Fana : Inauguration des nouveaux locaux modernes de la préfecture

Fana, 8 mai (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, a inauguré, jeudi, les nouveaux locaux de la préfecture de Fana, marquant une étape clé dans la réorganisation administrative du Mali. Investissements conformes à la loi n°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des nouvelles circonscriptions administratives, ces deux bâtiments modernes de type F5 et F6, situés au quartier Banakabougou Coura, offrent des conditions de travail optimales. Dotés de commodités uniques dans la région, ils permettent au personnel de la préfecture de tourner la page des inondations qui affectaient les anciens locaux. Lors de la cérémonie, le préfet de Fana, Dahirou Tapily, a exprimé sa gratitude, « Grâce à l’engagement sans réserve de Mme la gouverneure, notre rêve est devenu réalité », a-t-il dit. Il s’est engagé à « ne ménager aucun effort pour servir les populations de Fana », dont il a la charge. La gouverneure Mme Coulibaly a, quant à elle, salué les efforts des autorités, en particulier ceux du président de la Transition, pour la concrétisation de cette réorganisation administrative dans un contexte difficile. « Ces bâtiments, équipés de toutes les commodités, garantiront des services de qualité aux populations », a-t-elle déclaré, pleine d’espoir. Le chef de village de Fana, Yaya Traoré, a également loué l’appui de la gouverneure, soulignant que ces locaux amélioreront significativement la qualité des prestations administratives. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban par la cheffe de l’exécutif régional, marquant l’ouverture officielle des nouveaux locaux. DF/OS/MD (AMAP)

Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel : Les acteurs en revue à mi-parcours

