, le niébé, l’arachide, le fonio. Ce début de campagne agricole, dans le Cercle de Douentza, a été également marqué par des inondations par endroit. Le 10 juillet 2020, suite à une pluie qui a fait déborder le canal, communément appelé Gorel, une inondation a fait des milliers de victimes et d’importants dégâts matériels qui se chiffre à des millions dans les quartiers de Fatoré et une partie du l’ancien quartier Saré, dans la Commune urbaine de Douentza. Le seul problème auquel les paysans de Douentza sont réellement confrontés et qui constitue un obstacle à leurs activités agricoles est l’insécurité qui règne dans tout le Cercle. En ce début d’hivernage, la ville de Douentza a enregistré des déplacés du village de Koira-Bréri, un village réputé agricole dans la zone et qui compte plus de 3000 âmes. Dans le village de Petaka, à une vingtaine de kilomètre de Douentza, plusieurs fois, des paysans ont été attaqués dans leur champ par des individus non identifiés, faisant plusieurs victimes du côté des paysans et des assaillants. Il est fréquent de rencontrer, à tout moment, les paysans qui reviennent des champs plutôt que prévu, à cause des tirs entendus en brousse ou après avoir eu écho d’attaque contre les paysans. Du fait de l’insécurité et de peur de perdre leur vie, certains paysans du Cercle de Douentza ont dû renoncer à la culture de certains de leurs champs. D’autres ont même abandonné les travaux champêtres pour choisir l’aventure, afin de subvenir aux besoins quotidiens de leur famille. AD/MD (AMAP)

Campagne agricole 2020 : La Région de Koulikoro attend impatiemment l’engrais subventionné

Par Amadou MAÏGA Koulikoro, 10 août (AMAP) Dans la Région de Koulikoro, beaucoup de cultures sont à la levée mais le maïs est à la montaison et se trouve à l’état où il besoin de fertilisation. « Cette spéculation a ce besoin, à un moment précis, sinon le paysan le sentira sur son rendement », s’inquiète le chef secteur agriculture, Fouceni Koné. Selon M. Koné, le visage de la campagne agricole 2020 n’est pas différent de celui de 2019 dans le cercle de Koulikoro. « La seule différence entre les deux campagnes, signale le chef de secteur agriculture de Koulikoro, c’est le retard des activités de la fertilisation ». « En 2019, les champs avaient été fertilisés et présentaient un meilleur aspect par rapport à 2020 », soutient le technicien. Certains paysans, interrogés dans la Commune de Dinandougou et dans un village de la Commune de Baguineda, dans le Cercle de Kati, proche de Koulikoro, partagent les mêmes préoccupations. De l’avis de Sidiki Coulibali, du village de Gossi, dans la Commune de Dinandougou, le démarrage des travaux champêtres a été difficile avec l’irrégularité des pluies, mais, à présent, il pleut et nous avons fini avec les semis de maïs et de mil. L’heure est au désherbage. « Notre seule préoccupation demeure la non disponibilité des engrais subventionnés », dit M. Coulibaly. Un souci que partage Daouda Traoré de Baguineda. Pour ce dernier les semis sont en cours dans sa localité et il y a insuffisance de pluies. « Pour augmenter les rendements de maïs, on a créé des associations et coopératives pour encourager les paysans à cultiver cette spéculation grâce à la subvention d’engrais, malheureusement, jusqu’à cette première décade d’août, les engrais subventionnés ne sont pas encore disponibles. Or, les premiers semis de maïs sont à la peine faute d’engrais », regrette Youssouf Diarra, représentant de l’inter profession maïs à Koulikoro. « Si le problème n’est pas résolu à temps, cela risque de compromettre la campagne car les rendements en maïs vont fortement chuter », s’alarme M. Diarra avant de solliciter l’appui urgent de l’Etat pour résoudre rapidement ce problème d’engrais subventionnés. Le visage des campagnes agricoles 2019 et 2020 n’est pas différent de celui de 2019 dans le cercle de Koulikoro et « le niveau des emblavures est semblable à la même période », a expliqué le chef secteur agriculture de la localité. « Mais le constat majeur, c’est le retard dans le démarrage de la campagne agricole, ces dix dernières années, dû en grande partie aux effets des changements climatiques », a-t-il souligné. Selon M. Koné, l’irrégularité des pluies et leur répartition dans l’espace sont des aléas qui retardent la campagne. « Cette situation fait que nous conseillons aux paysans d’utiliser les variétés précoces. Parmi celles-ci, des variétés qu’on sème en juillet réussissent à 99% », assure Fouceni Koné qui fait remarquer que l’évolution des pluies est normale. Ce qui permet d’espérer une bonne campagne. BONNE PLUVIOMETRIE – Les quantités de pluies recueillies du 1er mai au 31 juillet 2020, aux différents postes pluviométriques, sont généralement supérieures à celles de l’année dernière, à la même période. A Koulikoro, par exemple, au 31 juillet 2020, 331,5 mm de pluies ont été enregistrés en 28 jours contre 298,6, en 24 jours, à la même date en 2019, 495 mm en 23 jours à Sirakorola, en 2020, contre 322mm en 19 jours en 2019, à Dinandougou 394 mm en 21 jours contre 306 mm en 17 jours. Cependant, les niveaux ont été inférieurs à Koula avec 201 mm, en 21 jours, en 2020 contre 298 mm en 16 jours en 2019, à Nyamina, 322 mm en 26 jours en 2020 contre 327,5 mm en 22 jours en 2019, à Tienfala 313 mm en 24 jours en 2020 contre 344 mm en 20 jours en 2019. En termes de réalisations d’emblavures, à la date du 31 juillet, 28.854 ha de mil ont été réalisés sur une prévision de 35.000 ha, 29.571 ha de sorgho sur une prévision de 31.187 ha, 18.592 ha de maïs sur une prévision de 24.150 ha, 3019 ha de riz pluvial sur une prévision de 35.000 ha, en riz bas fond 3.447 ha ont été réalisés sur une prévision de 35.000 ha. AM/MD (AMAP)  

