Sécurité routière : L’ANASER invite les usagers à la courtoisie
Bamako, 25 mar (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) a célébré, lundi 24 mars 2025, la Journée nationale de la Courtoisie sur la route, à travers des activités de sensibilisation à certains carrefours et points stratégiques de la ville de Bamako. Les équipes de l’Anaser ont sensibilisé les chauffeurs et les motocyclistes à réserver la priorité aux piétons considérés comme des usagers vulnérables. C’est face à la recrudescence des mauvais comportements sur la route au Mali, que la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration de l’ANASER tenue le 23 février 2011, a recommandé d’organiser, le 24 mars de chaque année, une Journée nationale de la Courtoisie sur la route. Dans la plupart des pays, la Journée de la Courtoisie se déroule, généralement, du 16 au 24 mars chaque année. Beaucoup d’observateurs ont le sentiment que l’agressivité sur la route a augmenté et beaucoup d’usagers de la route affirment qu’ils sont parfois agacés par le comportement des autres. La Journée nationale de la courtoisie sur la route rassemble les partenaires soucieux d’améliorer le comportement des usagers de la route et d’instaurer une meilleure cohabitation entre eux. BBC/MD (AMAP)
Gao : la pénurie du carburant persiste
Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 mar (AMAP) Dans la Cité des Askia, Gao, dans le Nord du Mali, le baril de 200 litres d’essence, en provenance de l’Algérie coûte à 280 000 voire 300 000 Fcfa dans les garages des arabes et le litre est vendu entre 1 600 et 2000 Fcfa dans les bouteilles chez les petits revendeurs. Il est de notoriété publique que la Région de Gao est approvisionnée en carburant par les deux pays voisins (l’Algérie et le Niger). Et le commerce de ce liquide précieux en provenance de l’Algérie et du Niger reste toujours dans l’informel. Malgré son importation illégale par les commerçants, son prix reste toujours inaccessible pour les clients alors que courant 2015 et 2016, il a été vendu à 400 Fcfa le litre dans toutes les stations d’essence à Gao. Chaque année, à l’approche de mois béni de Ramadan, le prix des denrées alimentaires, en particulier le carburant, prend l’ascenseur sur le marché de Gao. Cette situation est devenue une habitude chez les commerçants de Gao. Naturellement, le carburant semble être le produit dont la hausse du prix tire automatiquement vers le haut celui de tous les autres sur le marché. Le correspondant de l’AMAP, a pu noter qu’actuellement, dans la ville de Gao, la station d’essence de la société Néma et frère (SONEF) est la seule qui vend le litre d’essence à la pompe à 850 Fcfa. Son responsable de Gao, Ibrahim Moussa, a déclaré que la société dispose à la pompe d’un ancien stock de carburant qu’elle continue à vendre à 850 Fcfa le litre. Selon lui, la quantité disponible ne pourra pas tenir longtemps parce que la demande est forte. « Malgré la crise de l’essence dans la ville, notre société continuera à céder le litre de l’essence à 850 Fcfa aux populations de Gao », a-t-il promis. Pour lui, si les autorités veulent que le prix du carburant à la pompe reste stable, ils doivent interdire la sortie de l’essence de la ville de Gao. Dans les jours à venir, si la mesure d’interdiction de sortie du liquide précieux n’est pas appliquée, la pénurie d’essence sera pire et le litre d’essence à la pompe pourra atteindre 3 000 Fcfa. Selon le responsable de la station d’essence de la SONEF, si le baril d’essence de 200 litres se vend à Gao à 350 000 Fcfa, la même quantité est revendue à une trentaine de kilomètres de la ville à 500 000 Fcfa. Abdoul Wahab, rencontré à la station d’essence de la SONEF, tenant les guidons de son engin à deux roues, comme beaucoup d’autres clients en file indienne, sous un soleil ardent, est à la recherche du carburant. Il dit être venu acheter de l’essence ici parce que c’est moins cher par rapport à d’autres points de vente où le litre d’essence est cédé à 1 500 voire 2 000 Fcfa. PENURIE ET INSECURITE – Abass Maiga dit Saramaya est un revendeur-détaillant de carburant, en face de l’Assemblée régionale de Gao. Il affirme avoir acheté