Covid-19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi
Bamako, 13 mai (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi mais déclarent cependant que 10 patients ont été guéries, un décès constaté et 19 malades dont 12 graves hospitalisés dans les structures de prise en charge, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent que 14149 cas positifs ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national dont 9123 guérisons et 508 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1551 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Gouvernement-Untm : difficile démarrage des négociations
Bamako, 14 mai (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), peine entamées, ont été suspendues, jeudi, sur fond de tension dans les locaux du ministère du Travail et de la Fonction publique. Les discussions vont se poursuivre, ce vendredi, afin d’éviter une autre grève de la centrale syndicale, Les parties se sont données rendez-vous pour discuter du préavis de grève en date du 26 avril 2021 de la centrale syndicale du pays. Dans ce préavis, l’UNTM menace d’aller en grève, dans un premier temps, du 17 au 21 mai si ses exigences ne sont pas satisfaites. La centrale syndicale estime, trois mois après avoir signé un procès-verbal avec le gouvernement, que l’État traîne les pieds pour appliquer les accords. Le temps est compté et le gouvernement mesure les conséquences d’un arrêt de travail de cette centrale, à laquelle sont affiliés des dizaines de syndicats. Pour la première rencontre de jeudi, le gouvernement était représenté par le ministre en charge du Travail, Me Harouna Toureh et son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang. Les ministres des 13 autres départements concernés par le dossier se sont faits représenter. Ce qui n’a pas échappé aux émissaires de la centrale syndicale qui y ont vu une « autre manifestation du mépris » du gouvernement à leur endroit. Les plus radicaux d’entre eux avaient opté pour un retrait pur et simple de la salle. Pour le ministre Harouna Toureh, exiger la présence effective de l’ensemble des ministres concernés n’a pas de base légale, puisqu’aucune disposition des textes ne le stipule. Cette mise au point du ministre Toureh a davantage crispé l’atmosphère. Les syndicalistes s’estimaient déjà délibérément offensés par des propos tenus quelques minutes plutôt par le ministre qui, dans son speech introductif, avait fait remarquer que l’État dispose d’un arsenal juridique pour empêcher toute action susceptible de porter préjudice à son bon fonctionnement. Aussi, il leur avait fait comprendre, en des termes jugés « peu courtois » par les syndicats, que le pays traverse un moment particulier qui ne permet pas au gouvernement de satisfaire immédiatement toutes les revendications sociales. Visiblement remonté, Ousmane Traoré, l’un des représentants de l’UNTM, a soutenu que les autorités actuelles n’en ont cure de l’état de santé des caisses publiques. Et pour souligner la nécessité de corriger les disparités dans le traitement des agents de l’État, il a affirmé que le « président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement Illicite et la corruption (OCLEI) perçoit plus de 4,5 millions de Fcfa par mois et que son chauffeur gagne mieux qu’un fonctionnaire de la catégorie A ». Également, plus de 2 millions de Fcfa seraient accordés à certains agents comme prime de départ à la retraite, alors que d’autres ont à peine 200.000 Fcfa. Pendant plusieurs minutes, une sorte de cacophonie s’est emparée de la salle, obligeant le président de la commission de conciliation à suspendre les travaux. Finalement, les pourparlers ne reprendront que ce vendredi matin. C’est à la suite de deux grèves, fin 2020, que l’UNTM, le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont signé, le 5 février dernier, un procès-verbal de conciliation. Plus de trois mois après, la centrale syndicale vient de déposer un nouveau préavis de grève dans lequel elle exige « l’application immédiate des accords dont les délais d’application ont expiré ». L’UNTM demande, aussi, un traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme et l’élargissement de la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets. Le syndicat exige le retour à leurs postes respectifs des 22 travailleurs du ministère de l’Administration territoriale qui ont été mutés suite à des grèves, l’application immédiate du point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales et l’application des accords d’établissement des Agences de développement. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, l’UNTM se dit déterminée à mettre sa menace de grève à exécution du 17 au 21 mai. Le syndicat se réserve le droit de reconduire l’arrêt de travail du 24 au 28 mai et n’exclut pas une grève illimitée. ID/MD (AMAP)
