34è Sommet de l’Union africaine : le Mali, pays leader pour le thème de l’année 2021
Bamako, 6 fév (AMAP) Le 34è sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), ouvert, samedi matin, fait du Mali, pays leader pour le thème de l’année 2021 : « Arts, culture et patrimoine : des leviers pour construire l’Afrique que nous voulons ». En 2020, l’ancien président, Ibrahim Boubacar Kéïta, a, en effet, été désigné par ses pairs du continent comme « Champion de l’Union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine ». Le Premier ministre, Moctar Ouane, qui s’est exprimé au nom du président de la Transition, a réaffirmé que le Mali est le pays leader pour le thème de l’année 2021. A ce propos, M. Ouane a assuré qu’en dépit des changements intervenus à la tête de l’Etat, au cours de l’année dernière, le Mali est honoré et résolument engagé à poursuivre cette mission que la Conférence de l’UA lui a confiée. L’ouverture des travaux de l’organisation continentale, par visioconférence, en raison du contexte de la pandémie de Covid-19 a été dirigée par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, président en exercice sortant de l’UA. Le fait marquant de ce rendez-vous majeur pour les chefs d’Etat et de gouvernement du continent, a été l’élection du chef de l’Etat de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, comme président en exercice de l’UA, en remplacement du président Ramaphosa. Le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part au sommet virtuel, depuis le palais de Koulouba, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye ainsi que d’autres personnalités. La réponse de l’Afrique à la Covid-19 figure à l’ordre du jour de cette importante rencontre. S’exprimant sur ce sujet, le chef du gouvernement, Moctar Ouane, a indiqué que le Mali prend la mesure de l’importance de la lutte contre la maladie et se réjouit de la création, à cet effet, du Fonds de lutte contre la Covid-19. Signe de son engagement dans ce combat, le Mali a apporté une contribution financière volontaire, respectivement au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies et au Fonds d’intervention de l’UA contre la Covid-19, pour un montant total qui avoisine le milliard de Fcfa. Sur un autre registre, le Premier ministre a réitéré l’expression de sa reconnaissance à l’UA et à ses Etats membres pour leur soutien multiforme au Mali dans la lutte contre le terrorisme et les effets d’une crise sociopolitique que connaît le pays. « Mon pays ne saurait être insensible à cette solidarité africaine et internationale qui l’engage résolument à œuvrer à une transition réussie, avec le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai imparti », a assuré Moctar Ouane. Du reste, le terrorisme, cette menace à la paix et à la sécurité internationales, reste une préoccupation majeure pour l’ensemble du continent africain, en particulier pour les pays du Sahel. Le Premier ministre en appelle à la mutualisation de nos moyens pour une synergie afin de « lutter, de manière coordonnée et efficace, contre ce fléau». Le chef du gouvernement a remercié les pays partenaires et amis du Mali pour leur appui constant en faveur du développement de notre pays. Singulièrement l’UA pour, notamment, la mise en place d’un Groupe de soutien chargé de coordonner et d’harmoniser les efforts des partenaires pour soutenir le gouvernement de Transition et le peuple malien dans un cadre conjoint et collaboratif. Moctar Ouane a réaffirmé l’engagement des autorités du Mali à mener la transition dans les délais requis et à souscrire à la mise en œuvre de toutes les décisions et recommandations qui seront issues du 34è sommet de l’UA. MS/MD (AMAP)
Le braquage de deux véhicules fait un mort sur le tronçon Ansongo-Labbezanga (Nord)
