Le trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, dans l’Ouest du Mali reprend vendredi prochain (officiel)

Bamako, 07 juin (AMAP) La Société de patrimoine ferroviaire du Mali envisage d’effectuer le premier voyage commercial du train de voyageurs, le vendredi 09 juin 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembéle Madina Sissoko, citéepar le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 31 mai 2023 Ce démarrage imminent du trafic ferroviaire voyageur est destiné à répondre aux besoins des populations des Rrégions de Kayes, Kita et Koulikoro,dans l’Ouest du Mali, traversées par les rails, «A cet effet, le train prendra le départ à la gare de Kayes à destination de la gare de Bamako», précise le communiqué du Conseil des ministres. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, une convention d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises a été approuvée par le Conseil des ministres, le 24 mai 2023. Cette convention confie la gestion du trafic à la Société de patrimoine ferroviaire du Mali pour une durée de trois ans, renouvelable après évaluation. SS/MD (AMAP)

La campagne référendaire s’ouvre ce vendredi au Mali

Bamako, 02 juin (AMAP) La campagne référendaire s’ouvre ce vendredi après 15 jours d’intenses activités de vulgarisation du projet de Constitution que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a clôturé, mercredi 31 mars 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Le chef du gouvernement, en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités, s’est dit satisfait du bon déroulement des activités de vulgarisation. Il a « remercié et félicité le peuple malien pour sa mobilisation dans toutes les Régions, de même qu’à l’extérieur du pays. » Dr Choguel Kokalla Maïga a soutenu que ce processus, inspiré des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), « se tient à un moment crucial de la vie de notre nation. » « Le projet de Constitution met un accent particulier sur la Patrie, il proscrit définitivement la mauvaise gouvernance et la corruption et pose les bases d’un État nouveau », a-t-il rappelé. Le Premier ministre a soutenu que le projet de Constitution réalise, en effet, une avancée notable sur deux questions primordiales, notamment les langues et la laïcité de l’État. Les langues reconnues comme langues nationales au Mali sont, désormais, des langues d’expression officielle. En plus de l’officialisation des langues nationales, le projet constitutionnalise les Autorités et Légitimités traditionnelles du Mali. « Ce projet a été pensé par les Maliens et pour les Maliens, sans aucune interférence extérieure. Nous sommes convaincus que le peuple malien souverain, s’y reconnaîtra », a rappelé le chef du gouvernement, avant d’exhorter ses compatriotes « à maintenir la ferveur durant la campagne référendaire » qui s’ouvre ce 2 juin prochain. SS/MD (AMAP)

Les Douanes du Mali ont saisi 5 kg de cocaïne pure à Bancoumana (Koulikoro)

Bamako, 02 juin (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) des douanes à Bancoumana, située dans le Cercle de Kangaba (Région de Koulikoro) a saisi, 5 kg de cocaïne pure, d’une valeur marchande de plus de 300 millions de Fcfa, dans la nuit du mardi au mercredi 31 mai 2023, a appris l’AMAP de source officielle. L’opération s’est déroulée sur l’axe Mali-Guinée lorsqu’un mini bus passait devant le poste de contrôle de cette brigade mobile au niveau de Siby. Selon le chef de la BMI, le commandant Mohamed Doucouré, le véhicule n’avait pas fait l’objet de renseignement au préalable. « C’est lors d’une inspection de routine que la présence d’une dame, avec un comportement relativement suspect, a attiré l’attention des agents » a-t-il expliqué. La passagère, de nationalité guinéenne, était détentrice d’un porte-documents avec des devises étrangères et d’un sac banalisé de faible valeur marchande qu’elle surveillait comme du lait sur le feu. « Une fouille approfondie a permis de découvrir dans ses affaires cinq paquets de cocaïne pure d’un kilogramme chacun ». Selon le directeur régional des douanes de Koulikoro, Diagueli Diakité, les délinquants changent de méthodes très souvent. « Ils choisissent de plus en plus la banalité au détriment des caches aménagées», analyse M. Diakité. Comme l’exige la procédure et les termes du Code des Douanes, la saisie ainsi que la présumée délinquante ont été conduits dans les locaux de la douane pour l’analyse du produit et les premières auditions avant la saisine du procureur de la République. Cette saisie intervient seulement quelques jours après une autre coup de fillet des douanes maliennes portant sur (5,2 kg) opérée par la BMI de Bamako. Pour le Directeur général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, cette série de saisies de cocaïne « est un éloquent témoignage de la vigilance de nos unités sur le terrain pour traquer le trafic des stupéfiants en particulier et la fraude en général. » L’inspecteur général Amadou Konaté a transmis les félicitations du ministre de l’Economie et des Finances aux agents auteurs de la saisie et les a invités « à garder l’œil ouvert en ces moments sensibles de campagne référendaire. « AT/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 : Les organisateurs à pied d’œuvre, selon le ministre en charge de la Culture

