Ciment et fer à béton: les prix montent en flèche

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 02 juin (AMAP) Le Mali est en chantier. Des maisons d’un autre standing y poussent, un peu partout. Des travaux d’infrastructures de développement sont en cours. Le Grand marché de Bamako, également en chantier, continue sa mue. Ce, malgré les multiples crises quel le pays traverse. Le fer et le ciment sont des éléments indispensables à la réalisation de ces ouvrages qui symbolisent le dynamisme de notre économie. Mais, depuis un certain temps, les prix de ces deux matériaux connaissent une hausse sur le marché. La situation s’expliquerait, en grande partie, par la règle de la demande qui est plus forte que l’offre. Le prix de la tonne du ciment, importé ou local, tournait autour de 90.000 Fcfa dans notre pays. Il a franchi la barre des 100.000 Fcfa pour s’établir à 115.000 Fcfa depuis quelques mois. Il peine à descendre au dessous de 110.000 Fcfa, prix actuel de la tonne du produit dans les différentes quincailleries de Bamako, où le sac (50 kg) est cédé à 5.500 Fcfa. Un risque de l’augmentation du prix du ciment est envisageable dans les jours à venir, spécule Balla, propriétaire de quincaillerie à Kalaban, sans pouvoir dire les raisons. Rencontré à son magasin à Para Djicoroni, un autre revendeur de ciment, Ousmane Tangara, nuance : «Le prix du ciment avait commencé à baisser. C’est la semaine dernière que nous avons remarqué cette hausse auprès des fournisseurs qui l’ont imputé à la grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Cette cessation du travail a provoqué une rupture. Cette pénurie a fait grimper le prix». Le commerçant dit s’attendre à un fléchissement vers le bas dans les jours à venir. DEUX TYPES DE FER – Tout comme le ciment, le prix de la barre du fer à béton a aussi grimpé. Sur le marché local, on retrouve deux types de fer : importé communément appelé fer blanc et le fer made in Mali avec des calibrages variables. Actuellement, le prix du fer 12 plein qui était vendu à 5.000 Fcfa, varie entre 5.750 et 5.800 Fcfa, selon les quincailleries. La barre du fer 12 simple, utilisé couramment dans la construction des maisons à usage d’habitation, est cédée entre 3.250 à 3.300 Fcfa. La barre de fer 10, elle, est vendue entre 2.250 à 2.300 Fcfa. Le fer 8 se vend entre 1.250 à 1.300 Fcfa, contre 750 à 850 Fcfa pour le fer 6. Cette fluctuation constatée sur le prix du fer remonte à quatre mois, selon Mohamed Koné, gérant d’une quincaillerie. «Je travaille dans le domaine depuis dix ans. C’est la première fois que je vois le prix de la barre du fer à béton atteindre ce niveau », reconnaît-il. Pour lui, cette hausse est due à la pandémie de Covid-19. Car, argumente-t-il, les importations sont limitées. Le stock national est insuffisant par rapport à la demande. « Chaque fois que les clients se bousculent pour avoir un produit, le prix augmente », explique le commerçant. Mais « les gens pensent que c’est le Mali seul qui est confronté à cette situation. Le problème est général», informe Modibo Diakité, revendeur de ciment et de fer à Ouolofobougou. Donc, conformément à la loi du marché, les prix augmentent quand la demande est plus forte que l’offre de produit, ajoute-t-il. Contacté à ce sujet, un responsable d’une industrie locale de fabrique de fer explique cette hausse par deux facteurs : la hausse du cours mondial du fer et l’exportation de la ferraille. « Nous faisons face à cette situation depuis le mois de févier. En tant que producteur, nous ne sommes pas du tout content de cette situation. Nous sommes obligés de suivre le cours mondial », murmure-t-il. Selon lui, la ferraille fait partie de la matière première. Son prix a grimpé à cause de sa rareté sur le marché. Car, à le croire, malgré deux arrêtés interministériels (2018 et 2019) du ministère du Commerce suspendant toute exportation de la ferraille et des sous-produits ferreux au Mali, le produit est toujours exporté. « Du coup, on le retrouve cher. C’est normal : quand nos matières premières sont chères on augmente le prix du produit fini. L’Etat doit s’investir pour mettre un frein à l’exportation de la ferraille pour le bien de tous. A terme, si on n’a pas de matières premières, l’usine risque de tourner au ralenti avec comme conséquence possible le licenciement des travailleurs», prévient le responsable. Comme eux, les propriétaires de chantiers sont inquiets. Certains ont déjà arrêté leurs travaux en attendant la réduction du coût des deux produits. C’est le cas d’une enseignante rencontrée dans une boutique à Kalaban Coura ACI. « Je comptais reprendre les travaux sur mon chantier ce mois-ci. C’est avec une grande surprise que j’ai constaté la hausse du prix de la barre du fer à béton de 300 Fcfa pour certaines et 400 Fcfa pour d’autres. Vu que mes moyens sont limités, j’ai décidé de surseoir à l’achat du produit en attendant la chute du prix. Je viens de faire un dépôt de 500.000 Fcfa auprès du boutiquier. Lorsque les prix commencent à baisser, il me tiendra informer », explique Aïssata Compaoré. Contrairement à cette institutrice, Bouba Maïga pense qu’il n’a pas le choix. « On économise de l’argent pour un but précis. Si le prix augmente, on n’a pas d’autres possibilités que d’acheter pour éviter de dilapider nos économies », soutient-il. L’air frustré, il venait d’acheter cinq tonnes de ciment et plusieurs barres de fer. Le niveau des ventes de certains propriétaires de quincaillerie est également impacté par la hausse du prix de ces deux matériaux. « Les clients achètent, mais l’affluence est faible en ce moment. Certains viennent demander le prix. Réalisant qu’il a grimpé, ils rebroussent chemin », déplore le commerçant Seydou Sinayoko. ADS (AMAP)

