Conférence de presse de fin de Sommet : De grandes ambitions annoncées pour l’Afrique
Moussa DIARRA Envoyé spécial Paris, 19 mai (AMAP) « Nous avons réussi à avancer », a déclaré, mardi, le président français Emmanuel Macron au terme du Sommet sur le financement des économies africaines qui s’est tenu au Grand Palais Éphémère, à Paris, qui a notamment examiné les décisions prises par la communauté internationale à propos d’une réallocation de Droits de tirage spéciaux (DTS). Lors de la conférence de presse de fin d’un sommet qui a duré plus de cinq heures M. Macron a, cependant, reconnu que tout ne peut être changé en un jour. « Nous sommes prêts à réallouer les Droits de tirage spéciaux dont la France sera dépositaire, de telle sorte à constituer un tour de table qui s’élève au moins à 100 milliards pour l’Afrique », a dit le chef de l’Etat français. Le président Macron est revenu sur les objectifs de ce sommet : apporter des réponses de court terme et lancer des dynamiques pour un « New Deal » pour l’Afrique. Il a promis de réaliser l’ambition de récolter 100 milliards de dollars pour le continent africain. « C’est-à-dire que nous devons plus que tripler l’enveloppe naturelle de l’Afrique à l’occasion de cette émission de DTS. Donc, notre travail dans les prochaines semaines va être de convaincre les autres de faire le même taux d’efforts que la France à commencer par les États-Unis d’Amérique […] Je suis confiant […] Cela suppose une réallocation massive de la part de tous les pays les plus riches. La France sera à ce rendez-vous », a ajouté Emmanuel Macron. Le sommet a confirmé l’émission de DTS, à hauteur de 33 milliards de dollars pour l’Afrique dont 24 milliards pour l’Afrique subsaharienne. « C’est trop peu » et tous les participants sont d’accord sur ce constat. « L’Afrique ne restera pas à 33 milliards puisque plusieurs pays dont la France se sont engagés à réallouer leurs de droits de tirages spéciaux. Ce que nous avons dit c’est si les autres pays suivent ce que nous sommes prêts à faire, alors ça représentera 100 milliards de DTS. » Parfois abusivement considérés comme la monnaie du FMI, les DTS sont en fait une sorte de chèque convertible en dollars, distribué en proportion du poids spécifique des pays et de leur contribution aux ressources du FMI. Ces allocations sont exceptionnelles et pourront être prêter à taux zéro via le FMI. Ce dernier y a recouru à quatre reprises dans son histoire. La dernière fois, au lendemain de la crise financière de 2008. Un travail technique, qui sera lancés dans les prochaines semaines, devra aboutir à un accord politique entre le mois de juin et octobre. « C’est le moment d’agir », a insisté la directrice du Fonds monétaire international (FMI), la Bulgare Kristalina Gueorguieva. Sur la question de la dette, un autre point au menu des échanges, « nous avons également parlé de l’annulation ou de la restructuration de la dette. Cela dépendra, évidemment, je comprends bien, de l’attitude des bailleurs. Nous avons réussi à mettre ensemble grâce à cette conférence donc les États-Unis, la Chine et l’Union européenne qui sont tous d’accord à ce sujet de regarder dans quel sens nous pourrons obtenir cela », a indiqué Félix Tshisekedi, le président en exercice de l’Union africaine (UA). Beaucoup d’engagements ont été évoqués et doivent être mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. La prochaine étape sera la réunion du G7, le 11 juin prochain. QUESTIONS SANITAIRES – Les participants à la conférence, qui a réuni une trentaine de dirigeants africains et européens, ainsi que des grandes organisations économiques internationales, ont promis d’aider le continent africain sur le plan sanitaire. Ils se sont prononcés en faveur de la levée des brevets afin de favoriser la production sur le continent et la vaccination massive. « Nous soutenons les transferts de technologie et un travail qui a été demandé à l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce et au Medicines Patent Pool (soutenu par l’ONU, ndlr) de lever toutes les contraintes en termes de propriété intellectuelle qui bloquent la production de quelque type de vaccins que ce soit », a déclaré le président français devant la presse à l’issue de la conférence. Produire les vaccins anti-Covid en Afrique-même est une idée séduisante compte tenu de la défiance qui pèse sur les remèdes produits hors du continent. Le président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’UA, Félix