le baril de 200 litres d’essence à 280 000 Fcfa pour vendre au détail dans les bouteilles, à raison de 1 500 Fcfa. « Souvent, le baril ne vaut pas 200 litres », se plaint-il. Il explique la pénurie de carburant par l’insécurité. « Parce que, souvent, les terroristes interceptent les chauffeurs de camions-citernes, les tuent et brûlent les leur véhicule. » Le revendeur détaillant estime que la seule solution pour l’approvisionnement de la ville de Gao en carburant, est de libérer l’axe Gao-Sévaré et Gao-Niger. Le directeur régional de la Société des télécommunications du Mali à Gao, Issa Dembélé, pense que la flambée du prix du carburant est due aux conditions (insécurité) de ravitaillement de la région. Aguissa Touré, un agent du gouvernorat de Gao soutient que, chaque année, à la veille du mois de Ramadan, le prix du carburant à la pompe, comme au dépôt, augmente sur le marché de Gao. Le président du Conseil communal de Gao, Aguissa Cissé, rappelle que chaque année à la même période, le prix du carburant prend l’ascenseur. « C’est pourquoi, nous avons décidé de trouver, à l’amiable, un point d’accord avec les vendeurs de carburant », a-t-il dit. Selon le président des jeunes dans la commune, il s’agit de vendre le litre d’essence à la pompe à 1000 Fcfa quelques soient les difficultés. « Cette année, le même phénomène s’est répété mais la hausse du prix du carburant a été signalé depuis l’Algérie. C’est pourquoi le baril de 200 litres d’essence coûte à Gao 340 000 Fcfa », a révélé M. Cissé. « Nous continuons à négocier avec les commerçants arabes qui approvisionnent la ville en carburant et les revendeurs pour que le prix du litre ne dépasse pas 1 500 Fcfa », a dit le président du Conseil communal de Gao. Le président de la société civile de Gao, Soumaïla Soumaré, explique que les commerçants doivent respecter les règles du négoce. Pour lui, « c’est inadmissible que le prix du carburant monte, à chaque approche du mois de carême alors que le prix d’achat a beaucoup diminué, suite à l’arrêt des activités de certaines organisations non gouvernementales dans la région », Et d’annoncer : « Avec l’ensemble des forces vives de la région, des dispositions sont en cours pour rabaisser le prix du carburant. ». Le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Mansa Coulibaly, a dit que toute la chaine de ravitaillement et de vente du carburant sur les deux axes Niger-Gao et Algérie-Gao est dans l’informel. Selon lui, tous ceux qui vendent du carburant dans les barils, au niveau des dépôts (garage) et dans les bouteilles « sont appelés dans notre jargon des délinquants. » La vente du carburant dans les bouteilles est illégale, soutient M. Coulibaly qui précise que le carburant doit être vendu à la pompe (la station d’essence) et cette vente, elle-même, obéit à des normes. « En effet, la flambée de prix du carburant est dû au fait que le pays voisin, le Niger, qui ravitaille la région de Gao,
Koulikoro : Lancement d’un atelier pour renforcer la résilience communautaire face aux aléas climatiques
Koulikoro, 22 mar (AMAP) Les travaux de lancement des activités sur l’engagement communautaire, organisés par la Plateforme nationale pour la réduction des risques de catastrophes au Mali (PNRRC), sous l’égide de la Direction générale de la protection civile (DGPC), se sont achevés, ce week-end, à Koulikoro, a constaté l’AMAP sur place. Présidé par le gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, cet atelier financé par le Programme alimentaire mondiale (PAM), l’Organisation Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a réuni une cinquantaine d’agents de services techniques, des collectivités, de la société civile, des partenaires et de la Croix-Rouge. L’objectif principal est de renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques, notamment les sécheresses et les inondations, en préservant les moyens de subsistance agricoles et la sécurité alimentaire des populations vulnérables. Il s’agissait, également, « de réduire les besoins humanitaires en liant l’analyse des risques à des Actions anticipatoires (AA), une nouvelle approche visant à prévenir ou atténuer les impacts des chocs climatiques