Bamako invite le Danemark à retirer son contingent du territoire malien
Bamako, 25 janv (AMAP) Le gouvernement du Mali a demandé le retrait du territoire d’un contingent de forces spéciales danoises au sein de la Force « Takuba », après avoir constaté « avec étonnement » le déploiement de la troupe « arrivée dans notre pays sans l’accord des autorités de la Transition ». Dans un communiqué publié, lundi 24 janvier, le gouvernement souligne que ce déploiement est intervenu, « sans (son) consentement et sans considération du protocole additionnel applicable aux partenaires d’opération européens devant intervenir au Mali, dans le cadre de la Force ‘Takuba’ », lequel prévoit la conclusion d’un accord bilatéral et entre la République du Mali et les pays partenaires. Par conséquent, selon le communiqué, « sans préjudice des relations d’amitié et de coopération fructueuse entre la République du Mali et le Royaume de Danemark, » le gouvernement invite la partie danoise « à retirer immédiatement » ledit contingent sur notre territoire. Le gouvernement, tout en exprimant sa gratitude et ses remerciements à tous ses partenaires intervenant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, leur rappelle « la nécessité de l’obtention préalable de l’accord des autorités maliennes avant tout déploiement au Mali ». SS/MD (AMAP)
Sikasso : Neuf présumés malfaiteurs tués par la population
Sikasso, 25 janvier (AMAP) Une vive tension a éclaté dimanche dans la capitale du Kénédougou entre la population et les travailleurs de la société Quick net qui seraient à la base de plusieurs tueries d’enfants. A l’origine des accrochages meurtriers, la disparition mystérieuse de plusieurs enfants retrouvés sans vie, a appris l’AMAP de source locale. Depuis près d’une quinzaine de jours, la population de la ville du Kénédougou ne dort plus que d’un œil à cause de la présence des individus mal intentionnés qui s’adonneraient à égorger les enfants et recueillir leur sang. La pratique est dite plus fréquente dans les quartiers de Mamassoni et de Wayerma II. Il faut signaler que depuis la diffusion de la nouvelle (de bouche à oreille), la population vit désormais dans la panique. Dans les marchés, en famille ou encore dans les lieux de causerie, c’est l’histoire de ces malfaiteurs qui est sur toutes lèvres. Les parents, particulièrement les mamans n’ont désormais qu’un refrain pour leurs enfants : « Il ne faut jamais aller répondre à l’appel d’un inconnu. Pis, ne les regarde même pas. Si des inconnus t’appellent, il faut courir vers la maison, s’ils tentent de te toucher, n’hésite pas à crier car ils font du mal aux enfants. S’ils t’amènent, tu ne verras plus papa ni maman ». Selon des rumeurs, près de 5 à 6 enfants auraient perdu la vie les deux dernières semaines à cause de ces malfaiteurs. C’est dans une touffe de pieds de cajou de Mamassoni communément appelée par les autochtones « somotou » que ces présumés tueurs d’enfants commettent leur forfait. Là-bas, ils coupent, soit la tête des enfants, des parties de leurs corps ou bien ils récupèrent leur sang avant de les laisser mourir. Ces malfaiteurs seraient des Nigérians, des burkinabé ou des agents de la société Quick-Net. Face à la situation, la population est sortie dimanche soir pour manifester son désarroi, son mécontentement. A cet effet, des manifestants ont brûlé des pneus sur les goudrons. Ils auraient également brûlé près de cinq présumés ‘’coupeurs de tête’’ d’enfants. La nuit passée aux environs de 19 heures, la population aurait découvert l’un des bâtiments de ces présumés malfaiteurs à Wayerma II (un bâtiment qui serait loué par les agents de Quick-Net). Elle aurait saccagé ledit bâtiment avant d’y mettre le feu. Il y’avait un individu dans la maison. Voulant fuir le feu, l’individu aurait été battu à mort par la