Campagne agricole 2020-2021 à Tominian : Démarrage difficile

Tominian, 8 sept (AMAP) La campagne agricole 2020-2021, dans le Cercle de Tominian, a connu un démarrage difficile marqué par l’installation tardive de la saison hivernale, la mauvaise répartition et l’irrégularité des pluies conduisant à un début des opérations de semis seulement dans la 2ème décade du mois de juin, selon le chef secteur de l’Agriculture de Tominian, Cheick Oumar Togo. “Compte tenue de l’irrégularité et de la mauvaise répartition des pluies, les objectifs d’emblavure ne sont pas très satisfaisants. Les entretiens des champs sont en cours”, a ajouté M. Togo. Indiquant l’état végétatif des cultures, il a note que “le mil, le riz sont au stade du tallage, le sorgho, le maïs au stade de montaison, le fonio et le niébé au stade de la ramification et l’arachide au stade de la floraison”. La campagne se déroule normalement selon le chef secteur de l’Agriculture, l’état végétatif des cultures est satisfaisant dans l’ensemble, les pluies sont régulières et l’humidité satisfaisante. Les hauteurs de pluies enregistrées au cours de la décade du 21 au 31 août 2020 sont supérieures à la celles enregistrées au cours de la décade du 21 au 31 août 2019, au niveau de tous les postes pluviométriques, exceptés Fangasso et Timissa. L’état de la végétation indique que le tapis herbacé est dominant, l’on constate la régénération de la ligneux fourragère, la forêt est dense et l’état des arbres est satisfaisant. Le secteur de l’Agriculture de Tominian rencontre des difficultés, notamment l’insuffisance numérique du personnel d’encadrement, de moyens logistiques et de fonctionnement. Il faut signaler que c’est seulement maintenant que l’engrais subventionné est disponible et est en train d’être acheminé dans les différents arrondissements. ST/MD (AMAP)

Insécurité dans le Cercle de Tominian (Centre) : Vivre la peur au ventre

Tominian, 8 sept (AMAP) Dans les Communes de Lanfiala et de Timissa, au nord du Cercle de Tominian (Centre) vivre la peur au ventre est devenu le quotidien des communautés, après les multiples attaques dans les villages frontaliers avec le Burkina Faso. Des centaines de déplacés des deux communes affectées par l’insécuritésont àLanfiala et d’autres àTimissa. En plus de cette insécurité, la Commune de Lanfiala connait plusieurs affrontements, depuis environ un mois, d’après une source locale. Des chasseurs traditionnels (donzo) qui veulent protéger les populations s’opposent àdes présumés djihadistes qui, d’après une autre source sure, sont retranchés dans les grottes du village de Tasselima, un dans la Commune de Timissa et à Matinani, village de la Commune de Lanfiala, frontalier avec le Burkina Faso. D’après des sources locales, la présence des hommes armés dans les grottes de Tasselima, qui sont le prolongement des falaises de Bandiagara dans la région de Mopti, a étéconstatée par les communautés frontalières qui auraient donnél’information aux autorités du pays. Les récentes attaques entre assaillants et dozons ont conduit ces derniersàun repli stratégique au cours duquel ils auraient enregistrétrois morts dans leurs rangs et perdu des dizaines de motos. Deux autres engins auraient étébrûlés. Côté assaillants,  il y aurait eu des pertes d’hommes sans qu’on puisse en conntaitre le nombre. Selon les autorités communales, les forces de défense et de sécuritéauraient étésaisies.   ST/MD (AMAP)

Le Commandant du théâtre des opérations Est « Maliko » prend contact avec les médias de Gao

