Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : « Le Mali n’a eu d’autres choix que celui du retrait de tous les organes et instances du G5 Sahel »
Bamako, 17 mai (AMAP) Le Mali n’a pas eu d’autre choix que de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel y compris sa Force conjointe, a déclaré, lundi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Dans un entretien accordé à la presse, le chef de la diplomatie malienne explique les faits qui ont conduit Bamako à du retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel y compris sa Force conjointe, comme annoncé dans un communiqué en date du 15 mai 2022. Il a rappelé qu’en février 2021 s’est tenue à N’Djamena, au Tchad, la conférence des chefs d’État du G5 Sahel à l’issue de laquelle, il a été décidé d’organiser le prochain sommet (février 2022) à Bamako pour que le Mali assume la présidence conformément à la pratique de l’organisation basée sur une présidence tournante. «Nous savions déjà, bien avant le mois de février 2022, qu’il y avait des manœuvres et des tentatives de certains pays pour empêcher le Mali à assumer la présidence. Nous sommes restés sereins jusqu’au mois de février et le Mali n’a pas eu d’indication par rapport à sa présidence », explique le ministre Diop. Face à cette situation, le président de la Transition a écrit une première correspondance à son homologue tchadien pour lui rappeler cette décision et lui exprimer la volonté et la disponibilité du Mali à assumer sa présidence et à accueillir le sommet. D’après Abdoulaye Diop, le chef de l’Etat a écrit une deuxième lettre car les réponses données n’étaient pas satisfaisantes. Dans une troisième lettre, le président Goïta a indiqué qu’il était important et impérieux que la décision soit prise pour que le Mali assume la présidence, conformément aux textes du G5 Sahel. « Mieux, il a précisé dans cette lettre que s’il n’y avait pas d’évolution substantielle pour que le Mali assume cette présidence, notre pays n’aura d’autre choix que de suspendre sa participation de tous les organes et instances de l’organisation », a dit Abdoulaye Diop. Selon lui, les autorités maliennes avaient donné la date du 15 mai pour prendre cette décision. Ce délai ayant expiré, le Mali qui n’a pas eu de réponse ne pouvait que s’assumer. Le ministre a précisé que le G5 est une organisation basée sur des textes. Toutefois, il déplore que les textes et les décisions prises ne soient pas observés. « Le pire, a poursuivi le chef de la diplomatie malienne, est que la base sur laquelle, le Mali est empêché d’assumer la présidence ne tient pas, car certains mettent en avant sa situation politique interne avec la Transition en place ». Et Abdoulaye Diop de souligner qu’aucun texte du G5 Sahel ne se fonde sur des considérations politiques ou lié à des évolutions politiques à l’intérieur d’un pays. TIRER LES FICELLES – Mieux, il a dit que le Tchad, qui assume la présidence, est conduit par une Transition comme au Mali. Egalement, M. Diop a tenu à préciser qu’aucun texte de l’organisation ne vise cela et ne prévoit qu’elle puisse endosser ou entériner des décisions car certains ont demandé que le G5 Sahel applique les décisions adoptées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Pour le chef de la diplomatie malienne, le pire, c’est un Etat non membre du G5 Sahel et extra-régional qui tire les ficelles et qui a mis un veto pour que le Mali ne puisse pas assumer la présidence du G5 Sahel. « Nous trouvons que c’est une instrumentalisation et une ingérence inacceptables. Le Mali doit en tirer toutes les conséquences parce qu’il est un Etat membre et paye près de 400 millions de Fcfa de contribution annuelle », a souligné le ministre Diop. À la question de savoir si ce n’est pas un risque pour le Mali de quitter cette organisation dans ce contexte de lutte contre le terrorisme, Abdoulaye Diop répond que « notre pays est en mesure de continuer à assurer sa sécurité ». Pour lui, le G5 Sahel avait un rôle qu’il n’a pas pu jouer entièrement. « Le Mali est parti parce que nous pensons que les principes cardinaux ne sont pas respectés », fait savoir Abdoulaye Diop. Il ajoute que le Mali quitte le G5 Sahel car « ce cadre régional ne nous permet plus de travailler mais