Lutte contre les terroristes : Les FAMa poursuivent leur offensive (Etat-major des Armées)
Bamako, 03 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent, dans le cadre du plan Maliko et l’opération Kèlètigui, de consolider les acquis opérationnels « face à des terroristes de plus en plus fébriles », selon un communiqué de l’état-major général des Armées publié le 1er mars. Le communiqué précise que les FAMa poursuivent leur dynamique de recherche et de destruction des sanctuaires des terroristes « dont les capacités de nuisance reposent désormais sur la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), les tirs indirects et la prise des civils comme boucliers humains ». Selon l’état-major général des Armées, « cette opération est jusque-là couronnée par un franc succès malgré les poses d’Engins explosifs improvisés (EEI) et les embuscades auxquelles les FAMa réagissent vigoureusement en infligeant de lourdes pertes aux groupes armés terroristes ». Depuis son dernier communiqué, en date du 22 février 2022, souligne l’état-major général, l’Armée malienne intensifie les actions de recherche, de renseignement et de contrôle des zones, particulièrement au Centre et dans le Sud du Mali. Au de lla semaine écoulée, sur le théâtre Est de l’opération Maliko, les unités des FAMa ont continué les missions de sécurisation des personnes et des biens dans les localités et sur les routes nationales 16,17 et 20. SUCCES OPERATIONNELS – Sur le théâtre Centre, suite aux opérations de sécurisation des FAMa, du 24 au 28 février, dans les zones d’Alatona, Niono, Bandiagara, Bankass, Mandoli et Koro, la situation sécuritaire est calme. « Toutefois, elle est imprévisible à cause de la pose des engins explosifs improvisés très élevée et le harcèlement des populations par des équipes de 2 à 4 terroristes », fait noter le communiqué. L’état-major général des Armées estime que « la peur a changé de camp car l’ennemi est en fuite vers les frontières et en dissimulation dans la population ». Le bilan est d’un véhicule FAMa touché par un EEI, 08 terroristes neutralisés, 03 bases démantelées, 07 suspects arrêtés, 03 EEI détruits. Mais aussi 02 AK-47, 45 téléphones, 03 détonateurs et 03 batteries de mise en œuvre d’EEI récupérés. Les opérations menées par les FAMa dans la Région de Tombouctou (Nord) ont permis d’interpeller, dans la journée du 27 février dernier, à Niafunké, 04 présumés terroristes dont un logisticien, qui ont tous été mis à la disposition de la gendarmerie. Parmi les quatre personnes interpellées, trois ont affirmé leur appartenance à un groupe terroriste. En zone Sud, soutient le communiqué de l’état-major général des Armées, lors des patrouilles dans la zone de Kignan, près de Sikasso, 05 présumés terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie nationale. Pendant ce temps, les unités FAMa dans la Zone de Nara (Ouest) poursuivent leurs missions de contrôle et de sécurisation des personnes et des biens. L’état-major général des Armées informe les populations que les engins explosifs improvisés découverts et neutralisés ont permis à nos forces d’avancer vers ces terroristes et d’interpeller plusieurs d’entre eux. D’après le communiqué, « face à un rapport de force défavorable, ces groupes armés ont décidé d’éviter tout contact avec les FAMa ». L’état-major rassure que les actions de recherches du renseignement, de surveillance, de poursuite et de neutralisation des terroristes « se poursuivront inéluctablement pour le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national ». DD/MD (AMAP)
Burkina Faso : Le lieutenant-colonel Damiba investi président