avant leur survenue », comme l’a souligné le gouverneur Sanogo. Au cours de cet atelier de trois jours, les participants ont identifié les zones les plus vulnérables de la région, évalué les systèmes d’alerte précoce existants et défini des actions prioritaires adaptées. Les échanges en plénière, les travaux de groupe et les partages d’expériences ont permis de cartographier les risques et de renforcer la collaboration entre les parties prenantes. Les chiffres présentés témoignent de l’urgence. Selon le directeur du Centre national des opérations d’urgence de la protection civile, le médecin-colonel Kolado Maïga, plus de 465 226 personnes ont été sinistrées par les inondations de 2024. La représentante des partenaires techniques et financiers, Mme Dembélé Awa Siby, a ajouté que plus de 300 000 hectares de terres cultivées ont été détruits, tandis que 7,1 millions de Maliens – soit un sur trois – nécessitent aide et protection. Dans la Région de Koulikoro, spécifiquement, le gouverneur a rapporté 69 cas d’inondation, 1 222 effondrements, 12 961 sinistrés, 14 décès et 3 blessés en 2024. « Les actions anticipatoires constituent une réponse proactive pour gérer les risques de catastrophes », a rappelé le colonel Sanogo, insistant sur l’importance d’impliquer les communautés dans leur mise en œuvre. Cet atelier marque ainsi une étape clé dans la préparation de la région face aux défis climatiques croissants. AM/AD/OS/MD (AMAP)
Menaka : Le ministre Abdoul Kassim Fomba en visite pour soutenir la jeunesse et lancer un terrain de basket-ball
Menaka, 22 mar (AMAP) Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a effectué, vendredi, une visite à Menaka dans le cadre de la promotion de l’épanouissement de la jeunesse et du développement du sport, selon un communiqué du dit ministère, indique un texte sur la page Facebook du département en charge de la Jeunesse. Au cours de cette visite, le ministre a tenu sa traditionnelle rencontre avec la jeunesse, baptisée « Minisiri ka kene », offrant un espace d’échanges directs avec les jeunes de la région. Dans une atmosphère conviviale, les jeunes ont abordé des thématiques clés telles que l’emploi, la formation et les perspectives d’épanouissement de la jeunesse de Menaka, en dialoguant avec le premier responsable du département. Par ailleurs, M. Fomba a concrétisé une promesse faite aux habitants en posant la première pierre d’un nouveau terrain de basket-ball. Ce projet, dont les travaux devraient s’étendre sur trois mois, vise à doter la ville d’une infrastructure sportive moderne, renforçant ainsi l’accès des jeunes aux activités sportives. OS/MD (AMAP)
Mali-Niger : Vers une intégration économique renforcée au sein de la Confédération des États du Sahel
Bamako, 21 mar (AMAP) Le président de la Transition du Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a reçu en audience, vendredi, au palais de Koulouba, une délégation nigérienne conduite par Moumouni Boubacar Saidou, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Finances du Niger. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts d’intégration économique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Les échanges ont porté sur l’harmonisation des politiques économiques entre les deux pays. M. Moumouni Saidou, à sa sortie d’audience, a déclaré avoir été mandaté par le général Abdourahmane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, « pour approfondir les pourparlers entamés en octobre dernier. » « Cette intégration vise à corriger les anomalies dans nos échanges commerciaux et à optimiser nos économies », a-t-il expliqué, soulignant que des échanges intensifs ont eu lieu pendant 48 heures avec ses homologues maliens. Lors de l’audience, la délégation a présenté un compte rendu des discussions au président Goïta et a recueilli ses orientations et conseils. Le chef de l’État a réaffirmé son soutien à cette dynamique et a encouragé les parties à travailler à la construction d’une économie confédérale axée sur un développement endogène. OS/MD (AMAP)
Sunkalo Solidarité 2025 : les ministres Sadio Camara et Mahamadou Kassogué ont observé la rupture collective avec les populations de Kati.