Bamako, 08 mai (AMAP) Les acteurs du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS), ont entamé, jeudi, à Bamako, la revue à mi-parcours des activités dont l’objectif est d’évaluer « les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a constaté l’AMAP Il s’agit « surtout de formuler ensemble des recommandations fortes pour maximiser l’impact du projet durant sa phase restante », a précisé le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Sécurité nationale, Dr Sidiki Traoré « L’objectif de cet atelier est d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a précisé Dr Sidiki Traoré. Le PCRSS, qui intervient dans la Zone des régions des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger), a été lancé depuis le mois de mai 2022. Durant ces trois années d’activité, le projet a fait des réalisations. Selon le secrétaire général du ministère du département de tutelle, « plus de 500 000 personnes ont bénéficié de services socio-économiques essentiels, environ 3 000 personnes vulnérables et Personnes déplacées internes (PDI) ont reçu des articles ménagers essentiels, près de 6 000 agriculteurs des équipements et intrants agricoles, plus de 21 000 personnes sont bénéficiaires de travaux de réalisation de collecteur dans la ville de Douentza (Centre) » En outre, « 4 500 personnes ont, aujourd’hui, un meilleur accès à l’eau, à la suite de la réalisation de l’adduction d’eau de Tatia Nouna, dans le cercle de Djenné (Centre), 215 emplois créés à travers le déploiement des équipes de facilitation, recrutées localement, 680 Comités de développement villageois fraction quartier (CDVFQ), dont 676 formalisés, plus de 330 plans de Développement communautaire élaborés et transmis, plus de 2 milliards déjà décaissés pour les activités des CDVFQ. » Quant au coordinateur du Programme développement durable de la Banque mondiale pour le Mali, à Farouk Mollah Banna, il a rappelé que le PCRSS est né d’une urgence, « celle d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux défis auxquels sont confrontés les populations, durement affectées par les conflits, les déplacements forcés et le manque des services de base. » Depuis trois ans, à travers une approche régionale innovante, reposant notamment sur le développement communautaire participatif, « nous avons pu poser les bases d’une relance progressive de l’espoir, en investissant dans les infrastructures locales, en soutenant les moyens de substances et en renforçant les mécanismes de gouvernance locale » Pour conclure, Dr Traoré a ajouté : « ces résultats, bien positifs, ne doivent pas occulter les défis persistants : situation sécuritaire complexe, changement de partenaire, entre autres. Mais, aujourd’hui, avec la nouvelle orientation du projet, nous avons une réelle opportunité d’accélérer et d’amplifier nos actions   Étaient présents, les représentants des Comités villageois de développement, les partenaires techniques et financiers. MMD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du 7 mai 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications.   AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant suspension des activités des partis politiques. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’Extérieur, tenues à Bamako, les 28 et 29 avril 2025, le Gouvernement a adopté en Conseil des Ministres, le 30 avril 2025, un projet de loi portant abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques. Depuis l’annonce de cette mesure par le Gouvernement, il est constaté la multiplication d’actions tendancieuses de la part de certains responsables politiques visant à saboter les actions du Gouvernement et à porter atteinte à l’ordre public. Au regard de ces constats, le projet de décret, adopté, suspend jusqu’à nouvel ordre, pour raison d’ordre public, les activités des partis politiques, des associations à caractère politique et de toutes autres organisations se réclamant d’un caractère politique sur toute l’étendue du territoire national. Son adoption permettra de juguler les manœuvres de déstabilisation par des poursuites judiciaires et des actions administratives de gestion de l’ordre public, conformément aux textes en vigueur. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant octroi d’un permis de recherche d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, issu de la fusion des permis de Menankoto-Sud et de Bakolobi, Cercle de Kéniéba. La Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL détient 2 permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 situés à Menankoto-Sud et à Bakolobi, Cercle de Kéniéba, représentés par des blocs distincts contigus. A la suite des recherches qui ont mis en évidence des ressources géologiques, la Société a sollicité la fusion des 2 permis en vue d’entreprendre des travaux sur l’ensemble des superficies concernées. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.       3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Bougouni et environs ; un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Dioïla et environs. Les villes de Bougouni et de Dioïla, respectivement chef-lieu de la Commune urbaine de Bougouni et de la Commune rurale de Kaladougou, couvrent une superficie de 5 808 et 1 335 hectares avec une population estimée à 74 647 et 22 808 habitants en 2022. L’expansion des 2 villes, leur érection en capitale régionale et l’ampleur des activités qui y sont menées ont rendu nécessaire la révision de leurs Schémas Directeurs d’Urbanisme approuvés respectivement en 2002 et 2001 pour prendre en compte les évolutions, mais aussi le développement harmonieux à court, moyen et long termes. Les Schémas directeurs d’urbanisme fixent les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement des villes de Bougouni, Dioïla et environs et définissent les principes d’organisation des agglomérations en matière d’habitat, d’activités, de voirie et de réseaux divers, de grands équipements, y compris de traitements des problèmes environnementaux. L’adoption de ces Schémas permet de doter les villes de Bougouni, Dioïla et environs d’instruments de planification et de gestion de leur développement pour les 20 prochaines années. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres des conclusions de la session exceptionnelle du Forum de Crans Montana, tenue à Casablanca au Royaume du Maroc, du 24 au 26 avril 2025. Au cours de cette importante rencontre de la diplomatie sous-régionale, régionale et internationale, le ministre Affaires étrangères et de la Coopération internationale a prononcé un discours, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a également a co-présidé des conférences de haut niveau et pris une part active dans des évènements organisés en marge de la rencontre, notamment un panel sur l’investissement au Burkina Faso. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, par ailleurs, été distingué par le Forum, à travers la remise de la Médaille d’Or de la Fondation Crans Montana. Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, a accordé une audience à la délégation des ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel.       2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres : de l’organisation de la 4ème édition du Grand Prix hippique «Président de la Transition, Général d’Armée Assimi GOITA», le 3 mai 2025, à Ségou.  Le Grand Prix du Président de la Transition est un évènement sportif qui joue un rôle primordial dans l’épanouissement et la promotion du sport équestre dans la Région de Ségou et au Mali. Ce Grand Prix vise entre autres : à créer des emplois pour les jeunes ; à mettre en place des écuries plus performantes et compétitives ; à renforcer les capacités des responsables techniques et gestionnaires du sport équestre ; à professionnaliser le sport équestre.       2.  de l’organisation du « Salon international du Dromadaire », le 8 mai 2025, à Bamako. Le «Salon International du Dromadaire» rassemble des éleveurs, des entrepreneurs, des décideurs et des passionnés pour explorer les immenses potentialités de cet animal hors du commun. Le thème du salon, en cette année 2025 de la Culture, est : «Le dromadaire, moteur de résilience, d’innovation et de cohésion dans le Sahel». Le Salon, qui prévoit plusieurs activités, vise entre autres :