Bamako, 03 mar (AMAP) Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été, investi, mercredi, président du Faso par le Conseil constitutionnel devant laquelle chef du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, qui a pris le pouvoir le 24 janvier, avait déjà été déclaré président, en février. La cérémonie d’investiture du nouveau président est intervenue vingt-quatre heures après l’adoption d’une Charte de transition par le pays. L’investiture de Damiba, très sobre, s’est tenue dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Le local, qui depuis des mois, accueille le tribunal militaire pour le procès des assassins de Thomas Sankara, a été aménagé pour l’occasion et paré des couleurs nationales du pays des Hommes intègres, le vert et le rouge. Sur les murs, on pouvait voir des cartes du pays entourées de mains protectrices. Il y avait environ 700 invités, composés de diplomates, de représentants de partis politiques, syndicats, mouvements de jeunesse, de femmes ou encore des leaders religieux et communautaires. Le lieutenant-colonel Damiba a reçu du Grand maître des Ordres du Burkina Faso le collier qui symbolise la présidence… Puis l’hymne national a retenti et après les félicitations de rigueur, le rideau est retombé. Pour certains, le lieutenant-colonel Damiba a choisi la sobriété, conscient du caractère exceptionnel de son régime. En signant la Charte de transition lundi, il s’est engagé à ne pas se présenter à l’élection présidentielle qui mettra un terme à cette période d’exception. «Il n’y a eu aucune prise de parole et c’est une très bonne chose », a estimé Auguste Mohamed Koumsongovo, président de l’organisation Sauvons le Burkina. « L’heure n’est plus aux mots, place à l’action», a ajouté Koumsongovo. A l’instar du Mali, le Burkina Faso amorce, ainsi, une étape importante de son histoire et les Burkinabè fondent de grands espoirs sur Paul-Henri Sandaogo Damiba pour remettre le pays sur les rails du développement. AMAP (Avec AFP)
Le sculpteur Lassinèba Traoré : L’art du bois taillé
Par Moussa OUERE Bla, 01 mar (AMAP) Cet artiste excelle dans ce métier secondaire qu’il exerce. Ses œuvres d’art sculptées sont appréciées par les connaisseurs, La sculpture, activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des œuvres en forme, en volume, en relief, soit en ronde-bosse (statuaire), en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par taille directe, par soudure ou assemblage, est peu connue, surtout, dans le Cercle de Bla, Région de Ségou (Lire suite : http://lessor.ml)
Tirs contre un poste de contrôle des forces armées et de sécurité à Goundam (Nord)
Goundam, 02 mar (AMAP) Des individus armés non identifiés ont tiré, mardi vers 18h15, sur des positions des Forces armées et de sécurité basées à Goundam, dans le Nord du Mali, faisant deux blessés dans les rangs des gendarmes en faction. Les assaillants, à bord d’un véhicule pick-up, ont ouvert le feu sur les gendarmes au check-point du pont de Goundam. Aussitôt des tirs nourris ont répliqué à partir des différents postes, notamment le camp militaire, la police, le camp des gardes. Les assaillants ont réussi à s’enfuir. Des poursuites ont été engagées aussitôt. Ces échanges de tirs nourris ont créé une certaine peur au sein de la population de la Commune urbaine de Goundam qui se préparait pour la prière du crépuscule. Au même moment où des jeunes étaient sur les terrains de sport, AAT/MD (AMAP)
Ukraine : Un dispositif d’assistance en place pour les expatriés maliens
Bamako, 02 mar (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a annoncé que le gouvernement de la Transition a mis en place un dispositif d’assistance pour venir en aide dans l’immédiat, aux Maliens en Ukraine, avant de procéder à leur rapatriement pour ceux qui le désirent. Dans un communiqué publié le 27 février dernier, le département en charge des Maliens établis à l’extérieur indique suivre « avec une grande attention l’évolution de la situation en Ukraine » et assure « que toutes les dispositions adéquates sont en cours pour préserver la vie de nos compatriotes dans ce pays de l’Europe de l’Est ». Joint au téléphone, le chargé des Affaires sociales et des questions migratoires, Mamadou Lamine Bane, a précisé que la communauté malienne résident en Ukraine varie entre 150 et 200 personnes constituées, en grande partie, d’étudiants. Il a assuré qu’à la date du 1er mars 2022, une trentaine de personnes ont demandé l’assistance du Haut conseil des Maliens établis à l’extérieur (HCME). « À ce jour, s’est-il réjoui, aucune victime malienne n’est à déplorer en Ukraine ». Mamadou Lamine Bane a indiqué que le Haut conseil est en contact avec ses partenaires dont l’Organisation internationale de la migration (OIM) pour envisager des rapatriements via