Kati, 22 mar (AMAP) Le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée, Sadio Camara, et son collègue de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, ont participé, vendredi, à la rupture collective du jeûne avec les populations de Kati. Cet événement dans le cadre des activités de la 2ème édition de l’opération « Sunkalo Solidarité » 2025, initiée par les plus hautes autorités de la transition, s’est déroulé sur le terrain de Malibougou, dans une atmosphère conviviale et de fraternité, en présence des autorités administratives, politiques, militaires et coutumières de la ville garnison. Les populations de Kati, à travers le coordinateur des 13 quartiers de la ville, Tiécoura Koné ont adressé des remerciements aux autorités nationales « pour tous les efforts consentis au profit des populations de Kati depuis le début de la Transition. » M. Koné a, aussi, salué les autorités pour avoir initié cette opération « Sunkalo Solidarité » dans ce mois béni de Ramadan qui se tient à un moment difficile pour les citoyens. Plusieurs témoignages forts de fidèles présents à cette cérémonie de rupture ont suivi l’intervention des notabilités et des autorités administratives, à travers le 1er adjoint au préfet de Kati, Mr Issa Pléa. Au nom des autorités du pays, les deux ministres ont dit merci aux populations de Kati, en particulier, celles du Mali, en général pour leur « résilience et « leur) soutien aux autorités de la Transition. » A travers cette initiative, le gouvernement, conformément aux instructions du président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita, veut exprimer sa solidarité et son soutien aux populations maliennes. AK/MD (AMAP)
Etats généraux du sport : Ségou entame la phase régionale
Ségou, 21 mar (AMAP) Les concertations régionales des états généraux du sport ont débuté ce vendredi dans la Région de Ségou (Centre) lors d’une cérémonie dans la salle de conférence du gouvernorat et sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de la région de Ségou, Boureïma Ongoïba. Durant deux jours, ces concertations vont regrouper, notamment, les responsables, encadreurs et anciens sportifs, les membres de la sous-commission régionale d’organisation des Etats généraux du sport et les membres des organisations de la société civile. Les Etats généraux du sport visent, de façon générale, à contribuer au renouveau du sport malien. Il s’agit, en particulier, de faire l’état des résultats sportifs, analyser la performance des sportifs et proposer des solutions pour l’amélioration de la performance des sportifs maliens. En présence, notamment ,du Directeur régional de la Jeunesse et des Sports, Sofiane Attaher Maïga, du président du Comité régional olympique et sportif, Modibo Sakirou Traoré et du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, le directeur de cabinet du gouverneur, a tout d’abord, salué et remercié le département en charge de la Jeunesse et des Sports « pour ses multiples initiatives dans le cadre de l’épanouissement, la promotion et le développement du sport et surtout pour cette belle initiative de créer un cadre d’échanges autour de la problématique du sport dans toutes ses composantes. » Il a, ensuite, rappelé que depuis plusieurs années, le sport au Mali fait face à des défis importants, malgré une passion populaire et un fort potentiel de développement. « Les difficultés auxquelles le sport malien est confronté sont, entre autres, l’insuffisance du cadre juridique et institutionnel, l’insuffisance d’infrastructures adéquates pour certaines disciplines sportives, l’insuffisance de financement, l’encadrement des talents nationaux, un déficit dans la gouvernance des organes sportifs, une pléthore de fédérations sans réelle représentativité à la base et une diplomatie sportive à encourager, à l’effet de rehausser notre souveraineté nationale », a énuméré Bouréïma Ongoïba. Pour lui, le sport malien a besoin de réformes ambitieuses, « qui incluent notamment un renforcement des performances internationales, une transition vers un sport plus professionnel, une gestion plus inclusive et équitable, et un financement pérenne des activités sportives. » « C’est pourquoi, les présents États généraux du sport sont organisés pour créer les conditions d’un vrai dialogue entre le mouvement sportif, les collectivités locales, les