il maintient ses relations amicales, de fraternité et de coopération avec la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad ». Mieux, il œuvrera avec chacun de ces pays dans le cadre bilatéral ou dans d’autres cadres appropriés pour travailler sur les questions de développement, de coopération, d’intégration comme sur des questions de sécurité. Le ministre Diop rassure les Maliens qu’il n’y a pas de vide particulier que le G5 Sahel laisse sur le terrain. Selon lui, le travail qui doit être fait est en train de l’être par les Forces de défense et de sécurité du Mali. Il assure aussi que « nos Forces de défense et de sécurité ont, aujourd’hui, des moyens pour pouvoir sécuriser notre territoire national et prendre en charge les différents mécanismes de protection des populations ». DD/MD (AMAP)
Les FAMa ont neutralisé douze terroristes, interpelés sept autres, dans la zone de Banamba (officiel)
Bamako, 17 mai (AMAP) Le Groupe tactique interarmes GTIA Kélétigui 1 a mené, du 10 au 14 mai 2022, dans la zone de Toubakoro Sylla, à une cinquantaine de km au nord de Banamba (Ouest), une opération offensive dont le bilan est de 12 terroristes neutralisés, 7 interpelés, 12 motos, des bidons d’essence et du matériel de guerre saisis., indiquent des sources militaires. Dans un communiqué, les Forces armées maliennes maliennes (FAMa), indiquent que sous le leadership du commandant en chef du GTIA, le colonel Boubacar Yassanry Sanogho et conduite par le colonel Seydou Bassirou Niangado, « tout a commencé, quand une section renforcée du GTIA, lors de sa progression a été accrochée, le mercredi 11 mai 2022, par une colonne logistique des Groupes armés terroristes (GAT), entre Toubakoro Sylla et Séméné ». Ce premier accrochage a fait sept morts chez les GAT dont 6 éléments ont été arrêtés. « Au cours de leur fuite en direction du sud de Toubakoro Sylla, un autre GAT a été intercepté par le deuxième échelon du GTIA, initialement installé à Ouléni ». Selon les FAMa, « cette seconde opération a permis la neutralisation de cinq terroristes, d’autres se sont enfuis dans la forêt ». « Des motos et du matériel de combat ont été récupérés. Les FAMa ont procédé à des tirs de mortier et de SPG9, dans ladite forêt ». Au cours de ces manœuvres, le GTIA a enregistré 2 blessés légers. En plus de ces évènements, le 12 mai 2022, vers 2 heures du matin, un autre groupe composé de 5 terroristes a tenté de mener une action de sabotage dans le nouveau camp militaire de Banamba où se trouve le PC du GTIA. « L’élément précurseur a été arrêté et les 4 autres restés très loin du camp n’ont pas été retrouvés ». Mis en examen par la prévôté, le suspect a déclaré avoir participé à l’embuscade du 29 décembre 2021 contre le GTIA Kélétigui 1 au cours de laquelle, la mission a subi des pertes en vie humaine. Le chef de mission, le colonel Niangado, a déclaré que les éléments arrêtés seront mis à la disposition de la prévôté « pour toutes fins utiles ». Il « a vivement salué la prouesse de ses hommes dont le courage et la détermination restent un atout majeur dans ce combat ». L’officier a, aussi, rappelé que la défense de la patrie est comme la foi en Dieu et « un devoir pour tout militaire ». MD (AMAP)
Mali : Une tentative de coup d’État avortée
Bamako, 16 mai (AMAP) Une tentative de coup d’État par des militaires « soutenus par un Etat occidental » a été déjouée au Mali, dans la nuit du 11 au 12 mai 2022, a annoncé lundi soir un communiqué du gouvernement. Le putsch a échoué « grâce à la vigilance et au professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité du Mali », poursuit le communiqué gouvernemental, Il explique la tentative a été menée dans un « dessein malsain de briser la dynamique de la Refondation du Mali » par un « groupuscule d’officiers et de sous-officiers anti-progressistes maliens ». Le gouvernement « condamne avec la dernière rigueur cette indigne atteinte à la sûreté de l’Etat » dont l’objectif est « d’entraver, voire annihiler les efforts substantiels de sécurisation de notre pays et le retour â un ordre constitutionnel, gage de paix et de stabilité », indique la même source. Par la même occasion, le gouvernement « informe que dans le cadre de l’enquête et de la recherche des complices impliqués dans ce projet funeste que tous les moyens nécessaires, ainsi que les mesures appropriées ont été déployées ». Il s’agit notamment du « renforcement des contrôles aux sorties de la ville de Bamako et aux postes frontaliers du Mali », précise le commumiqué. Le texte ajoute que « les personnes interpellées seront mises à la disposition de la justice », avant d’assurer que « la situation est sous contrôle ». MT/MD (AMAP)