Gao, 8 sept (AMAP) Le commandant du théâtre des opérations Est «Maliko», le colonel-major Toumani Koné, a rencontré, lundi, dans la salle de réunion du gouvernorat de Gao les hommes des médias de la région de Gao, pour une prise de contact afin de mener à bien les missions sécuritaires qui lui sont assignées. Nombreux au rendez-vous, ont demandé à l’officier qu’elle était l’état des relations entre les forces de défense et de sécurité maliennes et les troupes étrangères (Barkhane et onusiennes). Le directeur de la radio « Adar-Koïma », Kader Touré, a dit que le grand souci des médias est « la sécurité de nos communautés parce que c’est notre raison d’être ». Pour lui, le problème au niveau des forces de sécurité maliennes est qu’elles préfèrent communiquer avec la presse nationale voire internationale qu’avec la presse locale qui, selon lui, « est mieux écoutée par les populations locales ». Le chef militaire a dit qu’il compte beaucoup sur le concours de la presse régionale pour la bonne marche de ses opérations dans la Région. Il a ajouté que les forces de défense et de sécurité maliennes ont des limites parmi lesquelles « la méconnaissance de la population ». Il a expliqué, aussi, les tirs de sommation pour la presse afin de relayer l’information à la population de Gao sur leurs supports. Le colonel-major Toumani Koné a souligné que les Forces armées maliennes (FAMa) et les autres forces étrangères travaillent, en étroite collaboration, pour traquer un seul et même ennemi. AT/MD (AMAP)

Conservation des Archives: Mission d’exploration dans la Région de Kayes 

Kayes, 8 sept (AMAP) Le directeur national des Archives du Mali (DNAM), Sékou Diabaté, a conduit, du 2 au 4 septembre 2020, une délégation à Kayes, en prélude  de la construction d’une direction régionale des Archives prévue en 2022. La délégation, qui s’est rendue sur les ruines de la préfecture et de la sous-préfecture, a pu constater et mesurer l’ampleur des dégâts provoqués par l’incendie des bureaux du préfet et de ses adjoints et des archives irrécupérables de la capitale de la 1ère Région administrative du Mali. « Nous sommes venus à Kayes pour voir les archives incendiées. Il s’agit, pour nous, de récupérer ce qui peut l’être, d’aider la préfecture dans la formation d’archivistes. Nous travaillons, également, sur la numérisation des dossiers page par page », a expliqué le Sékou Diabaté. Après avoir eu une séance de travail avec le préfet du cercle de Kayes, Bernard Coulibaly, les membres de la délégation de la DNAM se sont rendus dans les anciens locaux de la préfecture et de la sous-préfecture, tous situés au cœur de la ville. Ils ont été ébahis de constater des bâtiments en ruines, des documents consumés, totalement ou en partie. Dans le lot, on retrouve des archives de 1896 à nos jours, des cartes NINA (Numéro d’identification nationale), des actes administratifs et judiciaires, parmi tant d’autres. Les papiers étaient éparpillés par terre et pour visiter l’intérieur des bureaux, les visiteurs sont obligés de marcher sur tout ce fatras de papiers, aggravant le risque de perte de ces précieux documents. Ces bureaux contenaient 300 mètres linéaires (mesure des archives) de documents. Ensuite, M. Diabaté et sa délégation ont rencontré le gouverneur, l’inspecteur général de police, Mahamadou Zoumana Sidibé, avant de visiter la salle des archives. Le même spectacle de désolation attendait les visiteurs au gouvernorat de Kayes où certains documents étaient entamés par les eaux de pluie qui coule sur une partie du sol. Cependant, à la différence de l’ancienne préfecture, beaucoup de documents sont en bon état au gouvernorat. Mais les conditions de leur conservation doivent être améliorées. Les agents des archives aspirent à une amélioration de leurs conditions de travail. Une autre tâche qui attend les autorités est sans doute la reconstruction ou la rénovation des bâtiments abritant les archives. La DNAM souhaite obtenir une parcelle de 1ha200 pour construire le siège de sa direction régionale dont le coût est estimé à 403 888 388 Fcfa. Elle mise sur le Budget spécial d’investissement (BSI) pour le financement de ce projet. D’après Sékou Diabaté, le processus de création et de construction de cette direction régionale sera engagé si ses services parviennent à obtenir les documents de la parcelle avant fin mars 2021. Le gouverneur de Région s’est proposé de saisir les services compétents pour trouver une parcelle qui abritera la future direction régionale des Archives de Kayes. La préfecture, la sous-préfecture et le gouvernorat de Kayes sont considérés comme les temples des archivistes maliens. En plus des archives de la 1ère région administrative du pays, on y retrouve, également, des documents, comme le plan du Palais de Koulouba, datant de l’époque coloniale et qui retracent l’histoire de l’ancienne colonie française du Soudan, aujourd’hui Mali. Beaucoup de chercheurs, notamment des étrangers, consultent fréquemment les archives du gouvernorat et de la préfecture. L’incendie de la préfecture et de la sous-préfecture, le 13 mai 2020, est consécutif aux manifestations des populations de Kayes contre la mort d’un jeune motocycliste, Seyba Tamboura (17 ans) survenue dans la nuit du 11 au 12 mai 2020. Deux autres jeunes, Kalifa Kané (30 ans) et Bakary Traoré (12 ans) ont, aussi, trouvé la mort lors de ces troubles. C’est la deuxième fois que des manifestants s’en prennent aux bureaux de l’administration dans la Région de Kayes. En 2018, des jeunes avaient saccagé les locaux du Cercle de Kéniéba qui abritent aussi des archives très anciennes. BMS/MD (AMAP)