acteurs économiques et l’État. Il s’agit d’imaginer et de cerner les évolutions du sport malien qui nous permettront de relever ensemble les défis auxquels il est confronté », a-t-il-dit. « Les États généraux du sport de 2025 doivent permettre d’intégrer les actions pertinentes non encore réalisées, d’une part, et les nouvelles actions retenues en tenant compte de l’environnement socio-économique, de l’évolution et du développement du sport, d’autre part », a poursuivi M. Ongoïba, Le directeur de cabinet du gouverneur a exhorté les participants à plus d’engagement et d’assiduité afin que les conclusions et recommandations solides et pertinentes auxquelles ils parviendront puissent alimenter les concertations nationales qui se tiendront à Bamako les 18 et 19 avril 2025. Il a, aussi, engagé tous les acteurs du sport, les autorités administratives, les collectivités, les experts, les personnes ressources et les partenaires à apporter leur expertise dans les réflexions sur les différentes thématiques pour l’atteinte des objectifs de ces assises. A sa suite, le maire, Nouhoun Diarra, a exprimé toute la joie de la Commune urbaine de Ségou d’accueillir les états généraux du sport, qu’il a qualifiés de « rendez-vous essentiel pour réfléchir ensemble à l’avenir du sport dans notre pays. » Il a souligné que « le sport, bien plus qu’une simple activité physique, est un facteur de cohésion sociale, un levier de santé publique et un moteur de développement économique. Il rassemble, inspire et transmet des valeurs fondamentales telles que la discipline, l’engagement patriotique et l’ardeur au travail. » « Ces états généraux sont une opportunité inouïe pour réellement échanger, débattre proposer des solutions innovantes afin de relever les défis qui se présentent à nous notamment l’accès au sport pour tous, le soutien aux athlètes, le développement des infrastructures et la promotion du sport au cœur de nos politiques publiques », a déclaré M. Diarra. Les concertations régionales et nationales des états généraux du sport s’articulent autour de 5 axes : cadre juridique et institutionnel/ résultats sportifs, gouvernance administrative et organisationnelle des structures de l’Etat du mouvement sportif national et des Collectivités territoriales, infrastructures sportives, ressources humaines dans le sport, financement du sport. ADS/MD (AMAP)
Ségou : Sensibilisation des forces vives sur les nouvelles taxes téléphoniques
Ségou, 21 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, Soulaïmane Traoré a exhorté, jeudi, la population de la région à participer à l’effort collectif demandé par les autorités dans l’intérêt général, a constaté l’AMAP. « Notre pays traverse une période cruciale qui nécessite un effort de la nation tout entière, Dans cette perspective, il est nécessaire de renforcer nos finances publiques », a déclaré M. Traoré, lors de la rencontre d’information et de sensibilisation des forces vives de Ségou sur les nouvelles taxations des services de téléphonie mobile adoptées pour alimenter le fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social, s’est tenue, jeudi, au gouvernorat de la Region, Selon le gouverneur de la Région de Ségou, Soulaïmane Traoré, qui a présidé la rencontre, le recours à cette stratégie a « pour objectif d’accroître notre indépendance financière et souveraineté nationale », a dit M. Traoré qui a ajouté : « Au-delà de l’aspect financier, le fait de contribuer au fonds de soutien est aussi un devoir civique. » Au cours de cette rencontre, les forces vives de Ségou (autorités traditionnelles et religieuses, organisations de la société civile, représentants des services techniques de l’État) ont été édifiées, entre autres, sur l’objectif visé par la création de ce fonds de soutien, la nature de ses ressources, leurs modalités de collecte, l’organe de gestion du fonds ainsi que le rôle du comité de pilotage. Institué par l’ordonnance N°2025-008/PT-RM du 7 février 2025, ce fonds de soutien est destiné à apporter une contribution financière aux actions socio-économiques initiées par le gouvernement dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Prenant la parole, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a souligné l’importance de la nouvelle taxation qui permettra à notre pays de financer « des projets d’infrastructures de base en vue de promouvoir son développement. » D’après Nouhoun Diarra, « la souveraineté tant recherchée nécessite l’engagement de chaque citoyen pour assurer le bonheur et la prospérité de notre nation. » Pour sa part, le coordinateur des chefs de villages et de quartiers de la région de Ségou, Oumar Togora, a salué cette mesure des autorités. Il a réitéré « l’engagement des autorités traditionnelles à sensibiliser la population sur le bien-fondé de ces prélèvements. » MS/MD (AMAP)
