Culture : La 3ème édition du Festival AG’NA se déroulera du 22 au 26 février 2022 à Koulikoro

Bamako, le 15 février (AMAP) La troisième édition du Festival AG’NA se déroulera du 22 au 26 février 2022 à Koulikoro sous le thème : « patrimoine et innovation », a appris l’AMAP de source proche de ses organisateurs. L’annonce a été faite samedi au cours d’une conférence de presse animée par Fousseyni Diakité, Président du groupe Walaha, directeur du festival Ciné à Dos, Mani Ansar, directeur du festival au désert, Mme Zeïnab Sidibé du groupe Walaha, Aboubacar Gakou Touré, président de la fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel, à l’Espace Walaha à Magnambougou (Bamako). Selon les conférenciers, l’objectif principal du festival AG’NA est de contribuer à l’économie créative au Mali à travers la culture et les arts numériques. Les organisateurs ont, par ailleurs, précisé que le festival AG’NA sera marqué par des concerts, des animations folkloriques, des caravanes de projection de films, des séances de contes, des conférences etc. KM (AMAP)

Koro : des hommes armés non identifiés harcèlent les femmes pour leur port

Koro, 15 fév (AMAP) Des mouvements d’hommes armés non identifiés sont signalés, ces dernières semaines, en plusieurs endroits dans le Cercle de Koro, dans le Centre du Mali. Ces mouvements sont importants, surtout, au niveau des villages situés le long de la bande frontalière avec le Burkina Faso.  Dans la matinée du 7 février 2022, un groupe de femmes, qui se rendaient à la foire hebdomadaire de Zon, localité située à une trentaine de km de Koro, au Sud-Est, a été retenu par les hommes armés non identifiés pendant près d’une heure. Ils les ont obligées à écouter des prêches, Et, elles ont, surtout, fait l’objet de menaces pour ne pas avoir porté de voile. Les femmes de Gonso-Baroua, une localité situé au sud de la Commune de Koro ont, également, reçu des menaces pour les mêmes motifs.  Selon A.D, ressortissante de la localité qui a fait partie des personnes menacées, « les femmes n’ont d’autres choix que d’obéir à ces hommes ». « Personne ne peut dire où ils se trouvent et quand ils viendront. Ils peuvent surgir à tout moment. Pour le moment, il n’y a pas eu de violences physiques sur les femmes mais ils ont été catégoriques, prochainement toute femme qui ne porterait pas le voile sera punie. Nous avons peur et nous souhaitons plus de protection contre les hommes armés en brousse », dit-elle. Un tour dans les villages situé sur la bande frontalière permet au visiteur de se rendre compte du changement intervenu dans l’accoutrement des femmes . Elles portent toutes le voile qui n’était pas dans les habitudes des femmes de ces villages. Après avoir subi les conséquences de plus de quatre ans de crise sécuritaire, les femmes, couche la plus vulnérable, sont la cible des hommes armés non identifiés qui leur imposent un changement dans leu style vestimentaire. Ils les privent, aussi, de certaines libertés comme, par exemple, voyager dans le même tricycle que les hommes. AMAP

Déploiement des troupes au front : La préparation opérationelle, étape essentielle