Ansongo, 6 fév (AMAP) Le braquage de deux véhicules de particuliers, par quatre individus armés non identifiés, a fait, vendredi, un mort, un léger blessé et des biens emportés, sur le tronçon Ansongo-Labbezanga, à 13 km de la ville malienne, dans le Nord, a appris l’AMAP de passagers du convoi. « Il était 9 heures passées, lorsque quatre personnes bien armées ont commencé à tirer sur nous, à 13 km de la ville d’Ansongo. Une balle a mortellement atteint un jeune, de nationalité nigérienne, âgé de 30 ans et un autre a été légèrement blessé », a raconté une victime. “Nous sommes des chauffeurs nigériens assurant le convoyage de véhicules de Cotonou (Bénin) à Gao (Mali). Nous sommes sept passagers, dont mon épouse et ma mère, à bord de deux véhicules. Nous avons quitté Gao ce matin (Ndlr, vendredi) en direction du Niger, avec ces véhicules pour des travaux de réparation à Niamey, au Niger”, a expliqué l’homme. “Nous avons été contraints de nous arrêter. Les assailants nous ont ordonnés de descendre du véhicule, avant de nous mettre, tous, ventre à terre. Nous avons été dépouillés de tous nos biens (argent, téléphones et autres objets plus précieux), a dit un passager du deuxième véhicule. “Pire, même le passager tué a été dépouillé!!!”, a-t-il ajouté, encore interloqué et horrifié. Sous le choc, une voiture a fait un accident qui l’a sérieusement endommagé. “Ils nous ont abandonnés sur place, après avoir fini leur opération. Nous étions donc obligés de rebrousser chemin sur Ansongo”, a dit cette victime, un habitué du tronçon. “C’est ma première fois de vivre une telle horreur”, a-t-il conclu. En attendant son enterrement, le corps de la victime est à la morgue du Centre de santé de référence (CSRéf) d’Ansongo. Les braquages et autres actes sont devenus quotidiens le tronçon Ansongo-Labbezanga. Le mercredi 3 février 2021, des passagers ont été victimes d’un braquage sur ce tronçon, En décembre dernier, deux camions ont été brûlés, par des individus non identifies, au même endroit que le braquage de ce vendredi. SAM/MD (AMAP)
Front social au Mali: Un accord entre le gouvernement et la centrale syndicale UNTM
Bamako, 5 fév (AMAP) Le gouvernement, le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ont signé, vendredi après-midi, un accord après l’inclusion des observations à l’origine de blocages dans la signature du procès-verbal de conciliation. Après la grève de 72 heures, du 18 au 20 novembre 2020, et celle de cinq jours, du 14 au 18 décembre 2020, le gouvernement, l’UNTM ont menées des négociations sous la houlette d’une commission de conciliation mise en place à cet effet. Les parties sont parvenues à des accords contenus dans un procès-verbal de conciliation que l’UNTM n’a pas souhaité signer, à cause de certaines de ses observations qui n’ont pas été intégrées dans le PV. La signature du PV de conciliation est intervenue après que ces observations ont été prises en compte et validées en plénière. Ainsi, les parties se sont entendues sur neuf grands points. Il s’agit de la suppression des disparités dans les conditions des travailleurs, par l’établissement de la justice sociale, l’octroi du bénéfice de la prolongation des âges de départ à la retraite selon les catégories A, B2, B1 et C, le recrutement de 8.600 jeunes diplômés dans les fonctions publiques par an pendant cinq ans. L’accord porte, aussi, sur la normalisation de la carrière administrative de divers recrutés de l’enseignement des catégories D-E de la Fonction publique de l’Etat dont les perspectives d’avenir passent par la relecture corrective du Décret n°051/P-RM du 10 février 2011 ainsi que l’intégration des contractuels payés sur fonds propres des hôpitaux, la libération des domaines fonciers de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) et de l’Institut d’économie rurale (IER) illégalement occupés. Il y a aussi eu accord sur les relations professionnelles, sur le plan politico-économique et juridique, les dossiers des compressés, des partants volontaires à la retraite. Tous ces points sont détaillés dans le document en termes d’accord et à suivre dans leur mise en œuvre. Après la signature, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, a indiqué que sa présence s’explique par sa satisfaction de voir la négociation volontaire réussir. M. Katilé reconnait que quelques divergences d’interprétation ont opposé les parties, « mais la volonté de les surmonter a prévalu ». «Nous venons donc de conclure un accord », s’est réjoui, pour sa part, le ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement, Me Harouna Toureh. Pour Me Toureh, le plus important reste la mise en œuvre des points d’accords pour laquelle une commission de travail a été créée. DD/MD (AMAP)
Communiqué du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI)