Goundam : Elan de solidarité à l’endroit des 702 ménages du village de Fatakara
Goundam, 21 mars (AMAP) Chassées de leur terroir par des hommes armés non identifiés, les 5 000 âmes du village de Fatakara, pres de Goudam, dans le Nord du Mali, ont regagné la ville, après plusieurs heures de marche, nuitamment pour la plupart, abandonnant tous leurs biens derrière elles.. Cette situation a été pénible et difficile pour bon nombre de ces déplacés. Quatre cas d’accouchements ont été enregistrés au cours de la grande marche et ont été aussitôt pris en charge par les services sanitaires aussi bien que des enfants traumatisés. Après l’hébergement des ménages par les autorités, de bonnes volontés leur ont aussitôt apporté des vivres et des médicaments, à travers les services sociaux de base. Puis, un jeune opérateur économique de Goundam, Elhadj Haidara, a offert 20 tonnes de riz et des bidons d’huile aux ménages déplacés. Des ONG présentes dans la région ont, également, procédé à des distributions de kits de vivres et du cash. C’est dans le même élan que le village de Alphaou Taraba, voisin de Fatakara, a dépêché des représentants pour remettre aux déplacés 200 000 Fcfa. Les chefs de quartiers de Goundam ont, aussi, apporté leur contribution en remettant une enveloppe de 110 000 Fcfa. Toutes ces remises de dons et de contributions ont fait l’objet de cérémonies regroupant les maires de Goundam et de Fatakara, le sous-préfet Zakaria Magassouba, les chefs services du développement social et celui de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et bien d’autres responsables. AT/KM (AMAP)
Bla : 30 blessés, aucune perte en vie humaine dans un accident de la circulation
Bla, 21 mars (AMAP) Trente personnes ont été blessées, sans perte en vie humaine, jeudi à 25 km de Bla, entre le Pont Bani et Touna, dans un accident de la circulation, a appris l’AMAP d’une source locale. Notre source précise qu’un car de la compagnie Diarra Transport, en route de Bamako vers San, s’est renversé aux alentours de 19 heures, dans un ravin, à proximité du village de Koumouni, faisant 30 blessés, majoritairement des hommes. Alertés, les équipes de la Gendarmerie, de la Police et de la Protection civile ont rapidement regagné les lieux de l’accident pour porter assistance aux victimes. Face à l’ampleur des blessures, le chef d’escale de Bla a dépêché un autre car pour transporter les passagers du lendemain, tout en participant à l’évacuation des blessés vers le centre de santé de référence de Bla, assisté par des agents de santé. Pour les cas les plus critiques, une évacuation immédiate vers l’hôpital de Ségou a été effectuée. Les ambulances du centre de santé et de la protection civile, en plus du véhicule de la société Diarra Transport, ont permis de transférer les blessés vers le Centre de Santé de référence. Les autorités locales, dont le préfet du cercle de Bla, Madame Fanta Samaké et le maire de la commune rurale, Mamadou Samaké se sont rendues sur place pour soutenir les blessés. En collaboration avec les cliniques privées, les équipes médicales ont assuré une prise en charge optimale des patients, entraînant l’évacuation de trois autres cas jugés graves vers Ségou. D’après plusieurs témoignages, le chauffeur roulait à une vitesse excessive. Certains d’entre eux ont même tenté de le signaler de ralentir, alerte que le conducteur a ignoré. C’est après avoir dépassé le Pont Bani, sur une route en mauvais état, qu’il a perdu le contrôle de son véhicule. Ils étaient 38 passagers à bord du véhicule selon le chauffeur, 30 cas de blessés ont été enregistrés par les services de la protection civile et les agents de santé au niveau du Centre de Santé de référence de Bla dont 05 évacués vers l’hôpital de Ségou et les autres qui n’avaient rien ont demandé de d’affréter pour la suite de leur parcours. MO/KM (AMAP)