Bankass : Une saison des pluies prometteuse (services techniques)

Bankass, 8 sept (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 a démarré dans les conditions caractérisées par une accessibilité et une disponibilité des produits alimentaires sur les marchés locaux , de la main d’œuvre agricole quoique insuffisante, par endroits, compte tenu de la situation sécuritaire », a déclaré le chef secteur d’agriculture, Allaye Guindo. La situation pluviométrique est « assez favorable dans toutes les communes, une situation phytosanitaire relativement calme », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter qu’ « il faudra signaler le retrait des différents projets et programme à cause de l’insécurité, (qui) a laissé un vide, en termes d’appui des intra et de renforcement des capacités des producteurs pour la mise en place de cette campagne ». Selon la même source, un retard a été pris pour la délivrance des autorisations d’achat pour les engrais subventionnés dont le quota est très insuffisant. Malgré l’insécurité, le déplacement des producteurs vers les grandes villes, les superficies emblavées sont 5.750 ha pour le riz, 300 ha pour le maïs, 2.950 ha pour le sorgho, 146.250 ha pour le mil, 2.000 ha pour le fonio, 6.000 ha pour l’arachide et 3.200 ha pour le voandzou. La superficie totale emblavée est de 180.355 ha, toute spéculation comprise pour les cultures sèches et légumineuses. En générale, les conditions hydrométéorologiques sont meilleures à celle de l’année dernière, dans toutes les communes. Pour ce mois de septembre, les cultures sont favorables et en début épiaison. AKG/MD (AMAP)

Gao : Des élèves marchent pour leur avenir

Gao, 8 sept (AMAP) La coordination régionale des élèves et étudiants de Gao, dans le Nord du Mali, a organisé, lundi, une marche pour protester contre le blocage des négociations entre syndicats d’enseignants et autorités et la menace d’une année scolaire « blanche », a constaté l’AMAP sur place. Les nombreux élèves, toutes classes confondues, ont pris le départ du lycée Yana Maiga pour s’arrêter au gouvernorat de Gao. Les manifestants portaient des pancartes avec des messages tels que : « Les grèves incessantes des enseignants, plus jamais ça au Mali », « Nous voulons étudier. L’éducation est un droit », ou encore « Pas question d’année blanche ». Dans leurs doléances lues par le représentant du coordinateur régional de l’Association des élèves et étudiants (AEEM) de Gao, Ibrahim Ag Iwanadine, ils revendiquent « la tenue d’une rencontre urgente avec les enseignants pour avoir une solution urgente, la recherche d’une meilleure formule pour sauver l’année en cours, l’adoption de mesures de circonstance pour les élèves du Nord, particulièrement ceux de la Région de Gao afin qu’ils puissent avancer dans leurs cursus scolaires ». Parmi les doléances figurent, aussi, « l’application stricte de l’article 39, une concertation régionale des autorités avec les élèves, les enseignants, les autorités et les partenaires de l’école malienne » et l’implication des alliés de notre pays aux solutions des problèmes de l’école dans la région et, enfin, la tenue des examens de fin d’année ». « Nous avons écouté avec intérêt vos doléances qui seront transmises à qui de droit, tout en espérant que les autorités saisissent l’occasion que nous offre la tenue de la concertation nationale sur la transition pour pouvoir débattre de l’ensemble des questions importantes de la Nation dont la question de l’Education » a laissé entendre, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella. AT/MD (AMAP)