population. D’autres sources avancent que dans le même quartier, aux environs de 21 heures, la population aurait saisi un homme et une femme enceinte dans les alentours du même bâtiment. Le jeune homme grièvement blessé par la population et la femme enceinte ont été amenés au centre de santé par la protection civile. Selon les informations du commissaire du 1er arrondissement de Sikasso, Koniba Tièla, la semaine surpassée, son commissariat a été informé de la présence du corps sans vie d’un enfant de 1 an et 7 mois à Mamassoni. « Nous avons dépêché une équipe sur les lieux. Sur place, visiblement le bébé avait une mâchoire endommagée. Les diagnostics du médecin ont révélé que la mort de l’enfant serait due à un traumatisme crânien », explique-t-elle. Mme Tièla évoquera un deuxième cas qui a également eu lieu à Mamassoni la semaine dernière. « Nous avons trouvé le corps de l’enfant dans la rivière de Mamassoni », indique-t-elle. Par ailleurs, le commissaire du 1er arrondissement de Sikasso, Koniba Tièla affirmera qu’elle a été informée de la manifestation de la population face au bâtiment appartenant à Q-Net au quartier de Mamassoni hier dans l’après-midi. « Nous avons envoyé une équipe mais celle-ci n’a pas pu accéder au bâtiment à cause de la foule. L’équipe est retournée pour chercher du renfort en vue de faire face à cette grande foule, mais peine perdue ! Les manifestants avaient déjà commencé à incendier la maison et à tuer les occupants s’y trouvant », détaille-t-elle. Le bilan total de la manifestation est de 9 morts et de 5 blessés. En outre, Koniba Tièla avait rappelé que dimanche dans la matinée, son commissariat a reçu l’information de la présence de 18 présumés suspects. Ces suspects, selon elle, sont des agents de Q-Net. Ils sont actuellement en garde-à-vue au commissariat du 1er arrondissement avant leur transfert au tribunal afin qu’ils soient jugés. Lundi 24 janvier, aux environs de 11 heures, il y ’avait une manifestation en face du commissariat du 1er arrondissement en question pour la même affaire. Koniba Tièla profitera de l’occasion pour inviter la population à saisir les autorités dans ces genres de circonstances. « On est là pour la population, nous devons collaborer afin de mettre le grappin sur les malfrats », affirme-t-elle, invitant la population à faire confiance à la police. « Les enquêtes sont ouvertes pour traquer ces malfaiteurs », conclut le commissaire. MD/KM (AMAP)
Nioro du Sahel : Visite du gouverneur à Gogui, à la frontière avec la Mauritanie
Nioro, 24 janv (AMAP) Le gouverneur de la Région de Nioro, le colonel-major Ali Annaji, s’est rendu en visite, jeudi, à Gogui, à la frontière Mali-Mauritanie, pour s’enquérir de la situation des populations et des forces de défense et de sécurité installées dans la zone afin de chercher des voies et moyens permettant de renforcer le trafic sur le corridor Bamako-Nouakchott. Le Mali est, depuis quelques jours, frappé par des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La Mauritanie, qui n’est pas membre de la CEDEAO, est une porte de sortie pour notre pays. En attentant la fin des pourparlers entre les hautes autorités des deux pays, le gouverneur de Nioro s’emploie, déjà, à sensibiliser les populations de la frontière. Il s’est, d’abord, entretenu avec les forces vives de la localité avant de se rendre dans les différents services et au poste de sécurité de la frontière « pour rehausser le moral les agents et les sensibiliser par rapport à la redynamisation de l’axe dans le cadre de la libre circulation des personnes et de leurs biens ». Auparavant, le chef de l’exécutif régional et sa délégation s’étaient rendus dans plusieurs services de la ville de Nioro. De l’Académie d’enseignement à l’aéroport, en passant par la Douane et la subdivision des transports, le colonel-major