Le commissaire à la sécurité alimentaire attend du cadre harmonisé un ciblage strict des populations dans le besoin

Bamako, 12 novembre (AMAP) Le commissaire à la sécurité alimentaire, Kassoum Denon, a demandé, lundi, à la première session du Cadre harmonisé d’analyse et d’identification des populations en insécurité alimentaire, au titre de la campagne agricole 2019-2020, un ciblage très strict des populations dans le besoin, a constaté l’AMAP. Intervenant lors des travaux, qui ont démarré, sous sa présidence, à l’Institut national en santé publique (INSP), en présence des représentants du Programme alimentaire mondial (PAM), Aliou Diongué, et du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Hector Sedar Houssou, M. Denon a requis de « cibler, sans complaisance les populations les plus vulnérables et proposer les réponses les mieux appropriées ». Le cadre harmonisé est l’outil d’harmonisation des méthodologies d’analyse et d’identification des populations en insécurité alimentaire aiguë. Consensuel et fédérateur, il est réalisé et renseigné, principalement, à partir des informations issues des différentes enquêtes d’évaluation de la situation alimentaire et nutritionnelle réalisées à travers le pays. Selon le commissaire à la sécurité alimentaire, sa réalisation implique, entre autres, l’expertise classique de la situation alimentaire, l’analyse de l’économie des ménages, l’enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Si les résultats de la campagne agro-sylvo-pastorale 2019-2020 sont les facteurs contributifs les plus déterminants pour l’évaluation de la situation alimentaire, les informations concernant celle-ci sont, plutôt, bonnes globalement. Selon Kassoum Denon, « elles font état d’une pluviométrie, globalement, suffisante pour les cultures, malgré un démarrage tardif par endroits (provoquant des inondations localisées à travers le pays), d’une crue normale favorable aux cultures de riz de submersion libre et contrôlée et la production halieutique ». Ces facteurs, Poursuit M. Denon, « ont impacté, favorablement, les perspectives de récoltes qui s’annoncent moyennes à bonnes » dans le pays. « Sur le plan pastoral, pour la deuxième année consécutive, la biomasse est abondante dans le pays, excepté le Sahel occidental de la Région de Kayes où un déficit important a été enregistré », a-t-il averti avant exprimer la reconnaissance du Mali à tous ses partenaires techniques et financiers. Pour Aliou Diongué, des efforts très importants ont été déployés par l’Etat et ses partenaires pour améliorer les systèmes d’information et les analyses, tout en renforçant les capacités des experts en sécurité alimentaire et nutritionnelle afin de garantir la fiabilité des résultats du cadre harmonisé. Les analyses, les plus récentes, ont montré une amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour cette campagne par rapport aux années précédentes, grâce à une bonne campagne agro-sylvo-pastorale. « Cependant, s’empresse-t-il de remarquer, la situation alimentaire et nutritionnelle reste toujours une préoccupation majeure au Mali, certaines régions et cercles étant plus touchées que d’autres ». Cela est du, selon lui, « à une mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies et l’insécurité qui touche les Régions du Nord et du Centre du pays ». KD/MD (AMAP)

Forum de Paris sur la Paix : Le président Kéïta plaide la mutualisation des efforts contre le terrorisme et la crise au Sahel