Bamako, 31 mai (AMAP) Des dispositions sont prises sur les plans sécuritaire, technique et financier pour faire de cette manifestation biennale une vraie réussite, avec la participation effective des 19 régions du Mali et du District de Bamako, a annoncé, lundi, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Andogoly Guindo. Au cours d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB), pour faire le point des préparatifs de ce grand rendez-vous culturel prévu à Mopti (Centre), M. Guindo a indiqué que c’est un défi organisationnel que doit relever la Commission nationale d’organisation mise en place, en avril dernier, et présidée par le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre a rappelé que c’est la ville de Mopti (Centre) qui accueillera l’événement du 06 au 16 juillet placé, cette année 2023, sous le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. La Biennale est un héritage de la première République (1960-1968) et des gouvernements qui se sont succédés. Elle a toujours eu pour fil conducteur la promotion et le développement d’une culture ancrée dans les valeurs endogènes. en restant ouverte aux autres, en vue de construire une identité commune. Elle a pour objectif de faire de la Culture le levier de l’unité nationale, de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et du développement socio-économique et culturel du Mali. Selon le ministre Guindo, la reprise de la Biennale artistique et culturelle est une volonté du président de la Transition Assimi Goïta, « qui entend faire de la culture un puissant levier d’interpénétration, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, un espace de dialogue des cultures, mais aussi d’éclosion des talents. » Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des recommandations des Assises nationales de la refondation et elle s’inscrit dans le cadre stratégique de la refondation. L’édition 2023 de la Biennale artistique et culturelle aura pour thème : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Mopti 2023 aura la particularité de réunir pour la première fois les 19 régions du Mali et le District de Bamako. Plusieurs disciplines sont au programme, à la fois en compétition officielle et dans les espaces off. Les compétitions officielles porteront sur l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème. Et plusieurs autres espaces seront animés dans la ville pour promouvoir les expressions artistiques et culturelles. Le ministre Guindo a tenue à situer l’événement dans son contexte en rappelant l’enjeu que représente la reprise de la Biennale dans un Mali dont les autorités travaillent nuit et jour pour recoudre le tissu social entamé et fragilisé par une décennie de crise sécuritaire. La place de la culture, dans un tel contexte, est très importante. YD/MD (AMAP)  

Le Conseil national de Transition adopte la loi pour la relance de la Compagnie malienne des textiles