Annaji a écouté les différents chefs de services qui ont exposé des problèmes pour la bonne marche des affaires. En réponse aux doléances, le visiteur du jour dit avoir pris bonne note. Partout, il a donné des conseils et invité les différents chefs de services et leur personnel à souffler dans la même flûte et à tout mettre en œuvre pour la bonne marche de la région qui, selon le gouverneur, « est la chose commune ». La visite aux autorités coutumières et religieuses, puis aux agents des forces de défense et de sécurité du village ont mis fin à cette visité du gouverneur à Gogui. Moussa DIAKITÉ Amap-Nioro
Des hommes armés non identifiés détruisent des antennes de réseaux téléphoniques à Koro, dans le Centre du Mali
Koro, 23 janv (AMAP) Les attaques par des hommes armés non identifiés ont repris dans le cercle de Koro (Centre), pendant la semaine du 17 au 23 janvier 2022, notamment contre les installations de réseaux téléphoniques dans des localités à quelques kilomètres de Koro. Entre le 19 janvier et le 21 janvier, des hommes armées ont détruit, successivement, les antennes des réseaux téléphoniques de Karakindé (Commune de Madougou), Dangaténé (Commune de Bondo) et Bondo (chef-lieu de commune), emportant les panneaux solaires et quelques batteries. Le dernier site auquel ils ont tenté de s’attaquer est celui de Barapireli, dans la nuit du 22 au 23 janvier 2022. Ils en ont été empêchés par la brigade d’auto-défense du village qui garde les lieux. Cette reprise des attaques dans le Cercle de Koro, même si pour le moment les hommes armés non identifiés ne s’en prennent qu’aux installations téléphoniques, commence à inquiéter les populations. Le Cercle de Koro a connu une période d’accalmie relative depuis la signature des accords globaux de paix entre les communautés en février 2020. La destruction des réseaux téléphoniques pourra impacter négativement sur ces accords et la paix fragile retrouvée depuis la signature de ces accords. Pour beaucoup, la destruction de ces installations téléphoniques, à un moment où l’armée monte en puissance et est en train de traquer les terroristes jusque dans leur dernier retranchement, n’est pas fortuite. C’est un moyen pour eux de priver les populations de tous les moyens de communication leur permettant de donner des informations à l’armée sur leurs mouvements. AMAP
Goundam (Nord) : Assassinat d’un homme accusé par les djihadistes d’être un informateur
Goundam, 22 janv (AMAP) Un ressortissant de l’arrondissement de Farach, dans le Cercle de Goundam, dans ke Nord du Mali, , a été assassiné. au nord de Goundam, par de présumés djihadistes, ont annoncé, vendredi, les proches de la victime. Mohamed Aiy Ag Mohamed Alhadj, 23 ans, de la tribu des kel-Antsar, était longtemps dans le viseur de ses assassins qui l’accusaient d’être un informateur des forces de défense régulières, ont indiqué les mêmes sources. Selon toujours ses proches, c’est sur le chemin du retour dans sa fraction, en quittant Goundam, qu’il a été intercepté et enlevé par de présumés djihadistes. Son kidnapping n’a été su que quelques jours plus tard par sa famille. Pendant quatre mois, depuis son enlèvement, sa famille n’a reçu aucun signe de vie. La nouvelle de sa décapitation par ses ravisseurs a suscité.tristesse et émoi dans toute sa communauté qui soutient qu’il a été accusé à tord parce qu’il n’avait de rapport avec personne. AMAP
Tirs de roquettes sur la base de la force Barkhane et le camp Firhoun de Gao (Nord)
Gao, 22 janv (AMAP) Plus de sept roquettes ont été lancées, respectivement, sur la base de la force Barkhane et le camp Fihroun Ag Alincar des forces armées maliennes (FAMa), à Gao, dans le Nord du Mali. Les tirs d’obus ont eu lieu aux environs de 15h30mn (GMT). Ce sont des fragments de roquettes qui sont tombés au niveau du camp des FAMAs. Des hélicoptères survolent la ville. Pour le moment, aucune autre information sur ces tirs. Amap Gao