Communiqué du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI)Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale qu’il lui a été donné de constater la publication sur les réseaux sociaux de la décision n° 0011/Pdt CMA, en date du 29 janvier 2021, de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) portant création d’une zone de défense et de sécurité dans le Gourma. Le Gouvernement rappelle que les parties signataires de l’Accord se sont engagées, avec l’adoption de la nouvelle Feuille de route du 18 décembre 2020, à conduire conjointement la réorganisation et le redéploiement des Forces armées et de sécurité reconstituées ainsi que les opérations de Démobilisation, de Désarmement, de Réintégration et d’Intégration des ex-combattants. L’acte ainsi posé constitue une transgression du cessez-le feu conclu entre les parties et dont les clauses les engagent à conserver leurs positions et une flagrante violation des dispositions des articles 17, 25 et 29 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger relatives aux questions de défense et de sécurité. Cette décision unilatérale de la CMA est de nature à susciter des interrogations et des suspicions au moment où les parties se sont engagées à tenir une concertation de niveau décisionnel pour finaliser la phase d’intégration du dernier groupe des ex-combattants issus des bataillons du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) dans les Centres de formation. Face à cette situation, le Gouvernement invite la médiation internationale à se pencher sur la question conformément aux dispositions des paragraphes 7 et 9 du Pacte pour la paix au Mali et invite la CMA à réviser sa position. Aussi, condamne-t-il fermement cette décision qui fragilise le processus de paix dans un contexte de recrudescence des attaques des groupes terroristes dans la zone concernée où se déroulent les opérations « MALIKO et ECLIPSE » en collaboration avec les forces partenaires notamment Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel. Elle est également de nature à compromettre les résultats probants obtenus sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel. Le Gouvernement de la République du Mali rappelle sa constante détermination à poursuivre la mise en œuvre de l’Accord et lance un appel à toutes les parties prenantes à maintenir les concertations de haut niveau entre les responsables politiques et militaires, dans le cadre de la mise en œuvre dudit Accord, en vue d’aplanir les obstacles qui retardent encore le déploiement des premières unités de l’Armée reconstituée dans toutes les régions concernées et, de manière plus générale, le parachèvement des objectifs d’étape retenus en matière de défense et de sécurité. Bamako le 05 février 2021
Refondation du Mali : « Ni agenda caché, ni ambition personnelle ou intérêt partisan » (Imam Mahmoud Dicko)
Bamako, 5 fév (AMAP) L’imam Mahmoud Dicko, dans un manifeste rendu public, jeudi, dont l’AMAP a reçu une copie, a déclaré n’avoir ni « agenda caché, ni ambition personnelle ou intérêt partisan ». « Mais, je suis inquiet de ce feu qui embrase nos villes et nos campagnes et qui pourrait, à terme, détruire ’le vivre ensemble’ dans cette maison commune qu’est le Mali », a cependant précisé l’imam de Badalabougou (quartier de Bamako) qui donne ses impressions sur la situation socio-politique du pays sous la conduite de la Transition. Aussi, Mahmoud Dicko invite-t-il les Maliens à agir pour « sauver le pays ». L’ancien président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) dit observer « avec gravité les risques d’échec du combat mené par le noble peuple épris de paix et de justice pour une gouvernance vertueuse ». À ce propos, il appelle « les gouvernants à vivre avec l’obsession de l’intérêt général, la lutte contre l’impunité et l’intolérance, en faveur de l’égalité face à la loi et dans l’accès des services publics ». « Depuis le 18 août 2020 (Ndlr, coup d’Etat contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita), j’ai laissé ma porte grande ouverte. J’ai, inlassablement, écouté et observé, mais la situation me paraît trop grave pour que je garde le silence. Si nous ne réagissons pas maintenant, activement et collectivement, l’État qui nous gouverne n’a plus de sens », a-t-il déclaré. Selon l’ancienne autorité morale du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), « il temps d’agir, avec les forces vives de la Nation pour la restauration de l’autorité de l’État ». Pour ce faire, Mahmoud Dicko se dit disposé à se rendre partout où il peut être utile, « là où les citoyens se sentent abandonnés, pour favoriser le dialogue entre