Première édition de la Plateforme nationale de dialogue sur les actions anticipatoires : Vers un cadre inclusif de réduction des risques au Mali
Bamako, le 23 juil (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, mercredi, la première édition de la Plateforme nationale de dialogue sur les Actions anticipatoires au Mali organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur le thème : « Institutionnaliser l’action anticipatoire au Mali : vers un cadre national durable et inclusif », a constaté l’AMAP. « Nous sommes convaincus que cette plateforme nationale deviendra un véritable espace de dialogue, d’échanges et de synergies entre les acteurs nationaux mais, aussi, avec les pays de la sous-région, dont plusieurs sociétés nationales sont représentées ici aujourd’hui », a déclaré la représentante de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Dorien Dolman. Toujours selon elle, les Actions anticipatives « constituent aujourd’hui une réponse concrète et innovante permettant de réduire les impacts des catastrophes avant même qu’elles ne surviennent, tout en renforçant durablement la résilience des communautés vulnérables. » Selon le secrétaire général de la Croix-Rouge, Nouhoum Maïga, « l’organisation de cette plateforme constitue un moment charnière dans l’histoire de l’action humanitaire anticipatoire. » En effet, la tenue de cette première plateforme de dialogue nationale, co-organisée avec la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC) à travers la Direction générale de la protection civile (DGPC), est l’aboutissement de plusieurs années d’expérimentations, d’apprentissage et de coordination. Elle marque, ainsi, la volonté commune de poser les bases d’un cadre national durable, inclusif et institutionnalisé de l’action anticipatoire. De son côté, la cheffe du Anticipation Hub, Alessandra Gilota, a félicité l’organisation de cette première plateforme nationale de dialogue sur l’action anticipative au Mali. Selon elle, ces dernières années, il a été constaté que ces événements nationaux constituent une étape importante dans le processus d’intégration des actions anticipatives dans les plans et systèmes nationaux de gestion des catastrophes. En outre, ils permettent à de nombreux groupes d’acteurs praticiens, ministères, chercheurs d’échanger sur les défis spécifiques auxquels le pays est confronté et de définir la voie à suivre. Pour le représentant du directeur général de la Protection civile, Cheick Fantamady Koné, cet événement constitue un jalon important pour la communauté de l’Action anticipative au Mali. Ce dialogue doit, donc, être l’occasion de consolider les acquis, d’identifier les défis, de mutualiser les expériences et de formuler des recommandations concrètes pour une mise à l’échelle réussie des Actions anticipatoires au Mali. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la représentante de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Dorien Dolman, du secrétaire général de la Croix-Rouge, Nouhoum Maïga, ainsi que de la cheffe de l’Anticipation Hub, Alessandra Gilota, et du représentant du directeur général de la Protection civile, Cheick Fantamady Koné. AC/MD (AMAP)
Kadiolo : Présence de groupe djihadistes dans le nouveau Cercle de Loulouni (Sud) selon des sources locales
Kadiolo, 22 juil (AMAP) Près de 100 à 500 « djihadistes » ont été aperçus, mardi, dans le village de Nimbougou, dans le Cercle de Loulouni (Sud) où ils ont immédiatement rassemblé à la mosquée les populations pour un entretien, a appris l’AMAP de sources locales. Ils ont dit que leur « cible n’est pas la population, mais les autorités (administration, armée). » Ils ont, aussi, menacé la population de représailles si elle informait les autorités de leur présence dans le secteur. Après le village de Nimbougou, ils se sont dirigés vers la frontière avec le Burkina Faso. Aujourd’hui, la menace est réelle dans les Cercles de Kadiolo et de Loulouni, où, depuis plus de trois ans, des hommes armés font des mouvements dans ce même secteur mais personne ne dénonce à cause des représailles qu’ils ont faites dans d’autres parties du pays, selon nos sources. D’après les informations, une patrouille de l’Armée est déjà dans le secteur. NIO/MD (AMAP)
Développement durable : Recueil des contributions et préoccupations des acteurs de Ségou