Kangaba : Échanges sur les plans transfrontaliers de développement local
Kangaba, 16 mai (AMAP) Le préfet de Siguiri en Guinée, Colonel Douramoudou KEITA et son homologue de Kangaba au Mali, Allidji BAGNA ont coprésidé le mardi 10 mai 2022 dans la salle de conférence Tèninkoman KEITA de l’hôtel Mandé de Kangaba, les travaux de l’atelier de restitution et de validation des documents finaux des plans transfrontaliers de développement local (PTDDL) des Groupements Locaux de Coopération Transfrontalière (GLCT) de l’espace Siguiri-Kangaba, a constaté l’AMAP. Les travaux de cet atelier se situent dans le cadre de la mise en œuvre du programme frontalier de l’Union Africaine. En effet, parallèlement aux activités de délimitation et de démarcation de leur frontière en cours, les autorités maliennes et Guinéennes se sont engagés dans une dynamique de coopération transfrontalière. Cette forme de coopération entre les deux pays vise à consolider leu relation séculaire de fraternité et de concorde, d’une part, et d’autre part, à promouvoir le développement et la sécurisation des espaces frontaliers. En vue d’opérationnaliser cette coopération transfrontalière, plusieurs organes ont été mis en place dont le GLCT qui a pour objectif de promouvoir, de soutenir, d’encourager et de coordonner les actions de coopération transfrontalière dans l’espace frontalier Siguiri-Kangaba. Il s’agit donc d’amener les GLCT à assurer la maitrise d’ouvrage du renforcement de l’intégration de proximité et du développement des espaces frontaliers qui sont généralement enclavés et sous-équipés. Pour y parvenir, les GLCT se sont dotés d’un Plan Transfrontalier de Développement Local (PTDL) qui se veut un document de référence en matière de planification transfrontalière. Voila qui explique la tenue de cet atelier de restitution et de validation du document final du PTDL de l’espace frontalier Siguiri-Kangaba. Le but de cet atelier est de restituer, d’examiner et d valider le PTDL en vue de renforcer l’intégration de proximité et de promouvoir le développement durable de l’espace Siguiri-Kangaba. De façon spécifique, il s’agit de restituer les rapports des ateliers de planification des actions prioritaires, d’examiner les documents sur la base des recommandations des ateliers de restitution et de faire valider les dits documents par les acteurs impliqués. Les deux préfets ont donné l’assurance de leur soutien et leur parfaite adhésion à ce processus. Ils ont salué les élus locaux des différentes communes bénéficiaires de ce plan transfrontalier de développement local et les ont invités en même temps que tous les acteurs, après validation du document, de veiller pour sa mise en œuvre dans l’intérêt des populations le long des frontières. A la fin des travaux, l’atelier a recommandé de mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre du PTDL et le suivi-évaluation du PTDL. Ils sont 55 participants venus des communes de Doko et Gnagassola de la préfecture de Siguiri en Guinée, et des communes de Balan Bakama, Benkadi, Naréna, Nouga et Kaniogo du cercle de Kangaba au Mali. Signalons qu’il existe les GLCT Siguiri-Kangaba et Mandiana-Yanfolila. SD/KM (AMAP)
Transports et Infrastructures au Mali : Des résultats malgré le contexte difficile