Diéma : Gouba Dabo (Ouest) étrenne deux ponts réalisés par ses ressortissants pour plus de 100 millions

Diéma, 1er juin (AMAP) La localité de  Gouba Dabo, dans la commune rurale de Béma (Ouest), a inauguré, dimanche, deux ponts  que ses  ressortissants ont construit  pour plus de 100 millions de francs Cfa. Ces ponts, sur l’affluent d’une rivière, dénommée « Hassèye », pour désenclaver le village et d’autres localités, surtout en période hivernale, mesurent 12 mètres de long, 5 mètres de large et 4 mètres de hauteur, pour le premier ; 5 mètres de longueur, 8 mètres de largeur et 2 mètres de hauteur, pour le second. Ces ponts, solidement bâtis, ont été réalisés dans un intervalle de trois mois, de janvier à mars 2021. Le jour de l’inauguration, hommes, femmes, jeunes et vieux, se sont tous transportés sur le lieu de l’évènement, situé à 1 km, en allant vers Béma. Certains ont effectué le trajet en motos taxis, d’autres ont emprunté des véhicules, des charrettes, d’autres, encore comptaient sur l’agilité de leurs jambes. Le porte-parole des chefs de villages, Habou Tounkara, griot de son état, comme le veut la tradition dans ce milieu, a salué les ressortissants et l’ensemble des populations de Gouba Dabo, et de la Commune rurale de Béma, pour la réalisation de ces infrastructures, sans lesquelles, la localité serait coupée du monde. Pendant l’hivernage la route, à ce niveau, devient impraticable pour les usagers dont de nombreux commerçants qui n’arrivent pas à se tendre aux foires hebdomadaires. Les chefs de village, à travers leur porte-parole, ont prôné la paix et l’entente, pour permettre un développement durable de leurs localités et ont formulé des vœux pour une bonne campagne agricole. Le représentant des ressortissants de la Commune rurale de Béma, Diarra Diawara, qui a été responsabilisé pour le suivi et le contrôle des chantiers, ainsi que l’organisation de la cérémonie d’inauguration, a remercié les populations pour cette marque de confiance les ressortissants et tous ceux qui ont contribué à la construction de ces infrastructures routières d’une grande utilité. Il a remercié particulièrement Abdoulaye Fofana et Issouf Camara, et plusieurs autres natifs de Gouba Dabo, à l’initiative de la construction des ponts. Il a réitéré son entière disponibilité à apporter le meilleur pour toute action  visant le bien-être des populations. Le maire de la Commune rurale de Béma, Madikandia Diawara, a invité les ressortissants à l’union pour braver tous les obstacles au développement de leur commune. M. Diawara est revenu plusieurs fois dans ses propos, sur l’entente et la cohésion sociale, « seule alternative pour relever les immenses défis ». Il a cité en exemples quelques grandes réalisations des ressortissants parmi lesquelles des mosquées, écoles, centres de santé, forages,  périmètres maraîchers… « Des gestes magnanimes, a dit l’édile, qui concourent efficacement au développement de leur commune ». Le sous-préfet de Béma, Mamadou Sissoko, s’est dit plus que comblé par cette action des ressortissants, qu’il a qualifiée de « hautement patriotique », et qui permettront de plus fluidifier la circulation surtout en hivernage. Il a expliqué la politique de l’Etat en matière d’infrastructures routières qui consiste à désenclaver progressivement le pays, mais, a-t-il insisté, « le Mali est vaste, l’Etat à lui seul, ne peut tout faire ». Le sous-préfet Mamadou Sissoko a invité les bénéficiaires à prendre soins des réalisations. Compte tenu des impacts positifs que ces ponts auront sur l’économie des familles, il a souhaité que des actions semblables se multiplient « pour le bonheur de tous ». Le sous-préfet de Béma, Mamadou Sissoko, a coupé symboliquement le ruban, autorisant ainsi la circulation sur les ponts fraîchement bâtis. C’est une danse folklorique du terroir, qui a mis fin à cette cérémonie riche en couleurs. OB/MD (AMAP)  