Ségou, 23 juil (AMAP) L’atelier régional de consultation publique sur le rapport d’évaluation du plan d’actions 2019-2023 et la proposition d’un plan d’actions 2025-2029 de la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, du 22 au 24 juillet, L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la prise en compte des préoccupations des acteurs régionaux et nationaux. Le Mali « est confronté à des défis environnementaux majeurs exacerbés par la pression démographique, la variabilité et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la faiblesse des capacités institutionnelles », a fait savoir le directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Zantigui Boua Koné, Selon lui, ces contraintes ont un impact direct sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité du pays. « Face à ces enjeux, le Mali s’est doté depuis 1998 d’une Politique nationale de protection de l’environnement, un cadre de référence pour la gestion durable de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par plusieurs plans d’actions successifs», a-t-il précisé. Le directeur général de l’AEDD a dit que cette concertation vise un double objectif. D’abord, tirer les leçons de la mise en œuvre du plan d’actions 2029-2023, en identifiant les acquis, les insuffisances, les contraintes et les opportunités. Ensuite, collecter les contributions et les préoccupations des parties prenantes locales pour enrichir la proposition du nouveau plan d’actions 2025-2029, afin qu’il soit inclusif, réaliste tout en répondant aux priorités de développement durable des régions. Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’organisation de cet atelier. « Cette consultation publique revêt une importance toute particulière. Elle nous offre l’opportunité d‘associer toutes les parties prenantes (administrations, élus, communautés locales, jeunes, femmes, organisations paysannes et société civile) à la réflexion sur l’avenir environnemental de notre territoire », a révélé M. Ongoïba. Il a insisté sur le fait que cet exercice doit permettre de traduire les aspirations profondes de nos populations en matière de gestion durable des ressources naturelles, d’adaptation aux changements climatiques, de préservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et de promotion d’un cadre de vie sain. Il avait à ses côtés, outre le directeur général de l’AEDD, le représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Yacouba Tamboura, et la coordinatrice de l’unité d’appui régional du Projet de restauration des terres dégradées (PRTD- Mali) à Ségou, Mme Aminata Bamby Konaté. MS/MD (AMAP)
Phase locale de la Biennale artistique et culturelle : Ségou, unie autour de la culture
Ségou, 23 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle, « Tombouctou 2025 » s’est ouverte, lundi, à Ségou (Centre), dans une atmosphère solennelle et festive, dans la prestigieuse salle Tientiguiba Danté, sous la présidence du préfet du cercle de Ségou, Daouda Diarra. En cette occasion, le directeur régional de la culture de Ségou Adama Traoré a félicité les membres de la commission d’organisation et toute la population de Ségou pour leur mobilisation exemplaire. Il a précisé que les troupes de toutes les communes du Cercle de Ségou se produiront, durant cinq jours, à travers des pièces de théâtre, danses traditionnelles, des solos de chant et ensembles instrumentaux « pour magnifier l’unité nationale, faire barrière à la division, lancer des messages de portée éducative mais, surtout, toucher du doigt les maux qui rongent notre société. » Placée sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à travers le projet « Culture Mali 2025 », la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 a pour objectif global de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale, tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle. Culture Mali 2025 permettra, notamment, de mettre en avant les territoires, les talents, les savoirs locaux pour stimuler un nouvel âge d’or de la culture malienne, de renforcer la promotion et la revitalisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel en lien avec les légitimités traditionnelles, de promouvoir la renaissance culturelle, de mobiliser l’ensemble des acteurs, aussi bien de l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour faire rayonner à nouveau le Mali sur la scène internationale. Dans cette perceptive, le préfet Diarra, dans son discours a, tout d’abord, adressé ses remerciements aux autorités de la Transition pour l’initiative de faire participer le niveau local. Il a, ensuite, salué l’engagement collectif qui a permis l’organisation de ce rendez-vous local, en dépit des aléas d’une année singulièrement difficile. « Cette phase locale est le fruit d’un travail collectif, d’une passion partagée et d’une volonté de mettre en lumière la richesse et la diversité de notre scène artistique », a-t-il dit. Le préfet Diarra a insisté sur l’importance de la Biennale, un espace de rencontre et de dialogue : « C’est l’occasion de découvrir de nouveaux talents, d’échanger avec des professionnels du monde de l’art et de partager nos impressions et nos émotions avec le public. Nous sommes convaincus que cette manifestation culturelle contribuera à renforcer les liens entre les artistes, les acteurs culturels et le public, et à susciter un intérêt renouvelé pour la création artistique » a-t-il dit. Daouda Diarra a remercié les artistes, les maires, les partenaires et les bénévoles qui ont rendu possible la réalisation de cette phase locale. Dans son allocution de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a souligné que