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 31 mai (AMAP) Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance du 16 mars 2023 portant création de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-Sa), après son adoption par le Conseil des ministres, a été approuvé, lundi, dernier par le Conseil national de Transition (CNT). Ce texte porte essentiellement sur le plan de relance de ce qui a été un fleuron de l’économie du Mali. C’est le 30 octobre 1993 que le gouvernement a signé une convention pour ouvrir le capital social de la COMATEX à la société China national overseas engineerig (COVEC). À l’issue de cette convention, la société a été érigée en COMATEX-SA avec 80% des actions appartenant à la COVEC soit 1, 200 milliards de Fcfa et 20% à l’État malien soit 300 millions de Fcfa. L’objectif de cette convention était de déterminer les conditions générales, économiques, administratives, financières, fiscales, douanières et sociales d’exercice des activités de la société. Malgré cette situation, la COMATEX était confrontée à des difficultés financières et économiques qui ont engendré des tensions de trésorerie à cause du vieillissement des équipements, de la non maitrise des charges d’exploitation (eau et électricité), de la concurrence des tissus importés notamment d’Asie. Sa situation financière se caractérise par un passif important d’ordre financier et social et d’un autre lié à l’exploitation. Ses dettes sont évaluées à 8,651 milliards de Fcfa dont 880,654 millions de Fcfa de dettes fiscales. Au regard de cette situation financière critique, le Conseil d’administration et l’Assemblée générale ont demandé en 2018 la liquidation de la société. Par la suite, une procédure judiciaire collective a été introduite soit pour sa liquidation ou son redressement. Afin de préserver les emplois et compte tenu de la position stratégique de la société pour le développement économique du pays en général et de la Région de Ségou en particulier, le gouvernement a opté pour le redressement judiciaire. A cet effet, le ministère de l’Économie et des Finances a, en rapport avec celui de l’Industrie et du Commerce, entrepris des actions prioritaires notamment la soumission d’une communication verbale au Conseil des ministres en novembre 2021 avec un plan de relance pour permettre à la société de faire face aux difficultés. Dans ce sens, il y a eu la signature d’une convention pour la cession des actions de la COVEC au franc symbolique. Ce plan prévoit aussi le paiement des arriérés de salaires des travailleurs. UNIQUE ACTIONNAIRE – Ces efforts fournis par le gouvernement de Transition ont permis de faire homologuer un concordat par le Tribunal du commerce de Bamako en son audience du 11 janvier 2023. Pour la mise en œuvre du plan de relance approuvé par le tribunal, il est apparu nécessaire de prendre une mesure législative pour permettre à l’État d’être l’unique actionnaire de la Compagnie constituée en Société anonyme (SA), d’adapter les statuts à la forme de société anonyme dont le capital est entièrement détenu par l’État, d’étendre son objet en vue de lui permettre d’être plus compétitive. Il s’agit, également, de conformer les nombreuses clauses statutaires aux dispositions impératives de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique (AUSCGIE). Et d’adapter les statuts à certaines innovations du traité relatif à l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) et aux pratiques de bonne gouvernance. Sur le montant des dettes de la Comatex (8,651 milliards de Fcfa au 31 décembre 2019) on compte un passif financier de 2,08 milliards de Fcfa à la COVEC Beijing et 1,35 milliards de Fcfa dû à la Banque de développement du Mali (BDM-Sa). Il inclut un passif d’exploitation de 2,601 milliards de Fcfa à la société Soyatt, 708,134 millions à la CMDT, 97,317 millions de Fcfa à EDM-SA, 13,518 millions de Fcfa à la Sotelma. Le passif social est de 921 millions de Fcfa de droits réclamés par les travailleurs et 880,654 millions de Fcfa de dettes fiscales. Les négociations avec la COVEC ont abouti à la cession de la COMATEX au franc symbolique y compris leur dette soit 2,080 milliards de Fcfa. En déduisant cette somme, le montant réel des dettes de la société sera de 6,571 milliards de Fcfa. APURER LE PASSIF – Au plan de la gouvernance, il sera procédé au remplacement des dirigeants de la société à qui, des missions spécifiques seront assignées notamment la relance des activités, la maitrise des charges, la maintenance des équipements, la bonne gouvernance etc. Au plan de l’équilibre d’exploitation, la société devra retrouver son équilibre en assurant une bonne maitrise des charges d’exploitation. Au plan de la promotion commerciale et de l’engagement politique, le ministère de l’Économie et des Finances discutera avec les structures concernées pour estimer les intentions de commandes publiques auprès de la COMATEX relatives aux évènements (8 mars, rentrée scolaire, fête de l’Armée, 1er mai, panafricaine des femmes, journée des paysans, etc). Le ministère en charge des Finances négociera avec la CMDT les subventions sur les livraisons de coton à la COMATEX et paiera les frais nécessaires à l’entretien et à la relance des machines. Aussi, le ministre de l’Économie et des Finances s’est engagé à apurer le passif de la COMATEX dans une période de 2 ans. Les dépenses urgentes à prendre en charge en plus d’une partie de la dette sociale sont celles relatives à la relance effective de l’usine. Il s’agit de 50 millions de Fcfa pour l’acquisition d’un groupe électrogène de 250 Kva, 50 millions de Fcfa pour les charges de démarrage (entretien des machines), 176 millions de Fcfa pour l’achat de consommables (pièces détachées, colorants…), 166 millions de Fcfa pour l’achat de coton et 80 millions de Fcfa pour l’achat de carburant et le paiement des factures d’électricité. Le montant cumulé nécessaire pour la reprise s’est élevé en 2022 à 722 millions de Fcfa y compris la prise en charge de la 2è tranche de la dette sociale qui fait 200 millions de Fcfa. Pour assurer la pérennité des activités de la COMATEX, le gouvernement s’engage à mettre en œuvre

Salaire des aide-ménagères : Débat houleux entre employeurs et défenseurs de leurs droits