Par Babba COULIBALY Bamako, 16 mai (AMAP) Le gouvernement compte redémarrer le trafic ferroviaire et continue de faire des efforts pour achever des travaux routiers à travers le pays, a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, la ministre des Infrastructures et des Transports. La ministre des Infrastructures et des Transports, dans l’émission «Mali kura taasira» de la Télévision nationale, a promis de relancer le transport ferroviaire national, en arrêt total depuis 2018 et cela, dès fin décembre 2022. Elle a assuré qu’à ce jour, les 19 gares, de Bamako à Kayes, ont été entièrement réhabilitées. Les travaux d’entretien de la voie ferrée (curage des fossés, décapage, désherbage et débroussaillement) ont été exécutés de Bamako à Diboli, les ateliers centraux de Korofina et de Kayes ont été réhabilités et les rails défectueux entre Bamako et Kayes, remplacés. Parlant du réseau routier, Mme Dembélé Madina Sissoko s’est réjouie de la réalisation de plusieurs projets. Il s’agit, entre autres, de l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de Sikasso et les voies connexes, des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la voie reliant le 3è pont de Bamako à la RN6 (3,26 km), y compris la construction d’un échangeur au croisement. Les travaux de réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6 (6,5 km) ont été réceptionnés le 24 février dernier, l’aménagement de la voie de Kouloubléni, longue de 5 km environ, dans la Commune rurale de Kalabancoro, Cercle de Kati, est terminé et a été réceptionnée le 11 avril. Quant aux travaux de construction et de bitumage de la bretelle-Katélè-Kadiolo-Zégoua et l’aménagement de 4 km de voiries urbaines dans la ville de Kadiolo (Sud), la réception ne devrait plus tarder. S’agissant des travaux d’entretien routiers et des travaux d’urgence, Mme Dembélé a fait savoir que, contrairement aux autres années, ces travaux sont en cours depuis janvier 2022. Ce programme d’entretien des routes nationales, d’un montant de plus de 18 milliards de Fcfa, porte sur un linéaire total de 9.226 km, dont 5.449 km (59,06 %) de routes revêtues et 3.777 km, soit 40,94% de routes en terre et pistes. Concernant les routes interurbaines, les travaux sont déjà terminés. « Quant aux travaux d’entretien des routes régionales, locales et communales, d’un montant de près de 4 milliards de Fcfa, ils ont porté sur un linéaire total de 4.416 km, dont 351 km, soit 7,95 % de routes revêtues et 4.065 km, soit 92,05% de routes en terre et pistes rurales », a précisé la ministre. Au titre des travaux d’urgence d’entretien de certains axes routiers du District de Bamako, elle a rappelé que dans le cadre de son programme d’urgence sociale, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a accordé un montant de 5 milliards de Fcfa pour les actions de sauvegarde du patrimoine routier prioritaire du District de Bamako, afin d’améliorer le niveau de service des routes. Le programme porte essentiellement sur les travaux de réparation des dégâts d’hivernage, le redimensionnement de certains ouvrages, ainsi que l’entretien et la réhabilitation de certains tronçons. Il s’étend sur 16 axes routiers, à travers le District de Bamako, dont 9 sur la Rive droite et 7 sur la Rive gauche. Selon Mme Dembélé Madina Sissoko, les perspectives de l’année 2022 porteront essentiellement sur l’achèvement des travaux routiers en cours, le démarrage de certains travaux routiers et de certaines études routières. Il s’agit du programme spécial des travaux d’entretien routier dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et du District de Bamako. Ce programme, d’un montant de 15 milliards de Fcfa, porte sur un linéaire de 216 km de routes bitumées et 14 km de routes en terre. Dans ce programme de constructions routières, on retient l’achèvement de la tranche ferme des travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nossombougou (56 km); les travaux de construction d’un d’échangeur et l’aménagement de 10 km de voiries à Sikasso; les travaux de construction et de bitumage de la route Goma Coura-Tombouctou. BBC/MD (AMAP)
Communication, Économie numérique et Modernisation de l’Administration : Les grands chantiers
