Sikasso : C’est parti pour le tournoi inter-quartiers, sous le signe du rassemblement et du vivre-ensemble

Sikasso, 21 mai (AMAP) La gouverneure de la région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a donné, mardi dernier au stade municipal de Sikasso, le coup d’envoi officiel du tournoi inter-quartiers de Sikasso dont initié par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. « Ce tournoi est bien plus qu’un simple évènement sportif. C’est un cadre de rassemblement, de fraternité, de vivre ensemble et de promotion des valeurs citoyennes chez les jeunes », a déclaré Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La cheffe de l’exécutif régional a indiqué que ce tournoi constitue, également, « une belle opportunité pour les talents cachés de nos quartiers. » « C’est l’occasion idéale pour ces derniers de se révéler, de se dépasser et de montrer que la jeunesse de Sikasso est dynamique, responsable et porteuse d’espoir », a-t-elle ajouté. La gouverneure a salué l’initiative et encourager toutes les structures relevant de la jeunesse « à s’en inspirer pour faire du sport un outil d’éveil, d’éducation et d’intégration sociale. » Le tournoi inter-quartiers entend, entre autres, sensibiliser la jeunesse sur les effets néfastes de la consommation de la drogue, contribuer à la relance des compétitions sportives dans les quartiers, créer un véritable vivier pour les clubs et sélections jeunes de football et d’athlétisme et favoriser le brassage, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Également, il s’agit de mettre le sport au service de la communauté et du développement harmonieux de l’Homme, contribuer à la promotion du civisme et de la citoyenneté et attirer les partenaires locaux à investir dans le sport. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a invité les uns et les autres à faire de ce tournoi un exemple de fair-play, de discipline, de respect des règles et de fraternité avant de donner le coup d’envoi du premier match de la compétition. L’opposition entre l’équipe de Mancourani 2 et de Bougoula-ville a tourné à l’avantage de la première qui a remporté la victoire par 2 buts à 1. L’évènement a enregistré la présence du représentant du préfet Salif O. Maïga, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et le directeur régional de la jeunesse et des sports Oumar S. Traoré. MFD/MD (AMAP)    

Ouélessébougou se mobilise pour des examens de fin d’année sans fraude ni fuite de sujets

Ouélessébougou 21 mai (AMAP) Les autorités administratives et scolaires du Cercle de Ouélessébougou, ont, dans la dynamique enclenchée par le département de l’Education nationale, de lutte contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens de fin d’année, organisé une grande marche sportive, mercredi 21 mai 2025, allant du lycée public de la ville à la préfecture. La manifestation, qui vise à informer et sensibiliser la communauté éducative, non seulement sur les dangers liés à la fraude aux examens mais, aussi, à la consommation et le commerce illicite des drogues dans l’espace scolaire, a vu la participation des élèves, parents d’élèves, enseignants et des directeurs d’écoles. On notait, également, la présence des sous-préfets des arrondissements, du maire, du commissaire de la ville et tous les responsables des services techniques, sous l’égide du préfet, Moussa Sagara. Une marche sportive d’une distance de 2 kilomètres environ a couronné cette activité sur des slogans des marcheurs : « Non à la fraude, Non à la fuite des sujets », « Non à la drogue », « Non à la violence en milieu scolaire », « Vive des examens sans fraude », entre autres. « Cette marche est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Education, depuis quelques années, une manière de mobiliser tous les acteurs du secteur contre la fraude et la fuites de sujets qui sont des fléaux pour le niveau de l’enseignement dans notre pays », a expliqué, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou , Karim Coulibally, avant d’inviter les élèves, « à compter sur l’effort individuel lors des examens à venir. » Pour sa part, le préfet Sagara, s’est réjoui de l’effort des élèves, des responsables scolaires, et de tous les acteurs de l’Education, « pour la réussite de cette activité », au niveau local. « Les slogans et messages véhiculés lors de cette marche vous interpellent tous. Ils ne sont pas des simples mots, ils doivent vous conduire tout au long des examens. La consommation de la drogue constitue un danger pour votre santé », a-t-il lancé. Il a, également, sollicité « une conscience collective et un engagement général, pour des examens sains et transparents »  dans le Cercle de Ouélessébougou. AC/MD (AMAP)

Mariage collectif annuel chez les Dafing de Marani, près de Tominian (Centre)

Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 20 mai (AMAP) Un mariage collectif et traditionnel a été célébré, à Marani, gros village Dafing situé dans la Commune rurale de Tominian (Centre), les 17 et 18 mai 2025, unissant pour le meilleur et le pire, trente et deux jeunes couples de garçons et de filles, toutes ayant l’âge minimum, a constaté l’AMAP. Les Dafing exercent, majoritairement, dans le commerce formel, l’agriculture de subsistance et vont beaucoup à l’exode rurale. Pour participer à cette activité culturelle annuelle, qui marque le début de l’hivernage, tous, où qu’ils soient, se convergent vers le village. Cette année, le 18 mai a été retenue rendant cette date inoubliable pour les habitants et ressortissants. La nuit du samedi, nuit de noce, les nouvelles mariées ont reçu des conseils et bénédictions de leurs parents, avant de rejoindre leur mari dans la belle-famille. Le matin du 18 mai, tout le village a partagé un petit déjeuner commun, puis après les jeunes mariés ont fait le tour de la localité pour les salutations d’usage. Dans l’après-midi, juste après la prière de 14 heures, le podium s’est installé sur la place publique afin de recevoir les couples. La cérémonie a été dirigée par l’imam Beh Karamoko Dembélé, entouré de nombreux notables dont le chef de village Komane Dembélé et plusieurs invités. Le guide religieux a formulé des bénédictions pour les nouveaux foyers, leur bonheur, leur santé, la longévité de leur couple et beaucoup d’enfants. Ensuite, les forgerons du village ont agrémenté la soirée par l’exposition de masques appelées ‘Tioko’ en langue Dafing. Ils ont parfaitement exécuté une danse folklorique au rythme des tams-tams des griots. La cérémonie purement traditionnelle et religieuse a pris fin avec la montée des nouvelles mariées au-dessus du puits sacré du village. Où chacune des trente-deux désormais épouses/femmes devrait puiser, au moins, un seau d’eau, signe de stabilité de son foyer et de fertilité. Les réjouissances ont continué toute la nuit. Une longue nuit…Et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. JD/MD (AMAP)

Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)

Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)

Le scandale des aides ménagères mineures à Bamako : une exploitation silencieuse

Par Rokiatou TRAORE Bamako, 19 mai (AMAP) Dans la capitale du Mali, Bamako, des adolescentes âgées de 12 à 16 ans, venues de villages voisins ou de régions reculées, travaillent dans les foyers comme aides ménagères. Attirées par l’espoir d’un avenir meilleur ou poussées par la nécessité d’alléger le fardeau familial, elles s’acquittent de toutes les tâches domestiques pour un salaire dérisoire, oscillant entre 7 500 et 15 000 Fcfa par mois. Certaines repartent même sans avoir touché leur dû. Ces jeunes filles, souvent corvéables et malléables, sont recherchées par de nombreuses familles bamakoises. Maïmouna Traoré, mère de famille, vante leur sérieux : « Elles savent pourquoi elles sont là, elles travaillent bien et ne répondent pas quand on les réprimande. » Elle ajoute, non sans préjugés, que les adolescentes présentent moins de risques de « voler un mari » comparées aux employées plus âgées, soupçonnées de convoiter les époux des foyers. Nana Traoré, une patronne d’une vingtaine d’années, partage cet avis : « Employer une majeure, c’est risquer de briser son foyer. Avec les mineures, je les traite comme mes enfants, je leur apprends la cuisine, la propreté, la vie en société. » Pourtant, toutes les employeuses ne partagent pas cette préférence. Adja Koné, vivant dans une famille élargie, privilégie les majeures pour les tâches ardues, comme cuisiner pour de nombreuses maisonnées. « Charger une petite de telles responsabilités est impitoyable », estime-t-elle, soulignant l’énorme quantité de nourriture préparée dans les marmites de 20 kilos utilisées dans son foyer. UN QUOTIDIEN DE PRECARITE – Derrière ces arrangements domestiques, se cachent des réalités douloureuses. Rokia Keïta, 14 ans, originaire de San (Centre), incarne cette détresse. En larmes, elle raconte sa séparation déchirante avec sa mère : « Elle disait que je n’avais pas l’âge de travailler en ville, mais je ne pouvais pas regarder mes parents se tuer à la tâche pour nous nourrir. » Employée à Sotuba chez Djénéba Sylla, une quinquagénaire sans enfant, Rokia peine à trouver du réconfort. Maltraitée et agressée verbalement, parfois physiquement, elle confie, assise sur un tabouret, vêtue de haillons : « Je n’ai que trois tenues. Avec ma patronne, je ne suis même pas sûre de rentrer au village avec mon salaire. » Sur le plan légal, l’emploi de mineurs est strictement encadré. Me Bakary Mamadou Konaté, avocat, rappelle que le travail des enfants est interdit, sauf dans des cas exceptionnels nécessitant l’accord des parents et le consentement de l’enfant. « Sans ces conditions, tout contrat est nul », précise-t-il. Amadou Thiam, directeur de la Cellule nationale contre le travail des enfants, va plus loin : employer des mineures comme aides ménagères constitue une infraction aux conventions internationales, notamment la convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants et la convention n°138 fixant l’âge minimum d’emploi à 15 ans. Malgré ces cadres juridiques, l’exploitation des adolescentes persiste, alimentée par la pauvreté et la demande de main-d’œuvre docile. Entre misère familiale et abus des employeurs, ces jeunes filles payent un lourd tribut pour un rêve de mieux-vivre souvent hors d’atteinte. RT/OS/MD (AMAP)