Tshisekedi a souligné que l’enjeu était aussi de convaincre les populations, en contrant le « travail de sape des réseaux sociaux qui ont diabolisé la vaccination ». « Je crois que les Africains sont sensibles à ce genre de choses. Si le produit vient d’Afrique, et qu’ils le voient et qu’ils le sachent, je crois que cela aura un impact positif là-dessus », a-t-il ajouté. Le président sénégalais, Macky Sall, dont le pays est déjà engagé avec d’autres pour tenter de produire des vaccins anti-Covid d’ici 2022, a relevé que les campagnes de vaccination menées tambour battant dans les pays industrialisés ne garantissent « absolument pas la sécurité sanitaire ». Il a mis en garde contre le risque de développement en Afrique de « variants extrêmement résistants ». À plus brève échéance, les dirigeants présents se sont engagés à renforcer l’initiative Covax qui a permis à plusieurs pays africains de vacciner leur population… En accélérant le transfert des doses des pays développés avec pour objectif de passer de 20 à 40% de personnes vaccinés, d’ici la fin de l’année. L’Afrique fait figure de continent relativement épargné sur le plan sanitaire, avec 130 000 morts du Covid-19, selon les chiffres officiels, sur un total mondial de près de 3,4 millions. Mais elle paye un très lourd tribut économique et social, faute d’avoir pu comme les pays les plus riches lancer de pharaoniques plans de relance. La pandémie de Covid-19 a plongé l’an dernier le continent africain dans une récession sans précédent. Les pays africains ont besoin de financer leur relance, mais contrairement aux grandes puissances, ils n’ont pas les mêmes capacités. Le sommet de Paris est consacré à la relance de ces fragiles économies, à la question de leur
Sommet sur les économies africaines : Des solutions contre la dette et pour le financement du développement
Moussa DIARRA Envoyé spécial Paris, 18 mai (AMAP) Le président français, Emmanuel Macron, a réuni à Paris, mardi, plusieurs dirigeants africains, européens et mondiaux pour un sommet sur le financement des économies africaines. L’objectif est d’aider les pays d’Afrique à s’extraire du piège de la dette et financer leur développement futur. Au cours de ce sommet consacré au financement des économies africaines et à l’épineuse question de la dette, les pays riches, la France en tête, (c’est le président Emmanuel Macron qui accueille) se sont penchés, avec leurs partenaires du continent, sur les mécanismes devant permettre aux États d’Afrique de financer leur relance post-Covid-19, sans accroître le fardeau de la dette. La pandémie de Covid-19 a plongé, l’an dernier, le continent africain dans une récession sans précédent. Les pays africains ont besoin de financer leur relance mais, contrairement aux grandes puissances, ils n’ont pas les mêmes capacités. Le Sommet sur le financement des économies africaines au Grand Palais Éphémère, à Paris a notamment examiné les décisions prises par la communauté internationale à propos d’une réallocation de Droits de tirage spéciaux (DTS). Au total, étaient présents dans la capitale française, dix-huit chefs d’État et de gouvernement dont le président de la Transition au Mali, Bah N’Daw, l’Angolais Joao Lourenço, le président en exercice de l’Union africaine (UA) et président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, le Mozambicain Felipe Nyusi, le Rwandais Paul Kagamé et les présidents de Côte d’Ivoire et du Sénégal, Alassane Ouattara et Macky Sall. Une trentaine de chefs d’État et de Gouvernement ainsi que des dirigeants d’organisations internationales y ont participé. Washington a été représenté par la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, qui a participé en visio-conférence, de même que la Chine, et le Kenya. Côté institutions, l’Europe a été conduite par la présidente de sa commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Charles Michel. Le FMI était représenté par sa directrice générale, la Bulgare Kristalina Gueorguieva, et la Banque mondiale par le directeur général de sa branche privée (IFC), le Sénégalais Makhtar Diop. Le président David Malpass a assisté aux débats en visio-conférence. Ce Sommet fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie. MD (AMAP)
Union nationale des travailleurs du Mali : La grève générale est déclenchée