Tourela : Vies précaires et dangereuses de chercheurs d’or

Bamako, 8 mai (AMAP) À la mine artisanale de Tourela, un village de la Commune de Sanankoroba, à une cinquantaine de km de Bamako, sur la route vers Bougouni (Sud), des hommes et des femmes traquent sans répit le filon d’or. Ils grattent la roche dans l’espoir de trouver ce métal jaune qui mérite à leurs yeux des conditions impossibles. Au prix de dur labeur, les plus chanceux parviennent à extraire quelques grammes de poussière d’or. Mais la réalité, c’est un quotidien précaire et dangereux. Des tentes de fortune servent d’abris. Et à quelques mètres de ces « maisons », des trous abandonnés après exploitation sont visibles, et certains sont encore occupés par des assoiffés d’or qui suffoquent dans l’obscurité de tunnels pouvant atteindre 50 mètres de profondeur. « J’ai passé deux jours dans ce trou. Tant qu’il y a de la nourriture et de l’air, je suis prêt à y rester pour obtenir ce que je veux», affirme un homme tirant une corde pour faire remonter à la surface un seau rempli de terre. Plus loin, le spectacle est saisissant. Femmes, jeunes et enfants exécutent de lourds travaux sous le soleil ardent. Tandis que certains creusent, d’autres transportent, à l’aide de tricycles appelés « Katakatani », le minerai extrait du placer jusqu’au fleuve pour le lavage. «La remontée du minerai consiste à le tirer vers la surface à l’aide d’une poulie munie d’un sac ou d’un seau. Ceux qui effectuent cette tâche sont payés en fonction du nombre de sacs remontés. Le lavage est une tâche principalement féminine», explique Madou Cissé, assis sous l’ombre, en sueur. L’or, une fois récupéré au bout d’un processus complexe, est vendu à des acheteurs qui viennent de la capitale. Pour s’établir à Tourela et avoir un accès continu à la mine, il faut payer 15 000 Fcfa à des responsables appelés «Tomboloma». Ici, on rencontre aussi bien des Maliens que des étrangers. Des paysans qui ont abandonné leurs champs aux élèves qui ont arrêté leurs études, en passant par des jeunes filles qui ont décidé de ne plus aller travailler à Bamako comme servantes, tous espèrent trouver le filon qui mettra fin à leur misère. «1g d’or fait 40 000 Fcfa, ce qui représente plusieurs mois de salaire pour une servante à Bamako. C’est pourquoi, malgré les difficultés et les préjugés, je reste ici. L’étiquette de prostituée est un préjugé qu’on colle à toutes les filles qui viennent chercher l’argent sur les sites d’orpaillage», confie Batoma Cissé. Et Boubacar Diallo, qui a abandonné l’école, affirme, le sourire aux lèves : « C’est quand on est riche qu’on étudie. Moi, grâce à ce que je gagne, j’aide mon père. Récemment, j’ai eu des millions. Donc, ça vaut le coup». L’extraction de l’or dans les placers nécessite une grande quantité d’eau. Sur le site de Tourela, qui se trouve à 3 km du fleuve Niger (et dont les rares rivières sont temporaires), l’eau devient une ressource précieuse obtenue par des forages profonds, alimentés par des motopompes. Chaque individu se débrouille seul. Sur ce site, il existe deux méthodes de lavage du minerai, à savoir le lavage à la calebasse et celui avec la rampe. Le lavage se fait soit près des rivières, soit dans un bassin alimenté par de l’eau achetée à des livreurs. «La récupération de l’or se fait après le lavage du minerai. Les métaux lourds restent au fond de la calebasse et sont récupérés par les mineurs pour l’amalgamation. Ce procédé consiste à mélanger le minerai avec du mercure pour former une boule d’or concentrée. Le produit amalgamé est ensuite chauffé dans une sorte de poêle à ciel ouvert. Sous l’effet de la chaleur, le mercure s’évapore, laissant la boule d’or. «Le mercure est fourni par des Bamakois, et son prix varie entre 10 000 et 40 000 Fcfa le litre», explique un autre orpailleur, préférant rester anonyme. IMPACTS NEGATIFS – Les dégâts causés par cette activité sont nombreux. «L’agriculture ne se pratique que pendant lasaison des pluies», souligne Moussa Diarra, étudiant. L’élevage est désormais impossible en raison de la destruction de l’environnement. « Nos animaux ingèrent du cyanure ou du mercure. On ne peut pas non plus les garder, car ils tombent dans les trous des orpailleurs», dit-il. Aussi, les orpailleurs laissent derrière eux des milliers de trous et de galeries non rebouchés, ce qui expose le sol à l’érosion. L’utilisation du mercure, dont les effets sont documentés par l’Organisation mondiale de la Santé, représente une menace pour la biodiversité. En effet, lorsqu’il est libéré dans l’environnement, il se transforme en méthylmercure, qui peut affecter la faune aquatique et perturber toute la chaîne alimentaire. Le mercure utilisé pour le traitement de l’or est potentiellement polluant pour l’air, les eaux de surface et les nappes phréatiques. «Nous réalisons l’impact de ces produits qui polluent l’air, mais c’est le prix à payer pour sortir de notre misère», avoue Seydou Cissé. Ces impacts négatifs sur l’environnement ont des répercussions directes sur la population. De plus en plus, il est difficile de se procurer du bois de chauffe pour les besoins domestiques. « Même pour construire des maisons et des hangars, il nous faut du bois. Or, aujourd’hui, il n’y en a plus. Nous sommes obligés de nous approvisionner dans d’autres villages», affirme un revendeur d’or. En dépit de la présence d’autres, l’orpaillage reste l’activité principale de ce village, malgré les menaces qui y sont associées, notamment les effondrements. « Nous avons assisté à des effondrements. J’en ai assisté à deux et il y a eu des pertes en vies humaines. Mais c’est le prix à payer», se dit philosophiquement Madou Touré. La vie sur le site d’orpaillage de Tourela est loin d’être attrayante. En plus des difficultés d’accès aux soins sanitaires et de l’impraticabilité des routes, les populations vivent dans une pauvreté extrême. AD/MD (AMAP) Par Aminata DJIBO