tous ». Une démarche qu’il juge préalable à la réconciliation. « Je m’engage à bâtir des passerelles d’échanges entre les acteurs civils et armés, pour remettre au cœur des préoccupations, le vivre ensemble et la confiance entre les communautés », a assuré Mahmoud Dicko, Il s’engage « à aller à la rencontre de nos compatriotes pour porter la paix dans toutes les régions, en fédérant toutes les énergies confessionnelles ». Mais, également, « à soutenir toute initiative de développement en faveur de la jeunesse et à contribuer à la construction d’un nouveau pacte républicain entre tous les acteurs maliens ». Dans son manifeste, l’imam Dicko a exprimé ses « regrets après certains choix et soutiens politiques qu’il a faits et qui n’ont pas été à hauteur de (ses) attentes ». AT/MD (AMAP)
Médias : La crise sanitaire aggrave la précarité
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 5 fév (AMAP) La plupart des entreprises de presse maliennes vivent, d’ordinaire, dans une situation financière difficile. Le Coronavirus a accentué les difficultés même si le Mali ne fait pas partie des plus touchés. Mais, ici, la seconde vague de l’épidémie s’est montrée plus meurtrière que la première. Au 3 janvier dernier, les personnes contaminées par la maladie étaient au nombre de 8.119 personnes dont 6.011 guérisons et 333 décès. Heureusement, la courbe des contaminations marque un fléchissement ces derniers jours. Cependant, les effets néfastes de la pandémie ne faiblissent pas. Tous les secteurs d’activité sont affectés à des degrés divers. Le secteur des médias fait partie des domaines d’activité les plus frappés par le marasme ambiant entretenu par le ralentissement de l’Economie. Déjà, en temps normal, la précarité est le lot quotidien de beaucoup d’entreprises de presse. La crise sanitaire est venue aggraver davantage une situation déjà pas très reluisante. Les patrons de presse le reconnaissent volontiers. La crise sanitaire est un facteur hautement aggravant de la précarité dans le milieu des médias. Selon directeur de publication du bihebdomadaire d’information Mali-Tribune, Alexis Kalambry, « la Covid-19 a fortement impacté la presse écrite à plusieurs niveaux ». « Pour que les lecteurs achètent, il faut qu’ils sortent de leurs maisons. Les ventes ont fortement diminué. Beaucoup d’entreprises dans tous les secteurs ont été fermées. Celles qui n’ont pas fermé, ont drastiquement baissé leur budget de communication. Alors que la publicité représente plus de 70% des recettes des journaux », explique l’ancien vice-président de la Maison de la presse. En effet, les mesures de restriction prises par les autorités pour faire face au coronavirus ont affecté beaucoup d’entreprises à réduire leurs activités et même, souvent, à fermer carrément leurs portes. Réduisant la possibilité de vente des journaux. Et aussi, le ralentissement de l’activité économique, diminue d’autant les opportunités d’annonces publicitaires dans les médias. Le marasme qui s’est emparé du secteur des médias, a eu des conséquences lourdes. « Les projets d’investissement, de développement ont été abandonnés ou gelés. Les salaires ont été retardés et chacun essaie, à son niveau, des solutions pour garder la tête hors de l’eau », confirme Alexis Kalambry. Une autre conséquence de cette maladie est l’accès difficile à l’information, notamment les sources. « La Covid-19 a ralenti les déplacements et les contacts. Il faut des mesures sanitaires et souvent des moyens de communication qui coûtent de l’argent. Le télétravail a rendu beaucoup de gens indisponibles », insiste le patron du bihebdomadaire paraissant les mardis et les vendredis. Pour lui, la crise n’a pas non plus aidé en termes de diversification des contenus. Devant la rareté de l’information et les difficultés d’accès aux sources, les journalistes sont obligés de faire preuve d’imagination et de créativité pour proposer des produits intéressants. Les dommages auraient pu être supportables si la presse écrite nationale avait bénéficié d’un appui financier de la part du gouvernement. « La presse n’a rien eu pratiquement dans le colossal budget adopté pour faire face à la Covid-19. La Maison de la presse a approché les autorités, proposé des solutions, mais nous n’avons eu, à aucun niveau, une oreille attentive », déplore le patron de Mali-Tribune. Le président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (Appel-Mali) abonde