Par Mariam A. TRAORÉ Bamako, 26 mai (AMAP) La gestion des aide-ménagères, ces mains utiles et indispensables dans les foyers de Bamako et des capitales régionales, est, aujourd’hui, un casse-tête pour beaucoup d’employeurs. Ceux-ci craignent une déshumanisation de ce secteur et un risque d’exposer ces pauvres filles au danger du mercantilisme. L’apport de celles qu’on appelle, les «bonnes» à tout faire dans nos foyers, est inestimable. Ces jeunes filles, venues de différentes localités de l’intérieur du Mali, participent à la stabilité de nombreux foyers ici. Elles interviennent, du début à la fin de la chaîne, dans la réalisation des tâches ménagères de la maison. Plusieurs raisons les poussent à venir en villes. Si ce n’est pas pour assurer la survie de leur famille au village avec le fruit de leur trvail qu’elles économisent, c’est gagner de l’argent pour acheter le trousseau de mariage ou même découvrir le monde. C’est toujours un aspect de l’exode rural. Une fois à Bamako, la capitale malienne, elles sont entièrement à la charge de leurs employeurs. Beaucoup de ces jeunes filles innocentes sont victimes de maltraitance et d’abus. Des organisations de défense se sont impliquées dans leur protection et la promotion de leurs droits. Dans cette démarche, ces structures de placement des aide-ménagères ont apporté beaucoup d’amélioration aux conditions de vie des aide-ménagères notamment sur le plan salarial. D’année en année, leur salaire grimpe. En effet, leur rémunération diffère selon que l’on loue leur service par le canal d’une des nombreuses agences de placement de Bamako ou qu’on discute directement avec elles. Leur tuteur ou tutrice sert souvent d’intermédiaire. Mieux, la zone de résidence de la «bonne» influence le montant du salaire. Ainsi, le traitement diffère selon que l’employeur vive sur la Rive droite ou sur la Rive gauche du fleuve Djoliba (Niger) à Bamako. Les employeurs dans la première zone, considérée comme des nantis, paieraient mieux que les habitants de la seconde. Il n’y a pas de prix standard en la matière. Actuellement, les «bonnes» ont des salaires compris entre 12 500 Fcfa et 30 000 Fcfa voire plus, selon que l’employeur soit du secteur informel, pour la plupart le principal employeur, ou formel. Dans les quartiers huppés de Bamako, elles sont payées à la tâche. Mme Mariko Assanatou loue les services de deux aides ménagères. La première, 20 000 Fcfa, est une emme de 23 ans. Elle s’occupe de la restauration et de l’entretien de la maison. Âgée de moins de 16 ans, la petite, qui s’occupe des enfants et des petits travaux domestiques, se console avec 12 500 Fcfa. Leur intermédiaire verse les salaires aux employées, chaque fin de mois, dans l’agence de placement. La gestion salariale de ces filles-là fait débat dans notre pays. C’est un casse-tête pour les employeurs. De nombreuses bonnes réclament plus que le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) malien. Elles sont aidées et soutenues dans ce combat par les organisations de défense de leurs droits. QUESTION D’EPOQUE – Le débat se déroule sur les réseaux sociaux, dans les marchés et dans les lieux de regroupement des femmes. Chacun y va de son avis, commentaire et stratégie. Il est plus qu’urgent qu’il soit ouvert officiellement afin de trouver une solution. Mme Coulibaly Assan, s’étonne de ce qui se passe autour de la gestion salariale des bonnes. Elle rappelle qu’à leur époque, elle louait les services d’une femme mariée. «J’admets que les choses ont évolué. Avant, on bénéficiait des services d’une dame mariée avec souvent des enfants. Elle venait nous aider dans nos tâches quotidiennes. En retour, on leur donnait un repas. À la fin de chaque mois, la dame recevait entre 2 500 à 3 000 Fcfa», se souvient-elle. Notre vieille dame indique qu’autrefois, c’était plus par solidarité. Elle reconnaît que l’aspect humain a cédé la place, aujourd’hui, à toutes sortes de dérives dans la gestion des aides ménagères à Bamako. Face à la surenchère du salaire des «bonnes», Mme Bouaré Ina demande, aux uns et aux autres, de savoir raison garder. Elle soutient ceux qui veulent que les aide-ménagères soient payées au SMIC. Supposons qu’il en soit ainsi, dans ce schéma, les aide-ménagères ne doivent bénéficier que leur salaire. «Je me dis que si nous devons leur payer au-delà de 20 000 Fcfa, elles ne peuvent plus demander qu’on leur achète des médicaments quand elles tombent malades, des pommades et autres accessoires», dit-elle. Notre interlocutrice raconte qu’elle a deux bonnes payées chacune à 12 500 Fcfa par mois. Elle assure par mois leur coton et pommade hygiénique. Il lui revient de payer des tresses et de leur acheter des chaussures. «Mieux, elles ont toutes les deux un téléphone. Je leur achète, de temps en temps, des crédits pour communiquer avec leurs parents au village. Ce n’est pas tout. Elles sont habillées pendant les fêtes et tous les événements heureux qui se déroulent chez moi», explique-t-elle. Mme Bouaré se fait aussi un devoir de soutenir ces «filles  lorsqu’elles décident de rentrer au bercail. «Je peux leur payer 30 000 Fcfa, mais je serai plus exigente si elle venait à casser des trucs à la maison. Si elles doivent se prendre entièrement en charge, il ne leur restera pas grand-chose des 30.000 Fcfa», prévient notre interlocutrice. Mme Djourté Hélène nous raconte son cas. Elle louait les services d’une bonne à 12 500 Fcfa. Elle était satisfaite. «Elle était comme ma première fille. Les étrangers ne faisaient pas de différence entre elle et mes enfants. Par malheur, elle tomba gravement malade. Cela lui a valu une hospitalisation de plus de 20 jours», raconte notre interlocutrice. La jeune fille sera entièrement prise en charge par son employeur. Au moment de rentrer au bercail, la patronne lui donna l’entièreté de son salaire de trois ans avec bonus, des habits, des ustensiles de cuisine. «Ni la jeune fille, ni ses parents n’en revenaient pas. Que ceux ou celles qui s’agitent pour les droits des domestiques pensent à tous ces facteurs. On doit tout faire pour ne pas déshumaniser ce domaine au risque d’exposer