La campagne agricole à Diéma : d’un bon pied

Par Ouka BA Diéma, 09 août (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 a bien démarré dans le Cercle de Diéma où, cette année, elle est survenue un peu tôt. Les premières pluies ont été enregistrées vers mi-juin. Ici en terre du Kaarta, l’hivernage commence véritablement à partir du 15 juillet. A la date du 6 août 2020, la quantité de pluie recueillie est de 341,2 mm en 19 jours, contre 196,8 mm en 18 jours, l’année dernière, à la même période. Les pluies sont équitablement réparties dans le temps et dans l’espace. Le stade phénoménologique des cultures se présente comme suit : le mil est en début tallage, début montaison pour le sorgho et le maïs, l’arachide au stade de ramification ou début floraison, le woandzou et le niébé sont au stade ramification. L’évolution des cultures est satisfaisante dans l’ensemble. Toutefois, il faut signaler des dégâts légers constatés sur certaines spéculations, mil, sorgho et maïs, causés par des  déprédateurs, oiseaux granivores, sautériaux et chenilles. On assiste au remplissage progressif des cours d’eau et des mares, facilitant ainsi l’abreuvement quotidien des animaux. Les pâturages sont abondants. Les animaux ont retrouvé leur embonpoint. Les mouvements du cheptel sont réguliers, ils s’effectuent du sud vers le nord. Les marchés à bétail sont bien approvisionnés. Après la fête de tabaski, les prix des animaux ont chuté. Ce producteur et planteur de Dioumara-Koussata, en quête de carte d’identité,  rapporte que dans plusieurs parties de son champ de mil, qui renferment suffisamment de fumier, les tiges ont follement poussé, et peuvent dépasser la taille d’un chien. Il était obligé de ressemer le mil, car tous ses semis ont été dévorés par une espèce d’oiseaux, à long bec, appelé n’tolé. Il n’a pas voulu cultiver de la pastèque à cause du faible rendement l’année dernière de cette culture de rente. « Aujourd’hui, je devais semer du niébé, explique-t-il, mais j’étais obligé de venir à Diéma pour une commission ». Il dispose d’un hectare et demi de plantation d’eucalyptus et de manguiers, « mais malheureusement, regrette l’homme en pinçant les lèvres, ces derniers sont tous morts à cause des termites blanches qui se sont attaquées à leurs racines ». Il affirme être en rupture d’engrain. Il a partagé avec quelques voisins le seul sac qu’il conservait. Quant à la question de savoir si la campagne réussira, notre interlocuteur demeure optimiste, mais il émet des réserves. « Il faut, déclare-t-il,  avec insistance, que les pluies continuent de tomber jusqu’à la fin du mois d’octobre ». « Ainsi, mes frères et moi, nous allions remplir nos greniers », dit-il en démarrant sa moto. Bakary Dia, est notable à Nianka, Commune rurale de Diéoura. L’une des techniques culturales de ce producteur consiste à semer tôt dans la terre sèche, avant même les premières pluies, appelées pluies des manques, qui sont supposées « laver les mangues » avant de les consommer. « Quand on a près de quarante bouches à nourrir, déclare-t-il, on n’a pas le droit de badiner avec la  terre. Il faut travailler afin de ne pas vivre