Kader MAIGA Envoyé spécial Paris, 12 novembre (AMAP) Le président français, Emmanuel Macron, a présidé, mardi, au Parc de la Villette, à Paris, la cérémonie d’ouverture de la 2èmeédition du Forum de Paris sur la Paix, en présence du chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a plaidé, devant un panel de haut niveau, pour une mutualisation des efforts des Etats et le fort soutien de la Communauté internationale contre le terrorisme, a constaté l’AMAP. Dans son discours d’ouverture, le président Macron, devant plusieurs de ses pairs ainsi que de nombreux représentants d’organisations internationales et de la société civile,  a abordé les questions relatives au terrorisme, aux conflits et aux égoïsmes nationaux avant de défendre le multilatéralisme dans la gouvernance mondiale. Dans un large tour d’horizon de la situation internationale actuelle, le président français a évoqué, également, la crise du système international, la crise politique et économique, les inégalités sociales, la crise démocratique, l’unilatéralisme, la problématique démographique avec les grandes migrations, l’hypocrisie, le nationalisme et l’hégémonie, qui sont, selon lui, de grands risques. « Il faut bâtir une coopération équilibrée, de nouvelles alliances entre Etats, entre les organisations, pour lutter contre les conflits terroristes, pour relever les défis du multilatéralisme contemporain, les défis et il faut des acteurs de constructions nouvelles. Il faut des solutions nouvelles pour relever les défis démographique et religieux et lutter contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité », a souligné Emmanuel Macron. Le président Français a, également, salué les initiatives des pays africains pour relever les défis de développement, avant de préciser que son pays va accompagner la capacité sécuritaire de l’Afrique et les questions de développement, en matière de santé et d’éducation, entre autres. Après la cérémonie d’ouverture, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a animé un panel de haut niveau sur le dialogue, la sécurité et le développement dans le grand Hall du Parc de la Villette, en compagnie des présidents Tchadien, Idriss Déby Itno et du Nigérien, Mahamadou Issoufou. La rencontre a enregistré la participation de plusieurs élus français, responsables d’entreprises, consultants internationaux dans plusieurs domaines, universitaires et plusieurs étudiants. Le chef de l’Etat malien a évoqué le terrorisme, son évolution, ses conséquences sur le Mali et des pays du Sahel où il a engagé une guerre asymétrique ayant entrainé plusieurs morts et d’importants dégâts matériels. Le président Keïta a, également, soutenu la mutualisation des efforts des Etats et le fort soutien de la Communauté internationale pour venir à bout du terrorisme dont les conséquences sont désastreuses pour les Etats et les communautés. Le chef de l’Etat a mis l’accent sur le taux de 20% du budget malien consacré aux forces de défense dont il a salué les efforts et qui sont engagées dans la défense de la nation et dans la lutte contre le terrorisme. Les présidents tchadien et nigérien ont, pour leur part, également, dénoncé la faible mobilisation de la communauté internationale au profit du G5 dans la lutte contre le terrorisme. Ils ont, enfin, noté que malgré leur sollicitation, ils ont constaté le refus de la communauté internationale pour le changement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) qui doit être offensif. « Nous sollicitons la solidarité internationale, sinon le terrorisme, qui constitue un cancer, va s’étendre du Sahel pour regagner le Sud et le reste du monde », a prévenu le président Issoufou, qui comme ses homologues tchadien et malien, a insisté sur la mutualisation des efforts dans la lutte contre terrorisme. Les trois Chefs d’Etat ont mis l’accent sur la pauvreté dont les terroristes se servent pour endoctriner les jeunes avec de l’argent facile avant de les engager dans l’extrémisme violent. A cet effet, ils ont avancé les actions de développement engagées dans leurs pays respectifs, en faveur de l’éducation, l’emploi et la santé, entre autres, pour soutenir les communautés. Les présidents Ibrahim Boubacar Keïta, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ont été invités à un déjeuner de travail que le président Macron leur a offert mardi après midi à l’Elysée. KM/MD (AMAP)