Ségou : La pisciculture suscite l’espoir d’une autosuffisance en poisson

Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Face à la baisse de la quantité de poissons pêchés dans les lacs, fleuves et barrages, de plus en plus de personnes s’investissent dans la pisciculture afin de répondre à la forte demande des consommateurs. À Ségou, la pisciculture portée par des particuliers connaît un essor prometteur. Levier essentiel de création d’emplois et de développement, ce secteur suscite l’espoir d’une autosuffisance en protéines animales. Cependant, malgré ses atouts, cette activité qui se pratique en milieu naturel ou avec un bassin artificiel se heurte à plusieurs contraintes. Issu de la toute première promotion de l’Université de Ségou en agroéconomie, Mamoutou dit Djamba Sissoko est le promoteur de «Kanyela-Agri». Cette entreprise évolue dans la pisciculture et le maraîchage depuis 2020. Nous l’avons rencontré en ce mercredi 7 mai en plein travail sur son champ situé au quartier Angoulême. C’est avec beaucoup de passion que Mamoutou Sissoko s’investit dans cette activité rythmée au quotidien par  l’alimentation de ses poissons, le contrôle de la qualité de l’eau ainsi que l’entretien des cultures maraîchères.  D’un seul bac hors sol au départ, il en compte aujourd’hui 4, grâce au soutien du projet «Jègè ni Jaba» et 2 étangs piscicoles contenant 600 tilapias et 500 clarias. Le jeune Sissoko met en valeur les déchets organiques produits par les poissons pour fertiliser ses plantes et parvient à tirer son épingle du jeu dans cette activité en générant un chiffre d’affaires d’au moins 500.000 Fcfa avec ses 4 bacs hors sol. Cependant, souligne-t-il, l’envolée des prix des aliments poissons constitue une contrainte majeure pour bon nombre de pisciculteurs. À titre d’illustration, il évoque le sac de 20 kg qui coûte actuellement 28.000 Fcfa contre 16.000 Fca et 40.000 Fcfa pour certaines variétés. Le fondateur de «Kanyela-Agri» estime qu’avec ses 4 bacs hors sol, il doit acheter chaque semaine au moins 20 kg d’aliments pour nourrir ses poissons et cela ne représente que le minimum nécessaire. Notre jeune entrepreneur déplore le fait que les aliments produits localement ne sont pas suffisamment riches pour permettre une bonne croissance des poissons qui atteignent à peine 700 g en 6 mois. En revanche, dira-t-il, avec des aliments importés, on peut obtenir des poissons de plus de 1 kg en 4 mois. Mamoutou Sissoko lance un appel à l’État et à ses partenaires afin de mettre en place une usine de production d’aliments de poissons de qualité, avant de prôner une meilleure structuration des acteurs concernés et une qualité optimale des intrants subventionnés. Évoluant dans la production d’alevins et le grossissement de poissons, la ferme piscicole «Kosso» de Madou Diarra (31 ans), propose des services de formation et d’accompagnement aux pisciculteurs. Après l’obtention de son baccalauréat, Madou Diarra réussit le concours d’entrée au Centre de formation pratique en aquaculture de Molodo. Deux ans plus tard, il en sort diplômé en tant qu’agent technique. Après un passage à l’Institut d’économie rurale (IER) de Mopti en tant que superviseur de souches, il décide de lancer sa propre entreprise en 2021. «Avec la disparition de certaines espèces de poissons, il y a un véritable engouement pour la pisciculture. Nombreuses sont les personnes qui souhaitent se lancer dans ce secteur», note Madou Diarra. Pour les soutenir, une formation sur les fondamentaux de la pisciculture a été développée au sein de sa ferme. Elle attire des participants aux profils variés, avec une forte présence des jeunes. D’après notre interlocuteur, la pisciculture permet de consommer directement ce que l’on produit, tout en réduisant les importations de poissons. Le responsable de la ferme piscicole «Kosso», souligne qu’avec seulement 300.000 Fcfa, on peut démarrer la pisciculture à petite échelle. Ce budget permet d’acquérir un bac hors sol de 1 m3, 105 alevins, ainsi que plusieurs sacs d’aliments. Madou Diarra déplore le fait que les aliments importés restent coûteux et l’absence de spécialistes qualifiés en pathologie piscicole. À l’avenir, il souhaite que les consommateurs privilégient la production nationale, et que les pisciculteurs puissent répondre à la demande des consommateurs. Mahamadou Kané, un autre pisciculteur ambitionne de réduire la problématique de l’accès à des intrants piscicoles à travers une production d’alevins de qualité en quantité suffisante et à des prix abordables. L’objectif est de permettre aux acteurs d’accroître leur production. Tirant cette passion de son père, Mahamadou Kané produit aussi des aliments flottants. Avec près de 20 ans d’expériences dans le secteur, la ferme familiale située à Banankoro, s’étend sur 5 hectares. Elle comprend un étang, 16 bassins et une écloserie d’une capacité de production de 100.000 alevins clarias par an. Ce n’est pas tout, le riz est produit sur place, et l’eau provenant de la pisciculture est réutilisée pour irriguer les champs. Des agrumes, melons et pastèques y poussent à profusion. Même si la pisciculture n’a pas autant de notoriété que l’aviculture, elle reste une activité très lucrative. Mahamadou Kané a révélé qu’en plus de disposer de la souche adéquate, le Mali possède un nombre important d’écloseries pour la production d’alevins, ainsi que des producteurs d’intrants piscicoles et d’aliments pour poissons. Autant d’atouts que l’État, avec l’appui de ses partenaires, doit saisir pour encourager les citoyens à se tourner vers la pisciculture qui est non seulement une activité rentable, mais aussi un levier de développement. MS/MD (AMAP)   Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou : «Il faut favoriser l’accès aux intrants de qualité  à un prix raisonnable» Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Le service de la pêche a pour rôle l’appui conseil, et le contrôle de la réglementation en vigueur. Selon Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou, la pisciculture en tant que technique d’élevage de poisson a vu le jour au Mali par l’initiation d’une petite station piscicole expérimentale dans la Région de San. La convention de financement l’instituant a été signée en novembre 1979 entre le gouvernement de notre pays et celui des États-Unis avec l’appui de l’USAID. C’est ainsi qu’une antenne de vulgarisation a été créée à Niono, dans la zone Office du Niger, en raison de la disponibilité en eau et