au crochet des autres », déclare-t-il. Quand l’hivernage arrive, il abandonne ses activités comme marabout, pour prendre la direction du champ, accompagné de ses enfants. Il apprécie la fertilité des sols constitués, en grande partie, d’argile. Le seul problème de ce genre de terre, c’est que s’il pleut, il faut la laisser assécher un peu, deux à trois jours, avant de semer ou désherber. « Nous, on ne connaît pas d’engrain. Rares sont ceux qui en utilisent dans leur champ, à cause de la bonne qualité des terres’, explique-t-il. Il estime sa production annuelle à plusieurs centaines de ’moudes’ de céréales (un moude est l’équivalent de 3 kg). Ce producteur agricole natif de Diéma a été désigné en 2005, ‘Paysan pilote’. Il a reçu, à l’époque, des mains de l’ex premier Ministre Issoufi Maiga, en visite dans la localité, un tracteur, sur cale actuellement. Mahamadou Koita, marié et père d’une nombreuse famille, dispose d’un champ d’une dimension de 8 hectares. Ses cultures semblent un peu en retard, la taille de son mil  pouvant cacher seulement un poulet. Le seul conseil que retient cet homme, qui ambitionne d’apporter sa « modeste contribution au développement du secteur rural », c’est de suivre correctement le calendrier agricole. BONS PRESAGES – Sékou Sissako, notable à Diéma, se fie aux signes précurseurs pour se décider. Cette année, en début d’hivernage, un vent poussiéreux et opaque réduisant la visibilité, a soufflé du sud, du côté de Kita (Ouest). « Indiscutablement, poursuit l’homme, la campagne sera excellente, mais s’il (Ndlr, le vent) était venu du nord, vers Nioro, ce serait catastrophique : la disette allait s’installer. L’un des signes sur lequel il fait ses calculs, pour dire que l’hivernage sera propice, est un groupuscule d’étoiles entassées dans le ciel, qui apparait à l’est, à partir du 7ème mois. On les appelle ‘Gnougougnougou’. Il existe d’autres bons présages. Par exemple, si au cours du 6ème mois, la  première pluie tombe, les propriétaires de maisons en banco, commencent la réparation de leurs abris, en utilisant parfois les flaques d’eau. Daouda Sacko, un jeune originaire de Tinkaré, situé à 5 km de Diéma, soutient que la campagne a réussi. Mais il craint surtout l’apparition des déprédateurs qui causent d’importants dégâts aux cultures. Le petit champ d’arachide de Diatou, situé sur le versant de l’affluent d’une mare, est immergé en ce moment. La dame attend le retrait des eaux pour pouvoir faire l’entretien de sa superficie. Salifou fait partie des personnes qui ne croient pas à la réussite de la campagne cette année. « Avec l’apparition précoce des cantharides, soutient-il, l’hivernage tire vers sa fin. Généralement, ses insectes sortent quand le maïs entre dans sa maturation », analyse-t-il. Une femme d’ajouter que cette période de ‘tiotiokalo’ (période de pertes averses),  signale la fin des pluies. MESURES DE SECURITE – Pour des raisons de sécurité, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a pris des mesures drastiques pour interdire la pratique des hautes cultures telles que le mil, le sorgho et le maïs, dans les concessions et aux alentours. On