Biennale artistique et culturelle : La Commission nationale d’organisation à pied d’oeuvre

Bamako, 26 mai (AMAP) La Commission nationale d’organisation de la Biennale artistique et culturelle  du Mali travaille d’arrache-pied pour la réussite de cet important rendez-vous culturel dans notre pays qui enregistrera la participation des 19 régions et du District de Bamako. Après une interruption de plus de sept ans, les artistes maliens se retrouveront, bientôt, dans la Venise malienne, Mopti (Centre) pour montrer leur savoir-faire. Ce sera un grand moment de communion avec l’ensemble des créateurs des 19 régions et du District de Bamako. Cette édition enregistre une participation record avec l’arrivée de nouvelles régions. En effet, si le Mali a compté six régions administratives de 1960 à 1978, puis sept régions et un District à partir de 1979, elle en a neuf en 1991. Ainsi à l’issue du lancement, le tirage a donné un ordre de passage suivant devant le jury : Sikasso, Ménaka, Bandiagara, Koutiala, Nioro, Tombouctou, Koulikoro Dioïla, Kidal, Ségou Mopti, Bamako, Sans Gao, Nara, Kayes Douentza, Kital Bougouni et enfin Taoudénit. Pour ce faire, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a créé une Commission nationale d’organisation (CNO) qui est à pied d’œuvre depuis plus d’un mois. Une autre commission locale a été mise en place à Mopti sous l’égide du gouverneur de cette région qui accueillera l’évènement. Après les phases locales organisées par chacune des régions dans le but de sélectionner les meilleurs numéros ou créations artistiques et les artistes et instrumentistes. « Chacune d’entre elles a déjà constitué sa troupe et les répétitions battent leur plein », a dit le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko. La Biennale artistique et culturelle 2023 se tiendra sous le thème : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Les troupes doivent concourir dans les disciplines suivantes : Ensemble instrumental, solo de chant, pièce de théâtre, musique d’orchestre, danse traditionnelle, chœur et ballet à thème. Au menu de la Biennale artistique, cette année, il y aura, aussi, des innovations dans l’exposition d’objets d’art, des conférences-débats, des colloques et un symposium. L’audio visuel et multimédia, les jeux concours, les marionnettes et contes, l’exposition artisanale, la cuisine des communautés et les visites guidées sont, aussi, des nouveautés. L’objectif de ces innovations est de maximiser l’apport de ces nouvelles disciplines à la promotion et à l’enrichissement du patrimoine culturel. Une mission de la CNO s’est rendue, le week-end dernier, à Mopti, sous la conduite de son président et secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé. Cette délégation a rencontré la commission régionale, en présence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Kantara Diawara. La séance de travail a essentiellement porté sur comment réussir ensemble le challenge. À la suite de débats, la joie se lisait «sur presque tous les visages » et Le sentiment d’avoir compris l’orientation de Bamako était réel, a assuré le haut fonctionnaire de défense et président de la sous-commission défense et sécurité, le colonel Sibiri Konaté. Le lendemain samedi, sous un soleil de plomb, la délégation a visité les dix sites d’hébergement proposés par la commission régionale. Il s’agit de mettre les troupes dans les conditions idoines de compétition. Toutes les commodités requises, en termes d’approvisionnement en eau, d’alimentation en électricité et de ventilation des sites d’hébergement, ont été scrutées à la loupe. Les dix sites à retenir seront repartis, à parts égales, entre Mopti et Sévaré. Il ressort des explications des organisateurs qu’à l’issue du débriefing, il a été retenu que la CNO siégera pour le choix des sites, une proposition qui n’a fait l’objet d’aucune objection au niveau régional. YD/MD (AMAP)    