Kangaba : Le CLOCSAD tient sa première session ordinaire 2025 pour booster le développement local

Kangaba, 7 mai (AMAP) La première session ordinaire 2025 du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD), présidée par le préfet Abou Dao, s’est tenue mardi, aux fins d’examiner les indicateurs clés du développement local, conformément au Document cadre de politique nationale de écentralisation (DCPND)i Organisée avec un léger retard par rapport au calendrier fixé par l’arrêté n°2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023, cette rencontre a accueilli, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, ce, les maires, secrétaires généraux, régisseurs des huit communes, chefs des services techniques, responsables des forces de l’ordre et représentants de la société civile. Le chef du service de la statistique, Mamadou Doumbia, a présenté une synthèse détaillée des données, couvrant plusieurs thématiques : la situation des comptes administratifs, la mobilisation des ressources financières, le paiement des salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales, le suivi-évaluation des projets, ainsi que l’accès aux services de base. « Cette présentation permet de mieux comprendre les dynamiques du Cercle, avec une densité de 46 habitants/km², un taux brut de scolarisation de 86,93 % et un taux de scolarisation des filles de 85 % », a-t-il expliqué. Les participants ont analysé des données spécifiques, notamment la proportion de la population vivant à moins de 5 km d’un centre de santé, l’accès à l’eau potable, le ratio de femmes en âge de procréer par sage-femme, ainsi que l’exécution des budgets des collectivités territoriales en 2024. La session a, également, permis d’évaluer les projets viables des deux dernières années, la gestion des centres d’état civil et le niveau de participation des chefs de village aux conseils communaux. Le préfet Abou Dao a clos la rencontre en insistant sur l’urgence de prioriser le paiement des salaires. « Les maires doivent faire des salaires une priorité absolue pour garantir la stabilité et le bon fonctionnement des collectivités », a-t-il déclaré. Il a également rappelé l’importance de respecter les échéances des sessions ordinaires, prévues initialement entre le 7 et le 15 avril selon l’arrêté de 2023. SD/OS/MD (AMAP)

Tombouctou : Lancement de trois projets pour l’emploi des jeunes et des femmes par la Ministre Oumou Sall Seck