Bamako, 16 mai (AMAP) Le ministre de la Communication, des l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, a évoqué plusieurs sujets, samedi, dans l’émission «Mali kura taasira» de la Télévision nationale. On peut citer, entre autres, le rôle des médias en cette période cruciale pour le Mali, la modernisation de l’administration, la refondation de l’Etat, l’aide à la presse Dans le cadre de l’émission «Mali Kura taasira», initiée à l’occasion de la campagne de communication gouvernementale pour célébrer l’an I de la rectification de la Transition, Me Harouna Mamadou Toureh, était dimanche face à la presse. La rencontre a été l’occasion pour le premier responsable du Département de tutelle d’aborder plusieurs sujets et de parler des grands chantiers de la Transition dans le domaine de la communication, de l’économie numérique et de la modernisation de l’administration. Le ministre Toureh a d’abord présenté les secteurs du département de tutelle qui sont la communication, les médias, l’économie numérique, les technologies de l’information et de la communication, les télécommunications, les services postaux et la modernisation de l’administration, avant de mettre l’accent sur l’importance de la communication en cette période cruciale pour notre pays. «L’information est une arme redoutable pour celui qui la maîtrise, elle peut faire gagner un conflit, qu’il soit militaire ou économique avant ou pendant les hostilités, parfois sans tirer un coup de feu», a ainsi dit le ministre Toureh, ajoutant que les médias sont les canaux de distribution, à grande échelle, de l’information. Ainsi, l’utilisation abusive des médias n’est jamais sans conséquence pour l’opinion. Selon le ministre en charge de la Communication, « certains, à dessein, ont compris qu’ils peuvent modifier les opinions, créer les révolutions et les soulèvements des peuples à travers les médias ». Ils se permettent de déstabiliser les institutions et tentent de susciter des conflits intercommunautaires »,a-t-il poursuivi. Le ministre Toureh a martelé que ces agissements «ne peuvent être tolérés par notre pays» et c’est face à cette réalité que le gouvernement de la Transition a ordonné, le 17 mars 2022, la coupure des signaux de Radio France internationale (RFI) en ondes courtes et FM et la chaîne de télévision France24 sur les bouquets des rediffuseurs nationaux d’images. Dans cette foulée, le ministère de tutelle a instruit les opérateurs des télécommunications et les fournisseurs d’Internet la suspension des deux médias sur Internet. Et le 27 avril 2022, ce fut au tour de la Haute autorité de la communication (HAC) d’entériner le retrait définitif des fréquences de RFI et de France24. «C’est un acte de souveraineté», a expliqué le ministre en charge de la Communication qui a démenti l’allégation de refus des autorités de la Transition à accorder des accréditations aux médias étrangers. «Cette allégation n’est pas fondée», a- t-il précisé. Parlant de la situation de la presse, Me Harouna Mamadou Toureh a rappelé que le gouvernement de Transition a l’obligation de faire respecter la loi en la matière, tout en assurant que la presse ne sera jamais muselée. 600 MILLIONS DE FCFA – Dans le domaine de la refondation de l’Etat, le ministre Toureh a indiqué que les textes proposés par la Maison de la presse pour une relecture de la loi régissant la profession, sont actuellement à l’étude. «Nous sommes là-dessus», a-t-il ajouté, en rendant hommage au comité de pilotage de la Maison de la presse et à son président Bandiougou Danté. C’est sous la houlette du ministre Harouna Mamadou Toureh que le cadre de concertation entre le département de tutelle et la Maison de la presse et le Groupement professionnel des agences de communication (GPAC) a été mis en place. L’invité du jour a, ainsi, souligné les efforts consentis par l’État en faveur des médias publics et privés. Selon lui, l’aide publique à la presse s’élève, au titre de l’exercice 2018 à 2021, à plus de 600 millions de Fcfa. S’ajoutent à cette aide, la rénovation de la Maison de la presse (170 millions de Fcfa), la construction d’infrastructures destinées à l’ORTM, à l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD) pour 12 milliards de Fifa et la subvention accordée aux trois structures par l’État qui s’élève à plus de 7 milliards de Fcfa. Concernant l’Economie numérique, le département de tutelle compte opérationnaliser deux pôles : le pôle numérique agricole et le pôle numérique alphabétisation. Le premier sera installé à Koulikoro avec la présence de l’Institut polytechnique rural (IPR) pour permettre de développer et de diversifier l’agriculture, alors que le deuxième sera basé à Sikasso pour permettre aux utilisateurs des langues en lien avec le numérique de développer leur économie. Pour la modernisation de l’Administration, le ministère s’appuie, entre autres, sur le e-commerce, la déclaration et le paiement des impôts en ligne, la visioconférence et la vidéosurveillance. NK/MD (AMAP)