Par Madiba KEITA Sévaré, 14 fév (AMAP) Au camp militaire de Sévaré, les soldats se préparent physiquement et mentalement, avant de monter au contact de l’ennemi. Cette garnison, en première ligne face aux terroristes, est régulièrement le théâtre de cet exercice. En ce vendredi 11 février 2022, alors que le soleil entame son long chemin dans le ciel, un vent violent souffle sur le camp militaire Hamadoun Bocary Barry dit Balobo de Sévaré, dans la Région de Mopti (Nord), soulevant une poussière aveuglante et axiphysiante. Mais il faut plus que ces mauvaises conditions climatiques pour entamer le moral et la détermination des soldats qui s’apprêtent à monter au front. Ils sont en pleine préparation opérationnelle avant le déploiement. C’est un exercice habituel au camp Hamadoun Barry de Sévaré, le plus grand dans la Région de Mopti, devenue l’épicentre de la lutte contre le terrorisme ces dernières années.  La préparation des unités avant le déploiement, une étape indispensable, est directement supervisée par le commandant et le chef d’état-major de l’Armée de terre de la 6è région militaire, respectivement le colonel Karim Traoré et le colonel Adama Abdoulaye Diarra. «La préparation opérationnelle avant le déploiement de nos unités est une étape essentielle, elle est extrêmement importante. Cette étape d’une durée d’un mois permet de rassembler les éléments, de les faire travailler ensemble et, surtout, de renforcer la cohésion au sein du groupe », explique le colonel Karim Traoré. Cette formation permet, aussi, « de développer les capacités individuelles et collectives de nos unités avant le déploiement », ajoute l’officier supérieur. Pendant les quatre semaines, il s’agit fondamentalement de rappeler aux hommes les connaissances élémentaires en matière de combat. « Par exemple, leur rappeler la règle d’or du combat qui est de tout faire pour sauver son compagnon d’arme blessé sur le champ de bataille», explique le colonel Traoré. CERTIFICATION – Au cours de la préparation opérationnelle avant  le déploiement, les militaires sont entrainés à riposter en cas d’embuscade ou d’attaque complexe. Ils apprennent, aussi, les techniques de premiers soins aux blessés ou comment maîtriser totalement l’ennemi. «Chacun de ces soldats a fait au moins trois engagements. Ils ont connu des embuscades, des attaques complexes dirigées contre leurs emprises. Donc, pendant cette séance, les expériences sont mises ensemble pour le prochain engagement », poursuit le colonel Traoré. « La préparation opérationnelle avant le déploiement est une directive du haut commandement à une unité avant son engagement sur le théâtre d’opération. A l’issue de cette préparation, il y a une mission de contrôle de l’Armée de terre qui vient voir si les normes sont respectées avant le déploiement des troupes au front. Ensuite, il y a une équipe de l’état-major général des armées qui vient pour la certification de l’unité. Sans cette certification, l’unité ne sera pas engagée au front », nous explique notre interlocuteur. « C’est pour vous dire que la préparation opérationnelle avant le déploiement est essentielle en cas de chaque nouvel engagement sur le front», indique le colonel Traoré. L’adjudant-chef Adama Keita de la Prévôté fait partie de l’unité en cours de préparation pour prendre la relève des frères d’armes se trouvant à Boni (Centre) depuis six mois. Son travail au front est d’enquêter sur les suspects interpellés au front avant leur éventuelle remise aux services compétents de la justice. Il enquête, également, sur les cas de violation des droits de l’Homme sur le théâtre d’opération. «Pendant la préparation opérationnelle avant le déploiement, on nous rappelle les principes fondamentaux de la guerre, à savoir comment se comporter, se déplacer ou communiquer sur le front», confie le gendarme.  Le sergent-chef Ousmane Dagnon de l’Armée de terre de la même unité se dit plus que jamais engagé à monter au front pour que notre pays soit débarrassé de tous les ennemis de la paix. «En tant que soldat, je suis prêt au déploiement pour que le Mali retrouve la paix et la sérénité, pour que nos populations dans les campagnes puissent reprendre une vie normale. Nous allons à Boni pour neutraliser l’ennemi et protéger les populations et leurs biens. Nous avons reçu, aujourd’hui, l’équipement nécessaire pour bien accomplir cette mission», assure le sous-officier d’une trentaine d’années. La séance préparatoire des soldats avant leur déploiement sur le théâtre d’opération dure des heures dans la journée. Les entrainements physiques s’enchainent au rythme imposé par les instructeurs maliens et leurs homologues de la mission militaire européenne de formation (EUTM). Aujourd’hui, les braves soldats se disent physiquement et moralement réarmés pour croiser le fer avec les groupes armés terroristes (GAT) qui sont désormais en débandade dans la Région de Mopti. Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP

Macina : Remise de matériels d’assainissement, de plants et formation des Jeunes Leaders écologistes sur le compostage