la Pologne que les civils rallieront en véhicule. En attendant, le HCME a invité nos compatriotes établis en Ukraine à se mettre à l’abri. Une source au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique précise que les étudiants maliens en Ukraine y séjournent à titre privé. La guerre en Ukraine a créé un mouvement massif de civils, cherchant à quitter le pays, parmi lesquels une communauté africaine importante. MDD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 mars 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako le 28 décembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement, relatif au Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest, Phase 1 dans le cadre de l’approche programmatique multi-phase. Par cet Accord, l’Association Internationale de Développement consent au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 26 millions d’Euros, soit 17 milliards 54 millions 882 mille francs CFA. Le projet, objet du présent accord, permettra d’accroître le niveau de préparation de l’ensemble des pays participants à faire face à l’insécurité alimentaire et d’améliorer la résilience de leurs systèmes alimentaires. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création et au cadre organique des Directions régionales et des services subrégionaux des Affaires religieuses et du Culte. Les Directions régionales et les Services subrégionaux des Affaires religieuses et du Culte représentent au niveau régional et local, la Direction nationale des Affaires religieuses et du Culte. Les projets de texte sont initiés en application du Décret n°2017-0267/P-RM du 21 mars 2017 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction nationale des Affaires religieuses et du Culte. Leur adoption consacre la création desdits Directions et Services et permet de les doter pour les cinq prochaines années en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 02 mars 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Mali-Burkina Faso : Une nouvelle ère pour la coopération transfrontalière
Bamako, 02 mar (AMAP) Le rapport final du projet intitulé «Dialogue transfrontalier pour des actions favorisant la paix et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles à la frontière Mali- Burkina Faso» a été lancé, jeudi dernier, à Bamako. Le projet a pour objectif de contribuer à la prévention des conflits violents et à l’amélioration de la cohésion sociale pour une meilleure gestion des ressources naturelles ou d’autres facteurs de risque de conflits dans les régions frontalières Mali-Burkina Faso. Pour la représentante pays d’Interpeace au Mali, Kadiatou Keita, ce projet vise à briser les barrières à la frontière Mali-Burkina Faso. Selon elle, c’est le bornage qui a occasionné les incompréhensions entre les populations. Ces dernières estiment que cette opération a créé des mutations de droits sur les espaces et les ressources naturelles jadis contrôlés par elles. «La détérioration rapide de la situation sécuritaire dans la région du Sahel souligne l’urgence et la nécessité d’un dialogue soutenu entre les différentes communautés mais aussi le gouvernement, les autorités locales et certaines minorités culturelles», a expliqué Kadiatou Keita. Le directeur exécutif de l’Institut malien de recherche-action pour la paix (IMRAP), Alassane Niambélé, a, pour, sa part, indiqué que son organisation et Interpeace Mali-Burkina Faso ont entrepris une recherche participative, de janvier 2020 à décembre 2021, à la frontière des deux pays, « dans le but de déterminer les obstacles liés à la détérioration des relations fraternelles ainsi que les opportunités de cohésion sociale entre peuples ». Pour le directeur exécutif de l’IMRAP, cette détérioration serait due à la mauvaise gestion des ressources naturelles entrainant ainsi des incompréhensions. C’est à cet effet que l’IMRAP et son partenaire Interpeace ont donné l’occasion aux communautés de s’assoir et de discuter afin d’aboutir à des recommandations pertinentes. Pour la directrice de la KFW, Silvia Paschke, les conflits communautaires et transfrontaliers constituent un goulot d’étranglement pour la cohésion sociale et un frein au développement économique dans les localités frontalières. « Mais, lorsque les communautés sont impliquées dans la recherche de ces causes, elles sont aptes à proposer des solutions pour favoriser la cohésion, a-t-elle affirmé. Le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima Coulibaly, trouve que le lancement de ce rapport ouvre donc une nouvelle ère pour la coopération transfrontalière entre le Mali et le Burkina Faso. «Nous sommes convaincus que la mise en œuvre des recommandations qu’il préconise permettra de renforcer la paix, la concorde et la cohésion sociale dans les communes d’intervention du projet», a-t-il ajouté. AC/MD (AMAP)