Hommage des Maliens à Mamadou Konaté, 66 ans après son décès
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 16 mai (AMAP) Des dispositions seront envisagées pour que le jour anniversaire du décès de Mamadou Konaté soit solennellement commémoré par les autorités afin d’éveiller les consciences, a annoncé, samedi, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga. Le Premier ministre malien s’exprimait lors du 66è anniversaire de la disparition de l’homme politique (11 mai 1956-11 mai 2022). Cela fait 66 ans que Mamadou Konaté a disparu. A l’occasion de l’anniversaire de sa mort, la nation malienne a rendu, samedi, un grand hommage à l’illustre défunt, à travers une conférence débat sous le thème: «Mamadou Konaté et la jeunesse». L’ouverture de cette rencontre, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement, du président de l’Association Mamadou Konaté (AMK), Moussa Konaté, un des fils du défunt. L’on notait également la présence des membres de la famille politique et biologique de Mamadou Konaté. Instituteur de profession, syndicaliste et panafricaniste «convaincu», Mamadou Konaté fut le père fondateur de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA), qui a conduit le Mali à l’indépendance. Durant sa vie, celui qui fut vice-président de l’Assemblée nationale française, a cultivé l’humilité, la générosité, la simplicité, la franchise et l’empathie. Des qualités qui ont fait de lui un grand rassembleur. Comme l’a attesté l’ancien président ivoirien, Félix Houphouët Boigny, un des «grands» amis Mamadou Konaté, lors de ses obsèques. « Il était le meilleur d’entre nous par sa courtoisie, son intelligence perspicace, son humanisme et cette simplicité souriante qui lui attirait toutes les sympathies.. », a dit Félix Houphouët Boigny. « Dans les moments difficiles que nous avons vécus ensemble, sa sérénité et sa foi nous ont toujours permis de trouver les solutions les meilleures», avait ajouté l’ancien président de la Côte d’Ivoire. Pour sa part, l’ancien président du Parti progressiste soudanaise (PSP), Fily Dabo Sissoko, qui fut son «adversaire politique», témoigna: « Mamadou Konaté était mon ami… Mamadou savait se départir de son unique manteau pour les autres… Cet homme faisait honneur à l’homme. Son amitié faisait honneur à l’amitié ». Aussi, Mamadou Konaté avait toutes les qualités de l’homme d’État. Comme l’a témoigné son cadet, le président Modibo Keïta: « Nous l’appelions «Saint Père» alors que certaines personnalités administratives l’avaient baptisé «le Sage de l’Assemblée territoriale» et que d’autres reconnaissaient en lui «l’élément modérateur» de l’Union soudanaise… C’est pourquoi pour nous… Konaté n’est pas mort car les idées et les principes qu’il symbolise sont immortels». Dans son intervention, le Premier ministre malien a indiqué qu’en ces temps présents où l’homme politique est décrédibilisé, l’action politique assimilée dans l’opinion à la fourberie, au mensonge, à la corruption, Mamadou Konaté fait figure d’exception. Choguel Kokalla Maïga a ajouté que l’illustre disparu doit servir d’exemple à la jeune génération. Pour lui, dans le contexte de crise que nous vivons, ces valeurs que le président Mamadou Konaté incarnait sont toujours d’actualité. « Elles nous incitent au sursaut salvateur pour surmonter nos rancœurs et nous retrouver sur l’essentiel : bâtir le Mali que nous voulons pour nous et pour les générations futures, un pays où il fait bon vivre», a dit le chef du gouvernement. Pour lui, « au-delà du sursaut citoyen, il faut un sursaut national, une union sacrée autour de notre patrimoine commun: le Mali ». D’après Choguel Kokalla Maïga, la refondation engagée par la Transition vise la transformation radicale du Malien et du Mali. Pour ce faire, par-delà les clivages politique, culturel et identitaire, «il nous faut agir ensemble dans la même direction afin de renforcer la cohésion de notre nation», a déclaré le Premier ministre. De son côté, le président de l’AMK a dit que Mamadou Konaté était « l’illustration indiscutable de la simplicité, de l’humilité et, par dessus tout, adepte d’une éthique sans faille aussi bien en politique que dans sa conduite de tous les instants en société ». Selon Moussa Konaté, « il appartient aux jeunes générations de savoir tirer les leçons les plus appropriées pour l’avènement d’une société plus juste et des conditions de vie meilleures pour nos populations ». La cérémonie s’est achevée par la visite, par le Premier ministre, de l’exposition retraçant la vie de Mamadou Konaté. BD (AMAP)