Tominian (Centre) : Les Forces armées maliennes neutralisent des terroristes
Tominian, 14 mai (AMAP) Les éléments du détachement de la Force spéciale anti-terroriste (FORSAT) ont neutralisé, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Tominian (Centre), des terroristes, à bord d’un véhicule pick-up et sur des motos, attaquer leur position, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 2H du matin, la base des éléments de la FORSAT qui ont réagi en tuant 6 d’entre eux et perdant un des leurs au cours des affrontements. Les Forces armées maliennes (FAMa) « ont énergiquement repoussé cet assaut, neutralisant trois terroristes et interpellant trois autres », indique, pour sa part, le Chef d’état-major général des armées (CEMGA), dans un communiqué. « Un soldat a perdu la vie au cours de cette attaque », confirme la même source. « Les assaillants à bord de deux véhicules et de plusieurs motos ont été mis en déroute occasionnant la saisie d’importants lots de matériels », poursuit le communiqué. « Le Gouverneur de la Région de San et le commandant du Secteur n 0 5 de l’opération Maliko se sont vite portés sur les lieux pour apporter encouragements et soutien des plus hautes autorités à la force stationnée à Tominian », note le communiqué du CEMGA qui invite « les populations à plus de coopération et de soutien » aux forces armées de défense et de sécurité Des enquêtes sont ouvertes pour élucider les circonstances exactes de l’attaque, identifier les assaillants et connaître leurs motivations dans cette attaque avec des tirs de harcèlement, suivis de bombardements intenses et systématiques du camp des forces loyalistes. NC//MT/KM/MD (AMAP)
Lendemain de la fête de Ramadan : Comme un presque jour ferié
Bamako, 13 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar de plusieurs pays de la communauté musulmane, a célèbre, mercredi, la fête de l’Eid El Fitr annonçant la fin du mois de Ramadan. Un mois chargé de dévotions et marqué, principalement, par l’accomplissement du jeûne qui constitue le 4è pilier de l’islam. La célébration de cette fête est caractérisée, au Mali, par la prière collective de 08h, suivie des visites et salutations d’usage chez des voisins, parents, beaux parents, amis et collaborateurs. Ces salutations sont, généralement, agrémentées par le partage de nourriture à travers des plats de grands jours avec les parents et, surtout, les plus nécessiteux. Ces activités festives représentent, également, des moments de grande fatigue pour les fidèles déjà affaiblis, cette année par 29 jours de jeûne caractérisés par certain nombre de privation de liberté. Ce sont, sans doute, ce besoin de repos pour mieux récupérer de la fatigue, qui justifie la fluidité de la circulation à Bamako où, ce jeudi 13 mai, on croirait en un jour férié. Pourtant c’est un jour ouvrable au Mali. Après un tour en ville, le constat est saisissant. Les plus grandes artères sont quasiment désertes. les grand axes, très embouteillées d’ordinaire, sont très faciles d’accès en ce lendemain de fête. Il était 09h 45mn sur le Square Patrice Lumumba menant au pont des Martyrs. Seuls quelques voitures personnelles et des Sotramas (minibus de transport en commun) et taxis étaient visibles. Même atmosphère sur l’avenue Abdelaziz Bouteflika longeant les berges du fleuve Djoliba. Au niveau du boulevard de l’indépendance, le spectacle n’est pas celui des jours ordinaires de travail. Toutefois, malgré la fluidité inhabituelle, les policiers de la Compagnie de circulation routière (CCR ) étaient au rendez-vous mais avec moins de grain à moudre pour réguler la circulation. La majorité des témoignages que nous avons recueillis trouve cette atmosphère normale par rapport à la réalité sociétale du pays. « Les autorités auraient dû déclarer férié ce jeudi. Car au Mali , le seul jour de fête ne suffit pas aux fidèles pour faire toutes les salutations » , regrette Aly Coulibaly, chauffeur de taxi. La quarantaine révolue, notre taximan pense que le travail ne reprendra son rythme normal que le lundi prochain, dans la mesure où les gens ont beaucoup souffert avec la grosse canicule et le délestage. AT/MD (AMAP)