Kayes : Marche contre la fraude et les fuites de sujets lors des examens

Kayes, 18 mai (AMAP). L’Académie d’enseignement (AE) de Kayes a organisé, samedi, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko une grande marche contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens, répondant aux préoccupations des autorités administratives et scolaires de la Région de Kayes d’instaurer la culture de l’excellence à l’école. Cette activité a été initiée par le ministère de l’Education nationale pour sensibiliser les acteurs de l’école sur les méfaits de ces fléaux sur la qualité de l’Education. La marche a enregistré une forte participation des élèves et des enseignants, dont certains sont arrivés au stade à 6 heures du matin. On notait également la présence de membres des Comités de gestion scolairesn(CGS), de responsables de Centres d’animation pédagogique (CAP), de Directeurs d’écoles, parmi tant d’autres. L’activité a été marquée par des séances d’éducation physique ou gymnastiques afin de permettre aux participants de se détendre. « Nous avons marché contre la fraude et les fuites de sujets. Les élèves sont en première position. Tous les acteurs et partenaires de l’école sont là. Ils sont venus pour renouveler leur engagement. La fraude tue l’excellence dans les écoles, notamment dans les classes d’examen », a expliqué le directeur de l’AE de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta, à la fin de la marche. La veille, l’AE avait bouclé une série de rencontres avec ceux qui sont concernés par les examens. BMS/MD (AMAP)|

Diéma : L’ambulance médicalisée du Centre de santé enlevée puis retrouvée (Service de sécurité)