Bamako, 17 mai (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a déclenché, lundi, une grève de cinq jours, du 17 au 21 mai 2021m sur toute l’étendue du territoire national, a constaté l’AMAP. Ce débrayage, avec comme slogan « Cette grève me concerne donc j’observe », est réductible du 24 au 28 mai 2021 si les doléances de l’UNTM ne sont pas satisfaites. La grève pourrait être illimitée à partir du 28 mai 2021 s’il n’y a toujours pas de consensus entre les deux parties (Gouvernement-UNTM). Notre équipe de reportage a sillonné quelques services publics pour constater l’effectivité de la grève. A l’Agence d’Energie du Mali (EDM) de Yirimadio, en commune VI, de la capitale malienne, sur les trois guichets, un seul était opérationnel pour satisfaire les clients. Pas d’affluence devant l’Agence et son guichet unique. Le chef d’Agence et une équipe restreinte assuraient le service minimum. Pas assez de monde aussi au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba en cette période d’arrêt de travail. Les activités de formations nationales (Ensemble instrumental, balais malien, le groupe dramatique, la réception et le traitement des courriers) sont suspendues à cause du débrayage de la plus grande centrale syndicale. Le service minimum était assuré par le directeur général du Palais Abdoulaye Diombana, son adjoint Moussa Diallo et quelques agents. La Cité administrative était quasiment vide. Il y avait moins de mouvements dans la cour quand la direction générale de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) transmettait un courrier au ministère de la Communication et de l’Economie numérique. Beaucoup de bureaux étaient fermés à clés. A la Cité, quelques agents civils et porteurs d’uniforme contrôlaient les températures de chaque usager dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et de l’insécurité. Lundi, à la Bourse du Travail au Siège de l’UNTM, les responsables de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la MINUSMA, du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE), de la Société civile, les leaders religieux, les familles fondatrices de Bamako ont tous rencontré le secrétaire général de l’UNTM Yacouba Katilé pour obtenir une suspension de la grève. Ces rencontres ont été positives. « Nous avons fait beaucoup de concessions. Nous allons continuer à le faire et à analyser toutes les propositions formulées par les missionnaires de bons offices. Nous allons voir si on peut suspendre notre mot d’ordre de grève en entendant la formation du nouveau gouvernement. Ce choix appartient à notre base. La grève sera suspendue avec des propositions concrètes du gouvernement » a martelé le patron de l’UNTM lors d’un point de presse. Rappelons que le service minimum est aussi observé dans les secteurs de l’eau, des télécommunications, de la santé, de la sécurité, des aéronautiques, d’alimentation et de l’énergie lors de la grève. SYW (AMAP)
Sommet sur les économies africaines : Le G5 harmonise sa position
Moussa DIARRA Envoyé spécial Paris, 18 mai (AMAP) Les chefs d’Etat et de gouvernement du G5-Sahel se sont rencontrés, lundi après-midi, a Paris, pour harmoniser leurs points de vue en prelude du Sommet sur le financement des économies africaines qui se tient ce mardi et auquel participera le président de la Transition, Bah N’Daw. Bah N’Daw, qui séjournera en France du 17 au 20 mai, est arrivé à l’aéroport du Bourget lundi. Le président de la Transition a aussitôt participé à une réunion des chefs d’Etat du G5 Sahel destinée à permettre aux dirigeants sahéliens « de parler d’une seule voix et réclamer un appui fort, direct et rapide pour faire face à la crise sécuritaire et sanitaire» que vit l’Afrique, en général et le Sahel, en particulier », a indiqué une source proche de la rencontre. Il s’est agit pour le président N’Daw et ses homologues du Burkina Faso, Roch-Marc Christian Kaboré, de Mauritanie, Mohammed Ould Ghazouani, du Niger, Mohamed Bazoum et du Premier ministre tchadien, Albert Pahimi Padacké, de trouver les moyens de répondre aux impacts de cette double crise sur les économies nationales et qui ont fait augmenter « la précarité et la pauvreté dans les pays de la sous région sahélienne », selon notre source. Pour cela, ils ont convenu de la nécessité d’un appui financier, humanitaire et matériel pour face à ces défis. Ils ont passé en revue la crise sécuritaire et en sont arrivés au constat qu’il y a une recrudescence de la menace terroriste notamment au Niger et au Tchad. « Face aux périls, les pays du G5-Sahrl ont décidé de mutualiser leurs moyens, renforcer leurs services de sécurité et leurs outils de