Termes de référence de la Concertation nationale : Les Régions proposent…

Bamako, 8 sept (AMAP) Lors des travaux de l’atelier de validation sur les Termes de référence (TDR) de la concertation nationale, sur  les projets de feuille de route, d’architecture des organe et de Charte de la Transition, samedi et dimanche, en prélude aux assises nationales sur la mise en place de la transition au Mali, les participants des Régions de Mopti, Ségou, Tombouctou, et Koulikoro ont, tous, proposé un gouvernement composé de civils et militaires dont les compétences sont avérées a constaté l’AMAP. Ils ont, également, demandé la mise en place d’un organe législatif/consultatif pour contrôler les actions gouvernementales qui sera composé de membres de la société civile, des collectivités et des forces de défense et de sécurité. Dans les Régions de Mopti, Ségou, Tombouctou, et Koulikoro, les forces vives ont, aussi, suggéré la mise en place d’une Assemblée constituante composée de militaires, de représentants des partis politiques, de la société civile, de la diaspora et des autorités religieuses et coutumières. Dans toutes ces régions, les participants ont proposé, soit un président civil, soit militaire. A Mopti (Centre), en plus des propositions en lien avec les thématiques, les forces vives de la Région ont recommandé de prendre en compte les résolutions et recommandation issues de la Conférence d’entente nationale et du Dialogue national inclusif (DNI), la finalisation et l’adoption de la stratégie nationale de stabilisation du Centre et son plan d’action, enfin l’application de la loi sur le genre, la politique nationale genre et son plan d’action. La Région de Ségou (Centre) a préconisé la révision de la Constitution et de la loi électorale, l’organisation des élections générales communales transparentes et crédibles, la relecture de l’Accord d’Alger, le maintien de la sécurité sur l’ensemble du territoire, l’amélioration de la gouvernance politique et administrative, la résolution de la crise scolaire. Au niveau de la Charte, l’atelier a recommandé la mise en place d’une transition d’une durée minimum de 12 mois à 3 ans maximum, l’interdiction aux membres des organes de transition de se présenter aux élections générales et la réduction du train de vie de l’Etat. Par contre, à Tombouctou (Nord), les participants ont souhaité une transition de 18 mois, sans pouvoir se mettre d’accord sur le choix du président. Cependant, ils ont proposé un Premier ministre technocrate à la tête du gouvernement transitoire. A Koulikoro (Centre-Ouest), les participants ont validé un président civil (personnalité neutre n’ayant pas une double nationalité), un vice-président militaire et un gouvernement de mission de 25 membres, dirigé par un technocrate civil, conformément aux conclusions du DNI. Ils opté pour une durée de 24 mois. Par ailleurs, la Région de Koulikoro a élaboré une feuille de route axée sur la sécurité, l’éducation, les réformes, les élections et la justice. On rappelle que les concertations, proprement dites, se tiendront les 10-11-12 au Centre international de conférence de Bamako (CICB). DC/MS/BD/AM/OD/MD (AMAP)