Vaccination contre la Covid-19 : La population adhère petit à petit

Par Fatoumata NAPHO Bamako, 1er juin (AMAP) Les équipes de vaccination reçoivent par jour entre 90 à 150 personnes prêtes à se faire administrer des doses de l’antigène contre le coronavirus. La tendance est à l’augmentation du nombre des volontaires. Dans une chronique intitulée : «Si l’Afrique refusait le vaccin», Jules Domche, directeur de Vox Africa (une chaîne de télévision) rappelait la nécessité pour les Africains d’intégrer dans la réflexion le fait que depuis plus de 40 ans, le monde est confronté à la pandémie du Sida et qui continue de faire des ravages, on n’a pas pu encore trouver de vaccin contre ce fléau. Qu’il a fallu aussi attendre 16 ans pour trouver «un mauvais vaccin» contre la grippe et que tous les grands ensembles ou les grands pays disposent de leurs vaccins contre le coronavirus. Les états-Unis ont le leur tout comme la Russie, la Chine, l’Inde et l’Europe. Ainsi, le chroniqueur demandait aux Africains d’aller sur la pointe des pieds dans la vaccination avec AsrtraZeneca. Au-delà de son analyse, on est tenté d’émettre des réserves sur ce vaccin au regard du tollé suscité à l’échelle planétaire par cet antigène et du contraste dans notre continent. Au moment où certains pays africains réclament des doses supplémentaires, d’autres en restituent. La République démocratique du Congo (RD Congo) en est l’illustration parfaite. Ce pays d’Afrique centrale aurait restitué plus de 1,3 million de doses de ce vaccin à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces situations suscitent des interrogations légitimes chez nos compatriotes qui veulent s’entourer de toutes les garanties avant de recevoir le vaccin. Malheureusement, le ministère de la Santé et du Développement social aussi a été incapable de faire une bonne communication autour de la campagne. Ce qui n’était pas fait pour rassurer davantage nos compatriotes. Ce qui justifie qu’au début, nos compatriotes ne se bousculaient pas aux portillons des centres de vaccination pour se faire administrer des doses d’AstraZeneca. En termes clairs, ils avaient des appréhensions diffuses sur cet antigène. Même si on n’est plus au point mort dans notre pays puisqu’on a engagé les deux premières vitesses avec la réception à l’Aéroport international Président Modibo Keïta par le président de la Transition d’alors, Bah N’Daw, près de 40.000 doses de vaccin, le 5 mars dernier, et le démarrage de la campagne de vaccination contre la Covid-19, le 31 mars dernier, au Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G. Les jours qui ont suivi le lancement de la campagne de vaccination n’avaient pas apporté des certitudes sur l’adhésion réelle des populations à la vaccination. Bien au contraire, on avait même l’impression de décélérer. Heureusement que ces derniers temps, la tendance est en train d’être inversée. Même si ce n’est pas la grande affluence souhaitée, les Maliens se décident de plus en plus à se faire vacciner contre la Covid-19. Les autorités ont fait des efforts pour acquérir le vaccin et les premières doses ont été inoculées au