Assises : Et l’accusé de blanchiment de capitaux recouvre la liberté

Bamako, 12 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’assises ont poursuivi leurs audiences par un cas de blanchiment de capitaux dont l’accusé, Mahamadou Amadou dit Lalama Tandia, s’en est sorti, faute de preuves, après d’intenses débats, a constaté l’AMAP. Dans cette affaire dont l’infraction n’est pas très courante dans le rôle des assises en cours, les faits remontent au 5 janvier 2018, lorsque la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), transmettait un rapport au procureur du Pôle judiciaire, spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Le procureur a, à la suite, requis l’ouverture d’une information pour blanchiment de capitaux. La CENTIF a relevé, dans son rapport, que l’inculpé avait ouvert un compte bancaire, sous une fausse identité « ingénieur financier », alors qu’il était, en réalité, régisseur spécial.  Le compte enregistrait des versements très importants, en espèces, qui ne semblaient avoir aucune justification licite, à hauteur de 302.591.334 Fcfa, entre le 3 juin 2011 et le 4 décembre 2017. Dans le même laps de temps, il a effectué des retraits d’argent pour un montant de 252.369.901 Fcfa. Après avoir nié les faits lors de ses premiers interrogatoires, devant les incohérences de ses explications, il finissait par les reconnaître. Ainsi, lors de son second interrogatoire, il a déclaré ceci : « En réalité, c’est un système, délibérément mis en place par ma hiérarchie, pour profiter des fonds mis à la disposition de la régie, car en fin d’année budgétaire, nous partageons les fonds qui n’ont pas été utilisés, bien que nous restitutions une partie du détournement de deniers publics ». Tous les témoins entendus ont trouvé « inadmissibles » les agissements de l’inculpé qui versait les fonds publics dans un compte bancaire personnel. Ce qui prouve, selon l’accusation, qu’il s’agissait bien d’une entreprise de détournement de derniers publics. Ainsi, les montants étaient, d’abord, placés dans un compte bancaire, en attendant que de fausses pièces justificatives soient produites. Ils étaient, ensuite, retirés et réinjectés dans un circuit économique normal. Pour ne pas éveiller les soupçons, l’inculpé se faisait passer pour un ingénieur financier, alors que cette profession n’existe pas dans la Fonction publique. Dans ses explications, il a tenté de mouiller ses supérieurs hiérarchiques qui, entendus tous comme témoins, ont démontré qu’ils ignoraient, totalement, tout des agissements du régisseur. A la suite, une information judiciaire ouverte sur les faits établis et reconnus par l’inculpé l’a renvoyé devant la Cour d’assises pour être jugé. Face à la Cour, l’accusé a plaidé non coupable. Il a expliqué que, depuis sa nomination, en décembre 2012, jusqu’à son arrestation, les sommes mises à sa disposition ont été justifiées. Et d’ajouter : « Mon seul tort a été que j’utilisais mon compte personnel (compte d’épargne) pour faire certains retraits ». A l’entendre parler, le témoin principal était l’agent comptable, pour la simple raison qu’il était signataire des chèques. Aux termes des procédures requises en la matière, l’inculpé a été reconnu non coupable des faits. Il a été tout simplement acquitté des charges retenues contre lui. Se référant à l’accusation, les faits sentaient la participation de nombreuse personnes dans le coup tordu, saut que Mahamadou Amadou dit Lalama Tandia a été le seul contre qui la charge a été retenue. Certains de ses complices dans la chaîne, reconnus ou non identifiés durant la procédure, n’ont pas comparu. Il a été, donc, le seul à se présenter à la barre. TC/MD (AMAP)

Kayes : L’Église protestante organise des consultations médicales gratuites

Kayes, 12 novembre (AMAP) Des consultations médicales gratuites  et le don de médicaments, organisées par l’Église protestante « Réveil » de Kayes N’Di, à l’intention des populations de la commune urbaine de Kayes, de la Commune rurale de Khouloum et de la maison carcérale, ont débuté lundi, a constaté l’AMAP. L’Eglise pour cette énième intervention, a fait venir des médecins et agents de santé de l’Amérique Centrale pour ces consultations médicales gratuites, offertes par le Dr. Gonzalo Del Castillo de Kendall Hospital (Miami-USA) et de ses assistants. Les maladies constatées majoritairement concernent le paludisme, la fièvre, les maux de tête, les toux et le rhumatisme qui sont fréquents en cette période dans la cité des rails où une grande affluence des populations a été remarquée pour ces consultations à l’Hôpital Régional. Les populations ont apprécié l’action de l’Eglise. « Nous saluons la présence de ces docteurs étrangers. Je souhaite que cette action soit pérenne »  a souligné Bagayoko Daouda, un ressortissant de la Côte d’Ivoire. « La santé fait partie du travail de l’Eglise. C’est une mission humanitaire. Nous avons fait venir 6 équipes de l’Amérique Centrale (Nicaragua, Bolivie), des Etats-Unis d’Amérique et de la France. Ces agents travaillent ici en fonction de leurs capacités et moyens) », a indiqué le pasteur José Kamaté. BMS/KM (AMAP)

Verdict sans appel aux Assises : La peine de mort pour un militaire accusé de tentative d’assassinat