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 24 mai 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Reformes politiques et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant les modalités du vote par anticipation des membres des Forces de Défense et de Sécurité à l’occasion du référendum constitutionnel de 2023. La loi électorale dispose que le scrutin a lieu un dimanche. Toutefois, en cas de nécessité et hormis le cas de l’élection du Président de la République, le scrutin peut se tenir tout autre jour de la semaine. Elle prévoit aussi qu’en cas de nécessité, les membres des Forces de Défense et de Sécurité peuvent exercer leurs droits de vote par anticipation le dimanche précédent le scrutin général. Dans ce cas, le dépouillement des bulletins a lieu en même temps que celui du scrutin général et dans les mêmes conditions. Le Décret n°2023-0276/PT-RM du 05 mai 2023 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale, à l’occasion du référendum constitutionnel prévoit le déroulement du scrutin référendaire le dimanche 18 juin 2023 et le vote par anticipation des membres des Forces de Défense et de Sécurité le dimanche précédent, soit le 11 juin 2023. Le projet de décret est adopté en application des dispositions de la loi électorale. Il définit les modalités du vote par anticipation des membres des Forces de Défense et de Sécurité. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule des Travaux routiers d’Urgence. La Cellule des Travaux routiers d’Urgence est créée par la Loi n°03-029 du 21 juillet 2003, modifiée, avec pour mission : – l’exécution des travaux d’aménagement et d’entretien routiers nécessités par l’urgence ; – la réparation des dommages causés aux routes et aux ouvrages de franchissement par les intempéries et les calamités ; – l’exécution des travaux d’entretien routier dans toutes les zones géographiques où l’entretien du réseau routier n’est pas assuré par les entreprises privées. Le Décret n°2023-0006/PT-RM du 12 janvier 2023 a été adopté pour adapter l’organisation et le fonctionnement de la Cellule à l’évolution de l’environnement à travers, notamment la création de nouvelles antennes régionales. Le projet de décret adopté intègre cette nouvelle organisation dans le cadre organique et dote, pour les cinq (05) prochaines années, la Cellule en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Moscou : Colonel-major Seydou KAMISSOKO. – Consul Général à Douala : Madame Mariam SEYE, Journaliste. – Attaché de Défense de l’Ambassade du Mali à Ankara : Colonel Zakaria CAMARA. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur Général de l’Usine Malienne des Produits Pharmaceutiques : Colonel Kaya Issa CISSE. AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE DÉLÉGUÉ, AUPRÉS DU PREMIER MINISTRE, CHARGÉ DES RÉFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Chargé de mission : Monsieur Diakaria DIALLO, Linguiste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a pris acte d’une Communication relative aux modalités d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises par la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali. Le transport ferroviaire est vital pour les régions traversées par les rails et essentiel pour le Mali tout entier. Il joue un rôle important dans le cadre de la complémentarité des modes de transport. L’arrêt du trafic ferroviaire et des activités qui y sont liées, depuis mai 2018, a réduit les revenus des usagers et riverains des rails, atteint le moral des ménages, impacté la mobilité des populations et ébranlé l’économie tant dans les régions traversées qu’à l’échelle nationale. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, adopté le 02 octobre 2019, le Ministère des Transports et des Infrastructures a réalisé, à travers la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali, plusieurs activités parmi lesquelles on peut citer entre autres : – la réhabilitation de dix-neuf gares, de Bamako à Kayes ; – la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina et le dépôt de Kayes ; – l’acquisition des équipements mécaniques et outillages pour les travaux de voie ; – le traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes ; – la pose des traverses en bois sur les ouvrages d’art de Bamako à Diboli ; – le confortement des ponts de Galougo, Mahina et Toukoto ; – la réparation des locomotives CC2205 et CC2207 ; – la réparation des voitures, fourgons et générateurs de la rame voyageurs ; – l’acquisition des pièces de rechange pour la fiabilisation des locomotives CC2205 et CC2207 ; – la formation de 23 commis des gares, 15 aiguilleurs et 24 conducteurs chefs de convoi ; – l’essai blanc du train voyageurs sur la relation Bamako-Kayes-Bamako ; – l’information et la sensibilisation des autorités et populations riveraines des rails de Bamako et Kayes ; – l’élaboration d’un plan de transport quinquennal pour le trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises national et international. Après la réalisation de ces activités, la relance du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises est subordonnée à la définition du cadre de gestion du trafic. La présente communication vise à faire assurer par la Société de Patrimoine ferroviaire, à travers une convention sur la période 2023-2027, l’exploitation du service ferroviaire de voyageurs et de marchandises entre Bamako et Diboli, en conformité avec la réglementation