L’Armée malienne arrête une vingtaine de terroristes à Zoloulani (Bounty) dans le Centre
Bamako, 13 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en opération conjointe, avec la force Barkhane, ont interpellé mardi dernier, un groupe armé terroriste composé d’une vingtaine d’individus dont huit enfants soldats, au cours d’une opération commune dans la zone de Zoloulani, dans Sud-ouest de Bounty, (Centre du Mali), a annoncé le Chef d’état-major général des armées (CEMGA) dans un communiqué publié ce jeudi. Selon le communiqué, les huit enfants-soldats ont été immédiatement libérés. « Lors de cette opération, les forces armées ont découvert une zone avec des postes de combat et ont saisi de l’armement et des moyens de communication » précise le texte. Par ailleurs, le mercredi 12 mai 2021, un sous-groupement tactique de la force Barkhane accompagné d’une compagnie FAMa, en mission de reconnaissance à proximité du village de Serma, dans le Gourma (Centre) a été pris à partie par un groupe armé terroriste. A la suite d’une fouille dans la zone, les partenaires ont découvert un adolescent blessé par balle. « Pris en charge par un médecin de Barkhane, il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne de réanimation, de chirurgie et de sauvetage de la force Barkhane la plus proche », précise le communiqué du CEMGA. AT/MD (AMAP)
Transition au Mali : Le médiateur de la CEDEAO salue les progrès réalisés
Bamako, 13 mai (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans la crise au Mali, Goodluck Jonathan, a salué les actions menées et invité les acteurs à travailler main dans la main pour la réussite de la Transition, au cours d’un point de presse qu’il a animé, mercredi, dans un hôtel de Bamako. Au terme de sa mission d’évaluation à mi-parcours de la Transition au Mali, et après avoir rencontré toutes les parties prenantes, M. Jonathan a salué « les progrès remarquables enregistrés dans la mise en œuvre des recommandations » de sa première mission effectuée au mali, en janvier dernier. En plus de la délégation de la CEDEAO, le nouveau chef de la Mission intégrée multidimensionnelle (MINUSMA), El Ghassim Wane et le représentant de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEl) à Bamako ont pris part à cette mission qui s’est déroulée du 9 au 12 mai. L’objectif de cette visite était d’évaluer les progrès réalisés dans la conduite des affaires du Mali depuis la mise en place des institutions de la Transition. Le communiqué final lu devant la presse indique qu’au cours de son séjour au Mali, le médiateur de la CEDEAO a rendu des visites de courtoisie au chef de l’État, Bah N’Daw, au vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw et aux membres de la Cour constitutionnelle. Il a, également, eu une séance de travail avec le Premier ministre, Moctar Ouane et le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. Goodluck Jonathan a aussi rencontré le corps diplomatique, les acteurs politiques, la société civile, les leaders traditionnels et religieux. À l’issue de ces différentes rencontres, la mission de la CEDEAO a noté « avec satisfaction’ que des progrès remarquables ont été réalisés dans la mise en œuvre des recommandations formulées et contenues dans le communiqué final de la première mission du médiateur de la CEDEAO en janvier dernier. Aussi, a-t-elle salué le règlement judiciaire qui convenait aux interpellations liées à la tentative présumée de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’État qui a abouti à l’acquittement des présumés coupables. La mission a, aussi, salué la relance du dialogue entre les forces vives de la nation à travers le cadre de concertation au niveau du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la mise en place du Comité d’orientation stratégique (COS) auprès du Premier ministre. Par ailleurs, la délégation de la CEDEAO a déclaré avoir pris bonne note de la publication d’un calendrier électoral par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Elle a salué les efforts déployés par le gouvernement en vue de créer les conditions propices à l’aboutissement de la Transition, notamment la visite de terrain du Premier ministre dans la Région de Mopti ainsi que les rencontres initiées par le président de la Transition pour la paix et