Koulikoro : Le comité régional permanent de lutte contre les épidémies et catastrophes fait le point de la COVID 19
Koulikoro, 19 Janvier (AMAP) Le comité régional permanent de lutte contre les épidémies et catastrophes de Koulikoro s’est réuni le week end dernier dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du chef de division aménagement à la direction régionale de eaux et forêts, lieutenant-colonel Hassim Guindo, représentant le gouverneur, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant de la directrice régionale de la santé, Dr Youssouf Coulibaly, point focal covid19 docteur Hamadou Coulibaly, des représentants de la protection civile, de la police, du développement social, de l’économie solidaire et des services vétérinaires. Cette rencontre dont l’objectif est de faire le point de la gestion des épidémies et catastrophes s’inscrivait dans le cadre des rencontres trimestrielles dudit comité. Au niveau mondial un système qu’on appelle « one Health (une seule santé) qui regroupe les maladies humaines, animales et végétales », est créé, a précisé docteur Youssouf Coulibaly, représentant la directrice régionale de la santé. Au cours de la rencontre, Dr Hamadou Coulibaly a fait le point de la situation COVID 19 dans la région. Il a évoqué que « 4477 cas ont été enregistrés dont 41 décès, 3344 guérisons, du 25 mars 2020 au 11 janvier 2022 ». Selon lui, sur plus d’un million de tranche d’âge à vacciner, 100 000 personnes seulement ont été vaccinées soit 7% de la population ciblée. Il a précisé& également que 13 855 personnes ont reçu la 1ère dose d’ASTRA ZENECA, 3616 personnes la 2eme dose, 95431 personnes ont reçu la 1ère dose de SINOVAC, 50 067 la 2ème dose, 7283ont reçu la dose Jonson. Il a également rappelé que la direction régionale de la santé a distribué 1 312 770 masques et plus de 7000 gels dans les districts sanitaires de la région. Sur les difficultés, le docteur Coulibaly a fait cas de l’insuffisance de ressources pour le fonctionnement des cordons sanitaires frontaliers, faible fonctionnalité des comités intersectoriels locaux, la gestion des personnes déplacées internes, la sécurité compromise dans certaines zones, la gestion des rumeurs entre autres. AM/KM (AMAP)
Quand CAN et séries télévisées ne font pas bon ménage dans les foyers
Bamako, 18 janv (AMAP) La CAN, c’est la compétition à ne pas manquer pour les amoureux du football. Dans le camp des supporters, les plus chanceux vivent l’événement dans les stades au Cameroun. D’autres se contentent des retransmissions sur les chaînes de télévision. Mais dans les familles, «l’ambiance foot» n’est pas du goût de tous… surtout entre hommes et femmes (lire la suite sur : lessor.ml).
CAN 2021 : les vendeurs du drapeau national se frottent les mains
Bamako, 18 janv (AMAP) Les drapeaux, les vuvuzelas et les sifflets se vendent comme de petits pains, Alors que la 33è édition de la Coupe d’Afrique des nations bat son plein au Cameroun. La veille du match Mali-Gambie (1-1), comptant pour la deuxième journée des matches de poules, plusieurs centaines de supporters de la capitale se sont procurés le Drapeau national, alors que d’autres se sont peints le visage aux couleurs nationales (Lire la suite sur : http://lessor.ml).
Approvisionnement correct du Mali : Une mission ministérielle à Conakry pour déblayer le terrain
Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a conduit, lundi, à Conakry (Guinée), une forte délégation qui été reçue par le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, à qui elle a fait le point des travaux effectués par les parties malienne et guinéenne, afin d’assurer le trafic régulier des marchandises vers notre pays (Lire la suite sur : http://lessor.ml)