défense » pour une montée en puissance, avec l’appui du bataillon tchadien positionné à une cinquantaine de kilomètres de la frontière burkinabè et à une centaine de kilomètres du Mali. Et, aussi, avec l’appui des forces partenaires dont Barkhane afin de décider d’opérations conjointes futures dans la lutte contre le terrorisme et tous les trafics. En somme, le G5-Sahel est résolu de se battre sur tous les fronts pour faire face aux défis de la sous région. Les dirigeants du G5-Sahel ont convenu d’un sommet extraordinaire pour examiner la situation d’ensemble de la sous région, remplacer le secrétaire exécutif du G5, le nigérien Maman Sambo Sidikou, nommé chef de la mission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel (MISAHEL). Selon une autre source, sous le couvert de l’anonymat, les dirigeants sahéliens ont convenu de garder le Tchad à la présidence en exercice du G5-Sahel. MD (AMAP)
Quatorze nouvelles contaminations à la Covid-19 dimanche au Mali
Bamako, 17 mai (AMAP) Au Mali, quatorze nouvelles personnes ont contracté le coronavirus, dimanche 16 mai 2021, indique le département en charge de la Santé. Ces nouveaux cas ont été diagnostiqués sur 802 échantillons. Toutefois, les médecins ont déclaré une cinquantaine de patients guéris au cours des dernières 24 heures, selon la même source Par ailleurs, 37 malades sont hospitalisés dans les structures de prise en charge parmi lesquels 07 cas graves en soins intensifs et 612 suivis à domicile, Les infections du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de Bamako) et Ségou (Centre) pour ce qui est de l’intérieur du pays. Mais aussi, au niveau des Communes l, V et VI du District de Bamako, la capitale. Avec ces nouveaux chiffres, le nombre de cas positifs à la Covid-19 grimpe à 14.190 dont 9.227 patients guéris contre 511 décès. AT/MD (AMAP)
Bah N’Daw à Paris pour le sommet sur le financement des économies africaines
Bamako, 17 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a quitté Bamako, ce lundi, pour Paris, en France, où il participera, du 17 au 20 mai, au Sommet sur le financement des économies africaines qui se tiendra mardi 18 mai 2021. Ce sommet, en présentiel et en visioconférence, sera accueilli par le président français, Emmanuel Macron, qui recevra une trentaine de chefs d’Etat et de Gouvernement et dirigeants d’organisations internationales. « Le Sommet sur le financement des économies africaines fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie », indique le Palais de l’Elysée, la présidence française, dans une note publiée mercredi 12 mai 2021. « Le Président de la République (Ndrl, Emmanuel Macron) souhaite que des solutions nouvelles et ambitieuses soient trouvées pour que l’Afrique puisse faire face à ce choc sans précédent, et retrouver la croissance, comme d’autres continents qui ont pu mettre en place des plans de relance massifs », poursuit la note. Tous les signataires de cette tribune du 15 avril 2020 ont été conviés au Sommet, ainsi que plusieurs autres chefs d’Etats africains dont le président de la transition malienne, des membres du G7 et du G20, ainsi que des dirigeants d’organisations internationales. La France, premier partenaire bilatéral, a une coopération très dense avec le Mali. Pour les vingt-cinq dernières années, l’aide publique au développement de la France au Mali s’est élevée à plus de 1,5 milliard d’euros (soit plus de 986.145.000.000 Fcfa). Cette aide intervient sous formes d’appuis budgétaires, bourses d’études, prêts aux entreprises, projets ou programmes, subventions aux organisations de la société civile, expertises techniques. L’aide française est, également, présente au Mali à travers la coopération décentralisée. La France est un partenaire stratégique du Mali qui présent dans tous les secteurs de la vie socio-économique. Ainsi, à l’occasion de la dernière visite à Bamako du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, les 25-26 octobre 2020, cinq conventions de financement, pour un montant total supérieur à 140 millions d’euros, ont été signées entre le Mali et la France. MD (AMAP)
Mali : Le M5-RFP s’éloigne du futur gouvernement de Transition