la réconciliation, les opérations militaires conjointes initiées par le gouvernement pour sécuriser progressivement tout le territoire, les propositions de désarmement et de reconversion des groupes armés d’autodéfense et des milices, etc. L’équipe du médiateur a encouragé le gouvernement à mettre en œuvre son initiative d’organiser une conférence sociale dans la deuxième quinzaine de mai pour engager les acteurs sociaux à œuvrer pour des solutions idoines et durables dans l’esprit de consolider l’environnement de confiance, de paix et de consensus nécessaires pour le succès de la Transition. Toutefois, la mission a noté les préoccupations soulevées par certaines parties prenantes, concernant la hiérarchisation des priorités dans les réformes, l’urgence du choix consensuel des organes de gestion des élections, l’opportunité du découpage territorial, le respect des droits de l’Homme et de l’État de droit ainsi que la question de l’inclusivité dans la conduite de la Transition. En outre, la mission de la CEDEAO a souligné l’impératif pour tous les acteurs concernés de continuer à faire preuve d’esprit de responsabilité et d’esprit patriotique en cette période délicate de la Transition et de puiser dans leur sagesse pour surmonter les difficultés présentes. Répondant à une question sur les recommandations formulées par les leaders du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Goodluck Jonathan les a invités à faire preuve de tolérance dans cette situation difficile que le Mali traverse. Il a invité « tous les acteurs sociaux et politiques maliens à être patients et à travailler main dans la main pour mener à bon port la Transition ». Concernant la mise en place d’un organe unique de gestion des élections, le médiateur de la CEDEAO a dit que c’est une préoccupation soulevée par un grand nombre d’acteurs. Selon lui, que les élections soient organisées par des entités multiples ou par un seul organe, le plus important que les autorités, au plus haut niveau du pays, ne cherchent pas à les influencer. « Car, c’est dans cette tentative que tout devient biaisé et la crédibilité des élections affectée ». L’ancien président nigérian a invité le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à expliquer la situation du moment à l’ensemble de la classe politique. DD/MD (AMAP)
Transition : Goodluck Jonathan salue l’appui du président Bah N’Daw
Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a reçu en audience, mercredi, jour de fête ramadan, à la Villa des Hôtes à la Base B, le chef de la délégation de la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien président du Nigéria, Goodluck Jonathan. En fin de mission d’évaluation de l’évolution de la transition au Mali, M. Jonathan, a exprimé sa satisfaction au Chef de l’Etat, Bah N’Daw, devant le bon déroulement du processus en cours. Les grandes lignes de la rencontre ont porté sur l’appréciation de la mission ouest africaine, à partir de son dernier séjour au Mali, de janvier à aujourd’hui. Selon ses appréciations, le médiateur de la CEDEAO a trouvé que les questions clés soulevées ont été résolues. Il a, d’ailleurs, exprime sa très grande satisfaction devant l’évolution de la situation au Mali. Goodluck Jonathan a eu de nombreuses rencontres sur les questions brûlantes de l’heure « auxquelles il faut s’attaquer ». Ces sujets ont trait à la problématique de la sécurité, au processus de paix et aux élections à venir. L’ancien président nigérian a salué « l’appui fort du président de la Transition surtout au niveau de l’organisation des élections ». Il a, également, apprécié le dialogue entamé par le Premier ministre, tout en souhaitant que cela puisse se poursuivre avec les partis politiques et la société civile. Concernant l’épineuse question du moment, à savoir la mise en place d’un organe unique des élections qui divise, le diplomate de la CEDEAO a indiqué qu’il va falloir essayer de voir ce qui est faisable et ce que le temps permet de le faire. « C’est une problématique à laquelle les Maliens mêmes vont devoir s’atteler », a-t-il dit. De son côté, Bah N’Daw a salué le médiateur et a apprécié son exposé. Selon lui, c’est un bon baromètre. Le chef de l’Etat s’est montré droit dans ses bottes, en rappelant qu’il s’en tient à son serment d’officier. Ce qu’il a promis lors de son discours d’investiture « le respect strict des délais de la Transition » et qu’il ne ménagera « aucun effort » pour que les choses puissent aller dans ce sens. OD/MD (AMAP)