la Biennale « bien plus qu’un événement est un espace d’expression identitaire, une vitrine du génie créatif de la jeunesse. » « La Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 renoue, dans son parcours, avec la phase locale auparavant appelée Semaine locale, moment que nous gardons en souvenir et qui contribue, au-delà de son caractère d’émulation festive entre les communes, à promouvoir la paix et la cohésion sociale dans notre Cercle connu pour sa notoriété dans le domaine de l’art et de la culture », a-t-il dit. Il a salué le leadership managérial et l’engagement du préfet du Cercle de Ségou, également président de la Commission d’organisation, et exhorté les collectivités territoriales « à accompagner, soutenir et encourager cette dynamique, afin que Ségou continue de jouer son rôle de capitale culturelle du Mali. » ADS/MD (AMAP)
Office de protection des végétaux : Premier atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires du Mali
Bamako, 22 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siémon Kéléma, a présidé, ce mardi 22 juillet, les travaux de l’atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires de l’Office de protection des végétaux (OPV) dont l’objectif est de procéder au renforcement des capacités techniques et opérationnelles des structures du secteur du Développement rural. Selon le directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, cet atelier est un premier du genre dont le processus est constitué de trois ateliers nationaux » pour faire le diagnostic, planifier des actions afin de lever les insuffisances et évaluer l’ensemble du processus et adopter les documents finaux qui vont en sortir. Le ministre de l’Agriculture a indiqué que « la santé des végétaux et du sol est essentielle pour la sécurité alimentaire, le commerce international et la biodiversité ». M. Kéléma a rappelé que « la Loi d’orientation agricole prône la politique de développement des productions végétales au Mali dont l’objet est d’accroitre la production et la productivité par la modernisation des exploitations agricoles, en fonction des systèmes de production et des potentialités agro écologiques des différentes zones ». « Cette politique est axée sur l’intensification, la diversification, la maîtrise de l’eau, la gestion durable de la fertilité des sols et l’approvisionnement correct et régulier du marché », a dit le ministre. « Les organismes nuisibles aux végétaux, a-t-il dit, ont des impacts dévastateurs sur les cultures, entraînant des pertes économiques et des problèmes de sécurité alimentaire. La protection des végétaux est, donc, un enjeu majeur pour le développement durable. » « Il est important d’améliorer continuellement notre système phytosanitaire afin de prévenir l’introduction et la propagation de nuisibles des cultures », a fait savoir le ministre Kéléma. « L’évaluation des capacités phytosanitaires est un outil essentiel pour aider les pays à identifier leurs forces et leurs faiblesses en matière de protection des végétaux », a expliqué Daniel Siémon Kéléma. Selon lui, « cette évaluation permet de bien cerner les systèmes de surveillance, de contrôle, de diagnostic et de lutte contre les organismes nuisibles ». « Ce processus d’évaluation est composé de plusieurs phases, avec un large éventail d’avantages, pour aider le pays à évaluer ses capacités phytosanitaires. Et, va permettre à l’OPV de mettre en œuvre un plan souverain sur la manière dont il souhaite combler les lacunes identifiées pour améliorer la sécurité alimentaire et le commerce international de nos végétaux et produits végétaux », a fait savoir le ministre de l’Agriculture. Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et de l’agriculture (FAO), Adama Yaya Diarra, a exprimé sa satisfaction à l’endroit des autorités du Mali, en particulier le ministère de l’Agriculture, « pour leur engagement soutenu en faveur du renforcement du système phytosanitaire du Mali ainsi que pour l’organisation de cet atelier d’importance stratégique. » ST/MD (AMAP)
Forces armées maliennes : 900 nouvelles recrues en formation commune de base au camp militaire de Bougouni
Bougouni, 22 juil (AMAP) Quelque 900 nouvelles recrues sont entrées en Formation commune de base, mardi, au camp militaire de Bougouni (Sud) qui accueille, pour la première fois, un centre de formation, a constaté l’AMAP La formation, qui débute ce 22 juillet 2025, dure 6 mois dont 3 en phase Centre d’instruction (CI) et 3 autres en phase professionnelle. Les nouvelles recrues regroupées au stade Sakoro Mery Diakité de Bougouni, tôt ce mardi matin comptent pour l’Armée de terre, la Gendarmerie, la Garde nationale et le Génie militaire. Elles sont venues de Bamako, Sikasso, Koutiala et Bougouni pour leur formation de commune de base au camp militaire de Bougouni. Ces recrutements pour les Forces armées maliennes (FAMa) répondent à une volonté des autorités de renforcer les forces pour faire face aux défis sécuritaires. BHT/MD (AMAP) .