personnel socio-sanitaire qui se trouve en première ligne dans la croisade contre la Covid-19. Ensuite, d’autres cibles notamment les personnes âgées de 60 ans et plus et celles atteintes des comorbidités (diabète, hypertension et autres). Pour atteindre les cibles, trois stratégies classiques sont mises en œuvre. Il s’agit de la stratégie fixe dans les centres de santé communautaire (Cscom) ou de référence (Csref), celle avancée utilisée pour les hôpitaux et autres structures de santé et enfin la stratégie mobile. Pour cette phase, 344 vaccinateurs et 516 volontaires seront mobilisés. Le scepticisme est en train de laisser place à la confiance petit à petit. Ainsi, après une certaine hésitation, nos compatriotes commencent à percevoir la nécessité de se faire immuniser contre le coronavirus qui a même ébranlé les plus grandes économies mondiales. Notre équipe de reportage a fait le tour de quelques points de vaccination. Au niveau du Csref de la Commune V, ce n’était pas la grande affluence. Mais le petit nombre de personnes qui entendait se faire vacciner était enthousiaste à l’idée de recevoir un antigène contre le coronavirus. Aux environs de 10 heures, ce matin de mai, l’équipe du Dr Coulibaly Fatoumata Dicko avait déjà enregistré 45 personnes pour la première dose et 68 personnes pour le rappel, c’est-à-dire la deuxième dose. Selon la responsable de l’unité du Programme élargi de vaccination (PEV), son établissement de soins a enregistré depuis le début de la campagne un cumul de 6.086 vaccinés, soit 5.653 hommes et 433 femmes. Elle a expliqué que les équipes de vaccination recevaient en moyenne 40 personnes par jour au début. Mais depuis que la population a commencé à y adhérer véritablement, les vaccinateurs accueillent environ 150 personnes par jour. Selon elle, les équipes de vaccination au niveau de notre centre (une équipe fixe et d’autres mobiles qui sillonnent les services, les gares routières et autres) officient tous les jours de la semaine et commencent à partir de 7h30 pour finir la journée vers 14h30. Dr Coulibaly Fatoumata Dicko explique aussi que les vaccinateurs demandent préalablement les motivations de la personne qui désire se faire vacciner, avant d’accomplir les formalités où une pièce d’identité est requise pour éviter toute erreur dans le nom sur la carte de vaccination qui lui sera livrée. On interroge la personne pour savoir si elle a des antécédents de pathologies chroniques. Après la vaccination, il est conseillé à la personne de garder une posture assise au moins 3 à 5 mn pour éviter des malaises. Elle bénéficie aussi des conseils sur d’éventuels effets secondaires (puisque le risque zéro n’existe pas), notamment les céphalées, la fièvre, etc. Après cela, le rendez-vous est donné pour un mois après en vue de recevoir la deuxième dose. Sur la carte, on mentionne le nom de la personne, son âge, sa profession, le sexe, l’adresse, le numéro du vaccin et sa date de péremption, le centre et la date du rappel. On y écrit aussi le nom du vaccinateur, le cachet et la signature de la responsable. La responsable de l’unité PEV explique aussi joindre au