dans le même sens. Pour Modibo Fofana, comme les autres médias, la presse en ligne n’a pas bénéficié d’appui financier de la part du gouvernement. « Elle a, par contre été soutenue par des partenaires internationaux et la société civile », soutient-il. Pour notre interlocuteur, la pandémie a renforcé la précarité des médias qui ont su trouver des solutions pratiques, souvent drastiques, pour résister. « Au Mali, les médias ont été sérieusement touchés par la maladie à Coronavirus. Par conséquent, certaines entreprises de presse ont réduit leur personnel afin de pouvoir supporter les charges fiscales », explique le patron du site web « Mali24 ». D’autres entreprises de presse ont réduit de moitié le salaire de leur personnel pour éviter les licenciements. Les médias ont également misé sur le télétravail afin de réduire les charges. « A ce niveau, déplore le président de Appel-Mali, le coût élevé de la connexion a freiné les ambitions ». BBC (AMAP)
CHAN 2021 : Aigles locaux, l’ultime bataille
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako fév (AMAP) Invaincue depuis le début de la compétition, la sélection nationale malienne est déterminée à aller au bout et ne jure que par la victoire face au Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Le choc met aux prises la meilleure défense et la meilleure attaque du Championnat d’Afrique des nations (CHAN). Place à la grande finale du CHAN, Cameroun 2021 qui aura tenu en haleine les supporters pendant trois semaines. Le dernier acte du tournoi sera la grande finale qui opposera le Mali et le Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo. Pour cette confrontation, beaucoup d’observateurs parient sur le Maroc, déjà sacré à domicile, en 2018, mais les Lions de l’Atlas retrouveront en face une tenace équipe malienne qui jouera sans complexe, comme elle le fait depuis le début du CHAN. Les Lions indomptables du Cameroun, le Syli de Guinée et les Diables rouges peuvent en témoigner, après leurs duels contre les protégés du sélectionneur Nouhoum Diané. Dimanche, le Mali disputera la deuxième finale de son histoire, après celle de 2016 au Rwanda et la lourde défaite 0-3 devant les Léopards de la RD Congo. Comme en 2016, c’est encore un champion d’Afrique, le Maroc qui se dresse sur le chemin des Aigles et que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers doivent battre pour devenir les premiers footballeurs maliens à soulever un trophée continental à ce niveau. Question : la sélection nationale a-t-elle les moyens de damer le pion aux Lions de l’Atlas, la meilleure équipe de ce CHAN, si l’on en juge à travers leur parcours (13 buts en 5 matches et aucune défaite) ? « Cette finale s’annonce difficile pour les deux équipes, les Marocains sont très forts tactiquement, mais le Mali a ses chances et y croyons. Nous avons quelques blessés, mais nous allons tout faire pour aller au bout », répond Moussa Kyabou. Et d’ajouter : « le Maroc a la meilleure attaque du CHAN mais cela ne nous fait pas peur parce que nous sommes également la meilleure défense du tournoi. De toute façon, une finale ne se joue pas, elle se gagne ». Concernant la blessure du défenseur central, Mamadou Doumbia, le milieu de terrain Kyabou a révélé qu’après ce mauvais coup du sort (double fracture du pied droit), les joueurs se sont parlés à la mi-temps et ont promis de tout faire pour gagner pour lui. « Il (Mamadou Doumbia, Ndlr) ne sera pas avec nous pour la finale, mais s’il plaît à Dieu, nous allons lui offrir cette coupe. Nous demandons au peuple malien de faire une grande prière pour nous, ce vendredi, pour qu’on puisse avoir cette coupe », conclue Moussa Kyabou. Son coéquipier Bassékou Diabaté abonde dans le même sens, tout en avouant que les 120 minutes de jeu contre le Congo et la Guinée ont été dures pour le groupe. « Nous nous attendons à un match difficile, surtout après avoir joué deux fois 120 minutes. Sur le plan physique, nous sommes fatigués et en plus, nous avons deux joueurs à l’infirmerie. Nous avons une grande pensée pour nos deux coéquipiers, Mamadou Doumbia et Ibourahima Sidibé, qui ne seront pas avec nous pour cette finale. Dieu sera encore avec nous et je suis optimiste pour la suite des événements », a confié l’attaquant des Aigles locaux. Seul attaquant à avoir scoré, Demba Diallo assure, pour sa par,t que l’équipe est consciente de l’enjeu du choc avec