Gao : Des élèves marchent pour dire non à l’année blanche

Gao, 8 septembre (AMAP) La coordination régionale des élèves et étudiants de Gao a organisé lundi une marche pour réclamer leur droit à l’éducation, notamment sauver l’année en cours, après l’échec des négociations entre les gouvernants et les syndicats d’enseignants, a constaté l’AMAP. Ils étaient nombreux, les élèves de toutes les classes confondues de la cité de Gao, à prendre le départ du lycée Yana Maiga pour le gouvernorat de région, avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire entre autres : « les grèves incessantes des enseignants, plus jamais ça au Mali », « Nous voulons étudier. L’éducation est un droit. Pas question d’année blanche ». Dans le document des doléances lu par le représentant du coordinateur régional de l’AEEM de Gao, Ibrahim Ag Iwanadine, les manifestants  revendiquaient la tenue d’une rencontre urgente avec les enseignants pour avoir une solution urgente, la recherche d’une meilleure formule pour sauver l’année en cours, l’adoption des mesures de circonstance pour les élèves du Nord particulièrement ceux de la région de Gao afin qu’ils puissent avancer dans leurs cursus scolaires. Parmi les doléances figurent également, l’application stricte de l’article 39, une concertation régionale des autorités avec les élèves, les enseignants, les autorités et les partenaires à l’école malienne et l’implication des alliés de notre pays au problème de la situation des élèves de la région et enfin la tenue des examens de fin d’année. « Nous avons écouté avec intérêt vos doléances qui seront transmises à qui droit tout en espérant que les autorités saisissent l’occasion que nous offre la tenue de  la concertation nationale sur la transition,  pour pouvoir débattre de l’ensemble des questions importantes de la nation dont la question de l’éducation » a déclaré le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella. AT/KM (AMAP)

Restitution des macarons et véhicules de service du Mali : Les opérations se déroulent normalement

Par Aboubacar TRAORÉ Bamako 8 sept (AMAP) Lundi, à l’entrée de l’immeuble abritant direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB), à Hamdallaye ACI 2000, l’ambiance était nettement différente de celle d’un jour ordinaire de travail. Devant le bâtiment, notre chauffeur a eu de la peine à se frayer un passage. La raison ? L’endroit grouillait de monde au point de créer un petit embouteillage dont le caractère inhabituel sera confirmé, sous couvert de l’anonymat, par l’un des vigiles que nous avons croisé à l’entrée principale du bâtiment. Une fois dans l’enceinte de la DGAB, un organigramme géant, visible de loin, nous indique le secrétariat particulier du directeur général, à l’étage. Dans le couloir, nous avons croisé quelques visages connus de la 6è législature de l’Assemblée nationale dissoute. Aucune des personnalités n’accepte de répondre à nos questions sur l’objet de leur présence. Pour le directeur général de l’administration des biens de l’État, l’inspecteur des finances Ousmane Diarra, les opérations d’enregistrement du dépôt des macarons et des véhicules de services se déroulent normalement, aussi bien dans son service, qu’au niveau du Garage administratif pour la réception des véhicules. «Suite au communiqué passé hier (Ndlr, dimanche) à la télévision nationale, nous avons mis en place, depuis ce matin, deux équipes opérationnelles qui vont nous permettre, ici, à la direction générale de procéder à la réception de l’ensemble des macarons que les ex députés vont mettre à notre disposition», a précisé Ousmane Diarra. Il s’agit, non seulement, des macarons concernant les véhicules, mais aussi ceux que les députés arborent. Le directeur général de l’administration des biens de l’État a ajouté que dès lundi, son service a ouvert la liste de l’ensemble des anciens députés qui ont déjà remis ces objets liés à leur fonction. « Commencées lundi, les opérations se poursuivront mardi, conformément au communiqué du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) », a assuré Ousmane Diarra. En ce qui concerne les moyens de locomotion, le patron de l’administration des biens de l’État a souligné que des véhicules des ministres sortants, comme ceux des ex députés sont tous, en cours d’acheminement au Garage administratif. À ce sujet, M. Diarra a rappelé que la GDAB avait, auparavant, réalisé une opération similaire avec les véhicules neufs acquis par l’État. «Au moment où les manifestations étaient en cours, il était très judicieux pour nous de récupérer les véhicules qui se trouvaient au Garage administratif pour les mettre à l’abri», a-t-il dit. Selon notre interlocuteur, cette opération d’anticipation a permis, effectivement, de sécuriser l’ensemble des véhicules neufs de l’État acquis au cours de l’exercice 2019, au niveau du Groupement mobile de sécurité (GMS) de la police nationale. Dans le même état d’esprit, le DGAB a annoncé qu’il va procéder, de la même façon, avec les véhicules des anciens dignitaires, car au niveau du Garage administratif, il n’y a pas suffisamment de places pour les accueillir. Il nous a confié avoir adressé une correspondance au directeur général de la police nationale pour demander que ces véhicules puissent être accueillis au GMS, en attendant les instructions. A notre passage, lundi vers 12h 30mn, au moins cinq anciens députés avaient fait enregistrer le dépôt de leurs macarons portatifs ainsi que ceux pour leurs véhicules. On rappelle que Le CNSP a publié, dimanche, un communiqué appelant les anciens députés et ministres à rendre les macarons et les véhicules de service de l’État mis à leur disposition, au plus tard, mardi, à la direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB).   AT/MD (AMAP)