Route du Poisson : Les perspectives sont bonnes
Par Oumar SANKARE Bamako, 02 mar (AMAP) Assis sur une chaise en paillote devant son magasin, Lahabib Téréta, observe les automobilistes et motocyclistes. Les ronronnements et klaxons incessants des engins semblent ne point le perturber. Vêtu d’un boubou en tissu bleu foncé, verre noir sur le nez, une chéchia grise sur la tête, le septuagénaire s’extirpe de son oisiveté pour nous recevoir. Lahabib Téréta est un vendeur de poisson fumé à Ngolonina. Une activité qu’il a apprise de ses parents pêcheurs de l’ethnie bozo depuis sa tendre enfance. Voyant la vente aux étrangers devenir de plus en plus lucrative, ils ont commencé le négoce. «Dans le temps, bien avant les indépendances, les Ghanéens venaient majoritairement s’approvisionner en poissons à Mopti. Ensuite, quelques Nigérians, Togolais et Béninois étaient aperçus sur nos berges», soutient Lahabib Téréta. Ceux-ci venaient acheter du poisson fumé, séché et frais mais aussi des peaux de bœufs et de moutons. C’est de cet itinéraire, très florissant et célèbre, d’où est venu le nom «La Route du Poisson». La Route du Poisson traverse le Mali, du Nord-Ouest au Sud-Ouest depuis Mopti, où arrive le poisson pêché dans le Bani, en direction du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans un premier temps. Ensuite, le Nigeria, le Togo et le Bénin s’y ajoutent. Au fur et à mesure que les échanges se développèrent, d’autres articles ont emprunté la Route du poisson, dont les produits industriels importés, les légumes (produits dans la zone de Koro et Bankass (Centre du Mali) vers le Burkina Faso et bien d’autres. « « La plupart de ceux qui ont pratiqué le commerce sur la Route du poisson sont soit décédés, soit incapables de témoigner, aujourd’hui, en raison de leur âge avancé », regrette Lahabib Téréta. «Quant la route était en plein essor, c’était mon père et ses pairs qui effectuaient le voyage jusqu’au Ghana bien avant l’indépendance du Mali. Suite à cela, mes frères aînés se sont installés au Ghana, ce qui a entraîné la formation d’une forte communauté malienne au Ghana, surtout à Kumasi», relate-t-il DES FAUVES ET DES FÉLINS – Mohamed Lamine Haïdara, est un opérateur économique malien vivant à Accra depuis 1998. La quarantaine, ce ressortissant de Gao (Nord), opérant dans le domaine des hydrocarbures, fait partie des chefs d’entreprise maliens à succès installés au Ghana. La Route du poisson, de par son essor ,a ouvert la voie vers d’autres commerces. «Mon grand-père et d’autres membres de la famille quittaient Gao pour Kumasi avec leurs troupeaux de bœufs qu’ils vendaient une fois à destination. Les échanges à l’époque se faisaient par troc, C’était dans les années 1900», affirme Mohamed Lamine Haïdara. Le périple était plein de dangers et d’embûches. Les anciens se déplaçaient la nuit grâce aux étoiles, qui leur servaient de boussole, et se reposaient la journée, d’après le récit que lui faisait son père. Le voyage prenait trois mois, en moyenne. De plus, les attaques d’animaux sauvages, comme les lions et les hyènes, étaient fréquentes. Afin d’éviter ces attaques, les voyageurs ont appris à décoder les traces des fauves, surtout celui du lion. Mais aussi, en cas de danger, tout le troupeau s’agitait ce qui leur indiquait le niveau du danger. Plus les traces des fauves étaient fraîches, plus le danger était imminent et il fallait donc changer d’itinéraire et éviter toute confrontation avec le ou les lions. Quant aux autres prédateurs, ils ne craignaient pas la confrontation. «Les attaques de lions étaient fréquentes surtout