Macina, 14 février (AMAP) La salle de conférence de la préfecture a servi de cadre samedi pour la rencontre entre les responsables de l’ONG-TAARE et les femmes rurales, les jeunes et les Handicapés du Cercle, sous la Présidence de l’adjoint du préfet de cercle, Tiémoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’appuyer les acteurs de développement (Associations, Groupement, Collectivités décentralisées en milieu Urbain et rural dans la conception et la mise en œuvre d’action de promotion collective et individuelle, de favoriser la participation, l’implication et l’organisation sociale des jeunes (filles et garçons) dans la mise en œuvre des programmes de développement des collectivités décentralisées. L’atelier avait également pour but de renforcer les capacités des acteurs du développement dans la gestion des risques climatiques et des biens et de garantir une prise en charge des actions de développement entreprises à la base dans les domaines de l’économie solidaire, l’environnement, l’éducation et la Santé. De façon spécifique, il s’agissait d’attirer l’attention des populations des villages et hameaux Bozos sur les risques d’inondations et des catastrophes liées aux crues subites du fleuves Niger ; d’amener les populations à comprendre le lien entre les phénomènes d’inondations et changement et variations climatiques. Enfin, il s’agissait d’amener les femmes exploitantes agricoles en Zone Office du Niger en conscience des dangers liés à la consommation des eaux des champs à forte dose d’engrais. Les associations SINIGNESIGI de Monmpébougou, DAMBETIGUI de Macina, CESIRI de Kayo, BENKADI de BOZOLA de Kouna, Homme debout pour le développement de l’agriculture, l’environnement et la solidarité( AHDDANES) de Macina et l’Association JIGI (Espoir) des Handicapés de Macina ont eu des financements pour des microprojets de formation, d’organisation de forum et de reboisement  et 24 autres associations ont eu leurs récépissés de matériels d’assainissement, des plants et une formation pour un coût total de dix millions de francs CFA. Satisfait du bon déroulement de cette rencontre de remise, Tiémoko Diaguiri Magassa a invité les heureux bénéficiaires à relever le défi dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus (AGR) avant de conclure que toute entreprise nécessite une préparation minutieuse. Le Coordinateur du Projet, l’ONG-TAARE, Boba Kaboro Thienta, a saisi l’occasion pour préciser que son organisation a pour mission la contribution et le renforcement de la capacité des acteurs de Développement et apporter un appui conseil aux Associations concernées en vue de leur intégration et leur promotion dans le processus du développement économique, social et Culturel. Pour rappel, l’ONG-TAARE est une Organisation non gouvernementale, crée le 13 Décembre 2000 en République du Mali qui veut dire en Bamanan « la Bienvenue, la bonne réponse aux problèmes de développement ».  AOK/KM (AMAP)

Mali : Le rapport des Assises nationales remis au président Goita 

Bamako, 12 fév (AMAP)  Le président du Panel des hautes personnalités, Zeïni Moulaye, a remis le rapport des Assises nationales de la Refondation (ANR) au chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, au cours d’une cérémonie, vendredi, à Koulouba. Ce rapport remis au président de la Transition, au nom du Panel des hautes personnalités et des membres de la commission d’organisation, « comporte, outre le contexte et les justifications des ANR, les objectifs et les résultats attendus, la manière dont l’évènement a été organisé sur le terrain, de la base au sommet », a indiqué Zeïni Moulaye.  Avant de procéder à la remise du document, il a souligné que ce rapport fait une fine analyse statistique et qualitative des données recueillies sur le terrain et livre entièrement, les recommandations qui sont la quintessence de tout le processus des ANR.  Selon lui, ce rapport souligne les difficultés rencontrées face à l’enthousiasme et à la sur-participation des populations ainsi que leurs conséquences sur la gestion budgétaire. Le président du Panel des hautes personnalités soutient, également, que ce rapport fait une suggestion d’un comité de suivi-évaluation afin que « les idées lumineuses qui ont été émises au cours des débats et les propositions pertinentes de refondation faites soient traduites en actions suivies et périodiquement évaluées ». Pour sa part, le chef de l’Etat a rappelé que les Assises nationales de la refondation avaient été rendues indispensables « en raison de la faillite de la gouvernance de notre pays qui s’est finalement trouvé dans une situation politique et sécuritaire extrêmement critique au point de compromettre son avenir ».  Le colonel Assimi Goïta a ajouté qu’il était apparu clairement que c’est le logiciel même du système de gouvernance de l’Etat qu’il fallait changer. « La mobilisation des Maliennes et des Maliens lors des Assises a montré à suffisance l’urgence et la nécessité d’un tel projet », selon lui.  Le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’un cadre institutionnel à travers un comité national de suivi-évaluation pour la mise en œuvre des recommandations des ANR. DD/MD (AMAP)