Mali: Les dates des examens scolaires dévoilées

Bamako, 1er juin (AMAP) Les dates des examens des enseignements fondamental, normal, secondaire général, technique et professionnel, au titre de l’année scolaire 2020-2021 ont été fixées, lundi, par le ministère de l’Education nationale. A cet effet, les épreuves écrites du baccalauréat se tiendront du 23 au 26 août 2021. Quant aux candidats en lice pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF), ils seront évalués du 16 au 18 août. Les examens du Certificat d’aptitude professionnelle sont prévus du 26 au 29 juillet prochain. Le Brevet de technicien (BT), est prévu du 9 au 12 août. Les examens pour l’obtention du BT santé et agropastoral se dérouleront, respectivement du 12 au 16 juillet et du 6 au 10 septembre. Les épreuves orales et pratiques des terminalistes des Instituts de formation des maîtres (IFM) sont prévues du 16 au 20 août. MD/MD (AMAP)

De retour d’Accra : le colonel Assimi Goïta exhorte à l’union sacrée

Bamako, 1er juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a déclaré, lundi, á Bamako, avoir pris acte des décisions du sommet, a pris acte des décisions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et lancé un appel à la population à s’unir pour sauvegarder, coûte que coûte, la Nation. Le chef de l’État s’est prêté aux questions de la presse, à l’aéroport international président Modibo Kéita Sénou, à son retour du sommet extraordinaire de la CEDEAO, tenu dimanche dernier à Accra, et consacré à la situation sociopolitique du Mali. Concernant notamment la suspension du Mali des instances de l’organisation communautaire, Le colonel le Goita a rassuré que «sur ce point, il y a eu plus de peur que de mal, c’est un acte politique», Mais le président de la Transition a déclaré garder le contact avec le médiateur Goodluck Jonathan et les chefs d’État de la Cedeao. Pour le choix d’un Premier ministre civil, d’un gouvernement de consensus et de la durée de la Transition, le chef de l’État a rappelé qu’il est déjà dans cette dynamique depuis la semaine dernière. «Raison pour laquelle, nous avons rencontré la classe politique, les leaders religieux, les syndicats… Sur ce point aussi, il n’y a pas de souci», a-t-il précisé. Il a aussi profité de l’occasion pour saluer le leadership du président ghanéen Nana Akufo-Addo qui a eu la patience de l’écouter, d’écouter les différentes versions. Le président de la Transition a estimé que la capacité d’écoute du président en exercice de la CEDEAO a été très déterminante pour les conclusions du sommet. Des conclusions qui ont entériné tacitement son maintien à la tête du pays pendant la période transitoire. Assimi Goïta a, par ailleurs, salué l’ensemble des chefs d’État de la CEDEAO pour leur sens de l’écoute. Il a, également, salué l’engagement et l’élan de solidarité dont le Mali a bénéficié durant cette rencontre. S’adressant à ses compatriotes, le président Goïta a souhaité l’implication de tous pour la réussite de la Transition. «Ce que je demande à la population malienne, c’est l’Union sacrée autour de la nation malienne que nous devons sauvegarder coûte que coûte», a-t-il dit. Le président de la Transition a bénéficié d’un accueil chaleureux. En plus de ses proches collaborateurs, une foule composée d’élus locaux, de membres des organisations de la société civile soutenant les Forces armées maliennes (FAMa), a bravé un soleil ardent, pour témoigner son soutien au colonel Assimi Goïta. C’est au rythme de chants d’artistes locaux que des femmes et des hommes ont accueilli le colonel Goïta, de retour de la capitale ghanéenne, apres le sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation sociopolitique du Mali. Sur des affiches, on pouvait lire : «L’Espoir du Peuple Assimi Goïta» et la foule scandait des slogans comme : «Vive Assimi Goïta». OD/MD (AMAP)      

Sommet de la CEDEAO : Le Mali suspendu des instances de l’organisation sous régionale