Examen pour le Diplôme d’études fondamentales : Reporté à une date ultérieure

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 8 sept (AMAP) L’examen pour l’obtention du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2020, initialement prévu, lundi, pour s’achever mercredi, a été annulé et la session reportée à une date ultérieure et aucun calendrier officiel n’a été annoncé, a constaté l’AMAP. Des candidats se sont présentés dans certains centres d’examen pour apprendre, sur place, avec consternation, le report qui était plus ou moins prévisible, en raison du boycott des activités pédagogiques par les syndicats de l’éducation. Ceux-ci qui exigent l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Nos reporters ont fait le tour des centres d’examen des groupes scolaires «Mamadou Diarra» N° 2 de Médine-Coura, «Bahaben Santara» de Korofina sur la Rive gauche (du fleuve Djoliba qui divise Bamako, la capitale malienne en deux) et le centre d’examen de «Sabalibougou» sur la Rive droite pour jauger la situation. Globalement, les candidats n’étaient pas informés du report de l’examen et se sont présentés, tôt le matin et en nombre, dans les centres d’examen. A Mamadou Diarra N° 2, le portail principal de cet établissement scolaire était grandement ouvert. Les va-et-vient des candidats au DEF attestaient de leur désarroi mais surtout de leur déception à ne pas pouvoir composer. Le président du centre n’était pas sur place encore moins les surveillants. On pouvait, également, constater l’absence des listes des candidats et des numéros devant les salles de classes. La cour de l’établissement était envahie d’eaux stagnantes. Toutes les salles de classes étaient fermées à clé. Au centre d’examen du Groupe scolaire «Bahaben Santara», quelques candidats consultaient leurs noms sur deux listes affichées au tableau. Ces candidats avaient été repartis entre les centres d’examen de Fadjiguila I et II et Koforina I et II. Mais les salles de classes étaient aussi scellées. Dès l’arrivée de certains postulants au centre «Bahaben Santara», un professeur de mathématiques et de physique-chimie se donnait la peine de les orienter vers la liste affichée pour vérification de leurs noms. Le pédagogue s’est empressé de préciser que la liste des candidats a été affichée par simple précaution. Si le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les syndicats de l’éducation trouvaient un compromis sur l’application de l’article 39, le centre serait déjà prêt à accueillir ses candidats. Quelques élèves avaient commencé à s’exercer, en groupe, certainement pour ne pas oublier certaines notions apprises. A l’exception des vendeuses de nourriture à l’entrée, le centre d’examen du Groupe scolaire de «Sabalibougou» était aussi vide. Rien n’indiquait qu’un examen se tenait en ces lieux. Là où on pouvait constater la présence de candidats, ceux-ci exprimaient, à qui voulait l’entendre, leur mécontentement de ne pas pouvoir faire la session du DEF. «Je m’exerçais à la maison avec ma petite sœur, depuis mars dernier, pour préparer cet examen. J’étais psychologiquement prête pour affronter les épreuves. Mais, à ma grande surprise, j’ai appris que l’examen a été annulé», a déploré Mlle Mariam Dolo, élève de 9è année, gorge nouée et visage triste. SYW/MD (AMAP)