Bamako, 12 novembre (AMAP)  La Cour d’Assises, dont les audiences continuent depuis le 28 octobre 2019, a reconnu coupable Adama Camara, sans bénéfice de circonstances atténuantes, l’a condamné à la peine de mort et à payer à sa victime, Ibrahima Koné, 40 millions de Fcfa de dommages et intérêts, a constaté l’AMAP. L’accusé a comparu pour, à la suite d’une banale dispute, avoir tiré, à bout portant, sur son compagnon d’arme, le blessant grièvement à la cuisse et en d’autres endroits du corps. Ibrahima Koné et Adama Camara sont tous deux militaires de la Garde nationale. Le premier était en service à la Compagnie de commandement et de service (CCS), alors que le second servait au 2è Escadron du Groupement de maintien d’ordre (GMO), basés tous les deux à Bamako. En 2014, dans le cadre de la sécurisation du territoire national, ils furent désignés dans une mission dirigée par le commandant Klita Ag Mohamed pour un séjour de trois ans au poste de sécurité de N’Tillit, dans la Région de Gao. Au cours de leur séjour, ils s’adonnèrent, tous les deux, à l’élevage de moutons. Adama Camara avait les siens au poste, à la différence des autres, qui gardaient leurs troupeaux auprès de villageois voisins du poste. Ils auraient cohabité ainsi jusqu’à ce jour fatidique où une dispute les opposa. C’était le samedi 27 août 2016, les moutons d’Adama mangèrent les restes de repas de la troupe qu’Ibrahima avait l’habitude de conserver et de réchauffer pour le dîner. Constatant cette situation, Ibrahima fit des reproches à Adama et l’invita à mieux maîtriser ses animaux qui faisaient trop de dégâts. Furieux, ce dernier lui a fait comprendre que la Prime générale d’alimentation (PGA) n’était pour personne, avant de commencer à l’injurier grossièrement. Le garde, Salif Monzon, qui assistait à la scène, est intervenu pour les calmer. Mais, en vain, il a fallu l’intervention du chef de poste adjoint, Fodé Keïta, pour ramener Adama dans sa chambre et lui retirer son arme dont il voulait se servir contre son compagnon. L’histoire aurait pu s’arrêter là, si Adama n’était pas du genre rancunier. Malheureusement, quelques instants après, contre toute attente, Adama ressortit de sa chambre avec son pistolet mitrailleur (PM) et se dirigea vers Ibrahima Koné, en proférant des injures grossières, alors que ce dernier était en communication téléphonique avec sa mère. Sans autre forme de procès, Adama pointa le canon de son arme sur la cuisse d’Ibrahima et tira à bout portant, blessant ce dernier qui s’écroula couvert de sang. Il tirera, également, d’autres coups de feu en rafale qui atteignirent le bassin et les aisselles de con compagnon d’armes. Heureusement pour Ibrahima, le prompt secours de ses autres camarades de corps et sa ténacité contre son assaillant pour diriger le canon de l’arme vers le haut, lui sauvèrent la vie. Il s’en est sorti mais, gravement touché à divers endroits du corps. A la suite du procès-verbal d’enquête préliminaire établi par le service d’investigation judiciaire de la gendarmerie nationale, le nommé Adama Camara a été inculpé des faits de tentative d’assassinat et de coups et blessures aggravées, avant de se retrouver devant les juges de la Cour d’assises pour être jugé conformément à la loi. A l’audience, c’était l’étonnement dans l’assistance de voir, à la barre, un militaire qui, en plus, avait tenté d’assassiner son compagnon d’arme à la suite d’une dispute dont la cause était des moutons ! Face à la Cour, l’accusé Adama a reconnu les faits. Mais, il a nié toute intention de tuer sa victime, attribuant le déclenchement des coups de feu « à un accident » dans la confusion des tiraillements entre lui et son protagoniste. Et d’ajouter que le système de sécurité n’étant pas activé, des coups de feu en rafale seraient partis qui ont atteint Ibrahima à la cuisse. L’accusé se défendit en soutenant qu’il était sous le coup de la colère. La victime, Ibrahima, sur sa béquille, a relaté, devant la Cour, les faits comme ils ressortaient de l’arrêt de renvoi. Il fut soutenu, dans sa version, par le ministère public qui a requis de maintenir Adama dans les liens de l’accusation Le verdict a été sans appel : la peine capitale TC/MD (AMAP)

Education et finances : L’Université virtuelle du Mali et la monnaie numérique ‘xaalisi’ lancées