«Nous sommes très heureux du programme mis en œuvre par le gouvernement » (Médiateur de la CEDEAO)
Bamako, 11 mai (AMAP) «Nous sommes très heureux du programme mis en œuvre par le gouvernement », a déclaré, lundi, à Bamako, le Médiateur de la Communauté économique de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, à l’issue d’une audience avec le chef du gouvernement, Moctar Ouane. «Nous nous estimons très fiers et heureux. Nous sommes très heureux du programme mis en œuvre par le gouvernement de Transition», a dit l’ancien président nigérian. Goodluck Jonathan, est en mission au Mali depuis le dimanche dernier afin de constater l’évolution du processus de Transition en cours. C’est dans ce cadre qu’il a été reçu à la Primature par le Premier ministre, Moctar Ouane, pour une séance de travail entre les deux parties. Le médiateur de la CEDEAO était accompagné du Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Mali et chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation (MINUSMA), El Ghassim Wane, de certains diplomates et responsables de l’organisation communautaire. À la fin de l’entrevue avec le chef du gouvernement, Goodluck Jonathan a confié à la presse que cette visite s’inscrit dans le cadre des activités de routine. Plus concrètement, il s’agit de faire passer en revue les activités que le gouvernement a menées depuis la dernière visite du médiateur dans notre pays en début d’année. Notamment, l’adoption du Plan d’action du gouvernement (PAG), la publication du chronogramme des élections et la mise en place du Comité d’orientation stratégique, un organe consultatif inclusif qui œuvre pour la réussite des réformes. D’après le Médiateur de la CEDEAO, le Premier ministre malien a pris le soin de leur indiquer les différentes activités qui ont été menées et celles qui sont prévues. Après la Primature, le médiateur de la CEDEAO a successivement rencontré le ministre de l’Administration territoriale, le président du Conseil national de Transition, celui de la Cour constitutionnelle. Mardi, Goodluck Jonathan a échangé avec le vice-président de la Transition, Assimi Goïta, les acteurs de la classe politique, de la société civile, de la presse, les syndicats et les ordres professionnels, les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. S’y ajoutent des rencontres avec les leaders religieux et les légitimités traditionnelles ainsi qu’avec les ambassadeurs de la communauté internationale. Mercredi, l’ancien président du Nigeria sera reçu en audience par le président de la Transition, Bah N’Daw. La mission sera sanctionnée par une conférence de presse au cours de laquelle Goodluck Jonathan donnera plus de détails sur les différentes rencontres qu’il a eues avec les autorités et les autres acteurs impliqués dans le processus de la Transition. OD/MD (AMAP)
Kangaba : Formation des prestataires sur les nouvelles normes de croissance de l’OMS
Kangaba, 11 mai (AMAP) Un atelier de formation des prestataires sur les nouvelles normes de croissance de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le district sanitaire, à l’intention de l’équipe cadre du CSRéf et des directeurs techniques de Centre (DTC) des 18 aires de santé, s’est déroulé du 3 au 7 mai 2021 à Kangaba, a constaté l’AMAP. Organisé par le CSRéf de Kangaba en collaboration avec la Banque Mondiale à travers le projet PACSU, cet atelier avait pour objectifs, d’apprendre aux prestataires à bien remplir les carnets de croissance, de conseiller aux mères les meilleures pratiques en matière d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, d’avoir une promptitude dans le dépistage et la prise en charge des cas malnutris et de faire Booster les activités de la surveillance préventive des enfants dans nos structures de santé. Les participants ont échangé sur entre autres, le remplissage du carnet de santé garçon/fille, le tracé des courbes, la lecture et l’interprétation des différentes courbes, l’interrogatoire d’une mère pour rechercher les causes de la dénutrition et le conseil de la mère dont l’enfant a un problème de dénutrition, la mesure de la croissance d’un enfant, l’interprétation des indicateurs de croissance, l’alimentation de l’enfant et le livret de photos. A l’issue de leurs travaux, les participants ont recommandé de tracer les quatre diagrammes chez l’enfant, de respecter le protocole PCIMA pour les cas de MAS, d’augmenter les carreaux des diagrammes dans les carnets, de doter les CSCOM en carnets suffisants et toises et de procéder à la restitution de la formation aux autres membres des CSCOM. Un stage pratique effectué sur le terrain et la présentation des résultats suivies des discussions en plénière, ont mis fin à l’atelier de formation. SD/KM (AMAP)