Bamako, 6 mai 2025 (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, a lancé mardi trois projets structurants visant à promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes dans la région de Tombouctou, annonce son département. Organisée en marge du festival culturel « Toumboutou Lassal Terey », la cérémonie s’est tenue à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, en présence de nombreuses personnalités, dont le ministre de la Réconciliation, le général Ismaël Wagué, et le gouverneur de la région, Bakhoun Kanté. Ces initiatives, qui devraient générer 250 emplois directs et 350 indirects, comprennent : un projet de formation-insertion dans les métiers agricoles pour 100 bénéficiaires (femmes rurales, primo-demandeurs d’emploi et victimes des inondations), une formation en techniques de maraîchage et gestion de redevance pour 50 agriculteurs, et l’opération « Permis de conduire » pour 30 apprentis chauffeurs. Un chèque symbolique de 50 millions de Fcfa a été remis aux cinq cercles de la région – Goundam, Diré, Niafunké, Gourma-Rharous et Tombouctou – pour appuyer ces projets. Dans son discours, la ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement de Transition en faveur de l’emploi, priorité nationale. « Ces actions s’inscrivent dans la Feuille de R=route du gouvernement, notamment l’axe 2, point 1, visant à restaurer l’autorité et l’utilité sociale de l’État à travers la fourniture de services sociaux de base », a-t-elle déclaré. Elle a également exprimé la solidarité du président de la Transition, le général Assimi Goïta, et du Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, envers les populations de Tombouctou. Mme Sall Seck a souligné la gravité de la situation économique dans la région, citant l’Afrobaromètre 2024 : « À Tombouctou, 57 % des habitants ont perdu leur emploi ou vu leurs activités interrompues, un taux alarmant qui exige des réponses concrètes. » Elle a détaillé les efforts de son ministère, notamment à travers des formations de six mois dans les métiers agricoles et le soutien aux apprenants chauffeurs, pour offrir des alternatives durables aux jeunes et aux femmes. Le représentant de la Chambre régionale d’Agriculture a salué ces initiatives, qui renforcent les capacités des collectivités territoriales dans leurs programmes sectoriels. Les partenaires, dont l’UNICEF et le projet « Filles et Éducation Résilientes », ont félicité le leadership de la Ministre et l’engagement du gouvernement pour l’autonomisation des jeunes. La cérémonie s’est conclue par la remise d’attestations et de kits d’insertion dans des domaines variés, tels que la transformation agroalimentaire, la coiffure esthétique et l’embouche, marquant un pas concret vers l’insertion professionnelle des bénéficiaires. OS/MD (AMAP)

Campagne agricole 2025 : Plus de 11 millions de tonnes de céréales et 682 000 de coton graine attendus  

Bamako, 7 mai (AMAP) Le Mali attend, cette année 2025, exactement 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine, a appris l’AMAP à la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture tenu mardi, dans la salle de banquets du palais de Koulouba. Dans une présentation liminaire, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kenema, a annoncé qu’ « en 2025, les objectifs de productions végétales visent 11 696 721 tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton graine, 243 280 tonnes de pomme de terre, 881 208 tonnes d’oignon/échalote et 810 900 tonnes de mangue. » « Les perspectives de production animales ciblent 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 tonnes de viande contrôlée, 684 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières). Il est prévu une production de 128 880 tonnes de poissons frais », a ajouté le chef du département de tutelle. En termes de projection, la production céréalière prévue, en 2026, est de 12 212 884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton, a encore dit le ministre qui a, auparavant, dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Pour cette campagne 2024, les productions végétales sont, ainsi, estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur lesproductions de céréales qui ont atteint 11 010 851 tonnes et 656 679 tonnes pour le coton graine. Avec 96 750 tonnes de viande contrôlée, 10 576 tonnes de lait collecté, 12 074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113 218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation. Sur les dix recommandations formulées lors de la 14è session, sept ont été exécutées et trois sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à un peu plus de 117, 36 millions de Fcfa en 2025, un peu plus de 147, 01 millions de Fcfa en 2026 et plus de 161,32 millions en 2027. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé, pour les mêmes périodes, à un peu plus de 31,01 milliards de Fcfa, un peu plus de 36,72 milliards de Fcfa et plus 36,72 milliards de Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 milliards de Fcfa en 2025, plus 13,33 milliards de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 milliards de Fcfa en 2027. Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. « Cela dénote de la grande att ention de l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoig ne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles », a rappelé le président Conseil supérieur de l’Agriculture, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens. C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel », a dit Assimi Goïta. Le chef de l’État a, aussi, réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs à travers la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles. À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14 000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3 000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1 500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17 500 Fcfa. En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. CAD/MD (AMAP)      

Ligue-1 pro Orange :  L’Union sportive de Bougouni (USB) et Afrique football élite font 0-0