Mali : Remise officielle de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation
Bamako, 22 juil (AMAP) Le projet final de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation a été officiellement remis, ce mardi 22 juillet, au Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, lors d’une cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) « La cérémonie de remise officielle du projet final de la Charte a été un moment crucial, mais pas le dernier dans l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation », a déclaré Ousmane Issoufi Maiga, président du Comité de pilotage du dialogue inter-malien. Initié en février 2024 au palais de la présidence Koulouba, le processus a mobilisé les forces vives du Mali à travers le pays et sur les cinq continents, impliquant missions diplomatiques, gouvernements régionaux et universités. Le Centre international de Conférences de Bamako (CICB), proposé pour être renommé Centre international de la Paix, a été un lieu clé de ces consultations. Le document, fruit de mois de recherches, débats et introspections sur l’histoire et la culture maliennes, comporte 16 titres, 39 chapitres et 106 articles. « La Charte est présentée comme incarnant « une vision d’un Mali souverain, réconcilié et tolérant, reposant sur des principes démocratiques, l’État de droit, la justice sociale et la bonne gouvernance. » Elle promeut des valeurs comme le dialogue, le pardon, la solidarité, l’hospitalité et le patriotisme, tout en prônant des mécanismes endogènes de résolution des conflits. « La première phrase du préambule de la Charte souligne la fierté du peuple malien d’être l’héritier d’une histoire millénaire », a fait noter M. Maiga. Le président de la Transition, Assimi Goita, a souligné « la volonté d’aller vers une nation réconciliée et tournée vers le développement ». Il a salué la contribution des forces de défense et de sécurité dans la stabilisation du pays, face aux défis géopolitiques et aux menaces contre la souveraineté. La Charte vise à renforcer la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, tout en promouvant une jeunesse consciente et engagée. Malgré les défis politiques, économiques, sociaux et environnementaux, ce document aspire à guider le Mali vers une société juste, équitable et débarrassée des discriminations. Une profonde gratitude a été exprimée aux équipes ayant contribué à sa rédaction, pour leur expertise et leur persévérance. « Des décisions courageuses au sommet de l’État et des sacrifices à tous les niveaux seront nécessaires pour sa mise en œuvre », a dit M. Maiga. La Charte se veut un socle pour les politiques publiques et un guide pour les institutions, les autorités traditionnelles, la société civile et chaque citoyen, dans la quête d’un Mali uni et apaisé. OS/MD (AMAP)
Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel 2 : Visite de réalisations concrètes dans la Région de Ségou
Ségou, 21 juil (AMAP) Une mission de communication du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et dont la première phase a été mise en œuvre de 2016 à 2021, a effectué une visite de terrain, du 19 juillet au 20 juillet 2025, dans la région de Ségou (Centre), dans le cadre des activités de sa deuxième phase en cours. L’objectif de cette mission était de constater certaines réalisations du projet à Touna. dans les cercles de Bla, Konobougou et Baraouli. Première étape de cette visite, samedi, à Touna, dans le Cercle Bla où elle a pu visiter l’aire d’abattage. L’infrastructure réalisée dans le cadre du projet comprend un hangar d’abattage, un bureau, deux latrines, un forage équipé, un couloir d’attente et une fosse pour la saisie. Au cours de cette visite. Les bénéficiaires ont exprimé toute leur reconnaissance au projet : « Nous remercions le PRAPS ainsi que la Banque mondiale pour cette réalisation. Avant sa construction, nous rencontrions d’énormes difficultés pour abattre nos bêtes. Cela se faisait de manière désordonnée, à travers la ville avec des conséquences néfastes sur notre santé et celle de la population. Aujourd’hui, tout cela est derrière nous », a dit Youssouf Dembélé. Il a souligné que cette infrastructure va, non seulement, améliorer les conditions de travail des bouchers, mais aussi impacter positivement la santé publique. Au nom des bénéficiaires, M. Dembélé s’est engagé à faire bon usage de l’investissement et à veiller à son entretien. Il a invité le projet à