Opérations de l’Armée malienne : Plus de 160 terroristes neutralisés (Etat-major)

Bamako, 22 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé du 8 avril au 20 mai 2023, 167 terroristes et interpellé 32 autres, dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kélétigui, a annoncé l’état-major général des Armées dans un communiqué. Selon la hiérarchie militaire, les FAMa ont, aussi, détruit plusieurs équipements et matériels au cours de différentes interventions sur l’ensemble du territoire qui ont prioritairement porté « sur la surveillance et la consolidation des renseignements sur la localisation des groupuscules terroristes très mobiles, leurs réseaux et leurs complices tant dans les zones urbaines que dans les forêts. » Il faut, également, noter la prompte réaction des FAMa contre des groupes terroristes sur la route de Kita-Diéma, Mourdiah-Nara (Ouest), les engins explosifs improvisés (EEI), l’attaque contre les cibles molles dans la Région de Sikasso (Sud), Nara et Ségou (Centre). Sur le théâtre Est de l’opération, l’Armée signale que les priorités ont porté sur la consolidation de la reprise de l’initiative tant sur le plan aérien que terrestre. «Les vols de surveillance, réassurance des populations et de contrôle du territoire dans la Région de Kidal, Gao et Ménaka (Nord) de même que les reconnaissances offensives terrestres majoritairement dans la Région de Ménaka et Gao ainsi des escortes et des actions civilo militaires de distribution de vivres ont été menées avec succès», indique le communiqué. Sur le théâtre Centre de l’opération Maliko, selon la même source, l’action majeure a été « la réaction professionnelle des FAMa pendant l’attaque déjouée contre l’aéroport de Sévaré, la destruction de multiples plots logistiques par des frappes aériennes, des reconnaissances offensives, des opérations aéroportées et de saisies d’importantes logistiques terroristes et l’appui aux populations. » L’Armée déplore, de son côté, 9 morts au combat et quelques matériels de guerre endommagés. Par contre, les terroristes ont enregistré de lourdes pertes : «Destruction de 13 plots logistiques terroristes, 167 terroristes neutralisés, 32 terroristes interpellés, 9 véhicules et 148 motos détruits et d’autres récupérés», précise le communiqué.   Les FAMa ont détruit ou récupéré, aussi, d’importantes quantités de matériels de fabrication d’EEI et de munitions de toutes calibres récupérés, 27 EEI détruits. Ainsi que 850 motos, 05 camions, 01 porte char, 05 chargeurs et d’importantes quantités de vivres et de couvertures saisies, 09 terroristes repentis et 15 en attente d’être recueillis. L’état-major général des Armées « salue le soutien, l’engagement, la collaboration et le courage des populations auprès des FAMa » et assure que les FAMa continueront la recherche et la destruction des terroristes dans le respect strict du Droit humanitaire et Droit international humanitaire. SS/MD (AMAP)

Réorganisation administrative et territoriale du Mali : Les nouvelles cartes disponibles