Diéma, 18 mai (AMAP) L’ambulance médicalisée du Centre de santé de référence de Diéma,  (CSRéf) enlevée, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 mai 2025, aux environs de 23  heures,  a été retrouvée, les roues crevées, dans la matinée, près du village de Binoufissiré, Cercle de Troungoumbé, dans la Région de Nioro (Ouest), ont indiqué les services de sécurité, Cette ambulance offerte par les œuvres sociales du président de Transition, le général d’Armée Assimi GOITA, avait été dérobée par un individu habitué des lieux, qui logeait non loin du CSRÉF. Comme rapporté, le véhicule rentrait d’une évacuation sanitaire, du Centre de santé communautaire (CSCom) de Diangounté Camara, sur la route de Kayes, à 35 km de Diéma. A son arrivée au CSRÉF, vers 23 heures, le chauffeur a garé la voiture devant la maternité, comme à l’accoutumée, le moteur en marche, pour transporter la parturiente, à l’aide d’un chariot, dans une salle. Le voleur en a profité pour prendre la place du chauffeur et foncer vers le village de Dampa, situé à 8 km de Diéma, avant de disparaître dans la nature. Le commandant de la Brigade territoriale de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, et ses éléments, ont entrepris des recherches et traquent le malfrat. Ce qui leur avait permis de localiser le véhicule ce matin, dans les envrons de Koréra, dans la région de Nioro. Quant au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye SIssako, il compte convoquer une réunion d’urgence sur de l’affaire. OB/MD (AMAP)  

Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou : «Il faut favoriser l’accès aux intrants de qualité  à un prix raisonnable»

Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Le service de la pêche a pour rôle l’appui conseil, et le contrôle de la réglementation en vigueur. Selon Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou, la pisciculture en tant que technique d’élevage de poisson a vu le jour au Mali par l’initiation d’une petite station piscicole expérimentale dans la Région de San. La convention de financement l’instituant a été signée en novembre 1979 entre le gouvernement de notre pays et celui des États-Unis avec l’appui de l’USAID. C’est ainsi qu’une antenne de vulgarisation a été créée à Niono, dans la zone Office du Niger, en raison de la disponibilité en eau et des sous-produits agroalimentaires. Depuis, une multitude de techniques dont la rizipisciculture et la pisciculture en cage ont été testées et adaptées en milieu rural, a-t-il rappelé. Concernant les infrastructures piscicoles, le Cercle de Ségou compte actuellement 131 étangs et 115 bacs hors sol et 2 cages flottantes. La rizipisciculture combinant la culture du riz et l’élevage de poissons, couvre une superficie de 7.500 m2, tandis que les mares sont au nombre de 31 et s’étendent sur 51,68 hectares, a détaillé Baréma Koïta. Les performances enregistrées ces dernières années se situent au niveau des cages flottantes et bacs hors sols. Pour une cage flottante de 144 m3 la production obtenue a été de 2.624 kg pour 10.000 alevins. Quant au bac hors sol de 10 m3 avec 1.000 poissons, il a permis de récolter 369 kg, a souligné le chef du secteur pêche de Ségou. Les tilapias nilotica (Ntèbèfing) et les clarias gariepinus (Manogo) sont les deux espèces ayant fait l’objet d’études positives en ce qui concerne la pisciculture dans notre pays.  Parmi les initiatives en cours pour soutenir la pisciculture à Ségou, figurent le Projet de restauration des terres dégradées (PRTD), celui de l’appui à l’amélioration des moyens d’existence durable d’atténuation et d’adaptation des communautés de pêche face aux changements climatiques et Jègè ni Jaba (JNJ), a fait savoir Baréma Koïta. S’exprimant sur les difficultés, le chef du secteur pêche de Ségou dira que l’acquisition des intrants par les producteurs demeure une préoccupation. En outre, sa structure ne compte pas suffisamment d’agents pour couvrir tout le cercle et l’accès à certaines localités est entravé par l’insécurité grandissante. Le service de la pêche de Ségou fait également face à une insuffisance de moyen financier. Baréma Koïta pense que pour tirer profit de la pisciculture, il faut « favoriser l’accès aux intrants de qualité à un prix raisonnable, disposer d’une source d’eau permanente, suivre régulièrement l’entretien des infrastructures et sécuriser le dispositif contre le vol ». Parlant des défis et perspectives, il a évoqué la réduction du coût des intrants, l’aménagement des infrastructures piscicoles et le renforcement des capacités des producteurs. MS/MD (AMAP)