les Lions de l’Atlas et est prête à en découdre avec eux. « Nous sommes conscients de l’enjeu du match et nous allons tout faire pour gagner. Il faut surtout que l’on concrétise les occasions que l’équipe obtiendra et qu’on reste concentrés », conseille l’international malien, en appelant les supporters et l’ensemble des Maliens à faire des bénédictions pour le groupe. Du côté du Maroc, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Houcine Ammouta, a déclaré qu’il s’attend également à une partie difficile, expliquant que toutes les équipes qui arrivent en finale peuvent être sacrées et «ne doivent jamais être sous-estimées ». « Nous savons quelles stratégies utiliser face au Mali et nous nous attendons à un match difficile. Jusque-là, aucune équipe n’a réussi à conserver le titre du CHAN. Nous voulons devenir les premiers à le faire. Nous sommes très motivés pour atteindre cet objectif que nous nous sommes fixés avant de venir au Cameroun », a déclaré Houcine Ammouta. Vingt-quatre heures avant la grande finale, samedi, le pays hôte du CHAN, le Cameroun et la Guinée seront face à face au stade de la Réunification de Bépanda (Douala) pour la médaille de bronze. Dimanche 7 février au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé 19h : Mali-Maroc
Transition au Mali: Les propositions du M5-RFP
Bamako, 5 fév (AMAP Le Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) exige de mettre à la disposition de la justice les présumés auteurs, commanditaires et complices des tueries et exactions contre les populations à Sikasso, Kayes et Bamako, intervenues pendant la contestation du régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Analysant la situation sociopolitique du pays au cours d’un point de presse qui s’est tenu, jeudi le mouvement politique demande, aussi, de diligenter les dossiers de la lutte contre la corruption, notamment par la « levée du secret défense dans les marchés relatifs aux équipements militaires des forces de défense et de sécurité ». Le M5-RFP, par la voix de son porte-parole, Dr Choguel Kokala Maïga, estime être porteur des légitimes revendications du peuple malien qu’il entend faire aboutir par tous les moyens légaux et démocratiques. Il exige, également, la dissolution du Conseil national de Transition (CNT) pour « illégalité et défaut de légitimité », la création des conditions d’une relecture immédiate et consensuelle de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le mouvement de contestation demande de convenir des modalités de création d’un organe unique et indépendant de gestion du processus électoral, d’instituer un cadre de concertation politique pour convenir des objectifs et modalités de relecture consensuelle des textes électoraux. Dr Choguel Kokala Maïga et ses camarades ont formulé une autre exigence : la tenue des assises nationales de la refondation pour opérer des réformes consensuelles pertinentes. AT/MD (AMAP)
Élections générales de 2022 au Mali : Un budget de plus de 68 milliards de Fcfa
Bamako, 5 fév (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a présenté, jeudi, un budget de 88 milliards de Fcfa dont plus de 68 milliards sont prévus pour les scrutins (Référendum, élections présidentielle, législatives, régionales, cercles et communales). Au cours d’une rencontre, par visioconférence, avec les Partenaires techniques et financiers sur l’état des préparatifs des élections générales, le lieutenant-colonel Maïga a indiqué que « ce budget estimatif a été élaboré sur la base des dernières élections et en tenant compte de la situation sanitaire ». Il a ajouté que son plan d’actions a pour « objectif général de contribuer à l’organisation de scrutins libres, transparents et apaisés de sortie de crise et l’opérationnalisation des nouvelles régions ». Le ministre en charge de l’Administration territoriale, a donné ces précisions aux Partenaires techniques et financiers du Mali qui demandaient de prioriser les actions et de prendre en compte le contexte actuel du pays. Si les partenaires n’ont pas donné leur quitus définitif à ce budget au cours de la réunion, ils ont, néanmoins, réaffirmé leur appui constant et multiforme au processus de la Transition. « Il est clair qu’il y a des défis à relever d’autant qu’il ne reste que 13 mois de la période de la Transition et avec 7 ou 8 scrutins à organiser », a indiqué le représentant de l’ambassade de Danemark au Mali, Niels