au niveau de la bande d’Agacher, frontière actuelle Mali-Niger-Burkina Faso selon ce que nos parents nous racontaient», ajoute Mohamed Lamine. Une fois au marché de Kejetia, à Kumasi, un important carrefour commercial à l’époque, les voyageurs pratiquaient leur business. Dès que tout était vendu, certains continuaient sur Lomé, au Togo, pour acheter des marchandises et autres présents pour leur famille, d’autres, par contre, s’approvisionnaient sur place. D’immenses richesses ont été bâties sur la Route du poisson parmi lesquelles on peut citer Asoma Banda, l’une des plus grandes fortunes du Ghana, Asantehene, le Roi des Akan basé à Kumasi et dans la diaspora malienne. Asoma Banda venait à pied dans les années 1955 à Mopti (Centre) se procurer du bétail pour le business familial et le convoyait au Ghana. De ce commerce est né l’une des plus fructueuses entreprises africaines basée à Londres, Antrak Group of Companies, avec plus de 150 représentations dans le monde, plus de 500.000 emplois créés et l’une des premières compagnies aériennes détenues par un Africain, Antrak Air. Aussi, selon Mohamed Lamine Haïdara, il y avait un Libano-Syrien nommé Bijaj qui faisait le commerce du poisson. «Ce dernier a amassé une très grande fortune. Il avait des boutiques, magasins et des camions pour assurer le transport avec des centaines d’employés à Mopti, Koro, Bankass, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Kumasi», relate-t-il. Bijaj échangeait en grande partie avec les Yorubas du Nigeria. C’était durant le règne de feu Kwame N’Krumah. Quant à la diaspora du Soudan français, beaucoup finiront par se reconvertir dans d’autres négoces. C’est le cas de Ousmane Bocoum, aujourd’hui âgé de 85 ans, résidant à Bamako. Assis dans sa chambre, les pieds croisés sur un tapis de prière, l’octogénaire est entouré de livres en arabe et écoute des notes vocales sur son Smartphone. Dans un coin de la chambre, un boîtier de wifi clignote. «Mon père est originaire de Handjame, dans le Cercle de Niafunké (Nord), C’est lui qui était installé au Ghana où je suis né en 1945. Il était dans le commerce du diamant et le change (avec un bureau de change et les monnaies utilisées étaient le Fcfa et le pound britannique) sur le marché et certains de ses frères et cousins évoluaient dans le commerce de l’or», relate-t-il. Sa famille était aussi propriétaire d’un important cheptel dans le delta du fleuve Niger qu’il vendait. «De ce commerce, j’ai plus tard développé plusieurs autres business dont l’ouverture d’une usine de matelas», ajoute-il. «Comme nous, beaucoup de Maliens ont fait fortune grâce à la Route du poisson
Mopti : Commémoration de la Journée mondiale de la Protection Civile
Mopti, 2 mars (AMAP) La région de Mopti, à l’instar des autres localités du pays a célébré le mardi 1er mars la Journée Mondiale de la Protection Civile, sous la présidence du gouverneur de région, le Colonel-major Abass Dembélé a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités dont le premier vice-président du conseil régional de Mopti, Haïballa Ould, le représentant du maire de Socoura, Moussa Tamboura, le directeur régional de la Protection Civile, le colonel Namaké Keïta directeur régional de la protection civile de Mopti, des partenaires de la région et de nombreuses personnes déplacées. Cette commémoration qui a pour objectif d’attirer l’attention du public sur son rôle majeur dans la vie quotidienne des populations et de les sensibiliser sur les mesures à adopter en cas de catastrophes naturelles est célébré le 1er mars de chaque année, partout dans le monde. Au regard du thème choisi cette année par l’Organisation Internationale de Protection Civile (OIPC) : « protection Civile et Gestion des personnes Déplacées en cas de Catastrophes et Sinistres ; Rôle des Volontaires et Lutte contre les Pandémies », les autorités régionales ont choisi le site des personnes déplacées internes de Socoura pour abriter l’évènement. Au-delà de la sobriété qui a caractérisé l’évènement compte tenu du contexte des sanctions injustes infligés à notre pays, les autorités régionales, la direction de la protection civile et ses partenaires ont fait parler leur cœur pour rester en