Bamako, 12 novembre (AMAP) L’Université virtuelle du Mali (UVM), au profit des étudiants maliens et africains, et la première crypto monnaie du Mali, ‘Xaalisi’, ont été officiellement lancées jeudi dernier, à Bamako, par le Groupe Famib, évoluant dans le numérique et qui élargit, ainsi, son champ d’action à la transmission et l’apprentissage virtuels du savoir, a constaté l’AMAP. Cette université virtuelle «à caractère social» ambitionne d’offrir aux jeunes, femmes et aux personnes à mobilité réduite, l’opportunité de se former à un rythme adapté. Le but étant de leur permettre d’obtenir des diplômes et certificats reconnus à l’échelle internationale dans les métiers de l’ingénierie, du commerce, avec une forte composante entrepreneuriale. Le concept du projet élaboré à cet effet, selon le directeur général du Groupe Famib, Amadou Diawara,fait le pari de permettre, via le numérique, à ceux qui n’ont ni les moyens physiques, ni financiers, de poursuivre, à moindre coût, un cursus universitaire dans de bonnes conditions où qu’ils se trouvent au Mali et en Afrique. « Pour ce faire, il est mis en place une plateforme de formation adaptée au contexte malien », a précisé M. Diawara. Cette plateforme s’appuiera sur des ressources numériques mises à disposition, en grande partie, par des partenaires tels que le Groupe INSA de Toulouse, en France, HEC, les Universités numériques thématiques ainsi que les Universités virtuelles existantes en Afrique. « L’objectif est, selon lui, de proposer aux étudiants des formations diplômantes qui vont élargir la possibilité, pour eux, de poursuivre leur cursus à l’international, grâce au réseau de nos partenaires. » Il suffira, juste, aux étudiants de l’UVM-, de disposer d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur et d’une connexion Internet. L’UVM dispose aussi d’une bibliothèque numérique accessible aux étudiants de toutes les Facultés et écoles du Mali. « Ces ressources éducatives sont mises à notre disposition par nos partenaires que nous ne cesserons de remercier pour leur bienveillance et leur implication dans le partage du savoir », a dit  Amadou Diawara. Quant à la crypto-monnaie du Mali, ‘Xaalisi’, elle est un système de paiement via un porte-monnaie électronique. Le support, en la matière, peut être une carte, un téléphone mobile ou tout autre moyen de paiement utilisant des instruments modernes, selon une note remise à la presse. « L’objectif est de faciliter les échanges et contribuer à l’atteinte de l’inclusion financière, en ville comme en milieu rural », a souligné le directeur général du Groupe Famib. Cependant, il reste à accomplir certaines formalités. «Nous attendons d’aborder les volets de conformités administratives avec les Banques, les autorités en charge de la régulation des secteurs bancaires ouest-africaines et de la télécommunication », a expliqué Amadou Diawara. Au cours de la soirée, les différents représentants des universités virtuelles (du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la Tunisie) ont partagé leur expérience. Selon sa représentante, l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), est une Université publique à caractère numérique. « Elle repose sur un modèle pédagogique innovent basé sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) », a précisé Mme N’Deye Massata N’Diaye. «Après 6 ans d’existence, nous sommes aujourd’hui à 29.340 étudiants, 40 cours de licence et de masters, 1.500 cours digitalisés, 250 tuteurs et une cinquantaine d’accords de partenariat, dont celui avec l’Université virtuelle de la Côte d’Ivoire, l’Université virtuelle africaine, Orange Sénégal», a-t-elle expliqué. L’un des temps forts de cette soirée a été la signature de partenariats entre les Universités virtuelles du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire et du Mali. Le directeur général du Groupe Famib, avait, aussi, à ses côtés des représentants de plusieurs ministères. AG/MD (AMAP)