Produits pétroliers : Les prix restent inchangés au Mali
Bamako, 13 mai (AMAP) Les prix indicatifs plafonds, à la pompe des produits pétroliers liquides en vigueur restent inchangés. annonce la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers Dans un communiqué rendu public, mercredi, la commission précise que la décision a été prise sur la base des prix fournisseurs de mai 2022. Ainsi, les prix en vigueur sont de 762 Fcfa/litre pour le supercarburant sans plomb, 760 Fcfa/ litre de gasoil et du Distillat Diesel Oil (DDO). Quant au Fuel-oil 180, il est de 588 Fcfa/litre. Les prix du litre du pétrole lampant et du Jet A1 sont libres. Le communiqué ajoute que le prix subventionné du kilogramme de gaz butane est de 485 F Fcfa. Par conséquent, le prix de vente de la bouteille de 2,75 kilogrammes est de 1.335 Fcfa et celui de la bouteille de 6 kilogrammes est de 2.910 F cfa. Quant au prix non subventionné du kilogramme de gaz butane, il reste à 985F cfa. MD (AMAP)
Grève illimitée des boulangers à Sikasso (Sud)
Sikasso, 13 mai (AMAP) Les boulangers de Sikasso (Sud) ont déclenché la grève illimitée pour protester contre le respect des prix plafonds du pain qu’impose la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC). Ce mouvement intervient après un contrôle de la DRCC qui a sillonné, mardi dernier, les différentes boulangeries afin de veiller au « respect rigoureux et strict des prix » qui ont connu une flambée. Depuis la veille de la fête du Ramadan, le prix de la baguette du pain a augmenté dans la Cité du Kénédougou. La baguette de 125g, qui était cédée aux consommateurs à 125 Fcfa se vend, désormais, à 150 Fcfa. Celle de 250 g. qui coûtait à l’unité 250 Fcfa, est maintenant mise en vente à 300 Fcfa. Il est 8 heures à la Boulangerie Hawa Sy (BHS), le mot d’ordre de grève est bien respecté et les boulangers brillent par leur absence. Dehors, les clients mécontents maugréent et font le va-et-vient. Selon l’adjoint du gérant de cette unité, Idrissa Berthé, la DRCC et les boulangers sont en désaccord sur le prix du pain. «Hier soir, une équipe de contrôle de la DRCC et des éléments de la police sont venus s’enquérir de la situation. Ils nous ont clairement expliqué qu’on ne pouvait pas céder, par exemple, l’unité de la baguette de 125g à 150 Fcfa, Ce qui est en violation, selon eux, des prix fixés par l’Etat», a-t-il expliqué, avant de préciser que l’augmentation est liée à celle du prix du sac de 50 kg de la farine qui est passé de 20.250F à 25.500 Fcfa. Au passage de notre équipe de reportage à la boulangerie moderne de Wayerma ou ‘’Show ka boulangerie’’, des consommateurs exprimaient leur mécontentement de ne pas disposer de pain. «Walaye aw ya tognon bi dè, anw te yafama». Ce qui, en Bambara, veut dire : «vous nous faites du tort et on ne vous le pardonnera pas», éructe un client. Selon le président de l’Association des consommateurs de Sikasso (ASCOMA), Jean Louis Koné, les boulangers ont unilatéralement augmenté le prix du pain, sans préalablement informer les consommateurs. Il ajoute que son association a écrit aux autorités régionales pour une application stricte de la loi à l’encontre des contrevenants. Pour le président du Syndicat des boulangers de Sikasso, Boubacar Yara, c’est compte tenu de l’augmentation du prix du sac de la farine que les boulangers ont décidé cette hausse. «On avait convenu avec la DRCC de se retrouver quinze jours après la fête du Ramadan afin de trouver la solution. C’est avant ce délai que la DRCC nous a convoqués», a-t-il expliqué Pour le directeur de la DRCC, Sékou Bougadar Fofana, les prix indicatifs plafonds de vente en gros et au détail sont fixés par l’arrêté n° 2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. Selon ce texte, la miche de 250g ou encore le gros pain est vendue