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 22 mai (AMAP) Le Mali dispose, désormais, d’une nouvelle carte administrative et des cartes des 19 régions et du district de Bamako. La cérémonie de remise solennelle de la première carte administrative au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a eu lieu, vendredi dernier dans la salle des banquets du palais de Koulouba. Cette remise, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des présidents des institutions de la République ainsi que des membres du gouvernement, intervient à la suite de la promulgation, le 13 mars dernier, des textes de la réorganisation administrative et territoriale, après leur adoption par le CNT. Ainsi, notre pays compte désormais un district, 19 régions, 159 cercles, 474 arrondissements, 815 communes, 12. 641 villages, fractions et quartiers. Dans son intervention, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, est revenu sur les critères qui ont prévalu au choix des différentes circonscriptions administratives et des collectivités territoriales. Il s’agit des critères de populations et de superficie, prenant en compte, au plan local, les spécificités de la démographie et de l’étendue des espaces territoriaux à couvrir, des critères sociologiques et ceux liés à la viabilité économique. S’y ajoutent les critères de distance/accessibilité, permettant au maximum de rapprocher les populations de l’administration, ceux relatifs au maillage du territoire et à la compensation. Selon le colonel Maïga, la combinaison des critères a permis de rendre le processus plus objectif en ayant comme seule motivation de doter le Mali d’une architecture organisationnelle réaliste et adaptée aux besoins des populations. DÉLIMITATION – Le parachèvement de la réorganisation territoriale est un objectif du gouvernement qui figure dans son Plan d’action et une recommandation des Assises nationales de la refondation (ANR). D’où la matérialisation de ce «gigantesque travail par la conception et la production de la carte administrative du Mali, très attendue par le peuple malien et l’ensemble des utilisateurs publics et privés», a dit le ministre en charge de l’Administration territoriale. Notre pays, dans sa continentalité, dispose d’atouts importants de par sa diversité et ses richesses culturelles, géographiques, historiques, pédologiques et naturelles. De même, il est de notoriété que les Maliens sont très attachés à leur terroir. « C’est pourquoi, a dit le colonel Abdoulaye Maïga, cette réorganisation du territoire favorisera davantage le rapprochement de l’administration des administrés. » Les services techniques du département de l’Administration territoriale, en rapport avec l’Institut géographique du Mali (IGM), ont travaillé en synergie avec l’accompagnement des partenaires pour aboutir à la carte officielle du Mali et à celles des 19 régions administratives et du district de Bamako. Le colonel Abdoulaye Maïga a promis que cette dynamique se poursuivra avec la production et la dotation de l’ensemble des cercles et communes de notre pays en cartes administratives (dotation initiale) par son département. En plus de la délimitation des circonscriptions administratives et des Collectivités territoriales pour les besoins de définitions des espaces de vies, notamment les habitats, les champs de cultures, les zones de pâturages, celles économiques et commerciales, la carte administrative participe de la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. De ce fait, elle favorise la délimitation des frontières terrestres du Mali avec sept pays. Des frontières qui sont, également, des espaces de vie, de cohésion et d’intégration africaine. Le ministre Maiga a, par ailleurs, évoqué quelques conséquences négatives du non-parachèvement de la réorganisation territoriale. À ce propos, il a indiqué que sur le plan juridique, toute nomination doit intégrer quatre types de compétences à savoir l’identité de la personne, ses attributions, la période à partir de laquelle la personne nommée commence à exécuter ses attributions et le champ géographique dans lequel s’exercent ses attributions. «Dans le cas d’espèce, nous comprenons que les gouverneurs et les ressortissants des régions dites non opérationnelles étaient dans un inconfort absolu», a regretté le ministre en charge de l’Administration territoriale. OUTIL DE DÉVELOPPEMENT – Le président de la Transition a soutenu que face à la situation de crise multiforme et pluridimensionnelle que le Mali traverse, depuis quelques années, cette nouvelle carte administrative « contribuera, sûrement, à la refondation de l’État pour une gouvernance forte et efficace. » Selon le colonel Assimi Goïta, « l’activité de réorganisation administrative du territoire contribue à la prise en compte des préoccupations formulées dans le sens d’une impulsion du processus de décentralisation en capitalisant les réussites et les difficultés enregistrées par des acteurs locaux ». En ce qui concerne l’organisation administrative du territoire, il est institué une codification numérique en vue de faciliter l’identification des circonscriptions administratives, des Collectivités territoriales, ainsi que des villages, fractions et quartiers. Par ailleurs, le chef de l’État a exhorté le gouvernement à faire de la nouvelle carte administrative et des cartes des régions des outils de planification du développement économique et social de nos territoires. «En tant qu’outil de développement, de planification, d’orientation et de suivi des actions au profit des populations, la carte administrative est et demeure un véritable outil de base», a insisté le colonel Assimi Goïta, espérant que cette carte administrative servira de référentiel pour l’amélioration d’autres cartes, notamment les cartes géographique, historique, pédologique, démographique, sanitaire, éducative, militaire et de télécommunication. Le chef de l’État a, aussi, exhorté le gouvernement à œuvrer au quotidien avec l’ensemble de ses collaborateurs pour davantage rapprocher l’État des citoyens, dans le cadre du processus de refondation en cours dans notre pays. «Pour cela, vous devez rester à l’écoute permanente des populations et leur rendre des services de qualité», a conseillé le président Goïta. BD/MD (AMAP)