Bougouni, 6 mai (AMAP) L’Union sportive de Bougouni (USB) et Afrique football élite, se sont quittées, lundi après-midi, au terme des 90 minutes réglementaires, sur le score vierge de 0-0, devant un public resté sur sa faim qui attendait une victoire des locaux. La rencontre, au stade UTA de Bougouni comptait pour la 20ème journée du Championnat national de football Ligue 1 Pro Orange, s’est déroulée devant le « premier supporteur » de l’équipe régionale en D1, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, en compagnie du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré Le président de l’USB, Ichaka Diakité, qui a accueilli les autorités au stade, avec  à ses côtés, le directeur régional de la Jeunesse et des Sports de Bougouni, Lamine Konaté. A la mi-temps du match, le gouverneur a réceptionné une tondeuse à gazon offerte pour l’entretien du stade par le président de l’USB, Ichaka Diakité. L’outil est destiné à permettre à cette infrastructure sportive d’étoffer son matériel d’entretien et la mise à niveau d’équipements conformément aux normes footballistiques. Un geste que le gouverneur a salué « à sa juste valeur » tout en remerciant le donateur qui n’en est pas à sa première action. Le général de Division Wélé a instruit sur place au Directeur régional de la Jeunesse et des Sports « d’en faire bon usage au grand bénéfice du sport. Le public sportif de Bougouni a apprécié le geste du donateur et les propos du chef de l’exécutif régional ovationnés pour tous leurs efforts dans le cadre du développement du sport dans la Région de Bougouni. Le chef de l’exécutif régional a salué l’esprit de fair-play qui a régné au stade durant tout le match. BHT/MD (AMAP)      

Sikasso : 2e édition de la célébration de la culture bwa

Sikasso, 6 mai (AMAP) La 2ème édition de la culture bwa dont l’objectif était de « valoriser la culture malienne en général et celle des Bwa en particulier », initiée par l’Association des femmes bwa de Sikasso, a eu lieu dans la salle de spectacle Cicaara de Sikasso, la semaine passée. Lors de l’ouverture de la cérémonie, sous la présidence de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, le parrain de l’évènement Wèrin Florent Dena et la marraine Mme Marie Reine Dackouo ont exprimé leur joie pour la tenue de cette fête. Le parrain a salué et félicité les autorités administratives et politiques de la région pour « leur soutien indéfectible à la promotion de la culture, au partage des valeurs traditionnelles et aux initiatives pour la promotion de la paix et la cohésion sociale entre les populations. » Quant à la porte-parole des femmes bwa de Sikasso, Hélène Théra, elle s’est réjouie de la décision politique du président de la Transition de décréter 2025 comme année de la Culture. « En valorisant la culture bwa, ces femmes contribuent à préserver une pratique précieuse de l’histoire commune en affirmant avec fierté la diversité culturelle qui fait la richesse de la région », a déclaré la gouverneure avant d’ajouter que « la culture définit notre identité. »  Elle a salué l’engagement des femmes en faveur de la culture, l’unité et le développement local. Les femmes, selon elle, sont les gardiennes des traditions et les piliers du développement. La cheffe de l’exécutif régional a, aussi, salué l’ensemble des organisatrices et toutes celles ou ceux qui ont contribué à faire de cet événement « un véritable hommage au patrimoine de notre culture ». Danses traditionnelles, chorégraphie sur la musique bwa et dégustation de plats traditionnels bwa ont été les temps forts de la cérémonie. Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, le directeur régional de la culture Sanoussy Traoré, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé, des bwa et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)

Metéo : une semaine sous un ciel nuageux et des pluies attendues

Bamako, 5 mai (AMAP) La semaine du 5 au 11 mai 2025 sera marquée au Mali par un temps nuageux à couvert, avec des pluies prévues dans plusieurs régions du pays, annonce l’Agence Mali-météo, dans son bulletin hebdomadaire, conjointement avec la Cellule de communication du ministère des Transports et des Infrastructures. « Les températures oscilleront entre 22°C et 44°C et la visibilité restera globalement bonne », poursuiteMali-Météo qui prévoit « un ciel nuageux à couvert sur l’ensemble du territoire. » Des précipitations sont attendues dans plusieurs localités, notamment Sikasso, Bougouni, Dioila, Kita, Koulikoro, Koutiala, Ségou, San, Bandiagara, Mopti et le district de Bamako. « Ces pluies pourraient influencer les activités agricoles et la mobilité dans les zones concernées »,. Les températures minimales varieront entre 22°C et 33°C, tandis que les maximales atteindront 35°C à 44°C selon les régions. Malgré la couverture nuageuse, la visibilité devrait rester assez bonne, facilitant les déplacements. Les habitants sont invités à adapter leurs activités en fonction des conditions météorologiques. L’Agence Mali-Météo « recommande aux populations de suivre régulièrement ses bulletins météorologiques pour rester informées des évolutions du temps et de rester attentives aux « mises à jour pour mieux anticiper les conditions climatiques. » OS/MD (AMAP)