phase avec le thème de l‘année avec la remise aux déplacées du site de 300 couvertures, le même nombre de sceaux de défécation Bébé et de bidon de conservation d’eau potable. Le don comprenait aussi 150 kits de dignité, 20 cartons de savon de lessive, 5 cartons de gel hydro alcoolisé, 2 cartons d’eau de javel et 20 paquets de 50 bavettes. La célébration de la journée a aussi été marquée par l’adresse du représentant du maire, Moussa Tamboura qui s’est réjoui du choix du site de sa collectivité pour la tenue de l’évènement et de la donation en faveur de ce groupe vulnérable. Le témoignage du mouvement des jeunes de Mopti pour le soutien aux Famas dont le président Mamadou Pléa a remis une distinction au directeur régional de la protection civile pour ses efforts, l’intervention du porte-parole des bénéficiaires, une formation grand public en secourisme au profit de la population et l’utilisation des extincteurs ont été des temps forts de l’évènement. Selon le chef de l’exécutif régional, la symbolique du choix du site d’un camp de populations déplacées relève du bon sens et de l’esprit solidaire de la corporation sapeur-pompier. « Nous avons jugé très pertinent la formation publique qui a été présenté pour sauver un accidenté avant l’arrivée des spécialistes. Nous exhortons les sapeurs-pompiers qui ont comme devise sauver ou périr a performé les résultats acquis et à faire bon usage des équipements mis à leur disposition. Nous invitons les populations a mémorisé les numéros d’appels pour que les agents de la protection civile soient informés à temps pour une intervention optimale » a conclu le gouverneur de région. Pour le directeur régional de la protection civile, le colonel Namaké Keïta, sa structure assure le lead du cluster abris, biens non alimentaire et artisan principal du plan de contingenc multi-risque de la région à ce titre, il est normal de venir célébrer cet anniversaire avec les 163 000 PDI dans leur site officiel de Socoura et surtout leur accompagnement en kit non alimentaire et surtout avec les kits de lutte contre la Covid 19 qui est en lien avec le thème de l’année. Grace à l’appui des plus hautes autorités nationales et régionales en termes de recrutement et la mise à disposition de personnels qualifiés, les formations de perfectionnement et la mise à disposition d’équipements de travail collectif et de protection individuel pour mieux exécuter nos missions avec ces gestes la DRPC n’a pas été sollicité par rapport à un cas de sinistre qu’elle n’a pas eu à surmonté a souligné le colonel Namaké Keïta. DC/KM (AMAP)
Nioro du Sahel : Le premier convoi de coton par le Corridor Bamako-Nouakchott est passé lundi
Nioro, 02 mar (AMAP) Le premier convoi de 53 camions chargés de coton fibre par le corridor Bamako-Nouakchott, via Nioro du Sahel (Ouest) est parti, lundi, de Gogui, dernière ville frontalière du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Le lancement officiel de ce premier convoi s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement avec les pays qui n’ont pas voulu s’aligner sur les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées au Mali, notamment la Mauritanie, la Guinée et l’Algérie. Vendredi dernier, la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé cette première opération d’évacuation de la fibre de coton, via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie. Le départ a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré Modibo Keita. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années, n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la CEDEAO, les deux ports de Nouakchott et de Conakry constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. La cérémonie officielle de l’ouverture de ce corridor, à Gogui, s’et déroulée en présence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, du ministre en charge du Développement rural, Modibo Keita, du Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, le président du Conseil malien des chargeurs (CMC), Youssouf Traoré, du vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Ibrahim Diawara ainsi que des autorités de la Région de Nioro du Sahel, avec à leur tête, le gouverneur Aly Annaji. MD/MD (AMAP)