étendre ce type de réalisation à d’autres localités et sollicité son appui pour l’écoulement des peaux d’animaux. Le coordinateur régional du PRAPS, Bourama Sidibé, a exhorté les bénéficiaires « à ne plus procéder à des abattages anarchiques dans la ville, à s’approprier pleinement cette infrastructure et à veiller scrupuleusement à son entretien. » Après cette étape, la mission s’est rendue, dimanche, à Tigui, village situé dans la Commune rurale de Konobougou où le PRAPS a réalisé un parc de vaccination. Ici, les bénéficiaires ont attiré l’attention de la mission sur le besoin d’amélioration de certaines réalisations, notamment du bureau servant d’abri pour les vaccins et les toilettes. La délégation a poursuivi sa visite à Konobougou où elle a pu observer l’étal de boucherie réalisé au marché par le projet, ainsi qu’un magasin de stockage d’aliment bétail. Soumaila Dicko, le chef des bouchers a exprimé sa satisfaction : « Avant, la place dédiée aux bouchers était insalubre et non couverte. Grâce au projet, l’étal a été construit et, aujourd’hui, l’endroit est propre et attire plus de clientèle. » Toutefois, il a souligné la nécessité de construire une chambre froide afin de mieux conserver la viande. La mission a pris fin à Baroueli où elle a pu visiter le secteur vétérinaire. Le bâtiment réalisé par le PRAPS est composé de deux bureaux, des toilettes, une salle de conférence et un magasin. Au nom du gouverneur, le conseiller aux Affaires économiques a remercié le PRAPS pour ses appuis multiformes, ainsi que la Banque mondiale, partenaire clé du projet. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures comme s’il s’agissait d’investissements personnels. Le Directeur régional des Productions et des Industries Animales et coordonnateur régional des activités du PRAPS, quant à lui, a remercié le ministère de l’Élevage et la Pêche, à travers le PRAPS, pour l’ensemble des réalisations concrètes effectuées dans la Région de Ségou qui ont permis de booster les productions animales et la santé animale. « Le projet PRAPS nous a enlevé une grosse épine du pied en tant que service technique » a-t-il dit. Pour cette deuxième phase, démarrée en janvier 2022 pour une durée de six ans, Bourama Sidibé a précisé qu’à ce jour, 180 femmes et jeunes ont bénéficié de financement pour leurs Activités génératrices de revenu (AGR) à hauteur de 45 millions de Fcfa. Quelque 85 femmes et jeunes ont reçu un appui pour l’acquisition de kits dans les domaines de la production laitière, de l’embouche, de l’aquaculture et de la cuniculture, dans le cadre de la formation professionnelle. Le PRAPS appuie les campagnes de vaccination et a mis en place des mesures de prévention contre les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus aexuels (EAS), en signant des codes de conduite clairs et en définissant des mécanismes de gestion des plaintes. Il a aussi appuyé la Direction régionale des Productions et des Industries animales (DRPIA) dans l’acquisition de matériel informatique et bureautique, le renforcement des compétences des agents de communication, ainsi que l’utilisation des outils de sélection de sous-projets innovants, de collecte de données sur les marchés à bétail, de cartographie et de télédétection. Selon le Coordinateur régional, des activités d’ingénierie sociale, menées avec les acteurs locaux, ont permis d’identifier et valider plusieurs sites d’infrastructures pastorales dans la région, notamment un système d’hydraulique pastoral amélioré à Niono et Bla, la réhabilitation du marché à bétail de Touna, la réalisation d’une aire d’abattage à Touna, la construction d’un étal de boucherie à Konobougou, la construction de magasins d’aliment bétail à Konobougou et à Soignebougou, la construction de parcs de vaccination à Bla, Tigui et Kokry, la réalisation de mini-Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA) à Niono, Sofolo et Sofolosso, la mise en valeur de 100 ha de bourgoutière à Ndola, 300 ha à Molodo Centre, la création d’un périmètre à Siratiguibougou, dans le Cercle de Niono. Il a précisé qu’à ce jour, toutes ces infrastructures ont fait l’objet de réceptions provisoires. La mission était composée outre le conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, et du Directeur régional des Productions et des Industries animales de la région de région également coordinateur régional des activités du PRAPS, mais aussi du représentant de la Cellule de communication du PRAPS-2 Yaya Diarra, de l’assistant Suivi évaluation du projet, Sékou Traoré, et des représentants des services techniques partenaires de mise en œuvre du PRAPS-2-Mali dans la région. Pour rappel, le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère
Ségou City Tour : des circuits touristiques pour découvrir le patrimoine local
Ségou, 21 juil (AMAP) Les activités de la 3ème édition de « Ségou City Tour 2025 » ont démarré, ce weekend, à la place de l’Independence de Ségou pour six circuits touristiques conçus afin de permettre aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine de Ségou a constaté l’AMAP. L’itinéraires passera par le village historique de Sékoro, ancienne capitale du royaume Bamanan, le centre N’Domo, le village artisanal, la Comatex, l’usine M3, les 12 pavillons de l’Office du Niger, la carrière de Pelengana, le cimetière colonial, le barrage de Markala, le musée du centre Kôrè, les monuments dédiés au Roi de Ségou et à Yoro Barry ainsi que la visite aux trésors humains vivants (Yamoussa Coulibaly et Soumana Kané). Prenant la parole, le maire Nouhoum Diarra a déclaré que cette initiative, dont la présente édition se tiendra, chaque week-end, du 19 juillet au 28 septembre, vise à promouvoir la destination touristique de la région déjà très dynamique grâce aux efforts conjugués des différents acteurs. Selon Nouhoun Diarra, Ségou City Tour au-delà de son aspect touristique, représente une vitrine vivante de notre identité, un hommage à notre patrimoine historique et une opportunité économique pour nos jeunes entrepreneurs. Quant au préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, qui a procédé, au lancement, en présence du directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana, et de plusieurs personnalités, il a dit que l’objectif principal de Ségou City Tour est d’améliorer la fréquentation des sites et attraits touristiques de la ville. « Ce programme entend accompagner les agences de voyages dans la promotion et la commercialisation des circuits de visites sur les sites et attraits touristiques du Mali, d’améliorer l’accès à l’information sur les possibilités de visites et de découvertes des sites », a fait savoir Daouda Diarra. Parmi les personnes ciblées par cette activité, il a cité les jeunes scolaires et universitaires, les enfants en situation de handicap ou issus de milieux défavorisés, déscolarisés et ceux de nationalité étrangère ou dont les parents sont originaires du Mali. En plus de ces deux catégories, le programme est ouvert à d’autres segments comme les salariés des secteurs public et privé, la clientèle d’affaires en séjour à Bamako et à l’intérieur du pays ainsi que la diaspora. Par ailleurs, il a souligné que le programme City tour repose sur les 3 axes majeurs du projet Culture Mali 2025 qui vise à revitaliser la culture des territoires, valoriser et promouvoir le patrimoine culturel et l’image de marque du Mali. AP/MD (AMAP)
Démarrage des examens des écoles de santé à Bamako : 10 000 candidats dans la course
Bamako, 21 juillet (AMAP) – Le ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, ont donné, ce lundi, le coup d’envoi des examens des écoles de santé au Centre Abdoulaye Diarra de Sebenikoro, indique un communiqué du département de tutelle. « Le domaine de la santé est une priorité nationale », a déclaré le Professeur Kansaye, soulignant la nécessité de former des professionnels compétents pour améliorer l’accès aux soins. Cette année, 10 000 candidats dont 7 729 au niveau supérieur, participent à ces examens. Les deux ministres ont ouvert les enveloppes des sujets, prodigué des conseils et encouragé les candidats. « Les élèves sont sereins, le corps professoral est mobilisé, c’est encourageant », s’est félicitée le médecin-colonel Touré, qui s’est montrée confiante dans le bon déroulement des épreuves et des corrections. La tenue de ces est présentée comme une indication de l’engagement du gouvernement à développer le capital humain dans le secteur sanitaire. Le médecin-colonel Touré a insisté sur « l’importance cruciale de disposer de ressources humaines qualifiées », notamment a travers les concours et recrutements à la Fonction publique. Avant de quitter le centre, les ministres ont visité des salles d’examen et échangé avec les candidats et les encadreurs, marquant ainsi le début de cette session cruciale pour l’avenir de la santé au Mali. OS/MD