Bamako : La banane fait la vedette sur les marchés

Reportage de Fadi CISSE Bamako, 12 novembre (AMAP) Mûre, elle est de couleur jaunâtre et marquée, souvent, de petites taches noires. Celle qui n’est pas encore mûre, est verte et difficilement comestible, parce que dure et acide. Elle, c’est la banane. C’est devenu presque cyclique. A la fin de chaque saison pluvieuse, le fruit jaune inonde nos marchés et les bordures des grandes artères. Cette année fait-elle exception ? Un tour à travers la capitale malienne suffit pour se convaincre que non. Jeudi 31 octobre. Il est environ 9 heures. Le soleil pique déjà. Un vent tempéré souffle sur le siège principal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest  (BCEAO). Devant l’édifice, côté corniche, fourmillent de petits vendeurs de banane. Qui ciblent les usagers qui empruntent la voie passant devant l’institution en charge de la définition de la politique monétaire commune aux huit Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) . Mohamadou Coulibaly vend des bananes. Rencontré derrière la BCEAO, le jeune homme expose sa marchandise dans un pousse-pousse. Objet roulant avec lequel, il parcourt, chaque jour, les quartiers et rues de Bamako pour revendre ses bananes. Mohamadou achète la caisse de banane à 6.500 Fcfa chez le grossiste. « Je revend le kg entre 250 et 300 Fcfa », précise le vendeur de fruits qui peut écouler quatre caisses de banane par jour. Quand le marché est bon, Mohamadou Coulibaly s’en sort, malgré les pertes et autres difficultés. « Je gagne de 2.500 à 3.000 Fcfa de bénéfice par jour. J’envoie une partie du gain aux parents restés au village », répond-il, l’air fier. Debout à côté de Mohamadou, Sadio Sacko tient deux kilos de banane entre ses mains. Ce jeune vendeur s’invite dans le débat. « La vente de banane au bord des routes n’est pas chose facile », souligne-t-il, avant d’avouer qu’il a, grâce à cette activité, pu acheter les fournitures scolaires pour ses deux enfants. Entre temps, Aliou Badra Coulibaly, usager en moto, se gare. Un groupe de jeunes vendeurs de banane accourent vers lui. Chacun faisant la promotion de son produit pour convaincre le client à acheter sa marchandise. Finalement, le motocycliste achète trois kilos de banane à différents vendeurs. Aliou Badra Coulibaly ajoute, tout en manifestant sa préférence pour la banane produite localement : « C’est un fruit qui facilite la digestion. » Sur le Boulevard du 22 octobre, entre la BCEAO et l’Ecole normale supérieure (ENSUP), des jeunes se tiennent tout le long du trottoir. Ils tentent de « ferrer » de potentiels clients, en brandissant le fruit. Pendant que les bananes, stockées dans des pousse-pousse garés en face ou derrière leur propriétaire, sont exposées à l’air libre à la poussière. Sur le plan nutritionnel, il faut savoir que la banane est un aliment très riche en énergie. Riche en vitamine B et C, elle contient,aussi, une quantité importante de minéraux tels que le potassium, le magnésium, le cuivre, le phosphore et le fer. « Ces richesses biologiques sont des éléments minéraux indispensables au bon fonctionnement de l’organisme humain », peut-on lire dans l’encyclopédie virtuelle Wikipédia. « Chose qui fait de la banane, un des fruits les plus recommandés pour la diversification alimentaire des adolescents », explique Aliou Konaré, étudiant en pharmacie. Ainsi, détaille-t-il, la banane comprend trois saveurs sucrées naturelles que sont : le sucrose, le fructose et le glucose. « On retrouve ces saveurs dans certains fruits comme le raisin ou le miel », ajoute l’apprenant en pharmacie. Comme avantages, « la banane nous éloigne de la dépression », affirme l’étudiant, qui ajoute que sa consommation favorise un bon état émotionnel à l’homme et lui permet de mieux se concentrer quand il travaille, par exemple. Elle nous épargne, également, la nervosité, aidant ainsi le consommateur à gérer le stress. FC/MD (AMAP)