Bossen. Il a estimé que tous les efforts doivent être mis ensemble pour réussir. « Du côté du Royaume de Danemark, nous sommes là pour accompagner le gouvernement de Transition dans sa réussite », a-t-il déclaré, notant cette dynamique chez les autres partenaires. Cependant, les « amis » du Mali ont émis des inquiétudes qui tournent essentiellement autour de l’implication des jeunes et des femmes dans le processus, de l’organe unique de gestion des élections et d’un chronogramme « précis » des scrutins. S’agissant du chronogramme « précis » des échéances électorales, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a signalé que « le gouvernement est totalement en phase avec les grandes dates, sur la base desquelles il serait constitué un chronogramme détaillé ». « La production d’un chronogramme, conformément à la feuille de route de la Transition, constitue l’un des objectifs assignés au ministère de l’Administration territoriale », a indiqué le ministre Maïga. « Cependant, a-t-il ajouté, (son) ministère attend d’abord la validation du programme d’actions gouvernementales et du programme de travail gouvernemental par le Conseil national de Transition ». « C’est seulement à l’issue de cette validation que nous pourrons exprimer, avec beaucoup plus de précision, nos besoins », a fait savoir le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. Au cours de cette réunion, le département a présenté un chronogramme qui prévoit 7 ou 8 scrutins : le référendum est prévu pendant le 2è trimestre de 2021, l’élection des conseillers des collectivités territoriales au cours du 4è trimestre 2021, l’élection des conseillers nationaux ou sénateurs (1er trimestre 2022). Quant aux élections présidentielle et législatives, elles auront lieu le 1er trimestre 2022. BD/MD (AMAP)
Tombouctou : Organisation d’un Festival sur le vivre Ensemble, la paix et la réconciliation
Tombouctou, 5 février (AMAP) Le Festival du « Vivre Ensemble » organisé par la Direction du Festival du Vivre Ensemble, en partenariat avec le Bureau de la Communication de la MINUSMA s’est déroulée du 29 au 31 janvier 2021 à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Il a été marqué par plusieurs activités notamment les débats citoyens, les ateliers thématiques, les formations, les visites guidées, les prestations musicales d’artistes connus au plan local et national, voire international singulièrement Kader, virtuose de la guitare et star montante de la musique malienne, Lodia ou Kouwa Traore et le groupe les Songhoy Blues. Cependant, le contexte général marqué par la COVID-19 a dicté certaines mesures : « Nous avons renoncé à la foire-exposition qui draine habituellement du monde pour éviter la propagation de la maladie. Outre cela, nous avons exigé le lavage des mains au savon et le port du masque à tous les participants que nous avons repartis en groupes de 50 personnes », a déclaré le Directeur du festival, Salaha Maïga. Les artistes ont véhiculé des messages de paix et de réconciliation auprès des festivaliers et lancé des appels à la cohésion et à la promotion du séculaire vivre ensemble au pied du monument historique de la « Flamme de la paix ». « Il n’y a que le festival qui nous donne cette opportunité de rassembler autant de monde. Toute la ville de Tombouctou se retrouve à la Flamme de la Paix. C’est une communion indescriptible » a déclaré le chef du bureau de la MINUSMA à Tombouctou, Riccardo MAIA, qui a félicité au passage les organisateurs de l’évènement qui en est à sa 5ème édition. En visite à Tombouctou, la Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Kadiatou Konaré, s’est rendue sur le site du festival où elle a pu échanger avec les organisateurs. « Nous sommes très solidaires de ce festival dont nous avons rencontré les organisateurs. Nous serons là si financièrement ou techniquement, nous devons apporter un appui. Surtout qu’il se tient sur une place emblématique » a-t-elle soutenu. En rappel, le monument de la « Flamme de la paix » qui a été érigé avec les matériaux tirés de la destruction de milliers d’armes de guerre et inauguré en avril 1996, symbolise la volonté des communautés de Tombouctou de ne plus jamais recourir aux armes pour régler leurs différends. Au-delà de la joie, des chants et des danses, c’est aussi la diversité ethnique et linguistique de Tombouctou qui a été célébrée lors des trois nuits de spectacle. KM (AMAP)