Bamako, 31 mai (AMAP) Le sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les récentes évolutions politiques au Mali tenu, dimanche, à Accra, a décidé de suspendre le Mali de ses instances mais sans prendre de sanctions économiques contre ce pays, à la suite du nouveau coup de force des militaires. « Après de longues discussions, les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de suspendre le Mali des institutions de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », précisent dans un communiqué les dix chefs d’État présents lors de ce sommet. Le Mali ne pourra plus, jusqu’à nouvel ordre, assister aux sessions des chefs d’État, aux Conseils des ministres ou encore aux sessions du Parlement de l’institution sous-régionale. Suspendu de toutes les instances de la Communauté, le Mali se retrouve maintenant isolé au sein de la CEDEAO. Assimi Goïta, qui était dans la capitale ghanéenne, n’a pas pris part au sommet. Il s’agit donc d’une semi-victoire sur le plan sous-régional. La conférence des chefs d’État a demandé le respect strict du calendrier de la transition. Un Premier ministre civil va être nommé avec un gouvernement inclusif, pour poursuivre le programme de transition. Mais aucune sanction économique n’a été prise et le colonel Assimi Goïta reste à son poste. Le sommet avait pour but de définir les lignes d’action pour la transition. Les chefs d’État ont fermement condamné ce récent coup d’État qui, selon le communiqué final, est « une violation des décisions prises lors du sommet extraordinaire qui s’est tenu à Aburi, au Ghana, le 15 septembre 2020 » et une violation de la charte de la transition. «Je profite, au nom de la CEDEAO, pour réitérer notre engagement continu en faveur de la Transition pacifique au Mali», a laissé entendre le président en exercice de la (CEDEAO), Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat ghanéen. Selon le président Akufo-Addo, il s’agit d’aider le peuple malien à trouver une solution politique pour que la paix et la stabilité règnent dans notre pays. A la séance d’ouverture du sommet, le président ghanéen a fait une présentation des enjeux actuels de la situation, et réaffirmé la disponibilité de la communauté à accompagner le Mali pour une sortie de crise. Pour le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, il s’agissait, au cours des discussions, d’envisager les «voies et moyens d’accompagner ce pays frère (Ndlr, Mali) pour une sortie de crise». «Ensemble avec mes pairs, nous proposerons des pistes de solutions à la crise malienne afin de maintenir la paix et la stabilité dans la sous-région ouest-africaine et sur le continent», a indiqué, pour sa part. le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. L’allocution du président en exercice de la CEDEAO a été suivie des travaux à huis clos. Après l’adoption de l’ordre du jour, Goodluck Ebele Jonathan, médiateur de la CEDEAO au Mali qui avait été dépêché à Bamako, le 25 mai, a présenté le rapport sur la situation dans notre pays qui se poursuivra par des discussions. Au cours de son séjour à Accra, le président Goïta, proclamé président de la Transition, chef de l’État, par la Cour constitutionnelle malienne, le 28 mai dernier, a eu un tête-à-tête avec son le président ghanéen et des entretiens bilatéraux, notamment avec le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou. Les décisions prises au cours de ce sommet extraordinaire seront déterminantes pour la suite du processus de la Transition au Mali. Ce sommet intervient apres les évènements du 24 mai qui ont conduit à l’arrestation puis à la démission du président de la transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre, Moctar Ouane. Mohamed Bazoum du Niger, Faure Gnassingbé du Togo, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari du Nigeria, Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau, George Weah du Liberia, Adama Barrow de la Gambie., étaient présents à cette rencontre de haut niveau dans la capitale ghanéenne. MD (AMAP)  

Sommet CEDEAO sur le Mali : le président Assimi Goïta se rend samedi à Accra, au Ghana

Bamako, le 28 mai (AMAP) Le président de la Transition Assimi Goita, Chef de l’État, se rendra ce samedi, à Accra, au Ghana, où il participera au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO0 sur la situation politique au Mali. L’information est confirmée par des proches collaborateurs du président Goita qui précisent que le chef de l’Etat sera accompagné à l’aéroport par les chefs des institutions dans le strict respect du protocole dû à son rang. Le colonel Goita aura plusieurs messages à communiquer à ses pairs. Selon la même source, il donnera les éclairages nécessaires à la conférence des chefs d’Etat sur les récents développements de la situation politique au Mali. AC/MD (AMAP)