Centre du Mali : Ce n’est pas encore « Peur sur la ville » mais…

Ahmadou CISSE Envoyé spécial Bamako, 12 novembre (AMAP) En dépit des moyens déployés par le gouvernement malien pour la sécurité dans le Centre du pays, le chemin reste long et semé d’embûches. En arrivant dans ce Centre meurtri par tant de drames humains, de tueries et de désolation, le voyageur verra son cœur saigner. Cette vaste zone de culture, d’agriculture, d’élevage et de pêche n’est plus que l’ombre d’elle-même. Agressées, les populations quittent leur terroir, abandonnent champs et troupeaux. Ceux qui sont restés sont armés, déterminés à livrer le baroud d’honneur. Je ne puis m’empêcher de faire le rapprochement, entre ce que ce j’ai sous les yeux et  « En attendant le bus », un superbe article publié, le 14 août 2016, par Pierre Bertet (Security and military support analysis). « Quelque part au cœur de l’Afrique de l’Ouest, mi-août 2016. La saison des pluies bat son plein et, entre deux orages, le temps est idéal pour flâner où méditer. Et cela tombe bien, car j’attends le bus.Le bus Mali. Un véhicule national spacieux puisqu’il ne contient au regard de sa taille, que 17,5 millions de passagers. Incluant, bien sûr, deux-cents cinquante mille (243.690) réfugiés qui, malheureusement, n’ont pas, encore, tous embarqués. Ensuite, au regard de la synthèse des estimations faites à ce propos, ce bus, en 5 ans, à peine, peut entrer dans les faubourgs de l’autosuffisance alimentaire… ». Avec cette belle envolée lyrique, l’allégorie du bus se lance sous la plume de l’auteur. L’allégorie du bus, disons-le, est une belle trouvaille littéraire. Cette analyse-opinion permet d’appréhender, rapidement, le positionnement et les rapports de force qui découlent des actions entreprises ou pas, par les acteurs nationaux et internationaux concernés par la crise au Mali. Elle permet, également, de mettre en relief deux menaces synthétiques et critiques, aujourd’hui, susceptibles de conduire à la partition du pays. PAS RASSURANT –Loin de ces éléments abstraits de l’allégorie du « bus Mali », rien de tel qu’un séjour dans le Centre de notre pays pour toucher du doigt les réalités du terrain. Constat de profane, les premières impressions du voyageur angoissé sur la route de Mopti ne sont guère rassurantes. De Bamako à Mopti, dans le bus, aucun contrôle physique des passagers et des bagages. Les postes de sécurité sont des passoires. Moins rassurant encore, le visage ensommeillé de ce militaire, en poste à l’entrée de Sevaré, s’étirant sur une chaise, déchaussé, arme sur les genoux et qui semble émerger d’une nuit de rêverie. Que dire de ce véhicule 4×4 croisé au rond-point de Savaré, transportant 2 fûts de carburant qui peuvent exploser au contact d’un projectile ennemi avec ses 4 occupants ? « Nous sommes pourtant en guerre », ne cesse de répéter, en leitmotiv, le discours politique. Rien, cependant, de nos comportements ne le corrobore. Mais, à la décharge des forces militaires, l’iceberg ne montre que sa partie immergée. Peut-être que la maison est bien tenue ! Le temple gardé ! Encore une parole de profane : le véhicule de transport pouvait convoyer une tonne de matériels militaires jusqu’à Mopti sans qu’aucun militaire ne s’en aperçoive. Même si le spectre de la violence plane sur les têtes dans le Centre, les populations vaquent à leurs occupations, tombant totalement dans le fatalisme. « Le chant du coq ne veut pas, forcément, dire que le soleil se lève ». « Vous savez, on ne peut pas se permettre de rester à la maison parce que les bandits circulent dehors. Nous sommes obligés de chercher le prix de condiments (la pitance)… », laisse tomber Ibrahim, commerçant d’articles divers à Somadougou, petite bourgade avant Sévaré. A l’entrée de la ville de Mopti, le voyageur est d’abord impressionné par l’aéroport à droite. Un seul avion militaire sur sa poitrine au milieu du tarmac. Des conteneurs superposés, à perte de vue. Ce port sec est une des installations des Nations unies. A côté, une colonne de blindés estampillés « UN ». Les miradors sont tenus par des soldats impeccablement habillés, fusil mitrailleur braqué sur l’extérieur. La Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a gaillardement occupé cette plateforme aéroportuaire entourée d’une tranchée. A quelques centaines de mètres, un camp superbement tenu. C’est encore la MINUSMA. Des tentes militaires dressées au beau milieu, des maisonnettes préfabriquées servent de dortoirs aux « soldats de la paix ». De réputation, l’ONU sait faire les choses en grand. HAPPY END – En ville, le premier camp est à gauche. Nos militaires se battent comme ils peuvent. Le terrain est vaste et la nature de la guerre est complexe. Ils tiennent les postes, dans des conditions de travail difficiles. Pas de hangar, pas de véhicules au check point à l’entrée de la ville. Certainement pour des raisons de prudence, en cas d’attaque surprise. Les voyageurs leur donnent, quelques fois, des pièces pour faire du thé ou acheter des sachets d’eau potable ou encore quelques cigarettes. C’est la réalité du terrain. Au Gouvernorat, en l’absence du chef de l’exécutif, en déplacement, le chef du cabinet évacue les instances. En cette matinée, Kantara Diawara, administrateur civil sort d’une réunion portant sur le dénouement heureux du rapt des enseignants de Tenenkou par des individus armés qui ont mis le feu dans aux livres et cahiers des élèves. Happy end, ils sont libérés après quelques jours de détention dans un endroit encore inconnu. L’administrateur civil, parcourant un courrier, sans lever la tête, confie sans ambages que la situation sécuritaire ne s’améliore pas dans la région. « Au contraire, elle se dégrade et la crise prend de nouvelles formes ». Selon lui, les méthodes des assaillants évoluent et s’adaptent aux opérations militaires dans la zone. « Dambe », opération d’envergure, est présente. « Son chef est en mission en ce moment », précise-t-il, avant de confirmer la présence de milices dogon et peulh sur le terrain. Les combattants opèrent au nez et à la barbe des services de sécurité. Contacté dans son bureau, décortiquant quelques arachides de saison, le chargé de sécurité ne donne pas plus d’informations. L’officier supérieur nous renvoie à sa hiérarchie. La grande muette honore, encore une fois, sa réputation. S’il en est ainsi, dépassons