Mopti : Elaboration du plan de renforcement institutionnel et organisationnel de l’Inter Collectivité du Sourou (ICS)
Mopti, 10 mai (AMAP) Un atelier sur l’élaboration du plan de renforcement institutionnel et organisationnel de l’Inter Collectivité du Sourou (I.C.S.) s’est déroulé du 5 au 7 mai 2021, dans la salle de conférence du Centre Jean Bosco du Diocèse de Mopti, sous la présidence du Conseiller aux affaires économiques et financière (CAEF) de Douentza, représentant du Gouverneur de la Région de Mopti, M. Issa Diarra. Organisé par l’Organisation d’Appui constitué par le consortium ACT for performance au Canada et Forex-Afrique au Mali chargé de la mise en œuvre du fonds des Pays Bas en appui à la mise en œuvre du PDIDS et l’inter collectivité du Sourou (ICS), cet atelier a regroupé 75 personnes dont 5 femmes, représentant les autorités administratives, les membres du bureau de l’ICS, les élus des collectivités, membres de l’ICS et les services techniques régionaux. Dans son allocution, le Représentant du Maire de la Commune Urbaine de Mopti, Mr. Badou MAIGA a souhaité la bienvenue à tous les participants à l’atelier avant de souligner l’importance du thème à savoir l’élaboration du plan de renforcement institutionnel et organisationnel de l’ICS. Le Président de l’I.C.S, Mr. Etienne BELLO, Maire de la Commune de Baye, a pour sa part, salué et remercié l’Agence de Développement Régional (ADR), le Conseil Régional de Mopti et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) de la région, avant de rappeler que l’ICS organise le présent atelier dans le but de développer un plan de renforcement des capacités institutionnel et organisationnel de l’ICS. Le chef de mission de l’OA constitué des bureaux Forex-Afrique au Mali et ACT for performance dont le siège est au Canada, Mr. Sani ALLASSANE a rendu un hommage aux organisateurs de l’atelier et remercié le Gouverneur de la région de Mopti pour l’accueil qui leur a été réservé. Il a ensuite réaffirmé l’accompagnement de l’ICS par le consortium ACT Performance et Forex-Afrique et a vivement remercié l’Ambassade du Royaume des Pays Bas pour son engagement à financer la mise en œuvre d’une partie du PDIDS. Dans son discours d’ouverture, le représentant du gouverneur, le CAEF de Douentza en la personne de Monsieur Issa DIARRA, a rappelé la création de l’ICS en 2018 et ses objectifs ainsi que l’Etude Environnementale de la zone du Sourou réalisé par l’ICS en 2019 avec l’appui des Pays-Bas. Il a également rappelé la signature d’une convention d’un montant de 16 milliards de CFA l’ICS et les Pays-Bas dans le cadre du PDIDS, un projet fédérateur de 10 ans nécessitant une collaboration de tous les acteurs. M. Diarra a enfin remercié le PTF des Pays Bas pour son accompagnement sans faille au développement du Mai en général et en particulier de la Région de la Mopti. Au cours de l’atelier il y a eu des présentations sur l’Inter collectivités au Mali (Création, Organes, fonctionnement, Gestion administrative et financière, par la DGCT) ; sur le Régime financier des Collectivités Territoriales par la DNTCP ; sur le cas de l’IC de MINIANKALA KAFO dont la devise est : « la solidarité au service du développement» ; et sur les résultats de l’évaluation ORIA de l’inter collectivité du Sourou par l’expert Gouvernance de l’OA Les participants ont échangé sur entre autres, l’identification des compétences à déléguer à l’inter collectivité du Sourou, l’identification des besoins de renforcement de capacités institutionnelles et organisationnelles de l’ICS sur la base des résultats de l’analyse ORIA, la définition des indicateurs de performance de l’ICS, la définition des actions de renforcement de capacités de l’ ICS avant de se pencher sur l’élaboration du plan de renforcement de capacités de l’ICS. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé, entre autres recommandations, l’élaboration d’un plan stratégique de développement de l’ICS et le respect des procédures budgétaires et de comptabilité publique de l’Etat Malien. AKG/KM(AMAP)