à 270 Fcfa, la miche de 125g ou encore le petit pain est cédé à 135 Fcfa. Et d’affirmer que c’est le dernier vendredi, avant la fête qu’ils ont été informés de l’augmentation du prix chez un boulanger. «Sur place, nous avons constaté la véracité des faits». Il a ajouté que cet acte va à l’encontre de l’arrêté du ministre parce que c’est une violation de la réglementation. « C’est pour cela que nous avons ordonné de fermer la boulangerie fautive. Nous avons eu le feu vert de l’exécutif régional pour la poursuite des actions, conformément à la réglementation », a ajouté M. Fofana. Les pourparlers sont toujours en cours entre la DRCC et le syndicat des boulangers afin de trouver un terrain d’entente. MFD/MD (AMAP)
L’Etat malien investit 17 milliards de Fcfa cette année dans le développement rural
Bamako, 13 mai (AMAP) Le Mali investit, cette année, 17 milliards de Fcfa dans le développement rural, a révélé, jeudi, le ministre du Développement rural, Modibo Keita. Le ministre, qui était l’invité de l’émission «Mali Kura Taasira» de la Télévision nationale, a explique que cet effort financier considérable est destiné à augmenter le niveau de productivité des exploitations agricoles, faciliter l’accès aux intrants, remédier à l’appauvrissement et la fragilisation des sols… Le Mali investit beaucoup dans son agriculture, mais continue d’importer encore d’importantes quantités de céréales. Comment donc dynamiser l’agriculture de subsistance et la conduire à la production de surplus ? Selon M. Keita, la question est essentielle pour les autorités de la Transition. Celles-ci veulent changer les tendances négatives, en consolidant les fortes dynamiques agricoles pour le vivrier, notamment le riz et le maïs, et pour certaines cultures d’exportation comme le coton. L’objectif ultime est de subvenir aux besoins nutritionnel et alimentaire des populations maliennes. Selon lui, les défis consistent, pour l’essentiel, à augmenter le niveau de productivité des exploitations agricoles, faciliter l’accès aux intrants, remédier à l’appauvrissement et la fragilisation des sols, renforcer la professionnalisation et l’intégration des organisations de producteurs… Pour cela, le président de la Transition a donné des directives. Particulièrement pour le secteur coton, le chef de l’État a mis en place des mesures incitatives. Ainsi, en raison de la hausse excessive du prix des engrais sur le marché mondial, le colonel Assimi Goïta a décidé que la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral soit fixée à 12.500 Fcfa. Quant à l’engrais organique, la quote-part est fixée à 2.500 Fcfa le sac de 50 kg. Au total, la subvention accordée par l’État se chiffre à 17 milliards de Fcfa. L’État mettra également à disposition plus de 200 tracteurs subventionnés à 50%. Et le chef de l’Etat a donné son quitus pour le recrutement de plus de 300 techniciens pour apporter conseils et assistance aux paysans. PREMIERE MARCHE – Les autorités entendent poursuivre les efforts afin que les paysans voient leurs revenus augmenter d’année en année. Déjà, le Mali est le premier producteur de coton en Afrique. Le défi, aujourd’hui, est de se maintenir sur la première marche. En attendant, le pays est confronté à des difficultés liées à l’exportation vers le marché international. Cela, à cause de l’embargo imposé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mais le ministre en charge du Développement rural considère cette épreuve comme une occasion, pour notre pays, de diversifier ses partenaires, de sorte à ne plus dépendre d’un seul port. En outre, le département promeut, conformément à la volonté du chef de l’État, certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation. Une attention particulière est accordée aux secteurs de l’Élevage et de la Pêche qui bénéficient, également, de subvention. « Au Mali, l’élevage est fortement intégré à l’agriculture familiale », a souligné le ministre. L’Etat entend intensifier l’insémination artificielle pour renforcer la place des filières viande et lait dans l’économie du Mali. Cet objectif passe, nécessairement, par le développement d’un système viable et maîtrisé. Aussi, des initiatives sont mises en œuvre pour faciliter l’accès à l’aliment bétail. ID/MD (AMAP)