Mariage des porteurs d’uniformes : Souvent le bizutage pousse le bouchon trop long

Par Djénéba BAGAYOGO Bamako, 11 fév (AMAP) Mettre la conjointe d’un frère d’arme dans le bain des exigences du métier est peut-être acceptable dans l’esprit. Mais certains fervents adeptes de la pratique font dans la démesure, quand vous voyez, parfois, une mariée entre les mains des collègues de son mari porteur d’uniforme, (Lire suite : http://lessor.ml)

Saint Valentin : Dur, dur pour les couples polygames

Par Mariam A, TRAORE Bamako, 11 fév (AMAP) La Saint Valentin, la fête des amoureux, qui met à rude épreuve des couples polygames, sera célébrée un peu partout dans le monde ce lundi, 14 février.  Elle donne l’occasion aux couples amoureux de pimenter leur relation. Les uns et les autres ne manquent pas d’astuces pour faire plaisir à l’autre. (Lire suite : http://lessor.ml)

Les acteurs planchent sur l’amélioration du nouveau Code minier malien

Bamako, 11 fév (AMAP) L’extension des obligations de protection de l’environnement à la phase de recherche est une innovation attendue dans le Nouveau Code minier du Mali dont discutent, du 10 au 12 février, les acteurs miniers pour en explorer les pistes d’amélioration possible, (lire suite :http://lessor.ml )

Ibrahim Ballo : L’art en héritage

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 11 fév (AMAP) Passionné des arts depuis le bas âge, Ibrahim Ballo, après ses études primaires, intègre l’Institut national des Arts (INA) d’où il sort avec un diplôme en arts plastiques, en 2012. Ensuite, il poursuit ses études au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté où il obtient un Master en arts plastiques, en 2017.  Aujourd’hui, Ballo est un artiste jouissant d’une notoriété internationale. Il expose en solo, duo et en collectif au Mali, en Afrique et dans le monde. Il est également membre des collectifs de jeunes artistes réunis au sein de Sanou’Art et Tim’arts, tous deux basés à Bamako au Mali. Issu d’une famille d’artistes, Ibrahim n’a fait que suivre son destin qui l’avait naturellement guidé dans le métier des arts. Un papa musicien-instrumentiste et une grand-mère chanteuse ont suffi à donner l’amour des arts au jeune Ibrahim qui depuis à l’école primaire dessinait pour ses amis contre quelques pièces d’argent. Malgré sa jeunesse, Ibrahim Ballo n’est plus à présenter car ayant participé à de nombreuses expositions sur le continent et au-delà de la Méditerranée. D’abord, sur le plan national, Ibrahim a participé à l’exposition collective de peinture à la Galerie Médina Bamako organisée par le collectif Tim’arts en 2015, sans oublier ses 4 participations successives (de 2014 à 2017) au Festival international des arts visuels (Faiva) organisé par le Centre Soleil du Mali. Un centre culturel qui contribue beaucoup à la promotion des jeunes artistes.  En 2015, Ballo prend part à l’exposition collective d’Angers Jumelage (AAJ) et Amnesty international au 31ème Salon des artistes pour la liberté en France (Angers). En 2016, il participe à une exposition duo à la galerie Tim’arts au Musée du district de Bamako.  Fort de ces expositions, Ballo est invité à participer au Festival Murmures au Burkina Faso en 2016, avant de remporter en 2017 le prix des ateliers Sahm en Arts Visuels lors de la 6ème édition du Festival international des arts visuels au Congo Brazzaville, en 2017.  Ballo était également à la Biennale de Dakar, en 2018. Il participa en 2019 à la Villa Soudan de Bamako et à la Villa Yirisuma du Burkina Faso. à noter que ses œuvres ont été exposées à Akka à Paris (France). Il était également dans la sélection officielle de Ségou’Art cette année (2020). C’est dire combien Ibrahim est sollicité aujourd’hui. YD (AMAP)