Bamako, 16 mai (AMAP) Le comité stratégique du Mouvement du 5 Juin–Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a exprimé son « total désaccord avec la trajectoire de la Transition imprimée précisément par le Premier ministre reconduit », a appris l’AMAP, samedi Au cours d’une reunion, et dans un communiqué que le président du comité stratégique M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a lu devant des journalistes, le mouvement dit prendre « acte de cette démission, et rappelle qu’il n’a été ni consulté ni associé à ce changement ». Au lendemain de la démission du gouvernement et de la reconduction du Premier ministre, Moctar Ouane, une participation du M5-RFP au futur gouvernement s’éloigne. Pour le mouvement contestataire, qui fêtera bientôt son 1er anniversaire, cette démission « ne répond ni à ses attentes ni à ses dix (10) mesures formulées le 6 mai 2021, lors de sa rencontre avec le président de la Transition, Bah N’Daw ». En conséquence, le mouvement « ne saurait s’associer à des combinaisons dont il ignore tout des tenants et aboutissants », a déclaré Choguel Kokalla Maïga. En attendant, le M5 reste sur sa dynamique de remobilisation de ses militants pour des « manifestations populaires ». Ces activités avaient déjà été annoncées avant la trêve du mois de ramadan. MT/MD (AMAP)
Mali : grève de cinq jours à partir de lundi
Bamako, 16 mai (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a annoncé le maintien de sa grève de cinq jours, à partir de lundi, indique un communiqué publié samedi soir. Le bureau exécutif de l’UNTM et ses syndicats partenaires, « après une réunion d’urgence et une large consultation, a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève jusqu’à satisfaction totale de ses points de revendication », ajoute la même source. Les syndicalistes préviennent que cette grève est « reconductible du lundi 24 mai au vendredi 28 mai inclus, et illimitée à compter du 28 mai 2021 », invitant « ses militantes et militants de rester mobilisés et déterminés pour la réussite pleine et entière de la grève en date du lundi 17 mai au vendredi 21 mai 2021 inclus ». La centrale syndicale rappelle que le maintien de sa grève fait suite à la rencontre entre son bureau exécutif et une « commission de médiation » composée de « légitimités coutumières et religieuses, accompagnées des présidents des différentes chambres consulaires et du patronat malien et des conseillers spéciaux de la primature ». Cette commission a demandé à la centrale « de suspendre son mot d’ordre de grève et d’accorder deux (2) mois de moratoire pour la résolution des doléances ». La grève, qui démarre ce lundi, intervient dans un contexte où le Mali attend son nouveau gouvernement, après la démission, vendredi dernier, de l’équipe du Premier ministre Moctar Ouane. Ce dernier a été reconduit à son poste, le même jour, par le président Bah N’Daw et chargé de former un nouvel attelage gouvernemental. SS/MD (AMAP)
Médias : Le journaliste Moriba Magassouba est décédé
Bamako, 16 mai (AMAP) Le monde de la presse a perdu, une de ses plus belles plumes, en la personne du journaliste, historien et écrivain, sénégalais, Moriba Magassouba décédé, ce samedi, à Abidjan, selon des sources proches de l’homme de média citées par le quotidien ivoirien Fratmat. C’est comme un coup de tonnerre dans son pays d’origine le Sénégal en Côte d’Ivoire où il a fourbi ses armes en journalisme. Magassouba est l’auteur de la biographie du président Alassane Ouattara, intitulée : « Alassane Ouattara : la passion du devoir ». Le journaliste est de la 2e promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Il a travaillé au quotidien « Le Soleil » de Dakar, à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », à l’Agence panafricaine de presse (PANAPRESS) et au magazine Africa international. Moriba Magassouba est l’auteur du livre, « L’Islam au Sénégal : demain les mollahs ? ». Dors en paix doyen ! SSI/MD (AMAP)
Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi attendu à Abidjan, ce vendredi
Bamako, 14 mai (AMAP) Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, regagne Abidjan, ce vendredi 14 mai 2021, « sauf changement de dernières minutes », selon nos confrères du quotidien ivoirien Fratmat. Le Chef du gouvernement avait quitté Abidjan pour Paris dans la nuit du lundi à mardi. Officiellement, le gouvernement n’a pas communiqué sur ce voyage qui a vite fait d’alimenter les réseaux sociaux et d’enfler la rumeur sur la santé du Premier ministre ivoirien. Nommé le 6 avril, chef du gouvernement, Patrick Achi a succédé à Hamed Bakayoko, décédé, à 56 ans, des suites d’un « cancer fulgurant ». C’est en juillet 2020 qu’Hamed Bakayoko a succédé au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques. SS/MD (AMAP)