La Cour constitutionnelle malienne déclare le colonel Assimi Goïta, chef de l’État et président de la transition

Bamako, 28 mai (AMAP) Un arrêt de la Cour constitutionnelle malienne a déclaré vendredi, le colonel Assimi Goïta, chef de l’État et président de la transition, après un deuxième coup de force militaire en neuf mois. Le vice-président de la transition, le colonel Goïta, « exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme », proclame la Cour constitutionnelle ajoutant que celui était, jusqu’ici le vice-président de la transition, portera « le titre de président de la transition, chef de l’État ». La Cour constitutionnelle indique avoir constaté la « vacance de la présidence » consécutive à la démission du président de la transition, Bah N’Daw. Assimi Goïta a rencontré, vendredi, après-midi, pour la première fois toute la classe politique malienne et a exprimé officiellement sa volonté de voir le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) proposer le nom du futur Premier ministre, issu de ses rangs. Le colonel Goïta l’a déclaré, au cours de cette rencontre au palais de Koulouba, confirmant ainsi ce qui n’était qu’une rumeur, depuis l’arrestation, lundi, du président de la Transition Bah N’Daw et du Premier ministre, Moctar Ouane. L’objectif de cette rencontre, selon les autorités, est d’expliquer aux acteurs politiques ce qui a conduit aux événements en cours dans le pays, notamment la démission de l’ex président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, qui ont été relaxés depuis mercredi nuit. MD (AMAP)

Premier ministre de la Transition au Mali: Le M5-RFP propose Dr Choguel Kokalla Maïga

Bamako, 28 mai (AMAP) Dr Choguel Kokalla Maïga est le candidat du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) pour le poste du Premier ministre de la Transition, ont annoncé vendredi les responsables du Mouvement lors d’une conférence de presse. « Le M5 s’est réuni et a convenu, unanimement, de proposer le nom du Dr Choguel Kokalla Maïga qui est le président de son comité stratégique », a déclaré le principal conférencier, Ibrahim Ikassa Maïga, l’un des portes-paroles du M5-RFP. Ibrahim Ikassa Maïga a fait cette mise en garde : « Maintenant nous sommes prêts à y aller mais à condition qu’on nous laisse travailler. Parce que le M5-RFP a décliné les paramètres du changement en 10 points qui se traduit en 17 actions que nous avons proposées pour rectifier la Transition et pouvoir jeter les bases de la Refondation du Mali ». D’après lui, ce travail de refonte de l’Etat se fera avec tous les Maliens de tous les bords. « Il faut une union sacrée. C’est sur cette base que le Mali va avancer », a soutenu M. Maïga. Il a indiqué la proposition du M5-RFP fait suite à la décision du vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, d’attribuer la fonction de Premier ministre à une personnalité par le Mouvement du 5 juin. BD/MD (AMAP)

Mali: Le colonel Assimi Goïta propose la Primature au M5-RFP

Bamako, le 28 mai (AMAP) Le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a exprimé officiellement vendredi, après-midi, sa volonté de voir le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) proposer le nom du futur Premier ministre, issu de ses rangs. Le colonel Goïta l’a déclaré, au cours d’une rencontre avec la classe politique au palais de Koulouba, confirmant ainsi ce qui n’était qu’une rumeur, depuis l’arrestation, lundi, du président de la Transition Bah N’Daw et du Premier ministre, Moctar Ouane. L’objectif de cette rencontre, selon les autorités, est d’expliquer aux acteurs politiques ce qui a conduit aux événements en cours dans le pays, notamment la démission de l’ex président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, qui ont été relaxés depuis mercredi nuit. Le M5-RFP est le regroupement politique à l’origine de la contestation contre l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, A la suite des forces politiques, le vice-président rencontrera également la société civile et le Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRAD). AT/MD (AMAP)