Sikasso : Réunion sur la gestion de la désobéissance civile

Sikasso, 08 août (AMAP) Une rencontre autour de la désobéissance civile, qui a paralysé les services publics, à Sikasso (Sud), a regroupé, vendredi, le gouverneur de Région, Boubacar Bagayoko, entouré de ses proches collaborateurs, et des acteurs de l’Administration ainsi que de la société civile, a constaté l’AMAP sur place. La rencontre, à laquelle ont pris part le préfet du Cercle, les services de sécurité, le représentant du tribunal, certains services régionaux, des chefs traditionnels, les communicateurs traditionnels et la société civile, a fait un large tour d’horizon sur le déroulement de la contestation qui a impacté sur le bon fonctionnement des services publics. Pour le gouverneur de Région, le constat n’est pas reluisant à Sikasso car les organisateurs de la désobéissance civile ont fait sortir les travailleurs de plusieurs services vitaux comme Energie du Mali (EDM), la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), les Impôts, le Trésor, l’Urbanisme, le Conseil régional. « Notre liberté s’arrête là où commence celle d’autrui », a dit le gouverneur qui a lancé un cri de cœur aux auteurs pour qu’ils préservent « la tranquillité et la stabilité dans notre localité ». Il a invité les notabilités et les parents des jeunes à s’impliquer pour que les manifestations n’empiètent pas sur le bon fonctionnement des activités de la localité, ajoutant que «la désobéissance civile est un droit volontaire et personnel ». Le substitut du procureur a indiqué que le Tribunal de Sikasso n’a pas été épargné. Selon lui, des représentants du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) ont demandé la fermeture de ce service, pour cause de désobéissance civile, « au moment où des jeunes étaient présents pour obtenir des casiers judiciaires et des certificats de nationalité pour un concours dont la date limite de dépôt des dossiers venait à échéance le lendemain ». « Il a fallu beaucoup d’acrobaties pour les convaincre », a-t-il ajouté. A l’issue des débats, les participants ont reconnu le droit à la désobéissance civile avant d’ajouter qu’elle doit être volontaire et personnelle « sans contraindre tout le monde à suivre le mouvement ». Enfin, la rencontre a invité les religieux et les notabilités à s’impliquer davantage auprès des auteurs, pour préserver la paix et la stabilité dans la capitale du Kénédougou. FD/MD (AMAP)

Mali: Sit-in du M5-RFP pour la libération de ses militants à Kayes (Ouest)

Kayes, 08 août (AMAP) Des membres et sympathisants du (Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) ont instauré un siège, les 6 et 7 août derniers, devant le Palais de justice de Kayes pour demander la libération de leurs militants. Abdoulaye Keita, Maimouna Gadjigo, Aly Dougnon et Fatou Thiam, selon des responsables locaux du M5-RFP, ont été placés sous mandat de dépôt, après leur arrestation lors des manifestations dans le cadre de la désobéissance civile initiée par les opposants qui demandent la démission du président Ibrahim Boubacar. Aly Dougnon a été « arbitrairement » arrêté hier (Ndlr, mercredi 5 août 2020), alors qu’il assistait à la sensibilisation pour la désobéissance civile dans la mairie de Kayes. D’après le site KayesKunafoni, Fatoumata Mallé, chef de bureau de l’Etat civil de la mairie de Kayes, a porté plainte pour « coups et blessures ». Le jugement de ces personnes est prévu pour le 20 septembre 2020. Jeudi et vendredi, les manifestants ont organisé un sit-in devant l’entrée principale du tribunal, pendant plus de trois heures, sous un temps ensoleillé, sans obtenir gain de cause. Certains étaient assis sur leur mobylette, tandis que d’autres se tenaient débout. Les gens conversaient peu. Le silence n’est brisé que lorsqu’on demande à ces gens le motif de leur présence à cet endroit. Mécontents du refus de la justice de libérer les personnes arrêtées, ces manifestants ont aussitôt pris leur moto pour se diriger vers le pont qui relie la grande ville à Kayes N’Di. D’autres s’y sont rendus à pied. N’eut été l’intervention énergique des Forces de sécurité, ces manifestants allaient perturber la circulation, en bloquant les différents accès de cet ouvrage. De l’autre côté du fleuve Sénégal, précisément la rive droite, où se trouve Kayes N’Di, quelques gens avaient même posé des barricades sur la voie, à côté du poste de police. Bien qu’ils aient réussi à perturber la circulation pendant quelques temps, ils se sont finalement repliés aux abords de ce pont, suite à l’intervention des Forces de sécurité. Celles-ci ont finalement repoussé les manifestants que se sont retranchés aux abords de la voie. Peu avant 13 heures, des agents de la sécurité ont finalement contraint les manifestants à se retrancher près du pont, sous l’œil vigilant de plusieurs autres agents de sécurité postés devant la résidence du gouverneur. BMS/MD (AMAP)