Kangaba : Echanges sur les droits de l’homme et la saisine des juridictions pénales

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Un atelier de formation sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, destiné à une cinquantaine de jeunes et de femmes, a pris fin, samedi, à Kangaba, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Organisé par le Centre d’assistance et de promotion des droits humains (CapDH), avec l’appui financier de l’ambassade du royaume de Danemark, il avait pour but d’outiller les jeunes et les femmes sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, afin de promouvoir et de protéger les couches vulnérables et favoriser l’accès à la justice au Mali. Les participants venus des 9 communes du cercle ont échangé sur le système des droits de l’homme, les instruments juridiques de protection des droits de l’homme, les modes de saisine des juridictions pénales ordinaires et les modes de saisine des juridictions pénales spécialisées. Le représentant du chef de l’éxecutif local a remercié le Royaume du Danemark qui continue de déployer des  efforts pour soutenir le gouvernement dans la promotion des droits de l’homme au Mali. Alidji Bagna a enfin déclaré que la connaissance des droits et devoirs du citoyen et la maitrise des procédures de saisine des juridictions par les jeunes constitueraient un vecteur de promotion et de protection des droits humains, facteur de cohésion sociale et de paix durable. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers que le CapDH organise au profit de 700 jeunes des Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso, Mopti et du district de Bamako, duant cette année 2019. SD/KM (AMAP)  

Incinération de poulets de chair saisis à Kangaba

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Une équipe mobile d’enquête, conduite par Bourahima Diallo, de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro, en mission dans le Cercle de Kangaba, a procédé, samedi, à la destruction, par incinération de 09 cartons de poulets de chair contenant, chacun, 10 poulets, a constaté l’AMAP. La saisie a eu lieu, le 08 novembre 2019, sur le site d’orpaillage de Diabani, dans la Commune rurale de Nouga. Un procès verbal de notification de saisies provisoires a été dressé et adressé au directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro. Il fait mention de la saisie de 09 cartons de poulet de chair importés par un certain Harouna Coulibaly, commerçant à Diabani qui détenait les stocks de marchandises « sans pièces justificatives de leurs acquisitions ». C’est la deuxième saisie de poulets de chair par cette équipe, en moins de deux mois. La première saisie s’est passée à Kourémalé, à la frontière avec la Guinée, le 1eroctobre 2019. L’incinération du produit s’est déroulée en présence du représentant du sous-préfet central, Abderhamane H. Maiga, du secrétaire particulier du maire de la Commune de Minidian, Issa Coulibaly et du représentant du chef de peloton de la Garde nationale, le caporal Bourou Diakité. Le préfet du cercle a salué le courage des agents de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence qui ne ménage leur effort pour mener des enquêtes de ce genre dans le Cercle. Il leur a demandé de redoubler d’effort pour mettre fin au commerce frauduleux des poulets. Il faut signaler qu’un arrêté interministériel du18 mars 2004 interdit l’importation de la viande de poulet sur toute l’étendue du territoire national. SD/MD (AMAP)